Didier Reynders salue la mission de Louis Michel

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders salue la décision du Secrétaire Général de la Francophonie Abdou Diouf, de confier une mission à Louis Michel dans le cadre du suivi des accords de Libreville visant à rétablir la paix et la sécurité en République Centrafricaine.

Didier Reynders est convaincu que Louis Michel pourra utilement mettre son expérience au service de la promotion du dialogue et du rôle que peut jouer l’Organisation Internationale de la Francophonie dans cette région du monde. Ces accords ont permis de mettre fin aux combats, mais les récents événements ont prouvé la fragilité de la situation. Les conséquences humanitaires et sociales de cette instabilité imposent d’y apporter rapidement une solution durable.

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L’Union européenne débloque 5 millions d’euros pour renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition en Guinée

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Commission européenne a décidé d’octroyer 5 millions d’euros à la République de Guinée pour renforcer la production agricole, la sécurité alimentaire et la prévention de la malnutrition dans les zones rurales du pays à travers le Programme d’Appui au Renforcement de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle en Guinée (PARSAN-G). Les fonds seront orientés principalement en faveur d’organisations paysannes des régions naturelles de Guinée Forestière et de Moyenne Guinée pour consolider des actions d’appui à la production rizicole, rizi-piscicole et maraîchère.

L’agriculture occupe plus de la moitié de la population active guinéenne et constitue sa principale source de revenus. Le taux d’insécurité alimentaire en milieu rural et la malnutrition chronique restent néanmoins très élevé. Même si le gouvernement met en œuvre d’importants moyens pour la production agricole, le pays n’exploite pas encore tout son potentiel et continue d’être un importateur net de denrées alimentaires (plus de 25% des besoins en riz en 2011).

C’est pourquoi l’Union européenne a décidé de consolider ses efforts engagés en 2009 par des actions financées sur la Facilité Alimentaire visant à répondre à la hausse des prix alimentaires mondiaux.

A partir de 2013, et pour une durée de trois ans, le PARSAN-G touchera plus de 25,000 producteurs et leurs familles et appuiera la Fédération des Organisations paysannes du Fouta Djallon, la Maison Guinée de l’Entrepreneur, l’Association de Rizi-pisciculteurs et autres organisations paysannes à travers l’AFD, l’APDRA, le GRET et le CCFD, leurs partenaires européens. Le but du programme est de renforcer la production et la commercialisation de riz, d’huile de palme, de spécialités maraîchères et de poisson d’eau douce dans les zones géographiques concernées. Il vise également à améliorer les habitudes alimentaires des populations et à prévenir la malnutrition chronique.

M. Philippe VAN DAMME, Chef de la Délégation de l’Union européenne en Guinée rassure que «l’Union Européenne continuera à appuyer, directement ou indirectement, les efforts des organisations paysannes pour augmenter leur production, relever leur niveau de productivité et diversifier leurs produits pour une meilleure autosuffisance alimentaire et une commercialisation plus structurée au bénéfice de la population guinéenne».

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Visite de M. Moussa Faki Mahamat (Tchad) – Tour images – 20 mars 2013 – COMMUNIQUÉ TECHNIQUE

PARIS, France, 19 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, recevra M. Moussa Faki Mahamat, ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine de la République du Tchad, le 20 mars à 12h30 au Quai d’Orsay.

Un tour images est prévu avant le début de l’entretien. Les photographes et cameramen intéressés sont invités à se présenter, munis de leur carte de presse, à partir de 12h15, à l’entrée située au 1 rue Robert Esnault-Pelterie, Paris 7e (face à l’aérogare des Invalides).

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Nomination de Mary Robinson comme envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs (19 mars 2013)

PARIS, France, 19 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La France se réjouit de la nomination par le Secrétaire général des Nations Unies de Mary Robinson comme envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs.

Dans la résolution 2076 adoptée en novembre 2012, le Conseil de sécurité appelait le Secrétaire général à étudier la nomination d’un Envoyé spécial pour les Grands Lacs. La France soutient cette initiative, de nature à renforcer l’implication de la communauté internationale dans la recherche d’une solution durable dans la région. Cette nomination fait en outre partie des dispositions prévues par l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région, signé à Addis Abeba le 24 février à l’initiative de M. Ban Ki-moon.

Mme Robinson, dont le parcours et les engagements sont connus, aura – dans une approche régionale et avec le soutien de la communauté internationale – la charge de conduire, de coordonner et d’évaluer la mise en oeuvre de cet accord-cadre.

La France assure Mme Robinson de son entier soutien, afin de permettre le retour d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.

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Didier Reynders soutient l’Envoyé Spécial Mary Robinson

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 19 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders se réjouit de la désignation de Mary Robinson en tant qu’Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Région des Grands Lacs.

Le ministre espère que Mme Robinson pourra insuffler une nouvelle dynamique dans la mise en œuvre de l’accord cadre, notamment à travers un dialogue entre les pays de la région afin de contribuer à une solution durable a la crise.

Didier Reynders souligne que Mme Robinson pourra compter sur le soutien de la Belgique dans la réalisation de son mandat.

Par ailleurs, le ministre a appris la nouvelle de la reddition de Bosco Ntaganda a l’Ambassade américaine a Kigali. Il espère qu’un accord pourra rapidement être trouvé pour son transfèrement vers la Cour pénale internationale, afin de donner un signal clair de la fin de l’impunité, en particulier en matière de crimes graves.

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Déclaration à l’issue d’une visite des services du FMI en République du Congo

BRAZZAVILLE, Congo, 18 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Mbuyamu Matungulu, Chef de mission pour la République du Congo, a séjourné à Brazzaville du 9 au 16 mars 2013 afin de passer en revue l’évolution macroéconomique récente et les perspectives à court terme et de s’accorder avec les autorités sur le programme des consultations de 2013 au titre de l’article IV avec le Congo, prévues à Brazzaville du 30 avril au 14 mai 2013. La mission s’est entretenue avec Son Excellence M. Léon Raphaël Mokoko, Ministre délégué chargé du plan, M. Cédric Ebauh Ondaye, Directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), d’autres hauts responsables de l’État et des représentants des partenaires au développement du Congo.

Au terme de la mission, M. Matungulu a fait la déclaration suivante à Brazzaville :

« L’équipe des services du FMI a amorcé la collecte de données et les entretiens visant à préparer les prochaines consultations au titre de l’article IV. Une évaluation préliminaire donne à penser que la République du Congo a continué à réaliser des progrès globalement satisfaisants en matière de stabilité macroéconomique. La production dans les champs pétroliers arrivant à maturité a baissé en 2012, mais la croissance hors pétrole s’est accélérée, dopée par une activité vigoureuse, notamment dans les secteurs des services non échangeables, du commerce, et du bâtiment et des travaux publics.

En 2012, l’évolution macroéconomique a été dominée par les mesures budgétaires d’urgence prises par les autorités pour faire face aux conséquences de l’explosion d’un dépôt de munitions en mars. Selon les estimations, la croissance économique a atteint 3,8 %, l’inflation culminant à 7,5 % à cause d’une réaction limitée de l’offre globale à une hausse des dépenses publiques financées sur ressources intérieures équivalant à 16 ½ points de pourcentage du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole par rapport à 2011, principalement à l’appui des premiers efforts déployés pour remédier aux dégâts causés par l’explosion. L’augmentation rapide des dépenses a fait grimper le déficit budgétaire primaire de base hors pétrole à 64,3 % du PIB hors pétrole (46,3 % du PIB hors pétrole en 2011). Les perspectives pour 2013 et à moyen terme semblent globalement favorables. Selon les projections, la croissance devrait remonter à 6,4 % cette année et l’inflation en fin d’année devrait se replier à 4 % environ. Malgré la hausse des investissements, les positions budgétaire et extérieure resteront confortables et une règle d’ancrage budgétaire adoptée à partir de l’exercice 2013 permettra d’atténuer les effets macrobudgétaires négatifs de la volatilité des recettes pétrolières et d’assurer la viabilité des finances publiques.

La mission se réjouit de l’accession de la République du Congo au statut de pays conforme à l’Initiative pour la transparence des industries extractives, survenue en février. L’équipe des services du FMI a vivement recommandé au gouvernement de faire adopter rapidement par le parlement la loi requise sur la transparence et la responsabilisation budgétaires.

Les autorités ont réaffirmé leur détermination à poursuivre le renforcement de la gouvernance économique, à améliorer le climat des affaires, à rehausser la qualité des dépenses sociales et à engager l’économie sur une trajectoire de croissance soutenue et inclusive; autant d’actions qui sont essentielles pour réaliser des progrès encore plus substantiels en matière d’emploi et de réduction de la pauvreté. À cet égard, il a été convenu que les consultations de 2013 au titre de l’article IV permettent d’analyser le cadre de politique budgétaire à moyen terme des autorités, d’évaluer la vulnérabilité du Congo aux chocs mondiaux, d’examiner la compétitivité extérieure du pays, et de passer en revue les mesures de diversification économique et de croissance inclusive envisagées par les autorités. Dans ce dernier domaine, la priorité sera accordée aux réformes structurelles axées sur l’amélioration de la gouvernance économique et du climat des affaires et au renforcement du secteur financier.

Le FMI entend poursuivre sa coopération étroite avec le Congo.

La mission tient à remercier les autorités de leur hospitalité. »

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FAMILLE FRANCAISE ENLEVEE AU NORD DU CAMEROUN

PARIS, France, 18 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Un enregistrement d’un membre de la famille française enlevée au nord du Cameroun le 19 février a été diffusé. Nous procédons aux vérifications nécessaires.

Comme le ministre l’a déjà indiqué à la famille de nos compatriotes, tous les services de l’Etat sont mobilisés pour obtenir leur libération et leur retour sains et saufs en France le plus vite possible.

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BESOIN URGENT D’AIDE POUR LES DÉPLACÉS MALIENS

ROME, Italie, 18 mars 2013/African Press Organization (APO)/ -6 Le peuple du Mali continue à subir les conséquences des déplacements massifs de populations et a urgemment besoin de nourriture et d’autre assistance humanitaire, a déclaré Mme Ertharin Cousin, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) suite à une visite de cinq jours au Mali et au Burkina Faso (du 13 au 17 mars) pour rencontrer les personnes affectées par le conflit au Mali ainsi que le cycle de sécheresse et de mauvaises récoltes.

«Les populations souffrent toujours ; la crise n’est pas encore finie. Il existe des problèmes de sécurité dans de nombreuses communautés au nord et les personnes ne peuvent pas retourner chez elles. Nous devons continuer à apporter un soutien pour que les enfants puissent continuer à recevoir une assistance alimentaire,» a indiqué Mme Cousin, après avoir rencontré hier les déplacés a Mopti, une ville au centre du Mali considérée comme la porte d’entrée vers le nord du pays. D’ici, le PAM achemine des vivres par transport routier et fluvial vers Tombouctou situé en amont de Mopti.

Certaines zones au Mali sont récemment devenues plus accessibles et le PAM a commencé à transporter des vivres vers le nord du pays qui a été coupé de presque toute assistance humanitaire depuis la recrudescence du conflit, il y a un an. Néanmoins, la situation reste volatile et beaucoup de zones sont toujours inaccessibles.

Selon les Nations Unies, plus de 270 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du Mali alors que plus de 170 000 réfugiés ont fui vers les pays voisins notamment le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger. Le PAM et ses partenaires fournissent une assistance alimentaire dans tous ces quatre pays.

Mme Cousin a souligné que la communauté internationale devrait intensifier ses efforts pour venir en aide aux maliens déplacés et vulnérables tout en ajoutant qu’il faudrait également assurer un soutien continu aux communautés affectées par la crise provoquée par la sécheresse qui a frappé la région du Sahel en Afrique l’année dernière- la troisième en sept ans.

«Le Sahel se trouve confronté à un double menace : l’instabilité provoquée par un conflit qui a poussé des réfugiés à traverser ses frontières et la faim chronique provoquée par des cycles récurrents de sécheresses et de mauvaises récoltes. L’année dernière, la communauté internationale a permis d’éviter une crise au Sahel mais il nous reste encore beaucoup à faire», a déclaré Mme Cousin.

Au Burkina Faso, Mme Cousin s’est rendue dans un camp de réfugiés à Mentao. Le Burkina Faso accueille plus de 47 000 réfugiés maliens dont plus de 5 000 sont arrivés depuis le début de l’année. Au Niger, le PAM fournit une assistance alimentaire à environ 50 000 réfugiés alors qu’en Mauritanie, environ 74 000 réfugiés reçoivent une aide du PAM.

Au Burkina Faso, Mme Cousin a également visité un centre local de nutrition, un programme de repas scolaires et un projet de conservation des sols, soutenus par le PAM, ses bailleurs et ses partenaires. Elle a remarqué que ces activités ont permis de limiter l’impact de la sécheresse de l’année dernière et permettront aux communautés de mieux résister et faire face aux futurs chocs.

«Il ne s’agit pas de se demander ‘si’ il y aura une nouvelle sécheresse mais plutôt quand est-ce qu’elle aura lieu. Si nous continuons sur le chemin que nous avons entamé l’année dernière, nous pouvons bâtir la résilience au Sahel,» a indiqué Mme Cousin en faisant référence aux programmes destinés à aider les agriculteurs à améliorer et vendre leurs récoltes et aux projets qui visent à créer des biens communautaires comme les systèmes d’irrigation et les initiatives pour dynamiser l’économie locale.

Cette année, le PAM prévoit d’atteindre plus d’un million de personnes au Mali et un million de personnes au Burkina Faso à travers de divers programmes notamment une assistance auprès des personnes déplacées et des programmes de repas scolaires, de vivres contre formation, de bons d’achat alimentaire et de transferts monétaires qui permettent aux populations d’acheter des vivres produit localement et de nutrition pour les mères et les jeunes enfants.

En 2013, le PAM prévoit de venir en aide à 5,5 millions de personnes dans les huit pays affectés par le conflit au Mali et la sécheresse de l’année dernière- le Burkina Faso, le Cameroun, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad. Le budget total de ces opérations s’élève à 611 millions de dollars.

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Réunion ministérielle sur le renforcement de la coopération en matière de sécurité et l’opérationnalisation de l’architecture africaine de paix et de sécurité

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 18 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Réunion ministérielle sur le renforcement de la coopération en matière de sécurité et l’opérationnalisation de l’architecture africaine de paix et de sécurité dans la région Sahélo-Saharienne

I. INTRODUCTION

1. Dans le cadre du suivi du communiqué de la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS), tenue le 25 janvier 2013, au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, et des conclusions de la réunion du Groupe de soutien et de suivi, tenue à Bruxelles, le 5 février 2013, une réunion consultative sur la coopération sécuritaire et l’opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) dans la région sahélo-saharienne s’est tenue à Nouakchott, en République islamique de Mauritanie, le 17 mars 2013.

2. Ont pris part à la réunion les Ministres et autres représentants des pays suivants de la région : Algérie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Libye, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal et Tchad. Les organisations et structures ci-après ont aussi participé à la réunion : le Centre africain d’Étude et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT), le Comité d’État-major opérationnel conjoint (CEMOC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Comité des Services de Renseignements et de Sécurité africains (CISSA), les Nations unies, l’Unité de Fusion et de Liaison (UFL) et l’Union européenne (UE). En outre, la Chine, les États-Unis d’Amérique, la France, la Grande Bretagne et la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, ont pris part à la réunion en qualité d’observateurs.

II. OBJECTIFS

3. La réunion avait pour objectif:

a) de faciliter l’approfondissement de la coopération sécuritaire entre les pays concernés, à travers la coordination et le renforcement de l’efficacité des mesures de surveillance des frontières, ainsi qu’à travers l’échange de renseignements. Il s’agit, ce faisant, de combattre plus efficacement les réseaux criminels et terroristes opérant au nord du Mali et d’aider la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) à mieux s’acquitter de son mandat ; et

b) d’engager un processus de consultations sur les modalités de l’opérationnalisation de l’APSA dans la région sahélo-saharienne, particulièrement au regard du fait que les structures existantes de l’APSA ne recoupent pas toujours exactement les mêmes limites géographiques que la région.

III. RÉSULTATS

4. La réunion a permis de dégager des conclusions portant aussi bien sur la situation d’ensemble au Mali que sur des aspects spécifiques :

a) Sur la situation d’ensemble au Mali

5. Les participants se sont félicités de l’évolution positive de la situation au Mali, notamment de la libération des principales agglomérations du nord du pays à la suite du lancement, le 11 janvier 2013, de l’opération conjointe franco-malienne, avec l’appui des forces de la CEDEAO et du Tchad. Ils se sont également félicités des progrès importants accomplis dans le déploiement de la MISMA, et ont appelé les pays qui ont fait des annonces de contribution de troupes à les honorer. Ils se sont, en outre, déclarés satisfaits de la conduite des opérations de sécurisation et de stabilisation du nord Mali, ainsi que de la contribution des pays voisins, notamment à travers les mesures renforcées de surveillance de leurs frontières avec le Mali. Les participants ont noté avec satisfaction l’adoption de la Feuille de route pour la transition, dont la mise en œuvre doit s’achever avec la tenue d’élections présidentielles et législatives, en juillet 2013. Les participants ont également pris note de la mise en place par le Gouvernement du Mali de la Commission dialogue et réconciliation. Les participants ont appelé les autorités maliennes de transition à mettre en œuvre, avec diligence, la Feuille de route. Ils ont également attiré l’attention sur le danger que constitue la prolifération de milices dans certaines parties du Mali.

6. Les participants ont reconnu que la région sahélo-saharienne reste toujours confrontée à de sérieux défis sécuritaires, liés notamment au terrorisme, à la criminalité transfrontalière et à la prolifération d’armes. Ils ont affirmé leur détermination à déployer des efforts renouvelés pour faire face à ces défis.

b) Aspects spécifiques

i) Renforcement de la coopération sécuritaire

7. Les participants sont convenus de la nécessité de ne ménager aucun effort pour consolider les avancées enregistrées sur le plan sécuritaire, faciliter la mise en œuvre du mandat de la MISMA et renforcer la sécurité et la stabilité régionales. Ils ont, à cet égard, souligné l’impératif que revêt le renforcement de la coopération entre les pays voisins du Mali, et se sont engagés à prendre, en toute diligence, toutes les mesures requises à cet effet.

8. De façon plus spécifique, les participants sont convenus, tout particulièrement, des mesures ci-après à mettre en œuvre dans les court, moyen et long termes:

(i) le renforcement de la sécurité aux frontières à travers des mesures spécifiques appropriées pour prévenir et empêcher les mouvements des groupes terroristes et criminels. Les pays concernés notifieront à la Commission de l’UA, dans un délai de deux semaines, à compter de la date de la présente réunion, les mesures par eux prises et les modalités de leur mise en œuvre ;

(ii) le renforcement de l’échange de renseignements, tant à travers l’UFL que d’autres structures. À cet égard, le Centre africain d’Étude et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT) organisera des réunions régulières de ses Points focaux au sein des pays et organisations concernés. La première réunion de ce genre se tiendra à Bamako, dans un délai d’un mois, à compter de la date de cette réunion ;

(iii) la mise en place par le CAERT d’une infrastructure de communication adéquate pour faciliter des échanges sécurisés entre toutes les parties prenantes concernées ;

(iv) le renforcement des capacités nationales, notamment à travers l’échange d’expériences, la formation et l’équipement, en s’appuyant sur les initiatives de développement des capacités présentement entreprises par les agences des Nations unies, les partenaires bilatéraux et les mesures convenues lors de la Conférence ministérielle régionale de Tripoli sur la sécurité aux frontières, ainsi que sur le cadre qu’offrent le Programme frontière de l’UA (PFUA) et d’autres initiatives connexes. À cet égard, la Commission de l’UA élaborera, en concertation avec les partenaires concernés, un programme d’activités à mettre en œuvre au cours de l’année 2013, sur la base d’une identification aussi précise que possible des besoins ;

(v) le lancement, par le CAERT, de missions d’évaluation dans les pays de l’espace sahélo-saharien pour évaluer leur capacité de lutte contre le terrorisme et identifier les domaines dans lesquels une assistance est requise, et le suivi effectif des recommandations des missions déjà entreprises dans des pays de la région ; et

(vi) l’accélération par le Mali des efforts de réforme de son secteur de la sécurité et de la défense, pour lui permettre d’assumer pleinement les responsabilités qui sont les siennes dans la promotion de la sécurité et de la stabilité régionales.

ii) Transformation de la MISMA en une opération des Nations unies

9. Les participants ont pris note des efforts en cours en vue de la transformation de la MISMA en une opération des Nations unies. Ils ont, à cet égard, souligné la pertinence des observations faites à cet égard par le CPS de l’UA, lors de sa réunion du 7 mars 2013. En particulier, ils ont souligné l’impératif pour l’opération envisagée des Nations unies d’être dotée d’un mandat robuste, sous Chapitre VII de la Charte des Nations unies, pour apporter un appui au Gouvernement malien dans la préservation de l’unité du pays et le renforcement de son autorité sur l’ensemble de son territoire, y compris la lutte contre les réseaux terroristes et criminels, ainsi que dans la protection des populations civiles, et de s’inscrire dans une dynamique de renforcement de la coopération régionale en matière de sécurité et d’appui aux initiatives des pays de la région. Ils ont demandé à la Commission de suivre de près ce processus et de s’assurer que les préoccupations exprimées par le CPS sont adéquatement prises en compte.

iii) Opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité dans la région sahélo-saharienne

10. Les participants ont également discuté de l’opérationnalisation de l’APSA dans la région sahélo-saharienne. Le processus d’opérationnalisation doit prendre en compte l’inadéquation de la couverture géographique des différentes structures existantes.

11. Les participants ont souligné la nécessité d’une meilleure synergie entre les différentes composantes de la Force africaine en attente (FAA) couvrant la région (Nord, Ouest et Centre) et ayant atteint leur état de disponibilité opérationnelle, afin de relever les défis sécuritaires que connaît la région sahélo-saharienne. L’effort à entreprendre doit viser à assurer une coopération plus étroite dans le domaine des renseignements, de la formation et des équipements, ainsi qu’un renforcement de la capacité opérationnelle à pouvoir faire face aux défis à relever sur le terrain.

12. Dans ce cadre, les participants ont convenu de ce qui suit:

(i) communication par les pays et organisations concernés de leurs vues et propositions sur les modalités d’opérationnalisation et de renforcement de l’APSA dans la région sahélo-saharienne, sur la base d’un questionnaire élaboré par la Commission de l’UA ;

(ii) préparation, par la Commission de l’UA, à la lumière des réponses au questionnaire et de sa propre évaluation de la situation, d’un rapport sur les modalités d’opérationnalisation de l’APSA dans la région, prenant en compte les efforts en cours, les résultats enregistrés et les défis qui restent à relever ; et

(iii) organisation par la Commission d’une réunion des pays concernés pour examiner le rapport mentionné plus haut et convenir de la voie à suivre.

13. Les participants ont pris note de la situation humanitaire préoccupante dans la région aggravée par la crise au Mali, et ont encouragé les États concernés à prendre les mesures nécessaires pour le respect des normes d’établissement des camps de réfugiés et des personnes déplacées, et à assurer la sécurité de ces sites, en coordination avec les organisations humanitaires.

IV. SUIVI

14. Les participants sont convenus de se réunir régulièrement à différents niveaux, pour approfondir leur coopération. Comme indiqué plus haut, les points focaux du CAERT et d’autres représentants désignés se réuniront au moins une fois tous les deux mois pour échanger sur l’évolution de la situation sécuritaire dans la région sahélo-saharienne et assurer le suivi requis. Les Ministres compétents se réuniront au moins une fois tous les six mois.

V. REMERCIEMENTS

15. Les participants ont remercié le Gouvernement mauritanien pour toutes les dispositions prises en vue du bon déroulement de cette réunion. En particulier, ils ont marqué leur profonde gratitude au Président Mohamed Ould Abdelaziz, pour son engagement personnel et son soutien à cette initiative.

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Djibouti / élections législatives : Au moins 6 morts et 80% des sièges pour le régime

PARIS, France, 18 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La FIDH et la LDDH demeurent préoccupées par la situation des droits de l’Homme dans le pays qui reste des plus alarmantes, avec un bilan qui s’élève à au moins à 6 personnes tuées dans les manifestations depuis le 22 février 2013 et des arrestations arbitraires et massives de leaders et militants de l’opposition qui se poursuivent. Nos organisations appellent la communauté internationale à s’investir dans un règlement politique de la crise à Djibouti.

Le mercredi 13 mars 2013, le Conseil constitutionnel a confirmé les résultats provisoires des élections législatives du 22 février 2013 annoncés plus tôt, à savoir une victoire écrasante de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP – coalition des partis au pouvoir) avec plus de 80% des sièges du Parlement, l’UMP remportant 55 sièges contre 10 pour l’opposition.

L’opposition djiboutienne rassemblée au sein de l’Union pour le salut national (USN) a d’ores et déjà rejeté les résultats publiés et exprimé son intention de former un recours. Contrairement à certaines déclarations faites au lendemain des élections, il ressort d’informations recueillies par nos organisations, que ces élections ont été entachées de nombreux manquements et irrégularités, particulièrement dans certains bureaux de vote à Obock, Dikill, Tadjourah et Ali-Sabieh.

« Il est regrettable que les élections législatives du 22 février n’aient pas rempli toutes les exigences de transparence et de crédibilité alors même que pour la première fois depuis près de dix ans, les partis politiques de l’opposition avaient décidé de prendre part aux élections, laissant espérer un véritable pluralisme démocratique », a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Depuis les élections du 22 février 2013 c’est un climat politique tendu qui prévaut à Djibouti. Les élections du 22 février 2013 se sont tenues sur fond de fortes contestations populaires à l’encontre du régime d’Ismail Omar Guelleh. Les manifestations et meetings de l’opposition se sont multipliés, tout comme la répression des forces de l’ordre, faisant preuve d’un usage disproportionné de la force.

Nos organisations ont pu recueillir des informations fiables concernant au moins 6 personnes tuées par balles les 25 et 26 février 2013 par les forces de l’ordre. Il s’agit de 5 militants de l’opposition et d’un lycéen. Plusieurs autres cas de personne décédées au cours des manifestations des 25 et 26 février 2013 ont été signalés, sans que ces nouveaux cas puissent être vérifiés à ce stade en raison des risques et pressions qui pèsent sur les familles de militants de l’opposition tués ou blessés, la population préférant taire ces violations, craignant une répression encore plus forte. Les défenseurs des droits de l’Homme ne sont pas épargnés non plus et subissent harcèlements et menaces.

Depuis les manifestations du 25 février 2013, un grand nombre de militants et sympathisants politiques sont toujours détenus à la prison centrale de Gabode. D’après les informations recueillies, 90 personnes y seraient à ce jour incarcérées. Les jugements de certains détenus, accusés entre autres de « participation à une manifestation illégale, incitation à la violence, trouble à l’ordre public » ou encore « participation à un mouvement insurrectionnel », ont commencé et les peines prononcées s’avèrent particulièrement lourdes : jusqu’à 18 mois de prison ferme assortis de perte des droits civiques pour plusieurs années.

Ainsi, M. Daher Ahmed Farah, Président du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD) et porte-parole de l’USN a lui aussi aussi été placé en détention. Poursuivi notamment pour « trouble à l’ordre public et participation à un mouvement insurrectionnel », le Procureur de la République a requis contre lui 1 an de prison ferme le mercredi 13 mars. Le verdict est attendu dans les prochains jours.

En outre, les conditions de détention de toutes ces personnes restent préoccupantes. Des cas de mauvais traitement et de torture sont dénoncés, les prévenus n’ont qu’un accès limité voire dans certains cas inexistant à leurs avocats ; et leurs familles ne bénéficient pas de droit de visite. Ainsi, le 8 mars, certains parents de détenus ont tenté de braver cette interdiction et se sont rendus à la prison de Gabode pour tenter de voir leurs proches détenus. La police est arrivée, les a empêchés d’entrer, et les a emmenés sans ménagement dans des camions au centre de rétention administrative de Nagad, où ils ont été placés en détention 72 heures avant d’être relâchés. Parmi eux, il y avait de nombreuses femmes et enfants.

« Cette répression à l’encontre de la population civile et de l’opposition politique doit immédiatement cesser », a déclaré la LDDH. « Nos organisations n’ont eu de cesse de condamner la réaction violente et disproportionnée des forces de l’ordre et demandent à nouveau que toute la lumière soit faite par une enquête impartiale et indépendante sur les graves violations des droits de l’Homme qui ont lieu », a-t-elle ajouté.

La FIDH et la LDDH appellent les autorités djiboutiennes à strictement garantir le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, conformément à leurs engagements régionaux et internationaux. Nos organisations exhortent les autorités politiques à tout mettre en œuvre pour assurer un exercice indépendant, impartial et équitable de la justice, et réitèrent leur demande en faveur de l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire pour faire la lumière sur les agissements des forces de l’ordre et sanctionner les auteurs de violations des droits humains.

Enfin, la FIDH et la LDDH appellent la communauté internationale, notamment les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la conférence islamique à condamner les violations des droits de l’Homme commises par les autorités djiboutiennes et à contribuer à une solution politique à la crise actuelle.

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