Déplacement au Burkina Faso de Mme Yamina Benguigui (27 février-1er mars 2013)

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie et représentante personnelle du président de la République pour la Francophonie, se rend au Burkina Faso du 27 février au 1er mars pour la 23e édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO).

Créé en 1969, le FESPACO est le plus grand festival africain de cinéma et se déroule tous les deux ans dans la capitale du Burkina Faso.

Au cours de ce déplacement, la ministre déléguée aura des entretiens avec le président de la République, M. Blaise Compaoré, le Premier ministre, M. Luc-Adolphe Tiaou, ainsi qu’avec le ministre de la culture et du tourisme, M. Baba Hama. Ces rencontres seront l’occasion d’aborder la densité de nos échanges dans le domaine de la culture ainsi que la promotion de la francophonie.

Mme Benguigui rencontrera également des femmes cinéastes et artistes africaines, afin d’évoquer la condition des femmes dans l’espace francophone et le premier Forum mondial des femmes francophones, qui se tiendra à notre initiative à Paris le 20 mars 2013.

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En République Démocratique du Congo, la rougeole continue ses ravages

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — En décembre déjà, MSF avait lancé une alerte sur la situation et le manque de moyens mis à la disposition du personnel de santé national pour faire face à l’urgence. Deux mois plus tard, l’épidémie de rougeole continue d’affecter des dizaines de milliers d’enfants en Province Orientale et en Equateur, au nord du pays. Extrêmement contagieuse, la rougeole peut engendrer des complications médicales graves et la mortalité peut atteindre jusqu’à 25% des cas. Face aux carences du système de santé, Médecins Sans Frontières (MSF) tente de faire face à cette épidémie. Depuis mars 2012, l’organisation a déjà pris en charge plus de 18 500 malades et vacciné plus de 440 000 enfants.

« On voit de nombreuses petites tombes récentes le long des routes », témoigne Nathalie Gielen, responsable d’une équipe de MSF, de retour de la zone de santé de Djolu dans la province de l’Equateur. « Dans un village, nous avons compté 35 décès. Un père nous a expliqué qu’il avait perdu sept enfants en trois semaines. De village en village, on n’entend qu’un seul mot : rougeole. Les gens sont effrayés et désespérés. Ils demandent de l’aide. »

Une crise continue depuis 2010

« Cette situation est le dernier développement d’une épidémie continue qui touche l’ensemble du pays depuis 2010 et qui est particulièrement meurtrière chez les enfants de moins de cinq ans», déplore Amaury Grégoire, chef de mission adjoint de MSF. « Il est inacceptable que l’on puisse encore mourir de la rougeole au 21ème siècle. Il existe un vaccin très efficace et bon marché, qui protège de la rougeole après une dose unique. Pourtant, dans des pays comme la RDC, des centaines de milliers d’enfants n’ont jamais été vaccinés et continuent de mourir d’une maladie dont il est si facile de se prémunir.»

Le système sanitaire est dépassé par l’ampleur des besoins. Lorsqu’elles fonctionnent, les structures de santé font régulièrement face à des ruptures de stocks de médicaments. Elles sont aussi confrontées à d’importants déficits en ressources humaines qualifiées. Leur accès et leur approvisionnement sont rendus extrêmement difficiles par l’absence de routes praticables. Dans les zones les plus éloignées, la chaîne de froid, essentielle pour garantir l’efficacité de vaccins, est souvent rompue à cause du manque de matériel ou d’électricité. Dans la zone de santé de Yahuma en province Orientale, où MSF a vacciné

76 000 enfants, le centre de santé ne disposait que de deux réfrigérateurs et d’une moto en panne pour desservir un territoire aussi grand que la moitié de la Suisse.

Cette situation rend l’accès aux soins de la population, dont la majorité vit dans des villages reculés et sous le seuil de pauvreté, d’autant plus difficile que la gratuité des soins n’est pas toujours assurée, malgré l’épidémie déclarée.

Des centres de santé vides ou inaccessibles

A l’hôpital de Dingila, Martine accompagne sa fille Asiata, âgée de 10 mois, atteinte de rougeole avec complications respiratoires. Elles ont parcouru 20 kilomètres à pied pour accéder aux soins offerts par MSF. Aux soins intensifs, Félicien dit avoir marché deux jours pour y amener Israël, son fils de 3 ans, qui se trouvait dans un état critique suite à des complications médicales liées à la rougeole: « Notre poste de santé n’a pas de médicaments », affirme le père, avant de raconter que deux enfants de son village sont déjà morts sur la route vers l’hôpital.

Dans cette vaste région forestière, les populations doivent souvent marcher plusieurs jours avant d’accéder aux soins. C’est souvent en dernier recours, après avoir essayé la médecine traditionnelle, qu’elles décident de se rendre dans un centre de santé public, si elles en ont les moyens financiers.

« Les parents arrivent lorsque l’enfant a déjà développé des complications médicales, telles les infections respiratoires aiguës ou la malnutrition », indique le Dr Jehu, responsable de l’équipe de MSF à l’hôpital de Buta. « Certains ont également le paludisme. On soigne un grand nombre d’enfants qui souffrent de plusieurs complications médicales à la fois. Beaucoup meurent dans leur village, car les structures de santé sont incapables d’assurer une prise en charge adéquate.»

Atteindre les zones de santé les plus reculées coûte que coûte

MSF continue d’alerter les autorités sanitaires, car l’épidémie est loin d’être jugulée. L’organisation étend son intervention en poursuivant la vaccination et la prise en charge des patients, y compris ceux nécessitant des soins intensifs dans des structures hospitalières. Elle appuie les structures de santé, forme le personnel local, sensibilise les populations sur la gratuité des soins et réfère les malades les plus sévères.

«Le traitement des enfants atteints de complications médicales liées à la rougeole est très compliqué, même dans une unité de soins intensifs bien équipée. Mais aucun enfant ne devrait arriver à l’hôpital à cause de la rougeole, car cette maladie devrait être facile à prévenir », conclut le Dr Mathieu Bichet, responsable adjoint des programmes d’urgence de MSF.

Si vous voulez organiser des entretiens nous avons différents porteparoles. Nous avons aussi à proposer une slideshow de 19 photos, un webclip et un B-roll avec shotlist.

• webclip : http://media.msf.org/C.aspx?VP3=SearchDetail&VBID=24BDQYTNP2C&IID=24BDHUW1NPS5&PN=1&RW=1680&RH=956.

• B-Roll & shotlist : http://ftp.ocg.msf.org/broll/DRC_Measles

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Évaluation du document cadre de partenariat « France-Union des Comores » (2006-2010) – Rapport d’évaluation, DGM (février 2013)

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le document cadre de partenariat (DCP) signé entre la France et les Comores en 2006 était arrivé à échéance en 2011. Son évaluation, issue d’une demande des autorités comoriennes relayée par les services de l’ambassade de France à Moroni, a été placée dans le programme des évaluations stratégiques 2010-2012 de la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats du ministère des Affaires étrangères (DGM).

Cette évaluation a procédé d’une approche exemplaire. Tout d’abord sa conduite, placée sous le mode du partenariat, a été assurée par deux instances : l’une basée à Paris, la seconde à Moroni.

L’objectif poursuivi dans cet exercice était en effet à la fois de tirer les enseignements des dernières années de coopération mais également de pouvoir partager les principales analyses issues de ce travail afin de faciliter la mise en œuvre des projets futurs. Cette évaluation a étroitement associé le Parlement en confiant la présidence de son comité de pilotage au député Daniel Goldberg, en sa qualité de président du groupe d’amitié France-Union des Comores de l’Assemblée nationale.

Enfin, elle a mobilisé, tant en France qu’aux Comores, les administrations qui œuvrent à la relation entre nos deux pays. À Paris, la direction générale du Trésor, la délégation générale à l’outre-mer, les directions concernées au sein de la DGM et l’Agence française de développement se sont réunies à toutes les étapes de la mission. À Moroni, ce sont les principaux ministères techniques coordonnés par le commissariat général au Plan qui y ont été associés.

Cette évaluation a permis de dresser un bilan partagé de notre relation bilatérale. Elle a également largement contribué à la définition de nos actions de coopération futures et à celle relative au dialogue politique et technique entre nos deux pays.

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Union Européenne – Sénégal / Rapport d’analyse économique politique (AEP) au Sénégal

DAKAR, Sénégal, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — La deuxième alternance politique dans l’histoire du pays est porteuse de grands espoirs de changement. Lors du vote de 2012, les citoyens se sont clairement exprimés en faveur d’une gouvernance au service du développement et de la justice sociale. Dès son avènement au pouvoir, la nouvelle équipe dirigeante a affiché sa volonté de changer la gestion de la chose publique.

Dans ce contexte, il est important de mieux comprendre « l’économie politique » des réformes annoncées. Quelles sont les intérêts et incitations au changement des élites ? Quelles sont les dynamiques porteuses au sein de l’appareil étatique et de la société ? Où se trouvent les facteurs de blocage ? Dans quels domaines peut-on trouver une « traction » suffisante pour impulser des actions collectives visant à changer les règles du jeu du système de gouvernance ? Quelle influence (positive ou négative) les acteurs externes exercent ils sur les modes de gouvernance ?

Ces questions sont au cœur du débat politique au Sénégal. Elles interpellent également les partenaires au développement, soucieux d’investir leurs appuis dans des réformes effectives qui améliorent les conditions de vie des populations. La Délégation de l’Union européenne (DUE) a commandité en 2012 une étude indépendante sur l’économie politique des réformes de gouvernance.

Cette étude a été confiée à une équipe mixte d’experts indépendants, composée d’un expert international (Jean Bossuyt, ECDPM) et d’un expert national (Ismaila Madior Fall, Faculté de Sciences Juridiques, UCAD, CREDILA). Elle a été réalisée entre avril et novembre 2012 et se fonde sur :

 (i) des analyses documentaires, y compris d’autres études sur la gouvernance au Sénégal,

 (ii) des entretiens avec de nombreux acteurs locaux et représentants d’agences de coopération,

 (iii) des réunions informelles sur des thèmes spécifiques ; et

 (iv) des ateliers d’information avec des groupes cibles (par exemple la Société Civile).

Le rapport a été remis le 20 février 2013 par Mme Dominique Dellicour, Ambassadeur, Chef de Délégation de l’Union Européenne à M. Abdou Latif Coulibaly, Ministre de la Promotion de la Bonne Gouvernance, porte parole du Gouvernement.

Le rapport AEP est disponible en ligne à l’ adresse suivante sur le site de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal http://eeas.europa.eu/delegations/senegal/press_corner/all_news/news/2013/20130226_fr.htm

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MADAGASCAR / SUITE AU PASSAGE DU CYCLONE HARUNA, ACF SE DEPLOIE EN URGENCE / PRIORITE A L’ACCES A L’EAU ET A LA SECURITE ALIMENTAIRE

ANTANANARIVO, Madagascar, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Suite au passage du cyclone Haruna dans la zone sud-ouest de Madagascar, un avion de 15 tonnes affrété par ACF et parti hier de Lyon arrive aujourd’hui à Madagascar pour apporter en urgence sur le terrain du matériel permettant d’assurer aux populations sinistrées un accès à l’eau potable : plus de 20 réservoirs, station de traitement de l’eau, pompes… Au-delà de la destruction des maisons et des infrastructures, ce sont aussi les champs qui ont été endommagés, menaçant la sécurité alimentaire des populations sur le court et moyen terme.

C’est une région habituellement peu affectée par les cyclones : le sud-Ouest de Madagascar a pourtant été touché en fin de semaine dernière par le passage du violent cyclone Haruna. Les pluies torrentielles, la montée de la mer et la rupture d’une digue au nord de Tuléar, ont été particulièrement destructrices dans cette ville et ses environs. Les dégâts sont également élevés dans le district de Morombe et dans celui de Betioky Atsimo.

La population vulnérable et peu préparée à une telle catastrophe a été touchée de plein fouet. Les victimes n’ont souvent plus accès à l’eau potable. Action contre la Faim a donc déployé dès ce week-end une équipe d’urgence et organisé l’envoi dès aujourd’hui, depuis l’aéroport de Lyon, de 15 tonnes de matériel : station de traitement de l’eau, « bladders » (réservoirs permettant des distributions d’eau), pompes, chlore…

FOCUS : Une Intervention d’urgence, ça se passe comment ?

http://www.actioncontrelafaim.org/fr/content/une-intervention-d-urgence-ca-se-prepare-comment

Autre source d’inquiétude : la sécurité alimentaire.

Le cyclone est intervenu quelques semaines avant les récoltes, à la fin de la « période de soudure », ce moment où les greniers sont vides avant les prochaines moissons. « On anticipe des pertes agricoles significatives dans les districts de Tulear et Betioky, les cultures ayant été en partie détruites par le vent et les inondations,» explique Charlotte Schneider, responsable des opérations d’urgence à Action contre la Faim, arrivée hier à Madagascar.

De plus, les conditions agro-climatiques du district de Betioky ne permettent pas aux populations une « seconde chance »: en effet, cette zone aride ne permet pas une seconde saison culturale pour les légumineuses et les céréales, base de l’alimentation, avant un an.

Au-delà de l’urgence immédiate, il s’agira donc d’accompagner les populations sinistrées vers un retour à l’autonomie le plus rapidement possible. Action contre la Faim intervient en coordination avec les autorités et d’autres organisations humanitaires, afin de fournir collectivement une aide aux populations touchées.

Face au désastre qui vient de toucher la population malgache Action contre la faim a lancé aujourd’hui un appel aux dons d’urgence pour continuer à venir en aide aux sinistrés.

https://dons.actioncontrelafaim.org/don-urgence-multiple?codemailing=13FI12

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Mali – MISMA / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Une coopération militaire accrue, dans le cadre de la MISMA, peut-elle être maintenant imaginée parce que la MISMA participe au Mali et maintenant, la situation malienne s’est un peu étendue au Nord Nigéria, il y a des Boko Haram au Cameroun, etc. la France face à Boko Haram est donc une réalité. Envisage-t-on peut-être d’étendre les missions de la MISMA à quelque chose de plus sous-régional et pas seulement malien ? Est-on en train de penser à une coopération euro-africaine qui dépasserait le seul Mali ?

R – Il y a plusieurs manières de répondre à votre question. Tout d’abord, le mandat de la MISMA est défini très clairement dans la résolution 2085 du Conseil de sécurité : il s’agit d’aider au rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali et de sa pleine souveraineté C’est cette résolution qui fixe les objectifs, le mandat et de manière générale, l’organisation de cette force. Cette résolution est appliquée et organise le déploiement, maintenant bien avancé, de cette force. En l’état actuel des choses, il n’est pas question de revenir sur ce mandat.

Deuxièmement, nous avons, avec les autorités nigérianes, une coopération très étroite. Bien sûr, depuis l’enlèvement de nos ressortissants au Cameroun, mais cette coopération préexistait à cet enlèvement et préexistait même au déclanchement des opérations au Mali. Pour le dire encore autrement, Boko Haram ou des organisations dans sa mouvance, qui s’en réclament plus ou moins ou qui sont nés de Boko Haram par scission – je pense à Ansaru notamment – étaient actifs avant dans cette région, avant même le déclenchement des opérations au Mali et justifiaient une coopération, notamment de la France avec les autorités nigérianes.

Q – Y a-t-il des systèmes de coopération interétatique en Afrique qui vont être étudiés, approfondis, accélérés ? Est-ce le système recamp ? Y a–t-il une coopération entre la France, la CEDEAO et les Etats de l’Afrique centrale pour muscler leur système militaire ? Je pose la question peut-être trop tôt parce qu’il me parait évident que ça va se faire, j’essaie de repérer le moment où ça deviendra officiel qu’il y aura quelque chose au-delà de MISMA et de Serval.

R – Il y a, pour lutter contre la prolifération des groupes terroristes dans cette région, non seulement Boko Haram, mais aussi Aqmi, Mujao, Ansar Dine, etc., des coopérations bilatérales en effet mais aussi dans des cadres multilatéraux. Pour ne prendre qu’un exemple, la conférence que nous avons organisée ici à Paris, le 12 février, sur la sécurité en Libye avait précisément pour objectif de renforcer la sécurité des frontières libyennes, avec des programmes bilatéraux mais aussi mis en œuvre par l’Union européenne.

La sécurité et la stabilité de cette zone, la lutte contre les groupes terroristes au Sahel sont un enjeu et une préoccupation pour nous depuis longtemps. C’est un sujet sur lequel la France attire l’attention de la communauté internationale depuis de nombreux mois. Et il paraît logique, lorsque l’on constate un phénomène transnational de cette nature, de dépasser les coopérations bilatérales d’ores et déjà en place pour y ajouter des initiatives dans des cadres élargis, multilatéraux. La logique régionale vaut d’ailleurs aussi pour d’autres enjeux, tout aussi important pour cette zone, par exemple l’aide au développement.

Q – donc, l’action du ministre Pascal Canfin va dans ce sens, cela fait partie de la réponse à ce problème ?

R – Oui. La réunion à Bruxelles aujourd’hui porte sur ce sujet et prépare notamment la conférence de mai prochain. Il y a sur ce sujet également ce que la France est susceptible de faire à titre bilatéral et ce que l’on est susceptible de faire sur le plan multilatéral, notamment dans le cadre européen. D’ores et déjà, un certain nombre d’annonces ont été faites de déblocage de sommes qui sont importantes, au-delà de 250 millions d’euros pour ce qui concerne l’Union européenne.

Q – Les ministres des affaires étrangères de la CEDEAO ont réclamé un peu moins d’un milliard de dollars environ pour la couverture des frais de la MISMA alors que ce qui avait été décidé à Addis Abeba était d’environ la moitié. Avez-vous une réaction ?

Par ailleurs, un sénateur américain est passé par la zone, il a conseillé à la France de ne pas se précipiter pour sortir du Mali car les choses sont plus compliquées qu’on peut l’imaginer.

Qu’en pensez-vous ?

R – Premièrement, concernant les estimations financières que j’ai vues comme vous, notamment dans certaines dépêches, il faut rappeler plusieurs choses.

Tout d’abord, il faut que l’ensemble des partenaires internationaux contribue à la prise en charge et au financement du déploiement des contingents africains ainsi qu’à l’équipement de l’armée malienne et de la MISMA. Il s’agit d’un effort indispensable pour garantir le succès de l’opération et de cette force africaine.

Deuxièmement, il y a en effet eu une conférence des donateurs qui s’est tenue à Addis Abeba, organisée par l’Union africaine le 29 janvier dernier. Cette conférence avait permis d’enregistrer des contributions à hauteur de 332 millions d’euros, selon des chiffres qui avaient été donnés par l’Union africaine, dont 50 millions en provenance de l’Union européenne. Ce qui est important maintenant, c’est que ces annonces soient rapidement suivies de paiements effectifs.

Je rappelle d’ailleurs au passage que la France contribue à la MISMA et à l’équipement des forces armées maliennes à hauteur de 47 millions d’euros, c’est-à-dire 40 millions pour la MISMA et 7 millions pour les forces armées maliennes.

Enfin, dernière remarque, la France continue ses efforts, en lien avec nos partenaires tels que l’Union africaine et la CEDEAO, pour mobiliser tous nos partenaires, pour couvrir l’ensemble des besoins nécessaires à la poursuite du déploiement de la MISMA et au rééquipement de l’armée malienne.

Avant de commenter d’autres chiffres, commençons déjà par remplir les engagements pris et honorer les contributions annoncées.

Sur votre deuxième question, je veux dire qu’il n’est pas question pour nous de partir de manière précipitée, pour reprendre vos termes. Bien au contraire, nous avons dit plusieurs fois que tout ceci se ferait de manière ordonnée. Comme Laurent Fabius l’a déclaré, «si tout se passe comme prévu, les troupes françaises pourront commencer à être retirées à partir du mois de mars ». Le contingent français au titre de Serval a atteint son maximum avec quatre mille hommes déployés sur le terrain. L’objectif est bien que la MISMA prenne le relais de cette force, ce qui explique sa montée en puissance progressive.

Contrairement à ce que j’ai pu lire ici et là, les Français ne plient pas armes et bagages à partir du mois de mars en quittant le Mali aussi vite qu’ils y sont arrivés, loin de là. Tout cela est fait de manière ordonnée, en coordination avec les Maliens car c’est en soutien des Maliens que nous sommes intervenus, et aussi en coordination avec les organisations que sont la CEDEAO et l’Union africaine pour ce qui concerne le déploiement de la MISMA.

Tout cela est planifié, pensé, ordonné et en cohérence avec ce qui se passe sur le terrain.

Q – Une fois que les 8 000 hommes de la MISMA seront sur place, la force française y restera-t-elle également ?

R – Elle y restera sous des formes qui seront à déterminer compte tenu de la situation sur le terrain et des demandes exprimées par les Maliens.

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Appel à candidatures : Le prix des Femmes Entrepreneures « Cartier Women’s Initiative Awards »

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Créés en 2006 par Cartier en partenariat avec le Women’s Forum, INSEAD et McKinsey & Co., les Cartier Women’s Initiative Awards (http://www.cartierwomensinitiative.com) sont un concours international de plans d’affaires récompensant chaque année six femmes de talent dans les catégories suivantes : Amérique latine, Amérique du Nord, Europe, Afrique sub-saharienne, Moyen-Orient & Afrique du Nord, et Asie-Pacifique.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/cartier.jpg

Les lauréates reçoivent un an d’accompagnement personnalisé, un financement de vingt mille dollars ainsi qu’une invitation au Women’s Forum.

L’édition 2013 du concours est ouverte jusqu’au 8 mars 2013.

Le concours est ouvert aux femmes à la tête d’entreprises créatives, responsables et financièrement viables, dont l’activité est en phase initiale de développement.

http://www.cartierwomensinitiative.com

PARTICIPEZ !

Les Cartier Women’s initiative Awards sont à la recherche de femmes entrepreneures engagées, à la tête d’entreprises à fort potentiel de croissance.

Pour participer à l’édition 2013 du concours, remplissez le formulaire de candidature sur http://www.cartierwomensinitiative.com.

Toute candidature doit être remplie en ligne et en anglais.

Date limite de participation : 8 mars 2013 à 10 heures, heure française (veillez à la transposer dans votre heure locale).

Que pouvez-vous gagner ?

Dix-huit finalistes* représentant les meilleurs projets du monde entier sont sélectionnées lors de la première phase du concours. Elles reçoivent un accompagnement sur mesure ainsi que de la visibilité médiatique et sont invitées en France pour la finale du concours. Celle-ci comprend une présentation devant le jury, des ateliers entrepreneuriaux et la participation au Women’s Forum.

Les six lauréates* nominées à l’issue de la finale reçoivent un an d’accompagnement, 20 000 dollars de financement, de la visibilité médiatique et accès à un réseau d’affaires.

Critères d’éligibilité

Le projet soumis aux Cartier Women’s Initiative Awards doit être :

• Un projet original de création d’entreprise ;

• En phase initiale de développement (entre un et trois à quatre ans d’existence) ;

• Dirigé par une femme ;

• Présenté en anglais.

Le concours est ouvert aux femmes de tous pays, de toutes nationalités et de tous secteurs.

Le formulaire

Les questions du formulaire en ligne sont détaillées ci-dessous à titre indicatif :

– À propos de l’équipe

Coordonnées et CV de la candidate principale et des membres de son équipe.

– À propos du projet

• Résumé de l’entreprise (900 mots)

• À quelle étape de développement du projet en êtes-vous ? (100 mots)

• Décrivez précisément votre produit ou votre service. (300 mots)

• Quelle est votre stratégie de vente et de distribution ? (300 mots)

• Quel est votre marché ? (150 mots)

• Quels sont vos concurrents ? (150 mots)

• Qui sont les personnes qui composent votre équipe ? (150 mots)

• Quel impact aura votre entreprise sur la société et / ou sur l’environnement ? (100 mots)

• Plan de financement. (400 mots)

– Annexes et documents joints

Logo, visuels du produit, brevets, articles…

Téléchargez la liste complète des questions en ligne.

* Jusqu’en 2010, le prix distinguait 15 finalistes et 5 lauréates.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Cartier International.

CONTACTS

Cartier Women’s Initiative Awards

Tel: +33 1 58 18 10 28

contact@cartierwomensinitiative.com

Photo: http://www.photos.apo-opa.com/index.php?level=picture&id=394 (Les lauréates 2012. De gauche à droite : Gabriela Flores (Bolivie), Ting Shih (États-Unis), Cécile Réal (France), Julian Ingabire et Elizabeth Scharpf (Rwanda), Iba Masood (Émirats Arabes Unis), Lianna Gunawan (Indonésie). © Cartier, 2012.)

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Mali – MNLA / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Est-ce que le Quai d’Orsay maintient des contacts avec les instances du MNLA qui viendraient à se trouver en France ?

R – A ma connaissance, les derniers contacts que nous avons eus avec le MNLA en France remontent maintenant au mois de novembre 2012. A l’époque, une délégation du MNLA avait été reçue, à sa demande, au Quai d’Orsay.

Q – Et sur le terrain au Mali, y-a-t-il toujours coordination entre les Français et le MNLA dans la région de Kidal ?

R – Pour tout ce qui concerne les aspects opérationnels, je vous renvoie au ministère de la Défense.

Sur le plan politique, nous avons eu l’occasion de le dire déjà mais j’y reviens pour que les choses soient bien claires, le processus de réconciliation nationale est un processus inter-malien, c’est-à-dire décidé et mis en œuvre par les Maliens eux-mêmes. Ils ont d’ailleurs pris des décisions qui nous paraissent aller dans la bonne direction avec l’adoption d’une feuille de route et la mise en place d’une commission de réconciliation nationale.

Au sein de cette commission et sous les critères et les conditions fixés par les résolutions du Conseil de sécurité, doit s’ouvrir un dialogue entre le Sud et le Nord du Mali, les représentants de toutes les communautés du Nord. Ce dialogue, qui a vocation à être le plus inclusif possible, doit l’être sous les deux conditions qui ont été fixées par la résolution 2085. Il s’agit de la renonciation à la violence et au terrorisme et de la reconnaissance de l’intégrité territoriale du Mali. Dès lors qu’un groupe, quel qu’il soit, respecte ces deux conditions, il est selon nous, mais cela relève de la responsabilité première des Maliens, légitime à participer à ce processus.

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Mali – Droits de l’homme / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Récemment, des reportages impliquant fortement des exactions contre des Arabes dans le nord du Mali auraient été diffusés. Où on est-on avec le dossier des exactions ? Le gouvernement français reconnaît-il une exaction ? Combien ? Où en est le dossier ? Beaucoup d’informations d’exactions remontent.

R – Nous prenons bien sûr très au sérieux les informations, relayées notamment par la presse ou par des ONG présentes sur place, concernant d’éventuelles exactions.

Il convient de distinguer deux temps. Il y a tout d’abord celui de la dénonciation, et c’est le rôle des journalistes ou des ONG présents sur place que de dénoncer tel ou tel comportement qu’ils auraient constaté. Il y a par ailleurs un temps plus long qui est le temps de l’enquête. Il est en effet plus long dans la mesure où, face à des crimes aussi graves qui peuvent avoir la qualification de crimes de guerre, des enquêtes doivent être menées et des éléments de preuves apportés.

De ce point de vue, notre position de fond ne souffre pas la moindre ambiguïté : aucune espèce d’impunité ne saurait être tolérée. C’est un message que nous avons fait passer aux autorités maliennes. Si des exactions sont avérées, ceux qui les ont commises doivent être poursuivis et condamnés. Nos troupes sur place ont reçu l’instruction de donner aux autorités maliennes, dont le respect des droits de l’homme et la protection des populations civiles constituent la responsabilité première, tout élément de preuve qu’elles auraient à leur disposition.

De même, la France a soutenu, continue à soutenir et soutiendra l’action de la Cour pénale internationale, cette dernière étant compétente pour juger tout crime de guerre commis au Mali depuis janvier 2012. De la même manière, c’est la France qui a insisté pour que soit introduites les dispositions spécifiques de la résolution 2085 permettant le déploiement d’observateurs des droits de l’homme au Mali. Nous avons dit en outre que souhaitions que davantage d’observateurs soient déployés et que nous étions prêts à apporter notre aide à ce déploiement. De la même manière, la France est intervenue pour que, au titre des formations qui vont être dispensées aux forces armées maliennes par la mission de l’Union européenne, il y ait des formations sur le droit de la guerre, le droit des conflits armés et le respect des droits de l’homme.

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RDC / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 27 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Est-ce que la France a émis un avis sur la constitution d’une brigade d’intervention rapide dans le cadre du règlement des conflits en RDC de l’est, en annexe à la MONUSCO ?

R – Nous sommes en effet favorables à un renforcement du mandat de la MONUSCO de façon qu’elle puisse exercer pleinement son mandat de protection des populations civiles. Nous souhaitons la mise en place d’une telle brigade. C’est un sujet que nous sommes en train de discuter au Conseil de sécurité des Nations unies. Plusieurs options sont sur la table aujourd’hui.

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