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Exactions des militaires maliens : l’urgence d’une commission d’enquête indépendante

PARIS, France, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La FIDH est fortement préoccupée par la multiplication des exécutions sommaires et autres violations des droits humains commises par des soldats maliens, dans le contexte de la contre-offensive menée par les armées française et malienne contre les djihadistes, et appelle à la mise en place immédiate d’une commission d’enquête indépendante afin d’établir l’ampleur des faits et sanctionner les auteurs.

La FIDH a pu établir qu’une série d’exécutions sommaires a été perpétrée par des éléments des forces armées maliennes, à partir du jeudi 10 janvier 2013, particulièrement à Sévaré, Mopti, Nioro et d’autres localités situées dans les zones d’affrontements. A Sévaré, au moins 11 personnes ont été exécutées dans le camp militaire, à proximité de la gare routière, et près de l’hôpital. Des informations crédibles font état d’une vingtaine d’autres cas d’exécutions dans la même localité où les corps auraient été enterrés en toute hâte notamment dans des puits. Dans la région de Nioro, deux maliens d’origine touareg ont été exécutés par des soldats maliens. D’autres allégations d’exécutions sommaires continuent de nous parvenir de l’ensemble des zones de l’ouest et du centre du pays.

Par ailleurs, la FIDH fait état de l’enlèvement de l’imam Cheik Hama Alourou par des militaires maliens le 21 janvier au soir, à Gnimi Gnama, un village entre Bore et Douentza. A Bamako, une dizaine d’habitations de touaregs ont fait l’objet de perquisitions par l’armée malienne dans la semaine du 14 janvier, émaillées d’actes de pillages et d’intimidations.

Les victimes de l’ensemble de ces exactions sont des personnes accusées d’être complices des djihadistes ou des infiltrés, des personnes en possession d’armes, des individus ne pouvant justifier de leur identité lors de contrôles de l’armée, ou ciblés simplement en raison de leur appartenance ethnique et communément appelés les « peaux claires ».

« Cette série de graves exactions confirme nos craintes exprimées depuis plusieurs semaines. Ces actes de représailles alliés à la tension extrême entre les communautés constituent un cocktail explosif qui fait craindre le pire, notamment dans la perspective de la reconquête du Nord », a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Si les autorités politiques et militaires maliennes et françaises ont appelé de façon répétée au respect du droit international humanitaire et des droits de l’Homme dans le cadre de la contre-offensive, notre organisation est préoccupée par l’absence d’enquêtes et d’informations publiques concernant ces violations, les difficultés d’accès aux zones dans lesquelles les exactions se sont déroulées et l’absence de sanctions contre leurs auteurs.

« Ces exactions entachent la légitimité de l’opération de restauration de l’intégrité du territoire et doivent faire l’objet de poursuites par la justice nationale et, le cas échéant, par la Cour pénale internationale qui a ouvert une enquête le 16 janvier sur la situation au Mali », a déclaré Sidiki Kaba, président d’honneur de la FIDH.

La FIDH appelle les autorités maliennes, françaises et la communauté internationale à immédiatement mettre en place une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’Homme commises par l’ensemble des belligérants dans le cadre du conflit au Mali, y compris les exactions des groupes armées au Nord du pays sur lesquelles notre organisation publiera des informations prochainement.

La FIDH appelle à la mise en œuvre urgente du volet de formation aux droits de l’Homme des forces armées et des mécanismes spécifiques de documentation et de protection en matière de droits de l’Homme prévus par la Résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies.

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Déplacement au Burkina Faso de M. Pascal CANFIN, Ministre délégué chargé du Développement

PARIS, France, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Pascal CANFIN, Ministre délégué chargé du Développement, se rend les 23 et 24 janvier au Burkina Faso en compagnie de Mme Kristalina GEORGIEVA, Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises.

Après un entretien avec le président du Burkina Faso, M. Blaise COMPAORE, le Ministre délégué et la Commissaire européenne rencontreront des responsables d’ONG humanitaires et des représentants des agences des Nations Unies afin de faire le point sur les questions liées à l’accueil des réfugiés maliens dans les pays frontaliers du Mali.

Ils se rendront également dans un camp du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés. Selon le bureau conjoint des Nations Unies pour les Affaires humanitaires (OCHA), le Burkina Faso accueille aujourd’hui plus de 40.000 réfugiés maliens.

Mobilisée au côté des Maliennes et des Maliens, la France a apporté, en 2012, une aide humanitaire de 24 millions d’euros à travers l’Union européenne, les agences des Nations-unies et les ONG. Ces fonds permettent notamment de fournir de l’aide alimentaire, des soins médicaux ou de scolariser les enfants des familles réfugiées./.

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Algérie – Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – Après la prise d’otages, quelle est la teneur des discussions avec les autorités algériennes concernant le Mali et la nécessité d’éradiquer les islamistes ? L’Algérie se montre-t-elle plus enthousiaste pour participer activement à l’opération au Mali ?

R – Le Premier ministre Sellal a fait des déclarations très claires. Et même si j’ai toujours quelques scrupules à citer d’autres autorités que les miennes, ces déclarations indiquent que, s’il n’entend pas envoyer de troupes algériennes au Mali, il partage les objectifs français s’agissant de la crise malienne et la lutte contre le terrorisme.

Q – Un Français est mort et 3 ravisseurs ont été pris par les autorités algériennes. Envisagez-vous de demander aux autorités algériennes d’envoyer des enquêteurs français en Algérie ?

R – En effet, il y avait 4 otages français dont un qui, malheureusement, n’est pas revenu. Nous avons des contacts avec les Algériens, mais je n’entrerai pas dans les détails de ce que nous sommes susceptibles de leur demander. Cela relève de la lutte contre le terrorisme et du travail des services de renseignements notamment.

Q – Avez-vous de nouvelles informations sur la présence d’un ravisseur français ?

R – Il n’y a rien de nouveau depuis ce qu’avait déclaré M. Valls. Si j’en crois les indications données par les Algériens, je ne vois plus de Français au nombre de ceux qui sont cités.

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Mali – Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – Le MNLA se dit prêt, par voie de presse, à se battre aux côtés des Français et des Maliens contre les insurgés. Avez-vous eu une communication officielle du MNLA ?

R – Une remarque générale tout d’abord pour replacer cette question dans le cadre plus général fixé par les trois résolutions successives du Conseil de sécurité. Figure notamment dans ces résolutions la nécessité pour les autorités maliennes d’engager un dialogue politique avec les groupes rebelles non-terroristes du Nord, c’est-à-dire ceux qui respectent les deux conditions fixées par ces résolutions : la reconnaissance de l’intégrité territoriale du Mali et le renoncement à la violence.

Toute déclaration allant dans ce sens est une bonne chose, étant entendu qu’il faut qu’il y ait des faits derrières les mots. Nous l’avions rappelé ici, à l’occasion de réunions qui s’étaient tenues à la demande d’une délégation du MNLA de passage à Paris. Ce message avait été passé de manière très claire.

Pour le reste, non, il n’y a pas eu à ma connaissance de communication officielle à la suite de ces déclarations, que j’ai lues comme vous dans les dépêches d’agences.

Q – Avez-vous une réaction après les déclarations du Président égyptien hier, dans lesquelles il condamnait l’usage de la violence par les Français au Mali ?

R – Il faut rappeler tout d’abord que nous sommes – France et Egypte – d’accord sur les priorités que la communauté internationale s’est fixée pour le Mali, au moins sur quatre points essentiels : la nécessité d’assurer l’intégrité territoriale au Mali ; la nécessité d’assurer la stabilité de la région et d’éviter que la crise, par contagion, n’affecte les pays limitrophes ; la nécessité d’une solution politique au Mali ; enfin, la nécessité de lutter contre le terrorisme. En d’autres termes, je crois pouvoir dire que l’Egypte et la France partagent les objectifs fixés par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, toutes trois adoptées sous le chapitre 7 de la Charte, et à l’unanimité.

Il faut certainement par ailleurs que, dans les contacts étroits que nous avons avec les autorités égyptiennes – aussi bien ici depuis Paris que via notre ambassade au Caire – nous poursuivions nos discussions de façon qu’elles partagent notre analyse sur la gravité de ce qui se joue aujourd’hui au Mali et sur la nécessité urgente d’y remédier.

Q – Comment on peut expliquer ces critiques, alors qu’une visite du président égyptien est prévue à Paris ?

R – Ce n’est pas à moi d’expliquer les propos du Président Morsi, d’en faire l’exégèse et d’en détailler les ressorts. C’est à moi, en revanche, de vous dire ce que nous comptons faire. J’insiste sur la nécessité de cette pédagogie sur les raisons de notre intervention en urgence au Mali. Concernant la visite du Président Morsi à Paris, le Mali figurera certainement au nombre des sujets abordés avec lui.

Q – Je ne comprends pas pourquoi vous êtes réticent à exprimer le fond de votre pensée sur cette position assez critique du président égyptien.

R – Je viens de vous dire le fond de ma pensée : si je lis correctement les déclarations du Président Morsi, il faut manifestement que nous nous expliquions encore davantage.

Cette position, telle qu’il l’exprime, est manifestement minoritaire. Quand on met en effet bout à bout, sous différentes formes, les manifestations de soutien de la communauté internationale, nous avons un très large consensus, dans les différentes enceintes internationales comme dans nos contacts bilatéraux. Et cela va très au-delà du seul soutien de principe, comme en témoignent les contributions de nos partenaires, à un titre ou à un autre.

Q – Quel est la différence entre votre stratégie au Mali et les stratégies mises en oeuvre par les Américains, qui ont été un grand échec. Ils ont investi 600 millions de dollars pour former l’armée malienne… Au-delà de votre stratégie militaire, qu’allez-vous faire différemment pour que ça réussisse cette fois-ci ?

R – Il faut distinguer le très court et le plus long terme.

Le premier impératif – et cela a été dit de manière très claire par le président de la République mais aussi par les ministres des affaires étrangères et de la défense – était de répondre à une urgence immédiate. Si nous n’étions pas intervenus, c’est le Mali qui disparaissait et qui passait sous l’emprise totale de groupes terroristes. Avec des conséquences graves non seulement pour ce pays, pour la région, mais au-delà pour nous, Européens, Français et d’autres encore. Ce premier volet était absolument nécessaire. Nous ne prétendons pas qu’il soit suffisant.

A moyen ou long terme, il y a deux autres objectifs, au-delà du seul objectif sécuritaire : un objectif politique et un objectif humanitaire ou de développement, qui sont les véritables conditions d’une stabilité durable pour ce pays. Il s’agit à la fois de conditions relevant directement de la responsabilité des autorités maliennes (pour la feuille de route, le processus électoral, le dialogue politique en direction des populations du nord du pays) et d’un aspect de développement qui engage les Nations unies et l’Union européenne notamment

Ma troisième remarque, c’est que nous sommes tous aujourd’hui d’accord pour dire qu’il faut une stratégie plus globale en direction de cette région. C’est non seulement le Mali qui est en jeu, mais toute la zone du Sahel. Il n’y a pas de sécurité sans développement et pas de développement sans sécurité. C’est ce constat, unanimement partagé, qui inspire par exemple la stratégie pour le Sahel adoptée par l’Union européenne.

Q –Quels sont les objectifs de la réunion d’Addis-Abeba prévue dans les prochains jours ?

R – C’est une réunion très importante. Cette conférence de donateurs portera sur l’utilisation et l’approvisionnement des deux « trust funds » créés ou en passe de l’être, respectivement au bénéfice des forces armées maliennes et de la MISMA. Pour vous donner un ordre d’idée, et même si ce sont des chiffres à affiner, on estime le besoin pour les forces armées maliennes à environ 120 millions d’euros et pour la MISMA à 220 millions d’euros en année pleine.

L’effort qui est en train de se mettre en place doit être soutenu dans la durée : la mobilisation internationale doit donc porter non seulement sur la mise à disposition de troupes ou de moyens logistiques, elle doit aussi s’exprimer par un volet financier, qui est l’objet de la réunion d’Addis-Abeba.

Q – Peut-on avoir des précisions sur ces chiffres ?

R – Ce sont des ordres de grandeur. Ils seront affinés, notamment à New York par le secrétaire général des Nations unies dans les jours qui viennent.

Q – Avez-vous arrêté votre contribution pour la France ?

R – Pas encore. Nous sommes dans une situation un peu particulière. Il faut aussi que nous prenions en compte les coûts que nous avons déjà engagés ou que nous sommes en train d’engager.

Q – Cela sera en plus de l’aide européenne de 50 millions d’euros qui a déjà été débloquée ?

R – Pour ce qui concerne l’Union européenne, les premières ébauches avaient été faites sur l’hypothèse d’un déploiement de la MISMA à hauteur de 3 300 hommes. On est très au-delà aujourd’hui. Il faut donc prendre en compte cette augmentation.

Q – Est-ce Ban Ki-moon qui présidera la réunion d’Addis-Abeba ?

R – A ma connaissance oui. Mais tout cela n’est pas encore complètement confirmé, donc c’est à lui qu’il faut poser la question. C’est sous l’égide de l’ONU.

Q – Avez-vous des informations sur des exactions? Il y aurait eu à Sévaré des exécutions sommaires de djihadistes ou de Touaregs.

R – Je n’ai pas confirmation de ces informations. Une chose est sûre, c’est que nous serons très vigilants sur ce point. Il est hors de question que nous acceptions aucune forme de violation des droits de l’homme. Nous sommes très attentifs à ce qu’il n’y ait aucun dérapage ou exaction à l’occasion ou en marge des opérations qui se déroulent aujourd’hui.

C’est d’ailleurs la France qui avait insisté pour que des dispositions relatives au respect des droits de l’homme soient inscrites dans la résolution 2085. Cela vise les exactions qui pourraient être commises aussi bien à l’encontre de combattants que des populations civiles. Toute forme d’exaction serait à nos yeux inacceptable et il n’y aura aucune espèce d’impunité.

Q – Sur le plan militaire, le ministre de la Défense a dit il y a deux jours que l’objectif est de recouvrer la totalité du territoire malien. Est-ce que vous allez attendre l’arrivée des troupes africaines pour aller au-delà de la ligne de stabilisation ?

R – L’objectif est bien celui de la restauration de l’intégrité territoriale du Mali et de sa souveraineté sur l’entièreté de son territoire. Les opérations, pour l’instant, sont concentrées sur la ligne Ouest-Est avec Mopti au centre parce que cette ligne, si elle avait été franchie, aurait ouvert la porte de Bamako. La première priorité militaire, c’était en effet de stopper l’avancée des groupes terroristes qui descendaient dans cette zone-là. Il y a eu également des frappes aériennes plus au Nord, notamment à Gao pour couper les lignes de ravitaillement des groupes venus du Nord. Notre objectif reste de passer le relais aux forces armées maliennes, appuyées par la force africaine qui est en cours de déploiement. Ce sont ces forces qui remonteront ensuite vers le Nord, avec l’appui français si nécessaire.

Q – Pour ces frappes et l’utilisation de vos avions basés au Tchad et en dehors du Mali, qu’avez-vous invoqué comme accord technique ou militaire?

R – Je vous renvoie au ministère de la Défense.

Q – Est-ce que vous confirmez le transport de militaires américains vers le Mali ? Un avion C17 américain transportant des soldats américains et du matériel aurait décollé d’Istres. Cela a été confirmé par le porte-parole de l’Africom à Stuttgart.

R – Je ne peux pas vous le confirmer. Je n’ai pas vu la dépêche. Je sais en revanche qu’il y a des discussions avec les Américains sur le volume et la nature de l’aide qu’ils peuvent nous apporter.

Q – Est-ce que ça s’est concrétisé avec les Russes pour l’aide sur le volet transport ?

R – C’est en cours de discussion avec eux.

Q – Est-ce que la France est prête à se lancer dans une reconquête du Nord-Mali toute seule, ou bien avec l’appui international qu’elle a en ce moment ?

R – Le rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali est un objectif fixé par la communauté internationale dans la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies. L’intervention française est justifiée, c’était son premier objectif, par la nécessité de stopper la descente des groupes terroristes vers le Sud, et de les stopper dans les environs de Mopti. Au-delà, il a toujours été entendu que la France passerait le relais aussi vite que possible à la force africaine, appuyant les forces armées maliennes.

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Entretien Mme Benguigui et le président de la République du Cap Vert

PARIS, France, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie s’est entretenue le 21 janvier 2013 avec M. Jorge Carlos Fonseca, président de la République du Cap-Vert.

L’entretien a été consacré aux relations bilatérales entre la France et le Cap-Vert et au développement de la collaboration franco-capverdienne dans les domaines culturel, éducatif et linguistique.

Le président de la République du Cap-Vert et la ministre déléguée à la Francophonie ont également abordé la situation au Mali et ont émis le souhait de renforcer le dialogue politique entre les deux pays.

M. Jorge Carlos Fonseca a, par ailleurs, invité la ministre déléguée à se rendre officiellement au Cap-Vert. Mme Benguigui a accepté cette invitation.

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR L’ATTENTAT TERRORISTE PERPÉTRÉ À IN AMENAS

NEW YORK, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Masood Khan (Pakistan):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande fermeté l’attentat terroriste qui a été perpétré à In Amenas (Algérie) le 16 janvier et a fait un grand nombre de morts et de blessés. Ils ont exprimé leur profonde sympathie et présenté leurs sincères condoléances aux victimes de cet acte odieux et à leur famille, ainsi qu’aux peuples et aux gouvernements de l’Algérie et des pays dont des ressortissants ont été touchés.

Les membres du Conseil ont souligné que les auteurs, organisateurs et commanditaires de cet acte de terrorisme inqualifiable, ainsi que ceux qui les ont financés, doivent être traduits en justice et demandé instamment à tous les États, agissant conformément aux obligations que leur imposent le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil, de coopérer activement avec les autorités algériennes à cette fin.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constitue l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales et que tout acte de terrorisme est un crime inqualifiable, quels qu’en soient les motifs, le lieu, l’époque et l’auteur.

Les membres du Conseil ont également redit leur ferme volonté de lutter contre toutes les formes de terrorisme, conformément aux responsabilités que leur assigne la Charte des Nations Unies.

Les membres du Conseil ont rappelé que les États Membres doivent veiller à ce que les mesures qu’ils prennent pour lutter contre le terrorisme soient conformes aux obligations mises à leur charge par le droit international, en particulier le droit international des droits de l’homme, le droit des réfugiés et le droit international humanitaire.

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Entretien entre Yamina Benguigui, Jorge Carlos Fonseca, président de la république du Cap-Vert (21 janvier 2013)

PARIS, France, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie s’est entretenue le 21 janvier 2013 avec Jorge Carlos Fonseca, président de la République du Cap-Vert.

L’entretien a été consacré aux relations bilatérales entre la France et le Cap-Vert et au développement de la collaboration franco-capverdienne dans les domaines culturel, éducatif et linguistique.

Le président de la République du Cap-Vert et la ministre déléguée à la Francophonie ont également abordé la situation au Mali et ont émis le souhait de voir se renforcer le dialogue politique entre les deux pays.

Jorge Carlos Fonseca a, par ailleurs, invité la ministre déléguée à se rendre officiellement au Cap-Vert. Mme Benguigui a accepté cette invitation.

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR L’ATTENTAT TERRORISTE PERPÉTRÉ À IN AMENAS

NEW YORK, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Masood Khan (Pakistan):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande fermeté l’attentat terroriste qui a été perpétré à In Amenas (Algérie) le 16 janvier et a fait un grand nombre de morts et de blessés. Ils ont exprimé leur profonde sympathie et présenté leurs sincères condoléances aux victimes de cet acte odieux et à leur famille, ainsi qu’aux peuples et aux gouvernements de l’Algérie et des pays dont des ressortissants ont été touchés.

Les membres du Conseil ont souligné que les auteurs, organisateurs et commanditaires de cet acte de terrorisme inqualifiable, ainsi que ceux qui les ont financés, doivent être traduits en justice et demandé instamment à tous les États, agissant conformément aux obligations que leur imposent le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil, de coopérer activement avec les autorités algériennes à cette fin.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constitue l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales et que tout acte de terrorisme est un crime inqualifiable, quels qu’en soient les motifs, le lieu, l’époque et l’auteur.

Les membres du Conseil ont également redit leur ferme volonté de lutter contre toutes les formes de terrorisme, conformément aux responsabilités que leur assigne la Charte des Nations Unies.

Les membres du Conseil ont rappelé que les États Membres doivent veiller à ce que les mesures qu’ils prennent pour lutter contre le terrorisme soient conformes aux obligations mises à leur charge par le droit international, en particulier le droit international des droits de l’homme, le droit des réfugiés et le droit international humanitaire.

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Rapport d’Oxfam : la situation des refugiés maliens pourrait se détériorer avec l’intensification des combats.

PARIS, France, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Selon un rapport publié aujourd’hui par Oxfam, l’effort humanitaire en faveur de plus de 147 000 réfugiés maliens pourrait être perturbé du fait de l’intensification des combats, sans un changement significatif dans la façon dont les opérations d’aide sont organisées.

Alors que le conflit s’intensifie – offensive des groupes armés contrôlant le nord, intervention récente des forces armées françaises et maliennes, déploiement en cours de la mission internationale de soutien au Mali (Misma) autorisée par les Nations unies – Oxfam souligne les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles vivent des dizaines de milliers de Maliens et Maliennes, et met en garde contre une possible détérioration de leur situation.

Dans un contexte marqué par les difficultés rencontrées par les organisations humanitaires pour satisfaire les besoins élémentaires des populations, Oxfam est préoccupée par les conditions de vie des réfugiés maliens qui ont fui leurs foyers depuis l’année dernière et vivent dans les pays voisins.

Depuis un an, environ 147 000 civils ont fui le nord du Mali et trouvé refuge dans les pays limitrophes tels que le Burkina Faso, le Niger ou encore la Mauritanie. Dans son rapport intitulé « Les refugiés du conflit malien : répondre à l’aggravation de la crise », Oxfam souligne que les réfugiés doivent faire face à un certain nombre de menaces telles que l’enrôlement forcé par les groupes armés actifs dans le nord du Mali. Le rapport souligne que, avant-même la récente escalade des combats, l’insécurité était grandissante dans les pays hôtes, faisant courir des risques importants aux réfugiés et aux populations hôtes.

On compte plusieurs milliers de nouveaux déplacés dans le sud du Mali depuis l’intensification des combats, qui s’ajoutent aux de 220 000 personnes déplacées depuis l’année dernière. Le manque d’information en provenance du nord signifie que ces chiffres pourraient être encore plus élevés. Il est en effet probable que beaucoup plus de personnes aient dû fuir leur foyer mais restent dans la zone tenue par les groupes armés.

Oxfam souligne que le taux de malnutrition infantile dans certains camps de réfugiés dépasse largement le seuil d’urgence de 15% fixée par l’Organisation mondiale de la santé. Au Niger par exemple, la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans atteint 21%.

Les communautés hôtes dans ces pays étaient déjà elles-mêmes confrontées à des pénuries de vivres ainsi qu’aux conséquences de la sécheresse et de la crise alimentaire de l’année dernière.

« Après avoir fourni pendant presque un an de l’assistance à des dizaines de milliers de personnes répartis dans quatre pays, les ONG peinent à répondre à leurs besoins. Il est capital de garantir que les populations qui laissent tout derrière elles pourront continuer à bénéficier de cette aide », souligne Nicolas Vercken, d’Oxfam France. « Nous appelons les pays voisins du Mali à ne pas fermer leurs frontières afin de permettre le passage des réfugiés. L’ONU doit faire preuve du leadership nécessaire pour gérer les conséquences du conflit sur les réfugiés maliens et leurs hôtes. »

Oxfam souligne également les difficultés éprouvées ces derniers mois pour répondre à cette crise. Bien que les communautés hôtes, les pays voisins et les organisations humanitaires aient fourni une assistance vitale aux réfugiés, la montée en puissance de la réponse humanitaire a été particulièrement difficile et lente en raison de difficultés logistiques, de capacités limitées des organisations humanitaires sur place en matière d’aide aux refugiés, et de la faible présence du Haut commissariat aux réfugiés dans la région, au moins dans les premiers temps de la réponse. Près d’un an après le début du conflit dans le nord du Mali, le rapport d’Oxfam affirme que les besoins essentiels ne sont toujours pas couverts, en particulier dans les domaines de la nutrition, de la protection et de l’éducation.

« Mettre en œuvre une réponse adéquate pour les refugiés dans la région sahélienne est particulièrement difficile, et il est évident que cela sera encore plus ardu s’il y a un nouveau flux significatif de refugiés en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso. Dans le même temps, au Mali ceux qui n’ont pas réussi à fuir ont besoin d’une aide essentielle pour leur survie. Il faut que les parties impliquées dans le conflit garantissent notre accès aux régions où ces personnes vivent », explique Caroline Baudot, d’Oxfam, l’auteur du rapport.

En prévision de l’augmentation probable du flux de réfugiés et de l’augmentation des besoins inhérents, Oxfam affirme que les organisations humanitaires doivent rapidement adapter leurs programmes afin de soutenir les communautés hôtes et les réfugiés issus de communautés pastorales, lesquels sont arrivés avec des dizaines de milliers de têtes de bétail, augmentant considérablement la pression sur les ressources locales déjà limitées et les tensions entre réfugiés et communautés locales. En certains endroits, le nombre de réfugiés est plus important que celui des membres de la communauté d’accueil, comme par exemple en Mauritanie, à Bassikounou, une ville qui compte 42 000 habitants, tandis que le camp de réfugiés voisin accueille 54 000 personnes.

« Les gens aspirent à pouvoir rentrer chez eux. Mais les réfugiés sont également lucides : après avoir été déplacés pendant des décennies, ils ne rentreront pas chez eux sans paix durable. En fin de compte, ce qu’ils nous disent c’est que les causes profondes du conflit doivent être résolues avant qu’ils puissent envisager un retour », conclut Nicolas Vercken, d’Oxfam France.

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Afrik-foot vous fait vivre en direct la CAN 2013!

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Afrik-foot.com (http://www.afrik-foot.com), le portail de l’actualité du football africain vous fait vous fait vivre en direct la 29 ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui se tient du 19 janvier au 10 février 2013 en Afrique du Sud.

Pour cette compétition exceptionnelle, la rédaction d’Afrik-foot.com permet aux passionnés :

– de suivre les matches en direct avec évolution des scores minute par minute

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• En étroite relation avec la rédaction d’AFRIK-FOOT.COM, L’AGENCE AFRIK.TV suit au quotidien depuis l’Afrique du Sud tous les rebondissements de la CAN, ses A côtés, ses moments forts, pour proposer des reportages originaux à toutes les télévisions abonnées à son fil de reportages.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour le groupe AFRIK.

A propos du groupe AFRIK

Afrik-foot.com, le portail de l’actualité du football africain a été créé en 2010, suite à la première Coupe du Monde en Afrique du Sud. Avec près de 2 millions de visites, Afrik-foot.com a su s’imposer comme le leader de l’actualité du football africain. Plus d’infos sur http://www.afrik-foot.com

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En 13 ans, le quotidien en ligne Afrik.com a su s’imposer comme le leader de l’information sur le continent, référencé en tête des sources d’information sur l’Afrique, il est lu par plus d’un million et demi d’internautes mensuels et géré par une équipe pluraliste de journalistes et d’hommes et de femmes de médias africains… Plus d’infos sur http://www.afrik.com

Agence Afrik.tv

Lancée en 2011 par AFRIK, l’Agence AFRIK TV est destinée aux télévisions et médias audiovisuels en ligne. Elle leur propose chaque mois une petite centaine de reportages inédits de 1 à 3 minutes ainsi que des reportages à la commande. Plus d’infos sur http://www.afrik.tv.

Contact presse

Karine Oriot – knoriot@gmail.com – 06 23 79 48 43

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