Le ministre Baird, hôte d’une discussion sur le Mali

OTTAWA, Canada, 17 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre des Affaires étrangères John Baird rencontre l’ambassadrice du Mali au Canada, Mme Traoré Ami Diallo, l’ambassadeur de France au Canada, M. Philippe Zeller, ainsi que l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Canada, M. N’Goran Kouamé, afin discuter avec eux de la situation au Mali. La Côte d’Ivoire préside actuellement la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest.

Cette rencontre suit une discussion que le ministre Baird a eue avec son homologue français, le ministre Laurent Fabius.

Le Canada est profondément préoccupé par les événements récents dans le nord du Mali. La mise en place d’un refuge pour les groupes terroristes dans le nord du Mali préoccupe vivement la communauté internationale. Le Canada n’envisage pas d’intervenir directement au Mali dans le cadre d’une mission militaire, mais il fournit un soutien logistique limité et clairement défini pour aider les forces armées qui interviennent dans ce pays, et ce, conformément à la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le Canada poursuivra son engagement diplomatique, comme il le fait depuis le coup d’État de mars 2012, tout en surveillant étroitement la situation sur le terrain afin de déterminer les besoins humanitaires.

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RAPPEL SECURITÉ À L’ATTENTION DES JOURNALISTES SUR LE TERRITOIRE MALIEN

PARIS, France, 17 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Mesdames et Messieurs les journalistes,

La situation sécuritaire au Mali impose à chacun la plus grande prudence.

Vous savez à quel point les autorités françaises sont attachées à votre sécurité. Aussi, si vous devez vous rendre au Mali, nous vous demandons de faire preuve de la plus extrême vigilance, de vous tenir informés de l’évolution de la situation et de respecter les consignes de sécurité données par le ministère des Affaires étrangères, l’ambassade de France à Bamako et nos forces sur place qui sont à même de vous indiquer les zones où vous ne devez pas vous rendre.

Le non respect de ces règles élémentaires de prudence mettrait en péril, non seulement votre sécurité, mais également la sécurité de ceux qui se porteraient à votre aide.

Les directions de la communication du ministère des Affaires étrangères et de la Défense restent à votre disposition pour toute précision ou information complémentaire.

Philippe Lalliot

Directeur de la Communication et de la presse du ministère des Affaires étrangères

Philippe Germain

Délégué à l’information et à la communication de la Défense

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La FIDH et l’AMDH saluent l’ouverture de l’enquête de la Cour pénale internationale au Mali

PARIS, France, 17 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La FIDH et son organisation membre au Mali, l’AMDH, se réjouissent de l’annonce faite aujourd’hui par la Procureur de la CPI de l’ouverture d’une enquête sur les crimes graves commis au Mali depuis janvier 2012, qui a précisé : « d’après les renseignements disponibles à ce jour, le Bureau se concentrera sur les crimes commis dans les trois régions du nord du pays. ».

Le 18 juillet 2012, le gouvernement malien avait saisi la Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) pour enquêter sur les crimes internationaux commis au Mali depuis janvier 2012 et poursuivre les plus hauts responsables.

« L’ouverture de l’enquête de la CPI sur les crimes très graves perpétrés au Mali depuis janvier 2012 est un acte majeur pour en terminer avec l’impunité des auteurs de ces crimes et contribuer à ramener une paix durable dans le pays », a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.

En saisissant la Procureur de la CPI, le Mali, État partie à son statut, avait reconnu le manque de capacité de la justice nationale à poursuivre les principaux responsables de ces crimes.

« Nous avons la conviction que le gouvernement malien avait pris la bonne décision en ayant recours à la CPI », a déclaré Me Moctar Mariko, président de l’AMDH. « Les crimes sur lesquels notre organisation enquête depuis un an sont d’une telle gravité que la justice malienne, en l’état actuel de la situation, ne peut en effet pas s’en saisir. La CPI a été prévue pour ce type de situation et il est crucial qu’elle intervienne aujourd’hui et contribue à rétablir un Etat de droit bafoué », a-t-il ajouté.

Le 12 juillet 2012, la FIDH et l’AMDH avaient publié un rapport intitulé Crimes de guerre au Nord Mali, détaillant les crimes commis par les groupes armés dans le Nord depuis six mois et dans lequel elles appelaient à la saisine de la CPI, compte-tenu de la nature des crimes perpétrés et de l’impossibilité actuelle pour la justice malienne d’enquêter et de poursuivre leurs auteurs. Ce rapport, transmis à la CPI, avait contribué à son analyse qui l’a conduit aujourd’hui à ouvrir une enquête.

« Les informations recueillies font notamment état d’exécutions sommaires, de viols et autres crimes sexuels, recrutement d’enfants soldats, attaques de lieux de culte et de biens culturels protégés, prenant la population civile pour cible ». a indiqué Patrick Baudouin, président d’honneur et coordinateur du Groupe d’action judiciaire de la FIDH. « Si l’intervention de la Cour vient tard, plus de six mois après la saisine par le Mali, elle peut aujourd’hui jouer un rôle préventif certain. En effet, tous les crimes commis depuis un an, y compris ceux qui seraient perpétrés dans le cadre de l’opération militaire en cours, s’ils relevaient de la compétence de la Cour et n’étaient pas poursuivis au niveau national, pourront être jugés par la CPI ».

La FIDH et l’AMDH appellent la Cour à s’engager dans les meilleurs délais dans une stratégie d’information et sensibilisation au Mali, indispensable pour permettre aux communautés affectées et aux victimes de s’approprier ses procédures et d’y participer effectivement.

Nos organisations appellent en outre le gouvernement malien, tous les États parties, ainsi que la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) prévue par la Résolution 2085 du Conseil de sécurité, à coopérer effectivement à l’action de la Cour en lui communiquant notamment toutes les informations nécessaires, lui facilitant l’accès aux témoins et en lui transférant les personnes qui seront ensuite poursuivies.

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Mali : Le Procureur de la Cour pénale internationale ouvre une enquête concernant les crimes de guerre commis au Mali : « Les critères juridiques sont remplis. Nous allons enquêter. »

LA HAYE, Pays-Bas, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Aujourd’hui, le Procureur de la Cour pénale internationale (http://www.icc-cpi.int), Mme Fatou Bensouda, a officiellement ouvert une enquête sur les crimes présumés commis sur le territoire du Mali depuis janvier 2012. Cette décision découle de l’examen préliminaire de la situation au Mali que le Bureau a initié en juillet 2012.

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« Depuis le début du conflit armé qui a éclaté en janvier 2012, les habitants du nord du Mali sont soumis aux grands troubles qui agitent leur région », a-t-elle déclaré. « Divers groupes armés ont semé la terreur et infligé des souffrances à la population par tout un éventail d’actes d’une extrême violence à tous les stades du conflit. Je suis parvenue à la conclusion que certains de ces actes de brutalité et de destruction pourraient constituer des crimes de guerre au regard du Statut de Rome ».

Depuis le renvoi de la situation au Mali par l’État malien, le Bureau du Procureur est habilité à enquêter et à engager des poursuites concernant tout crime relevant de la compétence de la Cour, commis sur le territoire malien depuis le mois de janvier 2012. Il a identifié, au cours de son examen préliminaire, d’éventuelles affaires suffisamment graves pour qu’il y donne suite.

Mme Bensouda estime qu’il existe une base raisonnable pour croire que les crimes suivants ont été commis : i) le meurtre; ii) les mutilations, les traitements cruels et la torture ; iii) le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des biens protégés ; iv) les condamnations prononcées et les exécutions effectuées sans un jugement préalable rendu par un tribunal régulièrement constitué ; v) le pillage ; et vi) le viol.

« Mon Bureau mettra tout en œuvre pour mener une enquête approfondie et impartiale et rendra justice aux victimes maliennes en enquêtant sur les personnes portant la plus lourde part de responsabilité dans les crimes présumés ».

D’après les renseignements disponibles à ce jour, le Bureau se concentrera sur les crimes commis dans les trois régions du nord du pays.

« La confusion bat son plein au nord du Mali et les populations sont exposées à des risques accrus de violence et de souffrance », a indiqué le Procureur. « La justice peut jouer son rôle en soutenant les efforts communs de la CEDEAO, de l’Union africaine et de la communauté internationale dans son ensemble pour mettre un terme à la violence et rétablir la paix dans la région. Des organisations régionales et internationales clés ont reconnu l’importance de la justice dans la résolution de la crise qui secoue le Mali. Les crimes internationaux commis au Mali ont profondément heurté la conscience humaine ».

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Cour Pénale Internationale.

Context

Lien vers le Rapport établi au titre de l’Article 53(1) sur la Situation au Mali (http://www.icc-cpi.int/en_menus/icc/situations%20and%20cases/situations/icc0112/Documents/SASMaliRapportPublicArticle53_1FRA16Jan2013.pdf)

Questions et réponses : Ouverture d’une enquête de la CPI au Mali (http://www.icc-cpi.int/en_menus/icc/situations%20and%20cases/situations/icc0112/Documents/QandAMaliFra.pdf)

YouTube (pour visionnage) : http://www.youtube.com/watch?v=sdUZGmcbZLg

Vidéo (MPEG-4) pour téléchargement : http://www.fileserver.icc-cpi.info/video/130116_OTP_declaration_Mali_French.mp4

Audio (MPEG-3) pour téléchargement : http://www.fileserver.icc-cpi.info/audio/130116_OTP_declaration_Mali_French.mp3

Contact :

OTPNewsDesk@icc-cpi.int

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CORRIGENDUM – Congo RDC -Violences sexuelles omniprésentes dans et autour des camps de déplacés de Goma

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quatre-vingt quinze cas de violences sexuelles ont été pris en charge par MSF durant le mois de décembre dans le camp de déplacés de Mugunga III. Face à ces actes de violence, MSF déplore le manque d’implication des entités de protection de la population civile et les conditions de sécurité défaillantes dans les camps de la ville de Goma.

Entre le 3 décembre et le 5 janvier 2013, un total de 95 cas de violence sexuelle ont été notifiés et pris en charge par l’équipe MSF présente dans le camp de Mugunga III, à quelques kilomètres à l’ouest de Goma. Fin décembre, les équipes MSF ont assisté à une augmentation d’admission pour des traumatismes directement liés à ces actes de violence, portant à six la moyenne de consultations par jour.

Malgré la vulnérabilité flagrante des populations et les conditions de vie précaires dans les camps, la sécurité des déplacés n’est toujours pas assurée de façon satisfaisante. « Le manque de sécurité dans les camps et les villages avoisinants est criant », commente Thierry Goffeau, chef de mission de MSF à Goma. « Les autorités compétentes en la matière et les leaders des différents groupes armés prétendent tous, sans exception, défendre les populations civiles. Ils doivent donc assumer leur responsabilité et se mobiliser davantage pour assurer la protection des plus vulnérables. »

La présence renforcée de militaires et de groupes armés à proximité des camps de déplacés a créée une insécurité chronique où les viols sont monnaie courante. « Il faut que toutes les parties au conflit soient sensibilisées à la problématique du viol. Cette pratique est banalisée par la fréquence des ces actes et l’impunité de ses auteurs, trop rarement sanctionnés. Alors que peu de victimes osent porter plainte par peur des représailles » renchérit Thierry Goffeau.

Le viol ou la mort

« J’étais partie chercher à manger dans les champs. Deux hommes armés en uniforme sont apparus et m’ont demandé de choisir entre la mort ou une relation sexuelle avec eux » rapporte une déplacée, victime de viol. Les témoignages se ressemblent, faisant allusion aux mêmes circonstances : agressée en proche périphérie des camps ou dans les villages voisins en allant chercher du bois ou de quoi se nourrir.

Dans un autre cas de figure, l’agression survient à l’intérieur même du camp. Les quelques bouts de bois et les bâches en plastique qui constituent un abri ne sont pas une protection suffisante pour dissuader l’agresseur. « La violence est omniprésente ; c’est une violence généralisée de pouvoir, une sorte de loi du plus fort, la loi de celui qui est armé » explique Marie Jacob, psychologue pour MSF.

Suite aux combats entre forces rebelles et gouvernementales de novembre dernier, plus de 100 000 personnes ont trouvé refuge dans les camps de déplacés autour de Goma. MSF est présente dans le camp de Mugunga III depuis fin novembre et offre des soins de santé primaire, organise le transfert des urgences médicales et assure la prise en charge des victimes de violence sexuelle. MSF travaille également dans les camps de Lac Vert, Mugunga I et Bulenga où les équipes prodiguent des soins médicaux, assurent le dépistage et le traitement de la malnutrition, effectuent des vaccinations de rougeole et construisent douches et latrines.

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Union européenne et le Sahel

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — L’UE a adopté une approche globale face à la crise dans la région du Sahel. En mars 2011, le Conseil s’est félicité de la présentation d’une stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement dans la région du Sahel, qui se fonde sur les hypothèses selon lesquelles développement et sécurité sont étroitement liés et peuvent se renforcer mutuellement et que la crise complexe qui frappe le Sahel passe par une réponse régionale. Le 23 juillet, le Conseil a adopté des conclusions visant à accélérer la mise en oeuvre de cette stratégie.

L’UE est préoccupée par la détérioration de la situation politique, sécuritaire, humanitaire et des droits de l’homme dans la région du Sahel depuis le début de l’année 2000. Cette situation, bien qu’antérieure à la crise libyenne, a été exacerbée par les conséquences de cette dernière. À cet égard, la stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement dans la région du Sahel, actuellement mise en oeuvre en Mauritanie, au Niger et au Mali, s’est avérée utile pour renforcer la cohérence de l’approche adoptée par l’UE face à la crise. L’UE a affecté plus de 660 millions d’euros à la région au titre du 10e Fonds européen de développement (2007-2013). Dans le cadre de sa stratégie pour le Sahel, l’UE a par ailleurs mobilisé des ressources financières supplémentaires en faveur de projets liés au développement et à la sécurité. Dotés d’un budget de 167 millions d’euros, ces projets s’articulent autour des quatre axes de la stratégie:

i) développement, bonne gouvernance et règlement des conflits internes;

ii) action politique et diplomatique;

iii) sécurité et État de droit; et

iv) lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation.

Depuis le déclenchement des combats au début de l’année 2012 dans le nord du Mali, des groupes de diverses mouvances – dont la plupart entretiennent des liens avérés avec Al-Qaida – étendent leur influence et créent des zones refuges pour des activités terroristes et criminelles. Les violences ont contraint 446 000 Maliens à fuir leur foyer et ont encore aggravé la crise alimentaire. La famine menace plus de 18 millions de personnes dans toute la région du Sahel. Dans ce contexte, la Commission européenne a engagé un montant de 172 millions d’euros au titre du budget qu’elle

consacre à l’aide humanitaire et a lancé un partenariat international pour la résilience au Sahel (Alliance globale pour l’initiative Résilience – AGIR).

En ce qui concerne la situation au Mali, le Conseil des affaires étrangères a indiqué dans ses dernières conclusions la détermination de l’UE de:

– reprendre graduellement sa coopération au développement suspendue de manière provisionnelle après le coup d’état du 21 mars 2012, et ce dès l’adoption d’une feuille de route crédible pour atteindre ces objectifs et en fonction des avancées concrètes réalisées;

– apporter un soutien financier à la mission internationale en soutien au Mali (MISMA) sous conduite africaine, à travers la Facilité de Paix pour l’Afrique;

– déployer une mission de formation militaire, EUTM Mali, qui aura pour tâches précises de contribuer à la formation des capacités des forces armées maliennes, ainsi que de fournir formations et conseil en ce qui concerne le commandement et le contrôle, la chaîne logistique et les ressources humaines ainsi que dans le domaine du droit humanitaire international, la protection des civils et des droits de l’homme. La mission ne participera pas à des opérations de combat.

L’UE est résolue à contribuer activement à un processus de transition pacifique et crédible au Mali et à la recherche de solutions durables à la crise sécuritaire dans le nord du Mali et dans la région du Sahel en général, en étroite coordination avec d’autres acteurs régionaux et internationaux.

Efforts diplomatiques déployés en collaboration avec des acteurs nationaux, régionaux et internationaux

L’UE poursuit les efforts diplomatiques déployés en collaboration avec des acteurs nationaux, régionaux et internationaux concernés par le règlement de la crise dans la région du Sahel et entretient un dialogue permanent, au plus haut niveau, avec les autorités chargées de la transition politique au Mali.

L’UE est favorable au renforcement de la coordination internationale et considère que l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies, M. Romano Prodi, devrait jouer un rôle important à cette fin.

L’UE est un membre essentiel du groupe international de soutien et de suivi de la situation au Mali, coprésidé par l’Union africaine et les Nations unies. Elle entretient également de solides relations de travail avec la CEDEAO ainsi qu’avec l’Algérie et la Mauritanie.

Mission civile « EUCAP Sahel -iger » s’inscrivant dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC)

En juillet 2012, l’UE a lancé au Niger, une mission PSDC civile baptisée « EUCAP Sahel », dont l’objectif est de lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée. Durant son mandat de deux ans, la mission visera à:

a) fournir conseils et assistance pour la mise en oeuvre du volet sécurité de la stratégie nigérienne

pour la sécurité et le développement au niveau national, en collaboration avec d’autres

intervenants;

b) soutenir la coordination régionale et internationale dans le domaine de la lutte contre le

terrorisme et la criminalité organisée;

c) renforcer l’État de droit grâce au développement des capacités en matière d’enquête criminelle

et à l’élaboration de programmes de formation adéquats;

améliorer la capacité des forces de sécurité nigériennes (gendarmerie, garde nationale et police

nationale) à s’inscrire dans la durée;

e) aider à recenser, à programmer et à mettre en oeuvre des projets dans le domaine de la sécurité.

Dotée d’un budget annuel de 8,7 millions d’euros, la mission s’appuiera, d’ici décembre 2012, sur cinquante experts internationaux, policiers et militaires, placés sous l’autorité du chef de la mission, le colonel Francisco Espinosa Navas. Un mécanisme de coordination entre la mission et les ministères compétents est déjà en place sous l’égide du premier ministre. Une attention particulière sera accordée aux synergies avec d’autres projets bilatéraux ou de l’UE financés par le Fonds européen de développement, l’Instrument de stabilité de la Commission ropéenne ou par des États membres de l’UE.

Des officiers de liaison ont d’ores et déjà été détachés à Bamako et à Nouakchott pour favoriser la coopération régionale entre les forces de sécurité nigériennes, maliennes et mauritaniennes dans leur lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, ainsi que pour étudier la possibilité de proposer de nouvelles actions à la demande des autorités nationales compétentes.

Réponse à la crise alimentaire et à l’insécurité alimentaire à long terme dans la région du Sahel

Le Sahel occidental souffre d’une insécurité alimentaire chronique, liée à la sous-production nationale, à la hausse des prix des denrées alimentaires sur les marchés internationaux ou à une surproduction agricole locale provoquant des fluctuations rapides des prix. Certaines zones souffrent en permanence d’insécurité alimentaire. Dans les pays du Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger), le taux de malnutrition aiguë globale est constamment au-dessus du seuil d’alerte reconnu au niveau international, à savoir 10 %. Selon les estimations, la malnutrition ou ses causes directes sont responsables de la mort de 226 000 enfants en moyenne par an, qu’il y ait ou non une crise.

Dans un grand nombre de pays du Sahel, y compris dans le nord de certains pays côtiers d’Afrique occidentale, la crise de 2012 a eu des conséquences plus lourdes que précédemment.

Les difficultés rencontrées pour garantir un approvisionnement alimentaire suffisant et des revenus décents dans la région du Sahel s’expliquent par les éléments suivants :

• Le changement climatique et la dégradation des écosystèmes rendent les précipitations d’autant plus imprévisibles.

• La croissance démographique est une des plus fortes au monde (en moyenne, la population du Sahel double tous les 25 ans), ce qui accentue la pression sur les ressources naturelles et l’approvisionnement alimentaire.

• La pauvreté chronique, les pays du Sahel se situant aux derniers rangs du classement selon l’indice de développement humain 2011 des Nations unies (sur les 187 pays inscrits sur la liste, le Niger figure au 186e rang, le Burkina Faso au 181e, le Tchad au 183e, le Mali au 175e et la Mauritanie au 159e).

• Les disparités économiques régionales (entre les pays du Sahel et les pays côtiers) et la faible résistance aux chocs écomiques exogènes (comme la crise des prix des denrées alimentaires en 2008) contribuent de manière significative à la fragilité du Sahel. Il s’ensuit que l’insécurité alimentaire au Sahel est avant tout un problème de revenus et non de production. Ainsi, le Sénégal, qui importe près de la moitié des denrées alimentaires nécessaires à sa consommation, souffre moins d’insécurité alimentaire que le Niger. Autre exemple, le manque généralisé d’accès aux soins de santé de base pour des raisons économiques est en grande partie responsable de la malnutrition dont souffrent les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes ou allaitantes.

La faiblesse des finances publiques et des institutions nationales dans certains pays empêche de trouver des solutions adéquates face aux crises de plus en plus fréquentes qui touchent la région. Toutefois, les montants considérables mobilisés par les bailleurs de fonds, notamment par la Commission européenne, ont contribué à améliorer quelque peu la situation ces dernières années.

L’urgence actuelle et le caractère récurrent de la crise qui frappe le Sahel appellent à la fois une réponse immédiate pour aider les populations dans le besoin et une stratégie à long terme pour réduire les risques chroniques d’insécurité alimentaire et améliorer la résilience des populations.

Aide humanitaire

La Commission a mobilisé une somme totale de 337 millions d’euros d’aide humanitaire en 2012 pour répondre à la crise qui sévit dans la région du Sahel.

Pour renforcer la capacité des pays de la région à faire face à la situation actuelle, l’UE a adopté une approche en trois phases fondée sur une coordination étroite entre les agences internationales d’aide humanitaire et d’aide au développement et les gouvernements nationaux. Ces trois grandes phases et leur calendrier, pour la crise de 2012, sont « l’atténuation et la préparation » (novembre 2011−février2012), « l’intervention d’urgence » (mars-septembre 2012) et « le redressement/le renforcement de la résilience » (après septembre 2012).

Action à long terme de l’UE en faveur du développement

Outre l’aide humanitaire, l’UE gère des programmes de développement, financés dans le cadre de son budget et du Fonds européen de développement. Des projets représentant un montant de plus de 200 millions d’euros sont en cours ou prévus au Burkina Faso, au Mali, au Niger, en Mauritanie et au Tchad.

En raison de l’aggravation de la crise alimentaire, la Commission européenne a décidé de mobiliser 164,5 millions d’euros de fonds supplémentaires, qui seront répartis entre six pays d’Afrique occidentale (Mauritanie (13 millions d’euros), Burkina Faso (17 millions d’euros), Mali (15 millions d’euros), Niger (42,5 millions d’euros), Tchad (35 millions d’euros) et Sénégal (5 millions d’euros) et d’autres initiatives en faveur de l’Afrique occidentale (38 millions d’euros).

L’UE poursuivra et intensifiera l’action qu’elle mène dans la région: renforcement de la résilience, lutte contre les causes profondes de la malnutrition, amélioration du fonctionnement des marchés régionaux et renforcement de la capacité, aux niveaux régional et national, à réduire les risques de catastrophes.

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L’Union africaine se félicite de l’évolution positive de la situation politique à Madagascar

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, se félicite de la déclaration du Président de la Transition à Madagascar, M. Andry Nirina Rajoelina, confirmant sa décision prise, le 12 mai 2010, de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, prévue le 8 mai 2013.

Cette déclaration, qui intervient après celle faite, le 10 décembre 2012, par l’ancien Président Marc Ravalomanana de ne pas se présenter aux prochaines élections présidentielles, constitue un pas important vers la création du climat d’apaisement politique nécessaire à la mise en œuvre des différents aspects de la Feuille de route pour la sortie de crise à Madagascar. La Présidente de la Commission encourage les parties prenantes malgaches à œuvrer au règlement rapide des questions pendantes dans la mise en œuvre de la Feuille de route et à l’accélération des préparatifs en vue de la tenue d’élections paisibles et crédibles dans le pays.

La Présidente de la Commission réitère l’appui de l’UA au calendrier électoral définitif arrêté conjointement, le 1er août 2012, par la Commission électorale nationale indépendante pour la Transition (CENIT) et les Nations unies, en présence d’autres représentants de la communauté internationale, notamment la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), l’UA, l’Union européenne (UE), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et la Commission de l’Océan Indien (COI).

La Commission continuera de travailler avec la SADC et les partenaires internationaux, en vue du parachèvement de la sortie de crise à Madagascar et du retour à l’ordre constitutionnel. Dans ce cadre, l’UA envisage la tenue, dans les meilleurs délais possibles, de réunions de son Conseil de paix et de sécurité (CPS) et du Groupe international de contact sur Madagascar (GIC-M), en vue de réévaluer la situation à Madagascar sur la base des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Feuille de route, et de prendre des décisions appropriées.

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Orange lance Orange Horizons afin d’explorer de nouvelles opportunités commerciales en dehors de son périmètre d’opérateur

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Orange (http://www.orange.com) a lancé une nouvelle filiale baptisée Orange Horizons, qui vise à chercher de nouvelles opportunités commerciales dans les pays dans lesquels le Groupe n’est pas encore présent en tant qu’opérateur grand public. Ces projets s’appuieront sur la réputation mondiale de la marque Orange ainsi que sur les atouts préexistants du Groupe. Ils visent à constituer une nouvelle source de revenu pour le Groupe, tout en lui permettant de renforcer la fidélité de ses clients en dehors de son périmètre, sans qu’il soit nécessaire de réaliser des investissements importants. Parmi les projets envisagés se trouvent le lancement de boutiques en ligne spécialisées dans la vente d’équipements télécom ou de minutes de communication ; le développement d‘offres flexibles destinées aux voyageurs ; ou encore le lancement d’une activité d’opérateur de réseau mobile virtuel (MVNO).

Logo Orange: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/orange-logo.jpg

Le premier de ces projets a déjà été lancé en Afrique du Sud sous la bannière Orange Horizons. Il comprend deux sites internet : le premier, http://store.orange.com/za, est un site de e-commerce qui propose des terminaux et des accessoires télécom. Il est accompagné d’un site local, www.orange.com/za, qui fournit des contenus spécifiquement conçus pour le public sud-africain, dont des actualités générales et sportives et des contenus audiovisuels. Le lancement de ces services coïncide avec le début du tournoi de football panafricain de la Coupe d’Afrique des Nations Orange, AFRIQUE DU SUD 2013, dans le cadre duquel joueront six des pays où Orange est déjà présent(1). Afin d’accroître l’intérêt et la visibilité du site www.orange.com/za, celui-ci proposera aux personnes résidant en Afrique du Sud la possibilité de participer à un concours avec à la clé des billets pour plusieurs matchs, dont la finale.

Un projet similaire de e-commerce a également vu le jour en Italie (http://store.orange.com/it), où la marque Orange jouit déjà d’une réputation bien ancrée. Les deux sites de vente en ligne commercialisent déjà des équipements électroniques de pointe et proposeront bientôt plusieurs services télécoms en plus, dont des minutes de communication pour les clients Orange en provenance d’autres pays.

Le périmètre du Groupe couvre actuellement environ 10 % de la population mondiale. Il reste donc 6,2 milliards de personnes qui pourraient potentiellement devenir clients Orange grâce aux activités Orange Horizons ! Le Groupe prévoit d’inaugurer de nouvelles activités dans plusieurs pays d’Europe et d’Afrique en 2013. Il se penchera également sur les opportunités en Amérique du Sud, afin de mettre à profit certaines de ses activités liées aux contenus, tel que starMedia (un portail Internet sud-américain) par exemple.

Un grand nombre de projets seront étudiés en fonction du potentiel spécifique de chaque pays. Par exemple :

– des sites de e-commerce, et peut-être des boutiques physiques, afin de commercialiser des terminaux, des accessoires et des équipements électroniques. Cet axe pourrait être également étendu à des services d’assistance sur place dédiés aux clients Orange en provenance d’autres pays ;

– le lancement de sites locaux dans chaque pays, permettant d’exploiter des activités existantes, tels que les portails Internet StarAfrica (Afrique) et starMedia (Amérique du Sud), ou bien les fournisseurs de contenus comme Deezer et DailyMotion ;

– le lancement de solutions adaptées aux voyageurs internationaux – offres data en WiFi ou VoIP – visant plus particulièrement les professionnels et les touristes venant de pays dans lesquels Orange est déjà présent ;

– enfin, le lancement d’une activité d’opérateur de réseau mobile virtuel (MVNO) est également envisageable dans certains pays.

le pouvoir de la marque Orange

Orange Horizons a pour objectif de constituer une nouvelle source de revenus pour le Groupe, tout en améliorant sa visibilité à l’international et sa réputation en dehors de son périmètre actuel. Une grande partie de ces projets devrait également permettre de renforcer la fidélité des clients Orange dans les pays où Orange est déjà présent. Afin d’y parvenir, Orange Horizons compte exploiter le pouvoir de la marque Orange ainsi que les atouts considérables que possède le Groupe, un des premiers fournisseurs télécom du monde.

La marque Orange fait partie des 50 plus grandes marques mondiales en 2012, selon l’étude annuelle « BrandZ » de l’institut Milward Brown. Elle est connue pour ses services de téléphonie mobile, fixe et internet particulièrement en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, ainsi qu’au niveau mondial au travers des activités B2B d’Orange Business Services. Cette réputation s’est accrue ces dernières années grâce à d’importants partenariats de sponsoring réalisés à l’échelle continentale, comme par exemple les tournois de football de l’Euro 2012 et de la Coupe d’Afrique des Nations Orange. L’objectif d’Orange Horizons est d’exploiter le potentiel des marchés dans ces « zones d’influence Orange » et de les traduire en opportunités commerciales.

En plus de sa marque, le Groupe possède un nombre considérable d’atouts qui lui permettront de lancer des projets spécifiques en dehors de son périmètre d’activités sans qu’il lui soit nécessaire de réaliser des investissements importants. Parmi ces atouts, on retrouve la puissance d’achat du Groupe relative aux terminaux et accessoires télécom, son expertise dans la mise en place de boutiques en ligne et d’agences, ainsi que son savoir-faire en R&D et en marketing. Toutes ces compétences permettront au Groupe de concentrer ses projets dans des domaines d’activités précis grâce à des partenariats avec des fournisseurs de contenus, des activités de sponsoring et aux flux de voyageurs internationaux clients d’Orange.

Au cours d’une interview sur le lancement d’Orange Horizons, Elie Girard, Directeur Exécutif Stratégie et Développement International, a déclaré : « Orange Horizons est un projet excitant qui fait partie intégrante de la stratégie du Groupe, Conquêtes 2015. Il y a actuellement beaucoup de pays où Orange est déjà très connu sans être présent en tant qu’opérateur, grâce aux flux migratoires ou aux liens culturels et professionnels entre pays. Nous pensons qu’il y a là un potentiel pour générer de nouvelles sources de revenus en tirant parti du rayonnement de la marque pour proposer des offres grand public très simples. »

Cliquez sur ce lien pour visionner l’intégralité de la vidéo : www.orange-innovation.tv/fr/orangehorizons

(1) La Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc, le Niger, la Tunisie et la République Démocratique du Congo.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour France Télécom-Orange.

A propos d’Orange

France Télécom-Orange (http://www.orange.com) est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 45,3 milliards d’euros en 2011 et 170 000 salariés au 30 septembre 2012, dont 105 000 en France. Présent dans 33 pays, le Groupe servait 227 millions de clients au 30 septembre 2012, dont 169 millions de clients du mobile et 15 millions de clients ADSL et fibre dans le monde. Orange est l’un des principaux opérateurs européens du mobile et de l’accès internet ADSL et l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales, sous la marque Orange Business Services.

Avec son projet d’entreprise « conquêtes 2015 », Orange s’adresse simultanément à ses salariés, à ses clients, à ses actionnaires et plus largement à la société dans laquelle l’entreprise évolue en s’engageant concrètement sur des plans d’actions. Ceux-ci concernent les salariés du Groupe grâce à une nouvelle vision des Ressources Humaines ; les réseaux, avec le déploiement des infrastructures du futur sur lesquelles le Groupe bâtira sa croissance ; les clients, avec l’ambition de leur offrir la meilleure expérience parmi les opérateurs grâce, notamment, à l’amélioration de la qualité de service ; et l’accélération du développement international.

France Télécom (NYSE:FTE) est cotée sur NYSE Euronext Paris (compartiment A) et sur le New York Stock Exchange.

Pour plus d’informations (sur le web et votre mobile) : www.orange.com, www.orange-business.com, www.orange-innovation.tv ou pour nous suivre sur Twitter : @presseorange.

Orange et tout autre produit ou service d’Orange cités dans ce communiqué sont des marques déposées appartenant à Orange Brand Services Limited, Orange France ou France Télécom.

Contacts presse : 01 44 44 93 93

Tom Wright, tom.wright@orange.com

Mylène Blin, mylene.blin@orange.com

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Congo RDC -Violences sexuelles omniprésentes dans et autour des camps de déplacés de Goma

GENEVE, Suisse, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quatre-vingt quinze cas de violences sexuelles ont été pris en charge par MSF durant le mois de décembre dans le camp de déplacés de Mugunga III. Face à ces actes de violence, MSF déplore le manque d’implication des entités de protection de la population civile et les conditions de sécurité défaillantes dans les camps de la ville de Goma.

Entre le 3 décembre et le 5 janvier 2013, un total de 95 cas de violence sexuelle ont été notifiés et pris en charge par l’équipe MSF présente dans le camp de Mugunga III, à quelques kilomètres à l’ouest de Goma. Fin décembre, les équipes MSF ont assisté à une augmentation d’admission pour des traumatismes directement liés à ces actes de violence, portant à six la moyenne de consultations par jour.

Malgré la vulnérabilité flagrante des populations et les conditions de vie précaires dans les camps, la sécurité des déplacés n’est toujours pas assurée de façon satisfaisante. « Le manque de sécurité dans les camps et les villages avoisinants est criant », commente Thierry Goffeau, chef de mission de MSF à Goma. « Les autorités compétentes en la matière et les leaders des différents groupes armés prétendent tous, sans exception, défendre les populations civiles. Ils doivent donc assumer leur responsabilité et se mobiliser davantage pour assurer la protection des plus vulnérables. »

La présence renforcée de militaires et de groupes armés à proximité des camps de déplacés a créée une insécurité chronique où les viols sont monnaie courante. « Il faut que toutes les parties au conflit soient sensibilisées à la problématique du viol. Cette pratique est banalisée par la fréquence des ces actes et l’impunité de ses auteurs, trop rarement sanctionnés. Alors que peu de victimes osent porter plainte par peur des représailles » renchérit Thierry Goffeau.

Le viol ou la mort

« J’étais partie chercher à manger dans les champs. Deux hommes armés en uniforme sont apparus et m’ont demandé de choisir entre la mort ou une relation sexuelle avec eux » rapporte une déplacée, victime de viol. Les témoignages se ressemblent, faisant allusion aux mêmes circonstances : agressée en proche périphérie des camps ou dans les villages voisins en allant chercher du bois ou de quoi se nourrir.

Dans un autre cas de figure, l’agression survient à l’intérieur même du camp. Les quelques bouts de bois et les bâches en plastique qui constituent un abri ne sont pas une protection suffisante pour dissuader l’agresseur. « La violence est omniprésente ; c’est une violence généralisée de pouvoir, une sorte de loi du plus fort, la loi de celui qui est armé » explique Marie Jacob, psychologue pour MSF.

Suite aux combats entre forces rebelles et gouvernementales de novembre dernier, plus de 100 000 personnes ont trouvé refuge dans les camps de déplacés autour de Goma. MSF est présente dans le camp de Mugunga III depuis fin novembre et offre des soins de santé primaire, organise le transfert des urgences médicales et assure la prise en charge des victimes de violence sexuelle. MSF travaille également dans les camps de Lac Vert, Mugunga I et Bulenga où les équipes prodiguent des soins médicaux, assurent le dépistage et le traitement de la malnutrition, effectuent des vaccinations de rougeole et construisent douches et latrines.

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La BAD approuve une ligne de crédit de 13 millions d’euros pour booster les opérations du secteur privé au Niger

NIAMEY, Niger, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) a approuvé, ce jour, une ligne de crédit d’un montant de 13 millions d’euros octroyée à la Société Nigérienne des Banques (SONIBANK).

Ces ressources sont destinées au financement, à moyen et long termes, des petites et moyennes entreprises ou industries (PME-PMI) au Niger, notamment dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de l’aviculture, de l’immobilier, de la construction, des bâtiments et travaux publics, du commerce, des transports ainsi que de l’éducation et de la santé.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/african-development-bank.jpg

La Société Nigérienne des Banques compte accroître son soutien aux PME-PMI qui pourront financer l’expansion de leurs activités dans un contexte où l’accès aux crédits à moyen et long termes est difficile. Le portefeuille indicatif de projets compte douze entreprises qui devraient bénéficier de prêts s’élevant en moyenne à un million d’euros leur permettant de créer 184 emplois permanents et 503 emplois temporaires et favoriser ainsi la réduction de la pauvreté et le développement socio-économique du Niger.

La SONIBANK devrait également confirmer sa position de leader et de partenaire privilégié des petites et moyennes entreprises ou industries, secteurs structurants de l’économie, et renforcer ses capacités grâce à l’assistance technique fournie par le Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA) qui participe à cette opération.

Banque commerciale privée dont le capital est détenu en partie par des organismes parapublics nigériens, des partenaires privés, principalement la Société Tunisienne de Banque (STB) ainsi que des institutions supranationales, dont la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), la SONIBANK est une institution financière de premier plan au Niger, qui représente environ 20% des emplois et des ressources du secteur financier du pays. Elle assure sa mission d’organe de financement des particuliers et des petites et moyennes entreprises ou industries, depuis sa création en 1990.

La BAD favorise la croissance durable du secteur privé nigérien et la création d’emploi grâce à cette ligne de crédit qui constitue sa première opération de soutien à une institution financière nigérienne et sa seconde assistance au secteur privé du pays.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

A propos du Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA)

Le Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA) est un fonds fiduciaire, thématique et multidonateurs, qui accorde des dons pour l’assistance technique et le renforcement des capacités visant à soutenir la mise en œuvre de la stratégie de développement du secteur privé de la Banque.

La Banque africaine de développement, la Banque autrichienne de développement, le Gouvernement de l’Autriche et le Gouvernement du Japon sont les contributeurs du Fonds, qui, à ce jour, a financé 42 projets à hauteur de 35 millions de dollars à travers le continent africain. Le portefeuille de FAPA comprend des projets régionaux et nationaux dans des secteurs tels que l’amélioration de l’environnement des affaires, le soutien aux institutions financières, aux infrastructures, au commerce et aux micros, petites et moyennes entreprises.

Pour plus d’informations sur FAPA envoyez vos demandes à l’adresse suivante : FAPA@afdb.org

Contact technique : Salah Babale: Tel: +216 71 10 23.43 / s.babale@afdb.org

Contact média: Sabrina Hadjadj Aoul. Tel +216 71 10 26 21 / s.hadjadjaoul@afdb.org

Pour plus d’informations sur nos activités, veuillez consulter notre centre media: http://www.afdb.org/en/resources-for/media

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