Mauritania: Expert de l’ONU salue le Plan national de lutte contre le racisme, mais appelle à la participation

GENEVE, Suisse, 9 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le racisme, Mutuma Ruteere, a salué le début d’un processus visant à élaborer un plan d’action national contre la discrimination raciale en Mauritanie, mais il a exhorté les autorités à se baser sur une analyse approfondie et une évaluation de tous les aspects de la discrimination dans le pays.

« Le processus d’élaboration du plan se doit être inclusif et participatif afin que toutes les parties concernées puissent en revendiquer la propriété et s’assurer de sa mise en œuvre, le résultat de ce processus doit être suffisamment concret pour être mesurable », a dit M. Ruteere à la fin de sa visite de suivi officielle en Mauritanie, ayant eu lieu du 2 au 8 Septembre 2013.

« J’ai moi-même observé combien les questions liées à la discrimination préoccupent les cœurs et les esprits des gens et c’est pourquoi il est d’autant plus important que tous les acteurs puissent échanger et débattre sur le contenu du plan d’action », a dit l’expert des droits humains.

Selon lui, une évaluation approfondie ne peut être entreprise sans statistiques détaillées par ascendance et l’origine ethnique, le sexe et l’âge et recueillies sur la base de l’auto -identification. « Sans données ventilées par origine ethnique, il reste difficile de déterminer la situation des groupes marginalisés et d’évaluer les progrès accomplis dans la lutte contre la discrimination et l’exclusion », a expliqué le Rapporteur spécial.

L’expert a félicité les autorités mauritaniennes pour leur coopération avec le système des droits de l’homme des Nations Unies, soulignant, entre autres mesures positives, la création d’une Commission nationale des droits de l’homme, l’amendement de la Constitution pour reconnaître la diversité ethno- culturelle du pays, et l’adoption de la loi sur l’esclavage.

Toutefois, M. Ruteere a noté un certain nombre de défis relatif au rythme de la mise en œuvre effective de la loi, et a appelé le gouvernement à en faire une question prioritaire. « Beaucoup de gens perdent confiance dans les institutions et le système judiciaire », a-t-il dit. « Il y’a un besoin d’améliorer l’efficacité de ces institutions dans la lutte contre la discrimination et de gagner la confiance du public quant à l’efficacité et l’engagement des institutions à appliquer la loi ».

« Les efforts déployés pour mettre en œuvre l’Accord tripartite 2007, qui a permis le retour de plus de 24.000 Mauritaniens entre 2008 et 2012 sont remarquables », a-t-il noté. « Pourtant, les souvenirs douloureux des événements de 1989 restent vivaces dans la vie des femmes, des hommes, de beaucoup de filles et de garçons qui ont perdu des êtres chers, des maisons et des terres, ainsi que leurs papiers d’identité ».

L’expert a souligné que les préoccupations concernant l’enrôlement, l’indemnisation et à la réparation pour certains des rapatriés, la poursuite des conflits fonciers et l’absence de responsabilité pour les violations des droits humains commises à cette époque doivent être sur l’ordre du jour de la réconciliation nationale en tant que pré -requis à la construction d’une société inclusive et diverse.

« J’ai trouvé la société Mauritanienne extrêmement stratifiée. La discrimination basée sur les castes et l’ethnicité est aussi bien intercommunautaire qu’intra-communautaire; la pauvreté est également un vecteur d’inégalités entre et au sein des communautés », a déclaré M. Ruteere. « Il est important de reconnaître la pauvreté comme étant une cause sous-jacente de la discrimination, que le Gouvernement a tenté de réduire en investissant essentiellement dans des programmes visant à améliorer les conditions de vie des groupes historiquement marginalisés ».

« Tout comme mon prédécesseur l’a observé, bien que la discrimination ne soit pas institutionnaliser de jure, de nombreuses personnes estiment que de facto ils ne disposent pas de l’égalité des chances vis-à-vis de l’éducation, de l’emploi, et des opportunités économiques», a indiqué le Rapporteur spécial tout en soulignant que la langue est perçue comme un moyen de domination de certains groupes au détriment d’autres, et que le manque de représentation de la diversité ethnique au niveau des postes clés du gouvernement et de l’administration publique est perçue comme une manifestation de l’exclusion.

L’expert a également alerté sur le fait que bien que l’esclavage ai été interdit en Mauritanie, il y’a encore des personnes qui sont victimes de pratiques analogues à l’esclavage. « Les femmes et les filles dans de telles conditions continuent d’être particulièrement vulnérables et soumises à diverses formes de violence, notamment la violence sexuelle », a-t-il dit. « Les cadres institutionnels et juridiques doivent être renforcé de sorte que les auteurs des violations soient tenus de rendre compte ».

Au cours de sa mission de sept jours, M. Ruteere s’est rendu à Nouakchott , Rosso et Kaédi, où il a rencontré les plus hauts représentants du Gouvernement, au niveau national et local, ainsi que des représentants de la société civile, les organisations non gouvernementales, les défenseurs des droits de l’homme, les victimes de violations des droits de l’homme, y compris de la discrimination raciale et les pratiques analogues à l’esclavage.

Les conclusions et recommandations du Rapporteur spécial seront reflétées dans son rapport au Conseil des droits de l’homme en Juin 2014.

(*) Consulter la version complète du Communiqué de fin de mission au lien suivant: http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=13688&LangID=F

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Ouverture du procès Ruto et Sang devant la CPI : une opportunité historique de vérité et de justice pour les victimes et le Kenya

LA HAYE, Pays-Bas, 9 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — À la veille de l’ouverture du procès de William Samoei Ruto, Vice-président du Kenya, devant la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, la FIDH et son organisation membre au Kenya, la Kenya Human Rights Commission (KHRC), conjointement avec des organisations membres de la FIDH en Afrique rappellent que les poursuites engagées représentent avant tout une opportunité pour toute une nation de connaître la vérité sur les actes de violence perpétrés suite à l’élection présidentielle de 2007. Il s’agit également d’une opportunité pour les victimes que justice leur soit rendue par une cour indépendante. Ce processus indispensable doit permettre de jeter les bases d’une paix durable, favoriser l’instauration d’un État de droit et prévenir la répétition des atrocités commises en 2007/2008.

À la veille de l’ouverture du procès de William Samoei Ruto, Vice-président du Kenya, devant la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, la FIDH et son organisation membre au Kenya, le KHRC, conjointement avec des organisations membres de la FIDH en Afrique rappellent que les poursuites engagées représentent avant tout une opportunité pour toute une nation de connaître la vérité sur les actes de violence perpétrés suite à l’élection présidentielle de 2007. Il s’agit également d’une opportunité pour les victimes que justice leur soit rendue par une cour indépendante. Ce processus indispensable doit permettre de jeter les bases d’une paix durable, favoriser l’instauration d’un État de droit et prévenir la répétition des atrocités commises en 2007/2008.

Mardi 10 septembre 2013, Ruto et son co-accusé, Joshua Arap Sang, ancien chef des opérations de la radio Kass FM, seront face aux juges de la Chambre préliminaire V(a) de la CPI. Tous deux sont accusés de meurtre, déportation ou transfert forcé de population et de persécution constitutifs de crimes contre l’humanité en vertu du Statut de Rome de la CPI, commis dans le contexte des violences post-électorales de 2007/2008.

Uhuru Muigai Kenyatta, Président du Kenya, devra lui aussi répondre devant la CPI d’accusations de meurtre, déportation ou transfert forcé de population, viol, persécution et autres actes inhumains, tous constitutifs de crimes contre l’humanité, commis dans le contexte des violences post-électorales. L’ouverture de son procès est prévue le 12 novembre 2013.

C’est la première fois qu’un président et un vice-président en exercice voient s’ouvrir leurs procès devant la CPI. Le Statut de Rome texte fondateur de la Cour prévoit que ses dispositions soient appliquées selon un principe d’égalité entre toutes les personnes, sans aucune distinction fondée sur l’exercice d’une fonction officielle. Aucun chef d’État ou de gouvernement ni aucun membre de gouvernement ne bénéficie d’une immunité face à des poursuites judiciaires devant la CPI. Leurs positions ne leur octroient aucun privilège et ne les privent pas non plus des droits qui leurs sont consacrés en vertu des textes juridiques de la CPI.

« Il ne s’agit pas de procès intentés contre un Président et un Vice Président mais de procès visant à établir les faits et les responsabilités pénales individuelles concernant des crimes graves. Les positions des accusés n’ont et ne doivent souffrir d’aucune considération. Les héros anonymes de ces procédures sont bien les victimes et témoins qui, dans un contexte difficile et parfois dangereux, se sont engagés dans la recherche de la vérité et de la justice. Leur engagement sera profitable à la société kényane toute entière » , a déclaré Me. Patrick Baudouin, Président d’Honneur de la FIDH.

Plus de 300 victimes ont été autorisées à participer aux procédures dans l’affaire contre le vice-président Ruto. Au cours des derniers mois, et sur fond d’allégations de tentatives d’intimidations, certains témoins et victimes se sont désistés. A l’instar des organisations de la société civile, ces participants ont eu à faire face à un environnement dans lequel des personnalités publiques et politiques, ainsi que certains médias, ont contribué à créer un climat hostile envers ceux apportant leur soutien aux enquêtes et poursuites judiciaires menées par la CPI.

« Les victimes des violences post-électorales de 2007/2008 attendent depuis plus de cinq ans que justice leur soit rendue. Au regard de tels délais et de la complexité de ces affaires, il est temps que les procès démarrent enfin ! La CPI ne peut se permettre de perdre la confiance que les victimes ont placé en elle. Elle doit répondre aux attentes de ceux qui pensent qu’elle permettra, dans le cadre d’un processus judiciaire impartial, de faire surgir la vérité sur les violences post-électorales » , a déclaré Davis Malombe, Directeur exécutif adjoint de KHRC.

« Ces procès sont menés dans l’intérêt de tous les Kényans et de tous les Africains. Plusieurs pays du continent ont connu des épisodes de violences post-électorales. Dans certains cas, le niveau de violence a été tel qu’une réaction internationale de solidarité avec les victimes était justifiée. Les mécanismes qui contribuent à enrayer la violence et les violations massives des droits de l’Homme doivent être soutenus » , a déclaré Sheila Muwanga Nabachwa, Vice-présidente de la FIDH, directrice exécutive adjointe de laFoundation for Human Rights Initiative (FHRI – Ouganda).

Le Bureau du Procureur de la CPI a demandé l’autorisation d’ouvrir une enquête après que les autorités kényanes aient failli à leur responsabilité de traduire en justice les responsables des crimes commis pendant la période post-électorale. « L’ouverture de ce procès constitue un espoir pour les victimes et leurs communautés qui n’ont pu obtenir réparation auprès des tribunaux nationaux. Leur quête a été longue, leurs souffrances trop profondes. La comparution des accusés devant la Cour enverra un message fort : ce qui s’est passé n’aurait pas dû arriver et les Kényans doivent être unis dans leur volonté de prévenir de telles atrocités » , a déclaré Drissa Traoré, Vice-président de la FIDH et Président duMouvement ivoirien des droits humains (MIDH – Côte d’Ivoire).

Le champ de compétence limité de la CPI, qui ne poursuit que les plus hauts responsables des crimes les plus graves, implique qu’il est de la responsabilité des autorités nationales de poursuivre les auteurs de rang inférieur. Toutefois, plus de cinq ans après les violences, les autorités kényanes n’ont fait preuve que de peu d’efforts pour que les auteurs de ces violences répondent de leurs actes et pour que les victimes obtiennent justice et réparation. Les efforts menés par les membres du Parlement appartenant à la Jubilee Alliance – soutenant Uhuru Kenyatta et William Ruto – pour que le Kenya se retire du Statut de Rome et abroge la loi sur les crimes internationaux, pourraient compromettre la coopération entre le Kenya et la Cour, poser de sérieux doutes quant à la volonté des autorités de rendre justice aux victimes dans le cadre de procédures nationales, et perpétuer la culture de l’impunité.

« Dans la perspective des procès à venir, il est essentiel que les autorités kényanes assument leurs obligation et responsabilité de coopérer pleinement avec la CPI. Leur crédibilité et le droit des victimes à la vérité et à la justice sont en jeu » , a déclaré Dismas Kitenge Senga, Vice-président de la FIDH, président du Groupe Lotus (GL – République démocratique du Congo)

« La politisation et la couverture médiatique de ces procès seront éprouvantes pour des victimes qui ont déjà subi l’épreuve de crimes graves. Dans un contexte aussi hostile, des institutions comme l’Union Africaine ont le devoir de manifester un soutien sans réserve et une entière solidarité avec les victimes. Cela passe par une prise de position publique affirmant la nécessité d’une coopération pleine et sans restrictions du Kenya avec la CPI ainsi que la nécessité de mener des procédures nationales effectives » , a déclaré Mabassa Fall, Représentant permanent de la FIDH auprès de l’Union africaine.

Organisations signataires :

Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) – RDC

African Center for Justice and Peace Studies (ACJPS) – Soudan

Associação Justiça Paz e Democracia (AJPD) – Angola

Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) – Mali

Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH) – Mauritanie

Association Tchadienne pour la Promotion des Droits de l’Homme (ATPDH) – Tchad

Civil Liberties Organisation (CLO) – Nigeria

Foundation for Human Rights Initiative (FHRI) – Ouganda

Groupe Lotus (GL) – RDC

International Federation for Human Rights (FIDH)

Kenya Human Rights Commission (KHRC) – Kenya

Lawyers for Human Rights (LHR) – Afrique du Sud

Legal and Human Rights Center (LHRC) – Tanzanie

Ligue Burundaise des Droits de l’Homme (ITEKA) – Burundi

Ligue des Électeurs (LE) – RDC

Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH) – République centrafricaine

Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO) – Côte d’Ivoire

Liga Moçambicana dos Direitos Humanos (LMDH) – Mozambique

Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) – Sénégal

Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) – Tchad

Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) – Togo

Maison des Droits de l’Homme du Cameroun (MDHC) – Cameroun

Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) – Burkina Faso

Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH) – Côte d’Ivoire

Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) – République du Congo

Organisation guinéenne des droits de l’Homme et du citoyen (OGDH) – Guinée Conakry

Organisation Nationale des Droits de l’Homme (ONDH) – Sénégal

Zimbabwe Human Rights Association (Zimrights) – Zimbabwe

Pour plus d’informations, consultez les publications de la FIDH sur le Kenya et la CPI.

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Somalie – Attentat à Mogadiscio

PARIS, France, 9 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 9 septembre 2013

La France condamne l’attentat perpétré le 7 septembre 2013 à Mogadiscio, qui a coûté la vie à 18 personnes, selon un dernier bilan.

Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes, ainsi qu’à leurs proches.

La France réaffirme son soutien aux autorités et au peuple somaliens dans leurs efforts pour construire une société apaisée, démocratique, respectueuse de sa diversité et des droits de l’homme.

En lien avec ses partenaires européens, la France continuera d’appuyer la reconstruction de la Somalie. La conférence internationale organisée à Bruxelles le 16 septembre constituera une étape majeure dans l’engagement de l’Union européenne et de l’ensemble de la communauté internationale en faveur de ce pays

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Mali – Formation du gouvernement

PARIS, France, 9 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 9 septembre 2013

La France salue la nomination le 8 septembre, par le président de la République malienne et sur proposition du Premier ministre, des membres du gouvernement.

Nous notons avec satisfaction que, conformément aux déclarations du président Keïta, la justice et la réconciliation constituent une priorité pour les nouvelles autorités maliennes. Nous saluons particulièrement la création d’un ministère consacré à la réconciliation nationale et au développement des régions du Nord.

La France restera aux côtés du Mali pour relever les grands défis que seront notamment la restauration de l’État, l’amélioration de la gouvernance, de la sécurité et le développement du pays.

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Egypte – Entretien de M. Laurent Fabius avec son homologue égyptien (Paris, 9 septembre 2013)

PARIS, France, 9 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 9 septembre 2013

M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, a reçu ce matin son homologue égyptien, M. Nabil Fahmy. Il a rappelé les liens d’amitié historiques qui unissent la France et l’Égypte, faits de dialogue et de respect mutuel.

Les ministres ont évoqué la situation en Egypte et la relation bilatérale, la crise syrienne et les efforts de relance du processus de paix israélo-palestinien.

M. Laurent Fabius a indiqué que la France avait pris acte de l’engagement du gouvernement égyptien à mettre en oeuvre la feuille de route de la transition politique, qui fixe comme objectif l’édification d’un État démocratique et qui garantisse la liberté et la justice pour tous les Egyptiens. Il a formé le voeu que cette nouvelle étape soit marquée par l’apaisement et que tous les Égyptiens puissent s’exprimer pacifiquement. La France encourage vivement un dialogue national inclusif permettant de mener à bien la transition.

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L’AGRA lance le rapport sur l’état de l’Agriculture en Afrique

MAPUTO, Mozambique, 9 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ —

Une nouvelle publication qui met en évidence les domaines critiques nécessitant interventions et investissements

Aujourd’hui, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) (http://www.agra.org) lance son premier rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/agra.jpg

Le Rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique examine en profondeur la chaîne de valeur des cultures vivrières – de la salle de classe, au champ et puis au marché – dans 16 pays de par le continent.

Le rapport fait le recueil de données et d’analyses provenant de plus de 15 organisations nationales et internationales, notamment les ministères de l’agriculture, la Banque mondiale, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture et le Fonds international pour le développement de l’agriculture. Il restitue des données dans un format accessible et cohérent, en dégageant un point de repère par rapport auquel on peut suivre l’évolution de l’agriculture en Afrique.

L’édition inaugurale du Rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique se concentre sur les cultures vivrières telles que les céréales et tubercules, dont environ 75% sont produites en Afrique et non importées.

Le rapport révèle que:

• Quoi qu’un certain nombre de pays investissent massivement dans la R&D et développent leur secteur agricole, d’autres sont à la traîne, au détriment de la sécurité alimentaire. En termes de personnel affecté à la recherche agricole, l’Afrique affiche la capacité la plus faible à l’échelle mondiale, avec à peine 70 chercheurs par million d’habitants (à la différence des Etats-Unis et du Japon qui en comptent 2.640 et 4.380, respectivement).

• La baisse de la fertilité des sols menace les rendements et le développement agricoles dans un certain nombre de pays. Alors que le prix moyen des engrais livrés aux exploitations agricoles aux Etats-Unis coûte 226 $ EU la tonne, il se tient à 414 $ EU la tonne en Zambie.

• Les lois et réglementations nationales et régionales obsolètes entravent le développement des marchés semenciers en Afrique. La durée moyenne du processus d’homologation des semences est d’environ trois ans dans la plupart des pays d’Afrique sub-saharienne.

• Les importations alimentaires bon marché et subventionnées affaiblissent progressivement les marchés agricoles africains, ce qui est exacerbé par les difficultés d’accès au crédit, les restrictions commerciales et les coûts de transport élevés. Bien que l’agriculture représente jusqu’à 40% du PIB dans certains pays africains, seulement 0,25% des prêts bancaires sont orientés vers les petits exploitants agricoles.

• Les femmes, qui représentent la majorité des petits exploitants agricoles en Afrique, sont fortement défavorisées dans les régimes actuels de droits fonciers. Cela réduit leur capacité d’accès au crédit, aux technologies et aux services agricoles. Les données mettent en exergue le fait qu’il est cinq fois moins probable que les femmes possèdent des terres par rapport aux hommes.

Dans l’allocution liminaire qu’il a prononcé pour lancer le rapport, M. Strive Masiyiwa, vice-président du Conseil d’administration de l’AGRA, a affirmé: «Si nous voulons réussir à déclencher une révolution verte en Afrique, il faut que nous déterminions et comprenions les domaine où nous faisons des progrès, mais aussi ceux où nous sommes à la traine. Pour la première fois, le Rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique nous trace le grand tableau et nous permet de faire des comparaisons entre les pays. Il fournit des données indispensables et fiables qui, nous l’espérons bien, conduiront à l’élaboration de politiques plus éclairées et à un niveau plus élevé de redevabilité».

S’exprimant à l’occasion du lancement du rapport dans les marges du Forum sur la révolution verte en Afrique à Maputo, au Mozambique, Jane Karuku, présidente de l’AGRA, a déclaré que «Le Rapport sur l’état de l’Agriculture en Afrique est publié à un moment charnière pour le continent. Dix ans après la Déclaration de Maputo, on peut reconnaître des progrès importants, mais il faut aussi faire la lumière sur les domaines où il faut des interventions et investissements urgents. Cette nouvelle ressource permettra de guider les décideurs à canaliser ressources et efforts, de sorte à avoir le plus grand impact sur la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté ».

D’après David Ameyaw, Directeur en charge des stratégies, suivi et évaluation à l’AGRA et l’un des principaux auteurs du rapport: «Ce rapport marque le début d’un projet ambitieux visant à consolider des données fiables et accessibles sur l’agriculture en Afrique. Il existe des lacunes considérables dans notre connaissance du secteur agricole – il faut que les gouvernements, instituts nationaux de recherche, mais aussi les acteurs du secteur privé recueillent et partagent des données ouvertement. Notre objectif est d’étendre notre analyse à tous les pays d’Afrique sub-saharienne au cours des deux prochaines années ».

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA).

Contact:

Anne Wangalachi

awangalachi@agra.org

+258 84 27 42 898 (Portable – Mozambique)

+254 736 230 600 (Portable – Kenya)

Caroline Boin

caroline.boin@portland-communications.com

+258 84 784 3230 (Portable – Mozambique)

Pour de plus amples renseignements:

Pour lire le compte rendu analytique et le rapport intégral, veuillez visiter le site web : http://www.agra.org

A propos de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA)

L’AGRA (http://www.agra.org) est un partenariat dynamique œuvrant sur tout le continent africain en vue d’aider les millions de petits exploitants agricoles et leurs familles à se sortir de la pauvreté et de la famine. Les Programmes de l’AGRA proposent des solutions pratiques dont le but est d’augmenter la productivité agricole et les recettes des pauvres, tout en protégeant l’environnement. L’AGRA préconise les politiques qui appuient son œuvre, à tous les maillons principaux de la chaîne de valeur agricole en Afrique, que ce soit au niveau des semences, de la fertilité des sols, de l’eau, des marchés et de la formation agricole.

Le conseil d’administration de l’AGRA est présidé par Kofi A Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies. Mme Jane Karuku, ancienne Directrice générale adjoint et Secrétaire générale de Telkom Kenya, est la présidente de l’AGRA. Avec l’appui de la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill & Melinda Gates, le Département britannique pour le développement international, l’USAID et d’autres bailleurs de fonds, l’AGRA intervient sur l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne à partir de ses bureaux à Nairobi, Kenya, et à Accra, Ghana.

Site Web: http://www.agra.org

Facebook: https://www.facebook.com/pages/AGRA-Alliance/316397825040213

Twitter: @AGRAAlliance

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L’AGRA lance le rapport sur l’état de l’Agriculture en Afrique

MAPUTO, Mozambique, 9 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ —

Une nouvelle publication qui met en évidence les domaines critiques nécessitant interventions et investissements

Aujourd’hui, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) (http://www.agra.org) lance son premier rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/agra.jpg

Le Rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique examine en profondeur la chaîne de valeur des cultures vivrières – de la salle de classe, au champ et puis au marché – dans 16 pays de par le continent.

Le rapport fait le recueil de données et d’analyses provenant de plus de 15 organisations nationales et internationales, notamment les ministères de l’agriculture, la Banque mondiale, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture et le Fonds international pour le développement de l’agriculture. Il restitue des données dans un format accessible et cohérent, en dégageant un point de repère par rapport auquel on peut suivre l’évolution de l’agriculture en Afrique.

L’édition inaugurale du Rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique se concentre sur les cultures vivrières telles que les céréales et tubercules, dont environ 75% sont produites en Afrique et non importées.

Le rapport révèle que:

• Quoi qu’un certain nombre de pays investissent massivement dans la R&D et développent leur secteur agricole, d’autres sont à la traîne, au détriment de la sécurité alimentaire. En termes de personnel affecté à la recherche agricole, l’Afrique affiche la capacité la plus faible à l’échelle mondiale, avec à peine 70 chercheurs par million d’habitants (à la différence des Etats-Unis et du Japon qui en comptent 2.640 et 4.380, respectivement).

• La baisse de la fertilité des sols menace les rendements et le développement agricoles dans un certain nombre de pays. Alors que le prix moyen des engrais livrés aux exploitations agricoles aux Etats-Unis coûte 226 $ EU la tonne, il se tient à 414 $ EU la tonne en Zambie.

• Les lois et réglementations nationales et régionales obsolètes entravent le développement des marchés semenciers en Afrique. La durée moyenne du processus d’homologation des semences est d’environ trois ans dans la plupart des pays d’Afrique sub-saharienne.

• Les importations alimentaires bon marché et subventionnées affaiblissent progressivement les marchés agricoles africains, ce qui est exacerbé par les difficultés d’accès au crédit, les restrictions commerciales et les coûts de transport élevés. Bien que l’agriculture représente jusqu’à 40% du PIB dans certains pays africains, seulement 0,25% des prêts bancaires sont orientés vers les petits exploitants agricoles.

• Les femmes, qui représentent la majorité des petits exploitants agricoles en Afrique, sont fortement défavorisées dans les régimes actuels de droits fonciers. Cela réduit leur capacité d’accès au crédit, aux technologies et aux services agricoles. Les données mettent en exergue le fait qu’il est cinq fois moins probable que les femmes possèdent des terres par rapport aux hommes.

Dans l’allocution liminaire qu’il a prononcé pour lancer le rapport, M. Strive Masiyiwa, vice-président du Conseil d’administration de l’AGRA, a affirmé: «Si nous voulons réussir à déclencher une révolution verte en Afrique, il faut que nous déterminions et comprenions les domaine où nous faisons des progrès, mais aussi ceux où nous sommes à la traine. Pour la première fois, le Rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique nous trace le grand tableau et nous permet de faire des comparaisons entre les pays. Il fournit des données indispensables et fiables qui, nous l’espérons bien, conduiront à l’élaboration de politiques plus éclairées et à un niveau plus élevé de redevabilité».

S’exprimant à l’occasion du lancement du rapport dans les marges du Forum sur la révolution verte en Afrique à Maputo, au Mozambique, Jane Karuku, présidente de l’AGRA, a déclaré que «Le Rapport sur l’état de l’Agriculture en Afrique est publié à un moment charnière pour le continent. Dix ans après la Déclaration de Maputo, on peut reconnaître des progrès importants, mais il faut aussi faire la lumière sur les domaines où il faut des interventions et investissements urgents. Cette nouvelle ressource permettra de guider les décideurs à canaliser ressources et efforts, de sorte à avoir le plus grand impact sur la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté ».

D’après David Ameyaw, Directeur en charge des stratégies, suivi et évaluation à l’AGRA et l’un des principaux auteurs du rapport: «Ce rapport marque le début d’un projet ambitieux visant à consolider des données fiables et accessibles sur l’agriculture en Afrique. Il existe des lacunes considérables dans notre connaissance du secteur agricole – il faut que les gouvernements, instituts nationaux de recherche, mais aussi les acteurs du secteur privé recueillent et partagent des données ouvertement. Notre objectif est d’étendre notre analyse à tous les pays d’Afrique sub-saharienne au cours des deux prochaines années ».

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA).

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+258 84 27 42 898 (Portable – Mozambique)

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Pour lire le compte rendu analytique et le rapport intégral, veuillez visiter le site web : http://www.agra.org

A propos de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA)

L’AGRA (http://www.agra.org) est un partenariat dynamique œuvrant sur tout le continent africain en vue d’aider les millions de petits exploitants agricoles et leurs familles à se sortir de la pauvreté et de la famine. Les Programmes de l’AGRA proposent des solutions pratiques dont le but est d’augmenter la productivité agricole et les recettes des pauvres, tout en protégeant l’environnement. L’AGRA préconise les politiques qui appuient son œuvre, à tous les maillons principaux de la chaîne de valeur agricole en Afrique, que ce soit au niveau des semences, de la fertilité des sols, de l’eau, des marchés et de la formation agricole.

Le conseil d’administration de l’AGRA est présidé par Kofi A Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies. Mme Jane Karuku, ancienne Directrice générale adjoint et Secrétaire générale de Telkom Kenya, est la présidente de l’AGRA. Avec l’appui de la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill & Melinda Gates, le Département britannique pour le développement international, l’USAID et d’autres bailleurs de fonds, l’AGRA intervient sur l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne à partir de ses bureaux à Nairobi, Kenya, et à Accra, Ghana.

Site Web: http://www.agra.org

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Déclaration des Envoyés spéciaux et Représentants spéciaux dans la région des Grands Lacs

NEW YORK, 9 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration des Envoyés spéciaux et Représentants spéciaux dans la région des Grands Lacs

Nous, les Envoyés spéciaux et Représentants spéciaux des Nations Unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Etats Unis d’Amérique avons visité ensemble la République Démocratique du Congo, le Rwanda et l’Ouganda du 3 au 7 septembre 2013. En raison des nouveaux combats entre le groupe rebelle du M23 et l’armée nationale congolaise, nous avions pris la décision d’avancer les dates de notre visite en vue de contribuer à une réduction des tensions à l’Est de la RDC et dans la région. Nous avons aussi continué à insister et à encourager la mise en œuvre de l’Accord-cadre de Coopération pour la Paix et la Sécurité pour la RDC et la région, qui représente le meilleur espoir pour résoudre les causes profondes de ce conflit, afin de parvenir à une paix durable et au développement de la région.

Le 5 septembre, nous avons participé au 7e Sommet extraordinaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Nous voulons saluer le président Yoweri Museveni, président en exercice de la CIRGL, pour l’initiative de cette rencontre de haut niveau, pour se pencher sur les récents combats à l’Est de la RDC. Nous saluons les décisions des chefs d’Etat de la CIRGL qui ont insufflé une nouvelle dynamique aux pourparlers de Kampala et en même temps fixé une date limite pour sa conclusion rapide. Nous apportons tout notre soutien à l’appel des chefs d’Etat, aux parties en conflits, afin qu’elles fassent preuve d’un maximum de retenue et demandons à tous les groupes armés illégaux de déposer leurs armes et de donner la priorité à une solution politique.

Nous encourageons les parties au Dialogue de Kampala pour qu’elles adoptent une approche de principe face à la question de l’amnistie et de réintégration.

Nous saluons la décision des Etats membres de la CIRGL de donner un statut permanent à la MONUSCO au sein du Mécanisme élargi de vérification en vue de lui permettre d’être plus effective dans l’exécution de son mandat. Nous condamnons énergiquement les tirs indiscriminés sur la population civile de Goma ainsi que les attaques dirigées contre les Casques bleus de l’ONU.

Nous condamnons aussi avec force les tirs qui sont tombés au Rwanda. Nous encourageons les parties dans la région à travailler ensemble et avec la MONUSCO pour enquêter sur l’origine de ces tirs.

Nous encourageons les signataires de l’Accord-cadre de faire avancer ce processus à travers une coopération régionale soutenue. A cet égard, nous fondons beaucoup d’espoir dans la prochaine réunion du Mécanisme Régional de Suivi qui doit se réunir le 23 septembre à New York, et la prochaine réunion conjointe de la CIRGL et la Communauté de développement de l’Afrique de l’Est.

Mme Mary Robinson, Envoyée spéciale du Secrétaire-général des Nations Unies pour la Région des Grands Lacs

M. Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire-général des Nations Unies en République Démocratique du Congo et chef de la MONUSCO

M. Russ Feingold, Envoyé spécial des Etats Unies d’Amériques pour la Région des Grands Lacs et la RDC

M. Boubacar Diarra, Représentant spécial de l’Union Africaine pour la Région des Grands Lacs

M. Koen Vervaeke, Coordinateur Principal de l’Union Européenne pour la Région des Grands Lacs

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La BAD soutient les efforts du Sénégal pour protéger le lac de Guiers

TUNIS, Tunisie, 7 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) va appuyer les efforts du Sénégal pour protéger le lac de Guiers, situé dans le nord du pays, au moyen d’un prêt et d’une subvention totalisant 24,42 millions de dollars US destinés à financer le rétablissement de ce lac.

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Le Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du lac de Guiers (PREFELAC), qui a été approuvé le mercredi 4 septembre à Tunis par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque, vise à rétablir les conditions optimales pour le fonctionnement normal de ce plan d’eau.

Plus particulièrement, le projet vise à rétablir l’hydraulicité du lac en améliorant sa disponibilité annuelle en eau, actuellement de 1,2 milliards de m3, pour la porter à 2,1 milliards d’ici à 2017. L’opération permettra aussi la remise en eau de la Réserve spéciale d’avifaune de Ndiael.

Se situant dans l’axe des cadres de planification stratégique du Sénégal, le projet vise à réaliser les objectifs de la Stratégie nationale de développement économique et sociale (SNDES 2013-2017), notamment ceux relatifs à l’environnement et au développement durable.

Il rendra possible la réalisation des objectifs du Plan d’action pour la gestion intégrée des ressources en eau (PAGIRE 2007-2015), qui porte sur l’acquisition de connaissances et l’élaboration de stratégies en matière de gestion des ressources en eau.

Le projet cadre avec les deux objectifs de la Stratégie décennale 2013-2022 de la Banque, dans le cadre de la restauration et du développement des ressources naturelles d’écosystèmes qui viendront renforcer durablement la résilience et la productivité de systèmes agricoles au profit de communautés rurales pauvres. Par ailleurs, il intéressera le Pilier II du Document de stratégie de pays pour le Sénégal (2010-2015), et plus particulièrement son sous-pilier consacré aux infrastructures de base (eau et assainissement, et gestion des ressources naturelles).

Des partenaires tels que l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le Fonds mondial pour l’environnement (FEM), l’Inspection régionale des eaux et forêts (IREF) et Environnement et développement en Afrique (ENDA), parmi d’autres, vont apporter un appui technique et matériel au projet.

Les résultats attendus de ce projet sont les suivants : l’amélioration de l’accès à l’eau pour plus de 4 millions de personnes dans le pays et près d’un million de têtes de bétail ; la valorisation d’au moins 30 000 hectares de terres irrigables et de 20 000 hectares de zones humides portant des habitats naturels remarquables ; l’accroissement des bénéfices directs tirés de l’élevage dans la zone du projet, qui atteindront au moins 530 millions de FCFA par an ; l’accroissement de la production halieutique qui passera de 238 à 486 tonnes par an ; la création de plus de 3 000 emplois ruraux au profit de jeunes et de femmes, dont au moins 100 emplois verts ; le retrait de la Réserve de Ndiael de la liste de Montreux (1).

Ces résultats vont bénéficier à plus de 200 000 personnes situées dans la zone d’intervention du projet et 3 millions de personnes vivant à Dakar et dans d’autres villes et villages de l’intérieur du pays utilisant le réseau d’adduction d’eau connecté au lac.

Le coût total du projet est estimé à 28,32 millions de dollars US. Il sera financé au moyen d’un prêt de 22,72 millions de dollars US de la BAD (80,3 %), d’une subvention de 1,30 million de dollars US du FEM (4,6 %), et d’une contribution gouvernementale de 4,29 millions de dollars US (15,1 %).

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

(1) Le Registre de Montreux est une liste des sites Ramsar dont les caractéristiques écologiques ont été, sont en train ou sont susceptibles d’être modifiées par suite d’évolutions technologiques, de pollution ou d’autres interventions humaines.

Contact : Soulèye KITANE, Rural Development & Environmentalist Expert s.kitane@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) est la première institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). La BAD est présente sur le terrain dans 33 pays africains, avec un Bureau extérieur au Japon, et contribue au développement économique et au progrès social de ses 53 Etats membres régionaux.

Pour plus d’informations veuillez consulter le site de la BAD : http://www.afdb.org

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Quai d’Orsay : déclaration de M. Laurent Fabius : MALI

PARIS, France, 7 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La nomination de M. Oumar Tatam Ly comme Premier ministre du Mali est une étape importante dans la mise en place des institutions démocratiques du nouveau Mali.

Aux côtés du Président Ibrahim Boubacar Keita, la compétence de M. Oumar Tatam Ly sera un atout précieux pour affronter les défis qui attendent le Mali et l’ensemble du Sahel.

Dans la nouvelle page qui s’ouvre, le Mali peut compter sur la France, qui sera son partenaire, son alliée et son amie.

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