Le ministre Baird animera une discussion sur le Mali

OTTAWA, Canada, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre des Affaires étrangères John Baird rencontrera l’ambassadrice du Mali au Canada, Mme Traoré Ami Diallo, l’ambassadeur de France au Canada, M. Philippe Zeller, ainsi que l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Canada, M. N’Goran Kouamé, afin de discuter avec eux de la situation au Mali.

Une brève séance de photo dans le bureau du ministre précédera la rencontre à huis clos.

Événement : Séance de photo

Date : Le mercredi 16 janvier 2013

Heure : 15 h 45 HE

Endroit : Bureau du ministre des Affaires étrangères, édifice Lester B. Pearson, 10e étage, tour A, 125, promenade Sussex, Ottawa (Ontario)

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL APPELLE LES ACTEURS POLITIQUES CENTRAFRICAINS À METTRE INTÉGRALEMENT EN ŒUVRE LES ACCORDS SIGNÉS À LIBREVILLE LE 11 JANVIER

NEW YORK, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon

Le Secrétaire général salue les accords signés à Libreville le 11 janvier 2013, à savoir la déclaration de principe, l’accord de cessez-le-feu et l’accord politique sur la résolution de la crise en République centrafricaine. Il appelle le Gouvernement de la République centrafricaine, les groupes politico-militaires, la coalition Séléka et les partis de l’opposition à les mettre en œuvre dans leur intégralité.

Le Secrétaire général félicite la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et les dirigeants de la région de s’être mobilisés rapidement pour faire face à la crise en République centrafricaine. Il appelle les partenaires du pays à renforcer leur soutien aux efforts en cours pour instaurer la stabilité et une paix durable dans le pays.

Le Secrétaire général renouvelle la disponibilité des Nations Unies, à travers sa Représentante spéciale en République centrafricaine et le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans ce pays (BINUCA), à soutenir les efforts de consolidation de la paix et la mise en œuvre complète des accords de paix de Libreville.

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Initiative de Coopération régionale pour l’Élimination de l’Armée de Résistance du Seigneur

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La 2ème réunion ministérielle du Mécanisme conjoint de coordination (MCC) de l’Initiative de Coopération régionale pour l’Élimination de l’Armée de Résistance du Seigneur (ICR-LRA) a eu lieu hier, 15 janvier 2013, à Addis Abéba, au siège de l’UA, sous la présidence du Commissaire à la Paix et à la Sécurité, Ramtane Lamamra. La réunion du MCC a vu la participation des Ministres de la Défense et des chefs d’État-major des pays membres de l’ICR-LRA, à savoir la République centrafricaine (RCA), la République démocratique du Congo (RDC), la République du Soudan du Sud et la République de l’Ouganda. Étaient également présents, à titre d’observateurs, des représentants du Tchad, de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) et des Nations unies.

S’appuyant sur les résultats de la réunion des chefs d’État-major des pays membres de l’ICR-LRA, qui a eu lieu à Bangui, le 20 décembre 2012, la réunion a adopté les documents de mission de l’ICR-LRA, à savoir les Directives stratégiques, le Concept d’opérations, les Règles d’engagement et les Procédures opérationnelles permanentes. Le MCC a été précédée par une réunion des chefs d’État-major et d’experts, également à Addis Abéba, le 14 janvier 2013.

Depuis son lancement en novembre 2011, l’ICR-LRA a enregistré des progrès louables dans l’action visant à éliminer la LRA. 2 850 soldats, fournis par la RCA, le Soudan du Sud et l’Ouganda, opérant sous l’autorité de la Force régionale d’intervention (FRI), le bras opérationnel de l’ICR-LRA. Le Soudan du Sud s’est engagé à apporter une contribution supplémentaire de 500 soldats, alors que la RDC a l’intention de fournir initialement un contingent de 500 soldats à l’ICR-LRA, à la fin du mois de janvier 2013.

L’UA envisage d’organiser, au début du mois d’avril 2013, à Addis Abéba, une réunion du Forum de soutien à l’ICR-LRA, en vue de mobiliser, tant auprès des États membres que des partenaires, des ressources supplémentaires pour la mise en œuvre réussie de l’Initiative. Dans l’intervalle, les Ministres de la Défense se réuniront à nouveau à la mi-mars 2013, à Juba, au Soudan du Sud, afin d’évaluer les progrès accomplis et de déterminer la voie à suivre pour l’élimination de la LRA.

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Algérie / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – Bonjour, est-ce que vous pouvez confirmer que cinq Japonais et un Français ont été enlevés mercredi par des rebelles islamistes sur un site pétrolier vers In Amenas, dans le sud de l’Algérie? Quelles sont les informations disponibles? Merci

L’agence de presse Reuters fait état d’un enlèvement de cinq ressortissants français et japonais en Algérie, sur le site pétrolier d’Ain Amenas ce jeudi matin. Confirmez-vous cette information et si oui, quelles sont les informations supplémentaires que vous pouvez nous donner ?

R – Nous procédons actuellement à des vérifications. Nous n’avons pas de commentaire à ce stade.

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Mali / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

Q – Etes-vous préoccupé par les risques de violations des droits de l’homme au Mali et plus précisément par les représailles éventuelles de l’armée malienne contre les populations touareg ou arabes du Nord, comme le craignent les ONG? Y a-t-il eu des arrestations et qui contrôle la situation des prisonniers? Une précision également : la réunion avec les ONG au Quai d’Orsay sur la situation humanitaire a-t-elle lieu ce jour comme annoncé lors du briefing hier, ou jeudi comme l’a corrigé le porte-parole adjoint en soirée et avez-vous une date à présent sur la réception des ONG à Bamako par l’ambassadeur Rouyer ?

R – La protection des droits de l’Homme, la protection des civils et la lutte contre l’impunité constituent des priorités de l’action extérieure de la France. Elle fera tout pour que les atteintes aux droits de l’Homme cessent dans l’ensemble du Mali et qu’aucun acte de représailles n’ait lieu.

Nous avons notamment œuvré au sein du Conseil de Sécurité et du Conseil des droits de l’Homme pour que la communauté internationale reste entièrement mobilisée. La France a veillé à une pleine prise en compte de cette question au sein de la résolution 2085 autorisant le déploiement d’une force internationale au Mali, en particulier en ce qui concerne le recrutement d’enfants soldats et les atteintes aux droits des femmes.

Cette résolution rappelle la responsabilité première des autorités maliennes, qui ont un devoir d’exemplarité en matière de protection des populations civiles. Elle prévoit en outre la mise en place d’un mécanisme de suivi du respect du droit international humanitaire et des droits de l’Homme, avec la remise de rapports périodiques. La France soutient également la saisine par le Mali de la Cour pénale internationale pour enquêter sur les crimes de guerres.

Sur votre deuxième question, nous vous invitons à consulter le ministère de la Défense.

La rencontre avec les ONG, consacrée à la situation humanitaire au Mali, se tiendra jeudi au Centre de crise du ministère des Affaires étrangères. Notre Ambassadeur à Bamako, M. Christian Rouyer, doit recevoir aujourd’hui les ONG présentes au Mali, notamment pour leur transmettre des consignes de vigilance et de sécurité.

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Madagascar – Annonce du Président de la Transition, M. Rajoelina.

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclaration du porte-parole

La France salue l’annonce faite par le Président de la Transition, Andry Rajoelina, de ne pas se porter candidat à la prochaine élection présidentielle. Cette décision, à laquelle l’engagement constant de la médiation de la communauté de développement d’Afrique australe a contribué, favorisera notamment la tenue d’un scrutin présidentiel crédible et dans un climat apaisé.

Ces élections doivent permettre à Madagascar de sortir de la longue crise politique ouverte en 2009 et de normaliser ses relations extérieures, au terme du processus de transition. La France prendra toute sa part à l’appui au redressement économique et social de Madagascar.

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Mali / France / Extrait du point de presse

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Q&R- Extrait du point de presse – 16 janvier 2013

Q – Etes-vous préoccupé par les risques de violations des droits de l’homme au Mali et plus précisément par les représailles éventuelles de l’armée malienne contre les populations touareg ou arabes du Nord, comme le craignent les ONG ?

Y a-t-il eu des arrestations et qui contrôle la situation des prisonniers ?

Une précision également : la réunion avec les ONG au Quai d’Orsay sur la situation humanitaire a-t-elle lieu ce jour comme annoncé lors du briefing hier, ou jeudi comme l’a corrigé le porte-parole adjoint en soirée et avez-vous une date à présent sur la réception des ONG à Bamako par l’ambassadeur Rouyer ?

R – La protection des droits de l’Homme, la protection des civils et la lutte contre l’impunité constituent des priorités de l’action extérieure de la France. Elle fera tout pour que les atteintes aux droits de l’Homme cessent dans l’ensemble du Mali et qu’aucun acte de représailles n’ait lieu.

Nous avons notamment œuvré au sein du Conseil de Sécurité et du Conseil des droits de l’Homme pour que la communauté internationale reste entièrement mobilisée. La France a veillé à une pleine prise en compte de cette question au sein de la résolution 2085 autorisant le déploiement d’une force internationale au Mali, en particulier en ce qui concerne le recrutement d’enfants soldats et les atteintes aux droits des femmes.

Cette résolution rappelle la responsabilité première des autorités maliennes, qui ont un devoir d’exemplarité en matière de protection des populations civiles. Elle prévoit en outre la mise en place d’un mécanisme de suivi du respect du droit international humanitaire et des droits de l’Homme, avec la remise de rapports périodiques. La France soutient également la saisine par le Mali de la Cour pénale internationale pour enquêter sur les crimes de guerres.

Sur votre deuxième question, nous vous invitons à consulter le ministère de la Défense.

La rencontre avec les ONG, consacrée à la situation humanitaire au Mali, se tiendra le 17 janvier au Centre de crise du ministère des Affaires étrangères. Notre Ambassadeur à Bamako, M. Christian Rouyer, doit recevoir aujourd’hui les ONG présentes au Mali, notamment pour leur transmettre des consignes de vigilance et de sécurité.

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Mali / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Sur la visite de Mme Williams, va-t-il être question de la situation au Mali, puisque les femmes en situation de conflit c’est typiquement le sujet ?

Plus généralement par rapport à l’intervention actuelle, va-t-il y avoir une réunion au centre de crise avec les ONG, la FIDH, toutes ces ONG qui s’occupent des droits de l’homme pour qu’il y ait un processus pour surveiller la violation des droits de l’homme ?

R – Sur l’entretien, je vous propose d’en faire un debriefing une fois qu’il aura eu lieu car je ne peux pas préjuger des sujets qui y seront abordés. L’entretien est prévu de longue date pour parler de ce que fait Mme Williams dans trois pays : le Libéria, la RDC et le Soudan mais il est possible que soit évoquée la situation au Mali puisqu’elle est d’actualité très immédiate.

Sur la situation de manière plus générale, pas seulement des femmes d’ailleurs, mais sur la situation humanitaire pour utiliser un terme générique, nous avons prévu de tenir une réunion avec les principales ONG, demain à Paris au centre de crise. D’autre part, notre ambassadeur, Christian Rouyer, sur place à Bamako, réunira également les principales ONG.

Q – Peux-t-on avoir des précisions sur la chronologie définie par Laurent Fabius dimanche ? Qui va prendre le relais des forces françaises, est-ce que ce sera en premier lieu les forces maliennes, les forces de MISMA, CEDEAO ou en fait un mélange des deux ?Est-ce qu’on parle toujours de quelques semaines ?

Laurent Fabius a dit aujourd’hui qu’une assistance pouvait être apportées par des Nations du Golfe, peux-ton avoir des précisions, car on parle d’assistance sur le plan militaire ou peut-être humanitaire plus tard, ou sous la forme d’une médiation politique dans un avenir plus lointain ?

R – Tout d’abord une remarque générale sur les objectifs de l’opération française, parce que cela a un lien très direct avec la première question que vous posez et sur celle du relais ensuite.

Les objectifs ont été rappelés par Laurent Fabius hier soir. Ils sont au nombre de quatre. Il y a un premier objectif immédiat qui est de stopper l’avancée des groupes terroristes, du nord vers le sud en direction de Bamako. Il y a un deuxième objectif qui est de sauver l’Etat Malien et lui permettre de recouvrer son intégrité territoriale et sa souveraineté. Il y a un troisième objectif qui est de préparer le déploiement des troupes africaines. Il y a un quatrième objectif enfin : assurer la sécurité des ressortissants français, il y en a à peu près 6000 installés au Mali.

La priorité pour nous, et notre représentant permanent auprès des nations Unies l’a rappelé hier soir à la sortie de la réunion que nous avions demandée du Conseil de Sécurité, – la priorité absolue pour nous, c’est de passer la main à la force africaine, la MISMA, le plus vite possible, conformément à la troisième des résolutions adoptées par le Conseil, la 2085 en date du 20 décembre. Dans cette perspective, dès hier, le général nigérian qui va commander la MISMA, était à Bamako avec son adjoint nigérien. Une réunion des chefs d’état major de la CEDEAO se tient aujourd’hui à Bamako et un sommet de la CEDEAO se tiendra le 19 janvier à Abidjan, ces deux réunions étant très clairement organisées pour permettre le déploiement de cette force dans les meilleurs et les plus brefs délais.

Vous aurez observé également que d’ores et déjà un certain nombre de pays africains ont annoncé de manière officielle, les contingents qu’ils étaient prêts à déployer : le Niger, le Burkina-Faso, le Togo et le Sénégal à hauteur d’une compagnie, c’est-à-dire 500 hommes chacun, le Bénin à hauteur de 300 hommes, le Nigéria à hauteur de 600 hommes. D’autres pays réfléchissent, ont manifesté une disposition de principe mais n’ont pas encore annoncé de chiffre. Hors CEDEAO, je pense par exemple au Tchad.

Notre objectif est bien d’accélérer la mise en œuvre de la résolution 2085 du Conseil de sécurité.

Q – Pouvez- vous donner un échéancier de l’arrivée des forces africaines ?

R – Le président de la République a dit une grosse semaine. Ils ne vont pas tous se déployer le même jour. On a notamment des questions de transport et de logistique à régler. L’idée est d’avoir très vite, sinon tous ces contingents, du moins le plus grand nombre d’entre eux, présents sur le terrain au Mali.

Il y aura également tout un volet autour des forces armées maliennes puisque cette opération africaine vient à l’appui des forces armées maliennes. Ces dernières bénéficieront, comme c’était prévu, mais certainement sur un calendrier lui aussi accéléré, du soutien, de la formation et du conseil de l’opération décidée par l’Union européenne. C’est un des objectifs de la réunion extraordinaire du conseil, convoqué jeudi à la demande de la France, non-seulement d’informer nos partenaires européens, qui soutiennent tous l’action française, mais aussi de voir comment on peut accélérer les choses pour ce qui concerne cette opération, dont la France est nation-cadre.

Concernant les pays du Golfe, au nombre des sujets qui vont être discutés par le Président de la République, accompagné par le ministre des Affaires étrangères, à Abou Dabi aujourd’hui et à Dubaï demain, il y aura notamment le Mali et ce que peuvent faire ces pays pour aider le Mali. Je ne veux pas préjuger des discutions qui sont en cours sur place, mais cette aide peut prendre différentes formes. Toute aide est bien évidemment la bienvenue.

Q – Avez-vous déjà capturé des Islamistes ou des rebelles ? Quel statut auront ces gens capturés ? Va-t-on les présenter à la justice, comme des terroristes ? Auront-t-ils des statuts de non-combattants avec les conséquences constatées aux Etats-Unis avec Guantanamo ? Les chiffres correspondent à peu près au chiffrage de la force qui devait être déployé dans quelques mois, l’a-t-on accéléré ?

R – De manière générale, pour tout ce qui concerne le déroulement au jour le jour des opérations, je vous renvoie à la Défense et notamment au porte-parole de l’état-major, le Colonel Burkhard. Le ministre de la Défense fait en outre des points réguliers. Il en fait un aujourd’hui en fin d’après-midi.

Concernant le statut des prisonniers, votre question reste très hypothétique pour l’instant. Il y a cependant des précédents, tel que le précédent somalien, sur lequel nous avions eu de très longues discussions.

S’agissant de votre troisième question, notre objectif est en effet très clairement d’accélérer le déploiement.

Q – Vous dites que jeudi a lieu, à la demande de la France, une réunion du Conseil affaires étrangères ? Une opération européenne EUTM va être mise en place ?

R – Nous cherchons à revenir le plus vite possible dans les cadres prévus avant l’intervention française, à la fois sur le volet décidé par le Conseil de sécurité et également sur le deuxième volet, européen celui-là, avec une décision du Conseil affaires étrangères à Bruxelles.

Q – A ce jour, on a trois opérations, MISMA, EUTM, Serval ?

R – Exact.

Q – Dans la mission EUTM, on n’est plus dans le training parce qu’on ne peut pas former des soldats maliens à une vitesse suffisante pour qu’ils soient opérationnels en une semaine. Vont-ils donc changer le nom ou l’idée, car on garde les chiffres de l’ancien EUTM mais on n’est plus dans du TM?

R – Il reste un besoin de formation des forces armées maliennes.

Q – Les Africains de MISMA ne sont donc pas là pour former, ils sont là pour se battre et ceux de l’Europe sont là pour former ?

R – Il y a des forces armées maliennes qui se battent en ce moment avec le soutien des Français. Ca ne signifie pas pour autant qu’il ne faille pas former l’armée malienne. Toutes les unités maliennes ne sont certainement pas en état de combattre.

Q – Vous disiez que la France est la Nation-cadre de quelle opération ?

R – EUTM.

Q – Donc Serval et nation-cadre EUTM c’est nous ?

R – Oui. C’était décidé ainsi avant le déclenchement de l’opération Serval.

Q – Est-il définitivement exclu qu’il y ait des éléments européens sur le terrain ? L’aide européenne s’inscrit-elle dans la logistique uniquement ou bien solliciterez-vous, lors de la réunion de jeudi, les Européens pour envoyer des forces sur le terrain ?

R – Pour l’instant, un certain nombre d’offres a d’ores et déjà été officiellement annoncé, par les Britanniques, les Danois, les Belges. Il s’agit pour l’instant d’aide logistique et de transport. Les Allemands n’ont pas encore précisé la nature de leur offre, logistique ou médicale. Hors Europe, il y a aussi les Américains et les Canadiens.

Q – Allez-vous solliciter vos partenaires pour une aide, une présence sur le terrain ?

R – Toute aide est la bienvenue. Ensuite, il revient à chaque pays souverainement de prendre sa décision. Ca peut aller du soutien politique, qui est important et unanime, jusqu’à un engagement sur le terrain. Je dis ce qui est annoncé, confirmé, précisé. On verra ensuite.

Q – Il y a eu un chamboulement de l’échéancier n’est-ce pas ?

R – Bien sûr. Notre objectif est l’accélération des calendriers tels qu’ils avaient été envisagés et décidés sur les deux volets, à la fois le volet Nations unies, 20 décembre, avec l’adoption de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité, et sur le volet Union européenne, via les conclusions prises aussi en décembre par le Conseil affaires étrangères.

Q –N’êtes-vous pas agacé, on vous appelle pour faire le sale boulot au Mali ? Vous engagez des moyens militaires.

R – On ne fait pas le sale boulot, on fait au contraire un boulot très noble. Lorsque le président de la République prend la décision d’intervenir, il la prend pour répondre à une demande du Président malien, qui est un véritable appel au secours. Si le Président avait décidé de ne pas réserver une suite favorable à cette demande, c’est tout le Mali qui devenait un Etat terroriste.

Pour reprendre les termes employés par le ministre des Affaires étrangères, « c’est l’honneur de la France que d’avoir répondu à cet appel au secours ».

Q – Inaudible

R – L’opération était urgente et nécessaire. Personne ne conteste, lorsqu’on regarde les discussions qui ont lieu au Conseil de sécurité hier, la légalité de l’intervention française. Nous agissons en conformité avec la Charte des Nations unies, en cohérence avec les résolutions du Conseil de sécurité, en réponse à une demande malienne.

Ce débat est un peu étrange. Que n’aurait-on dit si le président de la République avait refusé l’intervention alors que le président Traoré la lui demandait ? Nous aurions eu un Etat terroriste installé à quelques heures d’avion de Paris, menaçant toute la région, l’Europe et la France. Pour le dire encore autrement, on aurait eu la guerre de toute façon et le déshonneur en plus.

Q – Inaudible

R – Autre sujet, puisque vous y faites référence : le financement. Là aussi nous aurons des discussions avec nos partenaires européens, discussions que nous avions déjà commencées en décembre dernier. Il y aura, autre rendez-vous très important, une conférence des donateurs pour le Mali avec la mise en place d’un fonds fiduciaire qui gérera les contributions bilatérales. Nous souhaitons que cette conférence des donateurs pour le Mali se tienne rapidement, par exemple en marge des prochaines réunions de l’Union africaine fin janvier, avec une ministérielle les 24-25 et un sommet des chefs d’Etat les 27 et 28, à Addis Abeba.

Q – L’OTAN n’est pas du tout sollicitée. Si on a les USA et le Canada, il ne manque plus que la Turquie et tous les membres de l’OTAN sont dans le bain. Est-ce que l’OTAN est sollicitée ? Ou est-ce que c’est « strictement une opération française », je cite M. Le Drian ?

R – Non l’OTAN n’est pas sollicitée.

Q – Donc pas de scénario Libye.

R – Il faut toujours se méfier de ce genre de rapprochement. On est dans un cadre juridique très clair : c’est l’article 51 de la Charte, ce sont les résolutions du Conseil de sécurité et la demande malienne. Les dispositifs étaient en place dans les résolutions du Conseil de sécurité et les conclusions du Conseil Affaires étrangères. Ce qu’il faut maintenant, c’est accélérer la mise en œuvre de ces décisions. Le cadre est bien fixé.

Q – Une question au sujet des contingents des pays africains qui voyageraient vers le Mali. Vous aviez dit le plus vite possible. Qu’est-ce qu’on devrait attendre ? Est-ce une question de jours, de semaines, la semaine prochaine ? Quel est le nombre de troupes françaises qui sont au Mali et est-ce qu’on est en train d’en envoyer encore ? Au sujet des combats à Diabali, est-ce que l’armée française est en train d’agir dans cette zone ?

R – Pour répondre à votre première question, c’est une question de jours. Mais nous n’aurons pas tous les contingents au même moment déployés au Mali.

Q – On devrait commencer à les voir arriver la semaine prochaine ? A la fin de cette semaine ?

R – Le plus vite possible et on compte en jours. Le président a dit une grosse semaine il me semble. Pour ce qui concerne le nombre des troupes, de même que la situation à Diabali, interrogez mon homologue à la Défense.

Q – Sur l’aide européenne, vous avez dit que toute aide était la bienvenue jusqu’à un engagement sur le terrain. Cela veut dire un engagement des troupes combattantes sur le terrain ? Vous le souhaiteriez ? C’est pour préciser la question de mon collègue.

R –La France met les moyens qui sont nécessaires pour remplir la mission qui a été fixée par le président de la République à la demande du président malien. L’objectif ensuite est de basculer le plus vite possible vers les dispositifs qui étaient prévus. C’est à chaque pays souverainement de prendre sa décision. Si l’Allemagne décide qu’elle peut envoyer des moyens médicaux, elle les enverra. Si tel autre pays estime qu’il peut envoyer des avions, notamment de transport, très bien.

Q – Est-ce que la France n’a pas peur de se retrouver dans la même situation que les Américains en Afghanistan, sachant que cette armé malienne que vous prétendez former n’est pas très bien préparée, la former au moment d’un conflit avec des djihadistes, cela doit être très dur. Commet se présentera le scénario après ? L’image de la France comme un pays qui intervient en Afrique, surtout quand le président Hollande avait dit ne plus jamais le faire ?

R – Je rappelle concernant les délais que notre objectif est de passer le relais le plus vite possible aux dispositifs, aux forces dont le déploiement avait été décidé au mois de décembre. Nous resterons le temps nécessaire, mais pas plus que le temps nécessaire.

S’agissant de votre deuxième question, nous sommes intervenus à la demande d’un pays ami, demande faite par une autorité légitime, le président Traoré, en conformité avec la Charte des Nations unies et en cohérence avec les décisions prises unanimement par le Conseil de sécurité, premièrement. Deuxièmement, quand on parlait de « Françafrique », puisque c’est à cela que vous faites référence, cela visait des interventions motivées par d’autres raisons que l’intérêt général. La France n’a pas d’autre intérêt au Mali que de venir au secours d’un Etat menacé dans son existence-même. Il n’y a pas d’intérêt économique français au Mali. C’est tout l’inverse de la « Françafrique ».

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Libye / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – En Lybie, on voit de plus en plus de violences, des attentats régulièrement, y compris à Bengazi hier où il y a eu des attentats et aussi les déclarations hier du premier ministre qui a dit qu’il allait imposer par la force l’ordre en Lybie, je ne sais pas s’il en est capable. A –t-il demandé l’aide de la France, pas nécessairement matérielle mais stratégique ou politique pour faire cela ?

Il y a eu un jugement en cour d’appel ce matin, concernant la société Amesys, avez-vous un commentaire, sachant que 5 libyens ont porté plainte contre cette société ?

R – Il n’y a pas eu à ma connaissance de demande libyenne. De manière générale sur la situation de sécurité en Libye, vous savez que c’est un sujet qu’avait abordé Laurent Fabius lorsqu’il s’était rendu dans ce pays. Dans le processus de constitution d’un Etat de droit, la sécurité est un enjeu essentiel dans sa dimension intérieure mais aussi pour tout ce qui concerne la sécurité des frontières.

Nous discutons actuellement avec nos partenaires européens de ce que nous pourrions faire dans ce domaine pour aider les Libyens, étant entendu qu’après plus de quarante ans de dictature, on ne peut pas du jour au lendemain mettre sur pied un Etat qui à la fois garantisse parfaitement la sécurité des populations et de l’Etat vis-à-vis de l’extérieur, tout en respectant parfaitement les normes qui sont pour nous fondamentales, c’est-à-dire les droits de l’homme et les droits fondamentaux.

Nous réfléchissons à organiser une conférence qui réunirait nos principaux partenaires à Paris sur ces sujets afin d’aider les autorités libyennes. Pour être tout à fait clair, nous condamnons toute forme de violence et rappelons notre attachement au strict respect des principes que je viens de mentionner et nous sommes prêts à aider la Libye à les mettre en oeuvre.

Concernant la société Amesys, il y a une procédure judiciaire en cours et je n’ai pas de commentaire à faire.

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Herakles Farms Lance de Nouveaux Programmes pour Répondre aux Besoins Sociaux et de Santé des Communautés

YAOUNDE, Cameroun, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Pendant la période des vacances, Herakles Farms (http://www.heraklesfarms.com), une entreprise agricole basée à New York et qui opère au Ghana et au Cameroun (également connu sous le nom SG-SOC), a fait don de produits alimentaires à 1 700 familles dans 38 villages de la sous-division Nguti à Kupe-Muanenguba, Mundemba et Toko de Ndian. Au total, 11 tonnes de riz et 10 tonnes de poisson ont été distribuées à plus de 8 000 habitants des régions de Nguti, Mundemba et Toko.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/herakles-farms-1.jpg

Ce programme alimentaire était le premier du genre dans ces villages et n’est qu’un des programmes sociaux diversifiés qu’organise Herakles Farms pour soutenir les communautés dans les régions de développement de ses projets. « Les vacances sont une période de pression particulièrement intense sur la faune locale parce que la chasse s’intensifie pour nourrir les familles. Cette année, nous espérons que ces dons permettront de réduire cette pression », déclare Bruce Wrobel, Directeur général d’Herakles Farms. Au cours des prochaines années, Herakles Farms prévoit de développer une gamme plus étendue de programmes à plus long terme, incluant le développement des capacités dans les petites exploitations agricoles et les élevages, pour améliorer et élargir les possibilités de revenus et les sources de protéines. Ces programmes visent à améliorer les moyens de subsistance et à réduire le braconnage des espèces menacées.

« Nous connaissons les difficultés que rencontrent de nombreuses familles pour se nourrir » explique Dr. Blessed Okole, Vice-président senior d’Herakles Farms, responsable du planning stratégique et de l’exploitation, qui a organisé la campagne de distribution cette année. « Nous avons pensé qu’il était important que, dans les villages concernés par nos activités, chaque famille puisse profiter d’un bon repas pendant les vacances ».

Les villageois ont été nombreux à exprimer leur reconnaissance envers le programme et la présence d’Herakles Farms dans la communauté. « Nous sommes très heureux d’avoir reçu un tel cadeau », a déclaré Wangoe Philip, chef du village Fabe, dans la sous-division de Mundemba. « Nous sommes très reconnaissants. Toutes les familles remercient Herakles Farms ».

Outre le programme alimentaire, Herakles Farms a fourni chaque nuit de l’électricité à l’hôpital St. John of God de Nguti de 18 heures à 6h30. Grâce au soutien d’Herakles Farms, l’hôpital a pu améliorer ses services et sauver des vies en prenant en charge des urgences, des accouchements et d’autres services de nuit, qui nécessitent une alimentation électrique ininterrompue. L’hôpital a également pu réduire les coûts du générateur utilisé chaque nuit.

« Nous sommes extrêmement reconnaissants pour l’immense soutien qu’Herakles Farms apporte à notre hôpital, et les nombreux services reçus », a déclaré Rév. Br. Gregorio Matim, St. John of God Hospital Nguti. « Nous nous engageons à soutenir tous leurs projets et leur développement dans notre village et dans la région de Nguti ».

« Ces efforts font partie de notre engagement durable à développer des programmes sociaux et la collaboration avec les communautés locales », explique Bruce Wrobel, DG d’Herakles Farms.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Herakles Farms.

Contact :

Herakles Farms

publicrelations@heraklesfarms.com

À propos de Herakles Farms

Créée en 2009, Herakles Farms (http://www.heraklesfarms.com) est une entreprise agricole centrée sur l’identification et la mise en œuvre de solutions capables de résoudre les importantes questions de sécurité alimentaire en Afrique. L’historique de son équipe de direction démontre une longue expérience dans le développement de projets durables pour la société et l’environnement et qui ont soutenu des progrès économiques dans des pays les moins développés d’Afrique. Les réalisations de Herakles Farms ont été récompensées par de nombreux prix. Herakles Farms applique les principes Équateur et les normes Performance de l’International Finance Corporation (IFC). http://www.heraklesfarms.com

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