Agence-Presse

Communiqué du Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité en Afrique sur la situation au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité en Afrique (NetPeace) est profondément préoccupé par la situation qui prévaut au Mali et voudrait exprimer toute sa solidarité avec peuple malien. NetPeace condamne avec la plus grande fermeté l’agression des rebelles et des extrémistes terroristes qui sabordent les efforts et les acquis démocratiques du Mali.

Notant que la presse est l’une des principales victimes de la double crise institutionnelle et sécuritaire malienne avec notamment la fermeture de force des médias opérant au nord Mali, les intimidations et autres exactions qu’ont subies les journalistes et responsables de médias.

Fidèle à son objectif initial qui est de promouvoir et d’enraciner la culture de la paix, NetPeace demande aux autorités maliennes et aux responsables à tous les niveaux d’implication dans le conflit de faciliter l’accès des journalistes aux sources d’informations, de garantir et assurer leur sécurité physique. NetPeace appelle les confrères journalistes maliens à inscrire leur action dans la préservation et la sauvegarde de la paix sociale et la cohésion nationale.

NetPeace invite les confrères maliens à observer les règles de la déontologie et de l’éthique dans la couverture du conflit qui secoue le pays.

NetPeace appelle aussi tous les professionnels engagés dans la couverture de la crise à faire preuve de la plus grande retenue afin de ne pas exacerber une situation déjà pénible pour la population malienne, la première victime de cette grave crise.

NetPeace exhorte l’ensemble de la communauté des médias à plus de rigueur professionnelle et à ne s’en tenir qu’à un traitement juste et équilibré de l’information.

NetPeace demande à tous les Etats membres de l’Union Africaine à venir en aide au pays frère qu’est le Mali, chacun à la hauteur de ces moyens, et de faire du principe de la solidarité africaine une réalité en cette année 2013 pendant laquelle nous célébrons le cinquantenaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) sous le thème «Panafricanisme et Renaissance Africaine ».

Le cas du Mali devrait interpeller le sens du panafricanisme de chaque citoyen africain. A ce propos, NetPeace note avec satisfaction l’action entreprise par les pays africains contributeurs de troupes et celle de la France.

NetPeace voudrait saisir cette occasion pour reprendre à son compte le communiqué de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, daté du 11 janvier courant et appelant tous les Etats membres de l’UA à apporter «l’appui requis sur les plans logistique, financier et de renforcement de capacités aux Forces de défense et de sécurité maliennes ».

NetPeace se félicite également des efforts entrepris par l’Union Africaine et la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en vue du déploiement rapide de la Mission Internationale de Soutien au Mali(MISMA) sous conduite africaine.

NetPeace réitère enfin, toute sa disponibilité à œuvrer avec les confrères maliens à la promotion de la culture de la paix et au nécessaire processus de réconciliation entre toutes les communautés du Mali.

Fait à Addis-Abéba

Le 21 janvier 2013

Vincent NKESHIMANA

Président NetPeace

NetPeace President

Lire la suite

Recommandations adressées à l’Union africaine / Priorité à la protection des populations civiles au Mali dans le cadre du déploiement de la MISMA

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — À l’heure où les soldats de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) se déploient progressivement et où les affrontements entre forces internationales et groupes armés djihadistes sont en passe de s’intensifier, la FIDH appelle l’Union africaine, dont le 20ème Sommet s’ouvre aujourd’hui à Addis Abeba, Éthiopie, à faire preuve de vigilance et de fermeté pour que soit garantie l’intégrité physique des populations civiles.

Près de 2000 soldats sont désormais attendus au Mali, d’ici au 26 janvier, dans le cadre de la MISMA, force sous conduite africaine, mandatée par la Résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour aider les autorités nationales à reprendre le contrôle du Nord du pays, toujours aux mains de groupes armés terroristes. Ce déploiement intervient alors qu’une opération militaire des forces armées maliennes et françaises visant à stopper l’offensive des groupes terroristes vers Bamako et à permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale est quant à elle en cours depuis le 11 janvier dernier.

« Dans ce contexte d’accélération des opérations militaires au Mali, le risque que des civils paient le lourd tribut des affrontements est toujours réel. La volonté de neutraliser au plus vite la menace terroriste ne doit pas faire passer la responsabilité de protéger les civils au second plan. Et sur ce point, l’Union africaine a un véritable rôle à jouer » a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.

Aussi, alors que vont se multiplier, en marge du Sommet de l’UA, les consultations sur les modalités de déploiement de la MISMA, en particulier sur les questions liées au financement – une conférence des donateurs est prévue le 29 janvier – à la composition, au commandement ou encore au suivi de cette mission, la FIDH appelle à ce que les mécanismes de protection des droits de l’Homme prévus par la Résolution 2085, soient pleinement pris en compte dans ces discussions. Cette résolution intègre notamment la formation aux droits de l’Homme des forces de défense et de sécurité maliennes, la mise en place de procédures de contrôle s’assurant que le soutien international ne contribue pas à la commission de davantage de violations, le déploiement d’observateurs droits de l’Homme, ou encore la coopération avec l’action menée par la Cour pénale internationale (CPI) pour poursuivre les auteurs de crimes internationaux. Autant de dispositions qui sont importantes dans un contexte où les populations civiles sont encore aujourd’hui victimes d’exactions graves au Nord et où les allégations sur les violations qui seraient commises par l’armée malienne doivent être clarifiées (voir ci-dessous).

« Le conflit au Mali dominera les discussions de ce Sommet de l’Union africaine. Celle-ci devra dès lors peser de tout son poids pour que ces discussions ne fassent pas l’impasse sur la mise en œuvre de mécanismes de protection des droits de l’Homme. Ces garde-fous nécessaires doivent être actionnés dans les plus brefs délais. Il en va de la crédibilité de l’UA dans la gestion de ce conflit » a déclaré Mabassa Fall, Représentant de la FIDH auprès de l’Union africaine.

Un Groupe de travail intégré sur le Mali (GTIF), chargé de fournir les orientations et conseils stratégiques à la MISMA, et composé, entre autres, d’experts de l’UA, de la CEDEAO, des Nations Unies et de l’Union européenne, vient d’être mis en place au siège de l’UA. La FIDH attend de cette initiative qu’elle contribue à garantir la coordination, par l’ensemble de ces acteurs, de la mise en œuvre des mécanismes de protection des droits de l’Homme prévus par la Résolution 2085.

À l’occasion de ce 20ème Sommet de l’Union africaine, la FIDH porte également à l’attention des Chefs d’État et de Gouvernement africains des recommandations concernant les situations de crises politiques et de conflits qui prévalent au Soudan, en République démocratique du Congo et en République centrafricaine. Les enjeux liés au contexte électoral au Kenya, à la justice internationale, et à l’abolition de la peine de mort en Afrique devront également faire l’objet de toute leur attention.

Lire les recommandations adressées par la FIDH aux Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine au sujet du :

– Mali

– Soudan/Soudan du sud

– République démocratique du Congo

– République centrafricaine

– Kenya

– Justice internationale et l’affaire Hissène Habré

– Abolition de la peine de mort en Afrique

Lire la suite

Intervention de la France en soutien des forces maliennes – opération Serval / Les forces armées du Mali reprennent le contrôle des villes de Diabali et de Douentza

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministère de la Défense confirme la reprise du contrôle des villes de Diabali et de Douentza par les forces armées du Mali ce lundi 21 janvier 2013 au matin. Pour y parvenir, les militaires maliens ont été soutenus par les forces françaises, basées à Niono et à Mopti-Sévaré. Les villes, occupées par les terroristes djihadistes, sont situées respectivement à près de 400 et 800 km au nord-est de la capitale Bamako.

« Cette avancée de l’armée malienne vers les villes tenues par leurs ennemis constitue une réussite militaire certaine pour le gouvernement de Bamako et pour les forces françaises, intervenant en soutien dans ces opérations. Je réaffirme ma totale confiance envers nos militaires engagés avec détermination dans la mission décidée par le président de la République. Elle vise à restaurer la souveraineté du Mali sur son territoire et à conjurer le risque de constitution d’un sanctuaire terroriste au cœur de l’Afrique », déclare le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

3150 militaires français sont aujourd’hui engagés dans l’opération Serval, déclenchée le 11 janvier dernier, dont 2150 sur le territoire malien.

Lire la suite

RCA / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – Une réaction à la nomination d’un nouveau Premier ministre en RCA ?

R – La France salue la nomination de M. Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement d’union nationale de la République centrafricaine, choisi dans l’opposition en application des accords signés à Libreville le 11 janvier sous les auspices de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. La France souligne à nouveau la mobilisation rapide et efficace de cette dernière et de l’Union africaine.

La France appelle de ses voeux la formation rapide de la nouvelle équipe gouvernementale, afin de lancer au plus tôt le programme d’action approuvé à Libreville, en vue de la stabilisation durable de la République centrafricaine.

Lire la suite

Mali – Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – La Russie a proposé son aide à la France au Mali. Quelle est votre réaction?

R – Comme le ministre des Affaires étrangères, M. Fabius, l’a indiqué hier, la Russie a annoncé la mise à disposition d’une aide à la France en matière de transport que nous saluons.

Pour les modalités exactes de cette contribution, je vous renvoie vers le ministère de la Défense ainsi que vers les autorités russes.

Lire la suite

Algérie – Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – L’ex-otage Alexandre Berceaux s’est plaint de n’avoir pas vu d’officiels français à sa libération à In Amenas. Où était le personnel de l’ambassade? Se sont-ils déplacés dans l’Est algérien?

R – Le site d’In Amenas n’était pas accessible.

Les membres de notre ambassade à Alger, dès le début de la prise d’otages, ont assuré une liaison permanente avec les autorités algériennes.

M. Berceaux a été contacté par téléphone par notre ambassade dès sa libération. Il a été accueilli à son arrivée à Paris par le centre de crise du ministère des Affaires étrangères.

Q – Quid de ce Français infiltré parmi les preneurs d’otages en Algérie? Que sait-on de lui?

R – Je vous renvoie aux propos du ministre de l’Intérieur ce matin : « Je n’ai aucune information à ce sujet de la part de nos services. Il faut être très prudent sur ce type de rumeur ».

Lire la suite

Somalie – Meurtre d’un journaliste / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La France condamne avec la plus grande fermeté le meurtre de M. Abdihared Osman, journaliste somalien de Radio Shabelle, survenu le 18 janvier 2013 à Mogadiscio, et présente ses sincères condoléances à ses proches.

Dans ces circonstances douloureuses, la France souhaite que toute la lumière soit faite sur ce crime et que ses auteurs soient identifiés et jugés. En 2012, 18 journalistes ont perdu la vie en Somalie en raison de leur engagement en faveur de la liberté d’expression et d’information. Radio Shabelle avait déjà payé un lourd tribut avec l’assassinat de plusieurs de ses membres, dont son directeur.

Alors que de nombreux défis attendent les nouvelles autorités somaliennes pour oeuvrer à la consolidation de l’Etat, nous invitons ces dernières à tout mettre en oeuvre afin que les journalistes puissent continuer à exercer leur profession sans risquer de le payer de leur vie.

Lire la suite

Entretien du Ministre des Affaires étrangères avec le Président de la République unie de Tanzanie, M. Kikwete (Paris, 21 janvier 2013)

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Laurent Fabius s’entretient aujourd’hui avec M. Jakaya Mrisho Kikwete, Président de la République unie de Tanzanie, qui est en visite officielle à Paris les 21 et 22 janvier à l’invitation du Président de la République.

La France et la Tanzanie, qui préside actuellement l’Organe politique de la Communauté de développement d’Afrique australe, ont renforcé leur dialogue politique au cours des derniers mois.

A l’occasion de cet entretien, M. Fabius et M. Kikwete évoqueront les grands enjeux de la relation bilatérale franco-tanzanienne ainsi que les principaux sujets de sécurité régionale et internationale, en particulier la situation politique à Madagascar et les crises qui affectent la République démocratique du Congo et le Mali.

Lire la suite

L’Union Africaine et Djibouti signent un avenant au protocole d’accord sur la contribution de Djibouti à l’AMISOM et un accord sur la formation de la police Somalienne

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La Commission de l’Union africaine (UA) et le Gouvernement de la République de Djibouti ont signé aujourd’hui, au siège de l’UA, à Addis Abéba, un Avenant au Protocole d’Accord régissant la contribution, par Djibouti, de ressources à la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM). Les deux parties ont également signé un Accord sur la formation par l’AMISOM, Djibouti et les carabiniers italiens de personnels de la police somalienne, à l’Académie de police de Djibouti.

L’Avenant et l’Accord ont été signés par l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité, au nom de l’UA, et par l’Ambassadeur Idriss Mohamed Farah, Représentant permanent de la République de Djibouti auprès de l’UA, au nom de la République de Djibouti.

Il convient de rappeler que la République de Djibouti a contribué un contingent de la taille d’un bataillon à l’AMISOM.

Lire la suite