Un restaurant bondé à midi. Des clients qui sortent le téléphone avant même le café. Un commentaire laissé en deux minutes. Voilà le décor réel du commerce aujourd’hui. Google capte ces micro‑gestes et transforme chaque visite en signal public. Une étude récente du cabinet Vasano met des chiffres précis sur ce phénomène. Ils parlent d’enseignes, de réseaux physiques, et surtout de réputation.
Nous allons regarder ces chiffres ensemble. Calmement. Concrètement. Et surtout, voir ce que cela change pour celles et ceux qui pilotent un point de vente, un réseau ou une marque.
Burger King écrase le volume d’avis
Entrons directement dans le vif.
Burger King arrive en tête de l’étude Vasano. Chaque restaurant cumule plusieurs milliers d’avis Google en moyenne. L’écart avec les concurrents reste net. McDonald’s ou KFC suivent, mais plus loin derrière (Source : étude Vasano, données Google My Business).
Pourquoi ce volume ? Trois explications simples.
- Une fréquence de visite élevée. On revient souvent.
- Une clientèle jeune, mobile, habituée à commenter.
- Des campagnes marketing qui sollicitent l’interaction.
Nous parlons ici de volume. Pas de note. Burger King ne récolte pas uniquement des louanges. Mais la marque occupe l’espace. Beaucoup d’enseignes sous‑estiment cette logique. Google valorise la conversation, pas le silence.
Premier enseignement : apparaître souvent compte autant que plaire.
Le bricolage surprend par sa présence numérique
Regardons maintenant le non‑alimentaire.
Castorama affiche environ 3 993 avis par magasin. Oui. Presque 4 000. Cette moyenne place l’enseigne parmi les plus commentées de France, tous secteurs confondus (Source : Vasano, LSA Conso).
Leroy Merlin et Brico Dépôt suivent. Le volume reste solide, mais l’écart existe.
Ici, le mécanisme diffère de la restauration.
- L’achat reste moins fréquent.
- L’attente client monte très haut.
- Le conseil vendeur déclenche l’émotion.
Un robinet introuvable. Un plan de cuisine mal compris. Un conseil utile au bon moment. Ce type de situation pousse à écrire. Souvent à chaud. Souvent avec des détails.
Deuxième enseignement : plus l’expérience paraît engageante, plus l’avis arrive vite.
La grande distribution alimentaire au milieu du classement
Passons aux poids lourds du quotidien.
E.Leclerc, Carrefour, Intermarché occupent la zone médiane du classement. Le volume global reste élevé. La moyenne par magasin descend (Source : Vasano).
Deux raisons dominent.
- Un maillage territorial très dense.
- Un passage routinier, peu émotionnel.
On fait ses courses. On repart. L’expérience marque moins. La plume reste dans la poche.
E.Leclerc s’en sort mieux que prévu. Certaines coopératives locales animent activement leur fiche Google. Réponses aux avis. Messages courts. Signaux réguliers.
Troisième enseignement : l’initiative locale compense la taille nationale.
Les avis Google deviennent un outil de pilotage
Arrêtons‑nous une seconde.
Ces avis ne servent plus seulement à rassurer un futur client. Ils nourrissent l’algorithme. Ils influencent le référencement local. Ils modifient la fréquentation réelle.
Les enseignes les plus avancées structurent leur démarche.
- Demande d’avis après passage en caisse.
- Réponse rapide aux commentaires négatifs.
- Suivi hebdomadaire des volumes.
Nous observons un glissement clair. La e‑réputation quitte le rayon “communication”. Elle entre dans le tableau de bord du dirigeant (Source : observations internes enseignes interrogées).
Julie Delvallée résume bien l’enjeu :
“Un volume élevé ne garantit pas une bonne image, mais il garantit une présence.”
Cette phrase mérite un encadrement.
Territoire : la variable souvent oubliée
L’étude Vasano montre aussi des écarts géographiques clairs.
Les points de vente situés en grandes agglomérations génèrent davantage d’avis. Le flux piéton augmente. La concurrence aussi. L’acte de commenter devient plus naturel.
En zone rurale, la relation client repose encore sur l’échange direct. Le numérique progresse, mais plus lentement.
Quatrième enseignement : la stratégie d’avis doit coller au terrain.
Ce que nous retenons, concrètement
Récapitulons sans jargon.
- Le volume d’avis crée de la visibilité.
- La conversation pèse autant que la note.
- Le local fait la différence.
- Le suivi régulier change la trajectoire.
Nous parlons ici d’un levier durable. Les prix fluctuent. Les avis restent. Ils s’accumulent. Ils racontent une histoire publique de l’enseigne.
Dernier point, souvent négligé.
Répondre compte. Même brièvement. Même sobrement. Le silence laisse toujours une place vide. D’autres la remplissent.
Les chiffres de Vasano ne donnent pas une recette universelle. Ils rappellent une règle simple : aujourd’hui, le commerce se commente autant qu’il se consomme (Sources : Vasano, LSA Conso, données Google My Business).
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