Entretien de M. Laurent Fabius avec son homologue tchadien, M. Moussa Faki Mahamat (Paris, 21 mars 2013)

PARIS, France, 21 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, a reçu ce matin M. Moussa Faki Mahamat, ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine de la République du Tchad.

Le Tchad est un partenaire essentiel de la France en Afrique centrale, qui apporte un appui militaire déterminant à l’opération Serval au Mali. Le ministre a ainsi rendu hommage à l’engagement des soldats tchadiens aux côtés des forces françaises. L’entretien a permis d’évoquer les perspectives de sortie de crise, notamment les efforts en vue de la mise en place d’une opération de maintien de la paix des Nations unies et en faveur de la réconciliation et de la démocratie au Mali.

Les ministres ont également abordé la crise en République centrafricaine, où la Communauté économique des États de l’Afrique centrale – que préside actuellement le Tchad – déploie d’importants efforts politiques et militaires en vue d’un règlement pacifique.

Ils se sont enfin entretenus des enjeux de sécurité régionaux au Sahel et notamment de la menace terroriste.

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La FAO préconise un objectif Zéro déforestation illégale / Le changement climatique menace les forêts méditerranéennes : un nouveau rapport de la FAO

ROME, Italie, 21 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — En cette première Journée internationale des forêts que les Nations Unies célèbrent aujourd’hui, le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a proposé que les pays visent un objectif Zéro déforestation illégale dans le cadre du débat post-2015.

«Dans de nombreux pays, la déforestation illégale dégrade les écosystèmes, réduit la disponibilité en eau et restreint l’offre de bois de feu, autant de facteurs qui compromettent la sécurité alimentaire, en particulier pour les pauvres», a expliqué M. Graziano da Silva lors d’une cérémonie en l’honneur de la Journée internationale des forêts. «Mettre un terme à la déforestation illégale et à la dégradation des forêts aiderait considérablement à éradiquer la faim et l’extrême pauvreté et à assurer la pérennité des ressources.»

«Aussi j’invite les pays à promouvoir la plantation forestière et à considérer un objectif Zéro déforestation illégale dans le cadre du débat post-2015. Ces deux actions doivent être étroitement liées. Et nous ne pourrons obtenir de résultats positifs que si les pays, les institutions financières internationales, l’ONU, la société civile et le secteur privé unissent leurs forces pour s’attaquer à ces questions.»

Les pays méditerranéens réagissent aux menaces qui pèsent sur leurs forêts

En parallèle, des représentants des pays du bassin méditerranéen se réunissent aujourd’hui à Tlemcen, en Algérie, à l’occasion de la Troisième semaine forestière méditerranéenne, qui se tient cette année du 17 au 21mars. Ils feront le point sur l’état des forêts de la région et adopteront un Cadre stratégique sur les forêts méditerranéennes.

Selon le premier rapport de la FAO sur L’État des forêts méditerranéennes, qui paraît également aujourd’hui, les forêts méditerranéennes seront durement frappées par le changement climatique et subissent une très forte pression démographique. D’où une concurrence toujours plus exacerbée dans la région pour des ressources alimentaires et en eau déjà insuffisantes.

Changement climatique et croissance démographique

En Méditerranée, les températures ont augmenté d’un degré au cours du XXe siècle alors que les précipitations ont reculé de 20 pour cent dans certaines zones du bassin. D’ici la fin du siècle, les températures auront augmenté de deux degrés supplémentaires d’après les prévisions, menaçant probablement d’extinction certaines espèces forestières et causant une perte de biodiversité.

D’ici 2050, la croissance démographique devrait porter le nombre d’habitants de la région méditerranéenne d’environ 500 à 625 millions. En conséquence, la pression exercée sur les forêts, sources de nourriture et d’eau, s’accentuera encore.

Des situations différentes caractérisent la région méditerranéenne. Dans les pays au nord du bassin, l’inexploitation des terres boisées a provoqué une hausse spectaculaire de l’incidence des feux de forêts. Au sud de la Méditerranée, la croissance démographique a entraîné un surpâturage des forêts ou une réduction du couvert forestier au profit soit de l’agriculture soit de l’expansion urbaine. Dans les deux cas, la conséquence est la déforestation et la dégradation des forêts, qu’aggravent les effets du changement climatique et des crises économiques. Selon le rapport, il devient urgent d’élaborer de nouvelles stratégies collaboratives pour une gestion viable de ces écosystèmes, aussi fragiles que vitaux. Dans des pays comme la Turquie ou la Tunisie, où l’engagement des pouvoirs publics est fort, le couvert forestier s’est considérablement reconstitué au cours des dernières décennies.

«La région méditerranéenne traverse de nombreux bouleversements, dans les structures de la société, les modes de vie et les conditions climatiques», commente le Sous-Directeur général de la FAO chargé des forêts M. Eduardo Rojas-Briales. «Non gérés, ces changements pourraient avoir un impact négatif sur les moyens de subsistance, la biodiversité, le risque de feu de forêts, les bassins versants ou la désertification. Il est urgent d’évaluer régulièrement l’état des forêts méditerranéennes au regard de données fiables et objectives et de gérer de façon plus durable les ressources forestières menacées».

De nouvelles stratégies pour les services environnementaux

Les forêts méditerranéennes constituent un puits de carbone significatif. En 2010, elles ont stocké près de 5milliards de tonnes de carbone, soit 1,6 pour cent du stock de carbone forestier mondial. Ces forêts fournissent également d’autres services écosystémiques précieux tels que la régulation de l’eau et du climat, la fourniture de produits ligneux et non ligneux et la conservation de la biodiversité. La région méditerranéenne est l’un des points chauds de la biodiversité mondiale. Elle recèle plus de 25 000 espèces de plantes qu’il convient de comparer avec les quelque 6 000 espèces présentes dans le centre et le nord de l’Europe.

Le rapport souligne que la valeur des forêts méditerranéennes et leur rôle vital dans l’adaptation au changement climatique et pour l’atténuation de ses effets devraient être reconnus aux échelles locale, régionale et nationale. Il exhorte les pouvoirs publics et les forestiers à encourager l’utilisation de produits ligneux et non ligneux comme le liège, afin de stocker le carbone à long terme, mais aussi à renforcer le potentiel d’investissement des petits exploitants travaillant dans le secteur des produits ligneux et non ligneux (pignons, nappes alfatières, champignons, miel, etc.).

Le rapport incite les forestiers à exploiter la variété des ressources génétiques forestières dans leurs pratiques sylvicoles et à privilégier les espèces les mieux à même de s’adapter à l’évolution des conditions climatiques.

A l’échelle locale, les forestiers devraient aussi améliorer l’aménagement des forêts afin de gérer les écosystèmes en optimisant la densité des arbres et de faire face aux pénuries d’eau, tandis qu’à large échelle leurs activités devraient comprendre la prévention systématique des feux de forêts.

La prévention des feux de forêts

Sous l’effet des changements climatiques, les risques de feux de forêts pourraient devenir plus fréquents et plus graves, prévient le rapport. Entre 2006 et 2010, environ deux millions d’hectares ont été affectés par les feux de forêts dans la région méditerranéenne. Sans prévention adéquate (notamment mesures de réduction des risques de feux de forêts et brûlages dirigés pendant l’hiver pour diminuer les niveaux de combustibles), des conditions météorologiques extrêmes pourraient causer des feux de forêts catastrophiques.

Ce rapport a été élaboré par plus d’une vingtaine d’institutions scientifiques et techniques et d’organisations non gouvernementales, et près de 50 auteurs et contributeurs coordonnés par la FAO et par le Plan Bleu, principal centre d’appui de la Commission méditerranéenne du développement durable. La FAO compte publier un État des forêts méditerranéennes tous les cinq ans, ce qui constituera un évènement fédérateur pour renforcer la mobilisation des acteurs impliqués dans la gestion des écosystèmes forestiers de la région.

S’appuyant sur les principales recommandations adoptées dans la Déclaration de Tlemcen durant son segment ministériel de haut niveau, la mise en œuvre du Cadre stratégique sur les forêts méditerranéennes pourrait contribuer utilement, au niveau régional, à adapter les politiques forestières nationales aux changements globaux qui affectent la région méditerranéenne.

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L’Union Africaine se félicite des progrès continus dans les relations entre le Soudan et le Soudan du Sud

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 21 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, se félicite du déroulement réussi d’une réunion extraordinaire du Mécanisme conjoint politique et de sécurité (JPSM) entre la République du Soudan et la République du Soudan du Sud, tenue à Addis Abéba, du 16 au 19 mars 2013. La réunion était co-présidée par les deux Ministres de la Défense, à savoir le Général John Kong Nyuon du Soudan du Sud et le Général de corps d’armée Abdel Raheem Mohammed Hussein, et facilitée par S.E. Abdusalami Abubakar, membre du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’UA pour le Soudan et le Soudan du Sud.

Au cours de la réunion, le Commandant de la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abyei (FISNUA), le Général Yohannes Tesfamariam, a fait un rapport intérimaire sur la mise en œuvre des accords sécuritaires. Les deux parties ont rempli leurs obligations s’agissant du retrait de leurs forces vers leur côté respectif de la frontière, et leurs moniteurs sont sur le point d’être aéroportés vers le siège du Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance de la frontière (JBVMM), à Kadugli. Les deux parties ont aussi donné des assurances sur le fait que les moniteurs de chaque Etat pourront opérer sans entrave sur le territoire de l’autre. Le Commandant de la FISNUA s’est aussi déclaré convaincu que des progrès supplémentaires seront accomplis dans les jours à venir.

La Présidente de la Commission félicite les parties pour les efforts exceptionnels qu’elles ont déployés, afin de respecter les délais très courts pour l’opérationnalisation de la Zone frontalière démilitarisée et sécurisée (SBDZ). Elle a félicité la FISNUA pour son action continue en appui au Soudan et au Soudan du Sud, action qui a été cruciale dans l’accomplissement des résultats enregistrés à ce jour par les parties.

La Présidente de la Commission lance un appel au Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il apporte son plein appui à ce processus. En particulier, elle exhorte le Conseil de sécurité à autoriser l’effectif supplémentaire de 1 126 éléments, y compris des éléments de soutien, tel que demandé par la FISNUA, pour faciliter la protection des moniteurs du JBVMM.

La Présidente de la Commission se félicite de l’esprit positif et de coopération dont ont fait preuve les parties, et note avec satisfaction les progrès tangibles qu’elles ont accomplis dans la mise en œuvre des accords visant à opérationnaliser la SBDZ. La Présidente de la Commission souligne qu’il s’agit là de mesures importantes pour promouvoir la confiance requise pour faciliter la normalisation complète de leurs relations sur la base de leur engagement à bâtir deux Etats viables. La Présidente de la Commission est convaincue que le même esprit et engagement continueront à guider les efforts en cours des parties pour remplir les obligations qui sont les leurs.

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LE PRESIDENT OUEDRAOGO LOUE LES EFFORTS DE CONCERTATION ENTRE L’AFRIQUE OCCIDENTALE ET CENTRALE

ABUJA, Nigeria, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo, a loué les efforts de concertations entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, qui ont abouti à une mutualisation des efforts et des moyens entre ces deux régions du continent en vue de faire face à l’insécurité en mer sur la côte occidentale du continent.

Interrogé par la presse après l’ouverture, ce mardi 19 mars 2013 à Cotonou, au Bénin, de la conférence interministérielle CEDEAO/CEEAC sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée, M. Ouédraogo a souligné le caractère capital de cette réunion, notant que «l’insécurité dans (cette région) représente une menace sérieuse pour le développement économique et social» des pays d’Afrique centrale et de l’Ouest.

«Et cela n’est pas valable pour les seuls pays côtiers, même les pays de l’hinterland souffrent de cette insécurité. C’est la raison pour laquelle les chefs d’Etat et de gouvernement nous ont demandé de coordonner notre stratégie avec l’Afrique centrale pour avoir un plan intégré de lutte contre l’insécurité maritime», a expliqué le président de la Commission de la CEDEAO.

C’est le résultat de ces efforts de concertations entre les deux régions qui a abouti à cette conférence interministérielle qui elle-même prépare un sommet des chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale sur l’insécurité maritime, prévu au cours de cette année à Yaoundé, au Cameroun.

Interrogé sur la manière dont les travaux seront conduits, M. Ouédraogo a répondu qu’il s’agira de faire comme toujours en matière de concertation. «Nous allons mettre en commun nos ressources, que ce soit en termes d’équipements, de renseignement ou d’entraide judiciaire pour que nous puissions avoir une action coordonnée entre les Etats de la région».

Le terrorisme et les activités illicites ne connaissant pas les frontières, il appartient aux Etats de s’organiser de manière à pouvoir faire face globalement à cette menace, qu’elle soit sur terre comme en mer, a conclu M. Ouédraogo sur ce point.

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VERS LA VALIDATION DE DOCUMENTS VISANT A COMBATTRE LES ACTIVITES ILLICITES EN MER DANS LE GOLFE DE GUINEE

ABUJA, Nigeria, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La conférence interministérielle CEDEAO/CEEAC sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée s’est ouverte ce mardi 19 mars 2013 à Cotonou, au Bénin, avec pour objectif de valider des documents fondamentaux visant à combattre les activités illicites dans le domaine maritime de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale.

Il s’agit d’un protocole d’accord entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), d’un code de conduite et d’une déclaration politique sur les activités illicites dans le domaine maritime, qui devront être adoptés par un sommet des chefs d’Etat prévu en avril 2013 à Yaoundé, au Cameroun.

La rencontre ouverte ce mardi dans la capitale économique béninoise regroupe les ministres en charge de la Sécurité, des Affaires étrangères et de la Défense des 25 Etats membres de ces deux communautés économiques régionales (CER). Elle a été précédée et préparée, la veille, par une réunion technique d’experts et s’est déroulée en présence des représentants spéciaux des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (UNOWA et UNOCA).

Y ont également pris part des dirigeants de la Commission du Golfe de Guinée (CGG), dont le secrétaire exécutif de cette institution, M. Miguel Trovoada,ainsi que les représentants de l’Organisation maritime internationale (OMI), de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC), de l’Union africaine (UA), du Centre d’étude stratégique pour l’Afrique (CESA) etde l’Institut d’étude de sécurité (IES).

Les discours prononcés au cours de la cérémonie d’ouverture ont tous relevé, dans le sillage de celui de M. Trovoada de la CGG, la nécessité ressentie par les 25 pays africains engagés dans cette initiative de mutualiser leurs moyens et leurs efforts afin de mener un combat résolu contre la piraterie maritime et les autres activités illicitescommises en mer dans le Golfe de Guinée.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, M. Said Djinnit, a rappelé comment, dans sa résolution 2039 du 29 février 2012, le Conseil de sécurité préconisait la tenue d’un sommet des chefs d’Etat d’Afrique occidentale et centrale en vue de dégager une stratégie apte à faire face à la piraterie maritime, un phénomène qui menace la paix et la sécurité dans la région, ainsi que la navigation maritime internationale.

Pour sa part, le président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo, a cité les différentes étapes franchies jusque-là dans la coopération entre la CEDEAO et la CEEAC, en collaboration avec la CGG, ainsi qu’avec les Nations unies et leurs différents partenaires, parmi lesquels les Etats-Unis d’Amérique à travers leur Commandement pour l’Afrique (Africom), mais aussi l’OMAOC, l’OMI, le CESA et l’IES…

M. Ouédraogo a souligné qu’en reconnaissance de la menace de plus en plus grande que représentent la piraterie et les autres formes de crime maritime organisé dans le Golfe de Guinée, les chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest, lors de leur 40ème sommet, tenu en février 2012 à Abuja, au Nigéria, ont demandé à la Commission de la CEDEAO d’élaborer un cadre de politique maritime global afin d’orienter les actions et la coopération entre la CEEAC, la CGG et tous les autres acteurs concernés, en vue de relever ce défi.

Conformément à cette directive, la CEDEAO est en train d’élaborer une Stratégie maritime intégrée dont le premier projet a été soumis pour examen, avec le soutien d’Africomet du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA), à la réunion d’experts indépendants qui s’est tenue du 20 au 22 février 2013 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

«La stratégie maritime intégrée de la CEDEAO s’inspire de la structure existant dans la région de la CEEAC, qui a été élaborée il y a quelques années lorsque la question de la piraterie a pris de l’ampleur en Afrique centrale. Une synergie entre la CEDEAO et la CEEAC s’avère donc nécessaire en ce sens qu’elle permettra de renforcer et de mettre les ressources des deux régions en commun», a dit M. Ouédraogo.

Comme en écho à cette conviction, le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles du Bénin, M. Issifou Kogui N’Douro, a rappelé les nombreuses rencontres qui ont permis aux Etats de l’Afrique de l’Ouest de combler leur retard par rapport à ceux de l’Afrique centrale, une mise à niveau qui permettra aux deux communautés de s’engager plus pleinement dans cette œuvre désormais commune.

«Il ne s’agira pas d’empiéter sur la souveraineté de l’un quelconque de nos Etats, mais de la préserver, de la défendre et même de la promouvoir à travers une coopération dynamique pour faire de nos espaces maritimes des zones d’opportunités et de richesses», a ajouté M. Kogui N’douro, dont le pays a pris une part déterminante dans le lancement de l’initiative.

En effet,c’est le président béninois Thomas Boni Yayi qui, vu les pertes de recettes douanières de l’ordre de 81 millions de dollars US subies en 2011 par le Bénin du fait des attaques de pirates au large de ses côtes, a lancé un appel à la communauté internationale.Il obtint une réponse diligente des Nations unies qui dépêcha, du 7 au 24 novembre 2011, une mission d’évaluation dans le Golfe de Guinée, laquelle est à la base de la résolution onusienne ayant donné naissance au processus.

La tendance à la hausse régulièrement observée en matière d’activités de piraterie en Afrique depuis le début de la crise en Somalie, au cours des deux dernières décennies, s’est considérablement inversée ces derniers temps. L’OMI a classé les côtes ouest-africaines parmi les six zones les plus dangereuses du monde en termes de piraterie avec 58 attaques perpétrées au cours des dix premiers mois de 2011. Le nombre record d’attaques a été enregistré au large des côtes béninoises, passant de 1 seule en 2010 à 44 en 2011.

La Commission du Golfe de Guinée comprend l’Angola, le Cameroun, le Congo, la RD Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Nigéria, Sao Tomé-et-Principe, tandis que la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale regroupe dix membres : Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, RD Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe, Tchad.

Les Etats membres de la CEDEAO sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

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Une nouvelle contribution d’ECHO pour aider l’UNICEF à atteindre les familles déplacées dans l’Est de la RD Congo

KINSHASA, République démocratique du Congo (RDC), 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Direction générale de l’Aide humanitaire et de la Protection civile de la Commission européenne, (ECHO) a décidé d’augmenter sa contribution financière en faveur de l’UNICEF afin d’aider les enfants et leurs familles déplacés à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). L’UNICEF a annoncé la semaine dernière qu’ECHO avait fait un don supplémentaire de 5,2 millions d’euros (6,8 millions de dollars) en faveur du Programme de Réponse Rapide aux Mouvements de Population (RRMP), portant la contribution totale d’ECHO à 10,7 millions d’euros (14 millions de dollars) pour 2012-2013.

Grâce au soutien d’ECHO, l’UNICEF sera en mesure d’atteindre plus de 1.000.000 de personnes déplacées dans l’est de la RDC avec des évaluations multisectorielles et un soutien d’urgence en matière de santé, articles ménagers essentiels, eau et assainissement et éducation. Les actions cibleront les enfants et leurs familles qui ont été touchés par le conflit dans leurs villages d’origine au Nord et Sud Kivu, Province Orientale et Katanga.

En 2012, ECHO était le premier bailleur de fonds bilatéral du programme RRMP avec une contribution totale de 5,5 millions d’euros (7,2 millions de dollars). A travers le programme RRMP, 713.720 des personnes ont été assistées avec des articles ménagers essentiels, 422.663 des personnes ont eu accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement et 57.021 élèves et enseignants ont eu accès à l’éducation dans des situations d’urgence.

La situation humanitaire en République démocratique du Congo continue de se détériorer. A l’est du pays, plus de 2,4 millions de personnes, dont près de la moitié sont des enfants, sont déplacées à cause des conflits armés. La province du Nord Kivu abrite le plus grand nombre de déplacés du pays avec quelques 914.000 personnes qui ont dû fuir leurs maisons.

Au Sud-Kivu, près de 878.000 personnes étaient déplacées à la fin du mois d’octobre 2012. L’écrasante majorité d’entre eux (plus de 96 pour cent) vivent dans des communautés d’accueil. Une augmentation massive du nombre de personnes déplacées a également été enregistrée dans la province du Katanga, où plus de 313.000 personnes étaient déplacées à la fin du mois de décembre 2012 [Source OCHA]. Le conflit est caractérisé par de graves violations des droits de l’homme notamment l’incendie et le pillage de maisons et d’écoles, des violences sexuelles de masse, la séparation des familles et le recrutement forcé d’enfants dans des groupes armés. Au mois de novembre 2012, 540 écoles étaient touchées par les conflits armés dans la seule province du Nord-Kivu, compromettant les possibilités d’apprentissage de plus de 180.000 enfants.

« La violence et le déplacement peuvent marquer les enfants à vie, en leurs ôtant l’avenir auquel ils ont droit », a déclaré la Représentante de l’UNICEF en RDC, Barbara Bentein. « Afin d’aider les familles qui ont perdu leurs maisons, nous avons besoin d’une réponse concertée qui permettent de construire les bases d’un avenir pacifique. Soins de santé et actions de prévention, eau potable et hygiène, éducation d’urgence et articles ménagers essentiels aident les familles à reconstruire leurs vies. ECHO nous aide à atteindre ces objectifs. »

« L’Union européenne a suivi avec attention l’évolution de la situation en RDC ces dernières années et est attentive aux besoins de la population», a déclaré Jean-Louis de Brouwer, le directeur des Opérations humanitaires et de protection civile d’ECHO. « Cette nouvelle contribution européenne fournira, via l’UNICEF, une aide vitale aux personnes les plus vulnérables au Congo, qui continue de s’enfoncer dans la crise malgré les immenses opportunités dont il dispose pour aller de l’avant ».

Avec une contribution totale de 10,7 millions d’euros (14 millions de dollars) pour 2012-2013, ECHO est aujourd’hui le plus grand bailleur de fonds du programme RRMP. Les autres bailleurs incluent le Pooled Fund de la RD Congo, le Bureau de l’aide d’urgence en cas de catastrophe (OFDA) de l’Agence internationale des Etats-Unis pour le développement international (USAID), et les gouvernements de la Suède, du Canada, du Japon, de la Suisse et de la Corée.

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Communiqué technique – Tour image – France / Tchad – 21/03/2013

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, recevra M. Moussa Faki Mahamat, ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine de la République du Tchad, le 21 mars à 8h00 au Quai d’Orsay.

Un tour images est prévu avant le début de l’entretien. Les photographes et cameramen intéressés sont invités à se présenter, munis de leur carte de presse, à partir de 7h45, à l’entrée située au 1 rue Robert Esnault-Pelterie, Paris 7e (face à l’aérogare des Invalides).

Contacts:

Cécile GEMINIANI : 01 43 17 52 63 06 15 30 67 62

N.B. : Ce communiqué ne constitue en aucune manière une annonce officielle. L’information qui est donnée ci-dessus est de nature strictement technique et ne vise qu’à aider le travail des journalistes.

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Mali / Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – Comment réagissez-vous à l’inculpation du journaliste Boukary Daou au Mali ?

R – La France exprime sa préoccupation suite à l’inculpation d’un journaliste malien pour « incitation à la désobéissance ». Elle appelle à sa libération immédiate.

La France rappelle son attachement à la liberté d’opinion et d’expression ainsi qu’à la liberté de la presse, garanties par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par le Mali. Le respect de ces libertés est un élément indispensable du retour à l’Etat de droit et de la réussite du processus de réconciliation nationale.

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République centrafricaine / Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – Que pensez-vous de la menace des rebelles en République centrafricaine de reprendre les armes si leurs revendications ne sont pas satisfaites?

R – La France reste préoccupée par l’évolution de la situation en République centrafricaine. A notre demande, le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra aujourd’hui des consultations sur la situation en RCA.

La France soutient le processus politique issu des accords de Libreville, signés le 11 janvier, sous les auspices de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC). Nous engageons toutes les parties centrafricaines, qui ont signé ces accords, à les mettre en oeuvre de façon effective et de bonne foi.

Nous pressons les parties de s’abstenir de tout recours à l’option militaire, qui n’aurait pour effet que de dégrader encore la situation sécuritaire et humanitaire en RCA.

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Nigéria – Attentat suicide à Kano (19 mars 2013)

PARIS, France, 20 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La France condamne l’attaque terroriste survenue le 18 mars dans la ville de Kano au Nigéria. Cet acte odieux et lâche a entraîné la mort de plus de 40 personnes et a fait plusieurs dizaines de blessés.

Nous exprimons nos condoléances aux familles ainsi qu’aux proches des victimes.

Comme l’a fait le ministre lors de sa visite à Abuja le 16 mars dernier, la France réaffirme sa solidarité avec le Nigeria dans la lutte qu’il mène contre le terrorisme.

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