Egypte- accident montgolfière

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Pouvez-vous nous confirmer que deux français qui ont été tués dans l’accident de montgolfière en Egypte ?

R – Nous avons appris avec beaucoup d’émotion l’accident qui est survenu ce matin au dessus du site de Louxor en Egypte. Je peux vous confirmer qu’il y a deux ressortissants français qui malheureusement figurent au nombre des victimes et qui sont décédés dans cet accident. Bien sûr, nous sommes en contact très étroit avec les autorités égyptiennes, via notre ambassade au Caire et aussi depuis Paris. Nous sommes également en contact avec les proches de nos ressortissants.

Q – Vous avez communiqué les identités ?

R – Non.

Q – Est-ce qu’on peut juste savoir si c’était des touristes ou si c’était des expatriés, si c’est un couple ? Avez-vous au moins quelques informations ?

R – Pas d’autres détails, pas d’autres commentaires pour l’instant. C’est ainsi que nous procédons habituellement pour protéger les familles notamment. Encore une fois, je le répète, nous sommes en contact avec les proches de nos deux ressortissants. C’est le centre de crise du ministère des Affaires étrangères qui est chargé de le faire, de même que nous sommes en contact avec les autorités locales à Louxor, notamment via notre ambassade sur place.

Q – Est-ce que vous avez quelques précisions à nous donner sur les circonstances ?

R – Cela s’est produit ce matin-même, donc nous sommes très peu de temps après l’accident. Je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant, sinon encore une fois vous confirmer qu’il y a deux Français qui sont décédés dans cet accident. Quand j’aurai plus d’informations et que je pourrai vous les donner publiquement, je le ferai. Et sur les circonstances de l’accident, et sur l’identité de nos deux ressortissants.

Lire la suite

Relations Japon/Afrique / Conférence de M. MATSUURA, ancien Directeur général de l’UNESCO

PARIS, France, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — M. Koichi MATSUURA, ancien Directeur général de l’UNESCO, donnera une conférence-débat sur le thème « Les relations entre le Japon et l’Afrique » au cours de laquelle il abordera l’organisation de la prochaine TICAD V (5ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique):

Le mercredi 13 mars 2013 à 15 heures

au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère (CAPE)

Grand Palais—Cours la Reine –Perron Alexandre III—75008 Paris

Métro : Champs Elysées Clémenceau

Cette conférence en français organisée par l’Association de Presse France Japon sera suivie d’un débat avec l’auditoire (30 minutes) au cours duquel l’invité répondra aux questions sur la coopération japonaise et l’actualité politique, diplomatique, économique ou culturelle.

Lire la suite

Soudan : une assistance médicale pour les personnes touchées par les affrontements au Darfour Nord

GENEVE, Suisse, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — À la suite des violences intercommunautaires qui ont coûté la vie à des dizaines de personnes et fait plus d’une centaine de blessés entre le 21 et le 23 février, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge soudanais ont fourni des médicaments et du matériel médical à l’hôpital d’El Sireaf et évacué des patients gravement blessés de cette ville du Darfour Nord. Ils ont également fourni une assistance médicale aux hôpitaux de Saraf Omra et d’El Geneina, où d’autres personnes blessées dans les affrontements ont été emmenées.

Depuis début janvier, les tensions ethniques qui agitent la région du Djebel Amer (Darfour Nord) ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, qui ont fui principalement vers cinq localités : Kabkabiya, El Sireaf, Saraf Omra, Garra Al Zawia et Abu Gamra.

« Les équipes du CICR et du Croissant-Rouge soudanais se trouvaient à El Sireaf quand les derniers affrontements ont éclaté », explique Timothy Yates, chef de la sous-délégation du CICR à El Fasher. « Elles ont fourni à l’hôpital de campagne d’El Sireaf des secours médicaux pour traiter plus de 100 blessés. Une équipe médicale du CICR a en outre aidé le personnel de l’hôpital à soigner les victimes. » Le CICR a également organisé l’évacuation de 33 patients gravement blessés d’El Sireaf à bord d’hélicoptères de la MINUAD (opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour). Les patients ont été transférés à El Fasher, où ils ont été pris en charge par le ministère de la Santé de l’État du Darfour Nord.

« Depuis début janvier, lorsque les premiers affrontements tribaux ont éclaté dans le Djebel Amer, nous avons maintenu des contacts réguliers avec les acteurs clés de la région sur le plan politique, humanitaire et sécuritaire, ainsi qu’avec les chefs tribaux, afin de mieux comprendre la situation humanitaire et d’apporter une réponse appropriée », déclare M. Yates. « Grâce à ces contacts, nos équipes et celles du Croissant-Rouge soudanais ont pu accéder aux zones touchées par les affrontements pour y apporter une assistance humanitaire indispensable. »

Les déplacements de population depuis début janvier ont mis à forte contribution des ressources en eau déjà limitées. Depuis le début de l’année, le CICR a réparé 22 pompes manuelles, installé six réservoirs souples et donné un générateur ainsi que d’autres articles pour permettre d’assurer l’approvisionnement en eau de l’hôpital de campagne d’El Sireaf et de plus de 20 000 habitants de la région.

Après avoir évalué les besoins dans plusieurs centres de soins de santé, le CICR a fourni à ceux d’El Sireaf et de Saraf Omra suffisamment de médicaments et de matériel médical d’urgence pour soigner chacun 1000 patients pendant trois mois. Au besoin, des secours supplémentaires seront mis à la disposition de ces structures de santé.

À Garra Al Zawia, plusieurs enfants dont les familles se trouvent à El Sireaf ont été enregistrés par le CICR et le Croissant-Rouge soudanais et seront réunis avec leurs proches dès que la situation le permettra.

Le CICR est présent au Soudan depuis 1978. En 2004, il a étendu ses opérations au Darfour, où il vient en aide aux victimes du conflit armé et d’autres situations de violence.

Lire la suite

L’ONUDC LANCE SON RAPPORT ANNUEL 2012 DE CONCERT AVEC LA CEDEAO

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — L’Organisation des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a procédé ce lundi 25 février 2013 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, au lancement de l’édition 2012 de son rapport intitulé «Criminalité transnationale organisée en Afrique de l’Ouest : Evaluation de la menace» dans le cadre d’une cérémonie organisée conjointement avec la Commission de la CEDEAO.

Présidée par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire, M. Charles Koffi Diby, la manifestation s’est tenue en marge du Conseil de médiation et de sécurité (CMS) de la CEDEAO, qui s’est ouverte le même jour à Abidjan en prélude à la 42ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, prévue les 27 et 28 février à Yamoussoukro.

En présence du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, M. Saïd Djinnit, et du président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouédraogo, le contenu du rapport a été présenté devant une nombreuse assistance par le représentant régional de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest, M. Pierre Lapaque.

Premier à prendre la parole, M. Djinnit s’est d’emblée réjoui de constater que les Nations unies et la CEDEAO se retrouvent côte à côte pour attirer l’attention sur les menaces transversales à la paix et à la sécurité qu’induit la criminalité transnationale organisée qui, a-t-il souligné, requiert plus que jamais la mobilisation de tous pour pouvoir en prévenir et en combattre l’impact.

«Les crises aiguës en Guinée-Bissau et au Mali, dont les échos ne cessent de résonner, parlent d’elles-mêmes et nous rappellent l’instabilité que les organisations criminelles contribuent largement à instaurer en minant l’Etat de droit dans les pays où elles opèrent», a notamment souligné le représentant en Afrique de l’Ouest du patron des Nations unies.

Lui succédant, le chef de la diplomatie ivoirienne a d’abord salué la publication de ce rapport annuel en ce qu’il permet non seulement de faire annuellement le point des progrès réalisés dans la lutte contre le trafic et l’abus de drogues, mais surtout de faire l’état des lieux et d’identifier les obstacles restant à franchir pour éradiquer ce fléau de l’espace CEDEAO.

«Ce rapport est le fruit de la collaboration entre la CEDEAO et l’ONUDC, et son lancement en marge de la présente réunion contribuera à maintenir toutes les activités liées à la lutte contre le crime organisé transfrontalier en tête d’affiche de l’actualité», a dit M. Koffi Diby, ajoutant que cette médiatisation permettra de renforcer l’efficacité des mesures prises et de garantir le succès du plaidoyer.

Pour sa part, le président de la Commission de la CEDEAO a fait état des actions importantes que mène l’organisation, notamment la réalisation d’une étude destinée à réviser les législations nationales en Afrique de l’Ouest en vue d’aider les Etats à adapter leurs lois relatives aux drogues pour leur permettre de se conformer aux normes requises afin de servir de mesure dissuasive contre le trafic de drogue.

M. Ouédraogo a évoqué une autre activité programmée par la Commission de la CEDEAO au titre de l’année 2013. Il s’agit de celle visant à promouvoir l’utilisation des stratégies de réduction de la demande en vue de faire face au problème de l’abus des stupéfiants conformément aux conventions régionales et internationales en vigueur.

Il a également cité la volonté de son institution de mettre en place un réseau épidémiologique ouest-africain (WENDU) dont l’objectif est de mobiliser les Etats membres pour la fourniture de données fiables propres à permettre de mieux évaluer et analyser la problématique du trafic de drogue et de la toxicomanie dans l’espace CEDEAO.

M. Ouédraogo n’a pas manqué d’appeler les médias, les universités, les technocrates et les organisations de la société civile à tout mettre en ‘uvre afin d’assurer la vulgarisation des conclusions et des recommandations du rapport auprès de toutes les parties prenantes et au bénéfice de l’ensemble de la région.

Ces recommandations portent notamment sur la nécessité, pour les Etats, de fournir des données valides et fiables, d’améliorer les efforts de coordination régionale et internationale, de lutter contre l’impunité à travers l’harmonisation des législations et de renforcer les cadres juridiques actuels.

Il s’agira aussi de créer, de renforcer et de mobiliser les synergies entre structures des forces de l’ordre, de développer des programmes intégrés de lutte, de focaliser les efforts sur les flux financiers liés au trafic de drogue et à la criminalité transnationale organisée et de fournir des traitements de la toxicomanie et des services de réhabilitation de qualité.

Lire la suite

France / Soudan – Entretien du ministre avec son homologue soudanais (26 février 2013)

PARIS, France, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Entretien du ministre avec son homologue soudanais (26 février 2013)

Outre les dossiers régionaux et les enjeux de la relation bilatérale, les échanges des deux ministres porteront sur les tensions frontalières entre le Soudan et le Soudan du Sud et sur la mise en œuvre des accords de sécurité et de coopération du 27 septembre 2012 entre les deux pays.

Lire la suite

L’Union Africaine demande instamment aux tribus Soudanaises en conflit au nord du Darfour de cesser les hostilités

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, exprime sa profonde préoccupation face à la reprise des combats entre les tribus Abbala et Beni Hussein à El Sereif, au nord du Darfour. Ces affrontements ont causé un nombre considérable de victimes et provoqué des souffrances renouvelées, ainsi que des déplacements de populations civiles dans la région. Les affrontements entre ces deux tribus ont éclaté le 5 janvier 2013 et ont pour objet le contrôle des mines d’or dans la région de Djebel Amer.

La Présidente de la Commission exhorte toutes les parties à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute action qui pourrait mettre en péril l’Accord de cessation des hostilités signé entre les deux tribus, le 17 janvier 2013, en préparation de la conférence de réconciliation qui sera convoquée par le Wali du Nord-Darfour au mois d’avril de cette année.

La Présidente de la Commission se félicite de l’Opération hybride UA-Nations unies au Darfour (MINUAD) pour son soutien aux efforts de réconciliation en cours entre ces tribus. Elle appelle toutes les parties au conflit à assurer un accès complet et sans entrave de la MINUAD et de la communauté humanitaire dans la zone récemment affectée par les combats, pour leur permettre d’évaluer la situation et de fournir l’aide nécessaire à la population affectée.

Lire la suite

Les petits exploitants risquent d’être exclus de la certification des biocarburants

ROME, Italie, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Selon un nouveau rapport de la FAO, la structure des dispositifs de certification des biocarburants rend l’exportation difficile pour les petits agriculteurs et nombre de pays en développement.

Ce rapport, intitulé Biofuels and the Sustainability Challenge, conclut que les systèmes de certification actuels, volontaires et pour l’essentiel privés, pourraient exclure les petits exploitants, car ils sont majoritairement conçus pour l’agro-industrie à grande échelle. Beaucoup de ces systèmes font un usage intensif de données et d’informations, entraînant des coûts et exigeant des capacités souvent hors de portée des petits agriculteurs.

D’après le rapport, ces dispositifs, tels qu’ils sont structurés, tendent à favoriser les grands acteurs et incitent à augmenter la production pour absorber les coûts de certification.

Quoi qu’il en soit, la certification peut avoir des effets positifs sur le secteur, notamment améliorer l’efficience de la filière d’approvisionnement, réduire les risques, renforcer la transparence et sensibiliser aux problèmes qui touchent cette filière.

Accès aux marchés

Néanmoins, dans la mesure où ils servent à contrôler les importations, ces systèmes peuvent entraver les échanges et limiter l’accès aux marchés – en particulier pour les pays en développement disposant d’avantages comparatifs en termes de production, qui voient dans ce secteur une réelle occasion d’aller de l’avant et de vaincre la pauvreté rurale et les taux de chômage élevés.

Nombre de pays en développement, explique encore le rapport, craignent que les systèmes de certification ne deviennent indirectement des obstacles au commerce s’ils ne sont pas gérés correctement.

Par exemple, alors qu’il est facile pour les producteurs des pays industrialisés de se plier aux exigences portant sur les opportunités de formation à offrir aux agriculteurs salariés, des impératifs de ce type peuvent être beaucoup plus difficiles à satisfaire pour les petits producteurs des pays en développement.

De même, il est d’usage que les grandes entreprises conservent les documents financiers nécessaires aux audits, tandis que les petits exploitants gardent en mémoire les données relatives aux rendements, aux engrais ou aux autres intrants nécessaires à l’estimation des émissions de gaz à effet de serre.

Pour améliorer le recours à la certification, les gouvernements et les organisations internationales des pays consommateurs et producteurs devraient instaurer des mécanismes complémentaires afin de créer un environnement porteur, suggère le rapport.

Législation nationale

Parmi ces mécanismes pourraient figurer la législation nationale, les politiques en matière de marchés publics, les incitations fiscales, les allégements fiscaux et les aides à la création. Les institutions financières ont aussi un rôle important à jouer pour appuyer ces dispositifs et les rendre possibles.

Une des façons de réduire les coûts pour les petits exploitants, ajoute le rapport, consiste à privilégier les organismes d’inspection locaux. Ceux-ci sont moins coûteux pour les producteurs, plus à même de conduire des contrôles inopinés et généralement mieux informés des caractéristiques des sites.

En conclusion, d’après le rapport, la certification des biocarburants a des effets positifs, négatifs et ambivalents. Elle peut avoir des retombées environnementales positives si elle facilite l’inventaire et l’aménagement des forêts, la sylviculture, la protection de la biodiversité, son suivi et le respect des règles en la matière.

L’incidence économique peut, elle aussi, être positive si la certification assure un surprix aux fournisseurs, une rémunération décente aux travailleurs et garantit l’accès aux marchés. Le revers de la médaille concerne les effets négatifs sur les petits exploitants, qui semblent avoir été écartés des systèmes de certification, conclut le rapport.

Lire la suite

Djibouti : Arrestations massives d’opposants au lendemain des élections

PARIS, France, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La FIDH et son organisation membre, la Ligue djiboutienne des droits Humains (LDDH), s’inquiètent des arrestations massives de membres de l’opposition, à Djibouti deux jours après des élections législatives marquées par de très nombreuses irrégularités entachant leur crédibilité. Alors que doit se tenir dans l’après-midi un meeting d’information de l’opposition, la FIDH et la LDDH interpellent les autorités djiboutiennes pour qu’il ne soit pas fait un usage disproportionné de la force publique, qu’elles stoppent immédiatement la vague d’arrestation en cours et libèrent les personnes arrêtées.

Depuis hier les autorités djiboutiennes mènent une vague d’arrestation sans précédent à Djibouti, la quasi-totalité des leaders de l’opposition ayant été arrêtés ou placés en résidence surveillées. Ainsi, M. Ahmed Youssouf, président de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) et M. Ahmed Dini, président du Parti populaire djiboutien (PPD), ont été arrêtés ce matin vers 10h30. M. Ahmed Youssouf Houmed, président de l’Union pour le salut national (USN) et Ismaël Guedi Hared, tête de liste de l’USN pour la circonscription de Djibouti-ville, ont été arrêté et conduits au Commissariat de police de la capitale sous la responsabilité du colonel Omar Hassan, chef de la sécurité publique. Ils viennent d’être libérés. Pour sa part, M. Sougueh Ahmed Robleh, le président du Mouvement pour le développement et la liberté (MoDel), formation membre de l’USN, est détenu au commissariat de police de la cité Hodane dans la quartier périphérique de Balbala avec trente partisans de l’USN. M. Daher Ahmed Farah dit « DAF », président du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD) et porte-parole des partis d’opposition a, quant à lui, été placé ce matin sous résidence surveillée. La veille, M. Abdourahman Mohamed Guelle, le Maire de Djibouti et deux de ses adjoints, MM. Ali Mohamed Dato et Aden Dalieh Dirieh ont eux aussi été arrêtés, conduits au commissariat central de police de la capitale puis libérés après avoir été interrogés par le chef de la police, le colonel Abdillah Abdi Farah, sur le meeting d’information de l’USN prévu pour le lendemain.

En outre, 120 partisans de l’opposition ont été arrêtés dans la nuit du 24 au 25 février et sont détenus au centre de retenue administrative de Nagad. 7 militants de l’opposition arrêtés la même nuit au quartier 7 bis et au Vieux Balbala (Balbala Caadi) demeurent toujours non-localisables. En effet, plusieurs témoins ont affirmé que dans la nuit du 24 au 25 février, l’armée, notamment la Garde républicaine, la police et la gendarmerie, s’étaient largement déployés dans la capitale et avaient bloqué tous les accès de plusieurs quartiers populaires de la capitale dont le quartier de Balbala et que la police et la gendarmerie avaient procédé à de nombreuses arrestations.

En dépit de cette vague d’arrestations, des milliers de militants de l’opposition doivent se retrouver cet après-midi à 15 heures aux alentours de l’Avenue Nasser, prêts à prendre part à un meeting d’information qui a été interdit par le Ministre de l’intérieur.

« Ces arrestations jettent le discrédit sur la légalité du scrutin législatif et sur la volonté des autorités de permettre un réel pluralisme politique. Il est impératif que les arrestations, les actes de représailles et d’intimidations cessent, et que soit garantie la liberté de manifestation à Djibouti » a déclaré Paul Nsapu, Secrétaire-général de la FIDH.

Les élections législatives se sont tenus le 22 février 2013 dans un climat tendu et, selon les résultats donnés par le ministre de l’Intérieur Hassan Darar Houffaneh, ont été remportées par l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), la coalition des partis au pouvoir, qui empocherait 80% des 65 sièges de députés selon la nouvelle loi électorale. Pour la seule ville de Djibouti où vivent les trois quarts des habitants du pays, « l’UMP a eu 49,39% des voix contre 47,61% pour l’opposition », a-t-il déclaré à la presse.

Des observateurs ont toutefois relevé de nombreuses irrégularités au cours des opérations électorales qui semble avoir été marquées par de nombreuses fraudes, en particulier dans les villes Obock, Tadjourah et Dikhil : manque de cartes électorales, expulsion des représentants de l’opposition des bureaux de vote, présence de la Garde républicaine à l’entrée de bureaux de vote, filtrage des entrées par des militants du parti au pouvoir, « bourrage » d’urne à l’issue du scrutin, etc.

La FIDH et la LDDH appellent la communauté internationale, et en particulier l’Union africaine (UA), la Ligue des États arabes (LEA), l’Organisation de la conférence islamique (OCI), et l’Autorité intergouvenementale pour le développement (IGAD) dont des observateurs électoraux ont été dépêchés dans le pays ; la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples ; les Nations Unies et l’Union européenne à :

• dénoncer les pratiques contraires aux droits humains du pouvoir djiboutien particulièrement dans le contexte post-électoral actuel ;

• se prononcer sur les conditions d’exercice du vote et la validité du scrutin ;

• rappeler les autorités djiboutiennes à se conformer à leurs engagements régionaux et internationaux ;

Contexte

Pour la première fois depuis près de dix ans, les partis politiques de l’opposition djiboutienne avaient décidé de prendre part aux élections législatives. Réunis depuis un mois au sein de l’Union pour le salut national (USN), plusieurs de leurs représentants ont, depuis lors, eu à faire face à des arrestations et détentions arbitraires, actes de harcèlement et autres formes d’intimidation. Depuis son retour d’exil le 13 janvier 2013, Daher Amhed Farah, président du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD), et porte parole de l’USN a été arrêté à quatre reprises.

Depuis plus de dix ans, les opposants, les syndicalistes, les défenseurs des droits humains et les citoyens subissent une répression continue à Djibouti, qui s’intensifie à l’approche de chaque élection. Lors de la présidentielle d’avril 2011, le bilan de cette répression a été le plus lourd de toute l’histoire du pays : plusieurs dizaines de jeunes manifestants tués, des centaines d’autres arrêtés et détenus durant des mois.

Lire la suite

Invitation presse : Lancement au Cameroun du programme d’accès à l’énergie de Schneider Electric

DOUALA, Cameroun, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Président à l’International de l’entreprise française Schneider Electric (http://www.schneider-electric.com), spécialiste mondial de la gestion de l’énergie, et classée parmi les 500 plus grosses entreprises du monde, sera à Douala le 6 mars 2013 pour annoncer le lancement au Cameroun du programme d’accès à l’énergie BipBop.

Le programme d’accès à l’énergie BipBop vise à apporter l’énergie de manière durable dans des zones reculées de la République du Cameroun, en électrifiant des villages ruraux, tout en accompagnant le développement du marché de l’électricité.

Vous êtes cordialement invité à participer à la conférence de presse qui se déroulera, le 6 mars 2013 à 9h30 à l’hôtel Sawa à Douala en présence de M. Jean-Marc Darboux, Président de Schneider Electric International.

• Date : 6 mars 2013 à 9h30

• Lieu : Hôtel Sawa, Douala (Cameroun)

• Intervenants : Jean-Marc Darboux, Président de Schneider Electric International, et René Emile Mouloundou, Directeur Afrique Centrale, Schneider Electric International

Contact presse:

sec.sg@apo-opa.org

+ 23779531918

A propos de Schneider Electric

Spécialiste mondial de la gestion de l’énergie, présent dans plus de 100 pays, Schneider Electric (http://www.schneider-electric.com), offre des solutions intégrées pour de nombreux segments de marchés. Le Groupe bénéficie d’une position de leader sur ceux des Régies et Infrastructures, Industries & Constructeurs de machines, des Bâtiments non-résidentiels, des Centres de données et Réseaux ainsi que du Résidentiel. Mobilisés pour rendre l’énergie sûre, fiable, efficace, productive et propre, ses plus de 140 000 collaborateurs ont réalisé 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012 en s’engageant auprès des individus et des organisations afin de les aider à tirer le meilleur de leur énergie.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/schneider_electric.jpg

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Schneider Electric.

Lire la suite

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

NEW YORK, 26 février 2013/African Press Organization (APO)/ — On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite le 24 février par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, M. Kim Sook (République de Corée):

Les membres du Conseil de sécurité se félicitent que l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région ait été signé à Addis-Abeba le 24 février 2013, avec comme garants le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, la Présidente de la Commission de l’Union africaine, le Président de la Communauté de développement de l’Afrique australe et le Président de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

Les membres du Conseil félicitent le Secrétaire général de l’action diplomatique qu’il a personnellement menée et les dirigeants de la région de leur volonté de surmonter par la voie du dialogue et de la coopération les difficultés auxquelles font face la RDC et les pays de la région.

Les membres du Conseil demandent aux signataires de l’Accord de s’acquitter de bonne foi de l’intégralité de leurs engagements et au Secrétaire général de l’ONU de leur communiquer régulièrement des informations sur l’application de l’Accord et sur tout manquement aux engagements qui y sont énoncés. Ils préconisent la nomination rapide d’un Envoyé spécial des Nations Unies chargé d’appuyer, de coordonner et d’évaluer les dispositions prises aux niveaux national et régional pour donner effet à l’Accord, notamment en arrêtant des objectifs de référence et des mesures de suivi appropriées.

Les membres du Conseil demeurent profondément préoccupés par les conditions de sécurité et la situation humanitaire qui règnent dans l’est de la République démocratique du Congo, lesquelles continuent de s’aggraver. Ils exigent une nouvelle fois que le M23 cesse immédiatement de tenter d’établir une administration parallèle illégitime et que ce mouvement, les FDLR et tous les autres groupes armés mettent fin immédiatement à toute forme de violence et à toute activité déstabilisatrice. Ils demandent aux institutions compétentes de veiller à ce que toutes les atteintes aux droits de l’homme et violations du droit international humanitaire donnent lieu à des enquêtes et à ce que tous les auteurs de telles infractions soient tenus responsables de leurs actes.

Les membres du Conseil continuent de saluer les efforts que déploient le Secrétaire général, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, la Communauté de développement de l’Afrique australe et l’Union africaine pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC et dans la région.

Lire la suite