Agence-Presse

Des milliers de civils déplacés en danger dans la province du Katanga, en République démocratique du Congo

PARIS, France, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Avec l’intensification des tensions entre les forces gouvernementales et les milices Maï-Maï dans la province du Katanga en République démocratique du Congo, Médecins Sans Frontières (MSF) appelle toutes les parties au conflit à éviter de porter atteinte aux milliers de civils qui ont fui dans la brousse environnante.

L’étendue exacte des déplacements est difficile à quantifier, mais la plupart des villages le long des 115 kilomètres de route entre Shamwana et Dubie sont vides, tout comme les villages sur les 70 kilomètres qui relient Shamwana à Mpiana.

« Les civils risquent d’être pris dans les combats et confondus avec les combattants », a déclaré Christine Slagt, coordonnatrice de projet MSF à Shamwana. « Certaines milices empêchent les gens de quitter la zone ».

L’organisation médicale humanitaire a évacué le personnel non essentiel de son projet à Shamwana (environ 300 kilomètres au nord de la capitale provinciale, Lubumbashi) cette semaine, réduisant la présence de MSF à une équipe chirurgicale qualifiée, capable de répondre à l’augmentation éventuelle de blessés de guerre.

Les conséquences médicales des déplacements sont graves compte tenu des nombreux patients incapables de retourner dans les établissements sanitaires afin de poursuivre leurs traitements médicaux. La majorité des enfants des programmes nutritionnels de MSF manque à l’appel, comme la plupart des patients sous traitement antirétroviral contre le VIH / SIDA. Une campagne de vaccination contre la rougeole a été interrompue en septembre dernier lorsque les gens ont fui en raison des combats à Kiambi, laissant des milliers d’enfants vulnérables face à l’apparition de la maladie.

Autre facteur aggravant, la région connaît un pic de paludisme en raison de la saison des pluies. Depuis octobre, MSF a traité en moyenne près de 1 000 patients par semaine ; la majorité d’entre eux étant des enfants de moins de 5 ans.

« Nous sommes particulièrement préoccupés par la situation précaire des personnes qui se cachent en brousse et ne peuvent pas accéder aux soins médicaux », a déclaré Christine Slagt. « Le paludisme sous sa forme la plus grave peut être mortelle chez les enfants non traités et les femmes enceintes souffrant de complications pendant l’accouchement risquent leur vie sans assistance médicale ».

La zone surnommée par le passé le « triangle de la mort» connait un historique de violence. En 2005, de violents affrontements entre les rebelles Maï-Maï et les militaires affectés au Katanga ont traumatisé la population. Certaines personnes ont été témoins ou victimes de violence et de viol, ont eu des membres de leur famille assassinés, ont fui en raison des combats et ont vu leurs maisons et leurs biens partir en flamme. Depuis lors, un calme relatif s’était installé dans la région, mais cela semble avoir pris fin.

Médecins Sans Frontières gère un hôpital de référence dans la ville de Shamwana depuis mai 2006 et offre des soins médicaux gratuits aux personnes vivant dans les zones de santé de Kiambi, Mitwaba et Kilwa. Les équipes médicales soignent le paludisme, la tuberculose, le VIH / SIDA ainsi que la malnutrition et fournissent des services de santé reproductive, des soins de santé mentale et de la chirurgie d’urgence.

Pendant cinq années consécutives, les chirurgiens de MSF ont opéré, à Shamwana, des centaines de femmes pour réparer les blessures internes provoquées par l’accouchement. L’ampleur actuelle des déplacements a empêché MSF de pratiquer cette chirurgie spécialisée depuis quelques mois.

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« Mon arrivée en RCA intervient à un moment clef de la vie sociopolitique du pays », dit Mme Immonen

BANGUI, République Centrafricaine, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire, Mme Kaarina Immonen, est arrivée à Bangui le 23 janvier 2013 et a immédiatement pris fonction.

« J’arrive à un moment clef de la vie sociopolitique de la RCA et mesure les défis actuels du pays, et m’inscris dans la poursuite de l’appui qu’apporte l’ONU », a fait observer Mme Immonen qui se dit : « particulièrement honorée de travailler aux côtés de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et chef du BINUCA, Mme Margaret Vogt, et son équipe, ainsi que l’ensemble des Agences, Programmes et Fonds des Nations Unies dans le pays ».

Dans les jours et semaines à venir, souligne la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, « je compte rencontrer les dirigeants du pays et les partenaires nationaux et internationaux, dont je salue ici l’engament et le travail déjà abattu et en cours».

Nommée le 11 décembre 2012 par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, Mme Immonen possède plus de 16 ans d’expérience dans les domaines de la prévention des conflits, des stratégies de relèvement au sortir d’un conflit, du développement et de la conduite d’opérations sur le terrain.

Avant sa nomination, Mme Immonen a occupé différents postes au sein du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), y compris en tant que Coordonnatrice résidente de l’ONU et Représentante résidente du PNUD en Moldavie, de 2007 à 2012.

Mme Immonen a également été Représentante résidente adjointe du PNUD en Fédération de Russie et a assumé des fonctions similaires en Géorgie. Elle a commencé sa carrière en tant qu’« Administrateur auxiliaire » du PNUD au Congo, avant d’occuper plusieurs postes, toujours au sein du PNUD, au Vietnam, au Rwanda, au Kenya et au Cambodge.

Mme Immonen est diplômée en sciences politiques et en relations internationales de l’Université de Genève et de l’Institut universitaire des hautes études internationales de Genève, en Suisse.

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en

République centrafricaine, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire remplace à ce poste, M. Modibo Ibrahim Touré, lequel avait pris

fonction en juillet 2012.

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Tunisie – Incendies de deux mausolées soufis (25 janvier 2013)

PARIS, France, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La France exprime sa vive préoccupation devant la multiplication des incendies de mausolées en Tunisie.

Nous rappelons notre attachement à la liberté de religion et de conviction.

Nous invitons les autorités tunisiennes à tout mettre en œuvre pour faire cesser ces exactions et à protéger le patrimoine spirituel, culturel et architectural tunisien.

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Sommet de l’Union africaine: M. Piebalgs réaffirme les liens solides qui unissent les deux continents

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Andris Piebalgs, commissaire au développement, représentera l’Union européenne au sommet de l’Union africaine axé sur le thème «Panafricanisme et renaissance africaine» qui se tiendra à Addis‑Abeba (Éthiopie) les 27 et 28 janvier.

Le sommet offrira une occasion rare d’organiser une série de rencontres avec des chefs d’État et des ministres participants pour discuter de la coopération entre l’UE et l’Afrique et des crises majeures que connaît le continent, du Mali au Sahel, en passant par la Somalie, la République centrafricaine (RCA), le Soudan ou la République démocratique du Congo (RDC). M. Piebalgs assistera à la cérémonie de signature du cadre pour la paix et la sécurité en faveur de la République démocratique du Congo et de la région des Grands Lacs, avec M. Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies.

Le commissaire Piebalgs profitera également de l’occasion pour discuter, avec la présidente récemment élue de la Commission de l’Union africaine, Mme Dlamini-Zuma, de l’état d’avancement de la stratégie commune Afrique‑UE, ainsi que des nouvelles priorités de la Commission de l’Union africaine dans certains domaines essentiels, tels que la paix et la sécurité ou encore l’émancipation des femmes.

Avant son départ, M. Andris Piebalgs s’est exprimé en ces termes: «Cette année marque le 50e anniversaire de l’Union africaine qui, à l’instar de l’Union européenne, œuvre sans relâche au renforcement de l’intégration économique et politique en Afrique et de la coopération de celle-ci avec ses partenaires extérieurs, principalement l’UE. Les nombreux défis auxquels l’Afrique et l’Europe doivent faire face aujourd’hui appellent, plus que jamais, des réponses coordonnées aux niveaux continental, transcontinental et mondial.»

Et d’ajouter: «L’UE est déterminée à poursuivre son étroite collaboration avec l’Union africaine dans le cadre de notre partenariat global, la stratégie commune Afrique-UE lancée en 2007. Par le truchement de la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique, nous soutenons aussi résolument l’UA dans son rôle de prévention et de résolution des conflits, en partenariat avec les Nations unies.»

M. Andris Piebalgs participera également à la conférence internationale des donateurs pour le Mali qui se tiendra, elle aussi, à Addis‑Abeba (Éthiopie) le 29 janvier.

Programme provisoire de la mission de M. Piebalgs en Éthiopie

Rencontre avec Son Excellence M. Tedros Adhanom, ministre des affaires étrangères de la République démocratique fédérale d’Éthiopie;

Cérémonie d’ouverture de la 20e réunion ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine;

Réunion de la Campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA), sous l’égide de Son Excellence M. Boni Yayi, président de la république du Bénin occupant la présidence de l’Union africaine;

Rencontre bilatérale avec Son Excellence Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine;

Rencontre bilatérale avec Son Excellence M. Boni Yayi, président de la république du Bénin occupant la présidence de l’Union africaine;

Rencontre bilatérale avec Son Excellence M. Alpha Condé, président de la Guinée;

Rencontre bilatérale avec Son Excellence M. Paul Kagame, président du Rwanda;

Cérémonie de signature du cadre pour la paix et la sécurité en faveur de la République démocratique du Congo et de la région des Grands Lacs;

Conférence internationale des donateurs pour le Mali.

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Mali: les députés appellent les Etats membres à s’engager aux côtés de la France

STRASBOURG, France, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Les membres de la sous-commission de la sécurité et défense (SEDE) ont exprimé mercredi et jeudi leur étonnement devant la surprise des Etats membres face à l’offensive des groupes terroristes au Mali. Lors des débats avec des responsables civils et militaires français et européens, ils ont souligné que l’UE aurait dû être mieux préparée à l’escalade du conflit. Les Etats membres devraient se montrer plus solidaires et soutenir les opérations françaises sur le terrain.

En dépit des avertissements, des menaces clairement identifiées, notamment dans la stratégie de l’UE pour le Sahel de 2011, « nous sommes surpris que l’UE ait été surprise par l’offensive des islamistes » du nord du Mali, a déclaré Arnaud Danjean (PPE, FR), président de la sous-commission SEDE, rejoint par nombre de députés.

Ils ont souligné que la mission d’entraînement de l’armée malienne, confirmée formellement par le Conseil Affaires étrangères extraordinaire du 22 janvier dernier, était prévue de longue date. L’offensive des rebelles n’a fait qu’accélérer le processus.

Solidarité des Etats membres: fournir plus que des avions

Tout en saluant l’intervention française au Mali, les députés ont fortement critiqué l’absence de solidarité d’autres Etats membres avec la France, au-delà de la mise à disposition d’avions de transport ou d’équipes médicales. Ils ont notamment demandé pourquoi les groupements tactiques de l’UE (battlegroups) n’avaient pas été déployés au Mali. « A quoi servent les battlegroups s’ils ne peuvent pas combattre? » s’est exclamé Andrew Duff (ADLE, UK).

De nombreux députés ont également insisté pour que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et ses services exercent davantage de pression sur les Etats membres.

Mission d’entraînement de l’armée malienne

Les députés ont exprimé leur soutien à la mission d’entraînement de l’armée malienne mais ont mis en garde contre d’éventuelles défections des militaires entraînés par l’UE pour rejoindre les rangs des rebelles, évoquant des précédents en Afghanistan ou en Somalie.

« La nouvelle armée malienne doit être militairement préparée et politiquement contrôlée » par des autorités démocratiques légitimes, a insisté Ioan Mircea Pascu (S&D, RO). Les membres de la sous-commission SEDE ont également souligné la nécessité dune ‘approche globale pour le Mali et le Sahel, qui doit aller bien au-delà de la résolution, urgente, de la crise militaire.

Silence « assourdissant » de l’OTAN

Les députés se sont également étonnés du « silence assourdissant de l’OTAN » sur le Mali. Le général Gilles Rouby, représentant militaire de la France auprès de l’OTAN et de l’UE, leur a en effet confirmé qu’aucun membre de l’Alliance atlantique n’avait posé « de question officielle » (sur le Mali)  »

Une mission militaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (la MISMA), à laquelle devrait participer dix Etats africains, est en cours de déploiement au Mali. Une conférence des donateurs se réunira le 29 janvier à Addis-Abeba, à l’issue du sommet de l’Union africaine, pour traiter de son financement.

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Intervention de la France en soutien des forces maliennes – opération Serval : Jean-Yves Le Drian rencontre les militaires prêts pour le départ au Mali

MIRAMAS, France, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu ce matin sur la zone de regroupement et d’attente de Miramas pour y rencontrer plusieurs centaines de militaires français prêts pour l’engagement dans l’opération Serval.

« Vous êtes la tête de pont de la Nation. Vous jouerez un rôle décisif dans le combat que la France a décidé de mener contre le terrorisme barbare qui sévit au nord-Mali et qui représente une menace grave », leur a-t-il déclaré avant de rendre hommage au chef de bataillon Damien Boiteux, mort pour la France le premier jour des opérations menées au Mali.

Le ministre de la Défense a salué la qualité opérationnelle du dispositif de grande ampleur installé à Miramas pour réaliser le transit des militaires et des matériels vers le théâtre, et rappelé : « détermination, discernement, exemplarité, fidélité à nos valeurs, vous guideront dans votre action ».

3700 militaires français sont aujourd’hui engagés dans l’opération Serval, dont 2500 sur le territoire malien. Les contingents africains, dont le déploiement s’accélère au Mali et dans les états voisins, prendront prochainement le relai des forces françaises intervenant en soutien de l’armée malienne.

La zone de regroupement et d’attente (ZRA) de Miramas :

Lorsque le volume des forces ou la nature des opérations techniques sur les matériels le justifie, les unités à projeter sont dirigées vers ZRA de Miramas (Bouches-du-Rhône) située à proximité des plateformes d’embarquement du sud-est de la France. La ZRA permet de conditionner et reconditionner le matériel, réguler la présentation des unités et adapter les plans de fractionnement aux capacités offertes.

Depuis la décision d’engager les opérations au Mali, près de 700 soldats ont transité sur la ZRA. Près de 370 véhicules de tous types (blindés, camions et véhicules légers) et près de 100 conteneurs de matériel y ont également transité.

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BAN KI-MOON RÉAFFIRME L’ENGAGEMENT DE L’ONU POUR APPUYER LES EFFORTS DES ÉGYPTIENS À BÂTIR UN AVENIR PLUS INCLUSIF ET PLUS DÉMOCRATIQU

NEW YORK, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

À l’occasion du deuxième anniversaire de leur révolution, le Secrétaire général présente aux Égyptiens ses vœux les plus chaleureux et réaffirme l’engagement des Nations Unies à appuyer les efforts du peuple et du Gouvernement égyptiens pour bâtir un avenir plus inclusif et plus démocratique.

Même si les Égyptiens sont actuellement engagés dans un vif débat, le Secrétaire général les encourage à rester attachés aux principes universels que sont le dialogue pacifique et la non-violence, l’inclusion, le respect des droits, l’indépendance des institutions et les processus démocratiques qui prennent compte de la diversité des points de vue. Il souligne l’importance d’une participation active des femmes dans la prise de décisions.

Le Secrétaire général est convaincu que ce sont là les fondations qui peuvent offrir l’avenir stable, plein d’espoir et digne pour lequel le peuple égyptien a lutté si courageusement durant sa révolution.

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UNE EXPOSITION DE PHOTOS ET VIDÉOS S’OUVRE AU SIÈGE DES NATIONS UNIES SUR LE THÈME DE LA CONSTRUCTION D’UNE LIBYE NOUVELLE ET DÉMOCRATIQUE

NEW YORK, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Une exposition d’œuvres à support multimédia, intitulée « La Libye en transition: aider à construire une Libye nouvelle et démocratique », s’ouvrira mardi, le 29 janvier 2013 au Siège des Nations Unies, à New York, afin de jeter la lumière sur le soutien apporté par l’ONU à une Libye en transition. Cette exposition sera présentée dans le hall des visiteurs, où le vernissage aura lieu à 18 heures.

Les œuvres présentées –des photographies, des vidéos et des textes affichés sur des panneaux– reflèteront les difficultés et les réussites de la Libye, à un moment où le pays s’attache à devenir une démocratie malgré l’héritage du régime répressif de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi et après les combats qui ont entraîné sa chute.

Le thème des œuvres photographiques reflète les élections historiques du Congrès général national libyen, tenues en juillet 2012, et l’enthousiasme qui s’est manifesté à cette occasion. Elles présentent un échantillon de la société libyenne dont beaucoup de membres prenaient part à des élections pour la toute première fois. D’autres avaient attendu presque toute leur vie pour exercer une nouvelle fois leur droit de vote.

Organisée par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), mission politique spéciale basée à Tripoli, cette exposition exprime aussi d’autres difficultés que la Libye cherche à surmonter, avec le soutien de la MANUL, alors qu’elle est en pleine phase de transition pour passer de la dictature à la démocratie. La Libye fait en effet tout son possible pour améliorer les conditions de sécurité, faire respecter les droits de l’homme, mettre en place une justice transitionnelle, procéder au déminage et augmenter la contribution des femmes à tous les aspects de la société.

Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, M. Jan Eliasson, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, M. Tarek Mitri, ainsi que le Représentant permanent adjoint de la Libye auprès des Nations Unies, M. Ibrahim Dabbashi, prendront la parole au cours du vernissage de l’exposition. Le Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, M. Peter Launsky-Tieffenthal, fera une présentation de l’exposition.

L’exposition présentera des œuvres du photographe de la MANUL, M. Iason Athanasiadis, ainsi que des contributions du Service de la lutte antimines des Nations Unies (SLAM), offertes par le photographe Giovanni Diffidenti.

Le vernissage est organisé conjointement par le Département des affaires politiques (DAP) et le Département de l’information (DPI) de l’ONU.

Pour voir une sélection des photographies qui seront exposées, veuillez vous rendre sur la page Web suivante: http://www.flickr.com/photos/92456475@N05/sets/72157632590219843/.

Pour obtenir davantage d’information sur la Mission d’appui des Nations Unies en Libye, veuillez visiter le site http://unsmil.unmissions.org/.

Enfin, pour obtenir des informations détaillées sur les expositions organisées par les Nations Unies, veuillez contacter Renata Morteo, au numéro de téléphone suivant: +1 (212) 963-5455, ou par courriel, à l’adresse: morteo@un.org, ou Liza Wichmann, au numéro de téléphone suivant: +1 (212) 963-0089, ou par courriel, à l’adresse: wichmann@un.org; on peut aussi se rendre sur la page http://visit.un.org.

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Centrafrique : le Conseil de Sécurité proroge d’un an le mandat du BINUCA

BANGUI, République Centrafricaine, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que la République centrafricaine est déstabilisée par les menées d’une coalition rebelle qui conteste l’autorité de l’État, le Conseil de Sécurité a, jeudi, prorogé d’un an le mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), jusqu’au 31 janvier 2014. En adoptant une résolution à l’unanimité de ses quinze membres, le Conseil demande au Gouvernement, à la coalition « Séléka », aux groupes armés et à l’opposition démocratique de « s’acquitter de bonne foi de leurs obligations découlant de la Déclaration de principe signée à Libreville le 11 janvier 2013 ». Le Séléka, un regroupement de formations rebelles, a pris les armes le 10 décembre dernier pour réclamer le respect intégral de l’Accord de paix global de Libreville en date de 2008, qui prévoyait notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), jamais mis à exécution. À la demande du gouvernement centrafricain, des éléments de l’Armée nationale tchadienne sont entrés en République centrafricaine le 17 décembre pour appuyer la contre-offensive menée par les Forces armées centrafricaines (FACA). La Déclaration de principe du 11 janvier dernier était assortie d’un accord de cessez-le-feu conclu entre le gouvernement et le Séléka, à la mise en œuvre duquel appelle le Conseil de sécurité. Il en va de même de l’accord politique sur le règlement de la crise, signé notamment par la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les groupes armés et le Séléka et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Inquiet du manque d’autorité de l’État en dehors de la capitale Bangui, « qui a laissé s’installer un grave vide sécuritaire dans nombre de régions », le Conseil de sécurité demande au BINUCA de continuer d’accompagner l’entreprise de consolidation de la paix en République centrafricaine, comme le prévoit son mandat, y compris les processus de DDR et de réforme du secteur de la sécurité et d’user de ses bons offices en vue de faciliter l’application intégrale des accords signés à Libreville le 11 janvier. Le Conseil de sécurité exige de tous les groupes armés, notamment de la coalition Séléka, qu’ils empêchent l’enrôlement et l’emploi d’enfants, et leur demande d’appliquer immédiatement les dispositions des plans d’action signés avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé en novembre 2011. Enfin, il prie instamment le gouvernement centrafricain d’enquêter sur les informations faisant état de violations des droits de l’homme dans le pays, notamment à Bangui, de veiller à ce que les responsables soient traduits en justice et de prendre toutes mesures nécessaires pour prévenir de nouvelles violations. Le Secrétaire général, ajoute la résolution adoptée aujourd’hui, devra présenter, le 31 mars prochain au plus tard, un rapport sur la situation sur le terrain et les moyens dont dispose la BINUCA pour renforcer la mise en œuvre de ses activités prioritaires.

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