Le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l ‘Union Africaine se rend en République Démocratique du Congo et au Rwanda

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 3 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA), l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, se rend à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), et à Kigali, au Rwanda, respectivement du 2 au 3 et du 4 au 5 janvier 2013. À cette occasion, il rencontrera de hauts responsables des deux pays, pour discuter de la situation dans la région des Grands Lacs et des efforts pour y promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité. Durant son séjour en RDC, le Commissaire se rendra également à Goma. À Kigali, les discussions incluront, en outre, un échange de vues sur les modalités suivant lesquelles le Rwanda pourrait aider à promouvoir l’agenda paix et sécurité de l’UA, en sa qualité de nouveau membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.

La mission du Commissaire Lamamra précédera la visite que la Présidente de la Commission, Dr Nkosazana Dlamini Zuma, se propose d’entreprendre dans la Région, dans le cadre des efforts de l’UA visant à résoudre la crise à l’Est de la RDC et de son appui aux initiatives de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). À cet égard, la Commission de l’UA organisera à Addis Abéba, le 8 janvier 2013, une réunion au niveau ministériel sur le déploiement à l’Est de la RDC de la Force internationale neutre envisagée (FIN) et le renforcement du Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE), et ce dans le prolongement de la consultation sur le même sujet qui a eu lieu, au siège de l’UA, les 27 et 28 décembre 2012.

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France – République Centrafricaine : Le Président de la République suit avec la plus grande attention les derniers développements en République Centrafricaine

PARIS, France, 30 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Président de la République suit avec la plus grande attention les derniers développements en République Centrafricaine, notamment après la rencontre entre Monsieur François BOZIZE, Président de la République Centrafricaine et Monsieur Boni YAYI, Président de la République du Bénin, Président de l’Union Africaine . Il salue les efforts en cours du Président de l’Union Africaine et de la CEEAC pour trouver une issue négociée à la crise. Le Président appelle toutes les parties à cesser les hostilités et à dialoguer.

La France rappelle également que toutes les mesures pour garantir la sécurité des communautés françaises et étrangères doivent être prises par les autorités en place.

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France – République centrafricaine : Communiqué de la Présidence de la République française relatif à la manifestation qui a pris pour cible l’ambassade de France à Bangui

PARIS, France, 26 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ —

Suite à la manifestation qui a pris pour cible ce matin, sans raison connue, l’ambassade de France à Bangui, le Président de la République a demandé au Ministre de la Défense de prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité de l’enceinte diplomatique et la protection de nos ressortissants en lien avec les autorités centrafricaines. Ces mesures ont été mises en œuvre dans les délais les plus courts et seront prolongées autant que nécessaire.

Le Président de la République se tient régulièrement informé de la situation.

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Adoption à l’Assemblée générale des Nations unies d’une résolution sur l’intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines (21 décembre 2012)

PARIS, France, 21 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La France salue l’adoption le 20 décembre par consensus par l’Assemblée générale des Nations unies de la résolution sur l’intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines. Il s’agit de la première résolution adoptée sur ce thème par l’AGNU. Elle a pour objet de prévenir les mutilations génitales féminines et appelle les Etats à condamner ces pratiques, à lutter contre l’impunité et à lancer notamment des campagnes d’éducation pour les combattre.

La France se félicite également de l’adoption le même jour par consensus de la résolution sur l’intensification des efforts en vue d’éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes. La France est avec les Pays Bas à l’initiative de cette résolution, adoptée par consensus et co-parrainée par 103 Etats. Cette résolution a pour objet la protection des femmes victimes de violence et appelle notamment les Etats à améliorer le cadre juridique en matière de protection et d’aide aux femmes victimes de violences. Il s’agit également du thème prioritaire de la prochaine session de la Commission de la Condition de la Femme (4-15 mars 2013).

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Mali – Adoption de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité (21 décembre 2012)

PARIS, France, 21 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de sécurité des Nations Unies vient d’adopter le projet de résolution porté par la France sur le Mali.

Cette résolution autorise le déploiement d’une force africaine au Mali pour permettre au pays de recouvrer son intégrité territoriale par la reconquête du Nord, tombé aux mains des narco-terroristes et en proie à des fondamentalistes. Elle répond à l’appel à l’aide du Mali et aux attentes de nos partenaires africains qui, au sein de la CEDEAO et de l’Union africaine, ont pris la direction des efforts internationaux pour résoudre la crise.

Le déploiement de la MISMA étant autorisé, la préparation du déploiement (génération de force, entrainement, déploiement effectif sur le terrain) doit s’engager sans tarder. De nombreux pays ont fait part de leur disponibilité. A notre initiative, l’Union Européenne a d’ores et déjà décidé d’apporter son soutien, financier et en termes de formation, à la MISMA.

Comme c’est l’usage, le Conseil de Sécurité continuera de suivre attentivement le processus de préparation de l’intervention.

L’opération sera conduite avec des troupes combattantes exclusivement africaines et une forte mobilisation de l’Union européenne sur les plans financier et logistique. Cette résolution est aussi l’occasion pour le Conseil de sécurité de rappeler clairement la nécessité de progresser sur le volet politique, que ce soit dans la poursuite de la transition ou dans la mise en place d’un processus de dialogue et de réconciliation inter-maliens, y compris vis-à-vis du Nord. La résolution prend enfin pleinement en compte les aspects de lutte contre l’impunité et de respect des droits de l’Homme auxquels la France attache une grande importance et au suivi desquels nous resteront très attentifs dans les mois à venir.

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Communiqué des ministres algérien et français des Affaires étrangères sur la relation bilatérale franco-algérienne (20 décembre 2012)

PARIS, France, 21 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — A l’invitation du Président de la République algérienne démocratique et populaire, Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République française, François Hollande a effectué les 19 et 20 décembre 2012 une visite d’État en Algérie.

Au cours de cette visite, les deux Chefs d’Etat ont procédé à un large échange de vues sur un certain nombre de questions liées à l’état des relations bilatérales et aux perspectives offertes pour leur développement afin d’élever les rapports algéro-français au niveau des potentialités des deux pays et des attentes des peuples algérien et français.

Dans le respect de la tradition de concertation entre les deux pays, les Présidents Bouteflika et Hollande ont passé en revue les questions d’actualité régionale et internationale au sujet desquelles de larges convergences de vues ont été relevées.

Les deux Présidents ont instruit leurs Ministres des Affaires étrangères afin qu’ils intensifient leurs contacts et renforcent leur concertation pour permettre une densification de la relation bilatérale et identifier, autant que possible, des points de convergence sur les questions d’intérêt commun.

A l’issue de cette visite, et s’agissant des relations bilatérales, les Présidents de la République des deux pays ont fixé, dans la Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre la France et l’Algérie, le cap politique d’une relation forte et renouvelée, cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie.

Les deux parties se félicitent de la signature, à l’occasion de la visite du Président François Hollande, des documents et accords suivants :

Document Cadre de Partenariat ;

Procès-verbal d’échange des instruments de ratification et d’approbation de l’Accord de coopération en matière de défense ;

Mémorandum de Coopération financière ;

Convention de partenariat et de coopération dans les domaines de l’agriculture, du développement rural et de l’agroalimentaire ;

Déclaration conjointe pour un Partenariat industriel et productif ;

Arrangement administratif relatif à la coopération en matière de protection et de sécurités civiles ;

Les deux parties, s’appuyant sur la nouvelle impulsion donnée par la Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre l’Algérie et la France conviennent de progresser ensemble, dans l’intérêt partagé des deux pays, en particulier sur les volets suivants.

Concertation politique de haut niveau

Les deux parties sont convenues de préciser, par un accord spécifique à conclure ultérieurement, le mécanisme et les modalités de fonctionnement du Comité intergouvernemental de Haut Niveau, présidé par les deux Premiers ministres, dont une première session sera organisée au cours de l’année 2013.

Elles se félicitent de la reprise du dialogue concernant les archives et de la mise en place d’un groupe de travail pour la prise en charge de cette importante question.

Dimension humaine

Les conditions pratiques de la mobilité des Algériens en France et des Français en Algérie seront améliorées par un dialogue soutenu et régulier, dont les conclusions seront consignées dans un document commun.

Les efforts entrepris de part et d’autre pour faciliter l’entraide judiciaire pénale seront poursuivis.

Les deux parties partagent une même volonté de parvenir, dans le cadre formel d’un groupe de travail mis en place à cette fin, à une résolution des cas d’enfants déplacés issus de couples mixtes.

Les difficultés auxquelles font face certains ressortissants français, propriétaires légaux de biens immobiliers en Algérie, dans l’exercice de leur droit de propriété, seront pris en charge par un groupe de travail, qui aura pour mission de trouver des solutions appropriées, dans le respect de la législation en vigueur.

Les deux parties conviennent de déployer les efforts nécessaires et de mettre en place toutes les facilités requises afin de conforter le bon fonctionnement des services diplomatiques et consulaires algériens en France et français en Algérie.

Les deux parties conviennent des efforts à déployer pour faciliter la présentation par les victimes des essais nucléaires français au Sahara ou leurs ayant-droits des dossiers en vue de leur indemnisation éventuelle. Les deux parties conviennent de mettre en place un mécanisme de discussion à ce sujet.

Les deux parties font part de leur disponibilité à faciliter la recherche et l’échange d’informations pouvant permettre la localisation des sépultures de disparus algériens et français de la guerre d’indépendance.

Les deux parties poursuivront les discussions engagées en vue d’apurer définitivement les dettes dûment justifiées auprès des établissements hospitaliers français et de réunir la commission mixte de sécurité sociale.

S’agissant des retraités algériens, un groupe de travail sera mis en place pour rechercher les solutions appropriées.

Relations culturelles et éducatives

Dans le domaine culturel et éducatif, les deux parties affirment leur volonté de poursuivre et intensifier la coopération bilatérale, selon les axes prioritaires définis dans le nouveau Document-Cadre de Partenariat, signé le 19 décembre à Alger et dont l’appui à la formation de la jeunesse constitue une ligne directrice.

A ce titre, il est prévu notamment que la France accompagnera les efforts de l’Algérie en vue d’ouvrir et de développer un réseau d’une vingtaine d’Instituts d’Enseignement Supérieur Technologique (IEST) à travers le territoire national.

Les deux parties se fixent l’objectif de définir un statut conventionnel pour le Centre culturel algérien et pour l’Ecole algérienne à Paris. Deux nouvelles écoles françaises à Oran et Annaba seront ouvertes.

Partenariat économique

La relation économique bilatérale fera l’objet d’une dynamisation et d’un suivi régulier par un comité mixte, de façon à identifier ensemble les moyens de progresser, dans l’intérêt des deux pays, sur les différents aspects de cette relation. Les modalités de ce partenariat seront définies dans un accord spécifique.

Dans la continuité de la Déclaration conjointe sur le partenariat industriel et productif, signée le 19 décembre, le développement de l’investissement français en Algérie et algérien en France sera accompagné, dans une logique d’équilibre des intérêts et de profits partagés. A cet effet, les deux parties se félicitent de la conclusion de plusieurs accords de partenariat, et en particulier de la signature de l’accord entre la Société Nationale des Véhicules Industriels – SNVI et l’entreprise Renault ce qui permettra la promotion de l’industrie automobile en Algérie.

Les deux parties soulignent la nécessité de stimuler la coopération dans le domaine énergétique, qu’il s’agisse des hydrocarbures, du développement en Algérie de la filière nucléaire civile ou de l’utilisation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Coopération dans le domaine de la sécurité

Dans le domaine de la coopération en matière de défense, l’accord bilatéral entrera en vigueur en février 2013 et ouvrira ainsi des perspectives prometteuses pour une relation dynamique dans cet important secteur.

L’arrangement administratif conclu entre les deux ministères de l’Intérieur en matière de Protection Civile donnera une impulsion à ce volet de la coopération entre les deux pays.

Les deux parties se félicitent de l’atmosphère constructive et sereine caractérisant le dialogue entre les deux pays, dans les divers domaines de leur relation. Ils décident de tout mettre en œuvre pour poursuivre et intensifier encore ce dialogue afin que leur partenariat stratégique se traduise dans le bien-être de leurs ressortissants.

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M. MOHAMED IBN CHAMBAS DU GHANA EST NOMMÉ REPRÉSENTANT SPÉCIAL CONJOINT DE L’UNION AFRICAINE ET DES NATIONS UNIES AU DARFOUR

NEW YORK, 21 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, et la Présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, ont annoncé aujourd’hui la nomination de M. Mohamed Ibn Chambas du Ghana, au poste de Représentant spécial conjoint au Darfour et Chef de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD). M. Chambas assumera aussi les fonctions de Médiateur en chef conjoint de l’Union africaine et des Nations Unies.

M. Chambas remplace M. Ibrahim Gambari du Nigéria. Le Secrétaire général et la Présidente de la Commission de l’Union africaine saisissent cette occasion pour réitérer leur reconnaissance à M. Gambari pour son travail dévoué à la MINUAD.

M. Chambas apporte avec lui une vaste expérience après une carrière longue et remarquable tant pour les fora internationaux que gouvernementaux et plus récemment comme Secrétaire général du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Avant cela, il était, de 2006 à 2009, Président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et Secrétaire exécutif de la même CEDEAO, de 2002 à 2005.

M. Chambas a été élu au Parlement et en cette qualité, a assumé les fonctions de Vice-Ministre des affaires étrangères du Ghana en 1987. Il a aussi été, de 1997 à 2000, Vice-Ministre de l’éducation chargé de l’enseignement supérieur, après avoir été impliqué dans les efforts de médiation au Libéria, de 1991 à 1996.

Né au Ghana en 1950, M. Chambas est titulaire d’une licence en sciences politiques de l’Université du Ghana, d’une maîtrise et d’un doctorat de la Cornell University et d’un diplôme de droit de la Case Western Reserve Universiy.

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République démocratique du Congo : près de 90 000 personnes reçoivent une aide d’urgence dans l’est du pays

GENEVE, Suisse, 21 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Bien que la situation dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu soit relativement stable

depuis quelques jours, des actes de banditisme ou de justice populaire, ainsi que des

tensions entre communautés ethniques dans certaines zones, favorisent l’émergence d’un

climat d’inquiétude et de crainte au sein de la population. Partout, des milliers de personnes

– résidents et déplacés – dans les deux provinces du Kivu survivent dans des conditions très

précaires.

« Le sort des civils dans l’est de la RDC et leur besoin immédiat de sécurité ne doivent pas

être oubliés dans les pourparlers en cours. Cette population, déjà frappée par des années de

conflits et de violence, vit aujourd’hui dans une incertitude grandissante. Elle a droit à être

respectée et protégée », déclare Franz Rauchenstein, chef de la délégation du CICR en

République démocratique du Congo.

« Pour nous, il est primordial de pouvoir continuer à visiter les personnes détenues en lien

avec les conflits dans l’est de la RDC, à évacuer les blessés de guerre et à leur prodiguer

des soins, à porter assistance aux personnes déplacées et aux plus vulnérables d’entre elles,

ainsi qu’à rechercher les proches d’enfants qui se sont retrouvés séparés de leurs familles »,

ajoute M. Rauchenstein.

Les équipes du CICR, avec les volontaires de la Croix-Rouge de la RDC, sont actuellement

à l’oeuvre à Sake, localité située à l’ouest de Goma, mais également dans la zone de Masisi-

Centre (Nord-Kivu) et à Minova (Sud-Kivu). Elles redoublent d’efforts pour fournir une

assistance alimentaire d’urgence à près de 90 000 personnes. Certains des bénéficiaires

reçoivent également des articles de première nécessité, tels que casseroles, vêtements,

couvertures et bâches. En pleine saison des pluies, ces distributions massives de biens ne

se font pas sans difficulté.

« C’est la deuxième fois que nous sommes déplacés, explique Kahindo, une jeune fille de

16 ans, lors d’une distribution organisée sur le terrain de football d’une école de Kimoka (un

quartier de Sake), en faveur de plus de 45 000 personnes. La première fois, nous avons fui

avec nos parents, mais cette fois nous avons été surpris par les combats. Nos parents qui

étaient allés aux champs, ont été tués, et moi je me suis enfuie avec mes petits frères. »

Sur le terrain, les délégués du CICR s’entretiennent avec des personnes qui ont subi des

violences au cours des dernières semaines, afin de leur porter assistance. Le travail des

délégués consiste également à consigner des cas de violation du droit international

humanitaire. Comme dans tous les pays où il travaille, le CICR communique ces

informations de manière confidentielle et bilatérale aux forces ou aux groupes armés

concernés. Le but ultime est d’induire des changements de comportement chez les porteurs

d’armes envers les civils et les personnes hors de combat.

Depuis le 19 novembre, le CICR a également :

• poursuivi ses démarches afin de pouvoir visiter les personnes arrêtées durant la prise

de Goma et toujours détenues à ce jour ;

• opéré plus de 130 blessés de guerre à l’hôpital de N’Dosho et de Katindo à Goma,

poursuivi l’évacuation et la prise en charge de blessés de guerre dans le Sud-Kivu et

maintenu son soutien matériel et financier aux structures hospitalières de Bukavu ;

• construit des latrines, des douches et remis en état un réservoir et des conduites

d’eau dans les camps de déplacés de Minova, de Saïo et de Nyamunyunyi à

Bukavu ;

• soutenu l’action de la Croix-Rouge de la RDC, notamment dans le domaine des

premiers secours aux blessés et de leur évacuation ;

• enregistré à Goma et Bukavu plus de 350 enfants et réussi, en collaboration avec la

Croix-Rouge de la RDC, à réunir plus d’une centaine d’entre eux avec leurs familles.

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Appui pour la transparence et une meilleure gouvernance au Sénégal

WASHINGTON, 21 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La Banque mondiale va renforcer son appui aux efforts du Sénégal pour une meilleure gouvernance avec un financement de 55 millions de dollars (environ 28 milliards de FCFA) qui a été approuvé jeudi par son Conseil d’administration.

Ce Crédit de Soutien à la Gouvernance et à la Croissance (CSGC) va appuyer le renforcement de la gouvernance, en particulier dans la reddition des comptes, la performance du secteur public et la croissance économique par le développement du secteur privé.

«Le Sénégal est confronté à d’énormes défis que sont l’accélération de la croissance, l’emploi, et l’amélioration de la prestation des services, ainsi qu’une meilleure gouvernance et une meilleure capacité de résistance aux chocs. En conséquence, nous les avons considérés comme les piliers de notre partenariat avec le Sénégal, en conformité avec la Stratégie nationale de développement économique et social (SNEDS) dont ce financement n’est qu’un premier soutien pour la mise en œuvre», a déclaré Mme Vera Songwe, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour Sénégal. «Bien que certains progrès ont été réalisés, des efforts supplémentaires sont nécessaires dans les secteurs de l’énergie, de la protection sociale et du climat des affaires, surtout si le Sénégal veut atteindre une croissance de 6 pour cent et créer suffisamment d’emplois pour ses jeunes», a ajouté Mme Songwe.

Dans la même foulée, Mamadou Ndione, Economiste et chargé du programme au niveau de la Banque mondiale, précise que ce premier appui budgétaire sur les trois prévus d’ici à 2014, visera particulièrement la gouvernance dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’énergie : « Ce crédit soutient des réformes nécessaires à la mise en œuvre réussie de la SNDES en améliorant la redevabilité et la transparence dans la gestion des ressources publiques et en générant des économies dans les secteur de l’éducation, de la santé et de l’électricité qui seront réinvesties dans des programmes au bénéfice des groupes les plus vulnérables du Sénégal».

Le CSCG permettra aussi une meilleure efficience de la dépense dans le secteur de l’éducation de base et une meilleure gouvernance pour améliorer notablement les prestations dans le secteur de l’électricité.

La déclaration de patrimoine par les détenteurs d’un pouvoir public, la célérité dans la publication des rapports de la Cour des comptes, la crédibilité des budgets des universités et de l’éducation de base sont autant de résultats attendus du CSGC. Le niveau d’endettement de la société nationale d’électricité (SENELEC), l’efficience des hôpitaux ainsi que le niveau des subventions dans le secteur de l’énergie permettront aussi de mesurer la mise œuvre des réformes dans le cadre de ce financement.

Immédiatement après son approbation par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, l’accord de financement a été signé par Mme Songwe et M. Amadou Kane, ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal, ce qui permettra de libérer la totalité du financement avant la fin de l’année en cours.

A cette occasion, Mme Songwe a transmis au gouvernement du Sénégal les félicitations de Miria Pigato, Chef du Département deRéduction de la pauvreté et de la Gestion Economique de l’Afrique l’ouest francophone, «pour les signaux positifs en matière de Gouvernance » et ses encouragements « à accélérer la mise en œuvre des réformes au cours des prochaines années.»

L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Créée en 1960, l’IDA aide à réduit la pauvreté en accordant des dons et des crédits sans intérêt permettant à stimuler la croissance économique et à améliorer les conditions de vie des populations. L’Association prête des fonds (appelés crédits) à des conditions concessionnelles. Les crédits de l’IDA sont remboursés sur une période de 25 à 40 ans, y compris un différé d’amortissement de 5 à 10 ans. (Arial 9)

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Visite d’Etat en Algérie (19 et 20 décembre 2012)

PARIS, France, 21 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République, François HOLLANDE se rend en visite d’Etat à Alger et Tlemcen, en République algérienne, les 19 et 20 décembre 2012.

Les temps forts de la visite :

Mercredi 19 décembre 2012

14h00 Entretien avec M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, Président de la République algérienne démocratique et populaire

18h05 Allocution de M. le Président de la République devant la communauté française

Jeudi 20 décembre 2012

09h00 Allocution de M. le Président de la République devant les deux chambres réunies du Parlement algérien

10h15 Intervention de M. le Président de la République à l’occasion des rencontres économiques franco-algériennes

15h15 Allocution de M. le Président de la République à l’Université Aboubakr-Belkaïd de Tlemcen

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