MALI : ENTRETIEN TELEPHONIQUE DE M. FABIUS AVEC MM. CISSOKO ET COULIBALY / DÉCLARATION DU PORTE-PAROLE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est entretenu par téléphone avec le Premier ministre malien, M. Cissoko, et le ministre des Affaires étrangères, M. Coulibaly.

Les suites de l’intervention française au Mali ont été abordées, notamment l’importance du dialogue politique et de la préparation des élections.

Les autorités maliennes ont confirmé la désignation – avant la fin de la semaine – des membres de la commission dialogue et réconciliation.

Laurent Fabius a salué la volonté des autorités maliennes d’engager sans tarder le processus de réconciliation.

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RCA – COMMUNIQUE DE M. PHILIPPE LALLIOT

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La France, conformément à ses principes, ne peut que condamner le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir en République centrafricaine.

Elle estime que les principes des accords de Libreville du 11 janvier, conclus sous l’égide de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, avec l’appui de l’Union africaine, doivent fournir le cadre d’une transition politique.

La France appelle les forces rebelles à s’abstenir de toute violence envers les populations civiles et les communautés étrangères. Les pillages doivent cesser et l’ordre être rétabli rapidement.

La France a renforcé ce week-end son dispositif militaire à Bangui pour assurer la protection de ses ressortissants.

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Situation en République centrafricaine (RCA)

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 363ème réunion, tenue à

Addis Abéba, le 25 mars 2013, a adopté la décision qui suit sur la situation en République centrafricaine (RCA):

Le Conseil,

1. Prend note de la communication faite par le Commissaire de l’UA à la Paix et à la

Sécurité sur l’évolution de la situation en RCA. Le Conseil prend également note des interventions faites par les représentants de la RCA, du Tchad, pays qui assure la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), du Secrétariat de la

CEEAC, de l’Afrique du Sud, de l’Ouganda et des Nations unies ;

2. Rappelle ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation en

RCA, en particulier son communiqué PSC/PR/Comm.(CCCLXII) adopté en sa 362ème réunion tenue le 23 mars 2013. Le Conseil fait sien le communiqué de presse publié par la Présidente de la Commission le 24 mars 2013 ;

3. Exprime sa grave préoccupation face à l’évolution négative de la situation en RCA, à la

suite de la décision unilatérale et injustifiée du groupe rebelle Séléka d’agir en violation flagrante des Accords de Libreville, notamment l’Accord de cessez‐le‐feu, conclus le 11 janvier

2013, sous les auspices de la CEEAC et soutenus par l’UA et le reste de la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies, de prendre le contrôle de la capitale Bangui et de s’emparer du pouvoir par la force, sapant ainsi les perspectives de règlement durable de la crise que connait la RCA et de promotion d’une gouvernance démocratique dans ce pays. Le Conseil souligne la gravité de la décision du groupe Séléka de défier l’autorité des chefs d’État de la région, en agissant au mépris des Accords conclus sous leur égide, ainsi qu’en ignorant les appels pressants à la retenue lancés par différents membres de la communauté internationale ;

4. Condamne fermement les exactions et autres actes de violence contre les populations civiles, ainsi que les pillages commis depuis l’entrée à Bangui des éléments armés du groupe

Séléka. Le Conseil présente ses condoléances au Gouvernement sud‐africain à la suite de la mort de soldats appartenant au contingent sud‐africain de formation déployé en RCA à la demande du Gouvernement centrafricain. Le Conseil réitère son exigence tendant à ce que le groupe rebelle Séléka et tous les autres acteurs concernés s’abstiennent de toute attaque supplémentaire contre les civils et se conforment scrupuleusement au droit international humanitaire et aux droits de l’homme ;

5. Réaffirme sa détermination à tenir tous ceux qui sont impliqués dans les actions mentionnées au paragraphe 4 ci‐dessus responsables de leurs actes et, à cet égard, demande à la Commission de lui fournir, aussi rapidement que possible, une information actualisée sur la situation pour lui permettre de prendre les mesures nécessaires ;

6. Souligne que l’entrée des éléments rebelles à Bangui et la prise subséquente du pouvoir constituent une violation flagrante de l’Acte constitutif de l’UA, de la Déclaration de Lomé sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement et de la Charte africaine de la

Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, ainsi que des décisions du Conseil et de la

Conférence de l’Union rejetant totalement tout recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. Le Conseil souligne également que l’action du groupe rebelle

Séléka porte une grave atteinte aux acquis enregistrés par les processus démocratiques sur le continent et fait peser une sérieuse menace sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région et du continent dans son ensemble ;

7. Exige le respect scrupuleux de toutes les dispositions des Accords de Libreville et des arrangements transitoires pour la gouvernance du pays qui y sont stipulés, ainsi que la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel ;

8. Décide, à la lumière de ce qui précède, de suspendre immédiatement la participation de

la RCA à toutes les activités de l’UA, ainsi que d’imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs, aux dirigeants de la Séléka, tel qu’indiqué dans l’annexe ci‐jointe, en attendant la soumission par la Commission d’une liste plus exhaustive, tel que demandé par le Conseil au paragraphe 6 de son communiqué PSC/PR/Comm.(CCCLXII) du 23 mars 2013 ;

9. Demande à tous les États membres de prendre les mesures requises pour isoler totalement les auteurs du changement anticonstitutionnel en RCA, de ne pas leur fournir de sanctuaire et leur refuser toute coopération, ainsi que de faciliter l’application de toute autre mesure qui serait prise par l’UA, y compris le jugement de leurs auteurs, tels que prévu par l’Article 25 (5) de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, pour assurer la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel. À cet égard, le Conseil rappelle les dispositions de l’Article 7 (2, 3 & 4) du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité, ainsi que celles de l’Article 16 dudit Protocole et des autres instruments de l’UA qui confèrent à l’Union la responsabilité principale pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité ;

10. Exhorte les partenaires internationaux de l’UA, y compris le Conseil de sécurité et ses membres, l’Union européenne, l’Organisation internationale de la Francophonie et d’autres partenaires, à prendre des mesures fermes pour rejeter le fait accompli, tenir les auteurs du changement anticonstitutionnel responsables de leurs actes et de leurs conséquences, y compris les pillages et exactions en cours, assurer la restauration de l’ordre constitutionnel et la mise en oeuvre scrupuleuse de toutes les dispositions des Accords de Libreville. Dans ce contexte, le Conseil attend avec intérêt les décisions de la réunion envisagée du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Conseil demande à la Présidente de la Commission de transmettre d’urgence ce communiqué au Conseil de sécurité des Nations unies et à tous les autres partenaires de l’UA ;

11. Demande à la Commission d’entamer les consultations requises avec la CEEAC, les

Nations unies et d’autres acteurs internationaux pour faciliter une réponse internationale coordonnée et effective à la situation en RCA. Le Conseil souligne en particulier l’importance que revêt une coopération étroite avec les Nations unies dans la gestion de la crise en RCA ;

12. Décide de rester activement saisi de la situation.

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Communiqué : M. Alioune TRAORE

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République a reçu aujourd’hui M. Alioune TRAORE, secrétaire général du Prix Félix HOUPHOUËT-BOIGNY pour la recherche de la paix, décerné chaque année par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Le jury de ce prix a tenu à honorer « la solidarité manifestée par la France à l’égard des peuples africains ». Il entend récompenser M. François HOLLANDE « pour sa contribution considérable à la paix et à la stabilité en Afrique ».

Le président de la République est honoré de cette récompense et remercie vivement l’UNESCO ainsi que les responsables et le jury du prix HOUPHOUËT-BOIGNY pour la paix. Il fera don du montant de ce prix à la branche malienne du « réseau Paix et Sécurité des Femmes de l’Espace CEDEAO », qui coordonne les initiatives d’associations de femmes en faveur de la paix et de la réhabilitation des zones de conflit, ainsi qu’à l’association « Solidarité défense », qui apporte un soutien aux soldats blessés en opérations et un suivi durable aux familles de victimes.

La cérémonie de remise de ce prix aura lieu le 5 juin au siège de l’Unesco.

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Somalie – Assassinat d’une journaliste (24 mars 2013)

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La France condamne avec la plus grande fermeté l’assassinat, le 24 mars 2013 à Mogadiscio, de Rahma Abdulkadir, journaliste de Radio Abduwaq.

Nous présentons nos condoléances à ses proches.

La France demande aux autorités somaliennes de tout mettre en œuvre pour identifier, poursuivre et traduire en justice les auteurs de ce crime. Elle les appelle à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre aux journalistes d’exercer librement et en toute sécurité leur métier.

Dans ces circonstances douloureuses, la France rappelle sa solidarité envers les journalistes qui, notamment en Somalie, continuent à œuvrer, parfois au péril de leur vie, à la circulation d’une information libre et indépendante.

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L’Union Africaine appelle à une action unifiée et décisive pour faire face à la remise en cause de l’ordre constitutionnel en République Centrafricaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, est profondément préoccupée par l’évolution négative de la situation en République centrafricaine (RCA) et ses conséquences dommageables pour ce pays, la région et le reste du continent. Elle réitère la ferme condamnation par l’UA de la reprise injustifiée des hostilités par le groupe armé Seleka, qui a abouti à l’entrée en force de ses éléments armés dans la capitale, Bangui, en violation flagrante des Accords de Libreville du 11 janvier 2013, conclus sous les auspices de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et soutenus par l’UA et le reste de la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies. La décision des dirigeants de la rébellion armée Seleka de recourir à nouveau à la force constitue un sérieux défi à l’autorité individuelle et collective des chefs d’État de la région, qui se sont activement investis dans la recherche d’une solution politique, aggrave l’insécurité, ainsi qu’en témoignent les pillages en cours et autres actes de violence affectant la population civile, et éloigne encore davantage les perspectives de retour à la paix en RCA et de promotion d’une véritable gouvernance démocratique.

La Présidente de la Commission souligne que cette prise du pouvoir par la force constitue une violation caractérisée de l’Acte constitutif de l’UA, de la Déclaration de Lomé sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement et de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, ainsi que des décisions de l’UA sur le rejet absolu du recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. La Présidente de la Commission appelle instamment à une action collective africaine unifiée et décisive pour faire face à cette grave remise en cause de l’ordre constitutionnel de la RCA, qui constitue également une atteinte aux acquis des processus de démocratisation à travers le continent africain. Cette action africaine doit tendre à l’application scrupuleuse de toutes les dispositions des Accords de Libreville, qui demeurent valides en toutes circonstances. Dans ce contexte, elle rappelle que les instruments pertinents de l’UA prévoient notamment, dans les cas de changement anticonstitutionnel de Gouvernement, la suspension de la participation du pays concerné aux activités de l’UA, l’isolement total des auteurs du changement anticonstitutionnel et l’adoption de sanctions à leur encontre, en vue de parvenir à la restauration intégrale de la légalité.

La Présidente de la Commission se félicite de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de se réunir dans la matinée du lundi 25 mars 2013 pour examiner la situation et prendre les mesures qui s’imposent, conformément aux textes pertinents de l’Union qui confèrent à cette dernière la responsabilité principale pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique dans le contexte de l’Architecture africaine de paix et de sécurité. Elle exhorte les partenaires internationaux de l’UA, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies, à faire preuve de la fermeté requise et à prendre des mesures appropriées pour marquer leur détermination à rejeter le fait accompli et à tenir ses auteurs responsables de leurs actes, y compris les pillages, ainsi que les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire provoqués par l’entrée de la rébellion armée à Bangui.

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Communiqué de presse l’Union Africaine appelle à une action unifiée et décisive pour faire face à la remise en cause de l’ordre constitutionnel en république Centrafricaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, est profondément préoccupée par l’évolution négative de la situation en République centrafricaine (RCA) et ses conséquences dommageables pour ce pays, la région et le reste du continent. Elle réitère la ferme condamnation par l’UA de la reprise injustifiée des hostilités par le groupe armé Seleka, qui a abouti à l’entrée en force de ses éléments armés dans la capitale, Bangui, en violation flagrante des Accords de Libreville du 11 janvier 2013, conclus sous les auspices de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et soutenus par l’UA et le reste de la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies. La décision des dirigeants de la rébellion armée Seleka de recourir à nouveau à la force constitue un sérieux défi à l’autorité individuelle et collective des chefs d’État de la région, qui se sont activement investis dans la recherche d’une solution politique, aggrave l’insécurité, ainsi qu’en témoignent les pillages en cours et autres actes de violence affectant la population civile, et éloigne encore davantage les perspectives de retour à la paix en RCA et de promotion d’une véritable gouvernance démocratique.

La Présidente de la Commission souligne que cette prise du pouvoir par la force constitue une violation caractérisée de l’Acte constitutif de l’UA, de la Déclaration de Lomé sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement et de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, ainsi que des décisions de l’UA sur le rejet absolu du recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. La Présidente de la Commission appelle instamment à une action collective africaine unifiée et décisive pour faire face à cette grave remise en cause de l’ordre constitutionnel de la RCA, qui constitue également une atteinte aux acquis des processus de démocratisation à travers le continent africain. Cette action africaine doit tendre à l’application scrupuleuse de toutes les dispositions des Accords de Libreville, qui demeurent valides en toutes circonstances. Dans ce contexte, elle rappelle que les instruments pertinents de l’UA prévoient notamment, dans les cas de changement anticonstitutionnel de Gouvernement, la suspension de la participation du pays concerné aux activités de l’UA, l’isolement total des auteurs du changement anticonstitutionnel et l’adoption de sanctions à leur encontre, en vue de parvenir à la restauration intégrale de la légalité.

La Présidente de la Commission se félicite de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de se réunir dans la matinée du lundi 25 mars 2013 pour examiner la situation et prendre les mesures qui s’imposent, conformément aux textes pertinents de l’Union qui confèrent à cette dernière la responsabilité principale pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique dans le contexte de l’Architecture africaine de paix et de sécurité. Elle exhorte les partenaires internationaux de l’UA, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies, à faire preuve de la fermeté requise et à prendre des mesures appropriées pour marquer leur détermination à rejeter le fait accompli et à tenir ses auteurs responsables de leurs actes, y compris les pillages, ainsi que les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire provoqués par l’entrée de la rébellion armée à Bangui.

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Communique attribuable au Porte-parole du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine

NEW YORK, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général condamne la prise de pouvoir anticonstitutionelle intervenue en République centrafricaine le 24 mars 2013 et appelle au rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel. Il réitère que les accords de Libreville, négociés sous les auspices des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), restent le cadre le plus viable pour assurer une paix durable et la stabilité dans le pays.

Le Secrétaire général est profondément préoccupé par les rapports faisant état de sérieuses violations des droits de l’homme. Il rappelle à tous ceux qui sont responsables de telles violations qu’ils devront répondre de leurs actes.

Le Secrétaire général appelle au calme et au respect de l’état de droit en République centrafricaine. Il est préoccupé par la situation humanitaire désastreuse qui prévaut dans le pays et les rapports faisant état de pillages, y compris contre les biens des Nations Unies en cours dans la capitale, Bangui. Les Nations Unies prennent toutes les précautions pour protéger son personnel et rappellent aux autorités leurs obligations d’assurer la sécurité de tout le personnel des Nations Unies et de ses locaux.

Par le biais de la Représentante spéciale du Secrétaire général en République centrafricaine, les Nations Unies continueront à travailler étroitement avec leurs partenaires, y compris la CEEAC et l’Union africaine, par l’intermédiaire d’efforts conjoints pour aider à résoudre la situation de crise en République centrafricaine.

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Le secrétaire général se félicite du transfert de Bsco Ntaganda à la CPI

NEW YORK, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, aujourd’hui, que Bosco Ntaganda, qui doit répondre des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui sont portées à son encontre pour les atrocités commises dans la région de l’Ituri, lui a été remis.

Le Secrétaire général se félicite de ce développement et se dit fermement convaincu qu’il fera avancer la cause de la paix en République démocratique du Congo (RDC) ainsi que la lutte contre l’impunité dans la région.

Le Secrétaire général félicite les Gouvernements des États-Unis, du Rwanda et de la République démocratique du Congo pour les mesures qu’ils ont prises afin d’assister la Cour pénale internationale à assurer le transfert rapide de M. Ntaganda à La Haye.

Le Secrétaire général affirme que, conformément à l’Accord sur les relations entre les deux institutions, les Nations Unies coopéreront avec la Cour pénale internationale en vue de s’assurer que M. Ntaganda bénéficie d’un procès juste, équitable et rapide.

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URGENCE RCA / La population centrafricaine, déjà exsangue, est victime d’une nouvelle crise / L’accès humanitaire est essentiel

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La reprise des combats en République Centrafricaine, suivie de la prise de Bangui ce dimanche, ont à nouveau plongé le pays dans la peur et le chaos. Elles font craindre la détérioration des conditions de vie déjà très précaires d’une population fragilisée par des années de conflits. Elle rend plus que jamais nécessaire une aide humanitaire d’urgence. Dans le contexte actuel Action contre la Faim rappelle qu’il impératif de respecter la neutralité et la sécurité des travailleurs humanitaires pour leur permettre de secourir les victimes.

C’est une triste rengaine. Trois mois après les combats qui avaient plongé Bangui dans le chaos fin décembre, la capitale centrafricaine est à nouveau en proie aux affrontements, au chaos et aux pillages. Cette crise et le climat d’insécurité ambiant est de nature à paralyser les structures de santé publique. Dans la capitale-même, un tiers1 des habitants vit dans la pauvreté et le nombre d’enfants souffrant de malnutrition est important : en 2012, plus de 5700 ont pris en charge en traitement ambulatoire ou hospitalier dans le cadre des programmes appuyés par ACF.

UN PAYS EXSANGUE

Au plan national, cette nouvelle crise risque d’affaiblir davantage encore une population centrafricaine dont plus de 60% vit en dessous du seuil de pauvreté et dont l’espérance de vie qui ne dépasse pas 50 ans.

L’instabilité socio politique a contribué à dégrader ces dernières années à affaiblir considérablement les moyens de subsistance des Centrafricains et leur capacité à faire face aux chocs. La violence et l’insécurité provoquent régulièrement dans les zones concernées des déplacements de populations, l’arrêt des activités de production agricole et des circuits commerciaux, comme observé en janvier dernier par l’équipe d’urgence d’Action Contre la Faim. Dans le district du Kémo, suite aux combats de début 2013, une baisse de la fréquentation des centres de santé avait été constatée, ainsi qu’un déficit alimentaire moyen sur tous les types de denrées alimentaires de 25%.

En temps normal, plus de 30 %2des ménages centrafricains n’arrivent pas à couvrir de façon adéquate leurs besoins alimentaires.

Dans ce contexte, plus que jamais, Action contre la Faim rappelle qu’une action humanitaire massive et indépendante est essentielle pour la population centrafricaine. L’organisation rappelle également qu’il est essentiel que toutes les parties du conflit permettent aux infrastructures de santé et aux actions humanitaires de continuer à fonctionner et protègent l’accès des habitants aux soins.

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