L’Union Africaine appelle à une action unifiée et décisive pour faire face à la remise en cause de l’ordre constitutionnel en République Centrafricaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, est profondément préoccupée par l’évolution négative de la situation en République centrafricaine (RCA) et ses conséquences dommageables pour ce pays, la région et le reste du continent. Elle réitère la ferme condamnation par l’UA de la reprise injustifiée des hostilités par le groupe armé Seleka, qui a abouti à l’entrée en force de ses éléments armés dans la capitale, Bangui, en violation flagrante des Accords de Libreville du 11 janvier 2013, conclus sous les auspices de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et soutenus par l’UA et le reste de la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies. La décision des dirigeants de la rébellion armée Seleka de recourir à nouveau à la force constitue un sérieux défi à l’autorité individuelle et collective des chefs d’État de la région, qui se sont activement investis dans la recherche d’une solution politique, aggrave l’insécurité, ainsi qu’en témoignent les pillages en cours et autres actes de violence affectant la population civile, et éloigne encore davantage les perspectives de retour à la paix en RCA et de promotion d’une véritable gouvernance démocratique.

La Présidente de la Commission souligne que cette prise du pouvoir par la force constitue une violation caractérisée de l’Acte constitutif de l’UA, de la Déclaration de Lomé sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement et de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, ainsi que des décisions de l’UA sur le rejet absolu du recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. La Présidente de la Commission appelle instamment à une action collective africaine unifiée et décisive pour faire face à cette grave remise en cause de l’ordre constitutionnel de la RCA, qui constitue également une atteinte aux acquis des processus de démocratisation à travers le continent africain. Cette action africaine doit tendre à l’application scrupuleuse de toutes les dispositions des Accords de Libreville, qui demeurent valides en toutes circonstances. Dans ce contexte, elle rappelle que les instruments pertinents de l’UA prévoient notamment, dans les cas de changement anticonstitutionnel de Gouvernement, la suspension de la participation du pays concerné aux activités de l’UA, l’isolement total des auteurs du changement anticonstitutionnel et l’adoption de sanctions à leur encontre, en vue de parvenir à la restauration intégrale de la légalité.

La Présidente de la Commission se félicite de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de se réunir dans la matinée du lundi 25 mars 2013 pour examiner la situation et prendre les mesures qui s’imposent, conformément aux textes pertinents de l’Union qui confèrent à cette dernière la responsabilité principale pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique dans le contexte de l’Architecture africaine de paix et de sécurité. Elle exhorte les partenaires internationaux de l’UA, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies, à faire preuve de la fermeté requise et à prendre des mesures appropriées pour marquer leur détermination à rejeter le fait accompli et à tenir ses auteurs responsables de leurs actes, y compris les pillages, ainsi que les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire provoqués par l’entrée de la rébellion armée à Bangui.

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Communiqué de presse l’Union Africaine appelle à une action unifiée et décisive pour faire face à la remise en cause de l’ordre constitutionnel en république Centrafricaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, est profondément préoccupée par l’évolution négative de la situation en République centrafricaine (RCA) et ses conséquences dommageables pour ce pays, la région et le reste du continent. Elle réitère la ferme condamnation par l’UA de la reprise injustifiée des hostilités par le groupe armé Seleka, qui a abouti à l’entrée en force de ses éléments armés dans la capitale, Bangui, en violation flagrante des Accords de Libreville du 11 janvier 2013, conclus sous les auspices de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et soutenus par l’UA et le reste de la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies. La décision des dirigeants de la rébellion armée Seleka de recourir à nouveau à la force constitue un sérieux défi à l’autorité individuelle et collective des chefs d’État de la région, qui se sont activement investis dans la recherche d’une solution politique, aggrave l’insécurité, ainsi qu’en témoignent les pillages en cours et autres actes de violence affectant la population civile, et éloigne encore davantage les perspectives de retour à la paix en RCA et de promotion d’une véritable gouvernance démocratique.

La Présidente de la Commission souligne que cette prise du pouvoir par la force constitue une violation caractérisée de l’Acte constitutif de l’UA, de la Déclaration de Lomé sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement et de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, ainsi que des décisions de l’UA sur le rejet absolu du recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. La Présidente de la Commission appelle instamment à une action collective africaine unifiée et décisive pour faire face à cette grave remise en cause de l’ordre constitutionnel de la RCA, qui constitue également une atteinte aux acquis des processus de démocratisation à travers le continent africain. Cette action africaine doit tendre à l’application scrupuleuse de toutes les dispositions des Accords de Libreville, qui demeurent valides en toutes circonstances. Dans ce contexte, elle rappelle que les instruments pertinents de l’UA prévoient notamment, dans les cas de changement anticonstitutionnel de Gouvernement, la suspension de la participation du pays concerné aux activités de l’UA, l’isolement total des auteurs du changement anticonstitutionnel et l’adoption de sanctions à leur encontre, en vue de parvenir à la restauration intégrale de la légalité.

La Présidente de la Commission se félicite de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de se réunir dans la matinée du lundi 25 mars 2013 pour examiner la situation et prendre les mesures qui s’imposent, conformément aux textes pertinents de l’Union qui confèrent à cette dernière la responsabilité principale pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique dans le contexte de l’Architecture africaine de paix et de sécurité. Elle exhorte les partenaires internationaux de l’UA, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies, à faire preuve de la fermeté requise et à prendre des mesures appropriées pour marquer leur détermination à rejeter le fait accompli et à tenir ses auteurs responsables de leurs actes, y compris les pillages, ainsi que les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire provoqués par l’entrée de la rébellion armée à Bangui.

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Communique attribuable au Porte-parole du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine

NEW YORK, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général condamne la prise de pouvoir anticonstitutionelle intervenue en République centrafricaine le 24 mars 2013 et appelle au rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel. Il réitère que les accords de Libreville, négociés sous les auspices des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), restent le cadre le plus viable pour assurer une paix durable et la stabilité dans le pays.

Le Secrétaire général est profondément préoccupé par les rapports faisant état de sérieuses violations des droits de l’homme. Il rappelle à tous ceux qui sont responsables de telles violations qu’ils devront répondre de leurs actes.

Le Secrétaire général appelle au calme et au respect de l’état de droit en République centrafricaine. Il est préoccupé par la situation humanitaire désastreuse qui prévaut dans le pays et les rapports faisant état de pillages, y compris contre les biens des Nations Unies en cours dans la capitale, Bangui. Les Nations Unies prennent toutes les précautions pour protéger son personnel et rappellent aux autorités leurs obligations d’assurer la sécurité de tout le personnel des Nations Unies et de ses locaux.

Par le biais de la Représentante spéciale du Secrétaire général en République centrafricaine, les Nations Unies continueront à travailler étroitement avec leurs partenaires, y compris la CEEAC et l’Union africaine, par l’intermédiaire d’efforts conjoints pour aider à résoudre la situation de crise en République centrafricaine.

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Le secrétaire général se félicite du transfert de Bsco Ntaganda à la CPI

NEW YORK, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, aujourd’hui, que Bosco Ntaganda, qui doit répondre des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui sont portées à son encontre pour les atrocités commises dans la région de l’Ituri, lui a été remis.

Le Secrétaire général se félicite de ce développement et se dit fermement convaincu qu’il fera avancer la cause de la paix en République démocratique du Congo (RDC) ainsi que la lutte contre l’impunité dans la région.

Le Secrétaire général félicite les Gouvernements des États-Unis, du Rwanda et de la République démocratique du Congo pour les mesures qu’ils ont prises afin d’assister la Cour pénale internationale à assurer le transfert rapide de M. Ntaganda à La Haye.

Le Secrétaire général affirme que, conformément à l’Accord sur les relations entre les deux institutions, les Nations Unies coopéreront avec la Cour pénale internationale en vue de s’assurer que M. Ntaganda bénéficie d’un procès juste, équitable et rapide.

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URGENCE RCA / La population centrafricaine, déjà exsangue, est victime d’une nouvelle crise / L’accès humanitaire est essentiel

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La reprise des combats en République Centrafricaine, suivie de la prise de Bangui ce dimanche, ont à nouveau plongé le pays dans la peur et le chaos. Elles font craindre la détérioration des conditions de vie déjà très précaires d’une population fragilisée par des années de conflits. Elle rend plus que jamais nécessaire une aide humanitaire d’urgence. Dans le contexte actuel Action contre la Faim rappelle qu’il impératif de respecter la neutralité et la sécurité des travailleurs humanitaires pour leur permettre de secourir les victimes.

C’est une triste rengaine. Trois mois après les combats qui avaient plongé Bangui dans le chaos fin décembre, la capitale centrafricaine est à nouveau en proie aux affrontements, au chaos et aux pillages. Cette crise et le climat d’insécurité ambiant est de nature à paralyser les structures de santé publique. Dans la capitale-même, un tiers1 des habitants vit dans la pauvreté et le nombre d’enfants souffrant de malnutrition est important : en 2012, plus de 5700 ont pris en charge en traitement ambulatoire ou hospitalier dans le cadre des programmes appuyés par ACF.

UN PAYS EXSANGUE

Au plan national, cette nouvelle crise risque d’affaiblir davantage encore une population centrafricaine dont plus de 60% vit en dessous du seuil de pauvreté et dont l’espérance de vie qui ne dépasse pas 50 ans.

L’instabilité socio politique a contribué à dégrader ces dernières années à affaiblir considérablement les moyens de subsistance des Centrafricains et leur capacité à faire face aux chocs. La violence et l’insécurité provoquent régulièrement dans les zones concernées des déplacements de populations, l’arrêt des activités de production agricole et des circuits commerciaux, comme observé en janvier dernier par l’équipe d’urgence d’Action Contre la Faim. Dans le district du Kémo, suite aux combats de début 2013, une baisse de la fréquentation des centres de santé avait été constatée, ainsi qu’un déficit alimentaire moyen sur tous les types de denrées alimentaires de 25%.

En temps normal, plus de 30 %2des ménages centrafricains n’arrivent pas à couvrir de façon adéquate leurs besoins alimentaires.

Dans ce contexte, plus que jamais, Action contre la Faim rappelle qu’une action humanitaire massive et indépendante est essentielle pour la population centrafricaine. L’organisation rappelle également qu’il est essentiel que toutes les parties du conflit permettent aux infrastructures de santé et aux actions humanitaires de continuer à fonctionner et protègent l’accès des habitants aux soins.

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République centrafricaine : appel au respect de la population civile

GENEVE, Suisse, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que les hostilités se sont intensifiées depuis hier à Bangui, en République centrafricaine, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance un appel au respect de la population civile, des personnes ne participant pas ou plus aux combats, des blessés, des structures médicales et du personnel de la Croix-Rouge.

« Nous avons constaté des scènes de pillage et demandons à toutes les parties au conflit de respecter les biens de la population », déclare Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine.

Beaucoup de blessés affluent depuis hier dans les hôpitaux et les différents centres médicaux de la capitale. « Les structures médicales n’arrivent pas à faire face à cet afflux. Les fréquentes coupures d’électricité entravent le fonctionnement des installations médicales et peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les personnes qui ont besoin de soins », indique Georgios Georgantas. Le CICR lance un appel pour que le personnel médical et les secouristes puissent avoir accès aux blessés et mener leur travail sans être inquiétés.

« Face à cette situation, nous rappelons à toutes les parties au conflit qu’elles doivent faire la distinction entre objectifs militaires et biens de caractère civil », insiste M. Georgantas.

Des secouristes de la Croix-Rouge centrafricaine ont pu effectuer quelques évacuations de blessés. Néanmoins, à cause de l’insécurité qui prévaut actuellement, les équipes du CICR ne peuvent pas être déployées dans la ville. Le CICR espère pouvoir évaluer dès que possible les besoins humanitaires en partenariat avec la Croix-Rouge centrafricaine.

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Situation en Centrafrique

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République a suivi avec une grande attention l’évolution de la situation en République Centrafricaine. Il est particulièrement attaché à la sécurité de nos ressortissants. Il a décidé de renforcer notre présence militaire à Bangui afin d’assurer, si nécessaire, la protection des Français qui y résident.

Le président de la République a pris acte du départ du Président François BOZIZE. Il appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement issu de l’accord de Libreville conclu le 11 janvier dernier. Il appelle les groupes armés à respecter les populations civiles.

Le Président s’est entretenu avec le Secrétaire général des Nations Unies, BAN Ki-moon et son homologue tchadien, Idriss DEBY, Président en exercice de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale, de l’évolution de la situation en RCA.

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SITUATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE / DECLARATION DE M. LAURENT FABIUS MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que se confirme le départ de Bangui du président Bozizé, j’appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue.

Nous renouvelons à nos compatriotes, avec lesquels notre ambassade est en contact permanent, nos consignes de prudence. Nous leur demandons de rester chez eux. Notre dispositif sur place a été renforcé afin d’assurer leur sécurité.

Ces mesures seront adaptées en fonction de l’évolution de la situation sur place que le ministère des Affaires étrangères, à travers notamment son Centre de crise, suit au plus

près.

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