Le Président la BAD, Donald Kaberuka, en visite au Sahel

TUNIS, Tunisie, 2 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org), Donald Kaberuka, sera en tournée dans la région du Sahel du 4 au 7 novembre 2013. Ce déplacement s’inscrit dans la cadre d’une mission conjointe avec les Nations Unies, la Banque mondiale, la Commission de l’Union africaine et la Commission de l’Union européenne.

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L’objectif de cette visite conjointe au Mali, au Niger, au Burkina et au Tchad est de parvenir à une vision partagée des rôles des différents acteurs en matière de sécurité, de stabilité et de développement économique dans l’espace saharo-sahélien.

Dans un échange par visio-conférence depuis Tunis, ce vendredi 1er novembre avec le Secrétaire Général des Nations Unies et le président de la Banque mondiale, Kaberuka s’est réjoui de l’esprit de partenariat ainsi en place qui permettra d’aider les populations du Sahel à mieux faire face aux défis anciens et nouveaux auxquels elles sont confrontées.

Au cours de cette tournée avec le Secrétaire Général des Nations Unies, Bank Ki-moon, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, la présidente de la Commission de l’Union Africaine, Nkosazana Dlamini Zuma et, le Commissaire européen au développement, Andris Piebalgs, le président Kaberuka, entend réaffirmer l’engagement de la BAD à accompagner les pays du Sahel dans leurs efforts de développement ; et notamment à faire face aux défis cruciaux en matière d’agriculture et de sécurité alimentaire, d’eau, d’intégration régionale et d’infrastructures.

La BAD est active dans la région du Sahel depuis des décennies. Elle entend y renforcer sa présence par de nouvelles initiatives. L’objectif étant de faire de du Sahel un espace durablement pacifié et intégré, à travers notamment le renforcement de l’intégration régionale, l’organisation de la résilience, et une croissance économique inclusive.

Au Mali, première étape de la tournée où se tiendra une réunion ministérielle régionale le 5 novembre, Kaberuka insistera sur la nécessité d’apporter des réponses régionales adéquates pour venir à bout des menaces à la stabilité et au développement des pays du Sahel.

Distribué par APO (African Press Organization) pour la Banque Africaine de Développement (BAfD).

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La BAD sensibilise et informe ses partenaires à Accra sur sa politique de diffusion et accès à l’information et ses efforts en matière de transparence et de reddition de compte

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Un Atelier régional organisé par la Banque africaine de développement (BAD) du 4 au 6 novembre 2013 à Accra au Ghana

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République démocratique du Congo : préoccupation pour les victimes des combats dans le Nord Kivu

GENEVE, Suisse, 1er novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La reprise des combats opposant les forces armées congolaises au groupe armé M23 dans le territoire du Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a eu des conséquences humanitaires importantes ressenties jusqu’en Ouganda et au Rwanda.

« Dans de telles situations, il y a toujours un risque que des éléments incontrôlés de la population, des forces armées ou des groupes armés commettent des actes de vengeance ou de représailles. Nous appelons les autorités à tout mettre en œuvre pour empêcher de tels actes », a déclaré Alessandra Menegon, cheffe de la délégation du CICR en RDC.

« Les combattants capturés ou qui se sont rendus, ou toute autre personne arrêtée, doivent être traités humainement, leur vie et leur dignité doivent être respectés. Nous espérons commencer très prochainement à visiter ces personnes pour nous assurer de leurs conditions de détention », a ajouté Mme Menegon.

Depuis la reprise des combats le 25 octobre, le CICR et les Sociétés nationales de la Croix-Rouge en République démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda travaillent sans relâche pour apporter assistance et protection aux personnes touchées par le conflit, qu’elles soient blessées, déplacées ou réfugiées.

À Goma, en RDC, une équipe chirurgicale du CICR prend en charge des blessés de guerre à l’hôpital de Ndosho. Du matériel médical et chirurgical pour soigner 50 blessés de guerre et des sacs mortuaires ont été fournis à l’hôpital militaire de Katindo. Le CICR approvisionne également l’établissement en eau potable à hauteur de 10 000 litres par jour.

Dans les zones touchées par les combats, des volontaires de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo ont commencé à recueillir et à inhumer des dépouilles. Leur travail est d’autant plus difficile qu’ils doivent tenir compte des risques posés par les restes des explosifs de guerre. Alors qu’une équipe du CICR se trouve à Rutshuru depuis deux jours et évalue les besoins humanitaires dans la région, une deuxième équipe part aujourd’hui pour renforcer les capacités de prise en charge psychologique dans la maison d’écoute de la ville, un centre de soutien pour les victimes de violences sexuelles.

Au Rwanda, les volontaires de la Croix-Rouge rwandaise sont restés mobilisés le long de la frontière pour dispenser des premiers soins aux personnes blessées alors qu’elles fuyaient les zones de combat. Mardi, une équipe du CICR s’est rendue à l’hôpital de Gisenyi où plusieurs blessés ont été admis suite aux violences dans le Rutshuru. Le CICR soutient les autorités hospitalières rwandaises dans leur prise en charge médicale de ces blessés avec du matériel et des conseils techniques et un chirurgien a assisté les médecins rwandais. Le 31 octobre, un patient nécessitant des soins particuliers a pu être évacué vers un hôpital gouvernemental à Kigali.

Des milliers de familles ont également fui en Ouganda où le CICR, avec le soutien des volontaires de la Croix-Rouge ougandaise présents sur les sites de réfugiés, leur offre la possibilité de reprendre contact avec leurs familles et identifie les enfants mineurs qui auraient été séparés de leur famille lors de leur déplacement.

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Didier Reynders se réjouit de la fréquence supplémentaire Bruxelles-Luanda

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 1er novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Didier Reynders se réjouit d’apprendre que les autorités angolaises ont confirmé leur approbation d’une fréquence supplémentaire entre Bruxelles et Luanda.

Cette décision fait suite aux discussions qui avaient été lancées lors de la mission économique en Angola.

Didier Reynders espère que cette connexion supplémentaire entre Bruxelles et Luanda permettra d’intensifier encore les échanges avec l’Angola dont le potentiel économique a été mis en évidence lors de cette récente mission. Il souhaite plein succès a Brussels Airlines, qui opèrera cette ligne prochainement.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME FATIHA SEROUR, DE L’ALGÉRIE, REPRÉSENTANTE SPÉCIALE ADJOINTE EN SOMALIE

NEW YORK, 1er novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé aujourd’hui la nomination de Mme Fatiha Serour, de l’Algérie, comme Représentante spéciale adjointe en Somalie. Le Secrétaire général exprime ses sincères remerciements à M. Peter de Clercq, des Pays-Bas, qui a été Représentant spécial adjoint depuis la création de la Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM) et qui vient d’être nommé Représentant spécial adjoint à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Mme Serour est actuellement Directrice de « Serour Associates for Inclusion and Equity », une association consacrée à l’appui aux approches inclusives du développement durable. De 2010 à 2012, elle était Directrice régionale pour l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient au Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets. Elle y a dirigé des équipes nationales et internationales chargées de mettre en œuvre les projets pour le système des Nations Unies, des institutions financières internationales, des gouvernements et autres partenaires dans le domaine de l’aide internationale.

Auparavant, Mme Serour avait assumé différentes fonctions de Conseillère hors classe au Département des affaires économiques et sociales (DAES), entre 2000 et 2001, et entre 2003 et 2006, et à la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), de 2001 à 2002. Mme Serour a également été Directrice chargée de la jeunesse au Secrétariat du Commonwealth, de 2006-2010.

Mme Serour est titulaire d’un doctorat en stratégies de développement pour l’Afrique de l’« University of Aberdeen », au Royaume-Uni, et d’une maitrise en relations internationales de l’Université de Lille, en France. Elle parle couramment l’anglais, l’arabe et le français.

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Le Chef du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous s’enquiert de l’évolution du DDR en Côte d’Ivoire

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 1er novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Chef du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, a échangé avec le Directeur général de l’Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion des ex-combattants (ADDR) en Côte d’Ivoire, Fidèle Sarassoro.

Les deux personnalités ont fait le tour d’horizon de la réforme du secteur de la sécurité et de l’appui de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) au processus du DDR. Le Chef du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU a réitéré le soutien de la communauté internationale pour réussir cette opération qui, à ce jour, a permis la démobilisation et la réinsertion de 11 000 ex-combattants, selon le premier responsable de cette institution.

« Nous sommes dans une dynamique très positive et avec le soutien de l’ONUCI et d’autres partenaires l’ADDR pourra atteindre ses objectifs », a affirmé M. Sarassoro.

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La coopération entre l’armée ivoirienne et l’ONUCI est de qualité, estime le Chef du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 1er novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Poursuivant sa série de rencontres avec les autorités ivoiriennes, le Chef du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, M. Hervé Ladsous, a fait le point de la coopération entre l’armée ivoirienne et l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) avec le Chef d’Etat-major, le Général Soumaïla Bakayoko, le jeudi 31 octobre 2013.

«Je me plais à noter que c’est une coopération de qualité et je crois que nous travaillons dans la confiance et toujours pour la bonne cause, c’est-à-dire contribuer à toujours améliorer les conditions de sécurité qui prévalent dans le pays», a indiqué M. Ladsous à la fin de l’entretien auquel ont pris part la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Mme Aïchatou Mindaoudou et le Commandant de la Force de l’ONUCI, le Général Iqbal Asi.

Notant l’amélioration effective de la situation sécuritaire, le Chef du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU a indiqué que l’ONUCI continuerait de travailler avec la Côte d’Ivoire dans la confiance, l’excellence et l’amitié, sur les chantiers de fond, notamment la réforme du secteur de la sécurité qui est l’une des clés de l’avenir de la Côte d’Ivoire.

Le Général Bakayoko a également souligné l’excellence des rapports avec l’ONUCI avant d’ajouter que l’armée ivoirienne et la Mission onusienne s’employaient, ensemble, à conjuguer leurs efforts.

Arrivé le 29 octobre 2013 à Abidjan, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, a terminé sa visite de travail en Côte d’Ivoire ce 31 octobre 2013.

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Le Secrétaire Général Adjoint aux opérations de maintien de la paix fait le bilan de la coopération de l’ONUCI avec les autorités ivoiriennes

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 1er novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Au dernier jour de sa visite en Côte d’Ivoire, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a eu une séance de travail avec le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko entouré de plusieurs membres du Gouvernement pour faire un bilan de la coopération entre l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et la Côte d’Ivoire.

S’exprimant à la fin de la réunion, M. Ladsous a indiqué devant la presse que la coopération est excellente et confiante. « Notre coopération est tournée vers tout ce qu’il reste à faire, même si beaucoup a été fait, pour complètement normaliser la situation dans le pays sachant les ambitions de la Côte d’Ivoire et les succès qu’elle remporte», a-t-il ajouté.

Sur ce plan précisément, le Secrétaire général adjoint a relevé le niveau de sécurité bien supérieur que par le passé et l’évolution de l’activité économique. « Ce sont des signes positifs, il reste évidemment à continuer de travailler notamment à la réforme du secteur de la sécurité, à la démobilisation des ex-combattants et à mener à bien la réconciliation nationale», a-t-il noté rappelant l’engagement du Gouvernement et le soutien de l’ONUCI aux autorités et à la population. « La population qui surtout ne demande qu’à bénéficier des dividendes de la paix retrouvée», a conclu M. Ladsous.

Plus tôt dans la matinée, le Chef du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU a reçu le Président du Front populaire ivoirien (FPI) pour discuter du processus de sortie de crise, du dialogue politique et de la réconciliation nationale.

«Nous lui avons fait part de notre vision et de notre appréciation de la situation qui certes a notablement évolué depuis 2011, mais qui reste préoccupante sur un certain nombre de questions », a dit M. Pascal Affi N’Guessan. Il s’agit, a poursuivi, le président du FPI, de la question de la sécurité, du désarmement et de la réforme du secteur de la sécurité. Abordant la question de la réconciliation nationale, le Chef du FPI a estimé que le processus, de « leur point de vue est en panne ». « Or ce processus est fondamental pour tourner la page de la crise et envisager les élections présidentielles à venir dans un environnement apaisé et dans la sérénité », a-t-il souligné. M. Affi N’Guessan a également dit avoir évoqué la libération de leurs camarades qui sont encore en prison, de manière à ce que le FPI s’implique dans le jeu politique de façon totale. « Nous avons expliqué les motivations de la proposition de notre parti à savoir la tenue des Etats généraux de la République sur toutes ces questions qui sont à l’agenda du FPI», a conclu M. Affi N’Guessan.

Entre autres questions abordées par Hervé Ladsous et Pascal Affi N’Guessan, figurent le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, la reforme du secteur de la sécurité et le dialogue politique.

La veille, c’est-à-dire le mercredi 30 octobre, le Chef du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, M. Hervé Ladsous s’était entretenu avec le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié. A la fin de la rencontre, M. Ladsous a dit avoir assuré le Président Bédié du profond engagement de l’ONUCI aux côtés de la Côte d’Ivoire ainsi que de la poursuite des efforts pour relever les défis. « Nous avons écouté ses conseils », a ajouté M. Ladsous.

En ce qui concerne la réconciliation nationale, le Secrétaire général adjoint a souligné à l’endroit des acteurs de la vie politique ivoirienne que le processus devait continuer d’avancer avec la participation de tous, sans restriction.

Arrivé le 29 octobre en Côte d’Ivoire, M. Ladsous a achevé son séjour ce jeudi 31 octobre par une grande réunion de travail avec le personnel onusien et reçu les honneurs militaires des bataillons composant la Force au siège de l’ONUCI.

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Un financement de la Banque mondiale pour aider les pays de la CEDEAO à prévenir les épidémies par une meilleure surveillance des maladies

OUAGADOUGOU, Burkina-Faso, 1er novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La Banque mondiale va aider la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à améliorer le système régional de surveillance et de contrôle des maladies dans ses 15 pays membres par un nouveau financement de 10 millions de dollars octroyé au titre du Fonds catalyseur de la croissance en Afrique.

En 2008-2009, 14 des 15 pays de la CEDEAO ont connu au moins une épidémie de méningite, la moitié d’entre eux étant frappés à deux reprises – le nombre de cas de méningite a ainsi triplé durant cette période. Le projet va renforcer la capacité à détecter rapidement de telles épidémies et à prendre des mesures aussi bien à l’échelle régionale que locale.

« L’Afrique de l’Ouest paie un lourd tribut aux flambées de maladies qui se propagent par-delà les frontières et menacent la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes », a commenté Trina S. Haque, Chef sectoriel de la Banque mondiale pour la Santé, la Nutrition et la Population en Afrique de l’Ouest et Afrique centrale. « Le fait de signaler et contenir ces flambées aidera les personnes vivant dans des zones à risque à se protéger et à protéger leurs enfants de maladies qui peuvent être extrêmement débilitantes ou même mortelles. »

Le projet régional de renforcement des capacités de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest, qui doit être mis en œuvre par l’Organisation ouest-africaine de la santé, aidera les pays à établir ou améliorer leur capacité de surveillance et à adopter la Stratégie de surveillance intégrée des maladies et de riposte définie par le bureau Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS/AFRO).

Le projet formera des techniciens de laboratoire et d’autres agents de santé à l’utilisation d’un cadre commun pour signaler les premiers signes de déclenchement de maladies mortelles comme la méningite, la fièvre jaune, la fièvre de Lassa, le choléra, la polio, la rougeole et la dengue dans leurs districts, et y faire face. Il offrira également une formation de niveau Maîtrise en surveillance des maladiesaux agents de santé des districts et une formation technique continueaux agents des avant-postes de santé.

D’aprèsEniasBaganizi, Spécialiste senior de la santé à la Banque mondiale et chef d’équipe du projet,« par ce financement, nous aidons à poser les bases d’un système multinational efficace de surveillance des maladies qui, nous l’espérons, se développera bien au-delà des quatre années que durera ce projet et sera accompagné par un nombre plus important de partenaires par la suite ».

« La persistance de l’apparition et de la flambée de maladies dans notre région nous rappelle que le système de santé publique de nos pays membres reste défaillant, ce qui est inacceptable », a déclaré le Dr Placido Cardoso, directeur général de l’Organisation ouest-africaine de la santé.Et d’ajouter :« Ce nouveau partenariat avec la Banque mondiale représente l’engagement indéfectible de notre région à lutter contre les grandes maladies et à améliorer les résultats en matière de santé. »

* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, est chargée d’aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des financements sans intérêt et des subventions pour la mise en œuvre de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des populations. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 82 pays les plus déshérités de la planète, dont 40 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis 1960, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté environ 16 milliards de dollars en moyenne au cours des trois dernières années, environ 50 % de ce montant étant destiné à l’Afrique.

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Renforcer la résilience au Sahel par une gestion rationnelle de l’eau / Un potentiel agricole à exploiter, qui demande attention et investissements

ROME, Italie, 1er novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La gestion rationnelle de l’eau est la clé de la résilience au Sahel. Elle permettrait de désamorcer l’engrenage des crises de sécurité alimentaire liées aux conditions météorologiques qui ont affligé la région et les communautés rurales ces dernières années, a souligné aujourd’hui le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, à une réunion de haut niveau sur la résilience dans le Sahel axée sur l’irrigation et la gestion de l’eau, à laquelle participent des représentants du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad.

Face aux enjeux récurrents des sécheresses et des inondations qui pèsent sur les moyens d’existence des agriculteurs et des éleveurs, « l’eau représente souvent un problème dans le Sahel, qu’il y en ait trop ou pas assez. Et ce sont les plus pauvres et les plus vulnérables qui sont le plus touchés », a-t-il fait remarquer.

Une région au potentiel inexploité

Compte tenu de ses conditions agro-climatiques et environnementales souvent difficiles, le Sahel est une des régions les plus vulnérables au monde.

L’agriculture y est pourtant l’activité économique la plus importante. Les économies locales et les moyens d’existence des pays du Sahel sont tributaires des sols, de l’eau et de la végétation. Cependant, l’état de ces ressources se détériore continuellement du fait de l’expansion des établissements humains, de l’érosion et de la demande de nourriture, de fourrage, de combustible et d’eau.

Il n’en reste pas moins que l’agriculture de la région – mise sur la voie de la résilience – détient un grand potentiel, a soutenu M. Graziano da Silva.

Si le Sahel est caractérisé par des précipitations annuelles faibles et erratiques, avec de brèves saisons de pluies irrégulières, ses ressources hydriques renouvelables placent les disponibilités de la région au-dessus de la limite de pénurie d’eau fixée à 1 000 m3 par an et par habitant. D’ailleurs, à l’exception du Burkina Faso, le Sahel ne souffre pas de pénurie d’eau absolue globale.

« Une fois mobilisé comme il se doit, le potentiel agricole de la région pourrait facilement dépasser le stade des ventes locales et servir les marchés régionaux et même internationaux », a précisé le Directeur général de la FAO.

Cependant, ce potentiel ne pourra être libéré que par une gestion plus efficace, durable et intégrée des ressources en eau pour la productivité agricole et le développement rural.

La marche à suivre

M. Graziano da Silva a invité les gouvernements, les partenaires de développement, les universités, la société civile et le secteur privé participant au forum de Dakar à faire preuve de créativité et de rigueur dans leur quête de solutions.

« Nous disposons des outils nécessaires pour transformer les populations vulnérables du Sahel en communautés beaucoup plus fortes et résilientes, et nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre la prochaine sécheresse ou inondation », a-t-il affirmé.

Les investissements dans les petites installations de collecte et de stockage de l’eau ont un impact formidable sur les familles rurales. Des systèmes d’irrigation flexibles offrant aux agriculteurs une meilleure maîtrise de l’eau peuvent améliorer considérablement leurs revenus.

Parallèlement, il faut intensifier les investissements dans les systèmes d’irrigation à moyenne et grande échelle en misant sur des partenariats efficaces entre les secteurs public et privé, selon le Directeur général.

L’événement de Dakar fait partie de deux réunions consécutives de haut niveau sur le renforcement de la résilience rurale au Sahel, organisées par la Banque mondiale, le Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et les gouvernements de Mauritanie et du Sénégal, avec la participation de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

La première réunion, ciblée sur les besoins des communautés pastorales du Sahel, s’est déroulée à Nouakchott (Mauritanie), le 29 octobre.

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