MESSAGE DE NOUVEL AN DE DR. NKOSAZANA DLAMINI ZUMA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 4 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — En 2012, nous avons remporté des succès dans de nombreux domaines dans la réalisation de notre vision commune de développement, de paix et d’intégration du continent. Les perspectives de développement de l’Afrique sont prometteuses et l’Afrique est aujourd’hui considérée comme le prochain pôle de croissance. Un certain nombre de nos pays se sont rapprochés de leurs objectifs de développement en enregistrant des taux de croissance impressionnants, dépassant dans certains cas 10 %. D’autres pays ont découvert de nouvelles sources de richesses- minerais, pétrole et autres. La bonne gouvernance est devenue la norme dans de nombreux pays. La Somalie est entrée dans une phase de reconstruction et de développement post-conflits. En septembre, la médiation africaine a abouti à la signature d’un accord historique entre le Soudan et le Soudan du Sud. Nos athlètes se sont illustrés aux Jeux olympiques de Londres et ont fait la gloire de notre continent. Et bien d’autres succès.

2013 sera une grande année pour le continent, qui marquera le 50ème anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine, et le 11ème anniversaire du lancement de l’Union africaine. La Commission, en tant que Secrétariat de l’Union, veillera à ce que la célébration du 50ème anniversaire soit une étape importante dans l’histoire du continent. Cette célébration sera l’occasion pour nous de nous demander d’où nous venons, et où nous en sommes et de planifier pour les 50 prochaines années. À cet égard, la Commission est en train d’élaborer un cadre stratégique à long terme de l’Union africaine et est en train de finaliser la stratégie de la Commission de l’Union africaine pour les quatre années à venir 2013-2017.

En cette nouvelle année, le continent organisera la Coupe d’Afrique des Nations en Afrique du Sud. Cette CAN permettra à l’Afrique et aux Africains de se retrouver en tant que joueurs et en tant que spectateurs. Elle sera également l’occasion de démontrer l’esprit de fair-play, de courage, de détermination et de respect de la diversité. Mais bien plus, le football est un élément catalyseur du changement ; il rassemblera les communautés d’au-delà des frontières, de toutes races, couleurs, religions et langues.

Mais, le Nouvel An c’est aussi des défis car notre continent fait toujours face à des situations de conflit qui freinent sa marche vers le développement. Les situations au Mali, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo requièrent toute notre attention et toute notre détermination.

En 2013, l’Union continuera à observer les élections en Afrique. Pour la première fois, la Commission de l’Union africaine enverra une mission d’observation de longue durée pour observer les élections générales en République du Kenya, prévues pour le 4 mars 2013.

Au plan programmatique, nous faisons des progrès dans le domaine des sciences car les progrès scientifiques influenceront fortement notre processus de développement. Et, l’Université panafricaine sera bientôt lancée.

Les efforts d’harmonisation du développement des infrastructures sont bien engagés dans le cadre du Programme de Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA). La Commission collabore avec les États membres pour réaliser les objectifs du commerce intra-africain.

L’agriculture demeure le moteur de l’économie des pays africains. Le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (CAADP) continue d’être la meilleure plate-forme pour accroître la productivité agricole. Ce programme permettra à l’Afrique d’atteindre non seulement l’autosuffisance alimentaire, mais également de dégager des excédents pour l’exportation contribuant et partant, d’accroître les revenus des familles et d’améliorer le niveau de vie de la majorité de la population d’un milliard du continent.

L’environnement et le changement climatique sont aussi des priorités pour l’Union, car nous voulons laisser à nos enfants un legs de gestion saine de l’environnement.

Dans le domaine de la santé, l’Union portera une attention particulière à la santé maternelle et infantile dans le cadre de la Campagne pour la réduction accélérée de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA), ainsi qu’à la lutte contre les fléaux du VIH, de la tuberculose et du paludisme.

Les femmes représentent plus de 50 % de la population du continent et leur engagement dans toutes les sphères de l’activité humaine est impératif. C’est pour cela que la Commission mettra tout en œuvre pour réaliser la parité hommes-femmes dans ses structures, pour que les femmes accèdent à des postes à responsabilité et pour promouvoir l’émancipation des femmes sur le continent dans le cadre de la Décennie de la femme africaine.

Au seuil de la nouvelle année, je tiens à remercier les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, les États membres et les citoyens africains pour leur soutien à notre travail. Je tiens également à remercier la direction et le personnel de la Commission de l’Union africaine pour leur engagement exceptionnel au service du continent.

La Commission est consciente des défis que nous devons relever. La Commission est également consciente de la nécessité de consolider nos acquis. La Commission mettra tout en œuvre pour réaliser l’Agenda du continent, en s’appuyant sur les résultats obtenus à ce jour. L’Afrique est sur la bonne voie. Unie, elle sera forte.

Au nom de la Commission de l’Union africaine, je vous souhaite à toutes et à tous une Bonne et Heureuse Année 2013. Et que vivent les idéaux du panafricanisme et de la renaissance africaine.

Addis-Abeba, le 31 décembre 2012

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Tunisie : visite d’une délégation du Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes

GENEVE, Suisse, 4 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Une délégation du Groupe de travail des Nations Unies chargé de la question de la discrimination à l’égard des femmes dans la législation et dans la pratique* visitera la Tunisie du 7 au 11 Janvier 2013 à l’invitation du Gouvernement. Elle examinera les mesures déjà mises en place afin de garantir les droits fondamentaux des femmes et l’égalité des sexes dans le processus de transition démocratique et de développement d’une nouvelle Constitution pour le pays. Elle s’attèlera également à identifier les défis qui restent à surmonter pour la réalisation d’une égalité effective entre les hommes et les femmes.

« Les femmes ont largement contribué à la révolution tunisienne en descendant dans la rue, côte à côte avec les hommes, pour revendiquer le droit à la démocratie, à la liberté et à la justice sociale, mais également pour le droit à l’égalité et à la dignité. Cette visite constitue dès lors une occasion de s’assurer que, deux ans après le début de la révolution, les initiatives et réformes constitutionnelles, législatives et politiques entreprises prennent non seulement dûment en compte les aspirations légitimes des femmes d’égalité et de protection de leurs droits fondamentaux mais qu’elles garantissent également leur pleine participation dans ce processus de réformes », a affirmé Mme Kamala Chandrakirana, Présidente-Rapporteur du Groupe de travail. « La pleine participation des femmes est essentielle non seulement pour assurer la jouissance de leur droit mais aussi pour l’avancement de la société tunisienne dans son ensemble ».

Bien que le mandat du Groupe de travail couvre tous les aspects liés à la discrimination à l’égard des femmes, la délégation portera une attention particulière à la participation des femmes dans la vie publique et politique, qui est son thème prioritaire, ainsi qu’au processus de rédaction de la nouvelle constitution et à la prise en compte de la perspective de genre dans ledit processus.

Au cours de sa visite, la délégation va s’entretenir avec les autorités nationales, des membres de l’assemblée nationale constituante, des représentants de la société civile, des universitaires ainsi que des représentants des agences des Nations Unies. La délégation se rendra, outre Tunis, à Jendouba ainsi que dans une zone rurale.

La délégation du Groupe de travail sera composée de Mme Kamala Chandrakirana et de Mme Eleonora Zielinska. Les experts indépendants, qui visitent le pays à l’invitation du Gouvernement, seront accompagnés par des membres du Secrétarariat du Groupe de travail au sein du Haut-Commissariat aux droits de l’homme à Genève.

A la fin de la visite, le 11 Janvier 2013 à 11h30, la délégation du Groupe de travail tiendra une conférence de presse au Novotel Mohammed V de Tunis au cours de laquelle elle présentera ses observations préliminaires sur sa mission.

Le rapport complet faisant suite à la visite sera présenté à la 23ème session du Conseil des Droits de l’homme en juin 2013.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ENCOURAGE LES PRÉSIDENTS DU SOUDAN ET DU SOUDAN DU SUD À TRAITER DE TOUTES LES QUESTIONS EN SUSPENS À LA RÉUNION DU 4 JANVIER 2013

NEW YORK, 4 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général accueille avec satisfaction la réunion au sommet entre le Président du Soudan, M. Omar Al-Bashir, et le Président du Soudan du Sud, M. Salva Kiir, qui se tiendra le 4 janvier. La réunion est organisée par le Premier Ministre de l’Éthiopie, M. Hailemariam Desalegn, avec la facilitation de l’ancien Président de l’Afrique du Sud et Président du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’Union africaine, M. Thabo Mbeki.

Le Secrétaire général encourage les deux Présidents à traiter résolument de toutes les questions en suspens entre le Soudan et le Soudan du Sud, dont celles liées à la sécurité, à la démarcation de la frontière et au statut final de la région d’Abyei. Il les encourage aussi à lancer, de manière urgente, les mécanismes de sécurité à la frontière et à mettre en œuvre tous les autres accords signés le 27 septembre 2012.

Les Nations Unies sont prêtes à appuyer les parties dans la mise en œuvre des accords et à contribuer au règlement des différends restants.

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L’Union Africaine attend avec intérêt les résultats de la réunion au sommet entre les présidents du Soudan et du Soudan du Sud

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 4 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, se félicite de la tenue, ce jour, 4 janvier 2013, à Addis Abéba, d’une réunion au Sommet entre le Président Omar Hassan Al Bashir de la République du Soudan et le Président Salva Kiir Mayardit de la République du Soudan du Sud. Le Sommet se tiendra sous les auspices du Président de l’Autorité intergouvernementale pour le Développement (IGAD), le Premier ministre Hailemariam Desalegn de l’Éthiopie, et du Président du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’UA, l’ancien Président Thabo Mbeki.

La Présidente de la Commission est fortement encouragée par la tenue de la réunion au Sommet. Elle exprime l’espoir que ce Sommet permettra aux deux Présidents de s’accorder sur les voies et moyens les meilleurs pour surmonter les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des Accords historiques sur les relations post-sécession entre leurs pays, conclus à Addis Abéba, le 27 septembre 2012, sous les auspices du Groupe de mise en œuvre de haut niveau, ainsi que de trouver des solutions aux questions en suspens liées à la zone d’Abyei et aux frontières.

Il convient de rappeler que, lors de sa 349ème réunion, tenue à Addis Abéba, le 14 décembre 2012, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) a salué la volonté des deux Présidents de se rencontrer et encouragé la tenue de la réunion dans les délais les plus courts possibles, afin de surmonter les difficultés rencontrées sur toutes les questions en suspens. Le CPS a également décidé de se réunir au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, en marge du prochain Sommet de l’UA, à Addis Abéba, en janvier 2013, pour examiner toutes les questions en suspens découlant du Communiqué et de la Feuille de route par lui adoptés le 24 avril 2012.

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Conflit en République centrafricaine : Des négociations pour une transition politique inclusive et respectueuse des droits humains, y compris du droit des victimes à la justice

PARIS, France, 4 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que la rébellion Seleka menace toujours Bangui, la FIDH appelle les parties au conflit à l’arrêt des violations des droits de l’Homme et à la protection de la population civile, à la négociation et à la mise en place d’une meilleure gouvernance pour la République centrafricaine, notamment par une réelle lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves.

Depuis le déclenchement de leur offensive, début décembre 2012, des groupes armés regroupés au sein de la coalition rebelle Seleka ont conquis depuis le nord la majeure partie du pays jusqu’à Sibut, situé à 160 km de Bangui. Selon plusieurs sources, des attaques répétées, des viols et des pillages auraient été commis contre les civils dans la zone sous leur contrôle. A Bangui, l’avancée des rebelles aurait déclenché une vague d’arrestation et d’intimidation contre des opposants politiques et des ressortissants du Nord du pays, zone d’où sont issues les forces rebelles.

« Toutes les exactions doivent cesser immédiatement » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. « Tous les crimes internationaux perpétrés par l’une ou l’autre des parties au conflit peuvent relever de la compétence de la Cour pénale internationale qui demeure saisie de la situation en Centrafrique » a-t-elle ajoutée.

La FIDH appelle à la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves perpétrés dans le contexte de l’offensive rebelle, l’absence de justice étant une des sources des conflits répétés dans ce pays depuis une décennie. En effet, la justice nationale et internationale a été incapable de poursuivre et juger les auteurs de crimes internationaux commis depuis le conflit armé de 2002, à l’exception de Jean-Pierre Bemba, dont le procès se déroule devant la Cour pénale internationale (CPI) qui le poursuit en tant que co-auteur pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Pour rappel, des accords de paix de 2007, prévoyaient une amnistie – votée en 2008 – pour les auteurs de crimes commis jusqu’à cette date. A cet égard, la FIDH met en lumière la présence parmi les rebelles de la Seleka de Martin Koumtamadji, alias Abdoulaye Miskine, responsable de graves violations des droits de l’Homme perpétrés à l’occasion de la tentative de coup d’État menée en 2002 par l’actuel chef de l’État, François Bozizé, contre l’ancien président Patassé, et dont les crimes avaient été documentés par la FIDH (Voir « Crimes de guerre en République centrafricaine: Quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre », février 2003 et « RCA: Quelle justice pour les victimes de crimes de guerre? », février 2004).

La FIDH salue la volonté des parties, qui semble émerger, de négocier à Libreville le 8 janvier prochain les conditions de l’arrêt des hostilités et d’une transition politique permettant d’éviter des combats dont les principales victimes demeurent les populations civiles.

« Les négociations doivent intégrer les forces politiques et représentants de la société civile centrafricains pour garantir une transition politique ouverte, qui permette l’instauration d’une meilleure gouvernance pour le pays, et notamment la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves qui demeure l’une des causes de l’instabilité en Centrafrique » a déclaré Me Sidiki Kaba, président d’honneur de la FIDH.

La FIDH appelle les parties à la négociation, et leur demande instamment d’exclure de tout accord, une nouvelle amnistie qui viendrait renforcer une impunité déjà patente.

En outre, la FIDH demande au Bureau du Procureur de la CPI de rappeler publiquement sa compétence sur les événements en cours et continuer ses enquêtes en République Centrafricaine afin de poursuivre les plus hauts responsables des crimes internationaux commis qui relèveraient de sa compétence.

Enfin, la FIDH demande à la communauté internationale, notamment le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations unies, de soutenir le processus de négociation pour garantir une paix durable, dans le respect des droits civils, politiques, sociaux et culturels de la population centrafricaine.

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Djibouti : les forces de l’ordre tuent un jeune manifestant de 14 ans

PARIS, France, 3 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Les forces de l’ordre djiboutiennes ont tiré à balles réelles sur des jeunes manifestants pacifiques, le 30 décembre 2012 dans la ville d’Obock. Le bilan est d’un mort, un adolescent de 14 ans, et de nombreux blessés graves. Nos organisations appellent la communauté internationale à condamner ce nouvel acte de violence commis par des agents de l’État contre la population civile.

Le 30 décembre 2012, des jeunes, essentiellement des écoliers et des lycéens, de la ville d’Obock ont pacifiquement manifesté à l’occasion d’une journée omnisports organisée par le Secrétaire d’Etat aux sports pour dénoncer le manque d’infrastructures sportives dans la région. En réaction, les forces de l’ordre ont ouvert le feu, tuant Hafez Mohamed Hassan, un collégien de 14 ans et blessant, plus ou moins grièvement, d’autres manifestants, notamment : Ahmed Mohamed Ali, Ali Kanano Barqo, Ali Omar, Fatouma Ibrahim Moussa, Hachim Hassan Mohamed, Hasna Mohamed Ali, Omar Mohamed Ali, Ali Mohmed Ali. Mme Aicha Dini, une personnes âgée d’au moins 70 ans a, elle aussi, été grièvement blessée et serait actuellement dans un état très critique.

« Ce nouvel usage disproportionné de la force par des agents de l’État est odieux et impardonnable. Quand un pouvoir s’en prend à des enfants, cela démontre à quel point il méprise les droits humains » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

La FIDH et la LDDH condamnent cette répression aveugle à l’encontre de jeunes manifestants pacifiques et demandent qu’une enquête indépendante soit menée pour que toute la lumière soit faite sur les graves violations des droits de l’Homme et que leurs auteurs soient traduits en justice et dûment sanctionnés.

Nos organisations appellent la communauté internationale et en premier lieu les organes de l’Union africaine et des Nations unies à se saisir des violations récurrentes des droits de l’Homme à Djibouti et d’exiger expressément du pouvoir en place de respecter les droits de l’Homme conformément à ses engagements internationaux.

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Situation en République Centrafricaine

PARIS, France, 3 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Q&R- Extrait du point de presse – 3 janvier 2013

Q – Comment appréciez-vous l’évolution de la situation en Centrafrique ? Y a-t-il un leader de la rébellion identifié ? Avez-vous des contacts avec celle-ci et le cas échéant, avec qui ?

R – Une stabilisation de la situation militaire a été observée récemment. La vigilance continue cependant de s’imposer, et nous invitons nos ressortissants à rester attentifs aux messages communiqués par notre ambassade à Bangui.

Sur le plan politique, la négociation s’impose plus que jamais. Nous appelons les parties à répondre sans délai à l’invitation de la Communauté économique des États d’Afrique centrale à entamer des pourparlers de paix prévus à Libreville la semaine prochaine.

Nous restons mobilisés et nous sommes en contact avec toutes les parties afin de contribuer à un règlement politique durable de la crise que traverse actuellement la République centrafricaine.

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L’Union Africaine réaffirme son soutien aux efforts régionaux visant à régler la crise en République Centrafricaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 3 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, continue de suivre de très près l’évolution de la situation en République centrafricaine (RCA). Elle se félicite de la décision des pays de la région de dépêcher des troupes additionnelles sur le terrain, en vue de prévenir une détérioration encore plus marquée de la situation, en particulier du fait de la poursuite éventuelle de l’offensive des groupes armés de la coalition Seleka, qui ne pourrait qu’aggraver le sort des populations civiles, plonger la RCA dans un cycle de violence sans fin et affecter négativement la sécurité et la stabilité régionales.

Rappelant l’opposition totale de l’UA à toute prise de pouvoir par des voies illégales et au recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques, ainsi que sa ferme détermination à combattre ces fléaux, la Présidente de la Commission prend note de la déclaration faite par des représentants des groupes armés sur l’arrêt de leur offensive militaire et leur participation aux négociations prévues à Libreville, sous les auspices de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Elle appelle tous les acteurs centrafricains à négocier de bonne foi en vue de trouver une solution durable à la crise actuelle dans le cadre d’un processus inclusif qui doit s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité récurrente en RCA, y compris à travers l’amélioration de la gouvernance et l’approfondissement de la démocratie. La Présidente de la Commission souligne également l’obligation qui incombe tant au Gouvernement qu’aux groupes armés de s’abstenir de toutes exactions et autres abus contre la population civile dans les zones sous leurs contrôles respectifs.

La Présidente de la Commission, qui se réjouit des appels lancés par de nombreux membres de la communauté internationale à la rébellion pour qu’elle renonce à la logique dangereuse et inacceptable des armes, exhorte les partenaires de l’UA à apporter tout l’appui nécessaire aux efforts de la CEEAC et des dirigeants de la région. Elle souligne que la Commission de l’UA ne ménagera aucun effort pour faciliter l’aboutissement de l’action entreprise par la CEEAC dans le cadre des décisions du Sommet extraordinaire de N’Djamena du 21 décembre 2012 et des instruments pertinents de l’UA.

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CÔTE D’IVOIRE: LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL PRÉSENTE SES CONDOLÉANCES AUX FAMILLES DES VICTIMES DE LA BOUSCULADE SURVENUE DURANT LA FÊTE DU NOUVEL AN

NEW YORK, 3 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général a appris avec une profonde tristesse le lourd bilan humain de la bousculade survenue durant les festivités de la nuit du Nouvel An à Abidjan et qui aurait fait, selon les premiers rapports officiels, 61 morts et au moins 50 blessés, dont de nombreux jeunes.

Il présente ses condoléances les plus sincères et exprime sa sympathie aux familles et aux proches des victimes de ce drame, ainsi qu’à tous les Ivoiriens et au Gouvernement de la Côte d’Ivoire.

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire a dépêché une équipe médicale d’urgence sur place et a fait part de sa disposition à mettre tous ses moyens techniques et logistiques au service des autorités pour les secours, l’assistance aux victimes et les besoins de l’enquête.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SALUE LA LIBÉRATION DES DEUX OFFICIERS DE POLICE MEMBRES DE L’OPÉRATION DE L’UNION AFRICAINE ET DE L’ONU AU DARFOUR

NEW YORK, 3 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général est profondément heureux d’apprendre que les deux officiers de l’unité de police constituée de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) ont été libérés et confiés à la MINUAD. Les deux officiers faisaient partie de la patrouille de la Mission dans la ville de Kabkabiya au Nord-Darfour, où ils ont été depuis le 20 août dernier, totalisant 136 jours de captivités.

Le Secrétaire général salue les efforts de la MINUAD, du Gouvernement du Soudan et du Gouvernement de la Jordanie qui ont su obtenir la libération des otages. Il souligne l’importance du travail de maintien de la paix et humanitaire au Darfour. Il appelle le Gouvernement à faire une enquête approfondie sur l’incident et à en traduire les auteurs en justice aussi tôt que possible.

Le Secrétaire général réitère également le fait que la responsabilité première s’agissant de la sûreté et de la sécurité de tout le personnel de maintien de la paix de la MINUAD et de la communauté humanitaire incombe au Gouvernement hôte.

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