FRUIT LOGISTICA 2013 vous invite à partager son succès !Du 6 au 8 février 2013 à Berlin en Allemagne

BERLIN, Gemany, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — FRUIT LOGISTICA (http://www.fruitlogistica.de/en) est le principal salon du négoce international de l’industrie des fruits et légumes frais. Les fruits et légumes frais non-traités, les produits prêts à consommer frais, les fruits secs, les noix, les herbes et épices, les produits biologiques, et les fleurs et plantes en pot en libre service sont tous exposés à FRUIT LOGISTICA. Ce salon commercial couvre chaque segment de la chaîne logistique internationale des fruits et légumes, de la production, la distribution et le marketing jusqu’au point de vente, y compris les acteurs internationaux et les petites et moyennes entreprises fournisseurs du monde entier.

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Chaque année, FRUIT LOGISTICA se déroule en février à Berlin en Allemagne. L’an dernier, 2 537 exposants venus de 84 pays, notamment 13(1) pays africains sub-sahariens, ont présenté leurs produits à quelques 56 000 visiteurs professionnels issus de 139 pays. Grâce à une croissance étonnante ces dernières années, FRUIT LOGISTICA est devenu le salon le plus important du secteur des fruits et légumes frais. Pour les visiteurs et les exposants, il représente une excellente plate-forme pour faire des affaires et connaître les dernières tendances de l’industrie des produits frais. Vous trouverez des informations supplémentaires sur ce salon commercial sur les sites Web de FRUITS LOGISTICA : http://www.fruitlogistica.de/en.

En 2007, FRUIT LOGISTICA a fait profiter le marché asiatique de son expérience avec ASIAN FRUIT LOGISTICA. En 6 ans, ce salon est devenu l’exposition majeure du secteur international des fruits et légumes frais en Asie. ASIA FRUIT LOGISTICA 2013 a lieu au Asia World-Expo de Hong-Kong du 4 au 6 septembre 2013. Vous trouverez des renseignements sur l’inscription des exposants et le salon commercial sur le site Web d’ASIA FRUIT LOGISTICA : www.asiafruitlogistica.com/en/.

Fairpros est le représentant officiel de Messe Berlin et FRUIT LOGISTICA dans votre pays et propose plusieurs services pour faciliter votre séjour. Pour connaître les offres actuelles ou poser des questions sur FRUIT LOGISTICA ou tout autre événement de Messe Berlin, veuillez contacter M. Hauke Plambeck, Directeur général de Fairpros à info@fairpros.com.

(1) Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Kenya, Madagascar, Mali, Maurice, Mozambique, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud et Soudan.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Fairpros.

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Perspectives Economiques Mondiales en Afrique sub-saharienne (Janvier 2013):

WASHINGTON, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Vue d’ensemble : La croissance du PIB en Afrique sub-saharienne est restée robuste à 4,6 pourcent en 2012, malgré le ralentissement de l’économie mondiale. Qui plus est, exception faite de l’économie la plus importante et la plus intégrée à l’international, l’Afrique du Sud, la croissance du PIB de la région a été forte à 5,8 pourcent en 2012, avec un tiers des pays de la région croissant à au moins 6%.

Une demande locale robuste, des prix de matières premières durablement élevés, des volumes d’exportation en croissance (du fait de flux d’investissement accrus dans le secteur des ressources naturelles ces dernières années), ont soutenu la croissance en 2012. Cependant, en plus du frein représenté par une économie mondiale affaiblie, des facteurs locaux, y compris un resserrement antérieur des politiques monétaires (Kenya et Ouganda), des conflits sociaux prolongés (Afrique du Sud) et des troubles politiques (Mali et Guinée Bissau) ont affaibli la croissance dans plusieurs pays de la région.

L’activité économique était similairement diversifiée dans la région Reflétant des prix de matières premières qui restent élevés et des perspectives de croissance relativement robustes pour la région, les flux nets de capitaux ont augmenté de 3,3 pourcent, atteignant un record de $54.5 milliards en 2012. Une bonne partie de l’accroissement des flux nets de capitaux est sous la forme de flux d’investissements étrangers directs vers la région, qui sont passés à $37,7 milliards en 2012, partant de $35,7 milliards en 2011, en dépit du déclin général de 6,6 pourcent des flux d’investissements directs étrangers vers l’ensemble des pays en développement en 2012. Les exportations ont crû rapidement au cours de la première moitié de l’année, cependant qu’une décélération abrupte des exportations de matières premières industrielles et de pétrole a eu lieu au troisième trimestre. Le tourisme, un moteur important de la croissance dans la région, est resté robuste avec des arrivées de touristes élevées dans de nombreuses destinations populaires, y compris en Afrique du Su, à Maurice, au Sierra Leone, à Madagascar et au Cap Vert.

Perspectives : Les perspectives de croissance à moyen terme restent bonnes et devraient être soutenues par une reprise de l’économie mondiale, des prix de matières premières qui restent élevés et un investissement accru. Depuis 2000, l’investissement dans la région a augmenté de manière continue depuis 15,9 pourcent du PIB à plus de 22 pourcent du PIB en 2012. Ceci devrait se poursuivre, surtout du fait qu’un nombre croissant des économies de la région sont capables de puiser dans les marchés internationaux de capitaux afin d’aider à réduire des contraintes infrastructurelles pénalisantes (en 2012 la Zambie a émis sa première obligation internationale, un emprunt de $750 millions en euros, qui a été sursouscrit 15 fois). De plus, la croissance continue des volumes d’exportation de plusieurs pays qui ont découvert des gisements de minerais ces dernières années (Ghana, Kenya, Mozambique, Niger, Sierra Leone, Tanzanie, et Ouganda) devrait gonfler les perspectives de croissance. Dans l’ensemble, la région est projetée en croissance à son niveau d’avant la crise de 5 pourcent en moyenne sur la période 2013-15 (4,9 pourcent en 2013, se renforçant progressivement à 5,2 pourcent en 2015). Hors Afrique du Sud, la croissance moyenne de la région sera de 6% sur la période 2013-15.

Risques et vulnérabilités: Les risques affectant les perspectives restent orientés vers le bas, avec une croissance plus faible en Chine et une consolidation budgétaire en cours dans la zone Euro et aux Etats Unis qui pourraient potentiellement faire dérailler les perspectives de croissance de la région. En outre plusieurs préoccupations locales pourraient freiner la croissance dans la région.

Crise de la dette de la zone Euro. Malgré que le pire semble être passé, si un resserrement brutal du crédit frappe certaines des plus grandes économies en difficulté de la zone Euro, la croissance du PIB dans la région pourrait baisser d’un point de pourcentage.

Faiblesse de l’économie des E-U. La paralysie de la politique budgétaire aux Etats-Unis pourrait restreindre la croissance dans la région d’au moins 0,9 points de pourcentage en 2013.

Investissement chinois. Avec une demande chinoise qui représente quelque 50 pourcent de nombreux minerais exportés d’Afrique, un recul désordonné des niveaux d’investissement chinois élevés pourrait mener à une détérioration des comptes courants et des équilibres budgétaires ainsi qu’à des coupes dans les perspectives de croissance de la région.

Facteurs locaux. Plusieurs préoccupations locales, comme l’instabilité politique, des conflits sociaux prolongés et de mauvaises conditions climatiques, pourraient miner la croissance dans quelques pays de la région.

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Soldats français au Mali

Mali: Les soldats français interviennent au sol

La ville de Konna, dont la chute avait déclenché l’intervention des forces françaises au Mali, n’a toujours pas été reprise par l’armée malienne aux jihadistes, a déclaré mardi le ministre français de la Défense. François Hollande a précisé ses objectifs, alors que ses troupes interviennent maintenant au sol. Le ministre Jean-Yves Le Drian a également…

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MALI : L’ACTION HUMANITAIRE ENTRAVEE, LE NORD FRAGILISE

PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que le conflit au Mali entre dans une nouvelle phase, Action contre la Faim a dû suspendre temporairement ses programmes dans la région de Gao. ACF s’inquiète des conséquences des affrontements sur la population déjà fragilisée non seulement pour le centre du pays où les combats ont lieu, mais également dans le nord, qui se trouve encore plus isolé, et auprès des populations déplacées dans les pays voisins.

La nouvelle phase du conflit qui sévit aujourd’hui au Mali aggrave une situation déjà précaire dans le pays et entrave l’action humanitaire. Action contre la Faim, si elle poursuit ses interventions dans le centre du pays (Kayes, Koulikoro et Bamako) a dû interrompre temporairement, pour des raisons de sécurité, ses programmes dans la région de Gao, qu’elle entend reprendre aussi tôt que possible. Il s’agit notamment du traitement d’enfants sous-nutris dans l’hôpital de référence de Gao et les centres de santé des cercles d’Ansongo, Bourem et Gao.

ACF insiste sur l’importance de laisser l’action humanitaire se poursuivre afin de répondre aux besoins des plus vulnérables, tout en rappelant les principes de neutralité (politique, religieuse) qui sont au coeur de son mandat.

« Ne pas oublier le Nord »

Alors que l’intérêt de la communauté internationale se porte vers le centre du pays, où ont lieu les affrontements ouverts, Action contre la Faim alerte également sur les risques que la situation fait peser également sur le nord du pays. « C’est par le centre que transitent une partie des denrées alimentaires et les liquidités destinées aux régions du Nord du pays, explique Franck Vannetelle, directeur pays d’ACF au Mali. Depuis la fermeture de la frontière Algérienne et le blocage des voies de communication terrestres du centre du Mali, la región Nord est pratiquement enclavée ».

Depuis le début du conflit, les déplacements de population ont augmenté faisant craindre une détérioration de la situation pour les déplacés et les populations hôtes. « Pendant les semaines à venir, ACF sera très attentif aux flux de réfugiés et déplacés; nos équipes effectuent notamment un suivi des déplacements du nord-est du Mali vers la Mauritanie, » témoigne Vincent Stehli, directeur des opérations à Action contre la Faim.

Réfugiés

Selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies, le nombre de réfugiés chassés par le conflit au Mali avoisine les 150.000 personnes dans les pays voisins, et le nombre de déplacés dans le pays est proche de 230.000 selon le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Action contre la Faim étudie un plan de contingence régional pour répondre de manière plus globale aux conséquences du conflit.

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Mali : Oxfam appelle à assurer la protection des civils et à permettre la réponse aux besoins humanitaires alors que le conflit s’intensifie.

PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Oxfam est vivement préoccupée par les conséquences que pourraient avoir l’intensification des combats au Mali, et demande que des observateurs de l’ONU y soient déployés de toute urgence. Les affrontements pourraient en effet aggraver les restrictions qui affectent déjà l’accès humanitaire, mais aussi accroître considérablement les besoins humanitaires des populations dans le pays et dans les Etats voisins.

Oxfam appelle toutes les forces militaires présentes dans le pays, dont les armées malienne et française engagées dans des combats contre des groupes armés dans le nord du Mali, ainsi que les troupes régionales qui y seront déployées dans le futur, à respecter les droits de l’Homme et le droit international humanitaire. Cela nécessite de prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire les dommages infligés aux civils, comme souligné dans la résolution 2085 du Conseil de Sécurité adoptée en décembre 2012.

Selon Nicolas Vercken, d’Oxfam France, « toutes les forces militaires en présence doivent garantir la sécurité des populations civiles et assurer la capacité des acteurs humanitaires à fournir de l’aide, ainsi que la capacité des civils à recevoir cette assistance. »

« Nous demandons à toutes les forces, y compris l’armée française, de prendre toutes les précautions possibles pour assurer que les opérations n’infligent pas de maux supplémentaires à une population civile qui se trouve déjà en situation de détresse, en particulier les femmes et les enfants. »

« Les combats récents ont déjà causé le déplacement de 30 000 personnes, qui viennent s’ajouter aux 345 000 Maliens déjà déplacés au cours de l’année passée. De nouveaux combats provoqueront inévitablement une augmentation de ces chiffres, et la communauté internationale ne peut pas faire comme si de rien n’était. »

En adoptant la résolution 2085 en décembre, le Conseil de Sécurité de l’ONU a autorisé le déploiement d’une mission internationale de soutien au Mali dirigée par des pays africains, avec l’obligation pour toutes les parties de s’engager à respecter le droit international humanitaire et les droits de l’Homme, et à prendre les mesures appropriés pour réduire l’impact des actions militaires sur la population civile.

Oxfam demande que des observateurs de l’ONU soient déployés de toute urgence, et que les autorités maliennes ainsi que la France fassent régulièrement rapport au Conseil de Sécurité sur les victimes civiles et les violations des droits de l’Homme commises par toutes les parties au conflit, ainsi que sur les mesures prises pour lutter contre ces violations. Par ailleurs, il faut donner la priorité à la recherche d’une solution pacifique et durable, qui sera la clé d’une stabilité à long terme au Mali, comme l’a demandé le Conseil de Sécurité.

Bien que l’information sur les conséquences humanitaire reste limitée, les estimations portent à 30 000 le nombre de personnes déplacées du fait des combats. Durant les dernières 24 heures, près de 500 nouvelles arrivées ont été signalées dans le camp de transit de Fassala en Mauritanie, tandis que l’on signale des milliers de personnes en route pour ce camp. Le camp principal de Mauritanie, Mbera, héberge déjà 54 000 personnes.

Les réfugiés vivent au sein d’une population qui lutte elle-même pour faire face à un contexte de pauvreté, d’insécurité alimentaire et d’accès limité aux services sociaux. Des communautés appauvries, qui se remettent encore de la crise alimentaire régionale de l’année dernière, doivent désormais partager le peu d’eau et de nourriture dont elles disposent. Les pays donateurs doivent accroître leur soutien en matière d’aide humanitaire afin de répondre aux besoins urgents déjà identifiés, qui étaient estimés à hauteur de 214 millions de dollars fin décembre, avant la reprise des combats, et se préparer à fournir une aide supplémentaire selon l’évolution des besoins.

Oxfam apporte une aide humanitaire dans la région de Gao au nord du Mali. L’organisation intervient également auprès des réfugiés maliens au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie, et aide les populations dans le besoin à accéder à la nourriture, à de l’eau propre et à des services de santé publique. Les programmes d’Oxfam ont pour objectif d’atteindre 59 250 bénéficiaires à Gao et plus 150 000 au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso.

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République centrafricaine – Signature d’un accord de paix et de cessez-le-feu à Libreville (14 janvier 2013)

PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La France salue l’issue favorable des négociations de Libreville entre les parties centrafricaines, sous les auspices de la Communauté économique des États d’Afrique centrale. Les trois documents signés (cessez-le-feu, déclaration de principe, accord politique) constituent les premiers jalons d’un règlement de nature à stabiliser durablement la République centrafricaine.

La France salue la mobilisation déterminante de la Communauté économique des États d’Afrique centrale, ainsi que la contribution de l’Union africaine et des Nations unies. Cette action conjuguée a permis au dialogue de prévaloir. Elle a permis également de définir les conditions d’un cessez-le-feu et d’un règlement politique global associant la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les mouvements non combattants, la coalition Séléka et la société civile.

La France engage toutes les parties à mettre en œuvre sans délai et de bonne foi les accords conclus, en particulier l’accord politique, sous le contrôle du comité de suivi chargé d’en suivre l’application. Elle est prête à y apporter son soutien, avec les partenaires internationaux attachés à la stabilité et au développement de ce pays.

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«L’infrastructure routière subsaharienne mise à mal du fait d’un entretien insuffisant», selon l’auditeur externe de l’UE.

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — L’UE est l’un des principaux bailleurs de fonds du secteur routier en Afrique subsaharienne. Le transport routier est un secteur de concentration de la stratégie de coopération entre le FED et la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Financièrement, il est de loin le plus important domaine de coopération, avec des engagements du FED s’élevant à environ 7,4 milliards d’euros dans la région entre 1995 et 2011. Un entretien inapproprié et la surcharge des véhicules mettent en péril la viabilité de l’infrastructure routière subsaharienne.

Les routes sont essentielles pour l’intégration régionale, la croissance économique, le développement social, l’efficacité de l’administration publique et la sécurité. En Afrique subsaharienne, le transport des voyageurs et des marchandises s’effectue principalement par la route pour plus de 80 % de l’ensemble du trafic de biens et de services et les besoins en matière de transport connaissent une croissance rapide.

Les efforts des pays bénéficiaires de l’aide visités par la Cour sont insuffisants pour assurer la pérennité de l’infrastructure routière. Dans tous les pays partenaires où la Cour s’est rendue, les routes connaissent, à des degrés divers, une dégradation prématurée. La plupart d’entre eux ont adopté des réformes institutionnelles qui ont notamment entraîné la création de fonds routiers et d’agences routières, et ont accompli des progrès sensibles en matière d’entretien des routes. Il reste cependant plusieurs problèmes à résoudre pour qu’un entretien approprié soit assuré dans tous les pays concernés. Bien que les dépenses consacrées à l’entretien des routes aient augmenté avec le temps dans tous les pays partenaires visités par la Cour, elles restent insuffisantes pour répondre aux besoins dans ce domaine.

«En Europe, nous sommes habitués à avoir le choix entre plusieurs modes de transport. En Afrique subsaharienne, dès qu’il s’agit de transport, l’on pense à la route. À moins que la Commission européenne et ses partenaires en Afrique subsaharienne ne se préoccupent sérieusement de la pérennité de l’infrastructure routière, ceux-ci risquent de voir réduit à néant ce que nous avons construit ensemble», a déclaré le Membre de la Cour responsable du rapport, Szabolcs Fazakas, et d’ajouter: «Ils doivent veiller à faire respecter les limites de charge des véhicules et à assurer un entretien approprié des routes.»

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ CONCERNANT LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

BANGUI, République Centrafricaine, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Masood Khan (Pakistan):

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu des exposés de Margaret Vogt, Représentante spéciale du Secrétaire général, et Zainab Hawa Bangura, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, sur la situation en République centrafricaine.

Les membres du Conseil de sécurité se sont félicités des négociations qui ont eu lieu à Libreville du 8 au 11 janvier 2013 et de la signature de la déclaration de principes, de l’accord de cessez-le-feu et de l’accord politique sur le règlement de la crise, à Libreville, le 11 janvier 2013.

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité de mettre rapidement en œuvre ces accords et appelé l’ensemble des parties à les appliquer de bonne foi. Ils ont insisté sur le rôle des entités chargées du suivi de leur mise en œuvre et mis l’accent sur le fait que toutes les parties devaient s’engager à instaurer une paix durable en République centrafricaine.

Les membres du Conseil de sécurité ont félicité la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, l’Union africaine et les pays de la région des efforts qu’ils ont déployés sans attendre pour résoudre la crise récente. Ils ont également exprimé leur appui aux initiatives de la Représentante spéciale, Margaret Vogt, Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA).

Les membres du Conseil de sécurité ont instamment prié toutes les parties de fournir aussi rapidement que possible un accès sûr et sans entrave à tous ceux qui avaient besoin d’une aide humanitaire et de libérer immédiatement tous les civils détenus par les groupes armés.

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé les graves préoccupations que leur inspiraient les informations faisant état de violations des droits de l’homme, visant en particulier les minorités ethniques, d’arrestations, de recrutement et d’utilisation d’enfants et de violences sexuelles et sexistes. Ils ont souligné que ces actes devaient cesser immédiatement et que les responsables de ce type de violations devraient en rendre compte.

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Signature de l’accord de sortie de crise par les parties centrafricaines

BANGUI, République Centrafricaine, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le vendredi 11 janvier 2013, les différents représentants des délégations centrafricaines en négociations ont signé à Libreville un accord pour mettre un terme à la crise politico-militaire. C’était en présence de chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), notamment Ali Bongo Odimba, président du pays hôte, le président centrafricain, François Bozizé Yangouvonda, le président de la République du Congo, par ailleurs président du Comité du suivi de l’Accord de Paix Global de Libreville, Denis Sassou Nguesso, le président en exercice de la CEEAC, Idriss Deby Itno, et le Secrétaire général de la CEEAR, Nassour Guelengdouksia Ouaidou.

Y ont été représentés, Sao Tome et Principe, notamment par son Premier ministre ; le Cameroun, par son Vice-Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement ; le Burundi, par son ministre de la Défense nationale ; la RD Congo et l’Angola ayant été représentées leur ministre des Affaires étrangères.

L’accord de sortie de la crise politico-militaire signé préconise un cessez-le-feu entre le Gouvernement et la Coalition Seleka, le maintien du président François Bozizé au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat en 2016 et la formation d’un gouvernement de transition d’union nationale, lequel sera chargé d’organiser les élections législatives anticipées, ce, après la dissolution de l’Assemblée nationale. Ledit gouvernement aura à sa tête un premier ministre issu de l’opposition.

La signature de l’accord intervient après d’intenses discussions respectivement avec le Comité de suivi de l’Accord de Libreville et les chefs d’Etat de la CEEAC, et les différentes délégations centrafricaines -notamment celle gouvernementale, conduite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Jean Willybiro Sako, de l’opposition démocratique, par Me Nicolas Tiangaye, de la Coalition Seleka, par Michel Djotodia, et des mouvements politico-militaires, par Abdoulaye Hissein-, lesquelles ont, à tour de rôle, levé le voile sur leurs préoccupations relatives à la crise.

« Nous ne saurions rester indifférents face au conflit centrafricain. C’est dans cette optique qu’a été organisé, en décembre dernier à N’Djamena, le sommet extraordinaire avec pour objectif d’évaluer les mesures urgentes pour ramener la paix et la sécurité en RCA. Les rencontres, le 8 et 9 janvier, des ministres des Affaires étrangères de la CEEAC et du Comité de suivi entrent également dans ce cadre », a souligné, dans son intervention, le président gabonais, Ali Bongo Odimba.

« Nous avons choisi l’option du règlement politique et non militaire à la crise », a souligné pour sa part le président Sassou Nguesso », saluant par ailleurs « le langage de vérité des différentes délégations centrafricaines présentes». Le président congolais a aussi remercié les pays qui ont déployé dans un délai aussi court les contingents en RCA ». Pour sa part, le président Idriss Deby a exprimé ses pensées pieuses à l’égard de toutes les victimes de la Centrafrique », invitant « mon confrère Bozizé, démocratiquement élu, à écrire à l’encre indélébile une nouvelle page de l’histoire de la Centrafrique, avec notre appui ».

Les chefs d’Etat de la CEEAC ont aussi exprimé leur gratitude à l’égard des partenaires internationaux au nombre desquels les Nations Unies, l’Union Africaine (UA), l’Union Européenne (UE), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ainsi que celui des partenaires bilatéraux, dont la France et les Etats-Unis. Occasion pour ces derniers de saluer le bon déroulement des assises et l’esprit de compromis ayant animé les différentes parties, tout en réitérant leur disponibilité à accompagner la Centrafrique dans la mise en œuvre des recommandations.

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Rapport de la Présidente de la commission sur la situation en somalie

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — I. INTRODUCTION

1. Lors de sa 337ème réunion tenue le 11 octobre 2012, le Conseil, après avoir suivi la communication faite par la Commission sur les derniers développements en Somalie, a adopté un communiqué de presse, dans lequel il a noté avec satisfaction les progrès remarquables accomplis dans la quête de la paix, de la sécurité et de la réconciliation dans le pays. Le Conseil a exhorté les parties prenantes somaliennes à persévérer dans leurs efforts. Il a également souligné la nécessité pour la communauté internationale de rester activement engagée et d’apporter un soutien plus important à la Somalie sur la base des priorités définies par le Gouvernement somalien.

2. Le présent rapport fournit une brève mise à jour sur les principaux développements politiques et sécuritaires en Somalie au cours de la période sous examen. Il couvre également les activités menées par la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM) dans l’exécution de son mandat, et se conclut par des observations sur la voie à suivre.

II. PRINCIPAUX DÉVELOPPEMENTS POLITIQUES ET CONNEXES

3. Il convient de rappeler que la Somalie est entrée dans un nouvel ordre politique lorsque qu’en septembre 2012, à travers un processus démocratique crédible, mais ardu, le nouveau Parlement fédéral a élu un nouveau Président, mettant ainsi fin, de manière constitutionnelle, aux huit années d’arrangements transitoires qui avaient été établis conformément à la Charte fédérale de transition (TFC), adoptée en 2004, et au Processus complémentaire de Djibouti d’août 2008. Le Président Hassan Sheikh Mohamud a prêté serment à Mogadiscio, le 16 septembre 2012. Par la suite, il a présenté les six priorités immédiates de son Gouvernement, qui portent sur la sécurité, la réconciliation nationale, la fourniture de services de base, les finances publiques, le développement économique et la justice. Il a également souligné qu’il tendrait la main aux groupes d’opposition armés, et poursuivrait le dialogue engagé avec le Somaliland. Le 6 octobre 2012, il a nommé Abdi Farah Shirdon « SAACID » au poste de Premier Ministre. La nomination du Premier Ministre et la composition de son Gouvernement ont été approuvées par le Parlement, le 13 novembre 2012. Depuis lors, les autorités somaliennes ont pris nombre de mesures en vue de la mise en œuvre des priorités qu’elles ont définies.

4. En novembre 2012, le Parlement fédéral a préparé et adopté un plan stratégique de quatre ans, qui couvre également ses règles de travail internes. Il a également créé quinze Commissions parlementaires et élu leurs Présidents, Vice-Présidents et Questeurs. Les Commissions parlementaires, dont trois sont présidées par des femmes, contribueront grandement à l’amélioration de l’efficacité du Parlement dans l’exercice de ses fonctions législatives et de contrôle. Par ailleurs, le Parlement a identifié onze projets visant à renforcer ses capacités, y compris la création d’un Secrétariat opérationnel. Il a présenté son programme législatif qu’il a partagé avec le Gouvernement. Celui-ci porte sur nombre de textes législatifs prioritaires, accompagnés d’un calendrier, que le Gouvernement fédéral doit soumettre au Parlement conformément à la Constitution fédérale provisoire. Par ailleurs, certains articles de la Constitution fédérale provisoire ont été suspendus, notamment ceux relatifs à la création d’une Chambre haute, un développement politique contesté par le Puntland.

5. Le 13 décembre 2012, le Premier Ministre, après consultation avec le Président, les membres du Parlement et des représentants de la société civile somalienne, a nommé cinq Secrétaires d’État et vingt Ministres délégués. Cette décision est intervenue en réponse aux préoccupations exprimées quant au caractère non inclusif du Gouvernement.

6. Le nouveau Gouvernement est en train de prendre des mesures concrètes pour redynamiser ou créer des institutions de gouvernance, et mettre en place leurs équipes de gestion. Dans ce cadre, la direction et l’encadrement des institutions financières, tels que la Banque centrale, le Bureau du Vérificateur général et celui du Trésorier général, sont en cours de restructuration, conformément aux six piliers de la politique du Gouvernement. Un processus similaire est en cours pour d’autres institutions. Le Gouvernement est actuellement en train de renforcer la surveillance et le contrôle de la collecte des revenus et des dépenses publiques, afin d’améliorer la transparence et la reddition de comptes. Il est également prévu de réorganiser la fonction publique, avec un accent particulier sur les fonctions de Secrétaires généraux, de Directeurs généraux et de Directeurs, ainsi que d’Ambassadeurs dans le corps diplomatique.

7. Le Gouvernement a commencé à travailler avec les administrations régionales provisoires existantes dans le centre sud de la Somalie. De façon plus spécifique, il est en train de faciliter la tenue d’une Conférence de réconciliation qui regroupera les chefs coutumiers, d’autres dirigeants et des intellectuels de six régions, à savoir le Bas Juba, le Moyen Juba, le Bay et Bakool, le Gedo et le Shabelle Inférieur. La Conférence doit convenir des modalités de création des administrations locales, régionales et nationales, sur la base d’une approche allant du bas vers le haut.

8. Le 6 décembre 2012, le Comité conjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) sur la stabilisation d’ensemble du centre sud de la Somalie s’est réuni à Addis Abéba, afin de renforcer la coordination et de revoir sa composition. À l’issue de cette réunion, un Protocole d’accord a été conclu, qui élargit la composition du Comité (qui comprenait initialement le Jubbaland, le Kenya et l’Éthiopie), pour inclure le Gouvernement fédéral de la Somalie, qui en assumera désormais la présidence. À la suite de l’adoption de ce Protocole d’accord, une délégation gouvernementale de haut niveau s’est rendue à Kismayo en décembre 2012, pour y rencontrer l’administration provisoire. Les deux parties sont convenues de former une nouvelle administration sur la base de la Constitution du pays, et ont discuté de l’intégration de la brigade de Ras Kamboni dans les Forces nationales somaliennes de sécurité (SNSF).

9. Des efforts soutenus sont en cours pour promouvoir le bon voisinage avec les pays de la région et renforcer les relations bilatérales et multilatérales de la Somalie. À cet égard, le Président Mohamud a effectué des visites de travail dans tous les États membres de l’IGAD. En dehors de la région, le Président Mohamud s’est également rendu en Turquie. De son côté, le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Mme Fawzia Aden, s’est rendue à Londres, où elle a été reçue par le Ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, avec lequel elle a procédé à un échange de vues sur la Conférence de Londres sur la Somalie prévue en mai 2013.

III. SITUATION SÉCURITAIRE

10. La situation sécuritaire a continué de s’améliorer, grâce aux efforts soutenus des SNSF et de l’AMISOM. Au cours de la période sous examen, les SNSF et l’AMISOM ont élargi les zones sous leur contrôle. Cependant, nombre de défis restent à relever, qui nécessitent des efforts continus et un soutien renforcé pour libérer le reste du pays de la présence d’Al Shabaab.

11. Dans le Secteur 1 (Banadir, Bas et Moyen Shabelle), les SNSF et l’AMISOM ont, le 9 décembre 2012, sécurisé la ville de Jowhar, à 90 kilomètres au nord-ouest de Mogadiscio. La ville, qui est également la capitale du Moyen Shabelle, servait de base principale pour Al Shabaab depuis que ce mouvement a été chassé d’autres régions du centre sud de la Somalie.

12. Des progrès importants ont également été réalisés dans le Secteur 2 (Juba Inférieur et Moyen) au cours de la période sous examen. Les SNSF et l’AMISOM ont continué à renforcer la sécurité dans et autour de Kismayo, où ils ont privé Al Shabaab des revenus provenant des taxes portuaires, des droits de douane et de la contrebande, notamment celle liée au commerce du charbon et du sucre. En novembre 2012, l’AMISOM et les SNSF ont sécurisé la ville de Bulo Xaji, une voie d’approvisionnement cruciale. Des préparatifs sont en cours pour étendre les opérations des SNSF et de l’AMISOM à Jilib et à Jamame.

13. Dans le Secteur 3 (Gedo, Bay et Bakool), les 1 050 soldats de l’AMISOM qui s’y trouvent actuellement seront rejoints par près de 1 500 soldats supplémentaires qui avancent actuellement d’Afgoye vers Baidoa, afin de relier le Moyen et le Shabelle Inférieur aux régions du Bay et Bakool. Au moment de la finalisation du présent rapport, ces forces se trouvaient au-delà du village Lego, situé à quelque 104 kilomètres de Baidoa.

14. Dans le Secteur 4 (Galgadud et Hiraan), les troupes djiboutiennes se sont maintenant entièrement déployées. L’AMISOM, en collaboration avec les SNSF et les Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF), continue de renforcer la sécurité dans les principales villes et localités de la région. Il s’agit d’une zone importante, en ce qu’elle est utilisée par Al Shabaadb comme une voie de transit vers le Puntland et d’autres parties septentrionales du pays.

15. Les Unités de Police constituées (UPC) de l’AMISOM, conjointement avec la Force de police de Somalie (SPF), entreprennent actuellement des patrouilles 24 heures sur 24 à Mogadiscio. Les UPC assurent également des escortes VIP et la protection du personnel de l’AMISOM, en même temps qu’elles assument un rôle croissant dans la sécurisation d’évènements publics. Outre le fait qu’elles contribuent à soulager les forces de l’AMISOM de tâches de police, tels que les escortes et le maintien de l’ordre public, les UPC contribuent également à promouvoir la confiance parmi la population et la sécurité à Mogadiscio. Pour leur part, les officiers individuels de police continuent d’encadrer et de conseiller leurs homologues des SPF. Grâce à l’escorte et à la sécurité assurée par les UPC, les officiers individuels de police sont désormais en mesure de couvrir davantage de postes de police, renforçant ainsi leur rôle d’encadrement et de conseil auprès des SPF.

16. Si les opérations combinées des SNSF et de l’AMISOM ont permis d’enregistrer des acquis sécuritaires tangibles et ont considérablement affaibli Al-Shabaab, le groupe extrémiste n’en continue pas moins de représenter une menace majeure et de conserver la capacité d’agir, notamment à travers des engins explosifs improvisés, des assassinats ciblés et des attentats suicides. Al Shabaab s’est fondu dans les communautés locales et a déplacé une grande partie de sa force et de ses équipements vers le Moyen Juba, Baraawe, dans le Shabelle Inférieur, les parties septentrionales du Moyen Shabelle, certaines zones de la région de Bakool, Bulo-Burte, dans le Hiraan, Galgadud et la montagne de Golis (Puntland), où les SNSF et les milices alliées ont une présence limitée. Al Shabaab a également établi une présence dans certaines parties du Somaliland et continue à s’approvisionner en armes et en moyens logistiques par les ports maritimes de Baraawe, Ceel Dheer, Cadale et Haradhere.

17. Al Shabaab exploite habilement les différends entre clans, afin de renforcer ses rangs, en même temps qu’il recourt à l’extorsion de fonds auprès des entreprises, à la mise en place de postes de contrôle illégaux, ainsi qu’à ses liens accrus avec les réseaux criminels pour financer ces opérations. Alors qu’il n’existait jusqu’ici aucun lien clairement établi entre les pirates et Al Shabaab, il est à craindre que cette situation ne change à mesure qu’Al Shabaab se déplace dans les bastions de la piraterie que sont Haradhere et les ports maritimes de Hobiyo, Ceel Dheer et Cadale, et voit ses contraintes financières s’accroître.

18. Al Shabaab bénéficie du soutien d’un groupe restreint d’environ 400 combattants étrangers qui se déplacent à travers la Somalie et fournissent un encadrement à ses combattants et aux djihadistes extrémistes de la région et au-delà. Des informations font état de l’intensification par Al Shabaab de ses activités dans la région, notamment à travers l’établissement de liens avec des groupes extrémistes locaux. Le groupe continue de recruter des combattants dans les pays voisins, de les entraîner et de faciliter le retour de ceux qui veulent faire la guerre contre leur patrie, comme en témoignent la récente vague d’attaques au Kenya, l’arrestation, le 7 décembre 2012, au Parc de faune sauvage Al-Dandar, au Soudan, dans l’État central de Sennar, de 25 extrémistes islamistes qui y suivaient un entraînement, afin de rejoindre Al Shabaab, et l’arrestation en Éthiopie, le 1er janvier 2013, de 15 militants présumés entraînés par Al-Shabaab et qui planifiaient des attaques.

IV. DÉPLOIEMENT DE L’AMISOM

19. Avec le déploiement intégral du contingent djiboutien dans le Secteur 4 (Beltweyne), qui s’est achevé à la fin du mois de novembre 2012, l’effectif du personnel en uniforme de l’AMISOM s’élève actuellement à 17 709 soldats. Il comprend 5 432 soldats du Burundi, 960 soldats de Djibouti, 4 652 soldats du Kenya et 6 223 soldats de l’Ouganda. Le bataillon de 850 soldats promis par la Sierra Leone se déploiera en février-mars 2013, après quoi le Kenya réduira sa contribution d’un bataillon. Il y a 81 officiers d’État-major du Burundi, du Cameroun, de Djibouti, d’Éthiopie, de Gambie, du Ghana, du Kenya, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de Sierra Leone, d’Ouganda et de la Zambie. Il y a également 81 officiers individuels de police du Burundi, de Gambie, du Ghana, du Kenya, du Nigeria, de Sierra Leone, d’Ouganda et du Zimbabwe, ainsi que 2 UPC de 140 éléments chacune fournis par le Nigéria et l’Ouganda.

20. Le 1er novembre 2012, j’ai nommé un nouveau Représentant spécial pour la Somalie et chef de l’AMISOM, en la personne de l’Ambassadeur Mahamat Salah Annadif du Tchad. Ancien Représentant de l’UA auprès de l’Union européenne (UE), à Bruxelles, M. Annadif a une vaste expérience diplomatique et de service de l’État, ayant, en particulier, occupé le poste de Ministre des Affaires étrangères dans son pays. Il a remplacé mon ancien Représentant spécial pour la Somalie, l’Ambassadeur Boubacar Gaoussou Diarra. M. Annadif a pris ses fonctions à Mogadiscio, le 12 décembre 2012.

21. Dans la résolution 2073 (2012), adoptée le 7 novembre 2012, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé, sur une base exceptionnelle et en raison du caractère unique de la Mission, d’étendre le dispositif de soutien logistique au personnel civil de l’AMISOM à 50 personnels civils, sur une base temporaire qui sera révisée après les revues stratégiques de Nations unies et de l’UA. Dans le cadre du suivi de cette résolution, la Commission a élaboré un concept d’opérations pour le déploiement de 50 civils qui seront répartis entre les 4 Secteurs en appui aux opérations en cours de l’AMISOM. Ces civils travailleront également avec des responsables gouvernementaux locaux et les communautaires de base dans les régions libérées, afin de faciliter l’extension de l’autorité publique, et ce en assurant une liaison efficace avec le Gouvernement à Mogadiscio et la prestation de services de base aux populations, notamment à travers la mise en œuvre de projets à impact rapide. Ils s’acquitteront également d’autres tâches clés, y compris le soutien à la réconciliation locale, à la promotion des droits de l’homme et aux mesures initiales relatives à la réforme du secteur de la sécurité, y compris la gestion des combattants désengagés.

22. La Commission a entamé le processus de recrutement pour ces postes. Elle envisage également la possibilité d’utiliser les viviers disponibles, afin d’identifier et de faciliter le recrutement et le déploiement rapide du personnel requis. Dans le même temps, la Commission a demandé au Bureau de soutien des Nations unies à l’AMISOM (UNSOA) de mettre en place les arrangements logistiques nécessaires pour faciliter le déploiement des personnels civils prévus dans les 4 Secteurs.

23. Lors de sa 337ème réunion, le Conseil a demandé au Conseil de sécurité d’autoriser une reconduction technique pour quatre mois du dispositif d’appui des Nations unies, tel que prévu par la résolution 2036 (2012) du 22 février 2012, avec l’inclusion d’un appui supplémentaire en ce qui concerne les composantes civile et maritime de la Mission, afin de prendre en compte les besoins urgents constatés sur le terrain. Cette reconduction technique a été demandée en attendant la conclusion de la revue stratégique de l’AMISOM, qui est abordée ci-dessous.

24. Le 31 octobre 2012, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2072 (2012) par laquelle il a prorogé le mandat de l’AMISOM jusqu’au 7 novembre 2012, prenant note des circonstances exceptionnelles dans la ville de New York résultant de l’ouragan ‘’Sandy » et reconnaissant, dans ces circonstances exceptionnelles, la nécessité d’une courte prorogation du mandat de l’AMISOM. Le 7 novembre 2012, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2073 (2012) autorisant les États membres de l’UA à maintenir le déploiement de l’AMISOM jusqu’au 7 mars 2013. Il a également demandé au Secrétaire général des Nations unies de continuer d’apporter un dispositif d’appui logistique à l’AMISOM, tel que mentionné dans ses résolutions pertinentes.

V. APPUI DE l’AMISOM AU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DE LA SOMALIE

25. Au cours de la période sous examen, les différentes composantes de l’AMISOM (civile, de police et militaire) ont entrepris nombre d’activités en appui au Gouvernement fédéral de la Somalie. Cet appui couvre la stabilisation et la gouvernance dans les zones libérées, les questions de genre, la gestion des combattants désengagés, l’appui aux SNSF et le renforcement des capacités de la fonction publique somalienne.

Appui à la stabilisation et à la gouvernance dans les zones libérées

26. Dans le prolongement des efforts de l’IGAD en appui à la stabilisation des zones reprises à Al Shabaab, le Gouvernement, en collaboration avec l’AMISOM, a organisé un atelier sous le thème « Faire avancer le programme de stabilisation », les 12 et 13 décembre 2012, à l’État-major de l’AMISOM, à Mogadiscio. L’atelier a vu la participation de hauts responsables gouvernementaux, y compris le Cabinet du Président, celui du Premier Ministre et le Ministère de la Sécurité intérieure.

27. L’atelier est convenu de ce que le Gouvernement fixerait les priorités pour les zones nouvellement libérées, priorités qui porteront sur la consolidation de la sécurité, la réconciliation locale et la prestation de services de base. Pour sa part, l’AMISOM s’est engagée à aider le Gouvernement à étendre son autorité à toutes les zones nouvellement libérées, afin de rendre tangibles les dividendes de la paix, à travers la mise en œuvre de projets à impact rapide, et de faciliter l’accès à l’assistance humanitaire, en coordination avec le Gouvernement.

Appui au groupe des femmes du Parlement fédéral

28. Au cours de la période sous examen, l’Unité Genre de l’AMISOM a entrepris des activités visant à renforcer le rôle des femmes dans le nouveau système politique et à assurer la prise en compte des questions de genre dans la mise en œuvre du mandat de l’AMISOM. À cet égard, l’Unité a organisé un débat radiotélévisé à Mogadiscio, le 12 novembre 2012, sur les voies et moyens d’autonomiser les femmes somaliennes dans l’ensemble du pays et de renforcer leur capacité d’interaction avec des chefs coutumiers et la classe politique. L’événement, qui a regroupé les chefs coutumiers, des universitaires, des militants de la cause féministe et des parlementaires, ainsi que des chefs religieux, a discuté du rôle des femmes en politique et dans la période post-conflit. La réunion a également discuté des défis liés au manque d’éducation, ainsi qu’à l’utilisation inappropriée de la religion et à la radicalisation.

29. En décembre 2012, l’Unité Genre de l’AMISOM a également organisé un atelier d’évaluation des besoins des femmes membres du Parlement fédéral, à Kampala. L’atelier, qui a réuni des femmes parlementaires des pays de la région, a permis d’évaluer les besoins des femmes parlementaires, tout en leur offrant une occasion de mise en réseau entre elles et leurs homologues de la région. Il a également fourni une plate-forme pour le partage d’expériences et des enseignements tirés de leurs parcours. Sur cette base, l’atelier est convenu de la création d’un groupe chargé de la mise en œuvre d’un plan d’action visant à promouvoir l’agenda genre, en commençant par l’intégration du genre dans toutes les futures législations, y compris celles qui ont trait à la gouvernance et à la stabilisation en Somalie.

30. L’Unité Genre de l’AMISOM a interagi avec certains partenaires, tels que l’ONUSIDA et le FNUAP. L’objectif est d’explorer les possibilités de partenariat et de coordination sur les questions prioritaires liées à leurs compétences et mandats respectifs à Mogadiscio et dans les zones nouvellement libérées.

Appui à la gestion des combattants désengagés

31. La Somalie et l’AMISOM continuent d’être confrontées à plusieurs cas de combattants désengagés. L’AMISOM détient actuellement 249 combattants désengagés volontaires (VDF) à Mogadiscio, tandis que le Gouvernement fédéral détient environ 1 500 ex-combattants. La plupart de ceux qui sont détenus par le Gouvernement ont été capturés ou arrêtés par les SNSF ou par l’AMISOM. Les VDF détenus par l’AMISOM sont des personnes qui ont fait défection d’Al Shabaab pour diverses raisons. Il existe également un grand nombre de défections qui n’ont pas été enregistrées, parce que certains des combattants, qui étaient auparavant membres de milices claniques, ont fondu de nouveau dans leurs clans. Ce groupe est particulièrement dangereux car susceptible, contre des incitations monétaires, d’être remobilisé par Al Shabaab.

32. Afin de renforcer les capacités du Gouvernement à gérer les combattants désengagés, l’AMISOM, en collaboration avec le Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (UNPOS) et d’autres partenaires, a organisé une session de formation pour les commandants de la Mission et des SNSF à Nairobi, du 4 au 6 décembre 2012. La formation a porté, entre autres, sur les modalités de gestion des combattants désengagés, le droit international humanitaire (DIH), les droits de l’homme et les droits de l’enfant. Le Gouvernement et l’AMISOM travaillent également ensemble sur des programmes appropriés visant à trouver des solutions plus pérennes pour la gestion de ceux des éléments qui sont retournés dans les milices de leurs clans.

Appui aux Forces de sécurité nationales somaliennes

33. Il convient de rappeler qu’avant la fin de la Transition, la Commission a organisé une série d’ateliers sur le renforcement du secteur de la sécurité en Somalie, qui ont abouti à l’élaboration d’un concept d’opérations pour mettre en place le mécanisme requis pour l’intégration effective des forces régionales et alliées au sein des SNSF et la mise en place d’une architecture de commandement et de contrôle unifiés. Le document a depuis été soumis aux nouvelles autorités somaliennes pour examen, mise à jour et approbation, avant qu’il ne soit transmis au Conseil, puis au Conseil de sécurité des Nations unies. Je forme l’espoir que la communauté internationale apportera l’appui nécessaire, tant il est vrai qu’il s’agit là d’un élément essentiel à la réalisation d’une paix et d’une stabilité durables en Somalie.

34. Les Forces armées somaliennes se composent actuellement d’officiers supérieurs qui ont besoin de cours de recyclage, et d’un grand nombre de nouvelles recrues qui ont une formation limitée ou pas de formation du tout en DIH. Dans le cadre de ses efforts visant à améliorer l’efficacité des SNSF, l’AMISOM, en étroite collaboration avec le Gouvernement et avec le soutien du Centre africain pour la résolution constructive des disputes (ACCORD), a organisé à Djibouti, du 29 au 31 octobre 2012, un atelier sur le DIH pour 41 officiers. L’atelier a permis de mettre en relief l’importance et la pertinence du DIH et des droits de l’homme ; de promouvoir la compréhension du DIH, en particulier les règles de base pertinentes pour les fonctions opérationnelles des officiers ; et d’identifier des insuffisances et les défis liés au respect du DIH dans le contexte du conflit en Somalie.

35. À l’issue de l’atelier, les participants ont adopté un plan d’action, qui comprend une stratégie de mise en œuvre pour assurer le respect du DIH par les SNSF. Des activités de suivi ont également été convenues, y compris l’organisation d’une formation similaire à tous les niveaux appropriés de commandement et du personnel ; l’organisation d’ateliers de formation de formateurs sur le DIH; l’élaboration de documents pertinents et le lancement des réformes législatives nécessaires ; la création d’une Commission de DIH; la ratification des Protocoles additionnels aux Conventions de Genève et de la Convention sur le droit de l’enfant, tel que prévu dans le Rapport d’examen périodique universel de 2012 ; et le renforcement des institutions de l’État de droit, y compris le système de tribunaux militaires.

36. Entre décembre 2012 et janvier 2013, l’AMISOM a formé 80 officiers des SPF dans le domaine des enquêtes criminelles. La formation, qui a eu lieu à l’Académie de Police Général Kahiye, à Mogadiscio, sera étendu à 80 autres officiers de police.

37. Par ailleurs, la Police de l’AMISOM, en collaboration avec la Police nationale de Djibouti et les Carabiniers italiens, lancera, à compter du 17 janvier 2013, un programme de formation pour 200 personnels des SPF sur la gestion de l’ordre public, à l’Académie nationale de police de Djibouti. La formation contribuera au renforcement des capacités des SPF dans le maintien de l’ordre public. Je rends hommage aux Gouvernements djiboutien et italien pour leur soutien en vue du développement et de l’organisation de ce programme de formation.

Renforcement des capacités de la fonction publique somalienne

38. En janvier 2013, l’AMISOM a lancé une série d’ateliers de formation pour la fonction publique somalienne. La formation a concerné 120 fonctionnaires, dont des secrétaires, des fonctionnaires du protocole et des administrateurs de haut niveau. Elle est financée par le Gouvernement italien et facilitée par l’Université d’Afrique du Sud (Graduate School of Business Leadership-UNISA). Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action convenu entre le Gouvernement somalien et l’UA à la suite de l’atelier d’évaluation des besoins qui s’est tenue à Kampala, en mars 2012. Depuis lors, l’AMISOM a entrepris nombre d’activités de renforcement des capacités, y compris en facilitant une formation pratique et d’encadrement de deux semaines en Ouganda, au Rwanda, en Sierra Leone et au Libéria, en fournissant des outils de travail/ équipements nécessaires et en restaurant des bureaux.

VI. REVUE STRATÉGIQUE DE L’AMISOM

39. Lors de sa 337ème réunion, le Conseil a exprimé son plein appui à la décision de la Commission d’entreprendre une revue stratégique de l’AMISOM et de la mise en œuvre de son mandat, en vue de déterminer les meilleurs voies et moyens permettant à la Mission de contribuer davantage à la stabilisation de la Somalie et à la mise en œuvre réussie des priorités fixées par le Gouvernement somalien, et ce en étroite coordination avec un Secteur de sécurité et de défense nationale somalien renforcé et restructuré. La décision d’entreprendre cette revue a été prise dans le contexte des progrès politiques et sécuritaires significatifs réalisés en Somalie au cours des derniers mois et de la nécessité d’adapter, en conséquence, les opérations de l’AMISOM.

40. Le processus de revue a été lancé en décembre 2012, et est conduit par une équipe de responsables civils, militaires et de police expérimentés. L’exercice a impliqué des consultations approfondies avec les autorités somaliennes et d’autres parties prenantes. Des consultations ont également été menées avec les pays contributeurs de troupes et de police à l’AMISOM, d’autres pays intéressés et l’IGAD, ainsi qu’avec des partenaires internationaux. Le processus sera achevé à la fin du mois de janvier, et les résultats soumis au Conseil pour son action en tant que de besoin.

41. En procédant à la revue, la Commission a tenu compte de la nécessité de coordonner étroitement ses efforts avec les Nations unies, étant donné que l’ONU est également en train d’entreprendre un exercice similaire portant sur le rôle futur des Nations unies en Somalie. C’est dans ce contexte que l’UA a demandé aux Nations unies de diriger le processus de revue. Malheureusement, en raison des contraintes auxquelles elles sont confrontées, les Nations unies n’ont pas pu mettre à disposition le Conseiller militaire du Secrétaire général, tel que demandé par l’UA. Toutefois, l’équipe chargée de la revue de l’AMISOM a régulièrement consulté les Nations unies. Par ailleurs, les responsables concernés de la Commission de l’UA, y compris le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, ont eu des réunions approfondies avec l’équipe qui travaille sur la revue des Nations unies. Il est important de veiller à ce que, autant que possible, les deux revues convergent pour faciliter une approche coordonnée des défis auxquels fait face la Somalie et un soutien international plus efficace.

VII. OBSERVATIONS

42. La Somalie continue à enregistrer des progrès politiques depuis l’avènement de la nouvelle administration du Président Hassan Sheikh Mohamud. Sur la base des six piliers de la stratégie de son Gouvernement, le Président a donné une orientation claire sur l’engagement de la communauté internationale en Somalie dans le contexte du nouvel arrangement politique dans le pays. J’encourage les parties prenantes somaliennes à persévérer dans leur détermination et à continuer de mettre l’intérêt de leur pays au-dessus de toute autre considération, d’autant que les tâches à venir seront encore plus complexes et exigeantes.

43. Les efforts du Gouvernement somalien pour bâtir des institutions solides et s’engager sur la voie du redressement doivent être pleinement appuyés par la communauté internationale, afin de maintenir l’élan actuel. Ce soutien devra être basé sur les priorités définies par les autorités somaliennes et être à la hauteur des besoins considérables constatés sur le terrain. Je réitère l’appel lancé par le Conseil à la Commission de consolidation de la paix des Nations unies pour qu’elle prenne les initiatives requises afin de contribuer activement à la reconstruction et au développement post-conflit en Somalie. Pour sa part, la Commission de l’UA prévoit d’inclure la Somalie dans la liste des pays pilotes couverts par l’Initiative de solidarité africaine (ISA), lancée en juillet 2012, en vue de la mobilisation, au niveau du continent, de ressources en faveur des pays africains sortant de conflit. Par ailleurs, des mesures doivent être prises pour soutenir la restructuration et le renforcement des SNSF, y compris à travers le paiement des soldes, ainsi que la fourniture d’équipements, d’armes et de munitions. Comme l’a souligné le Conseil, de telles mesures requièrent, dans un cadre transparent et ordonné, la levée de l’embargo sur les armes en ce qui concerne les SNSF, étant entendu qu’il devra être maintenu contre les acteurs non étatiques.

44. Je note également avec satisfaction les progrès qui continuent d’être accomplis par les Forces somaliennes et l’AMISOM. Je réitère mes remerciements aux pays contributeurs de troupes et de police à l’AMISOM, pour leur engagement sans faille et les sacrifices consentis. Je salue le courage et la ténacité des forces somaliennes, ainsi que des femmes et des hommes servant sous l’AMISOM, qui, dans des conditions extrêmement difficiles, œuvrent à l’avancement de la cause de la paix et de la stabilité en Somalie. La revue en cours de la Mission permettra à la Commission de déterminer les meilleurs voies et moyens d’un accompagnement encore plus efficace par l’AMISOM du processus de stabilisation de la Somalie.

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