Agence-Presse

Intervention militaire au Mali : Dix ONG demandent des mesures pour réduire les risques encourus par les civils

PARIS, France, 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Une offensive militaire au Nord du Mali aurait de graves conséquences humanitaires et nécessite la mise en place de solides garde-fous, met en garde aujourd’hui une coalition de dix ONG.

Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU examine une résolution qui autoriserait le déploiement d’une force militaire internationale pour restaurer l’intégrité territoriale du Mali, des organisations humanitaires travaillant dans le pays exhortent la communauté internationale à la prudence.

Les 10 ONG demandent au Conseil de sécurité d’accorder une priorité élevée à la recherche d’une solution pacifique au Mali, de façon à permettre la stabilité à long terme dans le pays. Pour les organisations, il est également essentiel que toute action militaire s’accompagne de mesures fortes pour réduire les risques encourus par les civils.

« Le déploiement d’une opération militaire pourrait avoir d’importantes conséquences humanitaires, alors que beaucoup de familles sont déjà très affectées par l’insécurité et par la grave crise alimentaire. Nous craignons que toute intensification de la violence ait des répercussions sur les civils, et engendre par conséquent une augmentation des besoins humanitaires et des déplacements de populations supplémentaires. Tout au long du processus de décision, le Conseil de sécurité doit s’assurer que toute planification militaire prenne en considération les aspects humanitaires afin de limiter les maux infligés aux populations civiles, et ce à toutes les étapes de l’intervention», explique Nicolas Vercken, d’Oxfam France.

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 412 000 personnes ont déjà été contraintes de fuir leurs foyers. Ce chiffre comprend les quelque 208 000 réfugiés actuellement disséminés entre l’Algérie, le Burkina Faso, la Guinée, la Mauritanie, le Niger et le Togo. S’ajoutent à ces réfugiés les 204 000 Maliens qui sont déplacés à l’intérieur du pays. Ces déplacés vivent dans des conditions difficiles et dépendent de l’aide humanitaire ainsi que de la solidarité des communautés d’accueil.

«Les femmes et les enfants comptent parmi les groupes les plus vulnérables lorsque des opérations militaires sont lancées. Nous recevons des informations inquiétantes à propos de violences sexuelles à l’encontre des femmes et des petites filles dans certaines zones du Mali. Nous devons protéger les droits des personnes, en particulier des femmes, des enfants, des personnes en situation de handicap et des personnes âgées, qui sont les plus vulnérables», affirme Chance Briggs Directeur National de Vision Mondiale Mali.

Les dix organisations appellent le Conseil de sécurité de l’ONU à mettre en œuvre une série de recommandations :

– Accorder une priorité élevée à la négociation d’une solution pacifique à la crise, et lier toute autorisation de déploiement d’une force armée à une stratégie de long terme, claire et réalisable, visant à la construction de la cohésion sociale et d’un système de gouvernance incluant toutes les communautés du Mali.

– Exiger que toute force militaire autorisée par le Conseil de sécurité reçoive une formation portant sur le droit international humanitaire, le droit applicable en matière de Droits de l’Homme et le droit des réfugiés, et prenne les mesures nécessaires pour prévenir les dommages infligés aux civils et à leurs biens lors de la conduite des hostilités.

– Veiller à ce que les forces autorisées informent le Conseil de sécurité de façon régulière et transparente sur les mesures prises pour assurer le respect du droit international et limiter les souffrances infligées aux civils.

– Appeler les pays donateurs à accroître leur soutien en matière d’aide humanitaire afin de répondre aux besoins urgents déjà identifiés, estimés à hauteur de 214 millions de dollars, et se prépare à fournir une aide supplémentaire selon l’évolution des besoins.

– Assurer que l’ONU coordonne l’élaboration d’un plan de contingence humanitaire et sollicite des fonds additionnels permettant de répondre aux besoins des civils qui seraient affectés par les opérations militaires.

Organisations signataires : CARE International, Christian Aid, Handicap International, Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), International Rescue Committee, Oxfam, Norwegian Refugee Council, Refugees International, Tearfund, Vision Mondiale Internationale.

Lire la suite

LA 31EME REUNION DES CHEFS D’ETAT-MAJOR DE LA CEDEAO DOMINEE PAR LA SITUATION EN GUINEE-BISSAU ET AU MALI

ABUJA, Nigeria, 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Trouver une solution politique à la situation du capitaine Amadou Haya Sanogo, vu que les interventions du chef de l’ex-junte militaire malienne dans le débat politique ont toujours constitué un handicap à l’évolution positive de la situation au Mali.

Telle est l’une des recommandations de la 31ème réunion ordinaire du Comité des chefs d’état-major de la CEDEAO (CCEM) qui s’est achevée au petit matin du dimanche 16 décembre 2012 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Le ministre auprès du président ivoirien chargé de la Défense, M. Paul Koffi Koffi, a déploré la situation politique actuelle au Mali caractérisée par la démission de l’ex-Premier ministre sur injonctions du capitaine Amadou Haya Sanogo.

«Nous souhaitons vivement que l’armée ne se mêle pas du débat politique afin que cela ne vienne pas constituer un autre souci à gérer alors que nous attendons une résolution du Conseil de sécurité», a expliqué M. Paul Koffi Koffi.

Pour sa part, la commissaire chargée des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité de la Commission de la CEDEAO, Mme Salamatu Hussaini Suleiman, a rappelé la position de l’organisation sous-régionale face à la crise politique malienne actuelle.

«La CEDEAO condamne fermement tout agissement qui va à l’encontre de la transition au Mali, en particulier l’action des militaires contre toute autorité de la transition ainsi que toute forme d’interférence et d’ingérence de leur part dans le processus politique», a-t-elle souligné.

Cette rencontre a également permis aux participants de faire le point sur les activités de planification élaborées et conçues pour la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA). Un accent particulier a été mis sur l’examen de la structure et du personnel proposés pour le déploiement de cette Mission.

Toujours au chapitre des recommandations, les membres du CCEM ont décidé de la mise en place d’une structure adéquate de gestion financière de la MISMA telle que demandée par l’Union européenne, l’élaboration d’un plan B tenant compte de l’appui à la formation et l’engagement avec les seuls moyens de la CEDEAO, l’achèvement de l’inspection des unités promises par les Etats membres ainsi que l’étude d’une option de révision du chronogramme pour un déploiement plus rapide de la Mission.

Le président du CCEM, le chef d’état-major général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, le général de corps d’armée Soumaïla Bakayoko, a félicité les officiers planificateurs de la MISMA pour les résultats auxquels ils sont parvenus et remercié ses pairs pour leur disponibilité et leur engagement aux côtés de leurs frères d’armes maliens pour la résolution de la crise et le rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali.

Outre la crise malienne, les participants se sont penchés sur la présence de la Mission de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ECOMIB) et ont examiné une demande du gouvernement bissau-guinéen relative au déploiement d’une composante maritime au sein de ladite Mission.

Le président du CCEM a félicité les forces de l’ECOMIB pour l’amélioration de la situation sur le terrain, et s’est engagé à faire prendre les dispositions nécessaires en vue d’une amélioration urgente des conditions de vie des soldats de la Mision et de la réussite de la réforme du secteur de défense et de sécurité en Guinée-Bissau.

La 31ème réunion ordinaire du CCEM s’est déroulée à Abidjan au lieu d’Abuja, au Nigéria, en raison de la tenue dans la capitale administrative ivoirienne de la 8ème édition de la Coupe d’Afrique militaire de football (Camfoot 2012). La finale de la compétition, jouée quelques heures après la fin des travaux du CCEM, a été remportée par le Mali qui a battu par 1 but à 0 le Cameroun, vainqueur des deux dernières éditions du tournoi.

Le Mali a emporté 20 000 dollars américains du président burkinabè, Blaise Compaoré, dont la Coupe porte le nom et 10 millions de francs CFA du président ivoirien Alassane Ouattara.

La Côte d’Ivoire, pays organisateur, s’est classée troisième.

La prochaine Coupe d’Afrique militaire de football se déroulera au Tchad en 2014.

Lire la suite

France Télécom-Orange annonce la mise en service du câble sous-marin ACE pour les 13 premiers pays

PARIS, France, 19 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — France Télécom-Orange (http://www.orange.com) et les autres membres du consortium ACE ont annoncé aujourd’hui à Banjul, en Gambie, la mise en service du câble sous-marin ACE (Africa Coast to Europe) qui relie, pour cette première étape, la France à Sao Tomé et Principe. Ce câble, qui sera prolongé jusqu’en Afrique du sud dans une deuxième phase, étend l’accès à l’Internet haut-débit en Afrique et apporte de la capacité supplémentaire aux réseaux internationaux existants.

Logo Orange: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/orange-logo.jpg

Près de 12 000 km de fibre optique ont été déployés pour connecter 13 pays , depuis la France jusqu’à Sao Tomé & Principe en longeant la côte ouest de l’Afrique. Deux pays sans façade maritime, le Mali et le Niger, seront également desservis grâce à un prolongement terrestre. Enfin, le Nigéria sera également connecté à ce câble en 2013.

Map : http://www.apo-mail.org/ACE_Orange-map_VF_Dec12.jpg

Sept de ces pays – la Gambie, la Guinée, la Guinée Equatoriale, le Libéria, la Mauritanie, Sao Tomé & Principe, et la Sierra Leone – bénéficieront pour la première fois d’une connexion directe à un câble sous-marin, leur permettant d’accéder de manière optimale au réseau haut débit international. En s’appuyant sur ce nouveau réseau, les opérateurs dans ces pays peuvent désormais développer des gammes de services haut débit innovants, indispensables au développement économique et social de ces pays.

L’arrivée d’ACE contribuera également au développement de l’activité des grands groupes internationaux en Afrique en améliorant significativement la connectivité de leurs sites africains à leurs réseaux mondiaux et en permettant le développement de services à valeur ajoutée dans les domaines des Unified Communications, de l’IT et de la relation client.

Cette mise en service constitue la première étape du plan de déploiement du câble sous-marin ACE qui, à terme, parcourra dans sa totalité environ 17 000 km. Dans une deuxième phase, sept pays supplémentaires seront également connectés.

Pour accomplir cet ambitieux projet, France Télécom-Orange, accompagné de ses filiales Côte d’Ivoire Telecom, Orange Cameroun, Orange Mali, Orange Niger et Sonatel, s’est entouré de partenaires majeurs au sein d’un consortium international.

Une sécurisation accrue pour acheminer les communications

A travers des liaisons avec d’autres câbles, ACE constitue également une route ouest supplémentaire capable d’acheminer le trafic entre l’Europe et l’Asie en passant par l’Afrique. ACE offre par exemple une alternative qui sécurise la transmission des communications pour les pays déjà desservis par le câble SAT3-WASC-SAFE qui relie le Portugal à la Malaisie. Enfin, ce câble diversifie les artères de transmission entre le Portugal et la France.

ACE bénéficie de la technologie la plus performante utilisée actuellement dans le domaine des câbles sous-marins : le multiplexage de longueur d’onde (WDM) qui permet d’augmenter la capacité en fonction des besoins sans nouvelle intervention sous-marine. La capacité totale s’élèvera à 5,12 Tbps grâce à la nouvelle technologie 40 Gbps qui supporte les réseaux ultra-haut débit.

Un actif essentiel du réseau haut-débit du Groupe en Afrique

La construction du câble représente un investissement d’environ 700 millions de dollars américains pour le consortium dont environ 250 millions de dollars sont pris en charge par le Groupe et ses filiales. Par ces investissements majeurs, France Télécom-Orange concrétise deux volets de sa stratégie : démocratiser l’accès à l’internet (bas et haut-débit) en Afrique où le Groupe est implanté dans plus de vingt pays et contribuer à développer la qualité de service de son réseau dans chacun de ses filiales.

A travers le développement de ses réseaux sous-marins, France Télécom-Orange contribue au développement d’un réseau mondial de haute qualité. Ces câbles constituent des artères essentielles de transmission permettant au Groupe de disposer d’outils performants, à des coûts maîtrisés, pour accompagner la croissance continue des volumes de données échangées.

1 La France, le Portugal, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée Equatoriale, le Gabon et Sao Tomé & Principe.

2 Les Iles Canaries (Espagne), le Bénin, le Cameroun, la République Démocratique du Congo, l’Angola, la Namibie et l’Afrique du sud.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Orange.

A propos d’Orange

France Télécom-Orange est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 45,3 milliards d’euros en 2011 et 170 000 salariés au 30 septembre 2012, dont 105 000 en France. Présent dans 33 pays, le Groupe servait 227 millions de clients au 30 septembre 2012, dont 169 millions de clients du mobile et 15 millions de clients ADSL et fibre dans le monde. Orange est l’un des principaux opérateurs européens du mobile et de l’accès internet ADSL et l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales, sous la marque Orange Business Services.

Avec son projet d’entreprise « conquêtes 2015 », Orange s’adresse simultanément à ses salariés, à ses clients, à ses actionnaires et plus largement à la société dans laquelle l’entreprise évolue en s’engageant concrètement sur des plans d’actions. Ceux-ci concernent les salariés du Groupe grâce à une nouvelle vision des Ressources Humaines ; les réseaux, avec le déploiement des infrastructures du futur sur lesquelles le Groupe bâtira sa croissance ; les clients, avec l’ambition de leur offrir la meilleure expérience parmi les opérateurs grâce, notamment, à l’amélioration de la qualité de service ; et l’accélération du développement international.

France Télécom (NYSE:FTE) est cotée sur NYSE Euronext Paris (compartiment A) et sur le New York Stock Exchange.

Pour plus d’informations (sur le web et votre mobile) : http://www.orange.com, http://www.orange-business.com, http://www.orange-innovation.tv ou pour nous suivre sur Twitter : @presseorange

Orange et tout autre produit ou service d’Orange cités dans ce communiqué sont des marques déposées appartenant à Orange Brand Services Limited, Orange France ou France Télécom.

Contacts presse :

+33 1 44 44 93 93

Tom Wright, tom.wright@orange.com

Mylène Blin, mylene.blin@orange.com

Lire la suite

République centrafricaine : la situation humanitaire se dégrade

GENEVE, Suisse, 19 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Alors que plusieurs villes du nord et du centre de la République centrafricaine, comme Ndélé et Bria, sont tombées sous le contrôle de groupes armés, des milliers de personnes ont fui par crainte de nouveaux combats.

« La situation est très complexe compte tenu du nombre d’acteurs en présence et des mouvements de population que les combats ou la crainte de nouvelles violences ont engendrés », explique Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR à Bangui. « Quoiqu’il arrive, il est primordial que tous les acteurs en présence respectent et protègent les habitants des régions en proie à la violence et aux tensions. Leurs biens doivent également être épargnés et ne doivent pas faire l’objet de pillages ou de destructions. Ceux qui apportent les premiers secours aux blessés ou aux malades, les évacuent et les soignent, doivent pouvoir conduire leur mission sans entraves. »

« Nos équipes sont à pied d’œuvre afin de venir en aide aux personnes touchées par les violences, notamment celles qui fuient leur foyer ou celles qui sont blessées lors des combats », ajoute M. Georgantas.

À Ndélé, dans le nord du pays, l’une des premières villes attaquées il y a dix jours, le nombre de personnes ayant fui de chez elles pour chercher protection à la mission catholique ou dans une base militaire située à proximité de l’aéroport augmente chaque jour. D’autres préfèrent rester en dehors de la ville, dans des abris sommaires installés aux abords de leurs champs.

« Hier, nous avons acheminé 16 000 litres d’eau potable vers la mission catholique et la base militaire où les familles déplacées ont trouvé refuge », explique Gabriel Mukalaï, chef de la sous-délégation de Ndélé. « Faire en sorte que les personnes déplacées bénéficient de conditions d’hygiène satisfaisantes est notre priorité. »

À Kaga Bandoro, où de nombreux déplacés ont afflué, la Société de la Croix-Rouge centrafricaine a déployé six équipes de premiers secours, avec le soutien logistique du CICR. Les secouristes sillonnent les communes environnantes à moto à la recherche d’éventuels blessés, pour leur prodiguer les premiers secours et les évacuer vers l’hôpital de Kaga Bandoro.

Lire la suite

L’union Africaine condamne fermement l’occupation de Villes en Republique Centrafricaine et somme les elements rebelles de se retirer des localités Occupées

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 19 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-ZUMA, suit avec une très vive préoccupation la situation en République Centrafricaine, marquée notamment par l’occupation des villes de Ndélé (dans le centre nord), Sam Ouandja, BaminguI, (dans le nord-est) et Bria (dans le centre) par une coalition de forces rebelles.

La Présidente de la Commission condamne fermement cette occupation qui constitue une violation flagrante de l’Accord de Paix Global (APG) de Libreville et hypothèque tous les efforts de consolidation de la paix, ainsi que le programme de désarmement, de démobilisation, et de réinsertion dans le nord-est. Elle demande aux forces rebelles coalisées de se retirer immédiatement et sans condition de toutes les localités qu’elles occupent et de cesser toute action armée. Elle réitère la détermination de l’UA à prendre des sanctions à l’encontre des groupes et de leurs dirigeants, auteurs des attaques armées.

La Présidente de la Commission demande aux groupes rebelles de s’engager résolument dans la voie du dialogue, et de s’inscrire dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration dans le nord-est. Elle invite le Gouvernement et tous les acteurs politiques, ainsi que les mouvements politico- militaires, à privilégier le dialogue, à placer l’intérêt supérieur de leur pays au-dessus de toute considération et de s’abstenir de toute action pouvant compromettre les acquis encore fragiles du processus de paix et de reconstruction post conflit dans le pays.

La Présidente salue la contribution du gouvernement du Tchad à la stabilisation de la situation sécuritaire de la RCA et encourage les pays membres de la CEEAC et la Communauté internationale dans son ensemble à soutenir la RCA dans ses efforts de consolidation de la paix et à apporter l’aide humanitaire nécessaire aux populations affectées.

Lire la suite

Madagascar: « La pauvreté et l’impunité ont augmenté les formes contemporaines d’esclavage », selon l’experte des Nations Unies

GENEVE, Suisse, 19 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, Mme Gulnara Shahinian, a appelé aujourd’hui le Gouvernement de Madagascar à prendre d’urgence des mesures visant à lutter contre la pauvreté dans le pays. La lutte contre la pauvreté est au cœur de la lutte contre l’esclavage à Madagascar.

« Les droits de l’homme ne peuvent pas se développer dans un environnement d’extrême pauvreté », a déclaré Mme Shahinian à la fin de sa première mission d’enquête dans le pays, se déroulant du 10 au 19 décembre. « La situation à Madagascar montre à quel point des hommes, femmes et enfants victimes d’ extrême pauvreté sont amenés à vivre dans des conditions relevant des formes contemporaines de l’esclavage, comme la servitude domestique, l’esclavage des enfants dans les mines et carrières, le travail forcé et les mariages forcés », a averti l’experte indépendante des droits de l’homme.

La Rapporteuse spéciale a souligné que le manque d’action et d’engagement solides des autorités pour traiter de la pauvreté extrême a laissé une grande majorité de la société dans l’abandon et le désespoir total. Il y a eu très peu d’investissements dans des services comme les services de santé et l’éducation – beaucoup ont fermé leurs portes par manque de fonds. « Cela met en danger le potentiel humain futur du pays et constitue un revers majeur pour Madagascar dans son cheminement vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement concernant la réduction de l’inégalité entre les garçons et les filles qui fréquentent l’école », a-t-elle déclaré.

« J’ai rencontré des femmes, des garçons et des filles qui ont été victimes de violences physiques, verbales et sexuelles alors qu’ils travaillaient respectivement comme travailleurs domestiques migrants à l’étranger et enfants domestiques à Madagascar », a déclaré Mme Shahinian. « J’ai appris que des parents envoient leurs enfants pour être des travailleurs domestiques afin de rembourser une dette ou pour gagner de l’argent et nourrir leur famille. »

L’experte a constaté que les parents sont désespérément pauvres, ont très peu de choix en terme d’emploi et ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l’école. De plus, les enfants souffrent de faim chronique, ce qui affecte leur développement physique et mental, leur cerveau ne se développant pas. « Ces enfants qui transportent des charges lourdes dans le contexte de leur travail dans les mines, les carrières, lors de la fabrication de briques et de l’approvisionnement en eau pour usage privé et commercial souffrent aussi de retards de croissance à cause de la pression que subissent leur moelle épinière et ressentent de graves douleurs physiques dans le cou, les épaules et le dos », a-t-elle expliqué.

La Rapporteuse spéciale a souligné la nécessité, pour les autorités, de veiller à ce que la législation nationale existante soit appliquée avec un accent particulier sur la lutte contre l’impunité et de s’assurer que les responsables rendent compte de leurs actes. « Le pays dispose de législation suffisante pour lutter contre l’esclavage, mais les lois ne sont pas appliquées ou contrôlées, ce qui explique l’impunité et la corruption », a-t-elle souligné.

Des enfants travaillent illégalement dans le secteur de l’exploitation minière artisanale et dans les carrières. Ces enfants vivent souvent dans des zones reculées dans des communautés caractérisées par la violence et l’anarchie et risquent d’être victimes de viol, de la prostitution, de maladies respiratoires et d’autres maladies entraînant des décès prématurés.

Concernant les mariages forcés, Mme Shahinian a constaté qu’en dépit de la législation nationale qui fixe l’âge minimum pour le mariage à 18 ans à Madagascar, beaucoup de garçons et de filles sont contraints de se marier contre leur volonté dès l’âge de 10 ans. La Rapporteuse spéciale a appris que, dans certains cas, des filles épousent des hommes beaucoup plus âgés qu’elles,parfois même des vieillards et subissent discrimination et exclusion sociale quand elles deviennent veuves.

« Les victimes de ces arrangements risquent aussi d’être victimes de servitude domestique et d’esclavage sexuel. Elles sont aussi privées de leurs droits à la santé, l’éducation, la non-discrimination et la liberté de toute violence physique, psychologique et sexuelle », a-t-elle averti. « En général, ces mariages forcés ne durent pas plus de dix ans. »

La Rapporteuse spéciale a par ailleurs été informée des discriminations basées sur le système de caste, qui sont fortement enracinées. Dans un pays où plus de 70 pour cent de la population est pauvre et plus de 50 pour cent est extrêmement pauvre, les descendants d’esclaves sont les plus vulnérables car ils souffrent de discrimination sociale, économique et politique.

« Le gouvernement, ainsi que la société civile et les organisations internationales ne peuvent pas continuer à ignorer cette question. Tous les acteurs doivent travailler avec les communautés locales afin d’éradiquer la stigmatisation que subissent les descendants d’esclaves », a-t-elle souligné. « Le pays ne peut pas se développer efficacement tant que ces vieilles blessures ne sont pas reconnues et traitées. Le gouvernement doit travailler à tous les niveaux, en particulier à travers les chefs de communautés tels que les fokontany et lonaka, pour résoudre ce type de discrimination. »

L’experte indépendante a également exhorté les autorités à donner priorité à la lutte contre ce phénomène et à y allouer suffisamment de ressources. « Au cours de mes visites sur le terrain, j’ai rencontré des autorités locales et des organisations de la société civile qui luttent contre l’esclavage avec des ressources limitées », a-t-elle indiqué. « Parmi mes autres recommandations, j’exhorte le gouvernement à élaborer des mesures urgentes et des programmes disposant de ressources suffisantes avec les autorités locales, et à travailler en étroite collaboration avec la société civile et les organisations internationales pour obtenir des financements et lutter contre les formes contemporaines d’esclavage. »

« L’éducation s’est aussi révélée être un moyen efficace de dissuasion contre les mariages précoces. « Donner la priorité à une éducation et à une alphabétisation gratuites pour les enfants et les adultes est essentiel pour garantir l’avenir économique du pays. Des formations professionnelles gratuites appuyées par des opportunités d’embauche sont également cruciales pour donner aux adolescents et aux adultes des alternatives économiques viables aux pratiques analogues à l’esclavage. »

Au cours de sa première mission à Madagascar, Mme Shahinian a visité les villes d’Antananarivo, Antsirabe, Ambositra, Fianarantsoa, Ihosy et Sakaraha, où elle a rencontré des représentants du gouvernement, les forces de l’ordre, des ONG, des victimes et des membres de la communauté.

Mme Shahinian présentera un rapport complet sur les résultats de la visite au Conseil des droits de l’homme en septembre 2013.

(*) Vous pouvez consulter ‘le rapport de 2011 sur l’esclavage des enfants dans le secteur de l’exploitation minière artisanale et dans les carrières’ ici http://www.ohchr.org/Documents/Issues/Slavery/SR/A-HRC-18-30_en.pdf

Lire la suite

Soutien européen pour l’intégration au Maghreb

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 19 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Depuis 2011, le Maghreb connait une accélération de l’histoire. Débuté dans une ville pauvre de la Tunisie centrale, le mouvement de transformation a touché tous les pays du Maghreb.

Partout, la société civile exprime des revendications fortes; partout, de nouveaux acteurs politiques sont apparu et demandent de participer pleinement à la vie politique; les populations aspirent à une vie plus digne, des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, le respect des libertés fondamentales et la bonne gouvernance.

Depuis les révolutions, les pays du Maghreb ont pris conscience de l’importance de développer les relations entre eux. Les visites des ministres marocains et algériens dans les pays respectifs se sont multipliées, et sous l’impulsion du Président tunisien Marzouki, un sommet de l’Union du Maghreb Arabe pourrait prochainement avoir lieu. De nombreux acteurs de la société civile et des chefs d’entreprise appellent à une relance de la coopération intra-maghrébine comme un projet qui peut mobiliser les énergies et donner de nouvelles perspectives.

A l’heure où l’Union européenne vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix, l’expérience européenne peut donner aux pays du Maghreb des idées afin de rapprocher les populations, d’accélérer la croissance et l’emploi, de favoriser le règlement des différends politiques, et de développer les solidarités concrètes et ainsi faire face aux problèmes communs, tels que la menace terroriste, la création d’emploi, la désertification ou le changement climatique.

Le Maghreb est en effet une des régions les moins intégrées de la planète; plusieurs études ont montré qu’une plus forte intégration pourrait accroitre la richesse de chacun des pays de

1 à 2 pour cent par an. Et l’expérience européenne a prouvé que même des économies qui sont similaires bénéficient de l’ouverture des frontières et du développement des échanges.

L’intégration régionale exige des efforts d’adaptation, mais nous sommes convaincus qu’elle procurerait d’importants bénéfices pour toute la région, et aussi pour l’Union européenne.

C’est pourquoi la Commission européenne et la Haute Représentante l’UE pour les affaires étrangère et la politique de sécurité viennent de publier une communication conjointe qui propose toute une série d’actions pour renforcer la coopération entre l’UE et le Maghreb.

Cette communication, qui propose une stratégie de l’UE plus ambitieuse, est axée sur les éléments suivants :

• Renforcer le dialogue politique, notamment en matière de sécurité et de défense ; ainsi que de droits de l’homme et de démocratisation ;

• Développer le dialogue politique et la coopération entre l’UE et les organisations et initiatives régionales telles que l’Union du Maghreb Arabe et le 5+5 (forum regroupant 10 pays concernés par la Méditerranée Occidentale), notamment dans la mise en oeuvre de la stratégie UE-Afrique ou pour faire face à l’instabilité dans la région Sahélo-saharienne;

• Intensifier la coopération sectorielle, notamment en matière de transport, d’énergie, de commerce, de développement social, de politique maritime, d’environnement, de développement culturel et humain, etc.

Par exemple, le développement de la coopération énergétique est un domaine où l’intégration maghrébine pourrait avoir des bénéfices à la fois pour les pays partenaires et, à plus long terme, pour l’Union européenne en ouvrant la voie à l’exportation d’électricité d’origine renouvelable du Maghreb vers l’UE. Nous proposons un soutien européen concret aux pays maghrébins pour construire ce marché commun électrique.

Le développement des relations entre les organisations de la société civile des pays maghrébins est aussi une priorité qui a été identifiée par les pays eux-mêmes comme un outil de soutien à la transition politique et un moyen de mieux obliger les gouvernements à rendre des comptes à leurs populations. L’Union européenne est disposée à soutenir la constitution et le développement des réseaux de ces organisations, et d’autres organisations non étatiques, comme celles réunissant les hommes d’affaires et les syndicalistes.

Dans le processus de transformation historique actuel, le renforcement de la coopération régionale entre les pays du Maghreb est un facteur de stabilité que l’Union européenne souhaite soutenir. C’est l’ambition de ces nouvelles propositions que nous allons maintenant discuter plus en détail avec les Etats membres de l’UE et nos partenaires maghrébins. J’espère qu’elles vont déboucher sur une nouvelle dynamique entre les deux régions.

Lire la suite

Aide de l’UE en faveur d’une usine innovante de dessalement à énergie renouvelable à Djibouti

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 19 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — L’Union européenne soutiendra un projet de construction d’une usine de dessalement, qui utilisera de l’énergie renouvelable pour fournir de l’eau à 200 000 habitants, soit un quart de la population du pays, dans certaines des régions les plus pauvres de Djibouti. C’est ce qu’ont annoncé aujourd’hui le commissaire chargé du développement, M. Andris Piebalgs, et le Premier ministre de Djibouti, M. Dileita Mohamed Dileita, lors de la visite de ce dernier à Bruxelles. Lorsqu’il a annoncé le financement, M. Piebalgs a fait la déclaration suivante: «L’accès à l’eau est un droit de l’homme et il est inacceptable qu’un approvisionnement insuffisant en eau puisse être une source de conflit, comme Djibouti en a fait l’expérience récemment. Ce nouveau projet nous permettra non seulement de donner à la population un accès accru à l’eau, mais aussi de contribuer à apporter la sécurité et la stabilité à tous les Djiboutiens. Cette aide est un exemple de plus que l’UE tient ses promesses. L’UE soutient l’initiative “Énergie durable pour tous” des Nations unies, et à l’avenir, l’usine sera alimentée par de l’énergie renouvelable. Il s’agit là d’un bel exemple de la manière dont nous pouvons, grâce à une aide intelligente, créer le développement durable.»

Djibouti souffre d’une grave pénurie d’eau et a récemment subi une longue période de sécheresse, qui a débouché sur une crise alimentaire profonde dans le pays. Le manque d’accès à l’eau a récemment conduit à des affrontements et des émeutes dans le pays. La demande actuelle d’eau dans la capitale, Djibouti (où vit 75 % environ de la population), est estimée à 80 000 m3 par jour, alors que le volume fourni n’est que de 36 000 m3 par jour. Le nouveau projet financé par l’UE intitulé PEPER (Produire de l’eau potable grâce à l’énergie renouvelable) visera à mettre sur pied une usine de dessalement dans la capitale afin de répondre directement à ces besoins (à savoir fournir une eau potable et abordable). Près de la moitié des 560 000 habitants de la ville de Djibouti vivent dans le quartier de Balbala, où le taux de pauvreté dépasse les 70 pour cent.

L’eau produite est extraite de la nappe aquifère locale, la seule source d’eau potable de la ville, qui a atteint ses limites physiques. L’eau est de piètre qualité en raison de l’intrusion d’eau de mer dans la nappe, ce qui a des conséquences sanitaires et sociales pour les classes de population les plus vulnérables, en particulier les enfants et les femmes. La situation est encore aggravée par la forte croissance de population dans la capitale, dont la demande d’eau devrait plus que doubler au cours des 20 prochaines années.

Pour plus d’informations: http://europa.eu/rapid/press-release_IP-12-1405_fr.htm

Lire la suite

Le sommet de l’ACP envoie un message fort à ses partenaires

MALABO, Guinée Equatoriale, 19 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Au terme d’un sommet réussi au Centre de conférence international Sipopo les 13 et 14 décembre à Malabo, en Guinée équatoriale, les Chefs d’État et de gouvernement de la région Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) (http://www.acp.int) se sont engagés à améliorer la coopération Sud-Sud et souhaitent renforcer leurs relations de développement avec leurs partenaires européens.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/acp-group-of-state.jpg

Les 72 points de la Déclaration de Sipopo couvrent les questions générales de paix, de sécurité et de bonne gouvernance, du financement du développement, du commerce international, de l’énergie, du changement climatique et du développement durable et des perspectives du groupe ACP en tant qu’institution internationale.

En particulier, cette déclaration réaffirme la volonté des membres à « rester unis en tant que Groupe » et à maintenir la pertinence et l’efficacité de l’ACP en approfondissant et en renforçant les relations ACP-UE en tant que modèle d’accord Nord-Sud de coopération au développement, tout en développant et en diversifiant nos partenariats avec les pays du Sud et d’autres nations ».

La déclaration salue les contributions de l’UE dans les pays de l’ACP pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Elle insiste pour que le Fonds de Développement Européen (FED) reste en dehors du budget général de l’UE en tant que mécanisme de financement du développement des pays de l’ACP. Les participants ont exprimé leur préoccupation face au principe de différenciation pouvant être appliqué à l’attribution des fonds de développement, et demandent instamment à l’UE de rester dans le cadre juridique de l’accord de Cotonou.

Concernant le commerce, les leaders de l’ACP ont insisté sur le rôle essentiel des accords de partenariat économique favorables au développement entre les pays de l’ACP et de l’UE, et en particulier sur la cohérence nécessaire des politiques européennes du commerce et du développement. S’opposant à la proposition d’amendement au règlement 1528/2007 relatif à l’accès aux marchés et du système européen de préférences généralisées (GSP), les leaders appellent à une rencontre ACP-UE à un niveau politique élevé en vue de régler les questions en instance.

Concernant l’avenir de ce groupe de 79 membres, les participants reconnaissent l’importance et la nécessité urgente d’un processus systématique et global visant à insuffler davantage de dynamisme, d’innovation et de cohésion dans le Groupe ACP, dans la perspective des discussions avec l’Union européenne dans le cadre du troisième examen quinquennal de l’Accord de partenariat de Cotonou prévu en 2015. Le sommet a salué la création d’un groupe de personnalités éminentes dont les conclusions et recommandations pourront enrichir la vision, la mission et les solutions du Groupe ACP face aux challenges globaux.

Les hauts délégués d’au moins 63 pays, incluant plus de 15 chefs de gouvernement, ont participé à cette conférence. Ils incluaient H.E. M. Yayi Boni, Président du Bénin et Président en exercice de l’Union Africaine, Hon. Dr Kenny Anthony, Premier ministre de Sainte-Lucie et Président de la Communauté des Caraïbes, Hon. M. Henry Puna, Premier ministre des Îles Cook et Président du Forum des Îles du Pacifique, les Présidents du Cameroun, de la République Centrafricaine, du Tchad, des Comores, du Congo, de Djibouti, de la Guinée équatoriale, du Gabon, du Ghana, du Togo, de Zimbabwe, le Premier ministre de Namibie, et trois Vice-présidents (Burundi, Seychelles, Soudan) et deux Vice-premiers ministres (Papouasie Nouvelle-Guinée, Swaziland).

Les participants de ce septième sommet ont réaffirmé leur solidarité en tant que groupe intergouvernemental représentant 79 membres et 930 millions d’habitants. Avec la nouvelle République du Soudan du Sud, cette organisation compte aujourd’hui 80 pays-membres.

Étaient également présents plusieurs invités spéciaux, tels que H.E Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, Commissaire de l’Union Africaine, M. Andris Piebalgs, Commissaire européen pour le développement, Hon. Louis Michel, Coprésident de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour le Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

Contact presse :

Josephine Latu, Press Attachée +32-2-743 0617 or email: latu@acp.int

Lire la suite

Violences en République centrafricaine (19 décembre 2012)

PARIS, France, 19 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La France suit avec attention la situation actuelle en République centrafricaine. Elle condamne les attaques menées à partir de l’est du pays par une coalition de mouvements rebelles. Le recours à la violence est inacceptable. Il l’est particulièrement de la part de mouvements qui ont adhéré au processus de paix global lancé en 2008.

La France attache une grande importance à la mise en place d’un large dialogue national pour identifier les voies de la sortie de crise dont le pays a besoin, alors que sa population a déjà été très éprouvée.

La France est prête à favoriser le bon déroulement de ce dialogue, en coordination avec les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne et tous les partenaires internationaux attachés à la stabilité et au développement de la République centrafricaine.

Lire la suite