Sommet de l’Union africaine: M. Piebalgs réaffirme les liens solides qui unissent les deux continents

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Andris Piebalgs, commissaire au développement, représentera l’Union européenne au sommet de l’Union africaine axé sur le thème «Panafricanisme et renaissance africaine» qui se tiendra à Addis‑Abeba (Éthiopie) les 27 et 28 janvier.

Le sommet offrira une occasion rare d’organiser une série de rencontres avec des chefs d’État et des ministres participants pour discuter de la coopération entre l’UE et l’Afrique et des crises majeures que connaît le continent, du Mali au Sahel, en passant par la Somalie, la République centrafricaine (RCA), le Soudan ou la République démocratique du Congo (RDC). M. Piebalgs assistera à la cérémonie de signature du cadre pour la paix et la sécurité en faveur de la République démocratique du Congo et de la région des Grands Lacs, avec M. Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies.

Le commissaire Piebalgs profitera également de l’occasion pour discuter, avec la présidente récemment élue de la Commission de l’Union africaine, Mme Dlamini-Zuma, de l’état d’avancement de la stratégie commune Afrique‑UE, ainsi que des nouvelles priorités de la Commission de l’Union africaine dans certains domaines essentiels, tels que la paix et la sécurité ou encore l’émancipation des femmes.

Avant son départ, M. Andris Piebalgs s’est exprimé en ces termes: «Cette année marque le 50e anniversaire de l’Union africaine qui, à l’instar de l’Union européenne, œuvre sans relâche au renforcement de l’intégration économique et politique en Afrique et de la coopération de celle-ci avec ses partenaires extérieurs, principalement l’UE. Les nombreux défis auxquels l’Afrique et l’Europe doivent faire face aujourd’hui appellent, plus que jamais, des réponses coordonnées aux niveaux continental, transcontinental et mondial.»

Et d’ajouter: «L’UE est déterminée à poursuivre son étroite collaboration avec l’Union africaine dans le cadre de notre partenariat global, la stratégie commune Afrique-UE lancée en 2007. Par le truchement de la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique, nous soutenons aussi résolument l’UA dans son rôle de prévention et de résolution des conflits, en partenariat avec les Nations unies.»

M. Andris Piebalgs participera également à la conférence internationale des donateurs pour le Mali qui se tiendra, elle aussi, à Addis‑Abeba (Éthiopie) le 29 janvier.

Programme provisoire de la mission de M. Piebalgs en Éthiopie

Rencontre avec Son Excellence M. Tedros Adhanom, ministre des affaires étrangères de la République démocratique fédérale d’Éthiopie;

Cérémonie d’ouverture de la 20e réunion ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine;

Réunion de la Campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA), sous l’égide de Son Excellence M. Boni Yayi, président de la république du Bénin occupant la présidence de l’Union africaine;

Rencontre bilatérale avec Son Excellence Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine;

Rencontre bilatérale avec Son Excellence M. Boni Yayi, président de la république du Bénin occupant la présidence de l’Union africaine;

Rencontre bilatérale avec Son Excellence M. Alpha Condé, président de la Guinée;

Rencontre bilatérale avec Son Excellence M. Paul Kagame, président du Rwanda;

Cérémonie de signature du cadre pour la paix et la sécurité en faveur de la République démocratique du Congo et de la région des Grands Lacs;

Conférence internationale des donateurs pour le Mali.

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Mali: les députés appellent les Etats membres à s’engager aux côtés de la France

STRASBOURG, France, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Les membres de la sous-commission de la sécurité et défense (SEDE) ont exprimé mercredi et jeudi leur étonnement devant la surprise des Etats membres face à l’offensive des groupes terroristes au Mali. Lors des débats avec des responsables civils et militaires français et européens, ils ont souligné que l’UE aurait dû être mieux préparée à l’escalade du conflit. Les Etats membres devraient se montrer plus solidaires et soutenir les opérations françaises sur le terrain.

En dépit des avertissements, des menaces clairement identifiées, notamment dans la stratégie de l’UE pour le Sahel de 2011, « nous sommes surpris que l’UE ait été surprise par l’offensive des islamistes » du nord du Mali, a déclaré Arnaud Danjean (PPE, FR), président de la sous-commission SEDE, rejoint par nombre de députés.

Ils ont souligné que la mission d’entraînement de l’armée malienne, confirmée formellement par le Conseil Affaires étrangères extraordinaire du 22 janvier dernier, était prévue de longue date. L’offensive des rebelles n’a fait qu’accélérer le processus.

Solidarité des Etats membres: fournir plus que des avions

Tout en saluant l’intervention française au Mali, les députés ont fortement critiqué l’absence de solidarité d’autres Etats membres avec la France, au-delà de la mise à disposition d’avions de transport ou d’équipes médicales. Ils ont notamment demandé pourquoi les groupements tactiques de l’UE (battlegroups) n’avaient pas été déployés au Mali. « A quoi servent les battlegroups s’ils ne peuvent pas combattre? » s’est exclamé Andrew Duff (ADLE, UK).

De nombreux députés ont également insisté pour que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et ses services exercent davantage de pression sur les Etats membres.

Mission d’entraînement de l’armée malienne

Les députés ont exprimé leur soutien à la mission d’entraînement de l’armée malienne mais ont mis en garde contre d’éventuelles défections des militaires entraînés par l’UE pour rejoindre les rangs des rebelles, évoquant des précédents en Afghanistan ou en Somalie.

« La nouvelle armée malienne doit être militairement préparée et politiquement contrôlée » par des autorités démocratiques légitimes, a insisté Ioan Mircea Pascu (S&D, RO). Les membres de la sous-commission SEDE ont également souligné la nécessité dune ‘approche globale pour le Mali et le Sahel, qui doit aller bien au-delà de la résolution, urgente, de la crise militaire.

Silence « assourdissant » de l’OTAN

Les députés se sont également étonnés du « silence assourdissant de l’OTAN » sur le Mali. Le général Gilles Rouby, représentant militaire de la France auprès de l’OTAN et de l’UE, leur a en effet confirmé qu’aucun membre de l’Alliance atlantique n’avait posé « de question officielle » (sur le Mali)  »

Une mission militaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (la MISMA), à laquelle devrait participer dix Etats africains, est en cours de déploiement au Mali. Une conférence des donateurs se réunira le 29 janvier à Addis-Abeba, à l’issue du sommet de l’Union africaine, pour traiter de son financement.

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Intervention de la France en soutien des forces maliennes – opération Serval : Jean-Yves Le Drian rencontre les militaires prêts pour le départ au Mali

MIRAMAS, France, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu ce matin sur la zone de regroupement et d’attente de Miramas pour y rencontrer plusieurs centaines de militaires français prêts pour l’engagement dans l’opération Serval.

« Vous êtes la tête de pont de la Nation. Vous jouerez un rôle décisif dans le combat que la France a décidé de mener contre le terrorisme barbare qui sévit au nord-Mali et qui représente une menace grave », leur a-t-il déclaré avant de rendre hommage au chef de bataillon Damien Boiteux, mort pour la France le premier jour des opérations menées au Mali.

Le ministre de la Défense a salué la qualité opérationnelle du dispositif de grande ampleur installé à Miramas pour réaliser le transit des militaires et des matériels vers le théâtre, et rappelé : « détermination, discernement, exemplarité, fidélité à nos valeurs, vous guideront dans votre action ».

3700 militaires français sont aujourd’hui engagés dans l’opération Serval, dont 2500 sur le territoire malien. Les contingents africains, dont le déploiement s’accélère au Mali et dans les états voisins, prendront prochainement le relai des forces françaises intervenant en soutien de l’armée malienne.

La zone de regroupement et d’attente (ZRA) de Miramas :

Lorsque le volume des forces ou la nature des opérations techniques sur les matériels le justifie, les unités à projeter sont dirigées vers ZRA de Miramas (Bouches-du-Rhône) située à proximité des plateformes d’embarquement du sud-est de la France. La ZRA permet de conditionner et reconditionner le matériel, réguler la présentation des unités et adapter les plans de fractionnement aux capacités offertes.

Depuis la décision d’engager les opérations au Mali, près de 700 soldats ont transité sur la ZRA. Près de 370 véhicules de tous types (blindés, camions et véhicules légers) et près de 100 conteneurs de matériel y ont également transité.

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BAN KI-MOON RÉAFFIRME L’ENGAGEMENT DE L’ONU POUR APPUYER LES EFFORTS DES ÉGYPTIENS À BÂTIR UN AVENIR PLUS INCLUSIF ET PLUS DÉMOCRATIQU

NEW YORK, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

À l’occasion du deuxième anniversaire de leur révolution, le Secrétaire général présente aux Égyptiens ses vœux les plus chaleureux et réaffirme l’engagement des Nations Unies à appuyer les efforts du peuple et du Gouvernement égyptiens pour bâtir un avenir plus inclusif et plus démocratique.

Même si les Égyptiens sont actuellement engagés dans un vif débat, le Secrétaire général les encourage à rester attachés aux principes universels que sont le dialogue pacifique et la non-violence, l’inclusion, le respect des droits, l’indépendance des institutions et les processus démocratiques qui prennent compte de la diversité des points de vue. Il souligne l’importance d’une participation active des femmes dans la prise de décisions.

Le Secrétaire général est convaincu que ce sont là les fondations qui peuvent offrir l’avenir stable, plein d’espoir et digne pour lequel le peuple égyptien a lutté si courageusement durant sa révolution.

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UNE EXPOSITION DE PHOTOS ET VIDÉOS S’OUVRE AU SIÈGE DES NATIONS UNIES SUR LE THÈME DE LA CONSTRUCTION D’UNE LIBYE NOUVELLE ET DÉMOCRATIQUE

NEW YORK, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Une exposition d’œuvres à support multimédia, intitulée « La Libye en transition: aider à construire une Libye nouvelle et démocratique », s’ouvrira mardi, le 29 janvier 2013 au Siège des Nations Unies, à New York, afin de jeter la lumière sur le soutien apporté par l’ONU à une Libye en transition. Cette exposition sera présentée dans le hall des visiteurs, où le vernissage aura lieu à 18 heures.

Les œuvres présentées –des photographies, des vidéos et des textes affichés sur des panneaux– reflèteront les difficultés et les réussites de la Libye, à un moment où le pays s’attache à devenir une démocratie malgré l’héritage du régime répressif de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi et après les combats qui ont entraîné sa chute.

Le thème des œuvres photographiques reflète les élections historiques du Congrès général national libyen, tenues en juillet 2012, et l’enthousiasme qui s’est manifesté à cette occasion. Elles présentent un échantillon de la société libyenne dont beaucoup de membres prenaient part à des élections pour la toute première fois. D’autres avaient attendu presque toute leur vie pour exercer une nouvelle fois leur droit de vote.

Organisée par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), mission politique spéciale basée à Tripoli, cette exposition exprime aussi d’autres difficultés que la Libye cherche à surmonter, avec le soutien de la MANUL, alors qu’elle est en pleine phase de transition pour passer de la dictature à la démocratie. La Libye fait en effet tout son possible pour améliorer les conditions de sécurité, faire respecter les droits de l’homme, mettre en place une justice transitionnelle, procéder au déminage et augmenter la contribution des femmes à tous les aspects de la société.

Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, M. Jan Eliasson, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, M. Tarek Mitri, ainsi que le Représentant permanent adjoint de la Libye auprès des Nations Unies, M. Ibrahim Dabbashi, prendront la parole au cours du vernissage de l’exposition. Le Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, M. Peter Launsky-Tieffenthal, fera une présentation de l’exposition.

L’exposition présentera des œuvres du photographe de la MANUL, M. Iason Athanasiadis, ainsi que des contributions du Service de la lutte antimines des Nations Unies (SLAM), offertes par le photographe Giovanni Diffidenti.

Le vernissage est organisé conjointement par le Département des affaires politiques (DAP) et le Département de l’information (DPI) de l’ONU.

Pour voir une sélection des photographies qui seront exposées, veuillez vous rendre sur la page Web suivante: http://www.flickr.com/photos/92456475@N05/sets/72157632590219843/.

Pour obtenir davantage d’information sur la Mission d’appui des Nations Unies en Libye, veuillez visiter le site http://unsmil.unmissions.org/.

Enfin, pour obtenir des informations détaillées sur les expositions organisées par les Nations Unies, veuillez contacter Renata Morteo, au numéro de téléphone suivant: +1 (212) 963-5455, ou par courriel, à l’adresse: morteo@un.org, ou Liza Wichmann, au numéro de téléphone suivant: +1 (212) 963-0089, ou par courriel, à l’adresse: wichmann@un.org; on peut aussi se rendre sur la page http://visit.un.org.

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Centrafrique : le Conseil de Sécurité proroge d’un an le mandat du BINUCA

BANGUI, République Centrafricaine, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que la République centrafricaine est déstabilisée par les menées d’une coalition rebelle qui conteste l’autorité de l’État, le Conseil de Sécurité a, jeudi, prorogé d’un an le mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), jusqu’au 31 janvier 2014. En adoptant une résolution à l’unanimité de ses quinze membres, le Conseil demande au Gouvernement, à la coalition « Séléka », aux groupes armés et à l’opposition démocratique de « s’acquitter de bonne foi de leurs obligations découlant de la Déclaration de principe signée à Libreville le 11 janvier 2013 ». Le Séléka, un regroupement de formations rebelles, a pris les armes le 10 décembre dernier pour réclamer le respect intégral de l’Accord de paix global de Libreville en date de 2008, qui prévoyait notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), jamais mis à exécution. À la demande du gouvernement centrafricain, des éléments de l’Armée nationale tchadienne sont entrés en République centrafricaine le 17 décembre pour appuyer la contre-offensive menée par les Forces armées centrafricaines (FACA). La Déclaration de principe du 11 janvier dernier était assortie d’un accord de cessez-le-feu conclu entre le gouvernement et le Séléka, à la mise en œuvre duquel appelle le Conseil de sécurité. Il en va de même de l’accord politique sur le règlement de la crise, signé notamment par la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les groupes armés et le Séléka et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Inquiet du manque d’autorité de l’État en dehors de la capitale Bangui, « qui a laissé s’installer un grave vide sécuritaire dans nombre de régions », le Conseil de sécurité demande au BINUCA de continuer d’accompagner l’entreprise de consolidation de la paix en République centrafricaine, comme le prévoit son mandat, y compris les processus de DDR et de réforme du secteur de la sécurité et d’user de ses bons offices en vue de faciliter l’application intégrale des accords signés à Libreville le 11 janvier. Le Conseil de sécurité exige de tous les groupes armés, notamment de la coalition Séléka, qu’ils empêchent l’enrôlement et l’emploi d’enfants, et leur demande d’appliquer immédiatement les dispositions des plans d’action signés avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé en novembre 2011. Enfin, il prie instamment le gouvernement centrafricain d’enquêter sur les informations faisant état de violations des droits de l’homme dans le pays, notamment à Bangui, de veiller à ce que les responsables soient traduits en justice et de prendre toutes mesures nécessaires pour prévenir de nouvelles violations. Le Secrétaire général, ajoute la résolution adoptée aujourd’hui, devra présenter, le 31 mars prochain au plus tard, un rapport sur la situation sur le terrain et les moyens dont dispose la BINUCA pour renforcer la mise en œuvre de ses activités prioritaires.

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Vingt-deuxième session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 25 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Allocution de M. Carlos Lopes Secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique 24 janvier 2013 Addis-Abeba (Éthiopie)

Monsieur Nassirou Bako Arifari, le Président du Conseil exécutif de l’Union

africaine,

Madame Nkosazana Dlamini-Zuma, la Présidente de la Commission de l’Union

africaine,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de prendre la parole devant cet éminent Conseil, pour la première fois en ma qualité de Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique.

Permettez-moi, à ce stade de saluer et de rendre hommage à l’hospitalité du Gouvernement et du peuple éthiopiens qui, outre l’Union africaine, sont les hôtes prévenants et attentifs de la CEA. Laissez-moi également exprimer ma sincère gratitude à la Présidente de la Commission de l’Union africaine, aux autres Commissaires et à tout le personnel de la Commission, qui se sont montrés déterminés à assurer la réussite de cette réunion et ont œuvré sans relâche aux préparatifs du Sommet qui va s’ouvrir.

Le Conseil, tout comme le Sommet auquel il apporte conseil et appui, symbolise l’essence même du panafricanisme, et ce alors que nous célébrons cette année le cinquantième anniversaire de la création de l’Organisation de l’unité africaine. Le thème de la réunion, Panafricanisme et renaissance africaine, fait écho à la célèbre question du Sénégalais Cheikh Anta Diop, qui avait demandé, on s’en souvient encore: «Quand pourra-t-on parler d’une renaissance africaine?».

Mesdames et Messieurs les ministres,

C’est peut-être banal, mais il est utile de dire que le monde a énormément changé au cours des 20 dernières années. Pendant cette période, nous avons vu naître une nouvelle phase de mondialisation, accélérée par la révolution des TIC, les technologies de l’information et de la communication. Il est désormais possible pour les marchés financiers internationaux de rester ouverts 24 heures et de déplacer, d’un simple clic, d’énormes ressources au-delà des frontières. Cette période est également caractérisée par une économie et une société mondiales du savoir et par des pressions en faveur d’une démocratisation universelle. Les flux de capitaux transfrontières sont ainsi passés d’environ 5 % du PIB mondial dans les années 90 à plus de 20 % aujourd’hui. De même, le commerce des biens intermédiaires, qui représente plus de 50 % des échanges mondiaux de produits autres que les combustibles, montre l’importance croissante des chaînes de valeur.

Dans le même temps, nous assistons à un remaniement des puissances économiques, avec l’émergence au niveau mondial de pays tels que le Brésil, la Chine et l’Inde. Cette tendance va de pair avec une nette modification des profils démographiques, une urbanisation rapide, un mouvement mondial de la société civile qui se fait entendre et une prise de conscience généralisée de la nécessité urgente qu’il y a à protéger l’environnement. Ces phénomènes tendent à prolonger l’envolée des cours des matières premières, qui a permis à de nombreux pays du monde entier, y compris en Afrique, d’enregistrer des niveaux de croissance qu’ils n’avaient pas connus depuis longtemps.

En effet, l’Afrique n’est pas restée statique face à l’évolution du monde. Notre continent évolue, lui aussi, et la tendance est nettement positive. Comme le regretté Président Nyerere le disait « …. le monde forme une entité. La globalisation est maintenant devenue une réalité des temps modernes. Ensemble nous pouvons transformer cela en une force pour le bien …. le bien pour toutes les populations du monde. Et, cela est faisable »

Ce n’est que récemment, à partir de 2005 à peu près, que nombre de pays du continent ont commencé à enregistrer de nouveau une croissance économique, parfois même à deux chiffres, ce qui les place parmi les pays connaissant la croissance la plus rapide au monde. Le retour de la croissance en Afrique au cours des 10 premières années du nouveau millénaire a donné à penser que l’Afrique pouvait devenir un pôle de croissance pour le monde. Alors que, quelques années auparavant, elle était encore décrite de façon peu flatteuse comme une plaie ouverte pesant sur la conscience de l’humanité et comme le continent dépourvu d’espoir, l’Afrique est désormais vue comme une région en pleine croissance. Grâce à cette nouvelle image, elle bénéficie de toutes sortes de partenariats avec les principaux acteurs du système international contemporain.

Aujourd’hui, six des dix économies à la croissance la plus rapide sont en Afrique, et il est dit que cette dernière a le meilleur taux de rendement sur les investissements dans le monde. En effet, les dépenses des ménages africains sont maintenant supérieures à celles des ménages en Inde et en Russie, avec Lagos devenu un plus grand marché de consommation que Mumbai. L’état de droit et le respect des droits de la propriété privée se généralisent, et les améliorations du secteur financier se multiplient. La révolution des télécommunications en Afrique et ses innovations dans le domaine des technologies de l’information ont, elles aussi, pris le monde par surprise.

Ces changements ont sorti l’Afrique d’une ère d’afro-pessimisme et c’est maintenant l’heure de l’afro-enthousiasme. Il convient toutefois de célébrer avec prudence le retour de l’Afrique sur la voie de la croissance, et ses perspectives en général, car le continent doit encore faire face à des difficultés importantes qui doivent être résolues de toute urgence. Il s’agit notamment de la qualité et de la viabilité de cette croissance, notamment au vu de la dégradation massive des structures de production ainsi que des capacités publiques et institutionnelles. Certaines de ces lacunes, aggravées par un nombre élevé de chômeurs, en particulier de jeunes, contribuent à de graves inégalités au niveau national et à une pauvreté persistante.

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Pour aller de l’avant, l’Afrique doit tirer parti des tendances actuelles de croissance pour asseoir sa transformation structurelle à plus grande échelle. Le monde peut avoir un intérêt particulier dans l’émergence de l’Afrique, mais la croissance qui doit compter pour les Africains est celle qui se fonde en premier lieu sur leurs intérêts et leurs préoccupations. Cette croissance doit être conduite par les Africains eux-mêmes, en fonction de leurs priorités, et ouvrir la voie à une transformation structurelle. Elle exige des efforts continus pour améliorer les systèmes de gouvernance, renforcer les capacités des États, tirer parti des technologies de l’information et de la communication, promouvoir l’égalité des sexes et mobiliser l’énergie et la créativité de la jeunesse africaine.

Il ne sera pourtant pas facile de traduire la croissance actuelle en projet global de développement transformatif. Il faut remanier l’État africain et ses institutions de façon à renforcer ses capacités d’élaboration de stratégies efficaces. Nous devrons veiller à accroître les capacités d’une planification générale et intégrée du développement et d’une analyse à long terme, qui demandent toutes deux des investissements plus ambitieux pour la collecte et la diffusion de données statistiques et d’éléments concrets fondés sur des données.

Le programme de développement transformatif de l’Afrique doit également passer par une nouvelle conception de l’élaboration et de la gestion des politiques macro-économiques ancrée dans l’objectif principal de dynamisation de la croissance et de l’emploi, sans compromettre les équilibres nécessaires à une stabilité relative. Pour cela, il faut une meilleure concordance entre les politiques macro-économiques et sociales. Comme le regretté Premier Ministre Meles Zenawi qui nous a laissée une mémoire que nous continuerons de nourrir le disait tantôt « Le développement social n’est pas seulement un élément essentiel du développement mais il est également un élément fondamental pour accélérer la croissance économique » Il convient d’accorder une attention accrue aux politiques commerciales et industrielles pour garantir qu’elles occupent la place qui leur revient dans le processus de planification et cadrent mieux avec les politiques liées aux ressources naturelles, à l’agriculture, à l’éducation, aux questions budgétaires et monétaires, ainsi qu’à la science et technologie.

D’autre part, les déficits en infrastructures que connaît l’Afrique sont nombreux et y remédier doit être une priorité majeure pour les années à venir. Il convient également de se pencher sur la vaste gamme de questions de durabilité environnementale et sociale qui font actuellement partie intégrante de la théorie et de la pratique du développement.

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Ce sont là de grandes questions, qui méritent chacune une attention soutenue. Aucune des opportunités ou des difficultés que représentent pour l’Afrique les transformations mondiales et continentales que je viens d’évoquer n’est vraiment nouvelle. Ce qui doit être nouveau, c’est la façon dont les stratégies et les politiques sont élaborées pour donner des résultats de développement qui seront à l’origine d’une transformation progressive et durable de l’Afrique, au bénéfice de ses habitants.

Le monde change, l’Afrique change, aussi la CEA se doit de changer. Pour être adaptée au programme de développement de ses États membres, la CEA doit se moderniser et réorganiser ses programmes. En effet, à la CEA, nous sommes déterminés à nous soucier de « l’Afrique d’abord » dans tout ce que nous faisons. C’est pour cela que nous avons mis au point une nouvelle orientation stratégique pour notre institution, qui vise à garantir que la Commission contribue de façon significative au programme de développement transformatif de l’Afrique et apporte un appui de meilleure qualité à ses États membres en renforçant ses priorités et sa spécialisation.

En remaniant la CEA, nous allons faire fond sur les points forts de son passé et de son présent, en tenant compte de la contribution des autres institutions du continent. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous continuerons à promouvoir avec détermination le partenariat étroit que la CEA a établi avec la Commission de l’Union africaine et la Banque africaine de développement. Par ailleurs, nous sommes bien conscients que la réussite de nos efforts dépendra de l’attention que nous apportons à nos États membres, pour les aider à déterminer avec soin leur trajectoire de développement et à générer les politiques et les connaissances permettant d’étayer des choix stratégiques.

Notre ambition pour l’avenir est de renforcer la rigueur et la pertinence des connaissances produites par la Commission pour que cette dernière devienne une source reconnue d’analyses et de données sur le développement africain. Les connaissances générées seront également étayées par des statistiques solides afin de faire de la CEA comme une source formidable d’analyses et d’observations de qualité. Nous allons également investir dans de nouvelles stratégies pour mieux présenter et diffuser nos produits de savoir à nos principaux clients. À cet égard, nous allons réévaluer avec soin les différentes catégories de nos produits de savoir et leur efficacité pour ce qui est de sensibiliser, informer et influencer les communautés cibles.

Nous allons étudier de près la planification du développement pour rétablir les capacités dans nos pays, promouvoir les liens intersectoriels et permettre une plus grande coordination des investissements et de l’activité économique. Des investissements importants seront également faits en faveur du développement de la statistique, ce qui couvrira la création et la maintenance de bases de données originales dans tous les domaines du développement, le renforcement des capacités statistiques nationales, régionales et continentales, la production et la distribution de bulletins statistiques périodiques généraux et thématiques, et la cartographie systématique des différentes richesses de notre continent afin de donner une base factuelle rigoureuse et cohérente pour l’élaboration de politiques en Afrique.

Plusieurs thèmes intersectoriels seront également intégrés dans les activités de base de la Commission, notamment l’égalité des sexes, la gouvernance, l’intégration régionale, les statistiques, les politiques climatiques, l’enseignement supérieur, la science et la technologie, ainsi que la durabilité. Par ailleurs, nous veillerons à favoriser des partenariats et des alliances institutionnelles pour projeter les activités de la Commission à l’appui de la transformation du développement de l’Afrique.

Mesdames et Messieurs les ministres,

Nous avons conscience que la nouvelle direction prise par la CEA exige une reconfiguration de notre structure institutionnelle. Nous avons l’intention d’y procéder de façon à permettre la réalisation des objectifs que je viens d’énoncer. Nous comptons sur l’appui de nos États membres, dont la volonté collective est représentée ici par cet éminent Conseil et par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement.

En conclusion, laissez-moi vous dire mon enthousiasme face aux perspectives de transformation structurelle et au potentiel d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique. Telle était la vision des fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine et de leurs successeurs à l’Union africaine. Nous sommes sur le point de réaliser ces nobles objectifs et j’annonce solennellement la détermination sans faille de la CEA qui, comme je l’ai dit précédemment, sera guidée par cette maxime: «L’Afrique d’abord!».

Je vous remercie de votre aimable attention.

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URGENCE MALI / GAO S’ENFONCE DANS LA CRISE

PARIS, France, 24 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Depuis le début de l’intervention armée et des bombardements de la région de Gao, la situation alimentaire des populations de Gao, déjà précaire, s’est considérablement détériorée. Selon les équipes d’Action contre la Faim (ACF) sur place : « toutes les activités économiques ont été affectées ces derniers mois par la situation. Aujourd’hui les habitants sont essentiellement dans la survie. »

Les équipes d’ACF sont aujourd’hui extrêmement inquiètes face aux problèmes d’accès au Nord Mali en termes d’aide humanitaire et d’approvisionnement en produits de première nécessité. Accès qui risque encore de se réduire à l’approche d’une intervention armée venant du Niger.

– Un approvisionnement des marchés de plus en plus restreint

La région de Gao se retrouve très isolée du fait du blocage de l’axe commercial principal Mopti – Gao suite aux affrontements et de la fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Mali. Les flux de marchandises (dont de nombreuses denrées alimentaires) à destination du Nord Mali dont la ville de Gao en sont considérablement limités.

Seul le fleuve et les axes routiers entre Gao et le Niger permettent encore d’assurer le ravitaillement de la région. ACF redoute fortement qu’une intervention armée terrestre planifiée depuis le Niger coupe ainsi la dernière voie d’accès et l’approvisionnement en produits de première nécessité (aliments et médicaments).

– Une diminution des stocks de vivres disponibles

La majorité des grands commerçants Arabes et Touarègues de Gao ont délocalisé leur marchandise vers les communes et villages situées en dehors des villes par mesure de précaution. Les ¾ des boutiques sont aujourd’hui fermées dans la ville de Gao tandis que la majorité des marchés sont désertés par des éleveurs qui ont préféré déplacer leurs troupeaux loin des villes afin de limiter les risques de vol de bétail. La fermeture des magasins et des marchés se justifie également par la baisse de fréquentation des commerçants ou des acheteurs qui ont peur de se déplacer. « Les dernières récoltes ont eu lieu il y a un mois, mais cela se voit à l’œil nu qu’elles sont insuffisantes : la région de Gao est habituellement déficitaire en termes de production agricole, mais du fait de la crise, les agriculteurs ont moins semé, et n’ont pas pu bénéficier de l’appui technique qu’elles ont normalement » explique les équipes d’Action contre la Faim à Gao.

– Hausse des prix et spéculation sur les produits de première nécessité

La tendance dans les villes dont celle de Gao est à la constitution de réserves pour les ménages (dont les capacités le permettent), ce qui contribue à épuiser les stocks alimentaires plus rapidement que prévu.

Par ailleurs, on assiste à de la spéculation de la part de certains commerçants qui ont tendance à acheter d’importantes quantités de céréales déséquilibrant ainsi des marchés fragilisés par la conjoncture. Le prix du kilo de mil est ainsi passé de 275 FCFA à 380FCA, soit 38% d’augmentation ; le kilo de riz a augmenté de 31% ; l’huile de 25% et le carburant de 66%. Les prix des denrées étaient d’ores et déjà inatteignables pour les personnes les plus vulnérables subissant les effets de la crise depuis 9 mois.

– Manque flagrant de liquidités

Le blocus des principales voies d’accès vers Gao ne permet plus d’approvisionner en liquidité une zone dont le système bancaire ne fonctionne plus depuis avril 2012. Les négociants ou grands commerçants qui assuraient jusqu’à présent le transport du cash ne peuvent plus circuler ce qui risque de se répercuter notamment sur les stratégies de survie de certaines familles qui dépendent des transferts d’argent de membres de leurs familles ayant migré hors de Gao. « Avec le manque de liquidités et la pauvreté croissante, un véritable système D s’est mis en place : des gens qui étaient auparavant mécanicien, plombier ou autres passent de maison en maison pour proposer n’importe quel petit boulot contre une ration de riz » racontent les équipes d’ACF.

– Incertitude du contexte sécuritaire et accès humanitaire extrêmement réduit

La peur de nouveaux incidents et l’absence de réseau de télécommunication dans la région de Gao se traduisent par la forte baisse de fréquentation des structures de santé et l’isolement croissant des populations vivant en zones rurales. Si les mouvements de population sont pour le moment assez réduits, de nombreuses familles arabes et touarègues ont préféré fuir vers le Nord ou en direction de l’Algérie par crainte d’amalgame avec les groupes rebelles ou de règlement de compte arbitraire.

Les principaux acteurs humanitaires sont contraints d’adapter leurs stratégies d’intervention au contexte sécuritaire concentrant leurs actions dans les villes principales de la région (Ansongo, Bourem, Gao, Ménaka), attendant d’avoir suffisamment de garanties sécuritaires avant de reprendre des déplacements pour des zones plus éloignées.

Les équipes d’Action contre la Faim ont pu faire passer cette semaine à partir du Niger des stocks de pastilles de purification d’eau en cas de dégradation de l’accès à l’eau potable. De même, l’organisation poursuit ces activités de traitement de la malnutrition dans la région et dispose encore de stocks importants de produits nutritionnels, nécessaire au traitement. Mais ACF renouvelle son inquiétude d’une fermeture de l’axe Gao-Niamey qui bloquerait la seule voie de passage de l’aide humanitaire.

ACF est également extrêmement préoccupée des risques liés à une intervention terrestre et à une absence de contrôle dans les villes en termes de pillage, de banditisme, de règlement de comptes, de massacre de bétail… qui participeraient encore à enfoncer durablement cette région dans la crise.

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Le Canada offre de l’aide d’urgence aux Kényans victimes d’inondations

OTTAWA, Canada, 24 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Canada fournit des abris d’urgence, des soins de santé, de l’eau et des services d’assainissement à environ 13 000 personnes dans les régions du Kenya touchées par les inondations et les coulées de boue, a annoncé l’honorable Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale.

« Le Canada offre une aide immédiate aux sinistrés des inondations et des coulées de boue ayant frappé certaines régions du Kenya, a déclaré le ministre Fantino. Le soutien apporté par le Canada permet de venir en aide aux personnes les plus touchées par ces catastrophes. »

Des pluies plus abondantes que la normale ont provoqué des inondations et des coulées de boue dans de nombreux endroits dans le centre et l’ouest du Kenya. Selon la Société kenyane de la Croix-Rouge, les inondations ont touché plus de 2 100 foyers, entre autres des maisons, des cultures et du bétail ont été perdus, alors que les coulées de boue ont fait 13 morts jusqu’à maintenant. En outre, plus de 750 personnes ont été déplacées et ont dû chercher refuge dans les écoles, les églises, les centres commerciaux et les collectivités d’accueil. La propagation des maladies d’origine hydrique demeure une vive préoccupation dans les régions inondées.

Le Canada, par l’intermédiaire de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), soutient la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge afin d’apporter une assistance immédiate.

Le gouvernement du Canada continuera à suivre la situation de près au Kenya afin de s’assurer que l’on subvient aux besoins humanitaires.

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Mali : une aide d’urgence pour les déplacés dans le centre du pays

GENEVE, Suisse, 24 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quelque 7 000 personnes (déplacés ayant fui les combats dans la zone de Diabali et familles qui les accueillent) recevront aujourd’hui une assistance d’urgence sous forme de vivres et de biens de première nécessité dans les localités de Niono, Kala Seguida et Mariko, dans le centre du Mali. Les secours seront distribués par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge malienne.

« Ces personnes vivent dans la plus grande précarité. Elles sont arrivées en général sans argent, sans vêtements et sans vivres, et n’ont pas d’endroit où dormir. L’accès à la nourriture est une de leurs préoccupations majeures. Certaines ont fui à moto, d’autres à dos d’âne, en charrette ou même à pied. Une famille de six personnes est arrivée sur une seule moto », explique Abrao Cunga, délégué du CICR à Mopti.

Les déplacés bénéficient avant tout de la solidarité des populations résidentes, qui partagent leurs maigres ressources et, quand elles le peuvent, les accueillent chez elles. Grâce aux distributions du CICR et de la Croix-Rouge malienne, chaque famille de déplacés reçoit du riz, du mil, des haricots, du sel et de l’huile ainsi que des couvertures, des moustiquaires, des vêtements, des ustensiles de cuisine et d’autres articles de première nécessité. Une assistance alimentaire est également fournie aux familles d’accueil.

Le conflit provoque de nouveaux déplacements. Les évaluations du CICR et de la Croix-Rouge malienne font ainsi état de personnes ayant fui les combats dans la ville de Konna et ses environs. Près d’un millier de déplacés se trouvent à Mopti et Sévaré, et quelque 5 000 autres plus à l’est, dans les localités de Badiangara et Bankass. Des préparatifs sont en cours afin de leur venir en aide.

« Il est très difficile de se faire une idée précise du nombre de déplacés. Certaines familles quittent leur foyer à la recherche d’un endroit plus sûr, y reviennent, puis repartent », explique Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger. « Nous faisons tout notre possible pour accéder à toutes les zones, notamment celles qui sont les plus proches des combats », ajoute-t-il.

Certaines informations inquiétantes font état d’importants déplacements de population dans les régions de Gao, Kidal et Tombouctou, dans le nord du pays. Craignant un rapprochement des combats, les habitants quitteraient les centres urbains. Le CICR et la Croix-Rouge malienne procèderont ces prochains jours à des évaluations de la situation.

Depuis le début du conflit au Mali il y a un an, le CICR et la Croix-Rouge malienne ont fourni une assistance en vivres et biens essentiels à plus de 780 000 personnes dans les régions de Mopti, Kidal, Gao et Tombouctou. La dernière distribution en date remontait au mois de décembre.

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