Agence-Presse

Vingt-deuxième session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Allocution de M. Carlos Lopes Secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique 24 janvier 2013 Addis-Abeba (Éthiopie)

Monsieur Nassirou Bako Arifari, le Président du Conseil exécutif de l’Union

africaine,

Madame Nkosazana Dlamini-Zuma, la Présidente de la Commission de l’Union

africaine,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de prendre la parole devant cet éminent Conseil, pour la première fois en ma qualité de Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique.

Permettez-moi, à ce stade de saluer et de rendre hommage à l’hospitalité du Gouvernement et du peuple éthiopiens qui, outre l’Union africaine, sont les hôtes prévenants et attentifs de la CEA. Laissez-moi également exprimer ma sincère gratitude à la Présidente de la Commission de l’Union africaine, aux autres Commissaires et à tout le personnel de la Commission, qui se sont montrés déterminés à assurer la réussite de cette réunion et ont œuvré sans relâche aux préparatifs du Sommet qui va s’ouvrir.

Le Conseil, tout comme le Sommet auquel il apporte conseil et appui, symbolise l’essence même du panafricanisme, et ce alors que nous célébrons cette année le cinquantième anniversaire de la création de l’Organisation de l’unité africaine. Le thème de la réunion, Panafricanisme et renaissance africaine, fait écho à la célèbre question du Sénégalais Cheikh Anta Diop, qui avait demandé, on s’en souvient encore: «Quand pourra-t-on parler d’une renaissance africaine?».

Mesdames et Messieurs les ministres,

C’est peut-être banal, mais il est utile de dire que le monde a énormément changé au cours des 20 dernières années. Pendant cette période, nous avons vu naître une nouvelle phase de mondialisation, accélérée par la révolution des TIC, les technologies de l’information et de la communication. Il est désormais possible pour les marchés financiers internationaux de rester ouverts 24 heures et de déplacer, d’un simple clic, d’énormes ressources au-delà des frontières. Cette période est également caractérisée par une économie et une société mondiales du savoir et par des pressions en faveur d’une démocratisation universelle. Les flux de capitaux transfrontières sont ainsi passés d’environ 5 % du PIB mondial dans les années 90 à plus de 20 % aujourd’hui. De même, le commerce des biens intermédiaires, qui représente plus de 50 % des échanges mondiaux de produits autres que les combustibles, montre l’importance croissante des chaînes de valeur.

Dans le même temps, nous assistons à un remaniement des puissances économiques, avec l’émergence au niveau mondial de pays tels que le Brésil, la Chine et l’Inde. Cette tendance va de pair avec une nette modification des profils démographiques, une urbanisation rapide, un mouvement mondial de la société civile qui se fait entendre et une prise de conscience généralisée de la nécessité urgente qu’il y a à protéger l’environnement. Ces phénomènes tendent à prolonger l’envolée des cours des matières premières, qui a permis à de nombreux pays du monde entier, y compris en Afrique, d’enregistrer des niveaux de croissance qu’ils n’avaient pas connus depuis longtemps.

En effet, l’Afrique n’est pas restée statique face à l’évolution du monde. Notre continent évolue, lui aussi, et la tendance est nettement positive. Comme le regretté Président Nyerere le disait « …. le monde forme une entité. La globalisation est maintenant devenue une réalité des temps modernes. Ensemble nous pouvons transformer cela en une force pour le bien …. le bien pour toutes les populations du monde. Et, cela est faisable »

Ce n’est que récemment, à partir de 2005 à peu près, que nombre de pays du continent ont commencé à enregistrer de nouveau une croissance économique, parfois même à deux chiffres, ce qui les place parmi les pays connaissant la croissance la plus rapide au monde. Le retour de la croissance en Afrique au cours des 10 premières années du nouveau millénaire a donné à penser que l’Afrique pouvait devenir un pôle de croissance pour le monde. Alors que, quelques années auparavant, elle était encore décrite de façon peu flatteuse comme une plaie ouverte pesant sur la conscience de l’humanité et comme le continent dépourvu d’espoir, l’Afrique est désormais vue comme une région en pleine croissance. Grâce à cette nouvelle image, elle bénéficie de toutes sortes de partenariats avec les principaux acteurs du système international contemporain.

Aujourd’hui, six des dix économies à la croissance la plus rapide sont en Afrique, et il est dit que cette dernière a le meilleur taux de rendement sur les investissements dans le monde. En effet, les dépenses des ménages africains sont maintenant supérieures à celles des ménages en Inde et en Russie, avec Lagos devenu un plus grand marché de consommation que Mumbai. L’état de droit et le respect des droits de la propriété privée se généralisent, et les améliorations du secteur financier se multiplient. La révolution des télécommunications en Afrique et ses innovations dans le domaine des technologies de l’information ont, elles aussi, pris le monde par surprise.

Ces changements ont sorti l’Afrique d’une ère d’afro-pessimisme et c’est maintenant l’heure de l’afro-enthousiasme. Il convient toutefois de célébrer avec prudence le retour de l’Afrique sur la voie de la croissance, et ses perspectives en général, car le continent doit encore faire face à des difficultés importantes qui doivent être résolues de toute urgence. Il s’agit notamment de la qualité et de la viabilité de cette croissance, notamment au vu de la dégradation massive des structures de production ainsi que des capacités publiques et institutionnelles. Certaines de ces lacunes, aggravées par un nombre élevé de chômeurs, en particulier de jeunes, contribuent à de graves inégalités au niveau national et à une pauvreté persistante.

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Pour aller de l’avant, l’Afrique doit tirer parti des tendances actuelles de croissance pour asseoir sa transformation structurelle à plus grande échelle. Le monde peut avoir un intérêt particulier dans l’émergence de l’Afrique, mais la croissance qui doit compter pour les Africains est celle qui se fonde en premier lieu sur leurs intérêts et leurs préoccupations. Cette croissance doit être conduite par les Africains eux-mêmes, en fonction de leurs priorités, et ouvrir la voie à une transformation structurelle. Elle exige des efforts continus pour améliorer les systèmes de gouvernance, renforcer les capacités des États, tirer parti des technologies de l’information et de la communication, promouvoir l’égalité des sexes et mobiliser l’énergie et la créativité de la jeunesse africaine.

Il ne sera pourtant pas facile de traduire la croissance actuelle en projet global de développement transformatif. Il faut remanier l’État africain et ses institutions de façon à renforcer ses capacités d’élaboration de stratégies efficaces. Nous devrons veiller à accroître les capacités d’une planification générale et intégrée du développement et d’une analyse à long terme, qui demandent toutes deux des investissements plus ambitieux pour la collecte et la diffusion de données statistiques et d’éléments concrets fondés sur des données.

Le programme de développement transformatif de l’Afrique doit également passer par une nouvelle conception de l’élaboration et de la gestion des politiques macro-économiques ancrée dans l’objectif principal de dynamisation de la croissance et de l’emploi, sans compromettre les équilibres nécessaires à une stabilité relative. Pour cela, il faut une meilleure concordance entre les politiques macro-économiques et sociales. Comme le regretté Premier Ministre Meles Zenawi qui nous a laissée une mémoire que nous continuerons de nourrir le disait tantôt « Le développement social n’est pas seulement un élément essentiel du développement mais il est également un élément fondamental pour accélérer la croissance économique » Il convient d’accorder une attention accrue aux politiques commerciales et industrielles pour garantir qu’elles occupent la place qui leur revient dans le processus de planification et cadrent mieux avec les politiques liées aux ressources naturelles, à l’agriculture, à l’éducation, aux questions budgétaires et monétaires, ainsi qu’à la science et technologie.

D’autre part, les déficits en infrastructures que connaît l’Afrique sont nombreux et y remédier doit être une priorité majeure pour les années à venir. Il convient également de se pencher sur la vaste gamme de questions de durabilité environnementale et sociale qui font actuellement partie intégrante de la théorie et de la pratique du développement.

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Ce sont là de grandes questions, qui méritent chacune une attention soutenue. Aucune des opportunités ou des difficultés que représentent pour l’Afrique les transformations mondiales et continentales que je viens d’évoquer n’est vraiment nouvelle. Ce qui doit être nouveau, c’est la façon dont les stratégies et les politiques sont élaborées pour donner des résultats de développement qui seront à l’origine d’une transformation progressive et durable de l’Afrique, au bénéfice de ses habitants.

Le monde change, l’Afrique change, aussi la CEA se doit de changer. Pour être adaptée au programme de développement de ses États membres, la CEA doit se moderniser et réorganiser ses programmes. En effet, à la CEA, nous sommes déterminés à nous soucier de « l’Afrique d’abord » dans tout ce que nous faisons. C’est pour cela que nous avons mis au point une nouvelle orientation stratégique pour notre institution, qui vise à garantir que la Commission contribue de façon significative au programme de développement transformatif de l’Afrique et apporte un appui de meilleure qualité à ses États membres en renforçant ses priorités et sa spécialisation.

En remaniant la CEA, nous allons faire fond sur les points forts de son passé et de son présent, en tenant compte de la contribution des autres institutions du continent. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous continuerons à promouvoir avec détermination le partenariat étroit que la CEA a établi avec la Commission de l’Union africaine et la Banque africaine de développement. Par ailleurs, nous sommes bien conscients que la réussite de nos efforts dépendra de l’attention que nous apportons à nos États membres, pour les aider à déterminer avec soin leur trajectoire de développement et à générer les politiques et les connaissances permettant d’étayer des choix stratégiques.

Notre ambition pour l’avenir est de renforcer la rigueur et la pertinence des connaissances produites par la Commission pour que cette dernière devienne une source reconnue d’analyses et de données sur le développement africain. Les connaissances générées seront également étayées par des statistiques solides afin de faire de la CEA comme une source formidable d’analyses et d’observations de qualité. Nous allons également investir dans de nouvelles stratégies pour mieux présenter et diffuser nos produits de savoir à nos principaux clients. À cet égard, nous allons réévaluer avec soin les différentes catégories de nos produits de savoir et leur efficacité pour ce qui est de sensibiliser, informer et influencer les communautés cibles.

Nous allons étudier de près la planification du développement pour rétablir les capacités dans nos pays, promouvoir les liens intersectoriels et permettre une plus grande coordination des investissements et de l’activité économique. Des investissements importants seront également faits en faveur du développement de la statistique, ce qui couvrira la création et la maintenance de bases de données originales dans tous les domaines du développement, le renforcement des capacités statistiques nationales, régionales et continentales, la production et la distribution de bulletins statistiques périodiques généraux et thématiques, et la cartographie systématique des différentes richesses de notre continent afin de donner une base factuelle rigoureuse et cohérente pour l’élaboration de politiques en Afrique.

Plusieurs thèmes intersectoriels seront également intégrés dans les activités de base de la Commission, notamment l’égalité des sexes, la gouvernance, l’intégration régionale, les statistiques, les politiques climatiques, l’enseignement supérieur, la science et la technologie, ainsi que la durabilité. Par ailleurs, nous veillerons à favoriser des partenariats et des alliances institutionnelles pour projeter les activités de la Commission à l’appui de la transformation du développement de l’Afrique.

Mesdames et Messieurs les ministres,

Nous avons conscience que la nouvelle direction prise par la CEA exige une reconfiguration de notre structure institutionnelle. Nous avons l’intention d’y procéder de façon à permettre la réalisation des objectifs que je viens d’énoncer. Nous comptons sur l’appui de nos États membres, dont la volonté collective est représentée ici par cet éminent Conseil et par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement.

En conclusion, laissez-moi vous dire mon enthousiasme face aux perspectives de transformation structurelle et au potentiel d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique. Telle était la vision des fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine et de leurs successeurs à l’Union africaine. Nous sommes sur le point de réaliser ces nobles objectifs et j’annonce solennellement la détermination sans faille de la CEA qui, comme je l’ai dit précédemment, sera guidée par cette maxime: «L’Afrique d’abord!».

Je vous remercie de votre aimable attention.

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URGENCE MALI / GAO S’ENFONCE DANS LA CRISE

PARIS, France, 24 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Depuis le début de l’intervention armée et des bombardements de la région de Gao, la situation alimentaire des populations de Gao, déjà précaire, s’est considérablement détériorée. Selon les équipes d’Action contre la Faim (ACF) sur place : « toutes les activités économiques ont été affectées ces derniers mois par la situation. Aujourd’hui les habitants sont essentiellement dans la survie. »

Les équipes d’ACF sont aujourd’hui extrêmement inquiètes face aux problèmes d’accès au Nord Mali en termes d’aide humanitaire et d’approvisionnement en produits de première nécessité. Accès qui risque encore de se réduire à l’approche d’une intervention armée venant du Niger.

– Un approvisionnement des marchés de plus en plus restreint

La région de Gao se retrouve très isolée du fait du blocage de l’axe commercial principal Mopti – Gao suite aux affrontements et de la fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Mali. Les flux de marchandises (dont de nombreuses denrées alimentaires) à destination du Nord Mali dont la ville de Gao en sont considérablement limités.

Seul le fleuve et les axes routiers entre Gao et le Niger permettent encore d’assurer le ravitaillement de la région. ACF redoute fortement qu’une intervention armée terrestre planifiée depuis le Niger coupe ainsi la dernière voie d’accès et l’approvisionnement en produits de première nécessité (aliments et médicaments).

– Une diminution des stocks de vivres disponibles

La majorité des grands commerçants Arabes et Touarègues de Gao ont délocalisé leur marchandise vers les communes et villages situées en dehors des villes par mesure de précaution. Les ¾ des boutiques sont aujourd’hui fermées dans la ville de Gao tandis que la majorité des marchés sont désertés par des éleveurs qui ont préféré déplacer leurs troupeaux loin des villes afin de limiter les risques de vol de bétail. La fermeture des magasins et des marchés se justifie également par la baisse de fréquentation des commerçants ou des acheteurs qui ont peur de se déplacer. « Les dernières récoltes ont eu lieu il y a un mois, mais cela se voit à l’œil nu qu’elles sont insuffisantes : la région de Gao est habituellement déficitaire en termes de production agricole, mais du fait de la crise, les agriculteurs ont moins semé, et n’ont pas pu bénéficier de l’appui technique qu’elles ont normalement » explique les équipes d’Action contre la Faim à Gao.

– Hausse des prix et spéculation sur les produits de première nécessité

La tendance dans les villes dont celle de Gao est à la constitution de réserves pour les ménages (dont les capacités le permettent), ce qui contribue à épuiser les stocks alimentaires plus rapidement que prévu.

Par ailleurs, on assiste à de la spéculation de la part de certains commerçants qui ont tendance à acheter d’importantes quantités de céréales déséquilibrant ainsi des marchés fragilisés par la conjoncture. Le prix du kilo de mil est ainsi passé de 275 FCFA à 380FCA, soit 38% d’augmentation ; le kilo de riz a augmenté de 31% ; l’huile de 25% et le carburant de 66%. Les prix des denrées étaient d’ores et déjà inatteignables pour les personnes les plus vulnérables subissant les effets de la crise depuis 9 mois.

– Manque flagrant de liquidités

Le blocus des principales voies d’accès vers Gao ne permet plus d’approvisionner en liquidité une zone dont le système bancaire ne fonctionne plus depuis avril 2012. Les négociants ou grands commerçants qui assuraient jusqu’à présent le transport du cash ne peuvent plus circuler ce qui risque de se répercuter notamment sur les stratégies de survie de certaines familles qui dépendent des transferts d’argent de membres de leurs familles ayant migré hors de Gao. « Avec le manque de liquidités et la pauvreté croissante, un véritable système D s’est mis en place : des gens qui étaient auparavant mécanicien, plombier ou autres passent de maison en maison pour proposer n’importe quel petit boulot contre une ration de riz » racontent les équipes d’ACF.

– Incertitude du contexte sécuritaire et accès humanitaire extrêmement réduit

La peur de nouveaux incidents et l’absence de réseau de télécommunication dans la région de Gao se traduisent par la forte baisse de fréquentation des structures de santé et l’isolement croissant des populations vivant en zones rurales. Si les mouvements de population sont pour le moment assez réduits, de nombreuses familles arabes et touarègues ont préféré fuir vers le Nord ou en direction de l’Algérie par crainte d’amalgame avec les groupes rebelles ou de règlement de compte arbitraire.

Les principaux acteurs humanitaires sont contraints d’adapter leurs stratégies d’intervention au contexte sécuritaire concentrant leurs actions dans les villes principales de la région (Ansongo, Bourem, Gao, Ménaka), attendant d’avoir suffisamment de garanties sécuritaires avant de reprendre des déplacements pour des zones plus éloignées.

Les équipes d’Action contre la Faim ont pu faire passer cette semaine à partir du Niger des stocks de pastilles de purification d’eau en cas de dégradation de l’accès à l’eau potable. De même, l’organisation poursuit ces activités de traitement de la malnutrition dans la région et dispose encore de stocks importants de produits nutritionnels, nécessaire au traitement. Mais ACF renouvelle son inquiétude d’une fermeture de l’axe Gao-Niamey qui bloquerait la seule voie de passage de l’aide humanitaire.

ACF est également extrêmement préoccupée des risques liés à une intervention terrestre et à une absence de contrôle dans les villes en termes de pillage, de banditisme, de règlement de comptes, de massacre de bétail… qui participeraient encore à enfoncer durablement cette région dans la crise.

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Le Canada offre de l’aide d’urgence aux Kényans victimes d’inondations

OTTAWA, Canada, 24 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Canada fournit des abris d’urgence, des soins de santé, de l’eau et des services d’assainissement à environ 13 000 personnes dans les régions du Kenya touchées par les inondations et les coulées de boue, a annoncé l’honorable Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale.

« Le Canada offre une aide immédiate aux sinistrés des inondations et des coulées de boue ayant frappé certaines régions du Kenya, a déclaré le ministre Fantino. Le soutien apporté par le Canada permet de venir en aide aux personnes les plus touchées par ces catastrophes. »

Des pluies plus abondantes que la normale ont provoqué des inondations et des coulées de boue dans de nombreux endroits dans le centre et l’ouest du Kenya. Selon la Société kenyane de la Croix-Rouge, les inondations ont touché plus de 2 100 foyers, entre autres des maisons, des cultures et du bétail ont été perdus, alors que les coulées de boue ont fait 13 morts jusqu’à maintenant. En outre, plus de 750 personnes ont été déplacées et ont dû chercher refuge dans les écoles, les églises, les centres commerciaux et les collectivités d’accueil. La propagation des maladies d’origine hydrique demeure une vive préoccupation dans les régions inondées.

Le Canada, par l’intermédiaire de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), soutient la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge afin d’apporter une assistance immédiate.

Le gouvernement du Canada continuera à suivre la situation de près au Kenya afin de s’assurer que l’on subvient aux besoins humanitaires.

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Mali : une aide d’urgence pour les déplacés dans le centre du pays

GENEVE, Suisse, 24 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quelque 7 000 personnes (déplacés ayant fui les combats dans la zone de Diabali et familles qui les accueillent) recevront aujourd’hui une assistance d’urgence sous forme de vivres et de biens de première nécessité dans les localités de Niono, Kala Seguida et Mariko, dans le centre du Mali. Les secours seront distribués par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge malienne.

« Ces personnes vivent dans la plus grande précarité. Elles sont arrivées en général sans argent, sans vêtements et sans vivres, et n’ont pas d’endroit où dormir. L’accès à la nourriture est une de leurs préoccupations majeures. Certaines ont fui à moto, d’autres à dos d’âne, en charrette ou même à pied. Une famille de six personnes est arrivée sur une seule moto », explique Abrao Cunga, délégué du CICR à Mopti.

Les déplacés bénéficient avant tout de la solidarité des populations résidentes, qui partagent leurs maigres ressources et, quand elles le peuvent, les accueillent chez elles. Grâce aux distributions du CICR et de la Croix-Rouge malienne, chaque famille de déplacés reçoit du riz, du mil, des haricots, du sel et de l’huile ainsi que des couvertures, des moustiquaires, des vêtements, des ustensiles de cuisine et d’autres articles de première nécessité. Une assistance alimentaire est également fournie aux familles d’accueil.

Le conflit provoque de nouveaux déplacements. Les évaluations du CICR et de la Croix-Rouge malienne font ainsi état de personnes ayant fui les combats dans la ville de Konna et ses environs. Près d’un millier de déplacés se trouvent à Mopti et Sévaré, et quelque 5 000 autres plus à l’est, dans les localités de Badiangara et Bankass. Des préparatifs sont en cours afin de leur venir en aide.

« Il est très difficile de se faire une idée précise du nombre de déplacés. Certaines familles quittent leur foyer à la recherche d’un endroit plus sûr, y reviennent, puis repartent », explique Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger. « Nous faisons tout notre possible pour accéder à toutes les zones, notamment celles qui sont les plus proches des combats », ajoute-t-il.

Certaines informations inquiétantes font état d’importants déplacements de population dans les régions de Gao, Kidal et Tombouctou, dans le nord du pays. Craignant un rapprochement des combats, les habitants quitteraient les centres urbains. Le CICR et la Croix-Rouge malienne procèderont ces prochains jours à des évaluations de la situation.

Depuis le début du conflit au Mali il y a un an, le CICR et la Croix-Rouge malienne ont fourni une assistance en vivres et biens essentiels à plus de 780 000 personnes dans les régions de Mopti, Kidal, Gao et Tombouctou. La dernière distribution en date remontait au mois de décembre.

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Programme de formation et de renforcement des capacités des Journalistes Africains sur la Transformation de l’UA, l’APSA

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 24 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La journée du 22 janvier a été marquée par l’ouverture d’un programme conjoint de formation et de renforcement des capacités des journalistes africains et des rédacteurs en chef sur le «panafricanisme et la renaissance africaine». Il s’agit d’un programme de deux jours organisé par la Direction de l’Information et de la Communication (DIC) et la Friedrich Ebert Stiftung (FES).

L’objectif de cet atelier est de créer une génération de journalistes suffisamment informés afin de diffuser l’information sur les questions du développement du continent. Il s’agissait aussi de renforcer la sensibilisation des professionnels des médias sur la transformation institutionnelle de l’UA ainsi que sur la structure, le fonctionnement, les enjeux et les perspectives de l’Architecture africaine de paix de sécurité et ses liens avec d’autres organisations sous régionales, régionales et mondiales; de mieux faire connaître le programme global de développement africain ; de faciliter l’interaction dynamique entre les journalistes africains et les acteurs clés,; de faciliter la création d’un réseau entre les journalistes / rédacteurs compétents en matière d’intégration, de paix et de sécurité; de production d’articles, de rapports et de programmes de qualité sur les questions relatives au programme de formation ; de la production d’articles, de rapports et programmes sur l’UA et les questions de développement en Afrique après avoir participé au sommet.

Au nom de la Commission de l’Union africaine, la directrice de l’information et de la communication, Mme Habiba Mejri Cheikh a rappelé aux participants que la Commission et son leadership accordent une grande attention au développement des médias en Afrique.

En outre, elle a affirmé que les médias africains peuvent jouer un rôle important en influençant les décisions et les comportements. De son avis, informer est une lourde responsabilité à laquelle tous les journalistes doivent s’engager, la Direction de l’Information et de la Communication de la Commission de l’UA étant présente à leurs côtés pour leur faciliter la tâche.

« Des médias bien informés, équipés et développés jouent un rôle crucial dans la promotion et la projection du développement de l’Afrique, de l’intégration et de la sécurité», a déclaré la directrice, « et pour ce faire, ces programmes conjoints de formation pour les médias sont fondamentaux pour l’amélioration de la sensibilisation des professionnels des médias sur l’Union africaine et son lien avec d’autres organisations sous-régionales, régionales et mondiales ». Le partenariat DIC-FES a été un succès à cet égard, a-t-elle ajouté.

Au nom de la Fondation Friedrich-Ebert-Stifung (FES), le représentant résident de l’organisation à Addis-Abeba et auprès de l’UA, M. Arne Schildberg, a commencé par exprimer combien cet atelier conjoint peut être un instrument pour générer des discussions critiques et pour initier un dialogue constructif sur les questions pressantes du continent, les travaux de la Commission et l’état des médias africains.

Il a également rappelé que l’Afrique est clairement sur la voie de la transformation socio-économique. Il s’est félicité des efforts de l’Union africaine promouvoir la paix et la sécurité et relever les principaux défis qui touchent le continent.

L’atelier a enregistré la participation d’une douzaine de journalistes représentants de différentes organisations dans les cinq régions de l’UA.

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La Commission de l’Union Africaine et Oxfam tiennent un Atelier de formation en prélude au Sommet

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 24 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Un atelier de formation pour les organisations de la société civile (OSC) et les organisations non gouvernementales (ONG) s’est tenu les 18 et 19 janvier 2013 au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, en Ethiopie.

La formation a été organisée conjointement par la Direction de l’information et de la communication (DIC) de l’Union africaine et Oxfam International, à Addis-Abeba en vue d’éclairer les OSC, les ONG et les médias sur la vision et les missions de l’Union africaine et d’apporter, selon leurs capacités respectives, leur propre contribution dans le soutien au programme de développement de la Commission de l’UA.

L’atelier de formation visait à familiariser la société civile avec les institutions et organes de l’UA ainsi que le processus d’élaboration des politiques de l’Union. Les participants ont perçu à travers les exposés leur rôle et la place de plus en plus active qu’ils doivent prendre dans le développement du continent. Ils ont été appelés à travailler en étroite collaboration avec la Direction de la Diaspora et de la Société Civile ainsi qu’avec le Conseil Economique et Social en tant que point d’entrée à l’UA. L’Atelier de formation était animé par des experts d’Oxfam International et de la DIC.

S’adressant aux participants lors de la cérémonie d’ouverture, M. Désiré Assogbavi, Chef du Bureau de liaison d’Oxfam International à Addis-Abeba, a rappelé que l’Union africaine œuvre en vue de l’intégration du continent par la mise en place d’un partenariat solide entre le gouvernement, la société civile et des médias afin qu’ils puissent jouer leur rôle dans la réduction de la fracture de l’information.

S’exprimant au nom de Mme Habiba Mejri-Cheikh, directeur de l’information et de la communication de la Commission de l’UA, Mme Esther AzzaTankou a affirmé que la DIC s’est engagée dans un certain nombre de partenariats dans le cadre de sa stratégie de communication et de sensibilisation, notamment avec Oxfam, l’UNESCO, la FES pour améliorer le paysage médiatique à travers la création de réseaux avec des journalistes africains ainsi que de promouvoir les activités de l’Union. Une présentation du Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité en Afrique (NetPeace) a été faite par Mme Yaye Nabo Séne, chargée de l’information à la DIC.

Les participants ont également suivi les présentations de M. Sesay Alimany, représentant du Conseiller juridique de la Commission de l’UA qui a abordé la question des politiques de l’UA et le processus de prise de décision, tandis que M. Takwa Zebulon, représentant le Département de Paix et de Sécurité de la Commission de l’UA a parlé de la prévention et résolution des conflits ainsi que de l’Architecture africaine de paix et de sécurité. M. Dismas Nkunda représentant d’Initiative Internationale pour les Droits des Réfugiés et Mme Jamilah Mwanjisi représentant «State of the Union » (SOTU) a abordé les questions de la mobilisation sociale en vue de permettre aux OSC de participer activement aux efforts de développement de l’UA.

L’atelier s’est achevé sur un exercice écrit soumis aux participants pour tester leur connaissance de l’Union Africaine et avec la remise d’attestations de participation.

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Le Commissaire à la paix et à la sécurité reçoit Laurent Kavakure, Ministre des Relations Extérieures et de la

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 24 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Lors de cette audience, le Commissaire à la paix et à la sécurité n’a pas manqué de remercier le Gouvernement de la République du Burundi, en tant que pays contributeur à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), pour sa contribution aux efforts de l’Union africaine dans la recherche de la stabilité et d’une paix durable en Somalie. Il a également passé en revue les situations de conflit sur le Continent, et sur la question de la crise au Mali, le Commissaire a rappelé l’offre faite par le Burundi à fournir des troupes. Comme la Mission Internationale de Soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) est maintenant devenue une préoccupation panafricaine et non seulement ouest africaine, le Commissaire a indiqué que la Commission accueille favorablement l’offre du Burundi.

Pour sa part, le Ministre Kavakure a soulevé des questions d’intérêt commun relatives aux relations de travail entre la Commission de l’Union africaine et le Gouvernement de la République du Burundi.

Le Ministre Kavakure a été accompagné par Mme Elysée Nimpagaritse, Ambassadrice de la République du Burundi auprès de la République Fédérale et Démocratique de l’Ethiopie et Représentante permanente auprès de l’UA et de la CEA, et de Monsieur Saidi Kibeya, Coordinateur du Bureau d’Etudes Stratégiques au Bureau du Président de la République.

L’audience a pris fin à 11H55.

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Cameroun. Halte à l’impunité pour les graves atteintes aux droits humains

LONDRES, Royaume-Uni, 24 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La population du Cameroun subit de multiples atteintes aux droits humains, parmi lesquelles des exécutions illégales et des actes de torture, alors que les autorités tentent d’utiliser la justice pénale pour museler les opposants politiques, les défenseurs des droits humains et les journalistes, ainsi que comme arme pour attaquer les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI), écrit Amnesty International dans un nouveau rapport.

« Il est temps de mettre fin à ces violations flagrantes des droits humains, a souligné Godfrey Byaruhanga, chercheur sur l’Afrique centrale au sein d’Amnesty International, qui s’est récemment rendu dans le pays.

« Le gouvernement doit faire clairement comprendre aux forces de sécurité que les violations des droits humains ne seront pas tolérées, que leurs auteurs seront traduits en justice et que des indemnités seront payées aux victimes. »

Dans son rapport, Amnesty International présente une série de cas où la peur, l’intimidation et les emprisonnements ont été employés pour bâillonner l’opposition politique au président Paul Biya.

Par exemple, Titus Edzoa, ancien ministre de la Santé qui a quitté le gouvernement pour se porter candidat aux élections présidentielles du 20 avril 1997, a été arrêté par la suite pour corruption et purge actuellement une peine de 20 ans de prison après avoir terminé une peine de 15 ans.

Au cours d’une visite dans sa cellule, il a déclaré à Amnesty International : « Je vis dans un isolement presque complet et j’ai peur que les gens m’oublient. »

Les défenseurs des droits humains et les membres de leur famille sont harcelés et menacés en raison de leur travail et les autorités ne les protègent pas.

Tirs et conditions inhumaines en prison

Au fil des ans, des dizaines de détenus ayant tenté de s’évader ont été blessés ou tués par balle par des gardiens de prison. De nombreux prisonniers sont entravés et beaucoup sont détenus depuis plus de 20 mois sans avoir été jugés.

Des délégués d’Amnesty International se sont rendus dans la prison de Nkondengui à Yaoundé et dans celle de New Bell à Douala. Ils ont été horrifiés par les conditions et les mauvais traitements. Au moment de leur dernière visite, en décembre 2012, ces deux prisons comptaient 7 000 détenus au total, pour une capacité de 1 500.

« Cela tient presque du miracle que les gens survivent à leur séjour en prison. J’étais effaré lors de ma visite. Qu’est-ce qui peut être pire pour les milliers de détenus qui sont maltraités et oubliés ou ignorés par les autorités ? », a déploré Godfrey Byaruhanga.

Les détenus de la prison de Nkondengui ne mangent qu’un repas par jour et la malnutrition est extrêmement courante. L’administration pénitentiaire a informé Amnesty International que la plupart des détenus d’un quartier sont atteints de maladies mentales et des chercheurs de l’organisation ont vu des hommes complètement nus au milieu d’une foule de codétenus.

Emprisonnement et mauvais traitements pour les personnes LGBTI

Les relations entre personnes du même sexe constituent une infraction pénale au Cameroun, où les autorités arrêtent, détiennent et torturent systématiquement des personnes en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée. Ces violations ont même augmenté depuis le milieu des années 2000.

Jean-Claude Roger Mbedé a été arrêté en mars 2011 après avoir envoyé un message d’amour à un homme. Il a souffert de malnutrition et a été régulièrement battu en prison, et sa condamnation à trois ans de détention a été confirmée en décembre 2012.

Les personnes LGBTI placées en détention sont en outre forcées de subir un examen rectal, les autorités croyant à tort que celui-ci peut prouver que quelqu’un a des relations homosexuelles. « Absolument rien ne justifie ce traitement illégal et dégradant. Il représente un grave manquement à l’éthique médicale et doit cesser immédiatement », a insisté Godfrey Byaruhanga.

Des avocats de personnes LGBTI ont récemment reçu des menaces de mort les visant ainsi que leurs enfants, parce qu’ils défendent des homosexuels.

Amnesty International a adressé en septembre 2012 au gouvernement camerounais une note circonstanciée relative aux violations des droits humains accompagnée de recommandations. À l’issue de leur visite dans le pays en décembre 2012, les délégués de l’organisation ont conclu que les atteintes aux droits humains s’étaient poursuivies sans relâche depuis leur précédente visite en août 2010.

« Le gouvernement maintient catégoriquement qu’il respecte l’état de droit mais ne montre guère d’éléments concrets allant dans ce sens. Il doit prouver que ce ne sont pas des paroles en l’air », a ajouté Godfrey Byaruhanga.

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Déplacement du ministre de l’Intérieur à Rabat pour la réunion du G4 vendredi 25 janvier

PARIS, France, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre de l’Intérieur se rendra vendredi 25 janvier au Maroc

Dans le cadre de la réunion du G4 qui réunira les ministres de l’Intérieur marocain, français, espagnol et portugais, Manuel VALLS se rendra à Rabat vendredi 25 janvier.

Lors de cette rencontre ils aborderont la question de la gestion des flux migratoires, la problématique du trafic de drogue, la situation au Sahel et la coopération policière.

Déroulé de la journée :

Lieu : Ministère de l’Intérieur, quartier administratif, avenue Mohammed V, Rabat.

11h00 : Réunion du G4

12h20 : Signature d’une déclaration commune

12h30 : Conférence de presse commune des quatre ministres de l’Intérieur

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FONCIER : succès de la manifestation régionale à Kampala / 17-18 Janvier 2013 (Speke Resort, Munyonyo – Kampala, Ouganda)

KAMPALA, Ouganda, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le consortium chargé de la réalisation du projet DeSILISoR en Ouganda (Conception, Fourniture, mise en œuvre du Système d’information foncier et sécurisation des titres fonciers) a organisé les 17 et 18 janvier 2013 une conférence régionale à Kampala dans le domaine foncier sur le thème :

« Modernisation de l’administration foncière et des systèmes de gestion.

La mise en place de Systèmes d’Information Fonciers : partage des expériences, innovations et bonnes pratiques »

La présence, lors de l’ouverture de la manifestation, du Vice-président de la République d’Ouganda, du Ministre des terres, du logement et du développement urbain, de 3 secrétaires d’Etat (Secrétaire d’Etat chargé des questions foncières, secrétaire d’Etat du logement et Secrétaire d’Etat du développement urbain), de l’Ambassadrice de France en Ouganda et de plusieurs représentants de la Banque Mondiale montre l’importance que les autorités ougandaises et internationales attachent aux questions foncières en général et au succès du projet SIF en Ouganda en particulier.

La Banque Mondiale, qui a financé plus de 60 projets fonciers en 20 ans pour un montant total de 2,7 milliards de dollars, a rappelé à quel point ces initiatives de par leurs impacts économiques (en termes de gestion des ressources naturelles, d’aménagement des territoires …) et sociologiques (question d’égalité des droits hommes / femmes notamment) étaient structurantes pour le développement des pays qui les entreprennent. Elle a rappelé également son périmètre d’intervention dans les domaines suivants : amélioration de la sécurisation foncière, notamment pour les populations les plus vulnérables, amélioration de l’efficacité et de la transparence des services fonciers, augmentation des ressources des administrations foncières, résolution pérenne des conflits fonciers, amélioration de la gestion des terres publiques, développement des administrations foncières des pays sortant de conflit et enfin, renforcement de l’évaluation foncière et des politiques foncières.

La forte participation à Kampala d’environ 180 spécialistes venus de plus de 10 pays africains montre très clairement que les réflexions de sécurisation foncière et de mise en valeur du potentiel de la terre sont aujourd’hui communes à l’Afrique de l’Ouest et de l’Est. Aux côtés des représentants venus d’Ouganda, de Tanzanie, du Burundi, du Rwanda, du Kenya, du Malawi, du Burkina Faso, du Cameroun, du Togo, mais aussi de France, du Royaume-Uni et des Pays-Bas, on soulignera la présence renforcée de délégations étoffées en provenance de la Côte d’Ivoire, du Tchad et de Libye.

La perspective de la fin du projet foncier en Ouganda, qui a mobilisé une dizaine d’entreprises regroupées au sein d’un consortium conduit par IGN France International (http://www.ignfi.com), et une trentaine d’experts internationaux, représentait le moment adéquat pour faire un retour d’expérience complet.

Les différentes composantes du projet d’enregistrement de titres fonciers et de systèmes d’enregistrement (conception du SIF et implémentation, conversion des titres fonciers / intégration des données, formation, transfert de compétences, communication et sensibilisation) ont été présentées dans le détail.

Le retour d’expériences sur chacune des composantes et la mise en avant des principales difficultés rencontrées au cours des 3 années qu’a duré le projet, a été un temps fort de la session plénière du 17 Janvier et constitue pour les participants une feuille de route des principaux points à prendre en considération pour mener à bien ces projets ambitieux et complexes.

Des éclairages complémentaires ont été apportés au niveau régional par le Regional Centre for Mapping of Resources for Development et au niveau plus local par des spécialistes chargés des questions foncières du Burundi, de Tanzanie, du Kenya et du Malawi.

Au cours des 2 journées, les discussions ont porté sur les questions techniques en lien avec le choix des solutions retenues, les méthodologies mises en œuvre et les équipements techniques nécessaires (logiciels, serveurs…). Pour autant, d’autres thèmes ont été au cœur des échanges : les questions de protection contre le piratage informatique, l’importance de la formation des équipes locales, la sensibilisation des personnels administratifs et des populations et la nécessité de mesurer de manière concrète les bénéfices de tels systèmes et leur retour sur investissement. L’utilisation de prises de vues aériennes ou d’images satellites dans les projets de cadastre a également fait l’objet de nombreux échanges.

Enfin, le séminaire régional a permis de poser la question du lien entre projets fonciers et infrastructures nationales de données géographiques (INDG). Les projets fonciers sont parfois perçus comme les prémices de futurs projets d’infrastructures de données géographiques. Pourtant, les situations d’un pays à un autre sont très diverses. Certains pays ont entamé des initiatives dans le domaine des INDG sans systématiquement passer par la mise en place de projets fonciers, tandis que d’autres au contraire, ont profité de projets fonciers de type SIF pour démarrer leurs projets d’INDG. Une réponse unique n’existe donc pas, même s’il y a effectivement des points communs entre les projets de SIF et les projets d’INDG.

D’une part, les plus hautes autorités des pays ont un rôle déterminant à jouer dans la définition des politiques publiques et des cadres réglementaires. Ils portent une grande responsabilité dans l’avancée des projets, qu’il s’agisse de SIF ou d’INDG. Sans cette vision stratégique venue du plus haut niveau des Etats, ces projets peinent à aboutir ou aboutissent sans être pérennes.

Ensuite dans les 2 types de projets, et bien qu’il représente parfois une partie importante du budget alloué, le socle de données géographiques de référence est un élément incontournable qu’il convient de prendre en considération dès le départ des projets.

On rappellera qu’IGN France International avait organisé en Avril 2012 une conférence régionale à Ouagadougou au Burkina Faso sur la valeur ajoutée des INDG pour les pays en développement.

La manifestation régionale s’est conclue le 18 janvier par une allocution de la Secrétaire d’Etat des terres d’Ouganda qui a assisté aux 2 journées d’échanges. Elle a insisté sur la valeur ajoutée du projet mené par IGN France International qui, en sécurisant les titres fonciers, contribuera à réduire la pauvreté et relancer l’économie de l’Ouganda.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour IGN France International.

Pour toute information complémentaire : alamendour@ignfi.fr

Logo IGNI: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/logo-ignfi.jpg

Logo DeSiLiSoR: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/desilisor.jpg

Screenshot Desilisor KLA parcels: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/desilisor_kla_parcels.jpg

Télécharger « Mise-en-place-systeme-information-foncier-Ouganda-Administration-Fonciere »: http://www.apo-mail.org/ignifr.pdf

A propos du projet DeSILISoR

L’insécurité foncière est un frein au développement économique et social des pays. C’est dans ce contexte que le gouvernement ougandais a souhaité moderniser ses procédures. IGN France International a remporté un appel d’offres portant sur la sécurisation des titres fonciers à travers le développement d’un SIF unique pour les 6 bureaux départementaux des districts de Kampala, Mukono, Wakiso, Jinja, Masaka et Mbarara, et l’établissement du centre national d’information foncier. Plus de 500 000 titres fonciers doivent être convertis.

A propos d’IGN France International

Créée en 1986, IGN France International (http://www.ignfi.com) est la filiale pour l’export de l’IGN, l’Institut national français pour l’information géographique et forestière. Elle est reconnue comme un acteur majeur au niveau mondial en ingénierie de l’information géographique. Elle intervient dans le montage de projets (acquisition, traitement, modélisation de données, mise en place de SIG/ SIF/ INDG) dans les secteurs suivants : environnement, risques, agriculture, énergie, aménagement du territoire…

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