République centrafricaine : appel au respect de la population civile

GENEVE, Suisse, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que les hostilités se sont intensifiées depuis hier à Bangui, en République centrafricaine, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance un appel au respect de la population civile, des personnes ne participant pas ou plus aux combats, des blessés, des structures médicales et du personnel de la Croix-Rouge.

« Nous avons constaté des scènes de pillage et demandons à toutes les parties au conflit de respecter les biens de la population », déclare Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine.

Beaucoup de blessés affluent depuis hier dans les hôpitaux et les différents centres médicaux de la capitale. « Les structures médicales n’arrivent pas à faire face à cet afflux. Les fréquentes coupures d’électricité entravent le fonctionnement des installations médicales et peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les personnes qui ont besoin de soins », indique Georgios Georgantas. Le CICR lance un appel pour que le personnel médical et les secouristes puissent avoir accès aux blessés et mener leur travail sans être inquiétés.

« Face à cette situation, nous rappelons à toutes les parties au conflit qu’elles doivent faire la distinction entre objectifs militaires et biens de caractère civil », insiste M. Georgantas.

Des secouristes de la Croix-Rouge centrafricaine ont pu effectuer quelques évacuations de blessés. Néanmoins, à cause de l’insécurité qui prévaut actuellement, les équipes du CICR ne peuvent pas être déployées dans la ville. Le CICR espère pouvoir évaluer dès que possible les besoins humanitaires en partenariat avec la Croix-Rouge centrafricaine.

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Situation en Centrafrique

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République a suivi avec une grande attention l’évolution de la situation en République Centrafricaine. Il est particulièrement attaché à la sécurité de nos ressortissants. Il a décidé de renforcer notre présence militaire à Bangui afin d’assurer, si nécessaire, la protection des Français qui y résident.

Le président de la République a pris acte du départ du Président François BOZIZE. Il appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement issu de l’accord de Libreville conclu le 11 janvier dernier. Il appelle les groupes armés à respecter les populations civiles.

Le Président s’est entretenu avec le Secrétaire général des Nations Unies, BAN Ki-moon et son homologue tchadien, Idriss DEBY, Président en exercice de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale, de l’évolution de la situation en RCA.

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SITUATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE / DECLARATION DE M. LAURENT FABIUS MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que se confirme le départ de Bangui du président Bozizé, j’appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue.

Nous renouvelons à nos compatriotes, avec lesquels notre ambassade est en contact permanent, nos consignes de prudence. Nous leur demandons de rester chez eux. Notre dispositif sur place a été renforcé afin d’assurer leur sécurité.

Ces mesures seront adaptées en fonction de l’évolution de la situation sur place que le ministère des Affaires étrangères, à travers notamment son Centre de crise, suit au plus

près.

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Remarques introductives de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Remarques introductives de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité, à la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité sur la situation en Guinée-Bissau – 22 mars 2013

Monsieur le Président du Conseil de paix et de sécurité,

Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de paix et de sécurité,

Mesdames, Messieurs,

La situation en République de Guinée-Bissau a été examinée par votre Conseil au cours des réunions antérieures. Le rapport de la Mission conjointe d’évaluation UA/CEDEAO/CPLP/UE/NU effectuée en Guinée-Bissau du 16 au 21 décembre 2012, qui est soumis à votre examen, est le résultat de consultations approfondies avec les organisations internationales qui y ont pris part. Il donne un aperçu historique de la situation depuis le coup d’Etat du 12 avril 2012 et des développements subséquents, de même qu’il développe les thématiques qui ont constitué l’essentiel de l’interaction de la Mission conjointe avec les acteurs bissau-guinéens et les partenaires internationaux résidant à Bissau.

Les échanges entre la Mission et les différents interlocuteurs, en plus des considérations générales, se sont appesantis sur les questions spécifiques que sont : le processus de transition ; le processus électoral ; la réforme prioritaire du secteur de la défense et de la sécurité mais aussi celles de la Justice et de l’Administration ; la problématique de l’impunité et des droits de l’homme ; le fléau du trafic de drogue et des autres trafics illégaux ; la pêche illégale et la situation socioéconomique.

D’une manière générale, les acteurs bissau-guinéens, toutes tendances confondues, ont exprimé un grand intérêt à l’endroit de la Mission, ce qui a été ressenti autant comme un appel à l’assistance de la communauté internationale qu’un besoin d’encadrement et d’accompagnement. D’où l’invitation lancée à l’endroit des partenaires de la Guinée-Bissau pour qu’ils coordonnent leurs efforts et parlent d’une seule voix.

La Mission a noté avec satisfaction que, depuis la relance du fonctionnement du Parlement, une nouvelle dynamique est en cours. Elle s’est traduite par la mise en place d’une Commission parlementaire chargée de rédiger ce que les Bissau-guinéens appellent un « Pacte de régime », qui est en fait une nouvelle version du Pacte de Transition et de l’Accord politique conclus, à Bissau, au lendemain du coup d’Etat, entre les militaires et certains partis politiques. Il s’agit, à travers ce nouveau document, de prendre en compte les sensibilités des partis politiques qui n’avaient pas été signataires de ces instruments au départ et de leur permettre d’intégrer le processus de Transition afin de le rendre aussi inclusif que possible. Dans le même registre, il convient de relever les consultations menées par le Président de Transition en vue de l’élaboration d’une Feuille de route de la Transition qui sera validée par l’Assemblée nationale populaire.

Par ailleurs, la Mission a noté le rôle central joué par les militaires dans la conduite des affaires publiques et l’existence d’une collusion entre certains hommes politiques et les militaires. Il est alors évident que la conversion de l’armée bissau-guinéenne pour en faire une force républicaine passe nécessairement par la mise en œuvre de la réforme de la défense et de la sécurité. Deux facteurs permettent d’avoir des motifs d’espérer. Le premier, c’est la volonté et la disponibilité réaffirmées par les militaires de mettre en œuvre cette réforme, à condition qu’elle soit entreprise de façon objective et que ceux qui seront démobilisés partent dans la dignité. Le second, c’est le démarrage imminent de cette réforme, conformément au Mémorandum d’entente signé entre la Guinée-Bissau et la CEDEAO le 7 novembre 2012.

S’agissant du pouvoir judiciaire, de l’impunité et du trafic de drogue tant décriés, tous les interlocuteurs sont d’avis que toutes ces problématiques ne peuvent être prises en compte efficacement sans l’assistance de la communauté internationale. Il en est de même de la pêche illégale qui se pratique au détriment des intérêts vitaux de la Guinée-Bissau.

A la lumière de ce constat, la Mission a fait une série de recommandations qui définissent les rôles dévolus aux parties bissau-guinéennes et à la communauté internationale pour assurer la réussite du processus de retour à l’ordre constitutionnel et la mise en œuvre des réformes globales envisagées.

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais souligner pour m’en féliciter que dans le prolongement de la Mission conjointe, les principaux partis politiques qui s’étaient tenus en dehors du processus de Transition l’ont finalement intégré. Par ailleurs, la Commission parlementaire chargée de rédiger un « Pacte de régime » a élaboré un avant-projet qui reste à affiner. Quant au Président de Transition, il continue ses consultations en vue de l’élaboration de la Feuille de route attendue par l’Assemblée nationale populaire.

C’est dans ce contexte, qu’à l’initiative de l’UA, une réunion consultative sur la situation en Guinée-Bissau s’est tenue à Addis-Abeba, le 26 janvier 2013. Elle a regroupé les organisations internationales qui ont participé à la Mission conjointe d’évaluation susmentionnée. A cette occasion, les participants ont procédé à un échange de vues sur l’évolution de la situation dans ce pays et sur les conclusions de ladite Mission conjointe. À cet égard, ils sont convenus que le rapport de la Mission conjointe devait être soumis aux organes compétents respectifs des cinq organisations en vue de promouvoir des convergences dans leur appréciation des progrès réalisés et des perspectives de contributions coordonnées. Les participants ont, en outre, retenu le principe d’une seconde Mission conjointe à la suite de l’adoption de la Feuille de route.

Dans le même temps, la 42ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenue les 27 et 28 Février 2013 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, a, entre autres, réitéré son appui à la Transition, décidé de prolonger la période de la Transition en Guinée-Bissau jusqu’au 31 décembre 2013, en tenant compte du processus en cours au sein de l’Assemblée nationale populaire, et invité la Commission de l’UA à soumettre, dans les meilleurs délais, un rapport consolidé de la Mission conjointe d’évaluation entreprise en décembre 2012, exprimant le vœu que ce rapport constituera un autre moyen de renforcement des efforts visant à créer le consensus au sein des partenaires internationaux sur la situation en Guinée-Bissau. Ayant été présent au Sommet de la CEDEAO et ayant eu le privilège d’interagir avec certains des Chefs d’État participants, y compris le Président en exercice, je sens le poids des attentes mais aussi celui du soutien politique dont nous bénéficions dans cette œuvre de paix.

Mesdames, Messieurs,

Comme vous avez pu le constater, les recommandations contenues dans le rapport de la Mission conjointe constituent une base du consensus nécessaire à l’action collective que les organisations internationales concernées pourraient mener, chacune selon les modalités qu’elle juge appropriées. Je soumets ainsi ce rapport à votre examen, convaincu que vous ne manquerez pas de lui accorder votre plein appui, donnant ainsi une chance réelle à la dynamique de rapprochement des acteurs bissau-guinéens ainsi qu’à la dynamique de mobilisation de la Communauté internationale en faveur de l’ouverture d’une ère qualitativement nouvelle et meilleure dans l’Histoire du peuple de Guinée-Bissau.

Je vous remercie.

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Ouverture d’un espace d’accueil et d’information pour les entreprises françaises à l’ambassade de France en Libye (22 mars 2013)

PARIS, France, 22 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Pour accompagner les entreprises françaises qui souhaitent développer leurs activités en Libye, l’ambassade de France à Tripoli propose de mettre à leur disposition un espace d’accueil et d’information destiné à répondre aux questions sur les conditions d’accessibilité et les spécificités du marché libyen, ainsi que sur la situation politique et sécuritaire du pays.

Les entreprises intéressées par le marché libyen sont invitées à s’inscrire et à se faire connaître dès leur arrivée en Libye sur le portail de cet espace d’accueil et d’information à l’adresse suivante :

https://pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane/dyn/protected/accueil/formAccueil.html

Localisé dans les bureaux du service économique de l’Ambassade, cet espace d’accueil proposera un appui bureautique ainsi qu’une information actualisée sur la sécurité.

Le ministère des Affaires étrangères, qui a fait de la diplomatie économique une des priorités de sa politique étrangère, entend ainsi répondre aux préoccupations des entreprises qui manifestent de l’intérêt pour le marché libyen.

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LE COMITÉ DU CONSEIL DE SÉCURITÉ CONCERNANT LA LIBYE MODIFIE SA LISTE D’INTERDICTION DE VOYAGER ET DE GEL D’AVOIRS

NEW YORK, 22 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le 20 mars 2013, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1970 (2011) concernant la Libye a mis à jour l’entrée spécifiée ci-dessous à sa Liste des personnes et entités frappées d’une mesure d’interdiction de voyager et/ou de gel des avoirs. Les mises à jour ont été apportées en mode révision:

Numéro

Nom

Motifs

Éléments d’identification

13.

Al-Senussi, colonel Abdullah

(Inscrit sur la Liste le 26 février 2011, conformément au paragraphe 15 de la résolution 1970; le 17 mars 2011 en application du paragraphe 17 de la résolution 1970

Poste: Directeur du renseignement militaire. Participation du renseignement militaire à la répression des manifestations. Soupçonné d’avoir, dans le passé, participé au massacre de la prison d’Abu Selim. Condamné par contumace pour le bombardement du vol UTA. Beau-frère de Muammar Qadhafi.

Titre: Colonel

Date de naissance: 1949.

Lieu de naissance: Sudan

Alias: Ould Ahmed, Abdoullah

Numéro du passeport : B0515260

Date de naissance : 1948

Lieu de naissance : Anefif (Kidal), Mali

Date de délivrance : 10 janvier 2012

Lieu de délivrance : Bamako, Mali

Date d’expiration : 10 Jan 2017

Alias: Ould Ahmed, Abdoullah

Numéro de carte d’identité malienne : 073/SPICRE

Lieu de naissance : Anefif, Mali

Date de délivrance : 6 décembre 2011

Lieu de délivrance : Essouck, Mali

La Liste mise à jour peut être consultée sur le site Web du Comité à l’adresse ci-après: http://www.un.org/french/sc/committees/1970.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SOULIGNE QUE 2013 MARQUE L’ANNIVERSAIRE D’ÉVÉNEMENTS IMPORTANTS CONTRE L’ESCLAVAGE DONT LA PROCLAMATION D’ABRAHAM LINCOLN

NEW YORK, 21 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, célébrée le 25 mars:

La traite transatlantique a sévi pendant 400 ans et fait plus de 15 millions de victimes. Des Africains et leurs descendants ont été victimes de ces actes brutaux et continuent d’en subir les conséquences.

En cette Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, nous disons aux peuples du monde qu’il ne faut jamais oublier ce crime mondial contre l’humanité.

Nous ne devons jamais oublier la torture, les viols et le massacre d’hommes, de femmes et d’enfants innocents, les familles qui ont été séparées, les vies qui ont été ruinées, et les conditions atroces sur les négriers, dans les plantations et sur les marchés d’esclaves. Ces infamies ne sauraient être enterrées par le temps, il faut les examiner, les comprendre et y remédier.

Alors que nous réfléchissons aux conséquences actuelles de cette tragédie, souvenons-nous de la bravoure dont ont fait preuve ceux qui ont tout risqué pour la liberté et ceux qui les ont aidés sur ce chemin périlleux. Leur courage devrait nous inspirer dans la lutte que nous menons contre les formes contemporaines de l’esclavage, du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est associée.

Cette année, tout en nous rappelant ces sombres souvenirs, nous avons une raison particulière de célébrer cette journée. Nous commémorons les 150 ans qui se sont écoulés depuis qu’Abraham Lincoln a publié la Proclamation d’émancipation, affranchissant ainsi des millions d’Afro-Américains de l’esclavage.

Cette année marque aussi d’autres événements importants. En 1833, l’esclavage a pris fin au Canada, dans les Antilles britanniques et au cap de Bonne-Espérance. Il y a environ 170 ans, en 1843, la loi mettant un terme à l’esclavage en Inde était signée. L’esclavage a été aboli en France il y a 165 ans, en Argentine il y a 160 ans, dans les anciennes Antilles néerlandaises il y a 150 ans et au Brésil il y a 125 ans.

En cette Journée, engageons-nous à honorer les victimes et à leur rendre leur dignité, et redoublons d’efforts en vue d’éliminer les séquelles de l’esclavage qui persistent dans notre monde.

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Selon WaterAid, les gouvernements peuvent concrétiser l’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour tous les Africains d’ici 2030

LONDRES, Royaume-Uni, 21 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Aujourd’hui, à l’occasion de la 20e édition de la Journée mondiale de l’Eau, WaterAid (http://www.wateraid.org) appelle les leaders du monde entier à soutenir l’objectif ambitieux de permettre à chaque Africain d’avoir accès à l’eau potable et à des conditions d’hygiène et d’assainissement décentes d’ici 2030.

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Cet appel intervient au moment où 50 000 personnes vont participer à plus de 30 Marches pour l’eau partout en Afrique pour demander à leurs gouvernants d’honorer leurs promesses d’améliorer l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates.

Ils se joindront aux plus de 350 000 personnes mobilisées pour participer aux Marches pour l’eau et l’assainissement partout dans le monde du 16 au 23 mars.

Comme l’explique la présidente du Libéria Ellen Johnson Sirleaf dans un rapport de WaterAid publié aujourd’hui :

« Résoudre la crise mondiale de l’accès à l’eau et à l’assainissement n’est pas une question de charité, mais d’opportunité. L’Organisation mondiale de la santé estime que chaque dollar investi dans l’eau et dans l’assainissement rapporte en moyenne quatre dollars grâce à une meilleure productivité. On contribue ainsi à une croissance économique durable et équitable. Pour le dire simplement, il ne sera pas possible de progresser vers l’élimination de la pauvreté, la réduction des inégalités et l’assurance d’un développement économique futur à long terme sans améliorer ces services. »

Le rapport de WaterAid « Partout et pour tous » présenté aujourd’hui (1) par la présidente du Libéria Ellen Johnson Sirleaf lors d’une réunion de l’ONU à La Haye aux Pays-Bas expose une vision de la façon de concrétiser l’accès universel à l’eau et à l’assainissement, et passe en revue les résultats obtenus jusqu’à présent dans ce domaine.

Le rapport conclut que la progression insuffisante observée au niveau des services d’eau et des conditions d’hygiène et d’assainissement est un frein aux progrès en matière de développement économique et humain, s’agissant en particulier de la santé, de la nutrition et de l’éducation des enfants. WaterAid cite des statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé qui illustrent les gains que représenterait l’accès de chaque Africain à l’eau potable et à un assainissement de base pour le continent.

L’Afrique pourrait dégager 33 milliards de dollars supplémentaires tous les ans si chaque habitant avait accès à ces services : 4,5 milliards résulteraient d’une baisse des coûts de santé, 7,2 milliards de la baisse de la mortalité et 2 milliards de la réduction des journées d’absence au travail. Mais le chiffre le plus effarant concerne les gains de temps qui sont chiffrés à 19,5 milliards de dollars(2).

L’accès de tous les Africains aux services de base permettrait d’épargner un grand nombre de vies sur le continent. Selon l’Institute of Health Metrics, un organisme de recherche sur la santé, environ 550 000 personnes meurent chaque année de maladies diarrhéiques en Afrique sub-saharienne(3), des décès dont l’Organisation mondiale de la santé estime qu’ils sont dus pour 88 % au manque d’accès à l’eau potable et aux mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement (4), ce qui veut dire que 480 000 Africains meurent tous les ans à cause du manque d’accès à ces services.

Pour Nelson Gomonda, responsable du programme pan-africain de WaterAid :

« Rien ne pourrait démontrer de manière plus éclatante que notre continent a véritablement commencé à réaliser son potentiel et à concrétiser ses promesses de progrès et de développement que le fait de permettre à chaque Africain d’avoir accès à l’eau potable.

« Aujourd’hui, 330 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’eau potable ; il reste donc un long chemin à parcourir mais nous pouvons désormais en entrevoir la fin. Alors que plus de 1 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour à cause des maladies provoquées par le manque d’accès à l’eau et à l’assainissement, les Africains n’accepteront pas l’échec. Nous devons atteindre cet objectif.

Plus de 50 000 Africains vont participer à des Marches pour l’eau pour montrer que ces services sont ce que nous voulons et ce dont nous avons besoin en priorité. Les Africains sont bien conscients des conséquences du manque d’eau et d’installations sanitaires sur leur santé, leur situation économique, l’éducation de leurs enfants et les droits des femmes : l’eau et l’assainissement jouent un rôle dans chaque aspect du développement. C’est pour cela que l’amélioration de ces services aura un si grand impact pour notre continent et pour ses habitants ».

Aujourd’hui, 334 millions de personnes (soit 39 % de la population) n’ont pas accès à l’eau potable en Afrique sub-saharienne et un peu moins de 600 millions (soit 70 % de la population) n’ont pas d’assainissement de base(5).

Pour mettre fin à cette situation maintenant, WaterAid demande aux leaders du monde entier de :

1. Reconnaître la nécessité pour le cadre d’action qui va prendre la suite des Objectifs du Millénaire pour le développement après 2015 de refléter la contribution qu’apportent l’alimentation en eau, l’hygiène et l’assainissement aux autres volets de la lutte contre la pauvreté dont la santé, l’éducation, l’égalité hommes-femmes, la croissance économique et le développement durable ;

2. Définir au niveau de l’ONU un nouvel objectif mondial visant la concrétisation de l’accès universel à l’eau potable et à des conditions décentes d’hygiène et d’assainissement d’ici 2030 ;

3. Identifier les moyens d’accélérer le rythme de progression concernant l’assainissement pour réussir à concrétiser l’accès universel d’ici 2030.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour WaterAid.

NOTES AUX RÉDACTIONS

Interviews :

Des porte-parole sont disponibles sur demande pour répondre à vos questions. Veuillez contacter :

Hratche Koundarjian : Attaché de presse senior, WaterAid

Ligne directe : +44 (0)207 793 4909 / +44 (0)7905 911 039

Courriel : hratchekoundarjian@wateraid.org

1. Le rapport « Partout et pour tous – Une vision pour l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement après 2015 » peut être téléchargé en cliquant ici (http://www.wateraid.org/~/media/Publications/partout-et-pour-tous.ashx).

2. Le rapport de l’OMS « Global costs and benefits of drinking-water supply and sanitation interventions to reach the MDG target and universal coverage » peut être téléchargé en anglais en cliquant ici (http://www.who.int/water_sanitation_health/publications/2012/globalcosts.pdf).

3. Institute of Health Metrics and Evaluation, Global Burden of Diseases 2012. Les données peuvent être consultées en anglais en cliquant ici (http://ihmeuw.org/5r).

4. Organisation mondiale de la santé. Les statistiques sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement peuvent être consultées en anglais en cliquant ici (http://www.who.int/water_sanitation_health/en/factsfigures04.pdf).

5. Le rapport OMS/UNICEF Progrès en matière d’alimentation en eau et d’assainissement – Rapport 2012 peut être téléchargé en cliquant ici (http://www.wssinfo.org/fileadmin/user_upload/resources/JMPreport_French.pdf).

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Mali / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 21 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Confirmez vous le rappel de l’ambassadeur au Mali ?

R – Dans le cadre d’un mouvement concernant plusieurs postes africains, la nomination notamment de M. Gilles Huberson comme Ambassadeur a été proposée aux autorités maliennes. La nomination comme Ambassadeur de M. Jean Félix-Paganon a été proposée aux autorités sénégalaises.

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