Mali – Assassinat des journalistes de RFI / Quai d’Orsay – déclarations du porte-parole – 5 novembre 2013

PARIS, France, 5 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – déclarations du porte-parole – 5 novembre 2013

Q – On parle de cinq suspects arrêtés. Je voudrais que vous fassiez le point sur les arrestations.

R – Il ne m’appartient pas de détailler l’enquête en cours pour identifier les responsables de ces crimes. Tout sera fait, en coopération avec les autorités maliennes, pour retrouver les criminels et les traduire devant la justice. Tous les moyens nécessaires sont déployés à cet effet.

Q – Vous ne pouvez pas nous confirmer que des gens ont été arrêtés ?

R – Non. Ce n’est pas ici que cette enquête est conduite. Il appartient aux autorités maliennes de donner les éléments nécessaires.

Q – C’est très glauque, mais selon une rumeur la fin de nos confrères a été barbare…

R – Le président de la République et le ministre ont su trouver les mots pour exprimer l’indignation de la France. Notre priorité, c’est de retrouver les auteurs de ces assassinats et de les traduire devant la justice.

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Mali: L’Expert indépendant appelle la communauté internationale à soutenir la lutte contre l’impunité

GENEVE, Suisse, 5 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — « La communauté internationale doit appuyer les efforts de la justice malienne en matière de lutte contre l’impunité », a déclaré l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali, Suliman Baldo, au terme de sa première visite dans le pays du 21 octobre au 3 novembre 2013.

« Il faut soutenir la dynamique positive née du cas de la mutinerie du 30 septembre 2013 au camp Kati. Cette dynamique est particulièrement favorable à l’accélération des enquêtes sur les cas d’exécutions sommaires, de disparitions forcées, de mauvais traitements et de tortures perpétrés par l’ancienne junte contre tous ceux qui allaient à leur encontre, qu’il s’agisse de militaires ou de civils », a affirmé l’Expert indépendant.

« Le cas emblématique du camp Kati peut contribuer, de manière significative, à restaurer l’autorité de l’Etat et à renforcer l’état de droit ainsi que la crédibilité de la justice malienne », a déclaré l’Expert indépendant.

« Ces progrès doivent être renforcés par des mesures urgentes afin de protéger les témoins, les victimes et les acteurs de la chaîne pénale impliqués dans l’instruction de ces dossiers sensibles», a affirmé Suliman Baldo.

L’Expert indépendant a lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle renforce les capacités du système judiciaire malien, en lui fournissant notamment un appui substantiel d’ordre financier, logistique et sécuritaire. Ce soutien permettra que soient rassemblés les éléments de preuve relatifs aux crimes commis dans le nord du Mali par les groupes armés et les forces armées maliennes depuis le début de la crise, en janvier 2012.

« La fragilité de la situation sécuritaire dans le nord et la fréquence des dénonciations parfois calomnieuses sont autant de facteurs qui découragent le retour des réfugiés et des personnes déplacées, et qui entretiennent la suspicion entre les différentes communautés », a affirmé l’Expert indépendant.

M. Baldo a salué les efforts en cours visant à redynamiser la Commission Dialogue et Réconciliation. Il a toutefois attiré l’attention des autorités sur la nécessité de placer les victimes au centre de ce processus et d’adopter une approche participative qui renforcera la légitimité de la commission.

Au cours de sa visite de deux semaines, M. Baldo a rencontré le Président de la République, le Premier Ministre, le Ministre de la justice, le Ministre de la réconciliation nationale et du développement des régions du nord, le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, le Ministre de la sécurité, le Ministre de l’administration territoriale, le Ministre du travail et des affaires sociales et humanitaires, le Ministre de l’éducation nationale ainsi que le Ministre de la santé et de l’hygiène publique.

L’Expert indépendant a aussi rencontré le Procureur général, l’état-major général des armées du Mali, le Président de la Commission Dialogue et Réconciliation et la Présidente de la Commission nationale des droits de l’homme. Il s’est également entretenu avec des représentants de la société civile, des partis politiques, du corps diplomatique et des agences du système des Nations Unies ainsi qu’avec des chefs religieux. Il a par ailleurs visité des centres de détention à Bamako et s’est rendu dans le nord du pays, notamment à Kidal et à Tombouctou.

L’Expert indépendant présentera un rapport sur la situation des droits de l’homme au Mali au Conseil des droits de l’homme des Nations unies en mars 2014.

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Mali : « L’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ne doit pas rester impuni »

PARIS, France, 5 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — L’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon est un acte ignoble qui ne doit pas rester impuni, ont déclaré 9 organisations de défense des droits de l’Homme de la FIDH au Sahel. Les ONG demandent le strict respect de l’intégrité des journalistes, des humanitaires et des défenseurs des droits de l’Homme qui opèrent sur les théâtres de conflits et rappellent qu’au moins 60 journalistes sont déjà morts dans l’exercice de leur métier en 2013 à travers le monde.

Samedi 2 novembre vers 13h30, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes de Radio France Internationale (RFI) ont été kidnappés dans la ville de Kidal au Nord du Mali par plusieurs hommes en armes et emmenés à 12 km à l’est de la ville, sur la route de Tin-Essako, avant d’y être exécutés par balles. Ils sortaient de la maison d’Ambery Ag Ghissa, selon un responsable du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) que Gihslaine Dupont et Claude Verlon venaient d’interviewer. Selon ses déclarations et celles du chauffeur du véhicule, plusieurs hommes armés et parlant le Tamachek (la langue des Touaregs) ont pris à partis les deux journalistes français au seuil de sa maison et les auraient forcés à les suivre. Leurs corps sans vie ont été retrouvés près d’une heure après par une patrouille de l’armée française de l’opération Serval partie à leur recherche après avoir été informée de leur enlèvement.

« L’assassinat de Ghislaine et Claude est un acte ignoble et lâche qui nous a profondément choqués et indignés. Tous deux étaient des amis de la FIDH et de tous les défenseurs des droits humains qu’ils interviewaient fréquemment, et nous nous retrouvions souvent, y compris sur le terrain. Nous rendons hommage à leur professionnalisme, à leur dévouement et à leur courage. Il faut maintenant retrouver et juger leurs assassins. On ne doit plus assassiner impunément au Mali » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH.

Nous nous associons à la douleur et au deuil de leurs familles, de tous nos amis de RFI et de la profession entière. Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient tous deux de grands professionnels, profondément humains et engagés pour leur métier, pour l’Afrique qu’ils aimaient passionnément, pour RFI bien sûr. La dernière fois que nos équipes se sont croisées sur le terrain, c’était à Kidal en juillet 2013, où Ghislaine et Claude couvraient l’élection présidentielle et où une mission de la FIDH et de l’AMDH enquêtaient au même moment.

Les responsables de ce double assassinat doivent être retrouvés et traduits en justice pour que l’impunité, qui a tant marqué le Mali ces dernières années, ne soit pas à nouveau consacrée. Le parquet de Paris a ouvert le 2 novembre 2013 une enquête pour des faits d’enlèvement et séquestration suivis de meurtres en lien avec une entreprise terroriste. L’enquête, sous l’autorité du parquet de Paris, a été confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT). Dans le même temps, le porte-parole du gouvernement malien, Mahamane Baby, a annoncé, dimanche 3 novembre l’ouverture d’une enquête judiciaire au Mali.

Alors qu’au moins 60 journalistes ont déjà été tués en 2013 à travers le monde, l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon rappelle de la plus douloureuse des façons que le strict respect de l’intégrité des journalistes comme des personnels humanitaires et des défenseurs des droits de l’Homme est plus que jamais un combat. Nos organisations appellent les États à leur responsabilité de protéger les journalistes ; les belligérants et les groupes armés de tous les conflits à respecter les conventions de Genève et le droit international humanitaire, mais aussi l’intégrité, le travail et la neutralité des journalistes et des autres acteurs non-combattants sur les théâtres de conflits.

Liste des signataires :

Association malienne des droits de l’Homme – AMDH

Association nigérienne de défense des droits de l’Homme – ANDDH

Mouvement burkinabé des droits de l’Homme et des peuples – MBDHP

Ligue tchadienne des droits de l’Homme – LTDH

Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’Homme – ATPDH

Association mauritanienne des droits de l’Homme – AMDH

Groupe Lotus – GL

Ligue des Électeurs – LE

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Sahel – France – Autriche : Entretien avec M. Heinz FISCHER, président de la République d’Autriche

PARIS, France, 5 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — François HOLLANDE a reçu le président de la République d’Autriche Heinz FISCHER, à l’occasion de sa visite officielle en France, la première d’un chef d’Etat autrichien depuis 10 ans.

Les deux chefs d’Etat ont évoqué la situation économique européenne. Ils partagent les mêmes orientations : renforcer la croissance et l’emploi, notamment par la compétitivité et l’investissement, et assurer l’efficacité des règles qui protègent les travailleurs en Europe.

La question de l’emploi a été particulièrement abordée avec le Président FISCHER, qui était accompagné des ministres de l’Economie et du Travail du Gouvernement autrichien. L’Autriche a le taux de chômage le plus bas de l’Union européenne. Elle a bâti une longue tradition de dialogue social. Elle a également développé un système d’apprentissage efficace et de nombreux dispositifs spécifiques pour favoriser l’emploi des jeunes.

Le président de la République a souhaité que certaines de ces mesures puissent inspirer les actions menées ensemble au niveau européen : ce sera l’objet de la Conférence européenne sur l’emploi des jeunes, qui se tiendra le 12 novembre à Paris.

Enfin, le président de la République a évoqué avec le Président FISCHER les relations avec les pays des Balkans occidentaux et le Partenariat oriental, ainsi que les grandes questions internationales du moment, en particulier la situation dans le Sahel et au Moyen-Orient.

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L’Union européenne poursuit son engagement en faveur du Mali

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 5 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs a annoncé aujourd’hui un nouveau soutien au Mali de 615 millions d’euros entre 2014 et 2020 (sujet à l’approbation du Parlement européen et du Conseil). Le nouveau soutien se focalisera sur la réforme de l’Etat, la sécurité alimentaire, l’éducation et la construction de la route reliant Gao, Kidal à la frontière algérienne. Ce nouvel appui a été annoncé lors du déplacement conjoint officiel dans la région du Commissaire Piebalgs, du Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, ainsi que d’autres bailleurs de fonds. Le Commissaire a commenté: « Nous sommes aux côtés des autorités maliennes pour les appuyer dans la mise en œuvre des programmes de réduction de la pauvreté. »

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DÉCLARATION À LA PRESSE FAITE PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LE MEURTRE DES JOURNALISTES AU MALI

NEW YORK, 5 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre, M. Liu Jieyi (Chine):

Les membres du Conseil de sécurité condamnent fermement l’enlèvement et l’assassinat des deux journalistes français survenus à Kidal (Mali) le 2 novembre 2013.

Les membres du Conseil adressent leurs sincères condoléances à la famille des victimes ainsi qu’au Gouvernement français.

Les membres du Conseil rappellent qu’en vertu du droit international humanitaire, les journalistes, les professionnels des médias et le personnel associé qui accomplissent des missions professionnelles périlleuses dans des zones de conflit armé doivent être considérés comme des personnes civiles et être respectés et protégés en tant que tels. Ils rappellent l’injonction que le Conseil a adressée à toutes les parties à un conflit armé de se conformer strictement aux obligations mises à leur charge par le droit international humanitaire concernant la protection des civils en temps de conflit armé.

Les membres du Conseil soulignent que les auteurs de ces assassinats doivent répondre de leurs actes.

Les membres du Conseil exhortent le Gouvernement malien à enquêter sans tarder sur les faits et à traduire leurs auteurs en justice.

Les membres du Conseil réaffirment que tout acte de terrorisme est un crime inqualifiable, quels qu’en soient les motifs, le lieu, l’époque et l’auteur.

Les membres du Conseil réaffirment également leur plein appui à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali et aux forces françaises qui lui apportent leur soutien, et demandent à toutes les parties de coopérer avec la Mission.

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Lancement d’un programme d’urgence de la FAO au Bénin pour redémarrer la production agricole après les inondations

COTONOU, Benin, 5 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La FAO vient en aide aux familles agricoles du Bénin qui ont tout perdu – récoltes, animaux et étangs piscicoles – en août dernier, suite au débordement du fleuve Niger, alors que de nombreux villageois étaient tout juste en train de se remettre des inondations de 2012.

A son arrivée au Bénin, le Directeur général de la FAO a été accueilli par le Président Yayi Boni qui l’a accompagné durant ses visites. M. Graziano da Silva a salué les progrès remarquables accomplis par le pays vers la réalisation du premier Objectif du Millénaire pour le développement consistant à réduire de moitié la proportion de personnes affamées, tandis qu’il est également en bonne voie pour atteindre le but du Sommet mondial de l’alimentation visant à diminuer par deux le nombre de personnes sous-alimentées dans le pays.

Le Chef de la FAO a en outre exprimé le souhait que le Bénin, qui détient un vaste potentiel agricole et des ressources hydriques, en particulier au sud, puisse accueillir à l’avenir une réserve alimentaire régionale en mesure de compenser les déficits de production, comme dans le Sahel aride.

Mise en place d’une aide d’urgence

M. Graziano da Silva a également pris part dimanche à une cérémonie officielle de signature pour la mise en place immédiate d’une aide d’urgence aux villages septentrionaux de Malanville et Karimama, les communautés les plus durement frappées par les inondations. La production agricole a été quasiment anéantie, et les agriculteurs se sont retrouvés sans cultures ni graines pour procéder à de nouveaux semis.

Une partie des fonds d’urgence sera affectée à la remise en état des activités commerciales de quelque 1 300 jeunes qui avaient démarré l’agriculture dans le cadre d’un programme du gouvernement béninois visant à créer des emplois ruraux et des opportunités économiques de réduction du chômage, diffus parmi les jeunes.

Le gouvernement du Bénin a alloué une partie de ses propres ressources à l’assistance aux personnes les plus touchées par les inondations. Les pertes de récolte sont estimées à quelque 20 millions de dollars, sans compter les centaines de têtes de bétail perdues et les dégâts aux pêches. Compte tenu de l’ampleur des dommages, le gouvernement du Bénin a quasiment épuisé ses ressources en fournissant aux populations sinistrées de la nourriture, des abris ainsi que des transferts d’espèces, et ses possibilités de relance du secteur agricole.sont désormais limitées.

L’agriculture assure 70 pour cent des emplois au Bénin. Dans la région rurale et appauvrie du nord, les familles sont encore plus dépendantes de l’agriculture et moins capables d’essuyer les revers à répétition.

Intégrer la résilience face au changement climatique

Le Directeur général a souligné que le programme de la FAO reconnaît la nécessité de repenser tout le concept d »intervention en cas d’urgence’. « Il s’agit ici d’une aide d’urgence dans une optique à plus longue échéance, en ce sens qu’elle comprend des activités de sensibilisation et de formation des membres de la communauté et des autorités locales en matière de résilience. Cela peut contribuer à définir une nouvelle approche tournée vers l’avenir, au-delà du court terme et des situations d’urgence », a expliqué M. Graziano da Silva.

Le programme prévoit une formation à l’utilisation des « fonds de résilience » ainsi que des renforcements structurels (ex. silos) pour se préparer à faire face aux phénomènes météorologiques extrêmes, dont la fréquence et la gravité se sont intensifiées sous l’effet du changement climatique, a ajouté M. Graziano da Silva.

Le programme d’urgence sera mis en place sans délai en faveur de 7 500 ménages parmi les plus touchés, en fournissant:

• des semences de qualité de riz, de légumes de contre-saison et de maïs de décrue le long des rives pour les semis de novembre/décembre

• du matériel agricole (pelles, binettes et brouettes)

• des engrais

• une formation aux activités après récolte, telles que production/conservation des semences

• des infrastructures de stockage pour réduire les pertes de production.

Les agriculteurs seront également formés aux technologies modernes et aux meilleures pratiques, comme le micro-dosage de semences et d’engrais, afin d’accroître la production agricole et les revenus.

Les ateliers sur la résilience, fondés sur les mécanismes communautaires existants, profiteront également aux services communautaires locaux et aux agriculteurs. Ils viseront notamment à renforcer la sensibilisation aux principes des Bonnes Pratiques Agricoles (GAP), à la réduction des risques de catastrophes, à l’adaptation au changement climatique et à la gestion des ressources naturelles, afin que les communautés puissent diversifier leurs activités, accumuler des actifs qui leur permettent de créer des plans d’épargne, de prêt et d’assurance ou d’urgence.

Les cultures pourront être récoltées dès janvier, ce qui devrait éviter d’éventuelles pénuries alimentaires en cas d’épuisement des réserves vivrières et des stocks de semences pour les prochains semis.

Centre Songhaï – un modèle qui vient de loin

Dimanche, M. Graziano da Silva s’est également rendu au Centre national Songhaï de Porto Novo (Bénin). Ce Centre autochtone pour l’agriculture durable et écologique s’emploie à convertir les agriculteurs de subsistance en petits et moyens entrepreneurs avertis, qui non seulement produisent mais transforment aussi leur production en une variété de produits finis. Le Centre a été créé dans les années 80 par un prêtre catholique, résolu à inverser l’exode rural en créant des opportunités génératrices de revenus. Les agriculteurs reçoivent une formation pratique pour transformer une activité précaire qui leur permet à peine de subvenir à leurs besoins en un moyen d’améliorer leurs conditions de vie.

Le Centre Songhaï a reçu le soutien de diverses organisations des Nations Unies, dont la FAO, et sert d’exemple à d’autres pays, comme le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone, qui ont eux-mêmes créé leurs propres Centres Songhaï.

Durant sa visite au Bénin, M. Graziano da Silva a rencontré divers représentants de la société civile, de groupes de producteurs et du secteur privé.

Centre du riz pour l’Afrique

Le Directeur général de la FAO a également visité le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) membre du Consortium de recherche GCRAI et partenaire clé de la FAO. Le centre vise à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition en accroissant la production de riz et sa qualité dans les 24 Etats membres. De nombreux pays africains détiennent un vaste potentiel de production – le riz étant aussi souvent leur aliment de base – mais dans les conditions actuelles, ils sont contraints d’importer l’essentiel de leurs besoins pour satisfaire la demande. AfricaRice a pour but d’inverser cette tendance par le développement scientifique et le renforcement des capacités locales.

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Le président Donald Kaberuka est arrivé au Mali où il va réaffirmer l’engagement de la BAD à contribuer à la stabilité du Sahel

BAMAKO, Mali, 5 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org), Donald Kaberuka, est arrivé lundi 4 novembre à Bamako, au Mali, première étape d’une tournée dans la région du Sahel qui le conduira au Niger, au Burkina et au Tchad. Dans ces pays il discutera avec les autorités et les populations de questions de développement et de sécurité, dans le cadre d’une mission conjointe à laquelle participe d’autres partenaires au développement. Kaberuka réaffirmera notamment l’engagement de la BAD à accompagner les efforts de stabilisation de la région.

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Photo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/131105.jpg (Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, aux côtés du le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon)

Photo Donald Kaberuka: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/donald-kaberuka-afdb-president.jpg

A Bamako, où s’ouvre ce 5 novembre une réunion ministérielle sur le Sahel, et à laquelle la BAD prend part, Kaberuka insistera sur la nécessité d’apporter des réponses régionales adéquates pour venir à bout des menaces à la stabilité et au développement des pays de la région.

Au nombre de questions qui seront discuter pendant la tournée, il y a celles de l’eau, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. Concernant l’eau, secteur prioritaire pour la BAD, l’institution a développé ces dernières années deux initiatives majeures pour soutenir les pays africains dans la gestion des ressources en eau, le développement des investissements pour la sécurité de l’eau, l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement en milieu rural.

Il s’agit de l’Initiative pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement en milieu rural et la Facilité africaine de l’eau. Et depuis 2003, la BAD a fourni l’accès à l’eau potable à quelque 6 millions de personnes au Burkina Faso, au Tchad, au Mali et au Niger, sans compter les autres pays du Sahel.

Dans le domaine agricole, la BAD a mobilisé durant la dernière décennie un financement global d’environ 675 millions d’Unités de Compte (plus de 1 milliard de dollars) dans plusieurs projets et programmes au Sahel. Et dans les situations de crise alimentaire qu’avait connues la région, la BAD a mobilisé des aides d’urgence pour faire face à certaines situations critiques au Tchad, au Sénégal, en Gambie, en Mauritanie et au Mali, pour un montant cumulé de 4,7 millions de dollars.

Au Mali la BAD compte un portefeuille actif de plus de 100 milliards de francs CFA. Lors de la conférence de Bruxelles pour le renouveau du Mali qui s’est tenue en mai 2013, elle s’est engagée pour un montant de 240 millions d’euros pour la période 2013-2014.

Participent à cette mission conjointe le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, et le Commissaire au Développement de l’Union Européenne, Andris Piebalgs.

Distribué par APO (African Press Organization) pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

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LE CHEF DE LA MONUSCO MARTIN KOBLER MET EN GARDE TOUS LES GROUPES ARMES A NE PAS PROFITER DE LA SITUATION SECURITAIRE DANS L’EST DE LA RDC

KINSHASA, République démocratique du Congo (RDC), 5 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Martin Kobler, le Représentant Spécial du Secrétaire Général en République Démocratique du Congo, et chef de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), a exprimé sa profonde préoccupation suite à la poursuite de la violence dans l’est de la RDC.

Il est important que le M23 respecte ce qui a été convenu, et déclare la fin de la rébellion. Les combats doivent cesser. Cela donnerait l’opportunité de résoudre les questions politiques en suspens.

« J’exhorte tous les groupes armés y compris les FDLR de ne pas profiter de cette situation sécuritaire fragile. La MONUSCO agira avec force et détermination face à toutes tentatives d’exploiter la situation » a ajouté M Kobler.

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Les dirigeants mondiaux promettent des milliards de dollars à la région africaine du Sahel

BAMAKO, Mali, 5 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Signe d’un regain d’intérêt pour les efforts visant à renforcer la croissance économique et à sortir les populations de la pauvreté dévastatrice qui afflige la région africaine du Sahel, deux organisations de développement international se sont engagées à fournir une aide financière importante à cette région : le Groupe de la Banque mondiale consacrera 1,5 milliard de dollars à de nouveaux investissements régionaux au cours des deux prochaines années, en plus de contribuer à d’importants programmes nationaux, et l’Union européenne fournira 5 milliards d’euros (6,75 milliards de dollars)à six pays de la région au cours des sept prochaines années.

Cette annonce intervient à la veille d’une visite historique conduite par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, au cours de laquelle les hauts responsables du secteur du développementparleront de paix, de sécurité et de résilience climatique avec les dirigeants du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad.Le Secrétaire général des Nations Unies sera accompagné d’autres hauts dirigeants : le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim,le commissaire européen au Développement AndrisPiebalgs,la présidente de la Commission de l’Union africaine NkosazanaDlaminiZumaet le président de la Banque africaine de développement Donald Kaberuka.

Les sommes promises par le Groupe de la Banque mondiale pour les deux prochaines annéesserviront à répondre à des besoins prioritaires de développement tels que le renforcement des filets de protection qui aident les familles à faire face aux pires effets des privations économiques et des catastrophes naturelles, l’amélioration des infrastructures et la création de nouvelles possibilités de développement dans les zones rurales.

Les financements accordés par le Groupe de la Banque mondiale, qui viennent s’ajouter aux milliards déjà consacrés aux programmes nationaux et multinationaux de développement en cours dans la région, permettront d’accroître la production d’hydroélectricité et d’autres sources d’énergie propre nécessaires pour étendre les superficies de terres irriguées et transformer l’agriculture, protéger et promouvoir le pastoralisme chez plus de 80 millions de Sahéliens qui dépendent de ce mode de vie pour assurer leur subsistance, étendre les services de santé pour les femmes et les filles, et améliorer les communications et les connexions entre les pays de la région.

Ces investissements comprennent une somme de 300 millions de dollars provenant de l’IFC,l’organe du Groupe de la Banque spécialisé dans le secteur privé, qui servira à renforcer le développement économique de plusieurs pays du Sahel.Le financement de projets du secteur privé a pour but d’attirer des milliards de dollars d’investissements supplémentaires qui seront nécessaires pour créer de bons emplois et rétablir la stabilité d’une région qui a été perturbée par les conflits au cours des deux dernières années.Par ailleurs, l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), qui fournit des services d’assurance contre les risques politiques, consacrera au cours de la prochaine année une somme de 585 millionsen garanties pour un projet d’exportation de gaz naturel de la Mauritanieau Sénégal et au Mali.

« Les Sahéliens ont désespérément besoin d’améliorer leurs conditions d’existence, et nous espérons que cette aide leur permettra d’emprunter de nouveaux sentiers de croissance économique dans la région, déclare le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Les habitants du Sahel, et en particulier les femmes, sont aux prises depuis trop longtemps déjà avec les répercussions dévastatrices d’une croissance économique anémique, de rudes conditions climatiques, de l’insécurité alimentaire, d’un taux de fécondité élevé et d’un taux de mortalité maternelle et infantile le plus élevé du monde. »

L’aide qui sera consacrée par l’Union européenne au Burkina Faso, au Mali, à la Mauritanie, au Niger, au Sénégal et auTchad (sous réserve d’une approbation par le Parlement et par le Conseil européens) au cours des sept prochaines années permettra à ces pays de relever les défis complexes qui caractérisent la région du Sahel : sécurité et stabilité, développement et résilience. La promotion d’une bonne gouvernance, de l’État de droit etde la sécurité, la prestation des services sociaux, l’agriculture et la sécurité alimentaire,et l’intégration et le commerce intrarégionauxseront au cœur des programmes de développement pour la période 2014-2020.

« Le Sahel constitue une priorité pour l’Union européenne, qui mobilise dans cette région l’ensemble de ses instruments pour trouver des solutions à une situation complexe, déclare le Commissaire européen au développementAndrisPiebalgs. Nous sommes déterminés à maintenir et à accroître notre aide aux pays et aux peuples du Sahel. Notre démarche part du principe que la sécurité est une condition préalable à la croissance. Sans elle, aucun développement n’est possible. »

Les autres dirigeants membres de la délégation considèrent que la région du Sahel a besoin d’une infusion d’aide au développement pour promouvoir la paix et prévenir de nouveaux conflits.

« Les défis posés dans le Sahel dépassent les frontières nationales, et il doit en être de même des solutions que nous proposons. Le cycle des crises peut être brisé. En collaborant et en investissant dans la gouvernance, la sécurité, la résilience et la multiplication des occasions de développement pour les femmes et les jeunes, nous pouvons aider le Sahel à assurer sa viabilité à long terme. La gestion de crise demeure cruciale dans la région, mais nous devons également nous attaquer aux problèmes qui sont à la source des conflits et de l’instabilité », déclare le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.

« Le Sahel fait face à des défis anciens — vulnérabilité au changement climatiqueet sécheresses répétées — que le climat d’insécurité ambiant vient désormais aggraver.Nous devons unir nos efforts pour renforcer la capacité d’adaptationdes pays et créer des emplois pour tous, et notamment pour les jeunes. Pour y arriver, nous devons investir dans les infrastructures, promouvoir l’intégration régionale et appuyer le secteur privé. La solution pour le Sahel réside dans une croissance économique solidaire, le commerce et les investissements. C’est ainsi que nous pourrons jeter les bases de la stabilité et de la viabilité futures de la région »,déclare le président de la Banque africaine de développement Donald Kaberuka.

« Nos efforts en faveur de la paix et de la stabilité doivent pouvoir s’appuyer sur des investissements dans les peuples et les pays de la région, ajoute la présidente de la Commission de l’Union africaine NkosazanaDlaminiZuma. En reliant les collectivités et les pays par le biais de meilleures infrastructures et de marchés plus intégrés, en aidant les agriculteurs locaux — y compris les femmes — à résister aux épisodes de sécheresse et à améliorer leur production, en investissant dans l’éducation et le perfectionnement des jeunes et des enfants, et en favorisant l’avènement de cultures politiques et d’une gouvernance inclusives, démocratiques et axées sur l’être humain, nous créerons les conditions propices à une paix durable, à la prospérité et à la renaissance du Sahel ».

Ce voyage en Afrique est le deuxième effectué par le secrétaire des Nations Unies et le président du Groupe de la Banque mondiale au cours des six derniers mois. En mai, les deux dirigeants se sont rendus dans la région des Grands Lacs afin d’attirer l’attention du monde sur les mêmes enjeux : la promotion de la paix et du développement. À l’occasion de ce voyage, M. Kim s’est engagé à consacrer1 milliard de dollars à la réalisation de projets régionaux visant à améliorer la santé, l’éducation, la nutrition, l’accès à l’énergie et la formation à l’emploi.

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