Communiqué – M. Denis SASSOU N’GUESSO

PARIS, France, 8 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République a reçu ce matin à l’Elysée M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo.

Le chef de l’Etat a remercié son homologue congolais pour le soutien politique et logistique apporté aux forces africaines et à la France dans le cadre de l’opération de libération du Nord du Mali.

En tant que médiateur de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), le président congolais a fait un point de la situation en République centrafricaine et rappelé les conclusions du sommet de N’djamena consacré à cette crise. Les deux présidents ont constaté l’illégalité d’une prise de pouvoir par la force. Ils ont souligné la nécessité de préserver l’esprit des accords de Libreville, notamment en organisant des élections dans des délais courts, conformément aux recommandations de la CEEAC. Le président de la République française a également indiqué sa volonté que l’ensemble des forces politiques centrafricaines soient associées au sein d’un gouvernement d’union nationale. Enfin, le chef de l’Etat a tenu à rappeler que la présence militaire en Centrafrique est seulement destinée à renforcer la sécurité des ressortissants français.

Concernant la situation en République Démocratique du Congo, les présidents français et congolais se sont réjouis de l’adoption de la résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, à l’initiative de la France et conformément aux engagements pris par le président de la République à Kinshasa. Cette résolution permettra un renforcement des moyens humains et matériels de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO), à travers le déploiement d’une brigade d’intervention africaine dotée d’un mandat robuste.

Au plan bilatéral, il a été convenu de poursuivre le développement des relations économiques entre la France et le Congo, dans un cadre de transparence renforcé.

Lire la suite

DIX-NEUF ANS APRÈS LE GÉNOCIDE RWANDAIS, BAN KI-MOON SOULIGNE LA RESPONSABILITÉ PARTAGÉ DE « PROTÉGER CONCRÈTEMENT LES PERSONNES EN DANGER »

NEW YORK, 8 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera, ci-après, le texte intégral du message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la commémoration du génocide au Rwanda, le 7 avril 2013:

En ce dix-neuvième anniversaire du génocide au Rwanda, nous n’oublions pas que plus de 800 000 victimes innocentes ont perdu la vie; nous rendons hommage aux survivants dont le courage face à l’adversité continue de nous inspirer, et nous saluons celles et ceux, trop rares hélas, qui ont donné de leur personne pour défendre leurs frères humains.

Le Rwanda s’est frayé un nouveau chemin dans le champ de ruines du génocide et poursuit sa route vers une société plus paisible et plus juste. J’engage le peuple et le Gouvernement rwandais à continuer de promouvoir l’esprit d’ouverture et de dialogue nécessaire pour panser les plaies et faire avancer la réconciliation et la reconstruction.

L’Organisation des Nations Unies s’emploie chaque jour à tirer les leçons de la tragédie rwandaise et à prévenir la répétition d’une telle horreur. Mon Conseiller spécial pour la prévention du génocide est constamment sur la brèche pour détecter le moindre signe de problème aux quatre coins du monde. La « responsabilité de protéger » a trouvé sa place de nouveau principe à valeur universelle. Nous renforçons nos capacités de médiation, d’établissement des faits, de diplomatie préventive et de règlement pacifique des différends. Et nous nous concentrons sur les nouvelles procédures spéciales et autres mécanismes des Nations Unies pour les droits de l’homme, qui jouent un rôle capital d’alerte rapide.

Nous avons également fait des progrès considérables sur le front de la lutte contre l’impunité. Les génocidaires et autres criminels présumés savent que, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, ils devront rendre des comptes devant le Tribunal pénal international, d’autres tribunaux internationaux et les tribunaux rwandais. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) continue de rendre la justice, en coopération avec le Rwanda et d’autres États. La justice pénale internationale témoigne de notre volonté collective d’affronter les crimes les plus abominables. Le nouvel âge de la responsabilité est bien là.

Prévenir les génocides est une responsabilité partagée. Les États doivent honorer l’obligation qui leur est faite en vertu du droit international d’empêcher les violences et de protéger leurs populations. Nous devons collectivement passer des paroles aux actes et protéger concrètement les personnes en danger. Et nous devons individuellement cultiver le courage de nous mobiliser – et la volonté d’agir. Ce n’est qu’en relevant ces défis que nous pourrons être à la hauteur de la détermination des survivants et honorer véritablement la mémoire de toutes les victimes mortes au Rwanda il y a 19 ans.

Lire la suite

Agenda hebdomadaire prévisionnel de M. Pascal CANFIN Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

PARIS, France, 8 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Agenda du lundi 8 au vendredi 12 avril 2013

Mercredi 10 avril

13h30 Entretien avec M. Demba TRAORE, Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Montreuil

14h00 Participation au séminaire « La diaspora malienne pour le développement et la paix au Mali», Montreuil

Lire la suite

Le Canada réagit aux inondations qui frappent la Namibie

OTTAWA, Canada, 8 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Canada étant un pays compatissant, il apportera une aide vitale immédiate à environ 11 000 personnes victimes des inondations qui frappent la région de la Namibie appelée Caprivi, a annoncé l’honorable Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale. Le Canada fournira, aux populations déplacées, un soutien pour l’approvisionnement en eau potable et les services d’assainissement, de même que des abris et des articles ménagers de première nécessité.

« L’aide humanitaire qu’apporte le Canada incarne de manière concrète le meilleur des valeurs canadiennes, a déclaré le ministre Fantino. Le Canada s’assure ainsi que les familles touchées par cette crise reçoivent des secours immédiats. »

Le Plan d’action économique 2013 réitère l’engagement du Canada à l’égard des travaux humanitaires, comme ce soutien à la population de la Namibie. Comme le stipule le Plan d’action, le nouveau ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement conservera le mandat de réduction de la pauvreté et de soutien humanitaire.

« L’aide humanitaire qu’apporte le Canada est déterminante pour ce qui est d’améliorer l’existence des personnes les plus démunies partout dans le monde, a ajouté le ministre Fantino. Le Canada ne laisse personne derrière et il continuera de surveiller la situation afin de s’assurer que l’on subvient aux besoins humanitaires en Namibie. »

De fortes pluies ont entraîné une hausse record du niveau des eaux du fleuve Zambèze, causant des inondations et forçant, jusqu’à maintenant, environ 2 500 familles à quitter leur foyer. Ce nombre devrait augmenter puisque les pluies continuent de tomber. Les inondations ont détruit des maisons, des infrastructures locales, notamment des cliniques, et des cultures.

Le Canada offrira au cours des quatre prochains mois du soutien à environ 11 000 personnes victimes des inondations. Il s’assurera que les besoins urgents sont satisfaits, notamment en fournissant un accès à l’eau potable et à des installations sanitaires, des matériaux pour construire des abris d’urgence, ainsi que des articles non alimentaires (comme des bidons et des trousses de cuisine), par l’entremise de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Lire la suite

Le Représentant spécial Pierre Buyoya en visite officielle à Gao Éleve le moral des troupes de la MISMA et les félicite pour leur conduite exemplaire

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 8 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Représentant spécial de la Présidente de l’Union africaine (UA) et Chef de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), l’ancien président Pierre Buyoya, a félicité les troupes de la MISMA pour leur ténacité et leur conduite exemplaire dans des conditions difficiles du champ de bataille.

Le Représentant spécial s’adressait aux troupes de la MISMA à Gao, le 5 Avril 2013, lors de sa première visite au Nord du Mali, qui a offert au Chef de Mission l’occasion de voir les conditions difficiles dans lesquelles les soldats travaillent depuis leur déploiement progressif en Janvier 2013.

Le Représentant spécial a visité les contingents Sénégalais et Nigérien. Il a également reçu un briefing du commandant de la base militaire française à Gao et a rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la région.

S’adressant aux soldats, qui étaient ravis de recevoir leur Chef de Mission, le Représentant spécial a félicité les Forces de la MISMA pour leur ténacité et conduite exemplaire. Il a réitéré que la MISMA est au Mali pour aider les Maliens à libérer leur pays des terroristes et autres réseaux criminels internationaux, ainsi que de soutenir le processus de dialogue et réconciliation intra-malienne et d’aider le Mali dans son retour à la légitimité démocratique. Il a encouragé les troupes de continuer leur bon travail et d’éviter tout comportement qui pourrait ternir l’image de la MISMA.

Lors de sa rencontre avec le gouverneur, le Représentant spécial a souligné l’importance du rôle que joue l’administration locale dans la stabilisation du Mali. Avant de retourner à Bamako, le Représentant spécial Buyoya s’est adressé aux médias:

«Je suis venu visiter les troupes de la MISMA à Gao et ses alentours et voir le travail des forces françaises. Je félicite la France pour sa contribution à libérer le Mali des terroristes et autres cartels criminels. Je suis impressionné par la résilience des troupes de la MISMA et leur collaboration avec les forces françaises et maliennes qui mènent des opérations conjointes à Gao. »

Le Représentant spécial était accompagné à Gao par le commandant adjoint de la Force, le général de brigade Yayé Garba et le conseiller spécial du Chef de Mission, le général Jean Marie Michel Mokoko.

Lire la suite

Gemalto assurera la mise en œuvre d’un système complet de gestion des visas et de contrôle aux frontières au Ghana

AMSTERDAM, Pays-Bas, 8 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Gemalto (Euronext NL0000400653) (http://www.gemalto.com), leader mondial de la sécurité numérique, a été retenu comme maitre d’œuvre par les Services d’Immigration du Ghana (GIS) pour fournir une solution clé en main, de gestion électronique des visas et des contrôles aux frontières hautement sécurisée. Cette initiative s’inscrit dans le projet ambitieux eGhana, qui bénéficie de l’appui de la Banque mondiale et qui a pour dessein d’implémenter une infrastructure IT moderne visant à favoriser le développement durable du pays dans les années à venir.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/gemalto.jpg

Avec une population de 24 millions d’habitants, la République du Ghana connait une croissance rapide des déplacements transfrontaliers. Reconnaissant le besoin de renforcer la sécurité et l’efficacité de ses procédures existantes, le service d’immigration du pays s’est tourné vers Gemalto pour mettre en place un système électronique national basé sur l’authentification biométrique.

En tant que maitre d’œuvre, Gemalto aura la responsabilité d’intégrer la solution de gestion avancée des contrôles aux frontières et des visas, incluant gestion du changement, formation durant la période transitoire et services de maintenance. La société déploiera des systèmes électroniques de contrôles aux frontières dans les principaux ports d’entrée du Ghana et livrera un système entièrement informatisé de traitement et d’émission des demandes de permis et de visas, en collaboration avec Avalon Biometrics. Le projet couvre également l’installation d’un portail de services en ligne pour les demandes de visa ainsi que des portiques électroniques à l’aéroport international de Kotoka à Accra, pour un contrôle des accès aux frontières automatisé.

Cette solution clé rationalisera les processus, renforcera la sécurité nationale et fournira au GIS des renseignements avancés sur les flux migratoires. Grâce aux données biométriques, les autorités pourront comptabiliser efficacement et avec exactitude chaque personne entrant et sortant du territoire. Le système facilitera le passage des voyageurs par des procédures de contrôle aux frontières plus rapides et efficaces.

« Pour soutenir le développement économique du Ghana, nous avons besoin d’un système d’immigration qui puisse répondre au défi d’une forte croissance des déplacements internationaux », explique le commissaire de police Dr. Peter A. Wiredu, Directeur du service d’immigration du Ghana. « Gemalto a contribué au succès de plus de 80 programmes gouvernementaux à travers le monde et dispose de toutes les compétences et de l’expertise nécessaires dans la gestion de projets de cette envergure pour mettre en place la nouvelle infrastructure informatique du pays ».

« Ce système sophistiqué de gestion des identités électroniques est fondamental pour l’ensemble du projet eGhana », commente Ari Bouzbib, directeur des Programmes Gouvernementaux chez Gemalto. « Les processus de contrôles aux frontières du pays seront désormais comparables aux pratiques internationales les plus avancées. En plus de contribuer au développement du Ghana, ce système sera un modèle de modernisation pour de nombreux pays africains ».

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Gemalto.

À propos de Gemalto

Gemalto (Euronext NL0000400653 GTO) (http://www.gemalto.com) est le leader mondial de la sécurité numérique avec un chiffre d’affaires 2012 de 2,2 milliards d’euros. Présent dans 43 pays, Gemalto emploie plus de 10 000 salariés travaillant depuis 83 bureaux et 13 centres de Recherche et Développement.

Nous nous développons au coeur du monde numérique en évolution rapide et constante. Des milliards de personnes à travers le monde revendiquent de plus en plus la liberté de communiquer, acheter, voyager, faire des transactions bancaires, se divertir et travailler – à tout moment et en tous lieux – de façon agréable et sûre. Gemalto répond à leurs demandes croissantes en matière de services mobiles personnels, paiement sécurisé, authentification des accès au « cloud », protection de l’identité et de la vie privée, services d’e-santé et d’e-gouvernement performants, billettique des transports urbains facile d’utilisation et applications M2M fiables.

Gemalto développe des logiciels embarqués et des produits sécurisés que nous concevons et personnalisons. Nos plateformes logicielles et nos services gèrent ces produits sécurisés, les données confidentielles qu’ils contiennent et les services sécurisés qu’ils rendent possibles pour les utilisateurs finaux. Nos innovations permettent à nos clients d’offrir des services numériques de confiance et faciles d’utilisation à des milliards de consommateurs.

Gemalto continue de croître avec le nombre grandissant de personnes qui utilisent ses solutions pour interagir dans le monde numérique et mobile.

Pour plus d’informations, visitez nos sites http://www.gemalto.com, http://www.justaskgemalto.com, http://blog.gemalto.com, ou suivez @GemaltoFrance (http://twitter.com/gemaltofrance) sur twitter.

Gemalto Media Contacts:

Peggy Edoire

Europe, Middle East & Africa

+33 4 42 36 45 40

peggy.edoire@gemalto.com

Nicole Smith

North America

+1 512 758 8921

nicole.smith@gemalto.com

Yvonne Lim

Asia Pacific

+65 6317 3730

yvonne.lim@gemalto.com

Ernesto Haikewitsch

Latin America

+55 11 51 05 92 20

ernesto.haikewitsch@gemalto.com

Lire la suite

Le Représentant Spécial pour la Somalie Visite les Forces de l’UA à Kismayo

MOGADISCIO, Somalie, 8 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Représentant Spécial de la Présidente de la Commission, Son Excellence l’Ambassadeur Mahamat Saleh Annadif accompagné du Commandant de la Force, le Lieutenant-Général Andrew Gutti, du Directeur du Bureau d’Appui des Nations Unies pour l’AMISOM (UNSOA), M. Amadou Camara et du Représentant des Forces de Défense Kenyanes (KDF), le Major Général Francis K. Nthenge, a visité les forces de l’AMISOM à Kismayo en Somalie.

Le Représentant Spécial a félicité les forces de l’AMISOM pour leur rôle dans la libération de

Kismaayo et remercié le peuple et le gouvernement du Kenya pour les sacrifices consentis.

L’Ambassadeur Mahamat Saleh Annadif a dit que le but principal de sa visite était d’évaluer les défis logistiques et les conditions de vie des soldats dans le secteur ainsi que l’obtention d’informations de première main sur la question du charbon. Le Représentant Spécial a indiqué que l’AMISOM est liée aux résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies et lois somaliennes interdisant l’exportation du charbon.

Le Commandant du Secteur, le General de Brigade A. M. Ngere a rassuré le Représentant

Spécial que les forces de l’AMISOM étaient entrain d’opérer sous le mandat de l’AMISOM et ne sont impliquées ni directement ni indirectement dans la question du charbon. Il a en outre rappelé que le contingent kenyan de l’AMISOM respecte et défend toutes les lois nationales et internationales.

L’Ambassadeur Mahamat Saleh Annadif et l’équipe qui l’accompagnait ont eu l’occasion de

visiter la ville et son port où ils ont apprécié le travail de l’AMISOM concernant la sécurisation de cette infrastructure clé.

Lire la suite

France / Mali / Communiqué – Familles otages

PARIS, France, 5 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République a reçu cet après-midi au Palais de l’Elysée les familles des Français enlevés au Mali.

Alors que la France poursuit son engagement pour rétablir la souveraineté du Mali sur la totalité de son territoire, le Chef de l’Etat a confirmé aux familles de nos compatriotes retenus en otages sa détermination à obtenir leur libération.

Il a exprimé à la famille de Philippe VERDON sa volonté de tout faire pour obtenir des informations fiables et crédibles sur sa situation.

Renouvelant à toutes les familles l’expression de sa solidarité, le président de la République leur a indiqué que le Gouvernement continuerait à les informer et à leur apporter tout l’accompagnement et le soutien nécessaires.

Il a enfin rappelé que nous poursuivons nos efforts avec la même ténacité pour nos autres otages au Nigéria. Tout est mis en œuvre pour qu’ils puissent retrouver leur famille et leurs proches.

Lire la suite

Soudan du Sud : des dizaines de milliers de personnes subissent toujours les effets de la violence

GENEVE, Suisse, 5 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Ces dernier mois, la violence a obligé des milliers d’habitants de zones reculées à abandonner leur foyer. Le CICR leur a récemment apporté une assistance vitale. Dans l’État du Jonglei, il a distribué du matériel de pêche à 12 000 personnes démunies parmi les communautés locales et les déplacés.

Dans certaines des régions les plus reculées de l’est et du nord du pays, notamment dans l’État du Jonglei et dans les comtés de Malakal, de Manyo et de Renk (État du Nil supérieur), ainsi qu’à Jaac, dans le Bahr el-Ghazal du Nord, la violence a forcé des communautés entières à abandonner leur foyer et leurs biens, et à renoncer aux activités qui assuraient leur survie.

« Les bouleversements que cela suppose pour les personnes déplacées et pour les communautés locales qui les accueillent sont considérables, explique Melker Mabeck, chef de la délégation du CICR au Soudan du Sud. Se procurer de l’eau potable, des vivres ou un abri sont une véritable gageure dans des endroits où les biens de première nécessité sont déjà très rares en temps normal. »

Dans l’État du Jonglei, le CICR a distribué des kits de pêche pour venir en aide à 12 000 personnes démunies parmi les communautés locales et les déplacés à Pibor et à Gumuruk, les deux principales villes du comté de Pibor. Combinée aux inondations saisonnières, la violence armée a durement éprouvé les habitants de ces régions, qui dépendent aujourd’hui dans une large mesure de la pêche pour se nourrir. « L’accès aux terres agricoles a été considérablement entravé, tandis que la flambée des prix des denrées alimentaires a empêché les gens d’acheter ce dont ils avaient besoin pour survivre », précise encore M. Mabeck.

Les équipements de pêche sont légers et facilement transportables, ce qui est un avantage lorsque les gens doivent se déplacer pour des raisons de sécurité, ce qui a récemment été le cas pour beaucoup de personnes.

À Pibor, des ingénieurs hydrauliciens du CICR ont remis en état quatre puits équipés de pompes manuelles hors d’usage. Dans cette même ville, une équipe chirurgicale du CICR s’est employée, plus de trois semaines durant, à soigner les personnes blessées lors des affrontements qui se sont produits dans les alentours.

Pénuries d’eau et de vivres dans d’autres régions

Les mauvaises récoltes, la pénurie de vivres et l’insécurité ont bouleversé l’existence de nombreuses communautés dans d’autres régions du Soudan du Sud, également. Sur la rive occidentale du Nil, au nord de Malakal, une région accessible principalement par bateau, le CICR procède actuellement à des distributions de secours en faveur de quelque 25 000 personnes. Cette assistance, dont le volume varie de famille en famille, comprend des vivres, des outils agricoles, des semences, des kits de pêche et des articles ménagers. « L’aide que nous fournissons aux agriculteurs arrive juste avant la saison des pluies, qui est aussi celle des semailles », relève Ana Gerlin Hernandez, coordonnatrice des activités d’assistance du CICR.

Ces douze derniers mois, le comté d’Aweil North (Bahr el-Ghazal du Nord) et ses environs ont été le théâtre d’épisodes sporadiques de violence armée qui ont amené des milliers de personnes à s’enfuir lors de trois vagues successives, la dernière remontant à décembre 2012. Parmi les déplacés, beaucoup ont trouvé refuge dans la ville de Jaac (comté d’Aweil North), ce qui met à rude épreuve l’approvisionnement en eau potable de la ville et génère des tensions entre les déplacés et les communautés qui les accueillent. Depuis début 2013, afin d’optimiser l’approvisionnement en eau potable à Jaac et dans les environs, le CICR a remis en état 23 systèmes de pompage manuels.

Une nouvelle présence sur le terrain à proximité de la frontière nord

Le mois dernier, le CICR a ouvert une nouvelle sous-délégation dans la ville de Bentiu – proche de la frontière nord du Soudan du Sud -, à partir de laquelle il s’emploiera à répondre aux besoins humanitaires des communautés vivant dans l’État de l’Unité, une région qui connaît une grande instabilité. Pour l’instant, le CICR répare des systèmes de pompage d’eau manuels dans le comté rural de Pariang. « Dans des régions reculées comme Pariang, une pompe manuelle hors d’usage peut obliger les habitants à faire une à deux heures de marche supplémentaires par jour pour aller chercher de l’eau », explique Marc Suchet, coordonnateur eau et habitat du CICR.

Depuis l’ouverture de la sous-délégation, le CICR a également visité des personnes détenues à la prison de Bentiu. Au Soudan du Sud, le CICR visite de nombreux lieux de détention dans le but de se rendre compte des conditions de vie des personnes privées de liberté et du traitement qui leur est réservé, ainsi que de soutenir les autorités dans leurs efforts de se conformer aux normes internationales en vigueur. Enfin, le CICR fournit une assistance matérielle aux autorités détentrices pour les aider à mettre en œuvre les recommandations qu’il leur fait de manière confidentielle.

Lire la suite