Risque de guerre dans l’Est de la RDC : des millions de personnes sous la menace des milices et forces armées

PARIS, France, 18 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Selon Oxfam, le risque qu’une guerre éclate s’ajoute à la violence quotidienne et aux exactions auxquelles les populations font déjà face

Plus d’un million de personnes sont menacées par les attaques des milices, rebelles et armées régulières alors que les combattants commencent à se positionner dans et autour de la ville de Goma, et que le gouvernement et la force de maintien de la paix de l’ONU ne leur fournissent que peu, voire aucune protection.

Les camps de déplacés font face à une menace croissante tandis que les différents groupes rebelles semblent faire mouvement vers des sites autour de la ville. Oxfam craint que les populations civiles ne subissent des attaques ciblant les camps de déplacés, et que plus d’un million de personnes cherchent à se protéger dans une zone qui fourmille de soldats et de miliciens.

Si les combats éclatent, ils pourraient avoir lieu dans de nombreuses zones autour de Goma. Selon Oxfam, la mission de maintien de la paix de l’ONU devrait de toute urgence effectuer des patrouilles dans les zones à risque, en particulier la nuit autour des camps et villages où les civils sont particulièrement menacés par des attaques.

« Les gens ont peur, et beaucoup ont rassemblé leurs affaires en prévision d’une explosion de violence majeure » a déclaré Nicolas Vercken, d’Oxfam France. « Il existe désormais un vrai risque de guerre, qui vient s’ajouter à la violence quotidienne et aux exactions auxquelles fait face la population. Un tel conflit serait catastrophique pour la population congolaise, qui subit déjà le pillage, le viol et la torture de la part de plus de 25 groupes rebelles dans l’Est de la RDC. »

« Des millions de personnes sont prises au piège dans et autour de Goma, ainsi que dans d’autres villes de l’Est. Ces personnes n’ont pas de moyen d’échapper à ce qui pourrait devenir une confrontation sanglante et particulièrement brutale. »

Dans la ville de Masisi et ses environs, à 80 km au nord-ouest de Goma, une autre catastrophe est déjà en cours. Dans cette zone, rien qu’au cours du dernier mois, environ 250 000 personnes ont fui pour sauver leurs vies alors que les villages ont été brûlés et les camps de déplacés attaqués.

Dans une région reculée et instable, sans routes goudronnées et au réseau téléphonique limité, les organisations humanitaires sont dans l’incapacité de fournir une aide nécessaire pour sauver des vies, en quantité suffisante.

Selon des organisations locales qui travaillent dans la zone, au moins 17 villages dans le territoire de Masisi ont été brûlés et pillés ces deux dernières semaines, et plus de 20 camps abritant des dizaines de milliers de déplacés sont désormais sous le contrôle de groupes armés, connus pour assassiner, violer et exploiter les civils.

Au moins quatre groupes armés contrôlent les voies d’entrée et de sortie de Masisi, empêchant presque totalement les personnes de fuir la zone. Nombreux sont ceux qui auraient trouvé refuge dans la ville de Masisi ou dans les broussailles à l’écart des routes principales. Plus de 8000 familles s’abritent à l’heure actuelle dans des églises et des écoles de la ville, et n’ont que difficilement accès à l’eau potable, aux soins médicaux ou aux médicaments.

Masisi est un lieu stratégique clé, essentiel pour le contrôle de l’exploitation lucrative des minerais et des routes commerciales. Une récente évaluation d’Oxfam a révélé que les villes où se trouvent les principaux marchés dans la région ont fait l’objet d’attaques répétées menées par de nombreux groupes armés, y compris par l’armée congolaise, qui se battent pour le contrôle des marchés et le prélèvement de taxes sur les commerçants. Les paysans doivent verser de l’argent ou de la nourriture aux milices locales « Maï-Maï » afin d’avoir accès à leurs champs, et les groupes armés se sont emparés des récoltes des champs des paysans locaux pour nourrir leurs combattants ainsi que leurs familles.

La mission de maintien de la paix de l’ONU, la Monusco, dispose de bases sur ce territoire, mais les communautés indiquent qu’elles n’ont pas vu la mission patrouiller ces dernières semaines.

« Nous ne pouvons pas lancer d’alerte plus forte », a déclaré Nicolas Vercken. « Cette violence doit cesser. Elle a causé des décennies de souffrance et une pauvreté extrême. Tous ceux qui participent aux négociations de paix à Kampala doivent tout faire pour mettre fin à cette situation de folie destructrice. Etant donnée l’ampleur de la tragédie humanitaire, ces négociations ne doivent pas être des échanges sans conviction qui n’aboutiraient qu’à un accord qui ne serait pas respecté à l’avenir. L’Union Africaine et l’ONU doivent s’impliquer comme chefs de file des négociations et s’assurer qu’un agenda pour une solution de long terme soit trouvé. »

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ICC Trial Chamber II acquits Mathieu Ngudjolo Chui

LA HAYE, Pays-Bas, 18 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ —

Situation: The Democratic Republic of the Congo

Case: The Prosecutor v. Mathieu Ngudjolo Chui

Today, 18 December 2012, Trial Chamber II of the International Criminal Court (ICC) (http://www.icc-cpi.int) acquitted Mathieu Ngudjolo Chui of the charges of war crimes and crimes against humanity. The decision was taken unanimously by the Chamber composed of Presiding Judge Bruno Cotte (France), Judge Fatoumata Dembele Diarra (Mali) and Christine Van Den Wyngaert (Belgium). Judge Van Den Wyngaert filed a concurring opinion.

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The Chamber ordered the Registrar to take the necessary measures to release Mathieu Ngudjolo Chui. However, as the Prosecutor so requested, it is now up to the Chamber to make a decision on the detention of Mathieu Ngudjolo Chui pending appeal proceedings. A hearing is scheduled today 18 December at 13:30 to discuss those matters.

Mathieu Ngudjolo Chui, a Congolese national, was charged with three counts of crimes against humanity and seven counts of war crimes allegedly committed in the context of an armed conflict in Ituri, during the attack against the Bogoro village on 24 February 2003. Today, Presiding Judge Cotte read a summary of the judgment in public. He explained that in view of the evidence before the Chamber as well as the testimonies of witnesses called by the Prosecution, the Defence, the Legal Representatives of Victims and the Chamber itself, it has not been proven beyond reasonable doubt that Mathieu Ngudjolo Chui was the commander of the Lendu combatants from Bedu-Ezekere during the attack against the Bogoro village on 24 February 2003. As a result, the Chamber is of the view that the Prosecution has not proved beyond reasonable doubt that Mathieu Ngudjolo Chui was responsible, within the meaning of article 25-3 of the Rome Statute, for the crimes allegedly committed during the attack. Hence, the judges decided to acquit the accused.

The Chamber emphasised, however, that the approach it adopted does not mean that, in its opinion, no crimes were committed in Bogoro on 24 February 2012, nor does it question what the people of this community have suffered on that day. The Chamber also emphasised that the fact of deciding that an accused is not guilty does not necessarily mean that the Chamber finds him innocent. Such a decision simply demonstrates that, given the standard of proof, the evidence presented to support his guilt has not allowed the Chamber to form a conviction “beyond reasonable doubt”.

The Chamber also ordered the Registry of the Court to take all necessary measures to continue to protect witnesses in accordance with article 68 of the Statute.

Germain Katanga and Mathieu Ngudjolo Chui were transferred to the ICC detention centre in The Hague (Netherlands) on 17 October 2007 and 7 February 2008, respectively. Their cases were joined on 10 March 2008 and their trial started on 24 November 2009. Closing statements from trial parties and participants were heard from 15 to 23 May 2012. On 21 November 2012, Trial Chamber II decided to sever the charges against Mathieu Ngudjolo Chui and Germain Katanga. The verdict in the case against Germain Katanga will be delivered at a later stage.

The ICC is the first permanent, treaty-based, international criminal court established to help end impunity for the perpetrators of the most serious crimes of concern to the international community, namely war crimes, crimes against humanity, and genocide.

Distributed by the African Press Organization on behalf of the International Criminal Court.

For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by telephone at: +31 (0)70 515-9152 or +31 (0)6 46448938 or by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

You can also follow the Court’s activities on YouTube (http://www.youtube.com/IntlCriminalCourt) and Twitter (http://twitter.com/IntlCrimCourt)

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Paiement de 107 millions d’euros (214 millions de dinars) de l’Union européenne à la Tunisie en appui au programme de réformes du gouvernement

TUNIS, Tunisie, 18 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — L’Union européenne vient de débourser 107 millions d’euros (214 millions de dinars), sous forme d’un don, au profit du gouvernement tunisien. Ces fonds qui sont accompagnés de deux prêts de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement (chacun d’un montant de 500 millions de dollars) sont versés dans le cadre du programme d’appui à la relance.

Cette aide exceptionnelle par son montant permet au gouvernement d’équilibrer les comptes publics en cette année 2012 et contribue à amortir les effets négatifs sur l’économie tunisienne de la crise internationale, ainsi que

de l’instabilité qui existe encore dans le pays.

Ce programme accompagne les réformes qu’entreprend le gouvernement pour relancer l’économie et mettre en place des institutions démocratiques et un Etat de droit.

Les réformes entreprises ciblent notamment les régions et les groupes sociaux particulièrement défavorisés. Des mesures visent également à améliorer l’environnement des affaires et la compétitivité de l’économie tunisienne, par la promotion des partenariats public-privé à titre d’exemple. En matière de développement régional, des mesures ont déjà permis d’augmenter les capacités financières des communes par des modifications de la fiscalité locale sur les entreprises les plus importantes et les plus rentables. Le dialogue sur les réformes et l’appui européen touchent également les aspects de bonne gouvernance: transparence de la gestion publique, instauration d’une justice indépendante et lutte contre la corruption.

En vue d’assurer la pleine appropriation des réformes par la société tunisienne, le programme associe les organisations de la société civile, tant durant sa phase de préparation que de mise en oeuvre.

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La Chambre de première instance II de la CPI acquitte Mathieu Ngudjolo Chui

LA HAYE, Pays-Bas, 18 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ —

Situation : République démocratique du Congo

Affaire : Le Procureur c. Mathieu Ngudjolo Chui

Aujourd’hui, 18 décembre 2012, la Chambre de première instance II de la Cour pénale internationale (CPI) (http://www.icc-cpi.int) a acquitté Mathieu Ngudjolo Chui des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité portées à son encontre. La décision est prise à l’unanimité de la Chambre composée du juge président Bruno Cotte (France), de la juge Fatoumata Dembele Diarra (Mali) et de la juge Christine Van Den Wyngaert (Belgique). Mme la juge Van Den Wyngaert a entendu joindre au jugement une opinion concordante.

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La Chambre a ordonné au Greffier de prendre les mesures nécessaires afin de libérer M. Ngudjolo Chui. Toutefois, le Procureur en ayant fait la demande, il appartiendra désormais à la Chambre de se prononcer sur le maintien en détention de Mathieu Ngudjolo Chui pendant la procédure d’appel. Une audience est prévue aujourd’hui 18 décembre à 13h30 pour discuter de cette question.

Mathieu Ngudjolo Chui, ressortissant congolais, était accusé de trois chefs de crimes contre l’humanité et de sept chefs de crimes de guerre qui auraient été commis dans le cadre d’un conflit armé en Ituri, le 24 février 2003, lors de l’attaque du village de Bogoro. Le juge président Bruno Cotte a délivré aujourd’hui, en audience publique, un résumé du jugement rendu. Il a expliqué qu’au vu des différents éléments de preuve produits devant la chambre et des dépositions des témoins cités par le Procureur, la Défense, les représentants légaux des victimes et par la Chambre elle-même, il n’a pas été prouvé au-delà de tout doute raisonnable que Mathieu Ngudjolo Chui était le commandant en chef des combattants lendu de Bedu-Ezekere lors de l’attaque lancée contre Bogoro le 24 février 2003. Il en résulte, pour la Chambre, que le Procureur n’a pas prouvé au-delà de tout doute raisonnable que Mathieu Ngudjolo Chui était responsable, au sens de l’article 25-3-a du Statut de Rome, des crimes qui auraient été commis lors de cette attaque. Les juges ont donc décidé d’acquitter l’accusé.

La Chambre a tenu toutefois à souligner que la démarche qu’elle a entendu adopter ne signifie en aucun cas, pour elle, que des crimes n’auraient pas été commis à Bogoro le 24 février 2003, pas plus qu’elle ne saurait remettre en cause ce qu’a subi ce jour-là la population de cette localité. La Chambre a également souligné que le fait de déclarer qu’un accusé n’est pas coupable ne veut pas nécessairement dire que la Chambre constate son innocence. Une telle décision démontre simplement que les preuves présentées au soutien de la culpabilité ne lui ont pas permis, au vu du standard de preuve, de se forger une conviction « au-delà de tout doute raisonnable. »

La Chambre a également ordonné au Greffe de la Cour de prendre toutes les mesures nécessaires pour que la protection des témoins continue à être assurée en application de l’article 68 du Statut.

Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui ont été respectivement transférés au centre de détention de La Haye (Pays-Bas) les 17 octobre 2007 et 7 février 2008 Les affaires qui les concernent ont été jointes le 10 mars 2008 et le procès a débuté le 24 novembre 2009. Les déclarations de clôture des parties et des participants au procès ont été entendues du 15 au 23 mai 2012. Le 21 novembre 2012, la Chambre a décidé de disjoindre les charges portées contre Mathieu Ngudjolo Chui et de Germain Katanga. Le verdict concernant Germain Katanga sera donc prononcé ultérieurement.

La CPI est la première cour pénale internationale permanente créée en vertu d’un traité pour mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant la communauté internationale, à savoir les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide.

Distribué par l’Organization de la Presse Africaine pour la Cour Pénale Internationale.

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

Les activités de la CPI peuvent également être suivies sur YouTube (http://www.youtube.com/IntlCriminalCourt) et Twitter (http://twitter.com/IntlCrimCourt)

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Accompagner la mise en place d’une véritable démocratie parlementaire en Libye

GENEVE, Suisse, 18 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — L’accord qui sera signé aujourd’hui (18 décembre) à Tripoli entre le Vice-président du Congrès général national libyen (CGN), Giuma Ataigha, et le Secrétaire général de l’UIP, Anders B. Johnsson, marque une étape importante dans l’action qu’a engagée la Libye pour instaurer une démocratie parlementaire.

Le CGN, qui a été élu l’été dernier et a nommé un gouvernement intérimaire, dispose d’un an pour organiser des élections sur la base d’une nouvelle Constitution, qui doit encore être rédigée. Ces élections conduiront à la formation d’un nouveau parlement dans la Libye d’après la révolution.

L’accord conclu entre le CGN et l’UIP fait suite à une demande de la Libye qui souhaitait bénéficier d’un accompagnement pour assurer une transition en douceur vers la démocratie. L’UIP concentrera d’abord son action sur un programme de soutien prioritaire portant notamment sur l’examen des règles et procédures du CGN, qui compte 200 membres, et sur des conseils pour la rédaction de la nouvelle Constitution s’inspirant de l’expertise accumulée auprès des autres parlements dans le monde. Par ailleurs, l’UIP dispensera diverses formations et apportera d’autres types d’assistance au Secrétariat du CGN pour l’aider à s’acquitter de sa mission. Enfin, elle apportera un soutien aux femmes membres du CGN dans le but d’encourager la participation des femmes à la vie politique et de contribuer à jeter les bases d’une institution parlementaire qui soit attentive aux questions de genre.

En ce qui concerne la présence des femmes au Parlement, la région arabe a aujourd’hui, avec un chiffre de 13,2 pour cent, la plus faible moyenne régionale dans le monde. En Libye, la proportion des femmes au CGN est de 16,5 pour cent. Les analyses conduites par l’UIP ont montré que les périodes de transition démocratique sont propices aux initiatives visant à mettre fin aux inégalités du passé.

« La Libye a fixé un cap clair pour la mise en place d’un système politique pleinement démocratique dans le pays en 2013. L’UIP s’engage à lui apporter toute l’assistance voulue pour l’aider à atteindre ses objectifs démocratiques le plus paisiblement et le plus rapidement possible », a expliqué Anders B. Johnsson.

Cet accord donne un nouveau souffle aux relations entre l’UIP et la Libye, qui a adhéré à l’Organisation en 1958.

Une équipe constituée de trois experts de l’UIP commencera à travailler début janvier 2013. Elle procédera par ailleurs à une évaluation complète de ce qui est nécessaire pour reconstruire, dans ce pays d’Afrique du Nord, une instance législative qui puisse exercer aussi sa fonction de contrôle de l’action gouvernementale et tenir le gouvernement comptable de son action. Cette évaluation débouchera sur la mise au point d’un plan d’action stratégique au service de l’objectif en question.

Le soutien apporté par l’UIP à la Libye fait suite aux initiatives lancées cette année pour accompagner la mise en place de la démocratie parlementaire et contribuer à la transition démocratique au Myanmar ainsi qu’en Tunisie et en Egypte.

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LES MEMBRES DU GROUPE DES ÉTATS D’AFRIQUE, DES CARAÏBES ET DU PACIFIQUE SOUTIENNENT UN PROJET DE RÉSOLUTION APPELANT À UNE DÉCENNIE DE L’ÉNERGIE DURABLE POUR TOUS

MALABO, Guinée Equatoriale, 18 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Les membres du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ont apporté leur soutien à la résolution par laquelle l’Assemblée générale des Nations Unies déclare une Décennie 2014-2024 de l’énergie durable pour tous.

La Déclaration de Sipopo, adoptée lors du septième Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), qui s’est tenu à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale, salue également la célébration de l’Année internationale de l’énergie durable pour tous et reconnaît la « contribution de la Facilité ACP-Union européenne pour l’énergie dans la réalisation des objectifs fixés en la matière ».

La Déclaration indique que l’instauration d’une telle décennie de l’énergie durable pour tous permettrait de « continuer à s’appuyer sur la dynamique actuelle, et de promouvoir des actions à tous les niveaux ».

Le document final adopté par les chefs d’État des pays ACP rejoint l’appel en faveur d’une « Décennie de l’énergie durable pour tous » entériné dans une déclaration de la Conférence des ministres africains de l’environnement, à l’issue de leur récente rencontre dans le cadre de l’Union africaine, à Addis-Abeba, en Éthiopie, en novembre dernier.

Le Président en exercice de l’Union africaine et Président du Bénin, M. Boni Yayi, a noté que la déclaration faite à l’issue de ce sommet offrait une opportunité « de saluer les initiatives du Secrétaire général des Nations Unies et du Président de la Commission de l’Union européenne visant à garantir l’accès de tous aux énergies renouvelables ».

Les dirigeants mondiaux prennent chaque jour un peu plus conscience que l’accès à l’énergie est crucial pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, et que la transformation du secteur mondial de l’énergie est essentielle pour combattre les changements climatiques. L’accès à l’énergie est également au cœur des discussions portant sur l’Agenda pour le développement après 2015 et des objectifs de développement durable proposés.

Le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, a déclaré qu’« il ne peut y avoir de développement durable sans énergie renouvelable ».

Comme l’a noté dans sa déclaration, le Président de la Guinée équatoriale, M. Obiang Nguema Mbasogo, qui assume par ailleurs la présidence du septième Sommet des États des pays ACP, « la production et l’accès aux énergies renouvelables, ainsi que leur gestion durable, sont essentiels pour les pays qui veulent créer une dynamique de croissance économique et de développement humain durable ».

Le Premier Ministre des Îles Cook et Président du Forum des Îles du Pacifique, M. Henry Puna, a souligné l’importance de cette question pour les participants du sommet. « L’énergie est indissociable de notre croissance économique et de notre bien-être, et mes homologues de la région du Pacifique ont effectué des avancées audacieuses pour ne plus dépendre de l’énergie fossile. »

En 2011, le Secrétaire général a lancé l’Initiative « Énergie durable pour tous » pour mobiliser tous les secteurs de la société en vue de parvenir à l’objectif d’une énergie durable pour tous. Il a fixé trois objectifs à atteindre d’ici à 2030: fournir un accès universel à l’énergie, doubler le rythme des progrès réalisés en matière d’efficacité énergétique, et doubler la part de l’énergie durable dans le système énergétique mondial.

Le Secrétaire général a annoncé, en septembre dernier, que le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et Président d’ONU-Énergie, M. Kandeh K. Yumkella, occupera les fonctions de Représentant spécial et de Directeur exécutif de l’Initiative « Energie durable pour tous ». Le Secrétaire général et le Président de la Banque mondiale, le docteur Jim Jong Kim, coprésideront le Conseil consultatif de l’Initiative.

Pour plus d’informations, veuillez contacter: Mikhail Evstafyev, de l’ONUDI, tél. +43-699-1459-7329 ou à l’adresse électronique M.Evstafyev@unido.org; ou Cynthia Scharf, Secrétaire générale de l’Initiative « Energie durable pour tous », tél. +1-917-825-1494 ou à l’adresse électronique scharfc@un.org; ou encore Dan Shepard du Département de l’information des Nations Unies, tél. +1-212-963-9495 ou à l’adresse électronique shepard@un.org.

Pour plus d’informations sur l’Initiative « Énergie durable pour tous », veuillez consulter le site: www.sustainableenergyforall.org.

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La BAD et la Centrafrique signent un Accord de don de 23 milliards de FCFA pour financer un projet d’interconnexion des réseaux électriques avec la RDC

TUNIS, Tunisie, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Directeur du Nepad, de l’Intégration régionale et du Commerce à la Banque africaine de développement (Bad) (http://www.afdb.org), Alex Rugamba et le Ministre d’Etat centrafricain au Plan et à l’Economie, Abdou Karim Mékassoua ont signé, le 17 décembre à Tunis, un protocole d’accord relatif à la première phase du projet d’interconnexion des réseaux électriques de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo à partir du système hydroélectrique de Boali.

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Ce don du Fonds africain de développement (FAD), d’un montant de 23 milliards de Francs CFA, va renforcer la coopération économique bilatérale et l’intégration sous-régionale en reliant, notamment, les systèmes électriques des régions frontalières des deux pays et en fournissant l’électricité à cette zone caractérisée par un déficit en infrastructures. De fait, 29000 nouveaux abonnés seront raccordés à terme.

La première phase du projet, qui couvre une période de 48 mois, porte sur la réhabilitation et le renforcement des unités de production, des lignes de transport, des postes de transformation et des réseaux de distribution. Elle concerne essentiellement la République centrafricaine et les localités de Zongo et Libenge en République démocratique du Congo.

L’intervention du FAD en République centrafricaine va permettre, d’une part, de diminuer les pertes en ligne par la réhabilitation des réseaux électrique et le passage de 63 à 110 kV et d’autre part, d’augmenter la production d’électricité à volume d’eau turbiné constant par la réhabilitation des centrales hydroélectriques. Ces mesures réduiront les émissions de gaz à effet de serre car elles augmentent la quantité d’énergie renouvelable et réduisent l’autoproduction des particuliers à partir de combustibles fossiles et la production thermique de la société ENERCA.

Par ailleurs, la production d’électricité par l’aménagement et l’équipement de la centrale de Boali 3 permettra de disposer de plus d’énergie renouvelable et de réduire l’utilisation des centrales thermiques pour combler le déficit de production. Selon le Directeur du Nepad, de l’Intégration régionale et du Commerce de la Bad, « Il s’agit d’une mesure d’adaptation aux changements climatiques qui optimise les infrastructures hydroélectriques et valorise le potentiel de la rivière M’Bali à partir du réservoir créé depuis une vingtaine d’années. »

« A terme, le coût encore élevé de l’énergie sera réduit, ce qui contribuera à améliorer les conditions de vie des populations bénéficiaires, à réduire la pauvreté et à améliorer la croissance à travers le développement du secteur de l’énergie. Le développement socio-économique de la République centrafricaine pourra être poursuivi ainsi que le renforcement de la coopération et de l’intégration régionale » a, pour sa part, déclaré le Ministre d’Etat centrafricain au Plan et à l’Economie.

L’engagement global de la Bad en République centrafricaine est d’environ 98,309 milliards de Francs CFA répartis dans dix projets nationaux et deux projets régionaux.

Contact media :

http://press.afdb.org

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Visite officielle du Président européen en Tunisie

TUNIS, Tunisie, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — Le Président du Parlement européen, Martin Schulz, se rendra en visite officielle en Tunisie les 18 & 19 Décembre 2012 pour réaffirmer le soutien du Parlement européen aux réformes démocratiques en cours dans le pays.

Seront aussi abordés avec ses différents interlocuteurs politiques et sociaux, l’état des relations UE-Tunisie ainsi que les questions régionales d’intérêt commun.

Veuillez noter que la rencontre entre S.E. Hamadi Jebali et M. Martin Schulz se tiendra mardi 18 décembre 2012 à 10h à Dar Dhiafa à Carthage (derrière la municipalité)

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Des professionnels de la santé discutent des mesures pouvant améliorer la sécurité des soins de santé d’urgence

GENEVE, Suisse, 17 décembre 2012/African Press Organization (APO)/ — La violence qui frappe les soins de santé dans les conflits armés et les autres situations d’urgence prive de soins de santé des millions de patients du monde entier au moment où ils en ont le plus besoin. Du 17 au 19 décembre, quelque 40 professionnels de la santé sont réunis au Caire, d’où ils vont formuler des recommandations visant à améliorer la sécurité.

L’atelier est organisé conjointement par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge égyptien. Il a été inauguré aujourd’hui par le docteur Nagwa Hussein Ahmed Khalel, ministre égyptien des Assurances et des affaires sociales et vice-président du Croissant-Rouge égyptien. Le discours inaugural a été prononcé par le professeur Saad Zaghloul Al Achmawy, ministre adjoint à la Santé et au logement.

« Ce forum va constituer une occasion unique pour les médecins, les infirmiers et infirmières, et les responsables des services ambulanciers et des organisations de soins d’urgence », a déclaré Klaus Spreyermann, chef de la délégation du CICR au Caire.

« Les membres de nos équipes d’urgence ont à cœur de discuter avec d’autres de ce qu’ils ont appris en dispensant des soins aux personnes blessées pendant des affrontements dans les rues », explique le professeur Mamdouh Gaber, secrétaire général du Croissant-Rouge égyptien.

Parmi les participants, issus d’une douzaine de pays, figurent des collaborateurs d’institutions membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, des universitaires et des experts de l’Association médicale mondiale, de l’Organisation mondiale de la santé et de Médecins sans frontières.

En 2011, le CICR a inauguré un projet quadriennal intitulé « Les soins de santé en danger », dont l’objectif est de faire face aux conséquences des actes violents qui entravent la fourniture des soins de santé. L’atelier du Caire est un des dix ateliers qui vont se tenir entre 2012 et 2013. Au total, quelque 400 experts du corps médical, du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, de ministères, des forces armées, d’ONG nationales et internationales, d’organisations internationales et de milieux universitaires, vont ainsi se réunir et tenter de trouver des moyens pratiques de mieux protéger les personnes qui dispensent les soins de santé et celles qui les reçoivent pendant un conflit armé ou d’autres situations d’urgence. Les recommandations des participants à l’atelier aideront le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les États parties aux Conventions de Genève, qui se réuniront en 2015 dans le cadre de la XXXIIe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, à décider des mesures à prendre pour faire face à ce grave problème humanitaire.

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