Le Conseil de Sécurité de l’ONU vivement préoccupé par la situation en RCA

NEW YORK, 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Dans une déclaration à la presse, rendue publique le 19 décembre, les membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont fermement condamné les attaques menées par des groupes armés ces derniers jours dans le Nord-est du pays, ainsi que les abus liés aux droits humains.

Cette déclaration intervient après que les membres du Conseil de sécurité ont été informés par le Sous-Secrétaire général aux Affaires Politiques, Taye-Brook Zerihoun, de la situation en cours en République centrafricaine (RCA).

Ces nouveaux développements, a affirmé le Conseil de Sécurité, « constituent une menace pour la population civile et la stabilité de la République centrafricaine ». « Ceux qui sapent le processus de consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA devraient être tenus responsables », souligne également le Conseil de Sécurité.

Les membres du Conseil de sécurité ont, par ailleurs, exigé que « les groupes armés cessent immédiatement les hostilités, se retirent des villes capturées, cessent toute progression vers la ville de Bangui, reviennent à des activités pacifiques et respectent l’Accord de Paix Global de Libreville », signé en 2008.

Les membres du Conseil de sécurité ont aussi rappelé la Résolution 2031 (2011), « exigeant que tous les groupes armés coopèrent avec le Gouvernement durant le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, lequel doit être mis en œuvre de manière transparente et complète ».

Les membres du Conseil de sécurité exhortent, une nouvelle fois, tous les groupes armés et le Gouvernement de la République centrafricaine à renouveler leurs engagements à l’égard du processus de réconciliation nationale, en respectant pleinement les recommandations du Dialogue Politique Inclusif ayant résulté de l’Accord de Paix Global de Libreville.

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité de renforcer le dialogue politique afin d’identifier les moyens de sortir de la crise actuelle et de préserver l’unité nationale en RCA.

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Déclaration du Président du Conseil de sécurité sur la Région de l’Afrique centrale.

BANGUI, République Centrafricaine, 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de sécurité ayant examiné, à sa 6895e séance, le 19 décembre 2012, la question intitulée « Région de l’Afrique centrale », son président a fait en son nom la déclaration suivante :

« Le Conseil de sécurité condamne vigoureusement les attaques et atrocités auxquelles se livre sans répit l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), ainsi que les violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme qu’elle continue de commettre, qui font peser une lourde menace sur la population civile, en particulier les femmes et les enfants, et ont des conséquences graves sur le plan humanitaire et des droits de l’homme, le nombre de déplacés atteignant 443 000 dans la région où elle sévit. Il condamne également le recrutement et l’emploi d’enfants, les meurtres, mutilations et viols, l’esclavage sexuel, les autres violences sexuelles et les enlèvements. Il exige de la LRA qu’elle mette immédiatement fin à toutes ses attaques, en particulier celles dirigées contre des civils, engage instamment ses dirigeants à libérer tous ceux qui ont été enlevés, et insiste pour que tous les éléments qui la composent mettent un terme à ces pratiques, déposent les armes et se démobilisent.

Le Conseil réaffirme son soutien à la Stratégie régionale des Nations Unies visant à contrer la menace que représente la LRA et à remédier aux effets de ses activités et demande instamment qu’une action rapide soit menée dans les cinq domaines d’intervention stratégiques qui y sont définis. Il engage vivement le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, les missions politiques et les missions de maintien de la paix des Nations Unies présentes dans la région et les autres entités compétentes des Nations Unies qui sont présentes sur place à coordonner leurs activités en vue d’aider à mettre en œuvre la Stratégie, selon qu’il convient et dans les limites de leur mandat et de leurs capacités, et demande à la communauté internationale d’apporter toute l’assistance possible pour favoriser la réalisation de ces objectifs stratégiques. Le Conseil engage aussi vivement le Bureau à continuer de jouer un rôle de premier plan dans la coordination de ces activités. Il prie le Secrétaire général de lui présenter, d’ici au 28 février 2013, un plan de priorités de la mise en œuvre de la Stratégie régionale, indiquant l’ordre d’exécution des activités et la répartition des tâches entre les différentes composantes du système international et les organismes des Nations Unies. Il le prie également d’indiquer les grands projets qui viendront accompagner l’exécution des activités prioritaires.

Le Conseil réaffirme son soutien à l’Initiative de coopération régionale de l’Union africaine contre la LRA, et demande instamment d’aller de l’avant dans sa mise en train et son exécution. Il invite tous les gouvernements de la région à tenir les engagements qu’ils ont pris au titre de l’Initiative, et engage les pays voisins à concourir à l’application de cette dernière. Le Conseil engage également tous les pays de la région à prendre des mesures pour que la LRA ne puisse pas agir impunément sur leur territoire. Il demande instamment de convenir rapidement du concept d’opérations de la Force régionale d’intervention de l’Union africaine. Il invite l’Union africaine, les États touchés par les activités de la LRA et la communauté internationale à collaborer pour réunir les ressources nécessaires à l’exécution de l’Initiative. Il souligne que toutes les opérations militaires dirigées contre la LRA doivent être menées dans le respect du droit international applicable, notamment le droit humanitaire, le droit des droits de l’homme et le droit des réfugiés, et de manière à exposer le moins possible les civils qui vivent dans les régions concernées. En outre, il engage les gouvernements des pays de la région à redoubler encore d’efforts et à collaborer d’encore plus près, dans le cadre de l’Initiative, pour venir à bout de la menace que représente la LRA.

Le Conseil prend acte et se félicite de l’action importante que continue de mener la MONUSCO pour lutter contre la LRA, notamment de la formation et du renforcement des capacités des FARDC, du soutien qu’elle apporte au Centre d’opérations civilo-militaires et de l’exécution du programme de désarmement, démobilisation, rapatriement, réinstallation et réintégration (DDRRR) en vue de susciter et de faciliter encore des défections de la LRA.

Le Conseil se réjouit de la vigoureuse collaboration qui s’est instituée entre l’ONU et l’Union africaine face à la menace que représente la LRA, et souhaite qu’elle se poursuive. Il engage l’Envoyé spécial de l’Union africaine, Francisco Madeira, et le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Abou Moussa, à continuer à travailler avec les gouvernements des pays de la région, y compris en organisant une réunion de haut niveau des États touchés pour les aider à coopérer plus encore.

Le Conseil souligne qu’il incombe au premier chef aux États de la région où sévit la LRA de protéger les civils. À cet égard, il salue l’action que mènent déjà l’Ouganda, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et la République du Soudan du Sud pour mettre fin à la menace que représente la LRA, les engage vivement à persévérer dans cet effort, et exhorte les autres pays de la région à faire de même. Il note que la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo et la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud ont pour mandat d’aider à protéger les civils des régions où sévit la LRA dans le pays où elles sont déployées, les engage à continuer d’agir en ce sens, et note également que l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) et le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) ont notamment pour vocation de partager toutes les informations relatives à la menace que la LRA fait peser sur la région et de coopérer à l’élimination de cette menace. Il souligne qu’il est nécessaire que ces missions, de même que tous les autres acteurs de la région, intensifient la coordination transfrontière et les échanges d’information, pour pouvoir mieux anticiper les mouvements et les attaques imminentes de la LRA. Il salue ce que font les acteurs locaux et internationaux pour améliorer les réseaux de partage de l’information à l’aide de radios haute fréquence et d’autres moyens de communication en vue de faciliter la protection des populations d’une des régions les plus isolées au monde.

Le Conseil prend note des préoccupations de plus en plus vives évoquées dans le rapport du Secrétaire général et suscitées par le fait que la LRA serait présente dans la zone de Kafia Kingi et ses alentours, zone limitrophe de la République centrafricaine et objet de différend entre le Soudan et le Soudan du Sud. Il se dit également préoccupé par les informations qui ne cessent de lui parvenir concernant des attaques lancées par la LRA en République centrafricaine, jusque dans Bangassou, ville de l’ouest lointain, et en République démocratique du Congo. Il demande aux missions des Nations Unies présentes dans la région et à la Force régionale d’intervention de l’Union africaine de collaborer pour suivre de près ces informations et cerner le dispositif opérationnel de la LRA dans la région. Il demande également à l’ONU et à l’Union africaine d’enquêter ensemble sur les réseaux logistiques de la LRA et ses possibles sources de financement illicite, y compris son éventuelle implication dans le braconnage d’éléphants et les activités de contrebande connexes.

Le Conseil se félicite que le nombre de personnes ayant fui la LRA, ou fait défection, ait considérablement augmenté ces derniers mois, et soutient fermement les efforts qui continuent d’être déployés pour encourager les défections, notamment la distribution de tracts, la diffusion d’émissions radiophoniques ciblées et l’ouverture de points de ralliement sûrs pour les déserteurs. Il demande aux combattants qui font encore partie de la LRA de quitter les rangs de ce groupe et de participer au programme de DDRRR. Il exhorte la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine et la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud, ainsi que les autres entités des Nations Unies présentes dans la région où sévit la LRA, à continuer de collaborer avec les forces régionales et les organisations non gouvernementales pour encourager les défections et soutenir le programme de DDRRR dans toute cette région. Il se félicite du Colloque de haut niveau sur le programme de DDRRR des ex-combattants de la LRA qui s’est tenu le 30 novembre 2012 à Addis-Abeba, et engage les missions de la région à appliquer rapidement les directives générales propres à ce programme. Sachant que les ressources sont limitées, le Conseil engage tout particulièrement le Représentant spécial du Secrétaire général, Abou Moussa, et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale à collaborer avec le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine en vue d’établir un plan de renforcement de l’appui que celui-ci apporte aux activités de DDRRR en République centrafricaine. Il demande aux partenaires internationaux de continuer à fournir l’appui stratégique nécessaire.

Le Conseil loue les efforts consentis par les donateurs internationaux pour fournir une aide humanitaire aux populations touchées par les opérations de la LRA en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et en République du Soudan du Sud. Il se félicite des dispositions prises en vue de mettre en place une stratégie renforcée, globale et régionale pour faire face à la situation humanitaire, notamment pour prêter assistance aux victimes de violences sexuelles et d’autres agressions, et compte que des progrès continueront d’être accomplis à cet égard. Il réaffirme que toutes les parties doivent promouvoir et assurer l’accès des organisations humanitaires à la population civile, en toute sécurité et liberté en application du droit international, y compris le droit international humanitaire applicable, et des principes directeurs régissant l’aide humanitaire. Il s’inquiète qu’il soit impossible d’acheminer régulièrement l’aide humanitaire à beaucoup des groupes de population des régions de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo touchées par la LRA, principalement du fait de la médiocrité des infrastructures, et engage l’ONU à redoubler d’efforts et les donateurs internationaux à accroître leur concours pour permettre de livrer l’aide humanitaire aux intéressés.

Le Conseil rappelle que les mandats d’arrêt décernés par la Cour pénale internationale à l’encontre de Joseph Kony, Okot Odhiambo et Dominic Ongwen, notamment pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, y compris les meurtres, viols et enlèvements d’enfants en vue de leur enrôlement, n’ont toujours pas été mis à exécution, et engage tous les États à coopérer avec les autorités ougandaises et avec la Cour pour exécuter ces mandats et arrêter et traduire en justice les auteurs de ces atrocités.

Le Conseil prie le Secrétaire général de le tenir informé des activités du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, des progrès de la mise en œuvre de la Stratégie régionale et des efforts déployés par les missions de la région et les autres organismes des Nations Unies compétents en vue de cette mise en œuvre, notamment en lui présentant un rapport unique sur le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale et la LRA avant le 15 mai 2013. »

SOURCE

UN Integrated Peacebuilding Office in Central African Republic (BINUCA)

LANGUAGE

French

COUNTRY

Africa

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Déclaration du Président du Conseil de sécurité sur la Région de l’Afrique centrale.

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LA VOIE BALISEE POUR ASSURER LA SECURITE MARITIME EN AFRIQUE OCCIDENTALE ET CENTRALE

ROME, Italie, 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La voie est désormais balisée pour le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des Etats d’Afrique occidentale et centrale visant à assurer une plus grande sécurité maritime dans le Golfe de Guinée après les rencontres tenues les 17 et 18 décembre 2012 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Il s’agit des réunions d’un Groupe technique et d’un Comité de pilotage qui, conformément aux instructions de la rencontre du 23 octobre 2012 à Libreville, au Gabon, avaient pour objet d’examiner de plus près les décisions devant être soumises au conseil des ministres avant qu’elles soient entérinées par le sommet prévu en avril 2013 à Yaoundé, au Cameroun.

Les rencontres de la capitale économique ivoirienne, qui s’inscrivaient dans le cadre de la mise en ‘uvre de la résolution 2039 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la sécurité maritime, se sont tenues en présence notamment de spécialistes en matière de sécurité maritime provenant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Etaient aussi représentés la Commission du Golfe de Guinée (CGG), de même que les bureaux des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) et pour l’Afrique centrale (UNOCA), ainsi que l’Organisation maritime internationale (OMI) et l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC).

Dans le communiqué rendu public à l’issue de la rencontre, les participants rappellent l’existence d’un projet d’Accord multilatéral relatif à la coopération visant à éradiquer les activités maritimes illicites au large des côtes d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest et recommandant aux Etats de l’examiner en vue de son adoption éventuelle.

Après avoir salué le rôle prépondérant joué par les partenaires internationaux pour la mise en ‘uvre d’une stratégie régionale intégrée de lutte contre la piraterie, les vols à main armée et autres activités illicites commis en mer dans la région du Golfe de Guinée, les rencontres d’Abidjan invitent les Nations unies à poursuivre leurs efforts pour la sensibilisation d’autres partenaires stratégiques clés.

Le même appel a été lancé à l’ouverture de chacune des deux réunions par le général Charles Okae, directeur du Maintien de la paix et de la sécurité régionale à la Commission de la CEDEAO, qui a dirigé les travaux au nom du président de la Commission éponyme, M. Kadré Désiré Ouédraogo.

Le général Okae a expliqué le caractère incontournable d’une lutte résolue contre la piraterie maritime et autres activités illégales, principalement dans le Golfe de Guinée, qui constitue une des zones du monde par où transitent chaque année 14 milliards de barils de pétrole et la plus grande réserve mondiale d’off-shore en eau profonde.

Voilà pourquoi, a-t-il ajouté, cette initiative intervient à ce moment crucial et marque la détermination des Communautés économiques régionales (CER) engagées à faire en sorte que la menace de la piraterie maritime et des autres activités illicites en cours dans le Golfe de Guinée soit définitivement écartée en raison de ses implications économiques pour la région et le monde entier.

A rappeler qu’à travers les résolutions 2018 et 2039, adoptées respectivement en 2011et 2012 par le Conseil de sécurité, les CER que sont la CEDEAO, la CEEAC et la CGG sont encouragées à élaborer et à renforcer leurs législations avec le soutien des Nations unies et de divers autres partenaires.

En réponse, la CEDEAO et la CEEAC se sont véritablement engagées en organisant des ateliers et des rencontres pour une coopération concrète comprenant la mise au point d’un protocole d’entente. Elles ont aussi développé une stratégie de politique commune sur la sécurité maritime pour combattre la menace d’activités illicites en mer.

Entre autres décisions clés, les travaux d’Abidjan ont permis d’adopter un projet de Mémorandum d’entente sur la sûreté et la sécurité dans l’espace maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre qui part du fait que les activités illicites menées en mer constituent «un obstacle à l’intégration régionale et au développement économique durable» dans les Etats de la CEDEAO, de la CEEAC et de la CGG.

Les Etats parties se disent «déterminés à renforcer leur coopération et la coordination de leurs actions en vue d’assurer la sûreté et la sécurité dans l’espace maritime de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest suivant les recommandations importantes du Rapport de la mission d’évaluation des Nations unies sur la piraterie dans le Golfe de Guinée» en novembre 2011.

Le Mémorandum est conclu dans le but de réaliser une meilleure potentialisation des actions ainsi qu’une mutualisation des moyens pour atteindre l’interopérabilité en tout ce qui concerne la sûreté et la sécurité dans l’espace maritime de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest.

A ce titre, il poursuit différents objectifs spécifiques comme coordonner et mettre en ‘uvre des activités conjointes, promouvoir un partenariat étroit entre les parties, assurer l’échange régulier d’informations et le partage d’expériences, harmoniser les procédés de contrôle des armateurs et des assureurs en matière de sûreté et de sécurité maritimes.

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Au Darfour, la FAO aide agriculteurs et éleveurs à coexister en paix / Les récoltes sont abondantes depuis qu’un accord régit les déplacements des troupeaux

ROME, Italie, 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Dans un champ au nord-Darfour, Salaheldin Suleiman Hilal est un agriculteur visiblement satisfait. Il vient d’engranger sa récolte de sorgho doré et, contrairement aux années précédentes, il n’a subi aucune perte du fait du pâturage sauvage. «Dans le passé, lorsque des animaux venaient grappiller dans mes champs, je piquais des colères, mais maintenant que les choses ont changé je suis si heureux, dit-il, un grand sourire aux lèvres. La récolte a été excellente cette année».

Salaheldin vit dans le village d’Oum Houjara, une fraction de la localité de Kebkabiya. La région a été durement touchée par la crise du Darfour en 2003-2004 et la blessure du tissu social ne s’est pas encore complètement cicatrisée. Ici, comme dans de nombreuses régions du Soudan, les dégâts occasionnés aux cultures par le pâturage sauvage sont récurrents et alimentent les tensions entre agriculteurs et éleveurs. Ce phénomène fait partie d’un problème plus vaste: celui de la concurrence acharnée que se livrent agriculteurs et éleveurs sur les rares ressources naturelles.

Les troupeaux de dromadaires, bovins et caprins migrent traditionnellement vers le sud à la recherche de nourriture et d’eau à peu près à la même période de l’année que les agriculteurs récoltent sorgho et mil. Par le passé, les groupes tribaux concluaient des accords qui fixaient une date pour les déplacements du bétail en fonction du moment où les agriculteurs étaient censés avoir rentré leur récolte. Mais, plus récemment, la pression environnementale a précipité les choses et les animaux ont commencé à se déplacer plus tôt. La détention d’armes modernes par certains groupes d’éleveurs a exacerbé le problème, le fusil étant plus «dissuasif» que les vieilles méthodes traditionnelles.

Un accord à l’amiable

Mais un nouveau projet de la FAO dont la deuxième phase est financée par le Fonds pour la paix et la stabilité de la communauté du Darfour a, au cours de la dernière campagne, ramené la coexistence pacifique entre agriculteurs et éleveurs de la localité de Kebkabiya. Dans le cadre de ce projet, la FAO, en partenariat avec la Société de bienfaisance des petits exploitants de Kebkabiya, a aidé un comité local à bien négocier le partage de l’accès au territoire pendant et après les mois de récolte.

Le comité en question comprend les chefs des tribus locales et des groupes d’éleveurs et d’agriculteurs. Les négociations ont débouché sur un accord en vertu duquel les éleveurs ne doivent pas déplacer leurs troupeaux avant la fin de la récolte et, en contrepartie, les animaux auront le droit de brouter les tiges nutritives laissées dans les champs après la récolte.

L’expert du projet Abdulla Ibrahim Mohamed et les fonctionnaires de la FAO Bashir Abdelrahman et Mutassim Abdalla ont collaboré étroitement avec ledit comité et épaulé le délicat processus de négociation. «Lors des réunions, nous avons fait en sorte que les agriculteurs et les éleveurs soient présents contemporainement afin que tout le monde puisse prendre connaissance de ce qui se disait», indique Abdulla. Il a été notamment convenu que si les troupeaux des éleveurs devaient dévaster une récolte, l’éleveur devait payer une amende à l’agriculteur lésé.

Paix et récolte abondante

Dans une salle de réunion de la base des soldats de la MINUAD à Kebkabiya, plus d’une vingtaine de membres du comité local s’étaient rassemblés en un après-midi de décembre pour évoquer leur succès. Ces hommes d’âge mûr portaient des robes blanches et étaient coiffés du typique turban soudanais. Certains, pour mieux asseoir leur autorité, tenaient à la main une longue canne en bois.

L’un d’eux, Mustafa Ahmed, dirigeant du syndicat des agriculteurs locaux, devait affirmer que 90 pour cent de la production totale de la zone avait pu être récoltée cette année. «L’année dernière, certains agriculteurs avaient tout perdu.»

Selon lui, le projet de la FAO est la cause directe de l’abondance cette année. «Chaque tribu est représentée par un chef traditionnel siégeant au sein de notre comité et à qui elle obéit, et l’impact cette année a été tangible.»

L’équipe de la FAO estime que le projet a renforcé la sécurité alimentaire d’environ 2 500 familles d’agriculteurs et qu’environ 600 tonnes de céréales ont été récoltées. Ont été également renforcées la confiance et la collaboration locales, qui sont des éléments constitutifs essentiels de la deuxième phase des activités de la FAO financées par le Fonds pour la paix et la stabilité de la communauté du Darfour.

La FAO peut désormais apporter son expertise technique pour soutenir à la fois une meilleure gestion des ressources naturelles et la diversité des moyens d’existence dans la région, notamment le renforcement de la protection des pâturages, la conservation du fourrage, la lutte contre les ravageurs des cultures, la production de poêles économes en combustible et un programme de prêts pour l’élevage de chèvres et de brebis.

La clé d’un avenir pacifique

L’agriculteur au large sourire, Salaheldin Suleiman Hilal, a réussi à conserver une partie de sa récolte pour couvrir les besoins alimentaires de sa famille et a vendu l’excédent sur le marché local. A présent qu’il a rentré sa récolte, bovins et dromadaires sont les bienvenus pour manger les tiges laissées dans les champs et apporter le fumier qui enrichit le sol.

Mais tout le monde n’a pas eu la même chance au cours de cette campagne. La MINUAD a reçu des rapports selon lesquels un agriculteur dans une localité voisine a été abattu lors d’un affrontement consécutif aux dégâts occasionnés à sa récolte par un troupeau.

Charles Agobia, qui représente la FAO au Soudan, estime que des investissements supplémentaires dans le développement agricole du Darfour sont la clé d’un avenir pacifique. «Nous devons accorder plus d’attention aux investissements à long terme pour améliorer l’accès des agriculteurs et des éleveurs à l’eau et aux marchés», a-t-il souligné.

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Projet vert et inclusif: 125 millions de dollars à la corne de l’Afrique

TUNIS, Tunisie, 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (http://www.afdb.org) a approuvé un projet de 125 millions de dollars pour la première phase d’un programme visant à renforcer la résilience face à la sécheresse et à offrir des moyens de subsistance durables dans la corne de l’Afrique.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/african-development-bank.jpg

Trois pays, Djibouti, l’Ethiopie et le Kenya ainsi que le secrétariat de l’Igad sont concernés par la première étape de ce projet régional financé sous forme de prêts et de dons provenant du Fonds africain de développement (FAD) à compter de 2013.

Les dons FAD, d’une valeur de 15 millions de dollars en faveur de Djibouti et de 7 millions de dollars au secrétariat de l’Igad, et les prêts FAD dont les montants, 46 et 56 millions de dollars en faveur respectivement de l’Ethiopie et du Kenya, vont soutenir les activités visant à rétablir les moyens de subsistance en investissant dans la gestion des ressources naturelles (eau, pâturages), celle intégrée des terres, la restauration et la protection de l’écosystème, et dans les infrastructures agricoles et d’élevage.

Le projet contribuera aussi à améliorer les infrastructures de stockage, de commercialisation et de transport telles que les routes rurales. Il vise à s’attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité de la région pour forger une résilience face à la sécheresse à moyen et long termes, consolider davantage la paix et enfin promouvoir l’utilisation équitable des ressources naturelles limitées.

Certaines zones reconnues comme sujettes à la sécheresse sont ciblées, telles Beyya Dader, Gaggade-Derela et Weima à Djibouti, Afar et Somali en Ethiopie, et Baringo, Isiolo, Marsabit, Samburu, Turkana et Pokot Ouest, six comtés arides et semi-arides au Kenya. Selon les estimations, le projet bénéficiera à 12 millions de personnes, 98 millions de bovins et 173 millions d’ovins et de caprins victimes des sécheresses.

La mise en œuvre de ce programme vert et inclusif aura un impact environnemental et socioéconomique indéniable.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact media:

o.ndong-obiang@afdb.org

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DECLARATION D’ALGER SUR L’AMITIE ET LA COOPERATION ENTRE LA FRANCE ET L’ALGERIE

PARIS, France, 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Préambule

La France et l’Algérie sont déterminées à ouvrir un nouveau chapitre de leurs relations, cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie.

Les deux parties partagent une longue histoire et ce passé a longtemps alimenté entre nous des conflits mémoriels auxquels il est nécessaire de mettre un terme. Elles doivent, pour cela, regarder le passé en face, ensemble, avec lucidité et objectivité, tout en recherchant une voie originale permettant une lecture objective de l’histoire.

La France et l’Algérie ont noué des liens humains, affectifs et culturels d’une exceptionnelle intensité, dans tous les domaines.

Le moment est maintenant venu de donner à ces liens une impulsion puissante pour porter ces relations à un niveau conforme à leur potentiel et aux aspirations de leurs peuples.

L’une et l’autre entendent jouer un rôle exceptionnel dans la construction d’un espace euro méditerranéen de paix et de sécurité, de démocratie, de justice et de liberté, de développement et de prospérité.

Les deux parties ont décidé de développer un partenariat exemplaire et ambitieux, fondé sur l’égalité, le respect mutuel, l’équilibre des intérêts et la solidarité. Ce partenariat stratégique devra inclure toutes les dimensions de notre relation et aura vocation à se développer rapidement dans tous les domaines.

I – Dialogue politique

La France et l’Algérie souhaitent trouver ensemble des réponses adaptées aux défis d’un monde en profonde mutation. Elles considèrent qu’elles ont, chacune, des atouts qu’elles peuvent valoriser dans le cadre d’un dialogue politique confiant et approfondi.

Elles décident, en conséquence, de renforcer leurs échanges à haut niveau sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun et pour assurer le suivi de la relation bilatérale dans tous ses aspects.

Dans cette perspective, il est mis en place un ‘’Comité intergouvernemental de Haut Niveau », présidé par les deux Premiers Ministres. Ce comité tiendra sa première réunion en 2013. Il se réunira ensuite à intervalles réguliers selon des modalités qui seront définies ultérieurement.

II – Dimension Humaine

Les échanges humains qui témoignent des liens étroits entre les deux pays, représentent une richesse incomparable pour chacun d’eux.

La France et l’Algérie conviennent de favoriser le plus largement possible la mobilité de leurs ressortissants entre les deux pays. Les efforts engagés à cet effet donneront lieu à une concertation régulière au niveau diplomatique et consulaire.

La France et l’Algérie s’efforceront par ailleurs de répondre aux préoccupations exprimées par l’une des parties en ce qui concerne l’entrée et le séjour de ses ressortissants sur le territoire de l’autre, ainsi que le respect de leurs droits.

Dans ce contexte, la France réitère toute l’importance qu’elle accorde à la communauté algérienne établie en France qui a toute sa place dans la société française, à la prospérité de laquelle elle contribue activement.

III – Culture et éducation

La France et l’Algérie ont développé au fil des ans une coopération étroite dans de nombreux domaines.

Soucieux de poursuivre ces échanges, et de les intensifier, les deux parties ont élaboré conjointement un document définissant les axes de leur coopération pour la période 2013-2017.

Dans ce cadre, les deux parties souhaitent donner une claire priorité à l’éducation et à la formation. Elles ont décidé de donner une dimension prépondérante à la formation professionnelle des jeunes dans le nouveau Document Cadre de Partenariat.

Les deux parties conviennent de donner une impulsion significative à leurs relations et aux échanges culturels par la conclusion d’accords dans ce domaine et de faciliter chacune les activités des établissements éducatifs et culturels de l’autre sur son territoire.

Les deux parties décident de mettre en place toutes les facilités tendant à promouvoir et à encourager les initiatives permettant une meilleure connaissance réciproque de leurs jeunesses, en réponse à leurs attentes.

IV – Coopération économique

Les deux parties donneront un nouvel élan à leurs relations économiques. Dans ce but, elles entendent favoriser une relance équilibrée de leurs échanges et encourager le développement des investissements entre leurs entreprises.

Leurs économies doivent relever le défi du redressement productif et de la mondialisation. Elles présentent en outre de nombreux éléments de complémentarité.

Fortes de ce constat, les deux parties entendent valoriser leurs atouts et développer une stratégie visant à promouvoir les partenariats industriels entre opérateurs algériens et français. Cette stratégie devrait être mutuellement bénéfique et se traduire par le développement de l’investissement et la préservation ou la création d’emplois sur le territoire de chacune des parties, ainsi que par des transferts de compétences et de technologies. Les opérateurs économiques seront étroitement associés à sa définition et au suivi de sa mise en oeuvre.

A cette fin, elles ont décidé d’adopter une Déclaration conjointe pour un partenariat industriel et productif.

Un comité mixte de suivi de la relation économique bilatérale sera institué. Placé sous l’autorité des ministres désignés à cet effet, il présentera régulièrement un rapport aux deux Gouvernements sur l’état de cette relation et formulera à leur intention des recommandations en vue de son développement.

Alger, le 19 décembre 2012

Abdelaziz BOUTEFLIKA

Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire

François HOLLANDE

Président de la République Française

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RDC: L’argent du prix Nobel de la paix servira à financer des projets en faveur de 11 000 enfants

KINSHASA, République démocratique du Congo (RDC), 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Suite à l’attribution du Prix Nobel 2012 à l’Union européenne et comme l’ambassadeur de l’Union européenne, M. Jean-Michel Dumond l’a annoncé, le 14 décembre 2012 lors de la célébration à Kinshasa de la remise de ce prix, l’Union européenne a décidé d’attribuer cette somme à des enfants victimes de conflits.

Afin de pouvoir mobiliser 2 millions d’euros qui seront consacrés aux enfants les plus nécessiteux, l’Union européenne a, sur ses fonds propres, complété le prix de 930 000 euros. Cette somme sera consacrée à ces projets qui bénéficieront à plus de 23 000 enfants victimes de conflits dans le monde et fourniront à ces derniers un accès à un enseignement de base et à des lieux d’accueil adaptés à leurs besoins.

Les enfants sont en effet l’avenir de chaque société et l’Union européenne souhaite investir le dividende de la paix en ceux qui en ont le plus besoin, les enfants de la République démocratique du Congo.

Le premier bénéficiaire de cette assistance sera donc la République démocratique du Congo. Parmi les 23 000 enfants, bénéficiaires dans le monde, il y aura en effet 11 000 enfants congolais déplacés dans la partie orientale de la République démocratique du Congo. Save the Children et le Norwegian Refugee Council assureront la mise en œuvre de ce projet. Ce n’est là que justice parce que les enfants sont les premières victimes des violences atroces qui ravagent la République démocratique du Congo et que l’Union européenne une nouvelle fois déplore et condamne.

La Délégation de l’Union européenne souhaite à cette occasion rappeler qu’elle lancera un concours de dessins auquel participeront les enfants de la RDC. Le thème en sera « Les enfants de la paix ». L’UE s’est vu décerner le prix Nobel de la paix 2012 pour avoir contribué, pendant plus de six décennies, à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme en Europe. Ce prix est un encouragement à l’action inlassable que l’Union européenne mène pour renforcer la paix et la stabilité dans le monde, en Afrique et particulièrement en République démocratique du Congo.

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Intervention militaire au Mali : Dix ONG demandent des mesures pour réduire les risques encourus par les civils

PARIS, France, 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Une offensive militaire au Nord du Mali aurait de graves conséquences humanitaires et nécessite la mise en place de solides garde-fous, met en garde aujourd’hui une coalition de dix ONG.

Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU examine une résolution qui autoriserait le déploiement d’une force militaire internationale pour restaurer l’intégrité territoriale du Mali, des organisations humanitaires travaillant dans le pays exhortent la communauté internationale à la prudence.

Les 10 ONG demandent au Conseil de sécurité d’accorder une priorité élevée à la recherche d’une solution pacifique au Mali, de façon à permettre la stabilité à long terme dans le pays. Pour les organisations, il est également essentiel que toute action militaire s’accompagne de mesures fortes pour réduire les risques encourus par les civils.

« Le déploiement d’une opération militaire pourrait avoir d’importantes conséquences humanitaires, alors que beaucoup de familles sont déjà très affectées par l’insécurité et par la grave crise alimentaire. Nous craignons que toute intensification de la violence ait des répercussions sur les civils, et engendre par conséquent une augmentation des besoins humanitaires et des déplacements de populations supplémentaires. Tout au long du processus de décision, le Conseil de sécurité doit s’assurer que toute planification militaire prenne en considération les aspects humanitaires afin de limiter les maux infligés aux populations civiles, et ce à toutes les étapes de l’intervention», explique Nicolas Vercken, d’Oxfam France.

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 412 000 personnes ont déjà été contraintes de fuir leurs foyers. Ce chiffre comprend les quelque 208 000 réfugiés actuellement disséminés entre l’Algérie, le Burkina Faso, la Guinée, la Mauritanie, le Niger et le Togo. S’ajoutent à ces réfugiés les 204 000 Maliens qui sont déplacés à l’intérieur du pays. Ces déplacés vivent dans des conditions difficiles et dépendent de l’aide humanitaire ainsi que de la solidarité des communautés d’accueil.

«Les femmes et les enfants comptent parmi les groupes les plus vulnérables lorsque des opérations militaires sont lancées. Nous recevons des informations inquiétantes à propos de violences sexuelles à l’encontre des femmes et des petites filles dans certaines zones du Mali. Nous devons protéger les droits des personnes, en particulier des femmes, des enfants, des personnes en situation de handicap et des personnes âgées, qui sont les plus vulnérables», affirme Chance Briggs Directeur National de Vision Mondiale Mali.

Les dix organisations appellent le Conseil de sécurité de l’ONU à mettre en œuvre une série de recommandations :

– Accorder une priorité élevée à la négociation d’une solution pacifique à la crise, et lier toute autorisation de déploiement d’une force armée à une stratégie de long terme, claire et réalisable, visant à la construction de la cohésion sociale et d’un système de gouvernance incluant toutes les communautés du Mali.

– Exiger que toute force militaire autorisée par le Conseil de sécurité reçoive une formation portant sur le droit international humanitaire, le droit applicable en matière de Droits de l’Homme et le droit des réfugiés, et prenne les mesures nécessaires pour prévenir les dommages infligés aux civils et à leurs biens lors de la conduite des hostilités.

– Veiller à ce que les forces autorisées informent le Conseil de sécurité de façon régulière et transparente sur les mesures prises pour assurer le respect du droit international et limiter les souffrances infligées aux civils.

– Appeler les pays donateurs à accroître leur soutien en matière d’aide humanitaire afin de répondre aux besoins urgents déjà identifiés, estimés à hauteur de 214 millions de dollars, et se prépare à fournir une aide supplémentaire selon l’évolution des besoins.

– Assurer que l’ONU coordonne l’élaboration d’un plan de contingence humanitaire et sollicite des fonds additionnels permettant de répondre aux besoins des civils qui seraient affectés par les opérations militaires.

Organisations signataires : CARE International, Christian Aid, Handicap International, Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), International Rescue Committee, Oxfam, Norwegian Refugee Council, Refugees International, Tearfund, Vision Mondiale Internationale.

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LA 31EME REUNION DES CHEFS D’ETAT-MAJOR DE LA CEDEAO DOMINEE PAR LA SITUATION EN GUINEE-BISSAU ET AU MALI

ABUJA, Nigeria, 20 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Trouver une solution politique à la situation du capitaine Amadou Haya Sanogo, vu que les interventions du chef de l’ex-junte militaire malienne dans le débat politique ont toujours constitué un handicap à l’évolution positive de la situation au Mali.

Telle est l’une des recommandations de la 31ème réunion ordinaire du Comité des chefs d’état-major de la CEDEAO (CCEM) qui s’est achevée au petit matin du dimanche 16 décembre 2012 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Le ministre auprès du président ivoirien chargé de la Défense, M. Paul Koffi Koffi, a déploré la situation politique actuelle au Mali caractérisée par la démission de l’ex-Premier ministre sur injonctions du capitaine Amadou Haya Sanogo.

«Nous souhaitons vivement que l’armée ne se mêle pas du débat politique afin que cela ne vienne pas constituer un autre souci à gérer alors que nous attendons une résolution du Conseil de sécurité», a expliqué M. Paul Koffi Koffi.

Pour sa part, la commissaire chargée des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité de la Commission de la CEDEAO, Mme Salamatu Hussaini Suleiman, a rappelé la position de l’organisation sous-régionale face à la crise politique malienne actuelle.

«La CEDEAO condamne fermement tout agissement qui va à l’encontre de la transition au Mali, en particulier l’action des militaires contre toute autorité de la transition ainsi que toute forme d’interférence et d’ingérence de leur part dans le processus politique», a-t-elle souligné.

Cette rencontre a également permis aux participants de faire le point sur les activités de planification élaborées et conçues pour la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA). Un accent particulier a été mis sur l’examen de la structure et du personnel proposés pour le déploiement de cette Mission.

Toujours au chapitre des recommandations, les membres du CCEM ont décidé de la mise en place d’une structure adéquate de gestion financière de la MISMA telle que demandée par l’Union européenne, l’élaboration d’un plan B tenant compte de l’appui à la formation et l’engagement avec les seuls moyens de la CEDEAO, l’achèvement de l’inspection des unités promises par les Etats membres ainsi que l’étude d’une option de révision du chronogramme pour un déploiement plus rapide de la Mission.

Le président du CCEM, le chef d’état-major général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, le général de corps d’armée Soumaïla Bakayoko, a félicité les officiers planificateurs de la MISMA pour les résultats auxquels ils sont parvenus et remercié ses pairs pour leur disponibilité et leur engagement aux côtés de leurs frères d’armes maliens pour la résolution de la crise et le rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali.

Outre la crise malienne, les participants se sont penchés sur la présence de la Mission de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ECOMIB) et ont examiné une demande du gouvernement bissau-guinéen relative au déploiement d’une composante maritime au sein de ladite Mission.

Le président du CCEM a félicité les forces de l’ECOMIB pour l’amélioration de la situation sur le terrain, et s’est engagé à faire prendre les dispositions nécessaires en vue d’une amélioration urgente des conditions de vie des soldats de la Mision et de la réussite de la réforme du secteur de défense et de sécurité en Guinée-Bissau.

La 31ème réunion ordinaire du CCEM s’est déroulée à Abidjan au lieu d’Abuja, au Nigéria, en raison de la tenue dans la capitale administrative ivoirienne de la 8ème édition de la Coupe d’Afrique militaire de football (Camfoot 2012). La finale de la compétition, jouée quelques heures après la fin des travaux du CCEM, a été remportée par le Mali qui a battu par 1 but à 0 le Cameroun, vainqueur des deux dernières éditions du tournoi.

Le Mali a emporté 20 000 dollars américains du président burkinabè, Blaise Compaoré, dont la Coupe porte le nom et 10 millions de francs CFA du président ivoirien Alassane Ouattara.

La Côte d’Ivoire, pays organisateur, s’est classée troisième.

La prochaine Coupe d’Afrique militaire de football se déroulera au Tchad en 2014.

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France Télécom-Orange annonce la mise en service du câble sous-marin ACE pour les 13 premiers pays

PARIS, France, 19 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — France Télécom-Orange (http://www.orange.com) et les autres membres du consortium ACE ont annoncé aujourd’hui à Banjul, en Gambie, la mise en service du câble sous-marin ACE (Africa Coast to Europe) qui relie, pour cette première étape, la France à Sao Tomé et Principe. Ce câble, qui sera prolongé jusqu’en Afrique du sud dans une deuxième phase, étend l’accès à l’Internet haut-débit en Afrique et apporte de la capacité supplémentaire aux réseaux internationaux existants.

Logo Orange: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/orange-logo.jpg

Près de 12 000 km de fibre optique ont été déployés pour connecter 13 pays , depuis la France jusqu’à Sao Tomé & Principe en longeant la côte ouest de l’Afrique. Deux pays sans façade maritime, le Mali et le Niger, seront également desservis grâce à un prolongement terrestre. Enfin, le Nigéria sera également connecté à ce câble en 2013.

Map : http://www.apo-mail.org/ACE_Orange-map_VF_Dec12.jpg

Sept de ces pays – la Gambie, la Guinée, la Guinée Equatoriale, le Libéria, la Mauritanie, Sao Tomé & Principe, et la Sierra Leone – bénéficieront pour la première fois d’une connexion directe à un câble sous-marin, leur permettant d’accéder de manière optimale au réseau haut débit international. En s’appuyant sur ce nouveau réseau, les opérateurs dans ces pays peuvent désormais développer des gammes de services haut débit innovants, indispensables au développement économique et social de ces pays.

L’arrivée d’ACE contribuera également au développement de l’activité des grands groupes internationaux en Afrique en améliorant significativement la connectivité de leurs sites africains à leurs réseaux mondiaux et en permettant le développement de services à valeur ajoutée dans les domaines des Unified Communications, de l’IT et de la relation client.

Cette mise en service constitue la première étape du plan de déploiement du câble sous-marin ACE qui, à terme, parcourra dans sa totalité environ 17 000 km. Dans une deuxième phase, sept pays supplémentaires seront également connectés.

Pour accomplir cet ambitieux projet, France Télécom-Orange, accompagné de ses filiales Côte d’Ivoire Telecom, Orange Cameroun, Orange Mali, Orange Niger et Sonatel, s’est entouré de partenaires majeurs au sein d’un consortium international.

Une sécurisation accrue pour acheminer les communications

A travers des liaisons avec d’autres câbles, ACE constitue également une route ouest supplémentaire capable d’acheminer le trafic entre l’Europe et l’Asie en passant par l’Afrique. ACE offre par exemple une alternative qui sécurise la transmission des communications pour les pays déjà desservis par le câble SAT3-WASC-SAFE qui relie le Portugal à la Malaisie. Enfin, ce câble diversifie les artères de transmission entre le Portugal et la France.

ACE bénéficie de la technologie la plus performante utilisée actuellement dans le domaine des câbles sous-marins : le multiplexage de longueur d’onde (WDM) qui permet d’augmenter la capacité en fonction des besoins sans nouvelle intervention sous-marine. La capacité totale s’élèvera à 5,12 Tbps grâce à la nouvelle technologie 40 Gbps qui supporte les réseaux ultra-haut débit.

Un actif essentiel du réseau haut-débit du Groupe en Afrique

La construction du câble représente un investissement d’environ 700 millions de dollars américains pour le consortium dont environ 250 millions de dollars sont pris en charge par le Groupe et ses filiales. Par ces investissements majeurs, France Télécom-Orange concrétise deux volets de sa stratégie : démocratiser l’accès à l’internet (bas et haut-débit) en Afrique où le Groupe est implanté dans plus de vingt pays et contribuer à développer la qualité de service de son réseau dans chacun de ses filiales.

A travers le développement de ses réseaux sous-marins, France Télécom-Orange contribue au développement d’un réseau mondial de haute qualité. Ces câbles constituent des artères essentielles de transmission permettant au Groupe de disposer d’outils performants, à des coûts maîtrisés, pour accompagner la croissance continue des volumes de données échangées.

1 La France, le Portugal, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée Equatoriale, le Gabon et Sao Tomé & Principe.

2 Les Iles Canaries (Espagne), le Bénin, le Cameroun, la République Démocratique du Congo, l’Angola, la Namibie et l’Afrique du sud.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Orange.

A propos d’Orange

France Télécom-Orange est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 45,3 milliards d’euros en 2011 et 170 000 salariés au 30 septembre 2012, dont 105 000 en France. Présent dans 33 pays, le Groupe servait 227 millions de clients au 30 septembre 2012, dont 169 millions de clients du mobile et 15 millions de clients ADSL et fibre dans le monde. Orange est l’un des principaux opérateurs européens du mobile et de l’accès internet ADSL et l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales, sous la marque Orange Business Services.

Avec son projet d’entreprise « conquêtes 2015 », Orange s’adresse simultanément à ses salariés, à ses clients, à ses actionnaires et plus largement à la société dans laquelle l’entreprise évolue en s’engageant concrètement sur des plans d’actions. Ceux-ci concernent les salariés du Groupe grâce à une nouvelle vision des Ressources Humaines ; les réseaux, avec le déploiement des infrastructures du futur sur lesquelles le Groupe bâtira sa croissance ; les clients, avec l’ambition de leur offrir la meilleure expérience parmi les opérateurs grâce, notamment, à l’amélioration de la qualité de service ; et l’accélération du développement international.

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