Entretien Mme Benguigui et le président de la République du Cap Vert

PARIS, France, 23 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie s’est entretenue le 21 janvier 2013 avec M. Jorge Carlos Fonseca, président de la République du Cap-Vert.

L’entretien a été consacré aux relations bilatérales entre la France et le Cap-Vert et au développement de la collaboration franco-capverdienne dans les domaines culturel, éducatif et linguistique.

Le président de la République du Cap-Vert et la ministre déléguée à la Francophonie ont également abordé la situation au Mali et ont émis le souhait de renforcer le dialogue politique entre les deux pays.

M. Jorge Carlos Fonseca a, par ailleurs, invité la ministre déléguée à se rendre officiellement au Cap-Vert. Mme Benguigui a accepté cette invitation.

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR L’ATTENTAT TERRORISTE PERPÉTRÉ À IN AMENAS

NEW YORK, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Masood Khan (Pakistan):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande fermeté l’attentat terroriste qui a été perpétré à In Amenas (Algérie) le 16 janvier et a fait un grand nombre de morts et de blessés. Ils ont exprimé leur profonde sympathie et présenté leurs sincères condoléances aux victimes de cet acte odieux et à leur famille, ainsi qu’aux peuples et aux gouvernements de l’Algérie et des pays dont des ressortissants ont été touchés.

Les membres du Conseil ont souligné que les auteurs, organisateurs et commanditaires de cet acte de terrorisme inqualifiable, ainsi que ceux qui les ont financés, doivent être traduits en justice et demandé instamment à tous les États, agissant conformément aux obligations que leur imposent le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil, de coopérer activement avec les autorités algériennes à cette fin.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constitue l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales et que tout acte de terrorisme est un crime inqualifiable, quels qu’en soient les motifs, le lieu, l’époque et l’auteur.

Les membres du Conseil ont également redit leur ferme volonté de lutter contre toutes les formes de terrorisme, conformément aux responsabilités que leur assigne la Charte des Nations Unies.

Les membres du Conseil ont rappelé que les États Membres doivent veiller à ce que les mesures qu’ils prennent pour lutter contre le terrorisme soient conformes aux obligations mises à leur charge par le droit international, en particulier le droit international des droits de l’homme, le droit des réfugiés et le droit international humanitaire.

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Entretien entre Yamina Benguigui, Jorge Carlos Fonseca, président de la république du Cap-Vert (21 janvier 2013)

PARIS, France, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie s’est entretenue le 21 janvier 2013 avec Jorge Carlos Fonseca, président de la République du Cap-Vert.

L’entretien a été consacré aux relations bilatérales entre la France et le Cap-Vert et au développement de la collaboration franco-capverdienne dans les domaines culturel, éducatif et linguistique.

Le président de la République du Cap-Vert et la ministre déléguée à la Francophonie ont également abordé la situation au Mali et ont émis le souhait de voir se renforcer le dialogue politique entre les deux pays.

Jorge Carlos Fonseca a, par ailleurs, invité la ministre déléguée à se rendre officiellement au Cap-Vert. Mme Benguigui a accepté cette invitation.

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR L’ATTENTAT TERRORISTE PERPÉTRÉ À IN AMENAS

NEW YORK, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Masood Khan (Pakistan):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande fermeté l’attentat terroriste qui a été perpétré à In Amenas (Algérie) le 16 janvier et a fait un grand nombre de morts et de blessés. Ils ont exprimé leur profonde sympathie et présenté leurs sincères condoléances aux victimes de cet acte odieux et à leur famille, ainsi qu’aux peuples et aux gouvernements de l’Algérie et des pays dont des ressortissants ont été touchés.

Les membres du Conseil ont souligné que les auteurs, organisateurs et commanditaires de cet acte de terrorisme inqualifiable, ainsi que ceux qui les ont financés, doivent être traduits en justice et demandé instamment à tous les États, agissant conformément aux obligations que leur imposent le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil, de coopérer activement avec les autorités algériennes à cette fin.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constitue l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales et que tout acte de terrorisme est un crime inqualifiable, quels qu’en soient les motifs, le lieu, l’époque et l’auteur.

Les membres du Conseil ont également redit leur ferme volonté de lutter contre toutes les formes de terrorisme, conformément aux responsabilités que leur assigne la Charte des Nations Unies.

Les membres du Conseil ont rappelé que les États Membres doivent veiller à ce que les mesures qu’ils prennent pour lutter contre le terrorisme soient conformes aux obligations mises à leur charge par le droit international, en particulier le droit international des droits de l’homme, le droit des réfugiés et le droit international humanitaire.

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Rapport d’Oxfam : la situation des refugiés maliens pourrait se détériorer avec l’intensification des combats.

PARIS, France, 22 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Selon un rapport publié aujourd’hui par Oxfam, l’effort humanitaire en faveur de plus de 147 000 réfugiés maliens pourrait être perturbé du fait de l’intensification des combats, sans un changement significatif dans la façon dont les opérations d’aide sont organisées.

Alors que le conflit s’intensifie – offensive des groupes armés contrôlant le nord, intervention récente des forces armées françaises et maliennes, déploiement en cours de la mission internationale de soutien au Mali (Misma) autorisée par les Nations unies – Oxfam souligne les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles vivent des dizaines de milliers de Maliens et Maliennes, et met en garde contre une possible détérioration de leur situation.

Dans un contexte marqué par les difficultés rencontrées par les organisations humanitaires pour satisfaire les besoins élémentaires des populations, Oxfam est préoccupée par les conditions de vie des réfugiés maliens qui ont fui leurs foyers depuis l’année dernière et vivent dans les pays voisins.

Depuis un an, environ 147 000 civils ont fui le nord du Mali et trouvé refuge dans les pays limitrophes tels que le Burkina Faso, le Niger ou encore la Mauritanie. Dans son rapport intitulé « Les refugiés du conflit malien : répondre à l’aggravation de la crise », Oxfam souligne que les réfugiés doivent faire face à un certain nombre de menaces telles que l’enrôlement forcé par les groupes armés actifs dans le nord du Mali. Le rapport souligne que, avant-même la récente escalade des combats, l’insécurité était grandissante dans les pays hôtes, faisant courir des risques importants aux réfugiés et aux populations hôtes.

On compte plusieurs milliers de nouveaux déplacés dans le sud du Mali depuis l’intensification des combats, qui s’ajoutent aux de 220 000 personnes déplacées depuis l’année dernière. Le manque d’information en provenance du nord signifie que ces chiffres pourraient être encore plus élevés. Il est en effet probable que beaucoup plus de personnes aient dû fuir leur foyer mais restent dans la zone tenue par les groupes armés.

Oxfam souligne que le taux de malnutrition infantile dans certains camps de réfugiés dépasse largement le seuil d’urgence de 15% fixée par l’Organisation mondiale de la santé. Au Niger par exemple, la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans atteint 21%.

Les communautés hôtes dans ces pays étaient déjà elles-mêmes confrontées à des pénuries de vivres ainsi qu’aux conséquences de la sécheresse et de la crise alimentaire de l’année dernière.

« Après avoir fourni pendant presque un an de l’assistance à des dizaines de milliers de personnes répartis dans quatre pays, les ONG peinent à répondre à leurs besoins. Il est capital de garantir que les populations qui laissent tout derrière elles pourront continuer à bénéficier de cette aide », souligne Nicolas Vercken, d’Oxfam France. « Nous appelons les pays voisins du Mali à ne pas fermer leurs frontières afin de permettre le passage des réfugiés. L’ONU doit faire preuve du leadership nécessaire pour gérer les conséquences du conflit sur les réfugiés maliens et leurs hôtes. »

Oxfam souligne également les difficultés éprouvées ces derniers mois pour répondre à cette crise. Bien que les communautés hôtes, les pays voisins et les organisations humanitaires aient fourni une assistance vitale aux réfugiés, la montée en puissance de la réponse humanitaire a été particulièrement difficile et lente en raison de difficultés logistiques, de capacités limitées des organisations humanitaires sur place en matière d’aide aux refugiés, et de la faible présence du Haut commissariat aux réfugiés dans la région, au moins dans les premiers temps de la réponse. Près d’un an après le début du conflit dans le nord du Mali, le rapport d’Oxfam affirme que les besoins essentiels ne sont toujours pas couverts, en particulier dans les domaines de la nutrition, de la protection et de l’éducation.

« Mettre en œuvre une réponse adéquate pour les refugiés dans la région sahélienne est particulièrement difficile, et il est évident que cela sera encore plus ardu s’il y a un nouveau flux significatif de refugiés en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso. Dans le même temps, au Mali ceux qui n’ont pas réussi à fuir ont besoin d’une aide essentielle pour leur survie. Il faut que les parties impliquées dans le conflit garantissent notre accès aux régions où ces personnes vivent », explique Caroline Baudot, d’Oxfam, l’auteur du rapport.

En prévision de l’augmentation probable du flux de réfugiés et de l’augmentation des besoins inhérents, Oxfam affirme que les organisations humanitaires doivent rapidement adapter leurs programmes afin de soutenir les communautés hôtes et les réfugiés issus de communautés pastorales, lesquels sont arrivés avec des dizaines de milliers de têtes de bétail, augmentant considérablement la pression sur les ressources locales déjà limitées et les tensions entre réfugiés et communautés locales. En certains endroits, le nombre de réfugiés est plus important que celui des membres de la communauté d’accueil, comme par exemple en Mauritanie, à Bassikounou, une ville qui compte 42 000 habitants, tandis que le camp de réfugiés voisin accueille 54 000 personnes.

« Les gens aspirent à pouvoir rentrer chez eux. Mais les réfugiés sont également lucides : après avoir été déplacés pendant des décennies, ils ne rentreront pas chez eux sans paix durable. En fin de compte, ce qu’ils nous disent c’est que les causes profondes du conflit doivent être résolues avant qu’ils puissent envisager un retour », conclut Nicolas Vercken, d’Oxfam France.

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Afrik-foot vous fait vivre en direct la CAN 2013!

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Afrik-foot.com (http://www.afrik-foot.com), le portail de l’actualité du football africain vous fait vous fait vivre en direct la 29 ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui se tient du 19 janvier au 10 février 2013 en Afrique du Sud.

Pour cette compétition exceptionnelle, la rédaction d’Afrik-foot.com permet aux passionnés :

– de suivre les matches en direct avec évolution des scores minute par minute

– des sujets avant et après chaque match et des articles sur les coulisses et les “A côtés”

– le classement des groupes par fiche et par équipe

– des interviews exclusives des joueurs et les retranscriptions des conférences de presse

– les pronostics des matches par des joueurs professionnels

• LANCEMENT DE L’APPLI MOBILES « AFRIK-FOOT » : disponible depuis cette semaine sur tous les smartphones, les applis mobiles d’AFRIK-FOOT.COM sont aujourd’hui le moyen le plus simple et le plus efficace de rester en permanence en lien avec l’actualité de la CAN 2013 en France et partout dans le monde!

• En étroite relation avec la rédaction d’AFRIK-FOOT.COM, L’AGENCE AFRIK.TV suit au quotidien depuis l’Afrique du Sud tous les rebondissements de la CAN, ses A côtés, ses moments forts, pour proposer des reportages originaux à toutes les télévisions abonnées à son fil de reportages.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour le groupe AFRIK.

A propos du groupe AFRIK

Afrik-foot.com, le portail de l’actualité du football africain a été créé en 2010, suite à la première Coupe du Monde en Afrique du Sud. Avec près de 2 millions de visites, Afrik-foot.com a su s’imposer comme le leader de l’actualité du football africain. Plus d’infos sur http://www.afrik-foot.com

Afrik.com

En 13 ans, le quotidien en ligne Afrik.com a su s’imposer comme le leader de l’information sur le continent, référencé en tête des sources d’information sur l’Afrique, il est lu par plus d’un million et demi d’internautes mensuels et géré par une équipe pluraliste de journalistes et d’hommes et de femmes de médias africains… Plus d’infos sur http://www.afrik.com

Agence Afrik.tv

Lancée en 2011 par AFRIK, l’Agence AFRIK TV est destinée aux télévisions et médias audiovisuels en ligne. Elle leur propose chaque mois une petite centaine de reportages inédits de 1 à 3 minutes ainsi que des reportages à la commande. Plus d’infos sur http://www.afrik.tv.

Contact presse

Karine Oriot – knoriot@gmail.com – 06 23 79 48 43

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Communiqué du Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité en Afrique sur la situation au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité en Afrique (NetPeace) est profondément préoccupé par la situation qui prévaut au Mali et voudrait exprimer toute sa solidarité avec peuple malien. NetPeace condamne avec la plus grande fermeté l’agression des rebelles et des extrémistes terroristes qui sabordent les efforts et les acquis démocratiques du Mali.

Notant que la presse est l’une des principales victimes de la double crise institutionnelle et sécuritaire malienne avec notamment la fermeture de force des médias opérant au nord Mali, les intimidations et autres exactions qu’ont subies les journalistes et responsables de médias.

Fidèle à son objectif initial qui est de promouvoir et d’enraciner la culture de la paix, NetPeace demande aux autorités maliennes et aux responsables à tous les niveaux d’implication dans le conflit de faciliter l’accès des journalistes aux sources d’informations, de garantir et assurer leur sécurité physique. NetPeace appelle les confrères journalistes maliens à inscrire leur action dans la préservation et la sauvegarde de la paix sociale et la cohésion nationale.

NetPeace invite les confrères maliens à observer les règles de la déontologie et de l’éthique dans la couverture du conflit qui secoue le pays.

NetPeace appelle aussi tous les professionnels engagés dans la couverture de la crise à faire preuve de la plus grande retenue afin de ne pas exacerber une situation déjà pénible pour la population malienne, la première victime de cette grave crise.

NetPeace exhorte l’ensemble de la communauté des médias à plus de rigueur professionnelle et à ne s’en tenir qu’à un traitement juste et équilibré de l’information.

NetPeace demande à tous les Etats membres de l’Union Africaine à venir en aide au pays frère qu’est le Mali, chacun à la hauteur de ces moyens, et de faire du principe de la solidarité africaine une réalité en cette année 2013 pendant laquelle nous célébrons le cinquantenaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) sous le thème «Panafricanisme et Renaissance Africaine ».

Le cas du Mali devrait interpeller le sens du panafricanisme de chaque citoyen africain. A ce propos, NetPeace note avec satisfaction l’action entreprise par les pays africains contributeurs de troupes et celle de la France.

NetPeace voudrait saisir cette occasion pour reprendre à son compte le communiqué de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, daté du 11 janvier courant et appelant tous les Etats membres de l’UA à apporter «l’appui requis sur les plans logistique, financier et de renforcement de capacités aux Forces de défense et de sécurité maliennes ».

NetPeace se félicite également des efforts entrepris par l’Union Africaine et la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en vue du déploiement rapide de la Mission Internationale de Soutien au Mali(MISMA) sous conduite africaine.

NetPeace réitère enfin, toute sa disponibilité à œuvrer avec les confrères maliens à la promotion de la culture de la paix et au nécessaire processus de réconciliation entre toutes les communautés du Mali.

Fait à Addis-Abéba

Le 21 janvier 2013

Vincent NKESHIMANA

Président NetPeace

NetPeace President

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Recommandations adressées à l’Union africaine / Priorité à la protection des populations civiles au Mali dans le cadre du déploiement de la MISMA

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — À l’heure où les soldats de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) se déploient progressivement et où les affrontements entre forces internationales et groupes armés djihadistes sont en passe de s’intensifier, la FIDH appelle l’Union africaine, dont le 20ème Sommet s’ouvre aujourd’hui à Addis Abeba, Éthiopie, à faire preuve de vigilance et de fermeté pour que soit garantie l’intégrité physique des populations civiles.

Près de 2000 soldats sont désormais attendus au Mali, d’ici au 26 janvier, dans le cadre de la MISMA, force sous conduite africaine, mandatée par la Résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour aider les autorités nationales à reprendre le contrôle du Nord du pays, toujours aux mains de groupes armés terroristes. Ce déploiement intervient alors qu’une opération militaire des forces armées maliennes et françaises visant à stopper l’offensive des groupes terroristes vers Bamako et à permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale est quant à elle en cours depuis le 11 janvier dernier.

« Dans ce contexte d’accélération des opérations militaires au Mali, le risque que des civils paient le lourd tribut des affrontements est toujours réel. La volonté de neutraliser au plus vite la menace terroriste ne doit pas faire passer la responsabilité de protéger les civils au second plan. Et sur ce point, l’Union africaine a un véritable rôle à jouer » a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.

Aussi, alors que vont se multiplier, en marge du Sommet de l’UA, les consultations sur les modalités de déploiement de la MISMA, en particulier sur les questions liées au financement – une conférence des donateurs est prévue le 29 janvier – à la composition, au commandement ou encore au suivi de cette mission, la FIDH appelle à ce que les mécanismes de protection des droits de l’Homme prévus par la Résolution 2085, soient pleinement pris en compte dans ces discussions. Cette résolution intègre notamment la formation aux droits de l’Homme des forces de défense et de sécurité maliennes, la mise en place de procédures de contrôle s’assurant que le soutien international ne contribue pas à la commission de davantage de violations, le déploiement d’observateurs droits de l’Homme, ou encore la coopération avec l’action menée par la Cour pénale internationale (CPI) pour poursuivre les auteurs de crimes internationaux. Autant de dispositions qui sont importantes dans un contexte où les populations civiles sont encore aujourd’hui victimes d’exactions graves au Nord et où les allégations sur les violations qui seraient commises par l’armée malienne doivent être clarifiées (voir ci-dessous).

« Le conflit au Mali dominera les discussions de ce Sommet de l’Union africaine. Celle-ci devra dès lors peser de tout son poids pour que ces discussions ne fassent pas l’impasse sur la mise en œuvre de mécanismes de protection des droits de l’Homme. Ces garde-fous nécessaires doivent être actionnés dans les plus brefs délais. Il en va de la crédibilité de l’UA dans la gestion de ce conflit » a déclaré Mabassa Fall, Représentant de la FIDH auprès de l’Union africaine.

Un Groupe de travail intégré sur le Mali (GTIF), chargé de fournir les orientations et conseils stratégiques à la MISMA, et composé, entre autres, d’experts de l’UA, de la CEDEAO, des Nations Unies et de l’Union européenne, vient d’être mis en place au siège de l’UA. La FIDH attend de cette initiative qu’elle contribue à garantir la coordination, par l’ensemble de ces acteurs, de la mise en œuvre des mécanismes de protection des droits de l’Homme prévus par la Résolution 2085.

À l’occasion de ce 20ème Sommet de l’Union africaine, la FIDH porte également à l’attention des Chefs d’État et de Gouvernement africains des recommandations concernant les situations de crises politiques et de conflits qui prévalent au Soudan, en République démocratique du Congo et en République centrafricaine. Les enjeux liés au contexte électoral au Kenya, à la justice internationale, et à l’abolition de la peine de mort en Afrique devront également faire l’objet de toute leur attention.

Lire les recommandations adressées par la FIDH aux Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine au sujet du :

– Mali

– Soudan/Soudan du sud

– République démocratique du Congo

– République centrafricaine

– Kenya

– Justice internationale et l’affaire Hissène Habré

– Abolition de la peine de mort en Afrique

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Intervention de la France en soutien des forces maliennes – opération Serval / Les forces armées du Mali reprennent le contrôle des villes de Diabali et de Douentza

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministère de la Défense confirme la reprise du contrôle des villes de Diabali et de Douentza par les forces armées du Mali ce lundi 21 janvier 2013 au matin. Pour y parvenir, les militaires maliens ont été soutenus par les forces françaises, basées à Niono et à Mopti-Sévaré. Les villes, occupées par les terroristes djihadistes, sont situées respectivement à près de 400 et 800 km au nord-est de la capitale Bamako.

« Cette avancée de l’armée malienne vers les villes tenues par leurs ennemis constitue une réussite militaire certaine pour le gouvernement de Bamako et pour les forces françaises, intervenant en soutien dans ces opérations. Je réaffirme ma totale confiance envers nos militaires engagés avec détermination dans la mission décidée par le président de la République. Elle vise à restaurer la souveraineté du Mali sur son territoire et à conjurer le risque de constitution d’un sanctuaire terroriste au cœur de l’Afrique », déclare le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

3150 militaires français sont aujourd’hui engagés dans l’opération Serval, déclenchée le 11 janvier dernier, dont 2150 sur le territoire malien.

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RCA / Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

PARIS, France, 21 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay

Q – Une réaction à la nomination d’un nouveau Premier ministre en RCA ?

R – La France salue la nomination de M. Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement d’union nationale de la République centrafricaine, choisi dans l’opposition en application des accords signés à Libreville le 11 janvier sous les auspices de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. La France souligne à nouveau la mobilisation rapide et efficace de cette dernière et de l’Union africaine.

La France appelle de ses voeux la formation rapide de la nouvelle équipe gouvernementale, afin de lancer au plus tôt le programme d’action approuvé à Libreville, en vue de la stabilisation durable de la République centrafricaine.

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