Côte d’Ivoire : L’expert Indépendant souligne l’urgence de la reconstruction démocratique à travers les droits de l’homme et une justice impartiale

GENEVE, Suisse, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, M. Doudou Diène, a recommandé au Gouvernement de la Côte d’Ivoire d’accorder la plus grande priorité au renforcement de la dynamique démocratique et à la promotion des droits de l’homme en cours et à la consolidation de la reconstruction économique et sociale.

Au cours de la présentation de son rapport au Conseil des droits de l’homme cet après-midi, l’Expert Indépendant a exhorté la communauté internationale à maintenir et à renforcer son appui à la Côte d’Ivoire pour non seulement conforter la dynamique démocratique et la reconstruction économique et sociale en cours mais également favoriser la promotion du pluralisme et la réconciliation nationale dont les progrès sont fragilisés par la polarisation politique.

«L’urgence de la réconciliation politique et de la reconstruction démocratique, économique et sociale est confortée par la crise Malienne dont les implications politiques, militaires, religieuses et économiques sont de nature à déstabiliser en profondeur et dans la durée l’ensemble des pays de la région» a-t-il prévenu. «Une société multiculturelle, démocratique, égalitaire et respectueuse des droits de l’homme constitue le contre feu le plus solide à ce nouveau péril dont les ferments sont la violence, l’intolérance et la discrimination».

Le rapport de l’Expert Indépendant est le résultat de sa troisième visite en Côte d’Ivoire, du 24 septembre au 12 octobre 2012 au cours de laquelle il a rassemblé des informations faisant été d’une fragilisation de la situation des droits de l’homme qui d’après lui pourrait compromettre les progrès significatifs réalisés par le gouvernement sur le plan démocratique, économique et social.

L’Expert indépendant a réaffirmé l’urgence d’accélérer le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration ainsi que la réforme du secteur de la sécurité. «Malgré les efforts du gouvernement, le retard observé dans ce domaine contribue à la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays et débouche sur des violations des droits de l’homme» a-t-il affirmé.

«Ces réformes vont nécessiter la mobilisation d’importants moyens financiers qui vont bien au-delà des capacités actuelles de la Côte d’Ivoire à absorber les ex-combattants qui seront désarmés et démobilisés» a souligné M. Diène.

«Les auteurs des violations des droits de l’homme doivent être poursuivis sans distinction de leur appartenance politique, tribale, régionale ou religieuse» a réaffirmé M. Diène «pour que le processus judiciaire soit utile à la société ivoirienne dans son ensemble et contribue véritablement à la réconciliation nationale et à l’impulsion d’une nouvelle dynamique plus respectueuse de la vie et de la dignité humaine ».

«La lutte contre l’impunité est en marche mais demeure à ce jour à sens unique, sans équité et sans célérité, essentiellement orientée vers les partisans de l’ancien président Gbagbo» a noté l’Expert. De nombreuses autorités politiques et militaires proches de l’ancien président impliquées dans des violations des droits de l’homme et dont les noms avaient été plusieurs fois cités dans des rapports des Nations Unies au cours des dix dernières années sont aujourd’hui inculpés et détenus.

Dans son rapport, l’Expert Indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire décrit la reconstruction démocratique, économique et sociale, la promotion d’une éthique politique nationale, la revitalisation du vivre ensemble et le déracinement de la culture de violence comme étant parmi les défis majeurs rencontrés par le pays.

«Pour faire face aux défis internes et externes, la Côte d’Ivoire a besoin du soutien vigilant de la communauté internationale pour renforcer une dynamique démocratique pluraliste, une justice impartiale, une culture des droits de l’homme nourrie par les valeurs et pratiques traditionnels du vivre ensemble et la levée urgente de l’embargo», M. Diène a affirmé.

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Communiqué technique – Report de la rencontre de M. Laurent Fabius avec son homologue tchadien

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Communiqué technique – Report de la rencontre de M. Laurent Fabius avec son homologue tchadien

Objet : Report de la rencontre du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec son homologue tchadien.

La rencontre entre M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et son homologue tchadien, M. Moussa Faki Mahamat, étant reportée, le tour images prévu aujourd’hui à 12h30 au Quai d’Orsay est annulé.

N.B. : Ce communiqué ne constitue en aucune manière une annonce officielle. L’information qui est donnée ci-dessus est de nature strictement technique et ne vise qu’à aider le travail des journalistes.

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Libye – Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – On a appris la visite de M. Nicolas Sarkozy en Libye avec son ancien ministre des affaires étrangères M. Juppé. Comment réagissez-vous en tant que porte-parole du ministère des affaires étrangères ? Aviez-vous été informés de cette visite et cela vous dérange-t-il ?

R – Au cas particulier et à ma connaissance, non, nous n’en avons pas été informés et je n’ai pas de commentaire particulier à faire sur la visite en Libye de l’ancien président de la République.

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Otages – Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – Selon la presse française, l’Élysée et le ministère des Affaires étrangères auraient communiqué aux familles des otages au Sahel que la France a une nouvelle politique, qu’il n’y aura plus de paiement de rançon.

R – Nous sommes en relation permanente avec les familles des otages. C’est le Centre de crise du ministère des affaires étrangères qui en est chargé. Elles savent qu’elles peuvent entrer en contact avec les personnes qui travaillent ici, le jour, la nuit, n’importe quand. Chaque famille traverse des moments particulièrement difficiles et douloureux et nous faisons tout ce que nous pouvons pour les aider, autant qu’elles le souhaitent.

Concernant les éléments de doctrine auxquels vous faites référence, je vous renvoie aux déclarations qu’a faites notamment le président de la République. Il a indiqué que tout était mis en œuvre pour obtenir la libération de tous nos otages et pour obtenir leur retour le plus rapidement possible en France auprès de leurs proches. Il a indiqué aussi qu’il n’y avait pas de « discussion financières ».

Le ministre a eu également l’occasion de s’exprimer encore très récemment puisqu’il y a deux jours, il était au Cameroun et au Nigéria, précisément pour faire un point sur la situation de nos otages avec les autorités de ces deux pays. Pour nous, la ligne est claire. Notre préoccupation de tous les instants est le retour de nos otages. Mais il nous faut être discrets, aussi frustrant que ce soit pour vous, dans l’intérêt des otages et pour protéger leurs familles.

Q – L’épouse d’un otage aurait rencontré le président de la République, elle se dit dégouttée par un éventuel changement de politique. Certaines familles se disent préoccupées par un tel changement. Est-ce faux qu’on leur ait dit de se préparer à un changement ?

R – Les familles sont reçues régulièrement par le ministre des Affaires étrangères et elles le sont à l’Élysée par le président de la République. Ce qui se dit dans ces entretiens doit, selon nous, rester strictement entre le président de la République et ces familles ou entre le ministre des Affaires étrangères et ces mêmes familles.

Si les familles souhaitent s’exprimer, libre à elles de le faire mais n’attendez pas de moi, ni d’une quelconque autorité française, un commentaire dans un sens ou dans l’autre. Je le répète, notre seule priorité, c’est de préserver la sécurité des otages et c’est de préserver l’intimité et la tranquillité – si c’est possible dans ces circonstances- des familles. Nous ne ferons aucune espèce de commentaire qui toucherait à la situation des otages, ou à la manière dont nous essayons de les ramener le plus vite possible en France.

Laurent Fabius a eu l’occasion de le dire plusieurs fois, en résumant en deux mots ce qu’est l’attitude des autorités françaises dans cette situation. C’est à la fois la détermination et la discrétion. C’est la plus forte détermination de l’ensemble des services de l’Etat, ici à Paris et sur place, via nos ambassades notamment pour ramener nos otages. C’est la plus grande discrétion car l’expérience nous a malheureusement appris que c’était la meilleure manière de procéder. La seule façon d’être efficace, c’est d’être discrets et ce n’est pas parce que nous ne disons rien que nous ne faisons rien.

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Zimbabwe – Référendum du 16 mars

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La France salue la bonne tenue du référendum constitutionnel du 16 mars au Zimbabwe, qui s’est déroulé dans le calme et la transparence. La mission de médiation de la communauté de développement d’Afrique australe a joué un rôle essentiel pour rendre cette consultation possible.

Ce référendum marque une étape importante dans le processus politique de sortie de crise et de réconciliation, engagé en 2008, qui doit se terminer avec les élections parlementaires et présidentielles. Des élections crédibles et reconnues par la communauté internationale ouvriront la voie à la normalisation des relations entre le Zimbabwe et ses partenaires.

Dans cette perspective, la France appelle les parties en présence au calme et à la retenue pour prévenir la montée des tensions. Il est également essentiel que les partis d’opposition et les organisations non gouvernementales puissent librement s’engager lors des prochains scrutins.

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Didier Reynders salue la mission de Louis Michel

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders salue la décision du Secrétaire Général de la Francophonie Abdou Diouf, de confier une mission à Louis Michel dans le cadre du suivi des accords de Libreville visant à rétablir la paix et la sécurité en République Centrafricaine.

Didier Reynders est convaincu que Louis Michel pourra utilement mettre son expérience au service de la promotion du dialogue et du rôle que peut jouer l’Organisation Internationale de la Francophonie dans cette région du monde. Ces accords ont permis de mettre fin aux combats, mais les récents événements ont prouvé la fragilité de la situation. Les conséquences humanitaires et sociales de cette instabilité imposent d’y apporter rapidement une solution durable.

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L’Union européenne débloque 5 millions d’euros pour renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition en Guinée

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Commission européenne a décidé d’octroyer 5 millions d’euros à la République de Guinée pour renforcer la production agricole, la sécurité alimentaire et la prévention de la malnutrition dans les zones rurales du pays à travers le Programme d’Appui au Renforcement de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle en Guinée (PARSAN-G). Les fonds seront orientés principalement en faveur d’organisations paysannes des régions naturelles de Guinée Forestière et de Moyenne Guinée pour consolider des actions d’appui à la production rizicole, rizi-piscicole et maraîchère.

L’agriculture occupe plus de la moitié de la population active guinéenne et constitue sa principale source de revenus. Le taux d’insécurité alimentaire en milieu rural et la malnutrition chronique restent néanmoins très élevé. Même si le gouvernement met en œuvre d’importants moyens pour la production agricole, le pays n’exploite pas encore tout son potentiel et continue d’être un importateur net de denrées alimentaires (plus de 25% des besoins en riz en 2011).

C’est pourquoi l’Union européenne a décidé de consolider ses efforts engagés en 2009 par des actions financées sur la Facilité Alimentaire visant à répondre à la hausse des prix alimentaires mondiaux.

A partir de 2013, et pour une durée de trois ans, le PARSAN-G touchera plus de 25,000 producteurs et leurs familles et appuiera la Fédération des Organisations paysannes du Fouta Djallon, la Maison Guinée de l’Entrepreneur, l’Association de Rizi-pisciculteurs et autres organisations paysannes à travers l’AFD, l’APDRA, le GRET et le CCFD, leurs partenaires européens. Le but du programme est de renforcer la production et la commercialisation de riz, d’huile de palme, de spécialités maraîchères et de poisson d’eau douce dans les zones géographiques concernées. Il vise également à améliorer les habitudes alimentaires des populations et à prévenir la malnutrition chronique.

M. Philippe VAN DAMME, Chef de la Délégation de l’Union européenne en Guinée rassure que «l’Union Européenne continuera à appuyer, directement ou indirectement, les efforts des organisations paysannes pour augmenter leur production, relever leur niveau de productivité et diversifier leurs produits pour une meilleure autosuffisance alimentaire et une commercialisation plus structurée au bénéfice de la population guinéenne».

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Visite de M. Moussa Faki Mahamat (Tchad) – Tour images – 20 mars 2013 – COMMUNIQUÉ TECHNIQUE

PARIS, France, 19 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, recevra M. Moussa Faki Mahamat, ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine de la République du Tchad, le 20 mars à 12h30 au Quai d’Orsay.

Un tour images est prévu avant le début de l’entretien. Les photographes et cameramen intéressés sont invités à se présenter, munis de leur carte de presse, à partir de 12h15, à l’entrée située au 1 rue Robert Esnault-Pelterie, Paris 7e (face à l’aérogare des Invalides).

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Nomination de Mary Robinson comme envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs (19 mars 2013)

PARIS, France, 19 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La France se réjouit de la nomination par le Secrétaire général des Nations Unies de Mary Robinson comme envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs.

Dans la résolution 2076 adoptée en novembre 2012, le Conseil de sécurité appelait le Secrétaire général à étudier la nomination d’un Envoyé spécial pour les Grands Lacs. La France soutient cette initiative, de nature à renforcer l’implication de la communauté internationale dans la recherche d’une solution durable dans la région. Cette nomination fait en outre partie des dispositions prévues par l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région, signé à Addis Abeba le 24 février à l’initiative de M. Ban Ki-moon.

Mme Robinson, dont le parcours et les engagements sont connus, aura – dans une approche régionale et avec le soutien de la communauté internationale – la charge de conduire, de coordonner et d’évaluer la mise en oeuvre de cet accord-cadre.

La France assure Mme Robinson de son entier soutien, afin de permettre le retour d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.

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Didier Reynders soutient l’Envoyé Spécial Mary Robinson

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 19 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders se réjouit de la désignation de Mary Robinson en tant qu’Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Région des Grands Lacs.

Le ministre espère que Mme Robinson pourra insuffler une nouvelle dynamique dans la mise en œuvre de l’accord cadre, notamment à travers un dialogue entre les pays de la région afin de contribuer à une solution durable a la crise.

Didier Reynders souligne que Mme Robinson pourra compter sur le soutien de la Belgique dans la réalisation de son mandat.

Par ailleurs, le ministre a appris la nouvelle de la reddition de Bosco Ntaganda a l’Ambassade américaine a Kigali. Il espère qu’un accord pourra rapidement être trouvé pour son transfèrement vers la Cour pénale internationale, afin de donner un signal clair de la fin de l’impunité, en particulier en matière de crimes graves.

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