Le lauréat du Prix de l’innovation pour l’Afrique utilise des mouches et des déchets pour fabriquer des aliments

LE CAP, Afrique du Sud, 9 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Avec une population mondiale qui devrait atteindre le seuil des 9 milliards d’habitants d’ici à 2050 et plus de 900 millions de personnes souffrant de la faim, la demande en aliments nutritifs augmente rapidement. Reconnaissant ce besoin et l’impact de la faim en Afrique, le Prix de l’innovation pour l’Afrique (PIA) (http://www.innovationprizeforafrica.org) a été décerné cette année à l’équipe d’AgriProtein. Cette équipe de chercheurs et d’entrepreneurs recevra la somme de 100 000 USD pour son approche novatrice en matière de recyclage des nutriments – une méthode qui utilise des déchets et des larves de mouches pour produire des aliments naturels pour les animaux.

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Choisie parmi plus de 900 candidats de 45 pays, l’équipe d’AgriProtein a été récompensée lors de la cérémonie de remise des prix et le dîner de gala du Prix de l’innovation pour l’Afrique 2013 qui se sont déroulés au Cap, en Afrique du Sud. La solution d’AgriProtein collecte des déchets biodégradables pour alimenter des mouches, qui à leur tour produisent des larves qui sont moulues en protéines afin d’obtenir un type d’aliment pour animaux plus respectueux de l’environnement et naturellement présent. Cette approche améliore la valeur nutritionnelle de la viande et réduit le coût des aliments pour animaux pour les producteurs et agriculteurs africains.

Le dîner de gala du PIA 2013 a également récompensé deux seconds pour leurs contributions à l’innovation africaine. Dans la catégorie Potentiel commercial, Hassine Labaied et Anis Aouini de Saphon Energy ont reçu 25 000 USD pour la création d’un convertisseur éolien sans pales. Dans la catégorie Impact social, Sanoussi Diakite a reçu 25 000 USD pour avoir conçu une machine à alimentation thermique capable de décortiquer 5 kilogrammes de fonio – une céréale d’Afrique occidentale – en seulement 8 minutes.

« Les lauréats du Prix de l’innovation pour l’Afrique présentent des solutions africaines à des défis africains », a déclaré Jean-Claude Bastos de Morais, cofondateur de la Fondation africaine pour l’innovation et du PIA. « Il est temps pour les leaders du secteur privé, les donateurs et les gouvernements de travailler ensemble pour investir dans des solutions pratiques qui assureront la croissance économique de l’Afrique. »

Les lauréats ont été sélectionnés par un jury d’experts en se basant sur la qualité marchande, l’originalité, l’évolutivité, l’impact social et le potentiel commercial de leurs innovations respectives. Des fonds sans restriction leur ont été accordés en reconnaissance de leurs réalisations et ils sont libres d’utiliser le Prix de la manière qu’ils jugeront la plus appropriée.

« Nous sommes honorés par cette distinction remarquable », a déclaré Jason Drew, un membre de l’équipe d’AgriProtein. « Nous avons à cœur de développer notre entreprise afin de recycler davantage de rejets de nutriments et de produire des protéines naturelles pour alimenter les animaux d’élevage, aidant ainsi à alimenter notre continent de façon durable. Il s’agit d’une contribution africaine à l’agriculture durable au profit de notre planète. »

Créé par la Fondation africaine pour l’innovation et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, le PIA se concentre sur le renforcement des capacités de l’Afrique en investissant dans l’entreprenariat local. Le Prix mobilise des leaders de tous les secteurs – secteur privé, donateurs et gouvernements – afin de promouvoir et d’investir dans le développement africain au travers de l’innovation.

« L’innovation de l’équipe d’AgriProtein n’est qu’un exemple des idées africaines décisives qui continueront à mettre à contribution nos ressources naturelles de façon profitable et durable », a affirmé le Dr. François Bonnici, directeur du Centre Bertha pour l’innovation sociale à la Graduate School of Business de l’Université du Cap. « Le PIA investit dans les ressources les plus importantes de l’Afrique : son capital humain. »

L’appel à candidatures pour le PIA 2014 sera annoncé en juillet 2013. Pour de plus amples renseignements sur les catégories du concours, les modalités de participation et les détails de candidature, rendez-vous à l’adresse : InnovationPrizeForAfrica.org (http://www.innovationprizeforafrica.org). Pour des faits marquants et de plus amples renseignements, suivez le PIA sur Twitter (https://twitter.com/#!/IPAprize) et Facebook (https://www.facebook.com/InnovationPrizeforAfrica).

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour le Prix de l’innovation pour l’Afrique (PIA).

Contacts

Deanna Petersen, Weber Shandwick

Tél. + 27 79 702 8033

E-mail dpetersen@webershandwick.com

Pauline Mujawamariya, FAI

Tél. + 41 44 515 5466

E-mail ipainfo@africaninnovation.org

À propos du PIA

Le Prix de l’innovation pour l’Afrique (PIA) (http://www.innovationprizeforafrica.org) est une récompense créée par la Fondation africaine pour l’innovation et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. Il mobilise des innovateurs et des entrepreneurs africains en offrant un total de 150 000 USD aux lauréats qui fournissent des solutions axées sur le marché pour un développement mené par l’Afrique. Le PIA honore et encourage des réalisations innovantes qui contribuent au développement de nouveaux produits, améliorant l’efficacité et générant des économies pour l’Afrique. Le prix encourage également les investisseurs de fonds privés, les dirigeants des gouvernements et les leaders du développement à investir dans tous les secteurs et à créer un climat qui favorise la croissance économique de l’Afrique. Pour tout complément d’information, veuillez consulter le site Internet http://www.innovationprizeforafrica.org.

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La BAD appuie la reprise économique du Mali avec plus de 30 milliards FCFA

TUNIS, Tunisie, 8 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) a consenti, ce mercredi 8 mai 2013 à Tunis, un financement de 30 288 683 280 FCFA à la République du Mali. Ce montant sera prélevé sur les ressources du Guichet du Fonds africain de développement (FAD) et contribuera au financement du Programme d’urgence d’appui à la reprise économique (PUARE).

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Le PUARE est un appui budgétaire d’urgence, qui s’inscrit dans le cadre d’un effort concerté de la communauté internationale destiné à aider le Mali à sortir des crises successives (sécuritaire, politique, institutionnelle) que le pays a traversé, en appuyant le rétablissement des services publics et en favorisant la reprise économique. L’opération contribuera à la consolidation des efforts de paix et de cohésion sociale entrepris par les autorités maliennes dans le cadre de la transition en cours et favorisera la reconstruction du pays, y compris le rétablissement des capacités de l’Etat. Il permettra de promouvoir l’amélioration du cadre macroéconomique et budgétaire et de créer les conditions de la reprise économique. Les résultats spécifiques escomptés de la mise en œuvre du Programme sont, entre autres, la restauration du fonctionnement et le renforcement des capacités de l’administration publique, la restauration de l’accès aux services sociaux de base, en particulier, les services de santé et d’éducation et le soutien à la reprise de la croissance, qui passerait de -1,2% en 2012 pour osciller autour de 5% en moyenne entre 2013 et 2014.

Le Gouvernement de transition du Mali a élaboré un Plan d’actions prioritaires d’urgence (PAPU), dont les principaux objectifs sont de rétablir le fonctionnement normal de l’administration, restaurer l’accès des populations aux services sociaux de base, et relancer l’économie. Le PUARE vise à aider l’Etat à répondre aux besoins sociaux et économiques urgents nés des crises successives que le pays a connues en contribuant à sa mise en œuvre. Par ailleurs, cette opération, conforme à la stratégie d’intervention de la Banque au Mali, est reflétée dans la Stratégie d’appui à la gestion de la transition (2013 – 2014), qui s’articule autour de deux objectifs : atténuer l’impact de la crise et renforcer la résilience des populations et consolider la stabilité de l’Etat et les bases de la reprise économique.

Les bénéficiaires du Programme sont, de façon générale, les populations maliennes dans leur ensemble, soit près de 15,4 millions d’habitants, et en particulier les populations habitant dans le Nord du pays, notamment celles qui ont été déplacées à cause du conflit. Il s’agit plus spécifiquement de personnes vivant dans la précarité en raison de l’absence de services publics de base dans les zones sinistrées et à leur engorgement dans les zones d’accueil. Les principales structures bénéficiaires sont constituées du réseau scolaire, des services de santé publique, et, plus généralement, de l’administration publique qui doit retrouver un fonctionnement normal. L’Etat pourra ainsi consolider sa légitimité et retrouver sa souveraineté sur l’ensemble du territoire.

A ce jour, les financements en cours accordés par le Groupe de la Banque africaine de développement au Mali s’élèvent à près de 140 milliards de francs FCFA.

La BAD est déterminée à accroître et à renforcer son appui aux Etats fragiles et aux pays touchés par un conflit.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact: Achraf Tarsim, a.tarsim@afdb.org +21671103593

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SatADSL a annoncé une augmentation de capital en vue de financer sa stratégie de croissance en Afrique

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 8 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — SatADSL (http://www.satadsl.net), une société belge de service d’accès Internet par satellite et de service de communications en Afrique sub-saharienne, a annoncé aujourd’hui la réalisation couronnée de succès d’une augmentation de capital en vue de financer son développement dans les cinq prochaines années. SatADSL a réalisé ce dernier cycle d’augmentation de capital en contrepartie d’une contribution en espèces d’un montant d’un million d’euros provenant d’un grand investisseur belge en capitaux privés. Cet investissement servira à soutenir la stratégie de croissance de SatADSL qui vise à relier entre elles des milliers de filiales de sociétés africaines en Afrique sub-saharienne par des services de communications par satellite qui seront à la fois omniprésents, fiables et à des tarifs abordables.

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Télécharger la brochure : http://www.apo-mail.org/130508FR.pdf

Télécharger l’affiche (anglais) : http://www.apo-mail.org/130508poster.pdf

Visionner la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=ntQi61BmgtM

« Cette avancée est un pas supplémentaire vers un réel succès de SatADSL », a déclaré Thierry Eltges, PDG de SatADSL. « Nous sommes fiers de travailler avec un investisseur si expérimenté et engagé qui nous motivera à nous engager encore plus dans notre travail en vue d’accomplir nos objectifs commerciaux ambitieux. Nous sommes déterminés à offrir une qualité de service absolument impeccable à nos clients africains et à générer de la valeur pour nos actionnaires. Cette augmentation de capital nous donnera les moyens qui nous permettront de soutenir notre stratégie de croissance et de continuer à développer notre plateforme multi-services à faible coût, au bénéfice de nos clients africains. Nous sommes particulièrement fiers de pouvoir aider les banques et les sociétés de transferts d’argent à étendre leur réseau commercial de filiales et de les aider à fournir des services financiers de qualité dans les endroits les plus reculés. »

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour SatADSL S.A.

Media contact

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A propos de SatADSL

SatADSL (http://www.satadsl.net) est un fournisseur de services satellite qui offre un service d’accès Internet transactionnel à bas coût et des services VoIP aux filiales de sociétés situées en Afrique sub-saharienne.

Le siège de l’entreprise se trouve à Bruxelles, en Belgique et offre un service d’accès Internet par satellite en Afrique depuis 2010. Des centaines de sociétés africaines utilisent les services de SatADSL dans plus de 15 pays différents en Afrique. Une société de transferts d’argent arrive à relier entre elles plus de 100 de ses filiales grâce à SatADSL.

Le nouveau service de communications par satellite SatADSL en Afrique est unique en ce sens qu’il associe un service de très grande qualité à un faible coût d’équipement et d’abonnement. Les utilisateurs professionnels situés dans les endroits les plus reculés attendent à la fois une qualité de service garantie par SLAs et une accessibilité financière. Les services offerts par SatADSL sont connus en Afrique pour être une offre compétitive unique qui aide les petites succursales des sociétés à réaliser les transactions essentielles de l’entreprise.

SatADSL collabore avec des partenaires africains hautement qualifiés qui offrent un service de très grande qualité aux utilisateurs professionnels, situés dans une zone allant du Mali à l’Afrique du Sud. Le réseau de distribution de SatADSL s’élargit de jour en jour.

Rencontrez SatADSL

SatADSL (http://www.satadsl.net) sera présent à l’exposition SatCom Africa, à Johannesburg, les 28 et 29 mai 2013 au stand D4. SatADSL donnera une conférence le mardi 28 à 10h30.

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L’ONU dénonce des violences sexuelles, d’autres violations graves dans l’est de la RDC

GENEVE, Suisse, 8 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — De graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ont été commises en novembre 2012 au cours des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) dans la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo, ainsi que lors de la retraite des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) vers la province du Sud-Kivu qui s’en est suivie, indique un rapport de l’ONU.

Le rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme en RDC (BCNUDH)* présente les récits de victimes et témoins de viols massifs, de meurtres et d’exécutions arbitraires, ainsi que de violations résultant de pillages à grande échelle. Il indique également que des abus particulièrement systématiques et violents ont été commis par certains éléments des FARDC, alors qu’ils se retiraient des villes de Goma et Sake dans la province du Nord-Kivu et se regroupaient dans la ville de Minova et ses alentours au Sud-Kivu.

L’enquête de l’ONU a documenté 135 cas de violence sexuelle perpétrés par des éléments des FARDC dans la ville de Minova et ses alentours alors que des unités de l’armée battaient en retraite depuis les lignes de front. Parmi les victimes, figurent 33 jeunes filles âgées de 6 à 17 ans. Des militaires des FARDC sont entrés dans des maisons, les ont pillées, et ont violé les femmes et les filles qui se trouvaient à l’intérieur, commettant également d’autres actes de violence physique dans de nombreux cas.

Alors qu’ils occupaient Goma et Sake, les combattants du M23 ont aussi perpétré des graves violations du droit international humanitaire, ainsi que des violations flagrantes des droits de l’homme. Des combattants rebelles du M23 se sont rendus responsables d’au moins 59 cas de violence sexuelle. L’enquête de l’ONU a également documenté au moins 11 exécutions arbitraires, des cas de recrutement d’enfants et de travail forcé, des traitements cruels, inhumains et dégradants et des pillages commis par des combattants du M23.

Le manque de discipline parmi des soldats et des officiers de l’armée peut être expliqué en partie par l’intégration récurrente d’anciens rebelles dans l’armée nationale sans formation adéquate et par l’inexistence de mécanisme de contrôle approprié. Les dirigeants du M23 sont également bien connus pour leurs antécédents préoccupants en matière de droits de l’homme. Les violations décrites dans le rapport pourraient constituer des crimes internationaux en vertu du droit relatif aux droits de l’homme, ainsi que des crimes relevant du droit pénal congolais.

« Les responsables de ces crimes doivent savoir qu’ils seront poursuivis », a indiqué la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay. « La population de la RDC a enduré un niveau intolérable de violence ces dernières années. Les violences sexuelles décrites dans le présent rapport sont particulièrement effroyables, tant par leur ampleur que par leur caractère systématique. Les efforts déployés récemment par les autorités de la RDC pour enquêter sur ces violations dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu sont une étape importante vers l’obligation de rendre des comptes. Mais il reste encore beaucoup à faire pour rendre justice aux victimes et pour rétablir la confiance de la population civile dans le système judiciaire congolais », a-t-elle ajouté.

Une enquête judiciaire a été lancée en décembre 2012, avec le soutien de la MONUSCO, la mission de l’ONU en RDC, et d’autres partenaires. Fin mars 2013, 12 officiers supérieurs ont été suspendus de leurs fonctions dans le cadre des incidents de Minova. L’enquête menée par les autorités judiciaires congolaises se poursuit à ce jour.

« Je salue les mesures prises jusqu’à présent par les autorités congolaises, dont la décision de suspendre de leurs fonctions les officiers supérieurs suspectés d’être liés à ces viols massifs », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général (RSSG) en RDC, Roger Meece. « L’ONU continue à soutenir à la fois l’enquête judiciaire et les forces armées congolaises. Toutefois pour que ce soutien se poursuive, il faut que l’enquête en cours continue de manière indépendante et crédible et que justice soit rendue aux victimes. Les efforts à venir visant à réformer le secteur de la sécurité doivent inclure une vérification systématique des antécédents des combattants et de leurs commandants en termes de respect des droits de l’homme afin que l’armée congolaise puisse pleinement assurer la protection des civils ».

* Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, créé en février 2008, intègre la Division des Droits de l’Homme de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme en RDC (HCDH-RDC).

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L’Egypte risque de s’éloigner de plus en plus des idéaux des droits de l’homme qui ont inspiré la révolution – Navi Pillay

GENEVE, Suisse, 8 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay a exhorté lundi le Gouvernement égyptien à prendre les mesures nécessaires pour garantir que la version actuelle d’un projet de loi sur les organisations de la société civile soit soumise à un examen minutieux par des experts des droits de l’homme égyptiens et internationaux et que, sur la base de leurs recommandations, ce projet soit mis en conformité avec les standards internationaux avant son adoption par le Conseil de la Choura.

« Si une loi restreignant significativement les activités des organisations de la société civile est adoptée, alors même que la contribution positive de ces organisations est indispensable à la construction du pays en tant que démocratie inclusive, elle portera un nouveau coup aux espoirs et aux aspirations nés de la “Révolution égyptienne” de 2011», a-t-elle déclaré. « C’est un moment crucial, marqué par des préoccupations croissantes concernant de nombreux sujets. Parmi ces préoccupations figurent la nouvelle Constitution et les conditions dans lesquelles elle a été adoptée, les efforts apparents pour limiter l’autorité et l’indépendance du système judiciaire et maintenant ce projet de loi qui risque de mettre la société civile sous la coupe des ministères chargés de la sécurité, des ministères qui ont violé les droits de l’homme par le passé et ont intérêt à minimiser leur surveillance. »

La Haut-Commissaire a indiqué que la nouvelle Constitution risquait de donner des pouvoirs excessifs à l’exécutif sur le judiciaire en prévoyant la nomination directe des juges de la Haute Cour Constitutionnelle par le Président. « Cette concentration du pouvoir amoindrit l’indépendance du système judiciaire », a-t-elle déclaré.

Navi Pillay a déclaré que son organisation suivait de près les récents développements, dont les poursuites engagées contre des manifestants, des journalistes et d’autres activistes, parmi lesquels le célèbre satiriste politique Bassem Youssef. « Alors même que se déroulent ces procès, des individus – dont des membres des forces de sécurité – responsables de très graves violations des droits de l’homme comme des assassinats, des tortures, des viols et d’autres formes d’attaques sexuelles contre des manifestants et des mauvais traitements à l’encontre de détenus, sont nombreux à n’avoir faire l’objet d’aucune enquête par les procureurs généraux, et encore moins à avoir été traduits en justice », a-t-elle déclaré.

La Haut-Commissaire a indiqué que son organisation avait soumis des remarques et des propositions détaillées concernant le projet de loi sur la société civile.

« Le projet de loi est passé par plusieurs étapes. Il subsiste toutefois des confusions – et de nombreuses inquiétudes quant au fait que le dernier projet, de même que les précédents, ignore très largement les contributions des organisations locales et internationales des droits de l’homme. Si ce projet est adopté, il imposera une série de restrictions draconiennes aux organisations de la société civile, en particulier celles spécialisées dans les droits de l’homme », a déclaré Navi Pillay. « Il semble qu’il y ait un véritable risque que le projet actuel n’entrave le fonctionnement libre et efficace de la société civile et qu’il n’entre en conflit avec les obligations internationales de l’Egypte relatives à la liberté d’association. »

« La transparence est également un problème », a-t-elle déclaré. « A ce jour, aucune des versions auxquelles nous avons eu accès n’est à la hauteur des obligations de l’Égypte en matière de droits de l’homme, et notamment celles contenues dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques que l’Égypte a ratifié. J’espère sincèrement que les standards internationaux seront pleinement reflétés dans la version finale. Comme je l’ai indiqué au gouvernement à plusieurs reprises, mon organisation est prête à offrir son assistance pour permettre la réalisation de cet objectif. »

« Les droits à la liberté d’association et à la liberté d’assemblée sont fondamentaux pour la jouissance de nombreux autres droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Ce sont ces mêmes droits que les Égyptiennes et les Égyptiens ont réclamé ensemble en janvier 2011 », a déclaré la Haut-Commissaire. « Un cadre juridique clair est indispensable pour créer un environnement qui permette à la société civile d’organiser et de réaliser son travail au profit de l’ensemble de la population. »

« Les gouvernements qui tentent d’entraver ce genre d’activités, en contrôlant par exemple l’accès aux financements, en donnant des pouvoirs considérables de contrôle aux services de sécurité, et en imposant des contraintes excessives aux organisations internationales de défense des droits de l’homme – éléments qui figurent tous dans les différents projets de cette loi – risquent de déraper très rapidement vers l’autoritarisme, même si ce n’était pas leur intention initiale », a averti la Haut-Commissaire.

« La tolérance à l’égard des critiques, l’ouverture au débat ainsi que la surveillance externe des abus et des défaillances des lois et des institutions du pays sont essentielles pour une démocratie fonctionnant de manière satisfaisante », a-t-elle déclaré. « En dépit de la nature autoritaire du précédent Gouvernement égyptien, les organisations locales de la société civile restaient des acteurs combattifs et efficaces. Je crains vivement que la nouvelle loi, si elle est adoptée dans sa forme actuelle, ne laisse ces organisations dans une situation pire que celle dans laquelle elles se trouvaient avant la chute du Gouvernement Moubarak en 2011. Après tout ce que le pays a traversé ces deux dernières années, ce serait vraiment un développement tragique. »

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Affaire du 28 septembre 2009 – Un gendarme arrêté et inculpé pour viol, une première en Guinée

PARIS, France, 8 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le 30 avril dernier, un gendarme guinéen a été inculpé pour viol et placé sous mandat de dépôt. Nos organisations se félicitent de cette décision judiciaire qui constitue une avancée importante dans ce dossier, s’agissant du premier acte judiciaire de cette nature concernant un auteur des violences sexuelles commises massivement au stade de Conakry le 28 septembre 2009.

Dans l’enquête judiciaire concernant le massacre du stade de Conakry le 28 septembre 2009, ouverte le 1er février 2010, une étape importante a été franchie le 30 avril 2013, avec l’inculpation et le placement en détention provisoire d’un gendarme, qui aurait, avec deux autres éléments de la gendarmerie, violé une femme dans l’enceinte du stade, le 28 septembre 2009.

« Pour la première fois depuis plus de trois ans, j’ai pu trouver le sommeil sans difficulté. J’espère que ceux qui ont fait ça comprendront la gravité de leurs actes et que la justice ira au bout, pour que toutes celles qui ont subi le même sort puissent sortir du silence et être enfin reconnues dans leurs droits » a déclaré la victime qui est accompagnée par la FIDH et l’OGDH dans cette affaire.

Aujourd’hui, mardi 6 mai 2013, le gendarme mis en cause a été entendu sur le fond pendant plusieurs heures par les juges d’instruction chargés de l’affaire.

« Il y aura un avant et un après cette inculpation. Aujourd’hui, grâce au courage d’une femme qui est allée dire aux juges ce qu’elle avait subi au stade, et à l’action du collectif d’avocats des victimes qui l’a accompagnée, un signal fort est envoyé par la justice à ceux qui ont commis ces crimes », a déclaré Thierno Sow, président de l’OGDH.

Selon le rapport de la Commission internationale d’enquête des Nations unies mise en place après les faits et confirmé par les enquêtes menées par la FIDH et l’OGDH, au moins 109 femmes avaient été violées au stade ou dans les environs ce jour-là, beaucoup ayant fait l’objet de mutilations sexuelles et certaines ayant été emmenées de forces dans des camps militaires ou dans des résidences privées pour être soumises à l’esclavage sexuel pendant plusieurs jours.

« Qui aurait cru, il y a encore deux ans, que la justice guinéenne pourrait mettre en cause un élément des forces de l’ordre pour les violences sexuelles qui ont marqué le 28 septembre 2009 ? C’est un pas important de franchi, qui ne peut qu’encourager les victimes en attente de justice. La FIDH et l’OGDH se sont engagées aux côtés des victimes il y a trois ans, et continueront de les soutenir pour que justice soit rendue », a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Nos organisations, constituées parties civiles dans cette affaire, encouragent donc les autorités guinéennes, judiciaires et politiques, à poursuivre leurs efforts engagés dans la lutte contre l’impunité et à soutenir les magistrats instructeurs en charge de ce dossier, en leur assurant les meilleures conditions d’exercice et de sécurité et en garantissant la bonne exécution des actes judiciaires entrepris par les juges.

« La tâche des magistrats instructeurs est encore immense : que sont devenues les 87 personnes disparues ? Comment la chaîne de commandement a fonctionné ce jour-là ? Qui composait le groupe de bérets rouges conduits par « Toumba », dont tous les témoignages indiquent qu’ils ont ouvert le feu au stade ? » a déclaré Me Martin Pradel, l’un des avocats de la FIDH et des victimes dans cette affaire.

Le jugement de tous les responsables des crimes perpétrés le 28 septembre 2009 constitue un élément crucial pour l’établissement de la vérité et de la justice pour les victimes, mais aussi pour combattre le fléaux de la violence politique, récurrente en Guinée.

Nos organisations demeurent ainsi très préoccupées par la situation qui prévaut à Conakry, à quelques semaines des élections législatives prévues le 30 juin, et du regain de violence qui a marqué les manifestations des dernières semaines. Plusieurs manifestants ont été tués après avoir été touchés par des balles réelles, tandis que des éléments des forces de l’ordre ont été violemment pris à partie par les manifestants, deux d’entre eux ayant été laissés pour morts le jeudi 2 mai 2012 dont un a succombé des suites de ses blessures.

Les violences commises au cours et en marge de ces manifestations doivent faire l’objet d’enquêtes judiciaires, quels qu’en soient les auteurs, et l’ensemble des acteurs politiques doivent trouver un cadre permettant de sortir d’une logique d’affrontement et privilégiant le dialogue, pour ne pas risquer de compromettre un processus de transition démocratique entamé en 2010 et poursuivre l’instauration d’un véritable État de droit en République de Guinée qui passe nécessairement par la tenue à échéance régulière d’élections libres, transparentes et apaisées.

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Dialogue stratégique franco-nigérien – Communiqué conjoint (3 mai 2013)

PARIS, France, 8 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères de la République Française et M. Mohamed Bazoum, Ministre d’Etat, Ministre des affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur de la République du Niger, ont tenu le 3 mai 2013 à Paris la première session du dialogue stratégique intergouvernemental franco-nigérien.

Ce dialogue découle de la volonté conjointe de la France et du Niger de renforcer le partenariat stratégique franco-nigérien et d’approfondir les discussions bilatérales sur les sujets stratégiques d’intérêts communs. Ce partenariat est fondé sur l’engagement mutuel des deux pays en faveur de la démocratie, du développement et de la sécurité au Sahel et au Niger.

Les Ministres des Affaires étrangères ont eu à cette occasion des échanges approfondis sur la situation au Mali. Ils ont réitéré la volonté de renforcer leur concertation sur la crise sahélienne et malienne, à la résolution de laquelle les deux pays contribuent, tant sur un plan politique que militaire.

Cette première session du dialogue stratégique a permis une discussion approfondie sur les différents sujets structurants des relations bilatérales, dans une perspective de long terme :

La France et le Niger se sont félicités de la qualité du partenariat stratégique de sécurité et de défense, renforcé dernièrement par la convergence de vue et l’engagement réciproque des deux pays pour la résolution de la crise malienne.

Les Ministres des Affaires étrangères ont réitéré leur engagement en faveur du développement du Niger. La France a confirmé sa mobilisation – de l’ordre de 200M€ – pour soutenir le Plan de développement économique et social mis en œuvre par le gouvernement du Niger, sur la période 2012-2015. La France et le Niger agissent de concert en vue d’accélérer la diversification de l’économie nigérienne, en confortant le secteur privé et en assurant un climat des affaires attractif. A ce titre, la France et le Niger ont décidé d’avancer dans l’élaboration du document cadre de partenariat, qui devrait être signé courant 2013.

La France et le Niger ont décidé d’engager une réflexion sur la coopération, à long terme, qui pourrait être engagée dans les secteurs énergétiques et miniers, afin de renforcer la contribution de ces secteurs à la création d’emploi et au développement durable ainsi qu’aux capacités financières du Niger.

La prochaine session du dialogue stratégique se tiendra au cours du premier semestre 2014, à Niamey.

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Communiqué – Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

PARIS, France, 8 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République, François HOLLANDE, célèbrera la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, le vendredi 10 mai, lors d’une cérémonie de commémoration organisée au Jardin du Luxembourg.

PROGRAMME

11h00 Arrivée du président de la République

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Dépôt de gerbe au pied de la statue du Cri

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Présentation de l’exposition « Les échos de la mémoire »

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11h15 Propos introductif de Jean-Pierre BEL

(presse accréditée)

11h20 Intervention du président de la République

(presse accréditée)

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Le Canada apporte son soutien aux Somaliens dans le besoin

OTTAWA, Canada, 8 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Canada offrira une aide humanitaire vitale aux Somaliens et aux réfugiés somaliens, a annoncé le député d’Etobicoke-Centre, Ted Opitz, au nom de l’honorable Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale, lors de la Conférence sur la Somalie, qui a eu lieu aujourd’hui à Londres (Royaume-Uni).

« Le Canada tend une main secourable pour répondre aux besoins immédiats des personnes les plus vulnérables en Somalie et des réfugiés somaliens au Kenya, a indiqué M. Opitz. Cette aide d’urgence témoigne des valeurs canadiennes que sont la compassion et la sollicitude à l’égard des personnes aux prises avec la malnutrition aiguë et de celles forcées de se déplacer. »

Les urgences humanitaires attribuables à des conflits touchent de nombreuses personnes, causent de grandes souffrances humaines et sont extrêmement difficiles à résoudre. De plus, elles nuisent aux efforts de développement à long terme. L’aide du Canada permettra d’offrir des vivres, de l’eau et un abri aux personnes les plus démunies.

« Le Canada est un voisin compatissant, a indiqué le ministre Fantino. Cette aide humanitaire destinée aux Somaliens est l’expression des valeurs canadiennes fondamentales. Elle contribuera à atténuer les effets de la sécheresse chronique et du conflit en Somalie. »

Le Canada offre une aide humanitaire aux personnes les plus vulnérables victimes de catastrophes naturelles et de conflits. Le Plan d’action économique de 2013 réitère l’engagement du Canada à l’égard de l’aide humanitaire et des investissements en développement international. Le nouveau ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement conservera le mandat de réduction de la pauvreté et permettra au Canada de rendre l’aide plus efficace, davantage transparente et mieux ciblée afin de continuer d’améliorer le sort des personnes démunies à l’échelle internationale.

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« La justice est fondamentale pour la réconciliation en Côte d’Ivoire », a déclaré l’Expert indépendant Doudou Diène

GENEVE, Suisse, 8 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — « Après plus de 10 ans de crise politique, la justice est un élément essentiel dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire », a déclaré l’Expert indépendant Doudou Diène à la fin de sa dernière visite dans ce pays, une visite destinée à s’enquérir du suivi et de la mise en œuvre de ses précédentes recommandations et de celles des autres mécanismes de l’ONU, dont la Commission Internationale d’enquête sur la Côte d’Ivoire de 2011.

« Il est important que les autorités donnent un signal clair de leur volonté de garantir l’équité du système judiciaire », a déclaré M. Diène, tout en notant l’engagement et les efforts des autorités ivoiriennes à œuvrer en vue d’une plus grande célérité dans les procédures judiciaires. « Les auteurs de violations de droits de l’homme des deux côtés doivent être traduits en justice. »

L’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire a souligné que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation a un rôle important à jouer dans le processus de réconciliation, et a appelé le gouvernement à fournir les ressources et le temps nécessaires pour permettre à la Commission de bien réaliser son mandat.

Au cours de sa visite de sept jours, M. Diène a rencontré des officiels du gouvernement, notamment le Premier Ministre Daniel Kablan Duncan et d’autres ministres, des autorités judiciaires, des responsables de la sécurité publique et le Président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation. L’expert a aussi rencontré des représentants de la société civile et du corps diplomatique.

L’Expert indépendant s’est rendu à Odienné pour visiter l’épouse de l’ex-Président Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo arrêtée en 2011 pour crimes contre l’humanité. Madame Gbagbo a été transférée un jour plus tard à Abidjan pour des raisons médicales. L’expert s’est aussi rendu à la prison de Bouna où il a rencontré des dignitaires du régime de l’ancien Président Gbagbo, notamment Affi Nguessan, l’ancien Premier Ministre et Secrétaire général du Front Populaire Ivoirien (FPI).

« Je félicite le Gouvernement de la Côte d’Ivoire pour ses efforts en faveur du rétablissement de l’état de droit dans le pays », a déclaré l’expert. « J’encourage les autorités à continuer le dialogue politique avec l’opposition en vue de la mise en place d’un dialogue inclusif. L’organisation des élections régionales et locales est une étape positive. »

Au cours de sa visite, M. Diène a eu l’opportunité de recueillir les positions des acteurs clés de la vie ivoirienne, notamment des officiels du gouvernement et des organisations de la société civile, sur leur engagement dans le processus du renforcement de l’état de droit et de la lutte contre l’impunité dans le pays.

Concernant la jouissance des droits économiques et sociaux, M. Diène a demandé aux autorités de s’assurer que les bénéfices de la croissance économique en Côte d’Ivoire aient des retombées concrètes sur la vie quotidienne de la population en termes d’amélioration des services sociaux.

L’Expert indépendant a aussi reconnu les efforts des autorités en vue d’améliorer la situation sécuritaire. « Je continue à encourager l’Etat ivoirien à s’assurer que les forces de sécurité fonctionnent dans un cadre républicain conformément aux standards nationaux et internationaux », a-t-il déclaré.

L’Expert indépendant présentera son rapport sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire lors de la prochaine session du Conseil des droits de l’homme, en juin 2013.

(*) Pour accéder à une copie du rapport, veuillez cliquer sur : http://www.ohchr.org/Documents/HRBodies/HRCouncil/RegularSession/Session22/A-HRC-22-66_fr.pdf

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