Communique attribuable au Porte-parole du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine

NEW YORK, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général condamne la prise de pouvoir anticonstitutionelle intervenue en République centrafricaine le 24 mars 2013 et appelle au rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel. Il réitère que les accords de Libreville, négociés sous les auspices des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), restent le cadre le plus viable pour assurer une paix durable et la stabilité dans le pays.

Le Secrétaire général est profondément préoccupé par les rapports faisant état de sérieuses violations des droits de l’homme. Il rappelle à tous ceux qui sont responsables de telles violations qu’ils devront répondre de leurs actes.

Le Secrétaire général appelle au calme et au respect de l’état de droit en République centrafricaine. Il est préoccupé par la situation humanitaire désastreuse qui prévaut dans le pays et les rapports faisant état de pillages, y compris contre les biens des Nations Unies en cours dans la capitale, Bangui. Les Nations Unies prennent toutes les précautions pour protéger son personnel et rappellent aux autorités leurs obligations d’assurer la sécurité de tout le personnel des Nations Unies et de ses locaux.

Par le biais de la Représentante spéciale du Secrétaire général en République centrafricaine, les Nations Unies continueront à travailler étroitement avec leurs partenaires, y compris la CEEAC et l’Union africaine, par l’intermédiaire d’efforts conjoints pour aider à résoudre la situation de crise en République centrafricaine.

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Le secrétaire général se félicite du transfert de Bsco Ntaganda à la CPI

NEW YORK, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, aujourd’hui, que Bosco Ntaganda, qui doit répondre des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui sont portées à son encontre pour les atrocités commises dans la région de l’Ituri, lui a été remis.

Le Secrétaire général se félicite de ce développement et se dit fermement convaincu qu’il fera avancer la cause de la paix en République démocratique du Congo (RDC) ainsi que la lutte contre l’impunité dans la région.

Le Secrétaire général félicite les Gouvernements des États-Unis, du Rwanda et de la République démocratique du Congo pour les mesures qu’ils ont prises afin d’assister la Cour pénale internationale à assurer le transfert rapide de M. Ntaganda à La Haye.

Le Secrétaire général affirme que, conformément à l’Accord sur les relations entre les deux institutions, les Nations Unies coopéreront avec la Cour pénale internationale en vue de s’assurer que M. Ntaganda bénéficie d’un procès juste, équitable et rapide.

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URGENCE RCA / La population centrafricaine, déjà exsangue, est victime d’une nouvelle crise / L’accès humanitaire est essentiel

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La reprise des combats en République Centrafricaine, suivie de la prise de Bangui ce dimanche, ont à nouveau plongé le pays dans la peur et le chaos. Elles font craindre la détérioration des conditions de vie déjà très précaires d’une population fragilisée par des années de conflits. Elle rend plus que jamais nécessaire une aide humanitaire d’urgence. Dans le contexte actuel Action contre la Faim rappelle qu’il impératif de respecter la neutralité et la sécurité des travailleurs humanitaires pour leur permettre de secourir les victimes.

C’est une triste rengaine. Trois mois après les combats qui avaient plongé Bangui dans le chaos fin décembre, la capitale centrafricaine est à nouveau en proie aux affrontements, au chaos et aux pillages. Cette crise et le climat d’insécurité ambiant est de nature à paralyser les structures de santé publique. Dans la capitale-même, un tiers1 des habitants vit dans la pauvreté et le nombre d’enfants souffrant de malnutrition est important : en 2012, plus de 5700 ont pris en charge en traitement ambulatoire ou hospitalier dans le cadre des programmes appuyés par ACF.

UN PAYS EXSANGUE

Au plan national, cette nouvelle crise risque d’affaiblir davantage encore une population centrafricaine dont plus de 60% vit en dessous du seuil de pauvreté et dont l’espérance de vie qui ne dépasse pas 50 ans.

L’instabilité socio politique a contribué à dégrader ces dernières années à affaiblir considérablement les moyens de subsistance des Centrafricains et leur capacité à faire face aux chocs. La violence et l’insécurité provoquent régulièrement dans les zones concernées des déplacements de populations, l’arrêt des activités de production agricole et des circuits commerciaux, comme observé en janvier dernier par l’équipe d’urgence d’Action Contre la Faim. Dans le district du Kémo, suite aux combats de début 2013, une baisse de la fréquentation des centres de santé avait été constatée, ainsi qu’un déficit alimentaire moyen sur tous les types de denrées alimentaires de 25%.

En temps normal, plus de 30 %2des ménages centrafricains n’arrivent pas à couvrir de façon adéquate leurs besoins alimentaires.

Dans ce contexte, plus que jamais, Action contre la Faim rappelle qu’une action humanitaire massive et indépendante est essentielle pour la population centrafricaine. L’organisation rappelle également qu’il est essentiel que toutes les parties du conflit permettent aux infrastructures de santé et aux actions humanitaires de continuer à fonctionner et protègent l’accès des habitants aux soins.

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République centrafricaine : appel au respect de la population civile

GENEVE, Suisse, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que les hostilités se sont intensifiées depuis hier à Bangui, en République centrafricaine, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance un appel au respect de la population civile, des personnes ne participant pas ou plus aux combats, des blessés, des structures médicales et du personnel de la Croix-Rouge.

« Nous avons constaté des scènes de pillage et demandons à toutes les parties au conflit de respecter les biens de la population », déclare Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine.

Beaucoup de blessés affluent depuis hier dans les hôpitaux et les différents centres médicaux de la capitale. « Les structures médicales n’arrivent pas à faire face à cet afflux. Les fréquentes coupures d’électricité entravent le fonctionnement des installations médicales et peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les personnes qui ont besoin de soins », indique Georgios Georgantas. Le CICR lance un appel pour que le personnel médical et les secouristes puissent avoir accès aux blessés et mener leur travail sans être inquiétés.

« Face à cette situation, nous rappelons à toutes les parties au conflit qu’elles doivent faire la distinction entre objectifs militaires et biens de caractère civil », insiste M. Georgantas.

Des secouristes de la Croix-Rouge centrafricaine ont pu effectuer quelques évacuations de blessés. Néanmoins, à cause de l’insécurité qui prévaut actuellement, les équipes du CICR ne peuvent pas être déployées dans la ville. Le CICR espère pouvoir évaluer dès que possible les besoins humanitaires en partenariat avec la Croix-Rouge centrafricaine.

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Situation en Centrafrique

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République a suivi avec une grande attention l’évolution de la situation en République Centrafricaine. Il est particulièrement attaché à la sécurité de nos ressortissants. Il a décidé de renforcer notre présence militaire à Bangui afin d’assurer, si nécessaire, la protection des Français qui y résident.

Le président de la République a pris acte du départ du Président François BOZIZE. Il appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement issu de l’accord de Libreville conclu le 11 janvier dernier. Il appelle les groupes armés à respecter les populations civiles.

Le Président s’est entretenu avec le Secrétaire général des Nations Unies, BAN Ki-moon et son homologue tchadien, Idriss DEBY, Président en exercice de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale, de l’évolution de la situation en RCA.

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SITUATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE / DECLARATION DE M. LAURENT FABIUS MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que se confirme le départ de Bangui du président Bozizé, j’appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue.

Nous renouvelons à nos compatriotes, avec lesquels notre ambassade est en contact permanent, nos consignes de prudence. Nous leur demandons de rester chez eux. Notre dispositif sur place a été renforcé afin d’assurer leur sécurité.

Ces mesures seront adaptées en fonction de l’évolution de la situation sur place que le ministère des Affaires étrangères, à travers notamment son Centre de crise, suit au plus

près.

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Remarques introductives de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Remarques introductives de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité, à la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité sur la situation en Guinée-Bissau – 22 mars 2013

Monsieur le Président du Conseil de paix et de sécurité,

Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de paix et de sécurité,

Mesdames, Messieurs,

La situation en République de Guinée-Bissau a été examinée par votre Conseil au cours des réunions antérieures. Le rapport de la Mission conjointe d’évaluation UA/CEDEAO/CPLP/UE/NU effectuée en Guinée-Bissau du 16 au 21 décembre 2012, qui est soumis à votre examen, est le résultat de consultations approfondies avec les organisations internationales qui y ont pris part. Il donne un aperçu historique de la situation depuis le coup d’Etat du 12 avril 2012 et des développements subséquents, de même qu’il développe les thématiques qui ont constitué l’essentiel de l’interaction de la Mission conjointe avec les acteurs bissau-guinéens et les partenaires internationaux résidant à Bissau.

Les échanges entre la Mission et les différents interlocuteurs, en plus des considérations générales, se sont appesantis sur les questions spécifiques que sont : le processus de transition ; le processus électoral ; la réforme prioritaire du secteur de la défense et de la sécurité mais aussi celles de la Justice et de l’Administration ; la problématique de l’impunité et des droits de l’homme ; le fléau du trafic de drogue et des autres trafics illégaux ; la pêche illégale et la situation socioéconomique.

D’une manière générale, les acteurs bissau-guinéens, toutes tendances confondues, ont exprimé un grand intérêt à l’endroit de la Mission, ce qui a été ressenti autant comme un appel à l’assistance de la communauté internationale qu’un besoin d’encadrement et d’accompagnement. D’où l’invitation lancée à l’endroit des partenaires de la Guinée-Bissau pour qu’ils coordonnent leurs efforts et parlent d’une seule voix.

La Mission a noté avec satisfaction que, depuis la relance du fonctionnement du Parlement, une nouvelle dynamique est en cours. Elle s’est traduite par la mise en place d’une Commission parlementaire chargée de rédiger ce que les Bissau-guinéens appellent un « Pacte de régime », qui est en fait une nouvelle version du Pacte de Transition et de l’Accord politique conclus, à Bissau, au lendemain du coup d’Etat, entre les militaires et certains partis politiques. Il s’agit, à travers ce nouveau document, de prendre en compte les sensibilités des partis politiques qui n’avaient pas été signataires de ces instruments au départ et de leur permettre d’intégrer le processus de Transition afin de le rendre aussi inclusif que possible. Dans le même registre, il convient de relever les consultations menées par le Président de Transition en vue de l’élaboration d’une Feuille de route de la Transition qui sera validée par l’Assemblée nationale populaire.

Par ailleurs, la Mission a noté le rôle central joué par les militaires dans la conduite des affaires publiques et l’existence d’une collusion entre certains hommes politiques et les militaires. Il est alors évident que la conversion de l’armée bissau-guinéenne pour en faire une force républicaine passe nécessairement par la mise en œuvre de la réforme de la défense et de la sécurité. Deux facteurs permettent d’avoir des motifs d’espérer. Le premier, c’est la volonté et la disponibilité réaffirmées par les militaires de mettre en œuvre cette réforme, à condition qu’elle soit entreprise de façon objective et que ceux qui seront démobilisés partent dans la dignité. Le second, c’est le démarrage imminent de cette réforme, conformément au Mémorandum d’entente signé entre la Guinée-Bissau et la CEDEAO le 7 novembre 2012.

S’agissant du pouvoir judiciaire, de l’impunité et du trafic de drogue tant décriés, tous les interlocuteurs sont d’avis que toutes ces problématiques ne peuvent être prises en compte efficacement sans l’assistance de la communauté internationale. Il en est de même de la pêche illégale qui se pratique au détriment des intérêts vitaux de la Guinée-Bissau.

A la lumière de ce constat, la Mission a fait une série de recommandations qui définissent les rôles dévolus aux parties bissau-guinéennes et à la communauté internationale pour assurer la réussite du processus de retour à l’ordre constitutionnel et la mise en œuvre des réformes globales envisagées.

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais souligner pour m’en féliciter que dans le prolongement de la Mission conjointe, les principaux partis politiques qui s’étaient tenus en dehors du processus de Transition l’ont finalement intégré. Par ailleurs, la Commission parlementaire chargée de rédiger un « Pacte de régime » a élaboré un avant-projet qui reste à affiner. Quant au Président de Transition, il continue ses consultations en vue de l’élaboration de la Feuille de route attendue par l’Assemblée nationale populaire.

C’est dans ce contexte, qu’à l’initiative de l’UA, une réunion consultative sur la situation en Guinée-Bissau s’est tenue à Addis-Abeba, le 26 janvier 2013. Elle a regroupé les organisations internationales qui ont participé à la Mission conjointe d’évaluation susmentionnée. A cette occasion, les participants ont procédé à un échange de vues sur l’évolution de la situation dans ce pays et sur les conclusions de ladite Mission conjointe. À cet égard, ils sont convenus que le rapport de la Mission conjointe devait être soumis aux organes compétents respectifs des cinq organisations en vue de promouvoir des convergences dans leur appréciation des progrès réalisés et des perspectives de contributions coordonnées. Les participants ont, en outre, retenu le principe d’une seconde Mission conjointe à la suite de l’adoption de la Feuille de route.

Dans le même temps, la 42ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenue les 27 et 28 Février 2013 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, a, entre autres, réitéré son appui à la Transition, décidé de prolonger la période de la Transition en Guinée-Bissau jusqu’au 31 décembre 2013, en tenant compte du processus en cours au sein de l’Assemblée nationale populaire, et invité la Commission de l’UA à soumettre, dans les meilleurs délais, un rapport consolidé de la Mission conjointe d’évaluation entreprise en décembre 2012, exprimant le vœu que ce rapport constituera un autre moyen de renforcement des efforts visant à créer le consensus au sein des partenaires internationaux sur la situation en Guinée-Bissau. Ayant été présent au Sommet de la CEDEAO et ayant eu le privilège d’interagir avec certains des Chefs d’État participants, y compris le Président en exercice, je sens le poids des attentes mais aussi celui du soutien politique dont nous bénéficions dans cette œuvre de paix.

Mesdames, Messieurs,

Comme vous avez pu le constater, les recommandations contenues dans le rapport de la Mission conjointe constituent une base du consensus nécessaire à l’action collective que les organisations internationales concernées pourraient mener, chacune selon les modalités qu’elle juge appropriées. Je soumets ainsi ce rapport à votre examen, convaincu que vous ne manquerez pas de lui accorder votre plein appui, donnant ainsi une chance réelle à la dynamique de rapprochement des acteurs bissau-guinéens ainsi qu’à la dynamique de mobilisation de la Communauté internationale en faveur de l’ouverture d’une ère qualitativement nouvelle et meilleure dans l’Histoire du peuple de Guinée-Bissau.

Je vous remercie.

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Ouverture d’un espace d’accueil et d’information pour les entreprises françaises à l’ambassade de France en Libye (22 mars 2013)

PARIS, France, 22 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Pour accompagner les entreprises françaises qui souhaitent développer leurs activités en Libye, l’ambassade de France à Tripoli propose de mettre à leur disposition un espace d’accueil et d’information destiné à répondre aux questions sur les conditions d’accessibilité et les spécificités du marché libyen, ainsi que sur la situation politique et sécuritaire du pays.

Les entreprises intéressées par le marché libyen sont invitées à s’inscrire et à se faire connaître dès leur arrivée en Libye sur le portail de cet espace d’accueil et d’information à l’adresse suivante :

https://pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane/dyn/protected/accueil/formAccueil.html

Localisé dans les bureaux du service économique de l’Ambassade, cet espace d’accueil proposera un appui bureautique ainsi qu’une information actualisée sur la sécurité.

Le ministère des Affaires étrangères, qui a fait de la diplomatie économique une des priorités de sa politique étrangère, entend ainsi répondre aux préoccupations des entreprises qui manifestent de l’intérêt pour le marché libyen.

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