Canada / Ghana / Nomination diplomatique

OTTAWA, Canada, 21 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le 20 septembre 2013 – Le ministre des Affaires étrangères John Baird a annoncé aujourd’hui la nomination diplomatique suivante :

M. Christopher Thornley est nommé haut-commissaire en République du Ghana, avec accréditation simultanée à titre d’ambassadeur auprès de la République togolaise.

Notice biographique:

M. Christopher Thornley (B.A., Université de Victoria, 1983; M.A.P., Université Dalhousie, 1985) a été le directeur du World Trade Center de Halifax, une société d’État de la Nouvelle-Écosse, avant d’entrer à Affaires extérieures et Commerce extérieur Canada en 1990. Il a occupé divers postes à Ottawa : chargé de dossier dans les domaines du développement du commerce international et de la politique commerciale; directeur adjoint au Service des délégués commerciaux et à la Direction de l’Inde et de l’Asie du Sud; et directeur à la Direction de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique ainsi qu’à la Direction des affectations. Il a aussi travaillé à Agriculture et Agroalimentaire Canada à titre de directeur du Bureau des marchés internationaux et de directeur général par intérim des Opérations de marché à la Direction générale des services à l’industrie et aux marchés. M. Thornley a été affecté à Stockholm, à Boston et à Dubaï. Plus récemment, il était ambassadeur aux Philippines. Il est marié à Catherine, et père de Stuart et Jack. M. Thornley succède à Mme Trudy Kernighan.

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La communauté internationale doit aider la Centrafrique à sortir du chaos

PARIS, France, 20 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors qu’une réunion spéciale sur la République centrafricaine (RCA) est prévue le 25 septembre 2013 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), la FIDH publie le rapport de sa mission d’enquête : « RCA : Un pays aux mains des criminels de guerre de la Séléka ».

La communauté internationale ne doit ménager aucun effort pour garantir la protection de la population et le respect des droits humains en Centrafrique. A cet égard, les discussions engagées au Conseil de sécurité pour une résolution sur la situation générale et le renouvellement du mandat du Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (BINUCA), ainsi que le dialogue intéractif sur la RCA prévu prochainement au Conseil des droits de l’Homme doivent déboucher sur des engagements concrets.

« Si la communauté internationale n’agit pas maintenant par des mesures fortes, les crimes les plus graves contre la population vont se multiplier et la situation d’anarchie aura des conséquences désastreuses pour la sécurité dans la sous-région » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH.

Depuis qu’ils ont porté l’un de leur chef au pouvoir suite au coup d’État du 24 mars 2013, les rebelles de la Séléka – plus de 10000 hommes dirigés par des seigneurs de guerre centrafricains, tchadiens et soudanais – contrôlent le pays et terrorisent la population en l’absence de toute force publique et de justice nationale. De retour de sa mission en juillet, à Bangui et dans le nord du pays, la FIDH a estimé à plus de 400 le nombre de meurtres commis par des éléments de la Séléka depuis le renversement du pouvoir. Le rapport d’enquête de la FIDH revient sur ce phénomène et présente également de nombreux témoignages de victimes et de témoins de viols, d’enlèvements, d’actes de torture et de mauvais traitements, d’arrestations et de détentions arbitraires, ainsi que de rackets, de pillages systématiques et d’incendies de villages perpétrés par ces hommes en armes. La tuerie de Boy-Rabe le 20 août dernier et les récents combats meurtriers à Bossangoa impliquant un groupe armé se réclamant du président déchu François Bozizé confirment la situation de chaos.

Face à cette violence, la FIDH n’a pu que constater l’incapacité des troupes de la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX) à répondre au défi de la sécurité. À cet égard, la FIDH a salué la réaction du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui, tout en appelant au soutien des Nations unies, a décidé de remplacer cette force par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) sous l’égide de l’Union africaine, en vue notamment de passer de 1300 à 3600 éléments.

La FIDH estime essentiel que la communauté internationale se saisisse de l’opportunité des prochaines rencontres sur la Centrafrique en marge de l’AGNU et au sein du Conseil de sécurité, ainsi qu’à Genève pour aider au renforcement des effectifs, des moyens d’action mais aussi du mandat de la MISCA. Cette mission doit pouvoir établir des bases dans les principales villes du pays et avoir un large rayon d’action dans les provinces. La MISCA doit contribuer à l’élaboration d’une véritable opération de désarmement démobilisation et réinsertion des combattants, collaborer avec le BINUCA et les autorités centrafricaines à une réforme effective des forces de défense et de sécurité, et aider au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. La FIDH appelle aussi à la mise en place d’observateurs indépendants pour contrôler la conformité de la mise en œuvre du mandat de la MISCA avec le droit international humanitaire et des droits humains.

La communauté internationale doit par ailleurs contribuer à la lutte contre l’impunité dans ce pays en incluant, dans le mandat de la MISCA, une disposition lui permettant de soutenir les initiatives de justice nationale et internationale. La communauté internationale doit également soutenir la mise en place d’une juridiction mixte spécifique, qui permettrait de poursuivre les auteurs des crimes de droit international en complémentarité, le cas échéant, avec la Cour pénale internationale (CPI). A cet égard, la FIDH appelle le Bureau du Procureur de la CPI a mener des enquêtes sur les crimes commis et à poursuivre les principaux responsables de ces crimes. L’Assemblée des États parties qui se réunira en novembre prochain doit absolument doter la Cour des moyens nécessaires pour mener à bien ses enquêtes et poursuites.

« L’impunité est l’une des causes majeures de l’instabilité chronique en Centrafrique. Les lois d’amnisties et l’incapacité de la justice nationale à juger des crimes internationaux ont été le terreau de la répétition des violations graves des droits humains », a déclaré Eric Plouvier, chargé de mission de la FIDH.

La FIDH appelle également la communauté internationale à adopter des mesures de sanction contre les chefs de la Séléka et des seigneurs de guerre, notamment le gel des avoirs financiers.

Enfin, la FIDH considère que cette aide de la communauté internationale doit être assortie d’une véritable feuille de route des droits humains à mettre en œuvre par les autorités centrafricaines pour garantir la stabilité et un État de droit démocratique. Cette feuille de route doit notamment inclure la réforme de la justice, l’harmonisation de la législation avec les normes internationales de protection des droits humains, le respect des libertés fondamentales, la protection des droits des femmes, des journalistes et des défenseurs des droits humains ainsi que la lutte contre la corruption. Le renforcement du mandat du BINUCA devra permettre de contrôler et soutenir la mise en œuvre de cette feuille de route.

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ACF s’alarme de la réduction croissante de l’espace humanitaire en Centrafrique

PARIS, France, 20 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Suite à une multiplication des incidents graves visant la communauté humanitaire depuis trois semaines, à l’impunité généralisée dans le pays, et à une dégradation continue de la sécurité, Action contre la Faim (ACF) lance un cri d’alarme face à la difficulté croissante de travailler en Centrafrique et de faire face aux besoins immenses de la population. Les organisations humanitaires ont aujourd’hui accès à moins de 50% du territoire

En moins de trois semaines, 5 véhicules d’organisations internationales ont été volés à Bangui souvent dans des circonstances violentes ; une organisation a essuyé une fusillade provoquant notamment un handicap durable à un des passagers ; dans la région de Bossangoa, plusieurs membres d’ONG ont été les témoins directs et rapprochés d’exécutions extra-judiciaires et deux travailleurs humanitaires ont été sciemment assassinés. Dans la majorité de ces cas, les véhicules et les hommes, étaient clairement identifiés comme appartenant à une organisation humanitaire. Ceci, sans compter le pillage presque systématique de quasiment toutes les structures de santé à l’intérieur du pays ces derniers mois.

Ces incidents n’ont entraîné aucune mesure réelle visant à mettre fin à ces exactions et à l’impunité.

En l’absence de ces mesures et de garanties nécessaires au bon déroulement de sa mission humanitaire, ACF se voit aujourd’hui dans l’obligation de suspendre ces activités dans certaines zones de l’Ouham et Ouham Pende. ACF poursuivra en revanche ces activités dans la région de la Kémo et à Bangui.

ACF appelle toutes les parties au conflit à respecter et reconnaître qu’une Organisation Non Gouvernementale est un organisme humanitaire impartial, non confessionnel, non lucratif et indépendant visant uniquement à répondre aux besoins des populations les plus vulnérables en fonction de critères strictes.

De même, ACF demande aux autorités en place, aux différentes parties au conflit et aux instances internationales de condamner le plus fermement possible les violences à l’encontre de la communauté humanitaire, et de tout mettre en œuvre pour en finir l’insécurité actuelle, pour faire respecter les principes du Droit International Humanitaire et pour faciliter l’accès des humanitaires aux populations affectées par la crise.

Aujourd’hui, un trop faible nombre d’organisations humanitaires ont encore une présence effective en dehors de la capitale, dans un pays grand comme la France et la Belgique réunie. Depuis toujours, de larges parts de la République Centrafricaine sont des zones « grises » sans état de droit et dont personne ne sait avec précision ce qu’il s’y passe. Ces zones grises ont une tendance nette à s’accroître depuis le coup d’état de mars 2013. Les difficultés d’accès à de nombreuses zones du pays empêchent la réalisation d’enquêtes exhaustives sur la situation humanitaire réelle de la population. Selon UN-OCHA, toute la population centrafricaine est aujourd’hui affectée par la crise politique et sécuritaire que traverse le pays depuis huit mois, et 1.6 million de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire immédiate. Entre propagation de la rougeole, pic de paludisme, malnutrition, dysfonctionnement voire arrêt des structures de santé, une crise sanitaire est clairement en cours dans le pays. Dans la seule ville de Bangui et à travers les 15 structures de santé qu’elle soutient, ACF soigne actuellement plus de 600 enfants atteints de la forme la plus grave de malnutrition : les admissions de personne souffrant de cette pathologie ont augmenté de plus de 40% par rapport à la même époque l’année dernière. Rien ne laisse présager une amélioration à court terme de la situation humanitaire dans ce pays, qui compte déjà une espérance de vie parmi les plus faibles au monde.

Aujourd’hui, face à la persistance de l’insécurité et à la quasi absence de tout service public de base en dehors de la capitale, les Centrafricains ont plus que jamais besoin d’une aide humanitaire massive. Mais cette assistance ne peut se faire au prix de la vie de personnes engagées pour leur venir en aide.

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Déclaration de Bernardino León, Représentant spécial de l’Union européenne pour la région Méditerranée Sud

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 20 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration de Bernardino León, Représentant spécial de l’Union européenne pour la région Méditerranée Sud

« L’Union européenne suit avec la plus grande attention l’évolution de la crise actuelle en Tunisie.

Elle n’a pas ménagé ses efforts pour recueillir et comprendre les différentes sensibilités des principaux acteurs de la vie politique du pays.

Dans ce contexte, l’Union européenne a pris connaissance et analysé l’initiative de la société civile en vue de la résolution de la crise politique.

Elle paraît bien constituer une proposition raisonnable et à tout le moins une base de dialogue très prometteuse.

Nous invitons dès lors tous les acteurs de la scène politique du pays à revenir à la table des négociations dans l’esprit le plus constructif et dans la perspective de l’obtention rapide d’un consensus national.

Le succès de ce dialogue national marquera bien une étape historique dans la transition démocratique tunisienne à laquelle l l’Union européenne ne pourra que réserver l’accueil le plus chaleureux. Le dépassement de cette étape constituera le meilleur gage d’un nouveau renforcement de la coopération entre l’Union européenne et une Tunisie apaisée et déterminée à aller de l’avant. »

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Le Canada salue le nouveau président du Mali

OTTAWA, Canada, 20 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre des Affaires étrangères John Baird et le ministre du Développement international et ministre de la Francophonie, l’honorable Christian Paradis, ont fait aujourd’hui la déclaration suivante :

« Le Canada se réjouit de l’investiture de M. Ibrahim Boubacar Keïta à la présidence du Mali plus tôt ce mois-ci.

« L’investiture du 4 septembre 2013 constitue un autre pas important vers le retour à la démocratie au Mali, et le peuple malien peut être fier de son engagement envers les valeurs démocratiques. Il s’agit en outre d’une étape importante vers la réconciliation, le renforcement de la gouvernance démocratique et la protection des droits de la personne pour tous les Maliens.

« Le Canada continuera d’apporter son soutien au Mali et espère travailler en étroite collaboration avec le nouveau gouvernement. »

Au nom du gouvernement du Canada, la secrétaire parlementaire du ministre du Développement international, Mme Lois Brown, a assisté à une cérémonie qui s’est déroulée le 19 septembre à Bamako et à laquelle les dignitaires étrangers avaient été invités pour célébrer le début du mandat du nouveau président.

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Nigeria – Attaques dans la ville de Borno (20 septembre 2013)

PARIS, France, 20 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La France condamne l’attaque meurtrière menée par le groupe terroriste Boko Haram dans la ville de Borno, le 17 septembre, qui aurait coûté la vie à 87 personnes selon un dernier bilan.

Nous exprimons nos condoléances aux familles des victimes, ainsi qu’à leurs proches.

La France réaffirme sa solidarité avec le Nigéria dans la lutte contre Boko Haram, dans le respect de la légalité et des droits de l’homme.

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LE PAM RENFORCE SES OPERATIONS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE POUR AIDER LES DEPLACES ET LES DEMUNIS

BANGUI, République Centrafricaine, 20 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — A la fin d’une visite de deux jours en République centrafricaine, Denise Brown, Directrice régionale du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) pour l’Afrique de l’Ouest, a déclaré que l’agence est engagée à renforcer l’assistance alimentaire auprès des personnes déplacées par le conflit en RCA.

Mme Brown a visité la RCA pour témoigner de la situation des personnes vulnérables ayant un besoin urgent d’assistance alimentaire. A Bozoum, à 400 kilomètres de la capitale Bangui, elle a rencontré des bénéficiaires parmi les milliers de personnes qui ont fui le conflit à Bossangoa. Les personnes déplacées, dont la plupart sont des femmes, ont dû marcher pendant des jours avec leurs enfants en quête d’un refuge, abandonnant tout derrière eux.

La recrudescence du conflit dans le pays a fait que les ménages et les communautés vulnérables se trouvent en proie à l’insécurité alimentaire. Selon les estimations, jusqu’à 500 000 personnes ont besoin d’une assistance alimentaire immédiate et ce chiffre risque d’augmenter puisque la saison des plantations a été perturbée par le conflit et les déplacements. Le PAM rouvre ses bureaux dans le nord-est et à l’ouest du pays et utilise des équipes mobiles pour atteindre les populations dans les endroits où l’insécurité persiste.

«La présence forte de la communauté internationale humanitaire est extrêmement importante. Nous nous trouvons face à un moment décisif de ce pays où un soutien immédiat est primordial,» a indiqué Mme Brown.

Lors de ses réunions avec le Président Michel Djotodia, le Premier Ministre Nicolas Tiangaye et des membres du gouvernement de transition, Mme Brown a souligné l’importance de garantir la sécurité du PAM et de ses partenaires afin qu’ils puissent mener à bien les programmes d’assistance alimentaire en toute sécurité.

Mme Brown a également rencontré Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire-général, KaarinaImmonen, Coordonnatrice humanitaire et les partenaires humanitaires et elle a évoqué l’importance de l’engagement de la communauté internationale et la nécessité d’identifier l’éducation comme priorité nationale.

Alors que de nombreuses écoles restent encore fermées et les enseignants absents en raison de l’insécurité, le PAM fournira des repas scolaires d’urgence dans les écoles où la rentrée scolaire se fera en octobre. Le programme d’alimentation scolaire d’urgence permettra de lutter contre la crise alimentaire et nutritionnelle parmi les enfants et de réduire les risques de recrutement des enfants par des groupes armés.

«La rentrée scolaire se rapproche. Nous devons faire revenir les enfants à l’école mais il faut assurer la sécurité et des conditions qui permettant aux parents d’avoir confiance pour envoyer leurs enfants à l’école,» a déclaré Mme Brown. «Nous avons besoin de faire plus, d’investir dans l’éducation et dans la nutrition et de stimuler l’économie dans ce pays.»

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République centrafricaine : la population est prise au piège de la violence armée

GENEVE, Suisse, 20 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La détérioration de la situation en République centrafricaine et ses conséquences sur le plan humanitaire pour la population sont extrêmement préoccupantes. Les affrontements qui se sont produits récemment à l’ouest du pays sont les plus meurtriers depuis mars 2013.

« Les civils sont les premières victimes de la violence. Il est prioritaire de soigner les blessés et d’assister les familles dont les habitations ont été brûlées ou pillées. Il faut également enterrer les morts qui gisent parfois à l’abandon », explique Stefan Bigler, chef d’une équipe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui a pu se rendre dans la ville de Bouca dès le 12 septembre.

Des quartiers entiers de cette ville de plus de 20 000 habitants ont été désertés. Les gens ont fui laissant tout derrière eux. Ils se sont réfugiés dans la brousse, chez des parents ou encore dans une enceinte religieuse. Le CICR a évacué par avion 13 blessés graves de Batangafo vers l’hôpital de référence de Bangui. Et en l’espace d’une semaine, 30 dépouilles ont été prises en charge par des volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine, afin de procéder à leur identification et inhumation.

La plupart des centres de santé sont fermés et la population dépend presque exclusivement de l’aide humanitaire. « Loin de la capitale, l’accès aux soins est extrêmement difficile et les besoins sont immenses ! » ajoute Bonaventure Bazirutwabo, coordonnateur santé du CICR.

L’accès aux victimes est également entravé par la violence qui prévaut dans certaines zones. Des affrontements sur la route qui mène à Bossangoa ont retardé de plusieurs jours l’arrivée des équipes du CICR.

« Toutes les personnes impliquées doivent s’abstenir de tout acte de violence à l’égard des civils ainsi que du personnel et des structures médicales », déclare Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR à Bangui. « Il est essentiel que la sécurité des organisations humanitaires soit assurée afin que nous puissions avoir accès à toutes les victimes et leur porter assistance. C’est une question de survie pour la population. »

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LES NATIONS UNIES ET L’UNION AFRICAINE JOIGNENT LEURS EFFORTS POUR PROTÉGER LES ENFANTS AFFECTÉS PAR LES CONFLITS ARMÉS

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 20 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Département Paix et Sécurité de la Commission de l’Union africaine (UA) et le Bureau de la Représentante spéciale pour les Enfants et les Conflits armés ont signé, le 17 septembre 2013, un accord qui permettra de mieux protéger les enfants africains touchés par les conflits armés et, en étroite collaboration avec le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF), renforcera les mécanismes de protection.

La déclaration formalise le travail déjà amorcé pour faire en sorte que la protection des enfants soit un élément central de toutes les initiatives liées à la paix et la sécurité sur le continent.

« Nous nous félicitons de cette collaboration, qui place la protection des enfants au cœur du travail de l’UA », a déclaré M. El- Ghassim Wane, Directeur du Département Paix et

Sécurité de la Commission de l’UA. « Nous savons que nous ne réussirons à construire un avenir prospère et plus juste pour le continent que si nous conjuguons nos efforts pour protéger les enfants du fléau de la violence et de la guerre».

Mettre en place des mécanismes de coopération avec les États et les organisations régionales afin d’améliorer la protection des enfants est une priorité de la Représentante spéciale, et ce depuis la création de son mandat.

« Alors que l’UA assume un rôle de plus en plus important dans la médiation et les opérations de maintien de la paix sur le continent, il était devenu indispensable de renforcer notre partenariat», a déclaré Leila Zerrougui, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les Enfants et les Conflits armés. « Le continent africain abrite un grand nombre d’enfants touchés par les conflits armés. Cet accord permettra à mon bureau de travailler de manière encore plus étroite avec l’UA et l’UNICEF pour mieux les protéger».

Malgré les progrès importants réalisés, les violations graves des droits de l’enfant, telles que leur recrutement et utilisation dans les conflits armés, demeurent préoccupantes dans les pays africains touchés par les conflits.

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Investiture du président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta (Bamako, 19 septembre 2013)

PARIS, France, 20 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement et Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie, on accompagné le président de la République, François Hollande, à la cérémonie d’investiture du président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta.

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