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La BAD et la Centrafrique signent un Accord de don de 23 milliards de FCFA pour financer un projet d’interconnexion des réseaux électriques avec la RDC

TUNIS, Tunisie, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Directeur du Nepad, de l’Intégration régionale et du Commerce à la Banque africaine de développement (Bad) (http://www.afdb.org), Alex Rugamba et le Ministre d’Etat centrafricain au Plan et à l’Economie, Abdou Karim Mékassoua ont signé, le 17 décembre à Tunis, un protocole d’accord relatif à la première phase du projet d’interconnexion des réseaux électriques de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo à partir du système hydroélectrique de Boali.

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Ce don du Fonds africain de développement (FAD), d’un montant de 23 milliards de Francs CFA, va renforcer la coopération économique bilatérale et l’intégration sous-régionale en reliant, notamment, les systèmes électriques des régions frontalières des deux pays et en fournissant l’électricité à cette zone caractérisée par un déficit en infrastructures. De fait, 29000 nouveaux abonnés seront raccordés à terme.

La première phase du projet, qui couvre une période de 48 mois, porte sur la réhabilitation et le renforcement des unités de production, des lignes de transport, des postes de transformation et des réseaux de distribution. Elle concerne essentiellement la République centrafricaine et les localités de Zongo et Libenge en République démocratique du Congo.

L’intervention du FAD en République centrafricaine va permettre, d’une part, de diminuer les pertes en ligne par la réhabilitation des réseaux électrique et le passage de 63 à 110 kV et d’autre part, d’augmenter la production d’électricité à volume d’eau turbiné constant par la réhabilitation des centrales hydroélectriques. Ces mesures réduiront les émissions de gaz à effet de serre car elles augmentent la quantité d’énergie renouvelable et réduisent l’autoproduction des particuliers à partir de combustibles fossiles et la production thermique de la société ENERCA.

Par ailleurs, la production d’électricité par l’aménagement et l’équipement de la centrale de Boali 3 permettra de disposer de plus d’énergie renouvelable et de réduire l’utilisation des centrales thermiques pour combler le déficit de production. Selon le Directeur du Nepad, de l’Intégration régionale et du Commerce de la Bad, « Il s’agit d’une mesure d’adaptation aux changements climatiques qui optimise les infrastructures hydroélectriques et valorise le potentiel de la rivière M’Bali à partir du réservoir créé depuis une vingtaine d’années. »

« A terme, le coût encore élevé de l’énergie sera réduit, ce qui contribuera à améliorer les conditions de vie des populations bénéficiaires, à réduire la pauvreté et à améliorer la croissance à travers le développement du secteur de l’énergie. Le développement socio-économique de la République centrafricaine pourra être poursuivi ainsi que le renforcement de la coopération et de l’intégration régionale » a, pour sa part, déclaré le Ministre d’Etat centrafricain au Plan et à l’Economie.

L’engagement global de la Bad en République centrafricaine est d’environ 98,309 milliards de Francs CFA répartis dans dix projets nationaux et deux projets régionaux.

Contact media :

http://press.afdb.org

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Visite officielle du Président européen en Tunisie

TUNIS, Tunisie, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Président du Parlement européen, Martin Schulz, se rendra en visite officielle en Tunisie les 18 & 19 Décembre 2012 pour réaffirmer le soutien du Parlement européen aux réformes démocratiques en cours dans le pays.

Seront aussi abordés avec ses différents interlocuteurs politiques et sociaux, l’état des relations UE-Tunisie ainsi que les questions régionales d’intérêt commun.

Veuillez noter que la rencontre entre S.E. Hamadi Jebali et M. Martin Schulz se tiendra mardi 18 décembre 2012 à 10h à Dar Dhiafa à Carthage (derrière la municipalité)

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Des professionnels de la santé discutent des mesures pouvant améliorer la sécurité des soins de santé d’urgence

GENEVE, Suisse, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La violence qui frappe les soins de santé dans les conflits armés et les autres situations d’urgence prive de soins de santé des millions de patients du monde entier au moment où ils en ont le plus besoin. Du 17 au 19 décembre, quelque 40 professionnels de la santé sont réunis au Caire, d’où ils vont formuler des recommandations visant à améliorer la sécurité.

L’atelier est organisé conjointement par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge égyptien. Il a été inauguré aujourd’hui par le docteur Nagwa Hussein Ahmed Khalel, ministre égyptien des Assurances et des affaires sociales et vice-président du Croissant-Rouge égyptien. Le discours inaugural a été prononcé par le professeur Saad Zaghloul Al Achmawy, ministre adjoint à la Santé et au logement.

« Ce forum va constituer une occasion unique pour les médecins, les infirmiers et infirmières, et les responsables des services ambulanciers et des organisations de soins d’urgence », a déclaré Klaus Spreyermann, chef de la délégation du CICR au Caire.

« Les membres de nos équipes d’urgence ont à cœur de discuter avec d’autres de ce qu’ils ont appris en dispensant des soins aux personnes blessées pendant des affrontements dans les rues », explique le professeur Mamdouh Gaber, secrétaire général du Croissant-Rouge égyptien.

Parmi les participants, issus d’une douzaine de pays, figurent des collaborateurs d’institutions membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, des universitaires et des experts de l’Association médicale mondiale, de l’Organisation mondiale de la santé et de Médecins sans frontières.

En 2011, le CICR a inauguré un projet quadriennal intitulé « Les soins de santé en danger », dont l’objectif est de faire face aux conséquences des actes violents qui entravent la fourniture des soins de santé. L’atelier du Caire est un des dix ateliers qui vont se tenir entre 2012 et 2013. Au total, quelque 400 experts du corps médical, du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, de ministères, des forces armées, d’ONG nationales et internationales, d’organisations internationales et de milieux universitaires, vont ainsi se réunir et tenter de trouver des moyens pratiques de mieux protéger les personnes qui dispensent les soins de santé et celles qui les reçoivent pendant un conflit armé ou d’autres situations d’urgence. Les recommandations des participants à l’atelier aideront le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les États parties aux Conventions de Genève, qui se réuniront en 2015 dans le cadre de la XXXIIe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, à décider des mesures à prendre pour faire face à ce grave problème humanitaire.

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Un nouveau rapport indique un ralentissement de la lutte antipaludique

GENEVE, Suisse, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Ces dix dernières années, les efforts concertés des pays d’endémie, des donateurs et des partenaires mondiaux ont permis de renforcer la lutte antipaludique partout dans le monde. C’est dans les pays à transmission élevée que l’intensification des interventions de prévention et de lutte a eu le plus d’impact : sur 1,1 million de vies sauvées durant cette période, 58 % l’ont été dans les dix pays supportant la plus forte charge.

Néanmoins, après avoir rapidement progressé entre 2004 et 2009, le financement mondial de la prévention et de la lutte antipaludiques s’est stabilisé entre 2010 et 2012, et la distribution de certains produits salvateurs a ralenti. Selon le Rapport 2012 sur le paludisme dans le monde, ces développements indiquent un ralentissement qui risque d’annuler les progrès remarquables récemment accomplis dans la lutte contre l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières.

Par exemple, le nombre de moustiquaires à imprégnation durable (MID) distribuées aux pays d’endémie d’Afrique subsaharienne est passé d’un pic de 145 millions en 2010 à quelque 66 millions en 2012. Cela signifie que de nombreux ménages ne seront pas en mesure de remplacer les moustiquaires existantes au moment voulu, exposant ainsi une fraction plus large de la population à une maladie potentiellement mortelle.

Le développement des programmes de pulvérisation d’insecticides à effet rémanent à l’intérieur des habitations a également marqué le pas, le niveau de couverture de la population à risque dans la Région africaine de l’OMS stagnant à 11 % (77 millions de personnes) entre 2010 et 2011.

« Au cours des huit dernières années, le développement de la lutte antipaludique nous a permis d’éviter plus d’un million de décès. Nous devons conserver cette dynamique et tout faire pour éviter une résurgence de la maladie », a déclaré Ellen Johnson Sirleaf, Président du Libéria et Président de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme, à l’occasion d’une présentation officielle du rapport à Monrovia (Libéria).

Suivre les progrès accomplis vers les cibles de 2015

Selon le rapport, 50 pays sont en bonne voie pour réduire de 75 % d’ici à 2015 leurs taux d’incidence du paludisme et atteindre ainsi les cibles fixées par l’Assemblée mondiale de la Santé et le Partenariat Faire reculer le paludisme. Ces 50 pays ne représentent toutefois que 3 % (ou 7 millions) des cas de paludisme estimés en 2000, année de référence à partir de laquelle les progrès sont évalués.

« À moins d’une accélération des progrès dans les pays les plus touchés, les cibles mondiales de réduction de la charge du paludisme ne seront pas atteintes » a déclaré le Dr Robert Newman, Directeur du Programme mondial de lutte antipaludique à Genève. « Ces pays sont dans une situation précaire et la plupart d’entre eux ont besoin d’une aide financière d’urgence pour pouvoir acheter et distribuer des produits susceptibles de sauver des vies ».

La charge du paludisme se concentre dans 14 pays d’endémie qui représentent quelque 80 % des décès dus à cette maladie. Le Nigéria et la République démocratique du Congo sont les pays les plus touchés d’Afrique subsaharienne, tandis que l’Inde est la plus affectée en Asie du Sud-Est.

« La stratégie consistant à lutter sur plusieurs fronts contre le paludisme, définie dans le Plan d’action antipaludique, est efficace. Mais pour empêcher une résurgence du paludisme dans certains pays, il nous faut de toute urgence imaginer de nouveaux mécanismes de financement qui nous permettent de recueillir davantage de ressources», a déclaré le Dr Fatoumata Nafo-Traoré, Directeur exécutif du Partenariat Faire reculer le paludisme. « Nous étudions de nombreuses options – taxes sur les transactions financières, taxes sur les billets d’avion avec l’UNITAID, ou encore une « obligation paludisme », entre autres. »

Un déficit de financement majeur

Le Rapport 2012 sur le paludisme dans le monde indique que le financement international de la lutte antipaludique semble plafonner à un niveau très inférieur à celui qui serait nécessaire pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé et les autres cibles mondiales de lutte antipaludique approuvées au niveau international.

Selon les estimations, entre 2011 et 2020, US $5,1 milliards seraient nécessaires chaque année pour parvenir à un accès universel aux interventions antipaludiques dans les 99 pays où la transmission persiste. Si de nombreux pays ont augmenté leur financement national de la lutte antipaludique, le total des fonds disponibles à l’échelle mondiale est resté stable à US $2,3 milliards en 2011 – soit moins de la moitié des sommes nécessaires.

Cela signifie que des millions de personnes vivant dans des régions de forte endémicité n’ont toujours pas accès à des services efficaces de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme. Le manque de fonds freine également les efforts déployés pour empêcher l’apparition et la propagation d’une résistance du parasite aux antipaludiques et de la résistance du moustique aux insecticides.

Alors même que le plafonnement du financement empêche d’intensifier certaines interventions, le rapport indique que les ventes de tests diagnostiques rapides ont fortement augmenté entre 2010 et 2011, passant de 88 à 155 millions d’unités, et que la qualité des tests s’est beaucoup améliorée ces dernières années. La distribution de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT), le traitement recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé contre le paludisme à falciparum, a également connu une progression importante, passant de 181 millions d’unités en 2010 à 278 millions d’unités en 2011. Celle-ci s’explique pour une large part par l’essor des ventes d’ACT subventionnées dans le secteur privé.

Des systèmes de surveillance fragiles

Il est très difficile de suivre les progrès de la lutte antipaludique. Aujourd’hui, les systèmes de surveillance du paludisme ne permettent de détecter qu’un dixième du nombre mondial estimé de cas. Dans pas moins de 41 pays, il est impossible d’apprécier de manière fiable l’évolution du paludisme en raison de l’incomplétude ou de l’hétérogénéité des données notifiées au fil des ans.

Des systèmes plus solides de surveillance du paludisme s’imposent d’urgence afin de pouvoir riposter rapidement et efficacement au paludisme dans les régions d’endémie, prévenir les flambées et résurgences et déployer les interventions là où elles sont le plus nécessaires. En avril 2012, l’OMS a présenté officiellement de nouveaux manuels sur la surveillance du paludisme au titre de son initiative dite en anglais des 3T, Test, Treat, Track (Tester, Traiter, Suivre).

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Entretien de Laurent Fabius avec son son homologue malien Tieman Coulibaly

PARIS, France, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — (Q&R- Extrait du point de presse – 17 décembre 2012)

Q – Bonjour. Le ministre a reçu son homologue malien ce matin ? Quelle a été la teneur des discussions ? A-t-on désormais une date pour la présentation de la résolution sur le Mali au CSNU ?

R – Laurent Fabius a en effet reçu,le 17 décembre 2012, son homologue malien, Tieman Coulibaly.

L’entretien a porté sur les dernières évolutions de la situation au Mali :

la constitution du nouveau gouvernement et la consolidation de la situation politique à Bamako ;

les perspectives de dialogue politique avec les groupes rebelles non-terroristes et les représentants de la société civile dans le Nord du Mali ;

le prochain vote d’une résolution des Nations Unies. M. Coulibaly se rendra prochainement à New York dans cette perspective ;

le travail en cours avec nos partenaires européens à Bruxelles pour le déploiement d’une opération européenne de formation de l’armée malienne.

Laurent Fabius a particulièrement insisté sur le nécessaire contrôle de l’armée par le pouvoir civil.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ENCOURAGE LES PARTIES GHANÉENNES À CONTINUER DE RECOURIR AUX VOIES LÉGALES POUR RÉSOUDRE LEURS DIFFÉRENDS ÉLECTORAUX

NEW YORK, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général félicite le peuple du Ghana pour le déroulement pacifique des élections présidentielle et législatives. Il adresse toutes ses félicitations au Président John Dramani Mahama et à tous les candidats à l’élection présidentielle pour leur conduite exemplaire tout au long de la campagne électorale et pour leur engagement à maintenir la paix, comme en atteste, en particulier, la Déclaration de Kumasi qu’ils ont signée.

Le Secrétaire général prend note de l’annonce des résultats définitifs par la Commission électorale qu’il félicite pour son engagement constant en faveur d’une organisation professionnelle et transparente des élections. Il encourage les parties concernées à continuer de recourir aux voies légales pour résoudre tout différend et souligne que les mesures prises, en ce moment critique, doivent contribuer au maintien de la paix et de la stabilité au Ghana.

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Communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) en sa 349ème réunion

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 349ème réunion tenue le 14 décembre 2012, a adopté la décision qui suit sur la situation entre le Soudan et le Soudan du Sud:

Le Conseil,

1. Prend note du rapport du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’UA sur le Soudan et le Soudan du Sud sur les questions détaillées dans le communiqué PSC/PR/2(CCCXXXIX), adopté lors de sa 339ème tenue le 24 avril 2012, tel que présenté par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité et le Président du Groupe de mise en œuvre de haut niveau. Le Conseil prend également note des communications faites par les Ministres des Affaires étrangères de la République du Soudan et de la République du Soudan du Sud, les Nations unies et d’autres partenaires bilatéraux et multilatéraux;

2. Félicite le Groupe de mise en œuvre de haut niveau et ses membres, à savoir les anciens Présidents Thabo Mbeki, Abdulsalami Abubakar et Pierre Buyoya, ainsi que l’Équipe de soutien du Groupe, pour leurs efforts continus visant à aider les Parties à établir des relations de coopération mutuellement bénéfiques, consécutivement aux Accords du 27 septembre 2012 conclus entre le Soudan et le Soudan du Sud. Le Conseil félicite également le Président de l’Autorité intergouvernementale pour le Développement (IGAD), pour son rôle positif et actif en appui au travail du Groupe de mise en œuvre de haut niveau, ainsi qu’aux deux Parties;

3. Rappelle la résolution 2046 (2012) adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 2 mai 2012, qui entériné la Feuille de route adoptée par le Conseil, le 24 avril 2012, et réitère une fois de plus l’appréciation de l’UA à l’Organisation des Nations unies, y compris son Envoyé spécial, Haile Menkerios, et la Force intérimaire de Sécurité des Nations unies pour Abyei (FISNUA), ainsi qu’aux autres partenaires, tant bilatéraux que multilatéraux, pour leur appui indéfectible aux efforts conduits par l’UA;

4. Note avec préoccupation l’absence de mise en œuvre par les Gouvernements de la République du Soudan et de la République du Soudan du Sud des Accords conclus le 27 septembre 2012, à savoir l’Accord sur les arrangements sécuritaires, l’Accord-cadre sur le statut des ressortissants des deux pays résidant dans l’autre État, l’Accord sur les questions frontalières, l’Accord sur le commerce et les questions connexes, l’Accord sur un cadre pour la coopération sur les questions relevant des banques centrales, l’Accord-cadre pour faciliter le paiement des pensions, l’Accord sur certaines questions économiques, la répartition des actifs et des passifs, les arriérés, les créances et l’approche conjointe de la communauté internationale, l’Accord sur le pétrole et les questions économiques connexes, et l’Accord de coopération globale. En particulier, le Conseil note avec préoccupation le retard accusé dans la mise en œuvre d’arrangements sécuritaires essentiels confiés au Mécanisme conjoint politique et de sécurité (JPSM);

5. Rappelle aux Gouvernements de la République du Soudan et de la République du Soudan du Sud la responsabilité qui leur incombe de mettre en œuvre les Accords mentionnés ci-dessus sans délai, de manière intégrale et coordonnée. À cet égard, le Conseil attend avec intérêt la réunion du JPSM prévue le 15 décembre 2012, et exhorte les coprésidents du JPSM à travailler dans un esprit constructif et de coopération pour mettre en œuvre les engagements pris par les deux pays en vertu des Accords du 27 septembre 2012;

6. Prend note des mesures prises en vue de la mise en place de l’Administration et du Conseil exécutif de la Zone d’Abyei, conformément aux dispositions de l’Accord du 21 juin 2011 sur les Arrangements temporaires pour l’Administration et de la Sécurité de la région d’Abyei, à savoir la communication par le Soudan de la liste de ses représentants pour l’Administration et le Conseil et l’acceptation par le Soudan du Sud d’examiner cette liste, et leur demande instamment d’aller de l’avant en vue de la mise en place de ces deux organes;

7. Se félicite de la disposition du Président de la République du Soudan du Sud et de celle du Président de la République du Soudan à se rencontrer, et encourage la tenue d’un sommet dans les plus brefs délais possibles pour surmonter les obstacles sur toutes les questions pendantes, y compris celles relatives à Abyei et à la frontière;

8. Réitère son acceptation de la Proposition de règlement du statut final de la région d’Abyei, présentée par le Groupe de mise en œuvre de haut niveau, le 27 septembre 2012, en tant que solution juste, équitable et viable au différend entre les deux pays, qui prend en compte les Accords existants conclus par les Parties, ainsi que les besoins et les intérêts des communautés sur le terrain. Le Conseil note que le délai imparti aux Parties pour engager des négociations sur la base de cette Proposition a expiré le 5 décembre 2012, sans qu’aucune négociation n’ait eu lieu à cette date. Le Conseil lance un appel urgent pour que les négociations anticipées aient lieu et attend avec un grand intérêt les résultats de la réunion au Sommet mentionnée plus haut. Le Conseil décide en outre de référer la décision sur la question du statut final d’Abyei à sa réunion au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, qui se tiendra en marge de la 21ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, à Addis Abeba, en janvier 2013;

9. Se félicite de l’interaction des parties avec l’Équipe d’experts sur le règlement du statut des cinq zones frontalières contestées, conformément à sa précédente décision, et exhorte les parties à continuer de coopérer avec les experts en vue d’accélérer le règlement de cette question. Le Conseil note toutefois que les parties n’ont pas parachevé leurs négociations sur le processus de règlement du statut des cinq zones contestées, ainsi que sur celui des zones frontalières revendiquées. Le Conseil en appelle aux parties pour qu’elles règlent ces questions pendantes, et diffère sa décision sur ces questions en attendant les résultats de la réunion au Sommet entre le Président de la République du Soudan et le Président de la République du Soudan du Sud;

10. Exprime son profond regret face au fait que le Gouvernement du Soudan et le Mouvement de Libération du Peuple du Soudan-Nord (SPLM-N) n’ont pas réussi à tenir des négociations directes, en dépit des appels répétés à le faire. Le Conseil note avec préoccupation la récente escalade du conflit dans les «Deux Zones» du Nil Bleu et du Kordofan méridional, et réaffirme qu’il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit et que les efforts en vue de trouver une solution politique ne doivent pas être retardés encore davantage. Le Conseil réitère son insistance pour que des pourparlers politiques directs commencent immédiatement, sous la facilitation du Groupe de mise en œuvre de haut niveau, avec le soutien du Président de l’IGAD, sur la base de l’Accord cadre du 28 juin 2011 entre le Gouvernement du Soudan et de Mouvement de Libération du Peuple du Soudan-Nord sur le Partenariat politique entre le NCP et le SPLM-N, en tenant compte du projet d’Accord qui leur a été soumis par le Groupe de mise en œuvre de haut niveau, le 17 septembre 2012;

11. Rappelle que les communiqués PSC/MIN/COMM/3. (CCCXIX), PSC/PR/COMM. (CCCXXIX) et PSC/MIN/COMM/1(CCXXXIX) de ses 319ème, 329ème et 339ème réunions ont appelé les Parties à mettre immédiatement en œuvre la Proposition conjointe pour permettre l’accès en vue de l’acheminement et de la distribution de l’aide humanitaire aux civils touchés par la guerre dans les États du Kordofan méridional et du Nil Bleu. Le Conseil exprime sa profonde préoccupation face au fait que, malgré la signature par les deux Parties, les 4 et 5 août 2012, des Protocoles d’accord sur les modalités d’acheminement de l’aide humanitaire aux populations touchées, aucune livraison ordonnée d’une quelconque aide humanitaire dans les régions contrôlées par le SPLM-N n’a été effectuée à ce jour;

12. Réitère son appel aux Parties pour permettre et faciliter l’accès humanitaire immédiat aux populations affectées des deux régions, conformément à la Proposition conjointe et aux Protocoles d’accord. À cette fin, le Conseil exhorte les Parties à accepter une cessation immédiate des hostilités en tant que première priorité au cours de leurs négociations directes, telles que visées ci-dessus, afin de faciliter l’acheminement d’urgence et attendue depuis longtemps de l’aide humanitaire aux populations touchées;

13. Demande au Groupe de mise en œuvre de haut niveau de soumettre un rapport final au Conseil sur toutes les questions pendantes résultant du Communiqué et de la Feuille de route du 24 avril 2012, lors de sa réunion prévue en marge de la session ordinaire de la Conférence de l’Union, en janvier 2013;

14. Rappelle le paragraphe 21 de son communique PSC/MIN/COMM/1(CCXXXIX), dans lequel le Conseil a demandé au Groupe de mise en œuvre de haut niveau de lui soumettre un rapport narratif et exhaustif couvrant toutes les questions relevant de son mandat et de ses compétences depuis sa création, en octobre 2009, à une réunion du Conseil qui se tiendra au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, en janvier 2013. À cet égard, le Conseil proroge de six mois supplémentaires ce délai;

15. Décide de rester activement saisi de la question.

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REUNION A ABIDJAN SUR LA SECURITE MARITIME DANS LE GOLFE DE GUINEE

ABUJA, Nigeria, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La deuxième réunion du comité de pilotage préparatoire au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique occidentale et centrale pour la mise en ‘uvre de la Résolution 2039 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée se tiendra le mardi 18 décembre 2012 à Abidjan.

La rencontre sera précédée, le 17 décembre, toujours dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire, de la troisième réunion du groupe de travail technique sur le même sujet, en présence de spécialistes en matière de sécurité maritime provenant des Etats membres de Communautés économiques régionales d’Afrique (CER).

Il s’agit de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), mais aussi de la Commission du Golfe de Guinée (CGG), qui ont été appelées à développer une stratégie régionale et à harmoniser les actions de leurs membres en vue de lutter contre la piraterie en mer.

Par les résolutions 2018 et 2039, adoptées respectivement en 2011et 2012 par le Conseil de sécurité, la CEDEAO, la CEEAC et la CGG sont aussi encouragées à élaborer et à renforcer leurs législations avec le soutien des Nations unies et de divers autres partenaires.

En réponse, la CEDEAO et la CEEAC se sont véritablement engagées en organisant des ateliers et des rencontres pour une coopération concrète comprenant la mise au point d’un protocole d’entente. Les deux Communautés ont aussi développé une stratégie de politique commune sur la sécurité maritime pour combattre la menace d’activités illicites en mer.

C’est dans cet esprit que se tient la rencontre d’Abidjan, qui fait suite à une réunion similaire tenue récemment à Libreville, au Gabon, et qui vise à renforcer les mesures devant être prises par les deux CER en vue du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, prévu au courant de l’année 2013 à Yaoundé, au Cameroun.

La réunion d’Abidjan a pour objectif concret d’examiner la mise en ‘uvre des résultats des travaux de Libreville, tenus en présence de représentants de la CEDEAO, de la CEEAC et de la CGG, du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) et de l’Organisation maritime de l’Afrique occidentale et centrale (OMAOC).

Elle se penchera de façon spécifique sur l’état de l’élaboration du projet de stratégie de politique régionale, le projet de déclaration politique, le protocole d’entente/accord multilatéral entre la CEEAC et la CEDEAO, ainsi que sur le niveau de préparation de la réunion ministérielle qui se tiendra à Cotonou, au Bénin, et le contenu du sommet de Yaoundé.

La Commission du Golfe de Guinée comprend l’Angola, le Cameroun, le Congo, la RD Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Nigéria, Sao Tomé-et-Principe, tandis que la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale regroupe dix membres : Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, RD Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe, Tchad.

Les Etats membres de la CEDEAO sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

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Crise au Mali : Pour un gouvernement d’action

PARIS, France, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Après la démission sous la contrainte du gouvernement Diarra et la nomination de Django Sissoko, la FIDH condamne l’immixtion des forces militaires dans les affaires politiques, appellent les autorités maliennes à assurer la stabilité et le bon fonctionnement des institutions nationales, et la communauté internationale à soutenir activement la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO pour une résolution de la crise politique et du conflit.

Mardi 11 décembre au matin, Cheick Modibo Diarra, Premier ministre malien, a annoncé sa démission et celle de son gouvernement à la télévision nationale. La veille, M. Diarra avait été arrêté à son domicile par des hommes armés et conduit, en pleine nuit, au camp de Kati, quartier général du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE), où il s’est entretenu avec le capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de la junte qui avait pris le pouvoir le 22 mars 2012. Aucune information n’a été communiquée quant aux raisons de cette arrestation, ni de la démission du Premier ministre qui s’en est suivie.

« Notre organisation ne peut que condamner les circonstances, pour le moins douteuses, ayant entraîner la démission du Premier ministre malien », a déclaré Sidiki Kaba, président d’honneur de la FIDH. « Il faut garantir l’union nationale entre toutes les forces en présence pour trouver une issue politique à la crise que traverse le Mali, et cela ne peut en aucun cas passer par une telle ingérence des militaires », a-t-il ajouté.

Le 20 août 2012, Dioncounda Traoré, président du Mali, avait signé le décret portant formation du nouveau gouvernement d’union nationale, conformément à la demande de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la formation d’un nouvel exécutif suffisamment stable pour mener la transition politique et la reconquête du nord du pays. Amadou Haya Sanogo, ancien chef de la junte, avait été nommé président du Comité de suivi et de réforme de l’armée, et un certain équilibre avait été trouvé en formant une sorte de triumvirat composé de ce dernier, du Président et du Premier ministre. « Bien que la volonté de renforcement de l’unité nationale est à saluer, les autorités maliennes peinent à traduire cette union dans les faits par des décisions politiques en faveur d’une sortie de crise rapide », a déclaré Paul Nsapu, secrétaire-général de la FIDH.

La FIDH a présenté ces positions, le 12 décembre 2012, au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine (UA) au cours d’une audition publique en présence des ambassadeurs de l’UA qui ont souligné l’importance et la place primordiale des droits de l’Homme dans la résolution des conflits (voir le communiqué du CPS : http://www.peaceau.org/uploads/cps.cp.347.just.int.12.12.2012.pdf). A la suite de cette intervention, le CPS s’est d’ailleurs exprimé sur la situation au Mali, réaffirmant la nécessité « d’organiser, le plus rapidement possible et dans les conditions d’inclusivité requises, des élections libres, transparentes et crédibles, [ainsi que] les consultations nationales devant déboucher sur l’adoption d’une feuille de route pour la gestion de la transition ».

Depuis le début de la crise, la FIDH a alerté la communauté internationale sur les graves crimes commis au nord et sud du pays. La FIDH et son organisation membre au Mali, l’AMDH, ont notamment publié un rapport d’enquête intitulé : « Crimes de guerre au nord Mali ». qui a contribué à mettre en lumière les violations des droits de l’Homme subies par les populations civiles au nord. Plus de huit mois après la prise des régions du nord par les forces conjointes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et des groupes armés islamistes, les populations civiles subissent encore de nombreuses violations des droits de l’Homme.

Ce changement politique intervient alors que se dessinent les contours d’une possible intervention militaire avec un appui international, demandée par les autorités maliennes et la CEDEAO. Adoptée le 12 octobre 2012 à l’unanimité et au titre du chapitre VII de la Charte des Nations unies, la résolution 2071 demande au Secrétaire général des Nations unies de présenter un rapport, en concertation notamment avec la CEDEAO et l’Union africaine, sur la base duquel le Conseil de sécurité pourra autoriser dans 45 jours le déploiement d’une opération africaine au Mali, avec pour objectif de permettre au Mali de recouvrer la souveraineté et l’intégrité de son territoire et de lutter contre le terrorisme international. Ce rapport a été présenté au Conseil de sécurité le 5 décembre dernier et les discussions quant à une résolution sur le Mali se poursuivent.

Pour éviter les écueils et les violations des droits de l’Homme perpétrés lors de précédentes interventions militaires comme en Somalie, la FIDH a rappelé l’importance de placer les droits de l’Homme au cœur du dialogue national pour une sortie de crise et de garantir strictement les droits humains lors de l’éventuelle intervention militaire. Ainsi, une lettre ouverte conjointe a été adressée aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies demandant notamment, si intervention militaire il y a, la formation des forces de sécurité et de défense maliennes et étrangères aux droits de l’Homme, humanitaire et des réfugiés, l’incorporation d’un contingent civil d’observateurs des droits de l’Homme permettant de suivre le respect de ces droits sur le terrain, et le soutien des efforts nationaux et internationaux pour traduire en justice les auteurs de violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire au Mali, actuellement sous analyse préliminaire de la CPI.

La FIDH appelle les autorités maliennes à tout mettre en œuvre pour assurer la stabilité des autorités de transition, la résolution de la crise politique et du conflit dans le respect des droits de l’Homme qui passe par la légitimité des institutions et donc, l’organisation d’élections libres et transparentes. Par ailleurs, notre organisation appelle la communauté internationale, et notamment les membres du Conseil de sécurité qui doivent adopter une résolution sur le Mali, à accentuer ses efforts en faveur de solutions politiques pour l’avenir démocratique du Mali et de garantir une composante substantielle droits de l’Homme de formation et de protection en cas de déploiement d’une force armée internationale d’assistance.

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