RDC – Adoption de la résolution 2098

PARIS, France, 29 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

La France se félicite de l’adoption à l’unanimité, le 28 mars, de la résolution 2098 par le Conseil de sécurité des Nations unies. Cette dernière permet un renforcement du mandat de la MONUSCO, la mission de stabilisation de l’ONU en République démocratique du Congo, conformément au souhait exprimé en octobre dernier par le président de République lors du Sommet de la Francophonie à Kinshasa.

La France souhaite qu’à travers le renforcement du mandat de stabilisation, la MONUSCO puisse agir plus efficacement en faveur de la protection des civils et du dialogue politique avec les autorités congolaises, notamment dans le domaine crucial de la réforme du secteur de la sécurité.

La résolution 2098 autorise en particulier le déploiement d’une brigade d’intervention capable de mener des opérations offensives afin de neutraliser les groupes armés qui entretiennent la violence et l’insécurité à l’Est de la RDC. L’Afrique du Sud, la Tanzanie et le Malawi se sont engagés à fournir et à déployer au plus vite, les 3000 hommes qui la composeront. Cette brigade bénéficiera en outre de moyens supplémentaires, notamment d’hélicoptères et de drones chargés de la surveillance de la frontière orientale de la RDC.

La France soutient pleinement Mme Mary Robinson, envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs, dans l’animation du dialogue politique régional. Il lui reviendra, en lien étroit avec la MONUSCO, d’assurer le suivi des engagements de l’accord-cadre régional signé le 24 février à Addis-Abeba, en vue de trouver une solution durable à l’instabilité dans les Grands Lacs.

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Entretien de M. Laurent Fabius avec son homologue égyptien (2 avril 2013)

PARIS, France, 29 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Le ministre des affaires étrangères recevra le 2 avril prochain son homologue égyptien, M. Mohamed Kamel Ali Amr, pour un déjeuner de travail suivi d’un point de presse.

Cette visite témoigne de la volonté de nos deux pays de renforcer leurs relations d’amitié. Les ministres se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises, notamment lors des visites de M. Fabius au Caire en septembre et novembre 2012, entretenant ainsi un dialogue étroit.

À l’occasion de cette visite, ils évoqueront les grandes questions régionales et internationales, notamment la crise syrienne, le processus de paix au Proche-Orient et la situation au Mali. Ils reviendront également sur le processus de transition en Egypte et discuteront des perspectives de développement de nos relations bilatérales.

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Un concours pour sélectionner le meilleur business plan de projet à base d’énergies propres en Afrique de l’Ouest

TUNIS, Tunisie, 29 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Fonds des énergies durables pour l’Afrique (dit “SEFA” en anglais) a conclu un partenariat pour lancer un concours, sous l’égide du Forum ouest-africain pour le financement des énergies propres (dit le Forum ou “WAFCEF” en anglais), afin d’identifier et d’assister les entrepreneurs d’Afrique de l’Ouest les plus prometteurs dans le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Cette initiative a été parrainée par le Programme d’investissement régional des énergies renouvelables de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (CEREEC) et le Réseau de conseil pour le financement privé de l’Initiative pour les technologies climatiques. La Banque ouest-africaine pour le développement (BOAD) et la Société africaine de biocarburants et d’énergies renouvelables (ABREC), filiale de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), complètent le cercle des partenaires stratégiques.

Organisé sous la forme d’un concours de business plans, le Forum WAFCEF a pour but d’identifier et d’assister des entreprises expérimentées ou nouvellement créées, porteuses de projets prometteurs à base d’énergies propres, en Afrique de l’Ouest. Le concours est ouvert, jusqu’au 30 avril 2013, à tous les entrepreneurs et entreprises immatriculés dans l’espace CEDEAO, ainsi qu’aux étrangers qui développent des projets dans cette sous-région. Les projets éligibles devront osciller entre 1 million de dollars EU et 50 millions de dollars EU, et s‘avérer techniquement et commercialement viables. Les entreprises présélectionnées participeront à un atelier sur le développement et le financement de projets, et bénéficieront d’un service personnalisé de coaching pour améliorer et finaliser leurs business plans. Le WAFCEF, qui servira également à faire le lien entre les porteurs de projets et les structures de financement, se tiendra trois jours durant à Accra (Ghana), début octobre 2013. Lors du Forum, cinq à dix entreprises finalistes présenteront leurs projets et tenteront de convaincre les investisseurs présents de les financer. Enfin, un panel d’experts réunissant des investisseurs, des spécialistes du secteur et des cadres soutenant le développement des énergies propres en Afrique de l’Ouest sélectionnera les trois meilleurs projets, qui se verront décerner le Prix ouest-africain des énergies propres.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

A propos du Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA) : ce fonds est une initiative conjointe de la Banque africaine de développement (BAD) et du gouvernement du Danemark, dont la première dotation a atteint 56 millions de dollars EU. Le fonds intervient de deux manières : d’une part, via l’octroi de subventions, qui facilitent l’aide à la préparation de petits et moyens projets d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique, afin de les rendre plus susceptibles d’obtenir un financement bancaire ; d’autre part, via des prises de participations, qui permettent de combler le déficit de financement desdits projets et de leur apporter les compétences managériales nécessaires à leur bonne exécution. SEFA a été conçu comme une plateforme flexible, accessible aux bailleurs de fonds, destinée à soutenir le programme d’accès aux énergies durables en Afrique, Il est l’un des outils opérationnels et financiers du continent qui s’inscrivent dans le cadre de l’Initiative des Nations Unies (ONU) « Une énergie durable pour tous ».

Contact presse – Pénélope Pontet : +216 71 10 19 96 – +216 24 66 36 96 / p.pontetdefouquieres@afdb.org

Contact technique – Joao Duarte Cunha : +216 71 10 38 19 / j.cunha@afdb.org

Pour de plus amples informations sur l’appel à candidatures : cliquez ici (http://bit.ly/YLGrrW)

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M. BAN KI-MOON SALUE LA RÉSOLUTION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ QUI PROPOSE « UNE APPROCHE NOUVELLE ET GLOBALE » CONTRE LES CAUSES DE L’INSTABILITÉ DANS L’EST DE LA RDC

NEW YORK, 29 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général salue la résolution importante adoptée aujourd’hui par le Conseil de sécurité sur la République démocratique du Congo (RDC). La résolution propose une approche nouvelle et globale en vue de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité à l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.

Le Secrétaire général est confiant que la résolution permettra aux Nations Unies de mieux soutenir la mise en œuvre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région signé, le 24 février, à Addis-Abeba. Son Envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs, Mme Mary Robinson, travaillera en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes afin d’avancer dans ce processus.

Le Secrétaire général espère que le renforcement du mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), qui prévoit également la création d’une Brigade d’intervention pour répondre au problème des groupes armés, contribuera à la restauration de l’autorité de l’État et au retour à la stabilité dans l’est de la RDC. Il reste personnellement engagé à contribuer à la paix et à la stabilité pour les peuples de la RDC et de la région des Grands Lacs, et continuera à veiller à ce que cette question reste une priorité pour la communauté internationale.

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Le Ministre assistant des Affaires étrangères Zhang Ming reçoit une délégation d’experts et de savants égyptiens, saoudiens, qatariens et koweïtiens

BEIJING, Chine, 29 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le 27 mars 2013, le Ministre assistant des Affaires étrangères Zhang Ming a reçu une délégation d’experts et de savants égyptiens, saoudiens, qatariens et koweïtiens en visite en Chine. Les deux parties ont eu des discussions amicales sur les relations sino-arabes et les échanges entre les think tank et les savants des deux côtés.

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Compte bancaire de l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 29 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a pris connaissance du jugement rendu par le Juge des Saisies dans le dossier du gel d’avoirs sur le compte de l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles. Il se réjouit d’apprendre que ce jugement déclare l’action introduite par l’Etat Belge recevable, ce qui a dès lors permis d’obtenir la mainlevée de la saisie sur le compte bancaire de l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles.

Didier Reynders espère vivement que cette décision amènera les autorités rwandaises à débloquer les comptes de l’Ambassade de Belgique à Kigali.

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Didier Reynders à propos de la résolution 2098 du Conseil de Sécurité sur le renforcement de la MONUSCO en RDC

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 29 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères, se réjouit de l’adoption par le Conseil de Sécurité, d’une résolution qui inclut une « Brigade intégrée » à la force de paix en République démocratique du Congo (MONUSCO). Le rôle de cette force sera de neutraliser les groupes armés afin de lutter contre la menace qu’ils représentent pour la population civile et de permettre le rétablissement de l’Etat de droit dans l’Est de la RDC.

« Avec cette résolution, les Nations Unies apportent l’élément qui manquait encore dans les dispositions prévues par l’accord d’Addis. C’est maintenant l’articulation entre les obligations qui découlent de cet accord au niveau national, régional et international qui sera essentielle pour avancer vers une solution durable pour l’Est de la RDC », a dit le Ministre. « J’ai déjà eu l’occasion de saluer la désignation de Mary Robinson comme Envoyée Spéciale du Secrétaire Général, dont la mission sera entre autres de renforcer le dialogue entre les pays de la région et coordonner le suivi des engagements pris dans l’accord-cadre. » Le Ministre ajoute: « Par ailleurs, le récent transfert de Bosco Ntaganda, notamment grâce au rôle positif joué par les gouvernements du Rwanda, des Etats-Unis et des Pays-Bas, constitue un autre pas dans la bonne direction et le signal d’une volonté de mettre fin à l’impunité. La résolution adoptée aujourd’hui à New York devrait permettre d’agir plus efficacement contre les groupes armés et assurer une protection renforcée de la population civile et je souhaite dès lors que la brigade intégrée puisse être déployée rapidement ».

Didier Reynders espère que tous ces engagements, qui découlent d’une volonté réaffirmée de mettre définitivement fin à l’instabilité dans l’Est du Congo, seront rapidement mis en œuvre. Il se réjouit de la volonté du gouvernement de la RDC et du Premier Ministre Matata en particulier, à poursuivre, parallèlement aux engagements pris dans l’Accord d’Addis Abeba, les réformes engagées à la demande du Président Joseph Kabila. Il rappelle que la Belgique est prête à soutenir ces efforts, y compris à travers une participation dans les mécanismes de suivi de l’Accord.

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LA CRISE HUMANITAIRE S’APPROFONDIT EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

GENEVE, Suisse, 29 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La crise en République centrafricaine, avec notamment la prise de pouvoir par la coalition Séléka le 24 mars, a aggravé une situation humanitaire déjà difficile.

Depuis décembre 2012, environ 173 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, alors que plus de 32 000 centrafricains ont fui en République démocratique du Congo, au Cameroun et au Tchad.

L’insécurité régnante entrave les efforts humanitaires et l’acheminement de l’assistance et notamment de l’aide médicale. Beaucoup de personnes ont été blessées durant les derniers combats à Bangui et ont été amenés dans les hôpitaux environnants, mais les centre médicaux peinent à gérer l’arrivée massive de blessés et le manque d’électricité rend la prise en charge médicale extrêmement difficile. Les écoles de Bangui ont été fermées cette semaine.

« La protection des civils est primordiale, » a insisté le Coordonnateur de l’action humanitaire par intérim, le Dr. Zakaria Maiga. « J’appelle toutes les parties à assurer la sécurité pour les habitants de Bangui et partout dans le pays, de s’abstenir de toute nouvelle violence et de respecter le droit international humanitaire et les droits de l’homme. »

« Bangui a connu un pillage généralisé ces derniers jours et le personnel des centres médicaux doit absolument pouvoir distribuer des médicaments et prodiguer des soins à ceux qui ont été touchés par la violence, » a ajouté le Dr. Maiga. «Nous faisons tout notre possible pour intensifier les opérations humanitaires à travers le pays et pour cela nous avons besoin d’avoir accès en toute sécurité aux personnes dans le besoin.»

Les conséquences humanitaires de cette crise récente sont particulièrement inquiétantes dans le nord et le centre du pays. Dans ces régions, on estime que plus de 80 000 personnes risquent de se retrouver en situation de pénurie alimentaire pendant la prochaine saison creuse, pendant que 13 500 sont menacés de malnutrition aigüe sévère (MAS). Les écoles ne fonctionnent pas et plus de 166 000 enfants n’ont ainsi pas accès à l’éducation.

Le 18 mars, les Nations Unies et le gouvernement centrafricain ont demandé aux donateurs 129 millions de dollars américains pour financer l’appel humanitaire pour la République centrafricaine 2013. Une révision est en cours afin de refléter les besoins supplémentaires créés par la récente crise.

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BESOIN URGENT DE FINANCEMENTS POUR FOURNIR UNE ASSISTANCE HUMANITAIRE EN GUINÉE-BISSAU

BISSAU, Guinée Bissau, 28 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a annoncé aujourd’hui que ses opérations en Guinée-Bissau devraient être interrompues en raison d’un déficit budgétaire, ce qui laisserait de nombreuses personnes vulnérables, y compris les jeunes mères et enfants, exposées à un risque élevé de malnutrition.

Les activités d’assistance alimentaire du PAM auprès de 278 000 personnes vulnérables – dont les besoins de financements s’élèvent à 7,1 millions de dollars jusqu’à la fin 2013 – auraient dû commencer le 1er mars.

«Beaucoup de familles et de communautés rurales vulnérables luttent pour leur survie suite à une série de chocs et à la flambée des prix alimentaires dont l’impact a été encore plus sévère à cause d’une récolte de noix de cajou inférieure à la moyenne, » a indiqué Pedro Figueiredo, Directeur du PAM en Guinée-Bissau. «L’assistance alimentaire est vitale pour éviter que ces personnes ne soient pas encore plus affectées par la malnutrition, la faim et la pauvreté.»

Les habitants de la Guinée-Bissau, un des pays les plus démunis au monde, se trouvent confrontés à une hausse rapide des prix des aliments de base (jusqu’à 72 pourcent entre 2010 et 2012) et de nombreux ménages n’ont plus aucun choix que de vendre leur bétail et d’autres biens nécessaires pour nourrir la famille.

Le PAM a urgemment besoin des contributions de la part de ses bailleurs afin de pouvoir adresser le problème de la malnutrition à travers des programmes d’alimentation complémentaire ciblée auprès de plus de 5 000 enfants, de 6 à 59 mois et près de 2 000 femmes enceintes malnutries et de pouvoir apporter un appui nutritionnel à plus de 4 000 personnes malnutries recevant un traitement duVIH et de la tuberculose.

Le programme de repas scolaires du PAM vise à fournir des repas à 85 000 enfants dans 510 écoles primaires et fournit également des rations à emporter aux filles ayant un taux de présence de 80 pourcent dans les cours.

Afin d’aider les communautés vulnérables à renforcer leur résilience aux futurs chocs, le PAM vise à renforcer les modes de subsistance de 31 440 personnes à travers des programmes de formation et de création d’avoirs dans cinq régions.

En 2012, le PAM est venu en aide à plus de 211 000 personnes en Guinée-Bissau à travers ses programmes de repas scolaires, de nutrition et de vivres contre travail dans le cadre duquel les personnes reçoivent des rations alimentaires en contrepartie de leur participation à des projets communautaires.

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République centrafricaine : situation catastrophique dans les hôpitaux

GENEVE, Suisse, 28 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quelques jours après les violents combats qui ont secoué Bangui, la capitale de la République centrafricaine, la sécurité dans la ville demeure très problématique et le sort des personnes blessées est extrêmement préoccupant.

« Les couloirs de l’hôpital communautaire de Bangui sont bondés de blessés, et le personnel soignant n’arrive plus à faire face aux urgences », explique Bonaventure Bazirutwabo, médecin du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), au terme d’une visite dans cet hôpital. « La situation est catastrophique : les blessés occupent toutes les places de l’hôpital et les malades ne peuvent être soignés. »

Près de 200 blessés ont été admis dans les principaux hôpitaux de la ville à la suite des affrontements. Une quarantaine de personnes est toujours en attente d’une opération urgente. Comme l’ensemble de la ville, les hôpitaux manquent aujourd’hui d’eau courante, d’électricité en continu et bientôt de carburant. Dépourvus de stocks de médicaments suffisants, les principaux hôpitaux de Bangui ne peuvent plus accueillir de nouveaux patients. Le CICR a distribué 150 litres de carburant à l’hôpital communautaire, principal établissement médical de la ville, pour qu’il puisse alimenter son générateur.

« Nous avons toujours du mal à circuler sans risque dans la ville, indique Giorgios Georgantas, chef de la délégation du CICR à Bangui, et les pillages n’ont malheureusement pas cessé. Nous sommes déterminés à apporter sans délai un soutien à toutes les personnes qui en besoin, y compris les blessés et le personnel médical. Nous mettons tout en œuvre pour y arriver malgré les circonstances actuelles. »

Les secouristes de la Croix-Rouge centrafricaine ont pu porter secours à près de 400 personnes, en leur prodiguant les premiers soins ou en évacuant les cas les plus graves vers des structures sanitaires. Ces volontaires interviennent aujourd’hui encore pour faciliter la prise en charge des dépouilles mortelles à la morgue ou dans les quartiers, ainsi que leur inhumation. Le CICR aide ces volontaires en mettant à leur disposition des trousses de premiers secours, du carburant et du produit désinfectant

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