Navi Pillay avertit que la violence en République centrafricaine pourrait devenir hors de contrôle

GENEVE, Suisse, 8 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a lancé vendredi une mise en garde contre un cycle d’attaques et de représailles violentes qui risque d’entraîner la République centrafricaine dans un nouveau conflit.

Le 26 octobre, des milices d’auto-défense, aussi connues sous le nom d’anti-Balaka, ont attaqué et occupé Bouar, une ville située dans l’ouest du pays, le long de la route menant au Cameroun voisin. Cette attaque a conduit à des affrontements avec les forces des ex-Séléka qui ont fait au moins 20 morts parmi les civils. Un enseignant a été tué par les forces des ex-Séléka, qui ont roulé à plusieurs reprises avec un véhicule sur son corps en raison de son soutien supposé aux milices anti-Balaka. Au moins 10 000 personnes ont été déplacées par les combats dans la ville de Bouar et ses environs.

« Je suis profondément choquée par les meurtres et violations des droits de l’homme qui sont commis en République centrafricaine », a déclaré Navi Pillay. « Les derniers affrontements entre les forces des ex-Séléka et divers groupes d’auto-défense sont extrêmement préoccupants. Ces incidents violents ont exacerbé les tensions entre les communautés et engendré des divisions sur des bases religieuses ou sectaires. Ils pourraient conduire à une plus grande déstabilisation du pays. »

« Les diverses communautés ethniques et religieuses de ce pays vivent ensemble depuis des décennies. Cette escalade de violence et de haine doit être stoppée avant qu’elle ne devienne hors de contrôle », a ajouté la Haut-Commissaire.

La Haut-Commissaire a déclaré que les rapports récents faisant état d’un massacre, principalement de femmes et d’enfants, dans un village près de Bouar le 26 octobre reflétaient le niveau de violence qui prévaut actuellement en République centrafricaine et le manque absolu de considération pour la vie humaine dont font preuve les combattants, dans ce cas particulier des individus soupçonnés d’appartenir aux forces des ex-Séléka.

« J’exhorte les autorités à lancer immédiatement une enquête transparente et indépendante pour vérifier ces informations révoltantes », a-t-elle déclaré.

Des combats et violations des droits de l’homme ont aussi lieu dans d’autres parties du pays. A Bossangoa, une ville également située dans l’ouest du pays, les affrontements entre les deux groupes ont fait un nombre indéterminé de victimes depuis le mois de septembre 2013 et causé des déplacements de population à grande échelle.

Une équipe onusienne des droits de l’homme s’est récemment rendue à Bossango, où elle a reçu des informations faisant état de violations généralisées des droits de l’homme perpétrées par les deux groupes, y compris des exécutions sommaires, des violences sexuelles ainsi que des cas d’arrestations et de détentions arbitraires. Des centaines de civils, dont deux travailleurs humanitaires appartenant à l’ONG Aide à la Coopération Technique et au Développement (ACTED) auraient perdu la vie au cours des deux premières semaines de septembre.

Suite aux combats, la plupart des Chrétiens ont pris refuge auprès de la mission catholique de Bossangoa, qui s’est transformée en un camp abritant au moins 30 000 personnes déplacées. Les civils, en particulier les hommes, craignent de quitter la mission, par peur d’être détenus, battus ou tués par les forces des ex-Séléka, s’ils sont suspectés d’appartenir aux milices anti-Balaka. Des civils musulmans ont aussi été déplacés. Un grand nombre d’entre eux s’est réfugié dans les locaux de la sous-préfecture et de l’école « Liberté ».

Au moins 20 villages proches de Bossangoa ont également été touchés par ces affrontements. Leurs habitants ont été contraints de fuir et de se cacher dans la brousse, où ils vivent dans des conditions précaires et craignent constamment pour leur vie.

« La population civile subit de plein fouet les conséquences de cette situation chaotique. Les civils sont clairement pris pour cible pour leur soutien supposé à un groupe ou pour leur appartenance religieuse », a déclaré Navi Pillay. « Des villages entiers sont réduits en cendres et des pillages à grande échelle continuent, y compris du vol de bétail. »

La Haut-Commissaire a aussi fait part de sa préoccupation suite à des rapports faisant état d’arrestations et de détentions illégales et de cas de tortures dans des centres de détention secrets à Bangui, la capitale centrafricaine. Selon des informations collectées par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, des forces ex-Séléka travaillant pour le CEDAD (Comité extraordinaire pour la défense des acquis démocratiques), un comité mis en place suite au dernier remaniement ministériel, pourraient être responsables de ces arrestations illégales et de ces abus des droits de l’homme. Le bâtiment du CEDAD semble être utilisé comme un centre privé de détention illégale où la torture serait largement utilisée. Le CEDAD ne dispose pas d’un mandat légal l’autorisant à détenir des personnes ou à enquêter sur des délits.

« Je demande aux autorités d’examiner ces allégations sans le moindre délai et, si elle sont confirmées, de prendre des mesures urgentes pour s’assurer que ces arrestations et détentions illégales ainsi que le recours à la torture cessent immédiatement », a déclaré Navi Pillay.

« Il faut restaurer l’état de droit en République centrafricaine de toute urgence », a ajouté la Haut-Commissaire. « Si aucune action immédiate n’est entreprise, tant par les autorités que par la communauté internationale, il existe un risque réel de voir la situation dégénérer rapidement et inexorablement en un conflit ouvert. Un tel conflit aurait des répercussions terribles sur la population centrafricaine et pourrait avoir un effet sur toute la région. »

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République démocratique du Congo / Reddition du M23 : une opportunité pour en finir avec le commerce des minerais du conflit ?

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 8 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — De retour d’une mission dans la région des Grands lacs avec des parlementaires européens, le CCFD-Terre Solidaire, EuRac, Justice et Paix Belgique et le Réseau Belge Ressources Naturelles, saluent la récente reddition du mouvement rebelle M23. Ils alertent cependant la communauté internationale et en particulier l’Union européenne sur l’urgence d’agir sur l’un des principaux facteurs de l’instabilité dans l’est de la RDC : légiférer pour rompre le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et le conflit est en effet une condition sine qua non pour une paix durable dans le pays et la région.

« Seule une législation stricte pour imposer le devoir de diligence aux entreprises permettra d’enrayer la violence dans l’est RDC et dans les autres régions du monde touchées par cette problématique. L’adoption d’un règlement européen sur l’approvisionnement responsable des minerais provenant des zones en conflit répondant à la réalité et aux défis du terrain, constituerait un pas décisif en ce sens », indique Zobel Behalal, chargé de plaidoyer paix et conflits au CCFD-Terre Solidaire.

En effet, à l’issue de cette mission qui a conduit la délégation au Rwanda, en RDC et au Burundi, il ressort que l’exploitation des ressources minérales telles que l’or, la cassitérite, le tantale restent à l’origine de la violence dont les populations de la région sont les otages depuis plus de deux décennies.

« Si la présence d’hommes en armes se fait de plus en plus rare sur les sites miniers, ils contrôlent encore les filières d’exploitation notamment via un système de taxation. C’est le cas, par exemple, du centre minier de Rubaya, non loin de Goma, où des ex rebelles mai mai Nyatura, imposent toujours une « taxe de sécurité » aux acteurs impliqués dans le secteur », ajoute Zobel Behalal.

« Il est préoccupant de voir que les nombreux produits de consommation courante (électronique, automobile, aéronautique…) comportent encore les composants issus des minerais dont le commerce profite à des belligérants et ce en raison de l’insuffisance de la réponse internationale », constate Frédéric Triest de EURAC.

La mission a pu observer des évolutions dans la traçabilité du minerai, avec le développement par l’ITRI (principal regroupement des entreprises qui utilisent l’étain extrait de la cassitérite) d’un système de marquage, mais le dispositif de contrôle des fraudes reste très lacunaire et inefficace.

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Fonds pour l’accélération du développement agricole : Nouvel appel à propositions en faveur des opérateurs africains de l’agro-industrie

TUNIS, Tunisie, 7 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Fonds pour l’accélération du développement agricole (FADA) (http://www.aftfund.org/fr), un nouveau fonds fiduciaire multi-donateur, a lancé, le 1er novembre 2013, un nouvel appel à propositions pour l’obtention de dons. Géré par la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org), celui-ci vise à augmenter les investissements en faveur du secteur agricole africain.

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« Si vous êtes porteur de projet d’investissement agricole et que vous êtes qualifié, le Fonds est à votre écoute ! », a ainsi déclaré Josephine Mwangi, chef de division au sein du Département de l’agriculture et de l’agro-industrie de la BAD, lors du lancement de l’appel à propositions.

Le FADA octroie des dons pouvant atteindre 1,5 million de dollars EU, afin de couvrir les coûts de conception en amont des projets, à l’instar des études de faisabilité, des études de marché, de modélisation financière, de développement de business plan et des études d’impact environnemental et social.

Le FADA entend réduire le déficit en infrastructures dans le secteur de l’agriculture, en constituant une réserve de projets prêts pour investissements, qui permettent d’attirer les institutions de financement du développement et d’autres organisations de financement du développement agricole, et d’engager le secteur privé dans la promotion de projets.

En offrant aux entrepreneurs l’opportunité de transformer des idées ingénieuses en projets “bancables”, le FADA est à même d’attirer des investisseurs rassurés par des projets rentables à faible risque, conçus par les bénéficiaires du fonds.

Pour pouvoir participer à l’appel à propositions du FADA, les demandeurs devront toutefois répondre à un certain nombre de critères, à savoir :

• démontrer que la proposition contribue au développement des infrastructures agricoles en Afrique ;

• démontrer que la proposition induit des impacts positifs pour les petits producteurs agricoles ;

• solliciter un investissement d’au moins 1 million de dollar EU ;

• être basé dans l’un des pays pilotes de l’intervention du Fonds : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Mozambique et Tanzanie.

L’appel à propositions du FADA est ouvert jusqu’au 31 décembre 2013.

Les demandes devront parvenir via la plateforme de candidature mise en ligne sur le site web du FADA : http://www.aftfund.org/fr

Distribué par APO (African Press Organization) pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

Contacts :

Chawki Chahed, chargé principal de communication, T. (+216) 71 10 27 02 / P. (+216) 98 70 31 68 / c.chahed@afdb.org

Amadou Ba, chef de l’équipe FADA, aft@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) est la première institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). La BAD est présente sur le terrain dans 34 pays africains, avec un Bureau extérieur au Japon, et contribue au développement économique et au progrès social de ses 53 Etats membres régionaux.

Pour plus d’information : j.mp/AFDB_Media

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Énergie : Un projet pionnier pour électrifier les pays de l’Union du fleuve Mano

TUNIS, Tunisie, 7 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil d’administration du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) a approuvé le projet d’interconnexion des réseaux électriques de Côte d’Ivoire, du Liberia, de Sierra Leone et de Guinée (CLSG). Le financement total du Groupe de la BAD (impliquant le Fonds africain de développement, la Facilité des Etats fragiles et le Fonds spécial du Nigeria) s’élève à 145 millions d’euros, soit 40 % environ du coût total du projet. Cette interconnexion, qui permettra de sécuriser l’approvisionnement en énergie des quatre pays de l’Union du fleuve Mano, sera mise en œuvre entre 2014 et 2017.

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CLSG implique la construction d’une ligne à haute tension (225 kV) de quelque 1 400 km de long pour connecter les réseaux domestiques des quatre pays, de 11 sous-stations électriques et deux postes régionaux de répartition. Dans un premier temps, ce projet structurant permettra au Liberia, à la Sierra Leone et à la Guinée d’importer de l’électricité en provenance de Côte d’Ivoire.

« La Banque est heureuse d’avoir joué un rôle crucial dans ce projet précurseur, qui a ainsi bénéficié de sa connaissance approfondie du secteur de l’électricité en Afrique de l’Ouest et de sa longue expérience en matière de définition et de mise en œuvre de projets régionaux. Notre implication, depuis l’étude de faisabilité, nous a permis de faire les bons choix techniques et de tenir compte de tous les aspects du projet – aux plans environnemental et social notamment. Notre intervention a aussi facilité la mobilisation d’importantes ressources auprès d’autres bailleurs », a expliqué Alex Rugamba, directeur du Département énergie, environnement et changement climatique à la BAD.

Le secteur de l’électricité fait face à de nombreux défis dans les pays de l’Union du fleuve Mano : (a) un faible taux d’électrification ; (b) un déficit dans l’approvisionnement en électricité ; (c) une prépondérance thermique dans le mix énergétique ; et (d) des compagnies nationales d’électricité aux faibles capacités financières et institutionnelles. CLSG devrait améliorer le taux d’accès à l’électricité dans les quatre pays, le faisant passer de 28 % à 33 %, en raccordant à l’électricité 125 villages le long de la ligne à haute tension, 70 écoles, 30 centres de santé et quelque 1 500 petites entreprises artisanales, commerciales et industrielles (dont 25 % gérées par des femmes). Au total, près de 24 millions d’habitants bénéficieront directement du projet, avec un accès à une énergie fiable et à un coût compétitif.

La construction de la ligne formera la dorsale des pays de l’Union du fleuve Mano, l’un des projets prioritaires du plan directeur du Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain, une initiative de coopération qui lie les sociétés d’électricité nationales en Afrique de l’ouest. CLSG est le premier projet de l’initiative de l’Union du fleuve Mano et en a même influencé la structuration. L’idée d’une dorsale électrique a été répliquée dans la conception du projet d’autoroute transafricaine. Le projet a aussi introduit l’idée d’un fonds dédié au renforcement des capacités des Etats fragiles, afin de préparer des projets dans des délais raisonnables.

CLSG compte également une composante dédiée au renforcement des capacités, pour assurer un transfert des connaissances aux structures nationales, et améliorer la gestion des futures interconnexions en Afrique de l’Ouest. Plusieurs études de planification et de faisabilité de centrales hydro-électriques sont aussi prévues afin d’améliorer les échanges d’énergie.

Les pays de l’Union du fleuve Mano sont fragiles et sortent de longues crises socio-politiques. Les faibles investissements dans le secteur des infrastructures électriques ont rendu celles-ci obsolètes, avec pour corollaire un niveau de service très faible. Le coût de la production d’énergie par kWh demeure très élevé dans ces pay, qui affichent des taux d’accès à l’énergie parmi les plus bas au monde (2 % au Liberia et en Sierra Leone, 10 % en Guinée). La construction de cette ligne favorisera le développement du potentiel hydroélectrique de la sous-région, en permettant l’échange d’énergie électrique entre les pays au sein du grand marché ouest-africain et en contribuant ainsi à l’intégration régionale.

Distribué par APO (African Press Organization) pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

Contacts

Technique : Elise Akitani, ingénieur sénior en énergie, e.akitani@afdb.org

Média : Pénélope Pontet de Fouquières, chargée de communication, T. (+216) 71 10 19 96 / P. (+216) 24 66 36 96 / p.pontetdefouquieres@afdb.org

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) est la première institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). La BAD est présente sur le terrain dans 34 pays africains, avec un Bureau extérieur au Japon, et contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux.

Pour plus d’information : j.mp/AFDB_Media

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ACCORD TCHAD SAINT-SIEGE

VATICAN, Saint-Siège, 7 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Hier à N’Djamena, en la personne du Ministre des Affaires étrangères M.Moussa Faki Mahamat et du Nonce apostolique Mgr.Thaddeus Okolo, le Tchad et le Saint-Siège ont signé l’Accord relatif au statut juridique de l’Eglise catholique dans ce pays. Composé de 18 articles, le traité reconnaît la personnalité juridique des institutions ecclésiastiques, règle les rapports Eglise Etat, affirme la valeur sociale de leurs collaboration au service de la personne et d’une société pacifique et plus juste. L’Accord Tchad Saint-Siège entrera en vigueur dès sa ratification.

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L’UE annonce un nouveau soutien pour le développement du Burkina Faso

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 7 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Andris Piebalgs, Commissaire européen chargé du développement, a annoncé lors d’une visite au Burkina Faso l’attribution, pour la période 2014-2020, d’une aide bilatérale au pays pouvant aller jusqu’à 623 millions d’euros (sous réserve de son approbation définitive par le Conseil et le Parlement européen). Le Burkina Faso reste un des 10 pays les moins développés au monde. C’est pour cette raison que la coopération de l’Union européenne avec le Burkina Faso devrait viser la sécurité alimentaire et l’agriculture durable, le renforcement de l’Etat de droit, ainsi que la santé.

L’annonce a été faite par le Commissaire Piebalgs dans le cadre d’une visite conjointe dans la région du Sahel avec le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, la

Présidente de l’Union africaine, Dlamini Zuma, le Président de la Banque Mondiale, Jim

Yong Kim, le Président de la Banque Africaine de Développement, Donald Kaberuka et le

Représentant Spécial de l’Union européenne pour le Sahel, M. l’Ambassadeur Michel

Reveyrand de Menthon.

Le Commissaire a déclaré à cette occasion: «Je tiens à réitérer notre engagement envers la sécurité et le développement durable et inclusif au Burkina Faso. L’Union européenne est prête à soutenir les efforts du pays pour conduire une croissance équitable, capable d’avoir un réel impact sur le niveau complètement inacceptable de pauvreté de la population. A ce titre, nous devons, ensemble, tout faire pour atteindre les Objectifs du

Millénaire pour le Développement et, notamment, combattre les causes profondes de l’insécurité alimentaire.»

Au cours de sa visite, le Commissaire Piebalgs rencontrera le Président du Burkina Faso,

M. Blaise Compaoré, ainsi que le Premier Ministre, M. Luc-Adolphe Tiao, afin de discuter des principaux défis auxquels le pays doit faire face, de l’assistance prévue dans le cadre du 11ème Fonds Européen pour le Développement (FED) pour la période 2014- 2020 et de l’inclusion du Burkina Faso dans la stratégie Sahel.

Le Commissaire profitera également de l’occasion pour discuter de la nouvelle initiative

« Alliance globale pour l’Initiative Résilience » (AGIR), qui est une stratégie de renforcement de la résilience des populations dans le Sahel dont le Burkina Faso fait partie intégrante.

Une feuille de route a été établie, visant à instaurer des filets de sécurité saisonniers afin de renforcer la résilience des personnes les plus vulnérables dans la région fragile du

Sahel.

Contexte

Malgré un taux de croissance significatif (8% en 2012), le Burkina Faso demeure affecté par une pauvreté chronique (le tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté) et de profondes inégalités sociales.

La situation du Burkina Faso est particulièrement incertaine, du fait de l´insécurité régionale marquée par la crise au nord du Mali et d’une certaine instabilité globale de la sous-région du Sahel.

Dans le cadre du 10ème FED pour la période 2007-2013, la coopération de l’Union européenne au Burkina Faso s’est concentrée en priorité sur:

• le renforcement des infrastructures de base et l’inter-connectivité;

• l’appui à la bonne gouvernance démocratique et économique;

• l’appui aux secteurs sociaux de base (éducation et santé principalement).

L’aide européenne soutient également de nombreux projets réalisés directement sur le terrain à travers des ONG et organismes multilatéraux, dans les secteurs du développement rural et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

L’Union européenne vient aussi en aide au pays à travers l’aide d’urgence octroyée par

ECHO (Bureau d’aide humanitaire de la Commission européenne) dans 3 principaux secteurs d’intervention: santé/nutrition, sécurité alimentaire et assistance aux réfugiés.

L’Union européenne a proposé que le Burkina Faso bénéficie plus directement de la stratégie Sahel, qui a pour but d’aider les pays de la sous-région du Sahel à assurer leur sécurité afin de permettre la croissance économique parallèlement à une réduction de la pauvreté.

Résultats de la coopération de l’UE au Burkina Faso

• L’appui budgétaire global a contribué de manière significative au développement des secteurs de la santé et de l’éducation:

o Le budget de la santé a augmenté de 30% entre 2007 et 2011;

o Le taux d’accouchement assisté est passé de 65% à 82% entre 2008 et

2012 contribuant à diminuer le taux de mortalité des nouveaux-nés et de leurs mères;

o Le taux de scolarisation des filles est passé de 67% à 78% entre 2008 et

2012.

• La proportion de la population ayant accès à l’eau potable est passée de 55% en

2009 à 63% en 2012 pour le milieu rural et de 72% en 2009 à 84% en 2012 pour le milieu urbain;

• 85,000 ménages, soit plus de 500,000 personnes pauvres et vulnérables, ont été soutenus par le programme de sécurité alimentaire de l’UE pour faire face à la crise alimentaire et la flambée des prix.

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Entretien de Mme Yamina Benguigui avec M. Abdoulkarim Mohamed, ministre de l’éducation des Comores (Paris, 7 novembre 2013)

PARIS, France, 7 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 7 novembre 2013

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie, s’est entretenue ce matin en marge de la conférence ministérielle de la Francophonie avec M. Abdoulkarim Mohamed, ministre de l’éducation des Comores.

Leur entretien a porté notamment sur le programme de soutien à l’enseignement de la langue française aux Comores et sur notre coopération avec ce pays. La France a mis en place un projet d’appui au français, qui doit permettre de renforcer l’apprentissage de la langue française aux Comores.

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Entretien de Mme Yamina Benguigui avec M. Raymond Tshibanda, ministre des affaires étrangères de République démocratique du Congo (Paris, 7 novembre 2013)

PARIS, France, 7 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 7 novembre 2013

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie, s’entretient aujourd’hui avec M. Raymond Tshibanda, ministre des affaires étrangères de la République démocratique du Congo.

M. Tshibanda préside la conférence ministérielle de l’Organisation internationale de la Francophonie, qui se tient à Paris les 7 et 8 novembre. Cette réunion doit définir les grands axes de l’action multilatérale francophone et permettra d’arrêter le thème du prochain sommet, prévu à Dakar en 2014.

La ministre déléguée évoquera avec M. Tshibanda les objectifs de la conférence ministérielle et la préparation du sommet de Dakar. Ils aborderont également le projet de déclaration solennelle en faveur du droit des femmes, notamment dans la perspective de l’organisation du deuxième Forum mondial des femmes francophones à Kinshasa, en mars 2014.

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LA PAIX ET LE DÉVELOPPEMENT DOIVENT ALLER DE PAIR, DÉCLARE LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DEVANT L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU NIGER

NEW YORK, 7 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera, ci-après, l’allocution du Secrétaire général prononcée devant l’Assemblée nationale du Niger, à Niamey, le 6 novembre 2013:

C’est pour moi un privilège exceptionnel de m’adresser aux membres de l’Assemblée nationale du Niger. La présence à mes côtés de la Présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, et du Président du Groupe de la Banque mondiale, M. Jim Yong Kim, donne à cette occasion un sens encore plus particulier.

Nous sommes accompagnés du Président de la Banque africaine de développement, M. Donald Kaberuka, du Commissaire au développement de l’Union européenne, M. Andris Piebalgs, et de mon Envoyé spécial pour le Sahel, M. Romano Prodi.

Nous faisons ensemble un voyage de solidarité avec les Sahéliens. Nous sommes ici pour écouter, et nous sommes ici pour agir.

Notre message est simple et clair. Il découle d’une longue expérience acquise partout dans le monde.

La paix ne peut durer sans le développement. Et le développement ne peut durer sans la paix. La paix et le développement doivent aller de pair. C’est pourquoi nous sommes venus au Niger, pour joindre nos forces aux vôtres.

L’ONU est fière du travail qu’elle accomplit avec les Nigériens, depuis des années, pour élaborer des solutions durables.

Nous faisons front commun pour accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, y compris grâce à l’ambitieuse initiative de transformation de l’agriculture intitulée « les Nigériens nourrissent les Nigériens », ou « 3N ».

Nous sommes résolus à appuyer les efforts que vous déployez pour promouvoir la bonne gouvernance et mettre en place des institutions efficaces et fiables.

Nous collaborons pour appuyer les initiatives que vous lancez afin d’élargir les perspectives d’avenir des Nigériens, en particulier les jeunes, et de leur donner des moyens de subsistance viables.

Nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons pour que les femmes et les filles du Niger aient accès à un enseignement de qualité, à de bons emplois et à des soins de santé dignes de ce nom, et puissent participer à la vie politique, y compris ici, au Parlement.

Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir de me joindre au Président Issoufou lorsqu’il a lancé un appel à l’action dans le domaine démographique.

À l’ONU, je fais ce qui est en mon pouvoir pour que les femmes aient davantage de moyens d’action.

Pour la première fois, cinq opérations de maintien de la paix des Nations Unies sont dirigées par des femmes.

J’ai choisi une éminente Nigérienne, Mme Aichatou Mindoudou Souleymane, pour diriger la mission en Côte d’Ivoire, une de nos plus vastes opérations. Elle accomplit un travail remarquable. Je suis fier d’elle et je sais que vous l’êtes aussi.

Le Niger contribue au maintien de la paix et de la sécurité mondiales par beaucoup d’autres moyens également. Je salue les quelque 2 000 courageux Nigériens qui participent à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, du Mali à Haïti en passant par la République démocratique du Congo et d’autres pays.

Je rends hommage aux 19 Nigériens qui ont donné leur vie sous la bannière des Nations Unies.

Et je remercie le Niger de l’aide qu’il continue d’apporter aux milliers de Maliens qui ont trouvé refuge ici.

Partout au Sahel, l’instabilité et les troubles règnent… le nombre des déplacés grandit… le prix de l’alimentation et des combustibles augmente… la sécheresse fait des ravages… et les habitants donnent tout ce qu’ils ont pour partir tenter leur chance ailleurs.

Je présente mes sincères condoléances aux familles de ceux qui ont si tragiquement péri dans le Sahara la semaine dernière. Même s’ils avaient survécu à la traversée du désert, nous savons que le reste de leur périple aurait été semé d’embuches. La vie meilleure qu’ils espéraient serait peut-être restée un mirage.

Pour honorer leur mémoire, nous devons prendre l’engagement solennel de traduire en justice les trafiquants qui leur ont ôté la vie, de remédier aux crises alimentaires qui les ont poussés à partir, d’améliorer les conditions de vie des groupes auxquels ils appartenaient pour que d’autres ne se sentent pas obligés de les suivre, et d’offrir des possibilités sûres à ceux qui veulent aller chercher du travail à l’étranger.

L’ONU a pour mission de défendre les droits de l’homme, et les droits des migrants sont une de mes grandes préoccupations.

Face à tous ces problèmes complexes, les Nigériens et les Sahéliens donnent au monde une leçon très importante.

Ils sont la preuve vivante que les problèmes ne peuvent être circonscrits à l’intérieur des pays, et que les solutions doivent donc aussi dépasser les frontières et les obstacles bureaucratiques, les scissions entre groupes humains et entre cultures, les divergences entre mouvances et partis politiques.

C’est là le test du XXIe siècle.

Nous devons creuser plus profondément pour atteindre les racines des conflits.

Au Sahel, ces racines ont pour nom pénurie d’eau et de vivres, sur-sollicitation des terres, retards de développement et insécurité chronique.

Nous devons remédier à ces problèmes de façon globale: pas comme s’ils étaient distincts les uns des autres, comme s’il n’y avait pas de lien entre les conflits armés, l’instabilité politique et le développement économique.

C’est pourquoi la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel tient compte des rapports déterminants qui existent entre ces problèmes, et a pour objet de vous aider à vous y attaquer vigoureusement grâce à des solutions bien coordonnées.

Étant les plus proches représentants des Nigériens, vous avez un rôle essentiel à jouer. Vous êtes le lien indispensable entre l’échelon local et l’échelon mondial.

Dans le cadre de notre stratégie, nous nous employons à établir une plateforme régionale qui relie entre eux les comités parlementaires et leur permette de partager leur expérience, d’examiner les difficultés communes et de définir des priorités communes.

Nous voulons aider à renforcer les parlements et donner à tous les partis politiques les moyens de créer une culture de paix s’étendant à l’ensemble du Sahel. Nous vous invitons à participer activement à cette initiative.

Aucun pays et aucune organisation ne peut faire cavalier seul. Nous devons collaborer pour que toutes les voix soient entendues, pour que tous les avis politiques soient pris en considération et pour que la paix et la stabilité s’installent durablement.

C’est le test que le Niger et le Sahel présentent à la communauté internationale pour le vingt et unième siècle.

Unissons-nous pour le réussir.

Ensemble, puisons des forces dans la devise de votre grand pays: « Fraternité, Travail, Progrès ».

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Le ministre Paradis fera la promotion de la croissance économique et des valeurs canadiennes en France et au Sénégal

OTTAWA, Canada, 7 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — À l’occasion de sa visite en France et au Sénégal, qui se déroulera du 7 au 12 novembre prochains, l’honorable Christian Paradis, ministre du Développement international et ministre de la Francophonie, profitera de son rôle de leader au sein de la Francophonie pour promouvoir la croissance économique durable et la réduction de la pauvreté.

À Paris, du 7 au 9 novembre, le ministre Paradis prendra part à la 29e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie, où il fera la promotion d’une initiative économique au sein de cette organisation, en plus de tenir une série de rencontres bilatérales avec ses homologues des pays membres de la Francophonie. Le ministre prononcera également une déclaration au nom du gouvernement du Canada lors de la Conférence générale de l’UNESCO, organisme au sein duquel le Canada demeure un membre actif et engagé.

« Le Canada joue un rôle de premier plan dans la Francophonie, une organisation essentielle à la promotion de notre héritage et de notre culture francophone, a dit le ministre Paradis. Notre gouvernement continuera de promouvoir la croissance économique durable comme meilleur outil pour réduire la pauvreté, augmenter l’égalité entre les sexes et créer la prospérité. »

Le ministre se rendra ensuite au Sénégal du 10 au 12 novembre où il s’entretiendra avec des représentants du gouvernement du Sénégal, des partenaires canadiens et internationaux ainsi que des organisations locales pour parler du programme de développement du Canada. Le ministre Paradis visitera également des projets de développement financés par le Canada afin d’en voir les résultats. Durant son séjour, le ministre parlera notamment de la sécurité alimentaire, du rôle du secteur privé dans le développement agricole, et du renforcement mutuel de l’agenda de prospérité des deux pays.

Au retour de cette visite, le ministre Paradis aura donc pu profiter de tribunes importantes pour les pays membres de la Francophonie. Il en aura fait preuve de la contribution canadienne pour améliorer la vie des populations francophones dans le monde, particulièrement l’engagement continu du Canada à appuyer le Sénégal dans ses efforts de développement durable afin de rehausser la qualité de vie de tous les Sénégalais.

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