LE PAM OUVRE DE NOUVEAUX AXES ROUTIERS POUR ATTEINDRE PLUS DE PERSONNES AFFECTEES PAR LE CONFLIT AU NORD DU MALI

BAMAKO, Mali, 22 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a ouvert aujourd’hui un nouvel axe routier pour l’acheminement de l’assistance alimentaire vitale de Niamey, au Niger, vers le nord du Mali où les approvisionnements alimentaires sont touchés par la précarité de la situation sécuritaire et la rupture de la vie économique.

Les premiers camions ont livré 200 tonnes de vivres dans la ville de Ménaka, dans la région de Gao, alors que d’autres sont en route. Dans les prochains jours, ces vivres permettront d’assister, en partenariat avec l’organisation non-gouvernementale ACTED, 24 000 personnes affectées par l’insécurité alimentaire. Le PAM prévoit d’utiliser cet axe routier à partir du Niger pour d’autres livraisons de vivres vers des endroits divers dans les régions de Gao et Kidal.

Au cours des deux dernières semaines, le PAM a livré près de 2 000 tonnes d’assistance alimentaire à 100 000 personnes affectées par le conflit dans le nord du Mali, principalement dans la région de Tombouctou, utilisant à la fois les voies fluviales et routières. Cette assistance a été apportée en partenariat avec Handicap International, Solidarités International et CARE. Environ 80 000 personnes déplacées internes et leurs familles d’accueil ont également été assistées dans le sud du pays – dans les régions de Mopti, Ségou, Koulikoro, Kayes et Bamako – en partenariat avec CARE, ACTED et ADR (Association d’appui aux actions de développement rural).

« Nous sommes activement entrain d’étendre notre capacité logistique pour surmonter les difficultés d’accès au nord du Mali », a déclaré Zlatan Milisic, Représentant du PAM au Mali. « Notre priorité dorénavant est d’envoyer plus de vivres à Kidal dans les prochains jours. Si nous ne parvenons pas à atteindre certaines zones par la route ou le fleuve, nous serons alors prêts à lancer une opération aérienne. »

Le PAM est préoccupé par la difficulté d’accès à certaines zones ayant besoin d’assistance alimentaire, en raison de la précarité de la situation sécuritaire et des risques d’attaques et de mines terrestres. Plus préoccupant encore, la circulation des marchandises importées a été presque interrompue au nord du Mali. L’économie en est presque au point mort, les marchés sont fermés ou fonctionnent à peine, les prix montent en flèche et les ménages épuisent leurs réserves. Tous ces facteurs conjugués font craindre l’imminence d’une crise alimentaire et nutritionnelle.

Le PAM prévoit une augmentation de son assistance humanitaire au nord du Mali dans les prochaines semaines avec la réouverture progressive de plus d’axes routiers. “Ce processus est cependant très lent et nous craignons que les vivres ne soient consommés à un rythme dépassant les possibilités d’approvisionnement en raison de la grave pénurie de produits commerciaux internes et importés”, a ajouté Milisic. Plus d’un tiers de la population du nord du Mali était tributaire de l’assistance alimentaire avant même l’intervention militaire.

Le PAM prévoit, dans son programme d’urgence, d’apporter une assistance alimentaire et nutritionnelle à plus d’un demi-million de personnes au Mali en 2013. Cela comprend plus de 400 000 personnes affectées par la crise au nord et quelque 130 000 personnes déplacées internes et leurs familles d’accueil au sud. Les opérations d’urgence comprennent les distributions de vivres et de transfert monétaires, des programmes de prévention et de prise en charge de la malnutrition chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes – et les cantines scolaires d’urgence.

Le PAM coordonne la logistique et les télécommunications d’urgence pour l’ensemble de la communauté humanitaire au Mali. Le PAM gère également les Services aériens humanitaires des Nations unies (UNHAS) qui assure le transport aérien pour les travailleurs humanitaires, et prévoit de renforcer ce service.

Pendant la sécheresse de l’année dernière, le PAM a apporté une assistance alimentaire à plus d’un million de personnes au Mali, ainsi que quelques 135 000 personnes déplacées, 214 000 personnes non déplacées dans le nord et près de 145 000 réfugiés au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger.

Dans le cadre de l’intervention d’urgence au Mali, le PAM travaille avec 15 partenaires: CARE, Africare, Handicap International, Islamic Relief, Solidarités International, Action contre la Faim, OXFAM, Norwegian Church Aid, Médecins du Monde, ACTED, CSPEEDA, ADR, REACH, World Vision and AMRAD.

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Le Plus Important Evénement Organisé par le Peuple d’Afrique en 2013 se Déroulera dans Un Mois

LONDRES, Royaume-Uni, 22 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Des centaines de milliers d’Africains se joindront à des personnes du monde entier pour agir en vue d’appeler à la fin de la crise de l’eau et de l’assainissement à l’occasion du 20ème anniversaire de la Journée mondiale de l’eau le vendredi 22 mars.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/wwws.jpg

Pour immortaliser ce moment, la campagne du Monde marche pour l’eau et l’assainissement a publié un film visant à donner envie au public du monde entier de rejoindre le plus important mouvement de mobilisation massive mondial pour le changement. La vidéo peut être consultée à l’adresse http://www.worldwalksforwater.org.

En Afrique subsaharienne aujourd’hui, 330 millions d’Africains (39 % de la population) n’ont pas accès à l’eau potable. Tandis qu’un nombre incroyable de 600 millions de personnes sont privées d’installations d’assainissement sûres, soit 70 % de la population. Chaque année, 400 000 enfants africains âgés de moins de cinq ans meurent de maladies diarrhéiques dues au manque de ces services.

À un mois du départ, plus de 170 000 personnes prévoient déjà de participer aux marches dans 25 pays, y compris au Sierra Leone, au Libéria, au Nigéria, en Ouganda, au Kenya, en Zambie, au Malawi et à Madagascar.

En marchant, ils manifesteront leur solidarité avec des millions d’Africains – principalement des femmes et des enfants – qui parcourent de longues distances chaque jour pour aller chercher de l’eau pour répondre à leurs besoins de base et qui ne disposent pas de toilettes sûres.

Les événements du Monde marche pour l’eau et l’assainissement font partie de la campagne Keep Your Promises (Tenir vos promesses), qui appelle les gouvernements à respecter les engagements qu’ils ont pris pour financer et fournir un accès à ces besoins humains de base.

Les détails de l’événement déjà planifiés incluent :

• Au Sierra Leone, plus de 2 500 personnes participeront à des marches à travers le pays, y compris à Freetown. Le Ministre du récemment créé Ministère des ressources en eau, l’Honorable Momodu Elongima Maligie, a été invité à assister à l’événement ;

• Plus de 300 jeunes gens participeront à la marche à Nairobi organisée par le Conseil international de la jeunesse ;

• Les OSC du réseau WASH du Libéria prévoient des actions de sit-in et pétition durant trois jours aux Ministères de la Santé, des Terres et des mines et des Travaux publics. Ils prévoient de recueillir 15 000 signatures appelant à tenir les promesses.

• 10 000 personnes prévoient de marcher au Ghana et 3 000 personnes au Malawi.

Natasha Horsfield, une coordinatrice de la campagne, a déclaré :

« Il est temps de dire aux dirigeants mondiaux qu’il est inacceptable que 2 000 enfants meurent chaque jour parce qu’ils n’ont pas accès à l’eau potable ou à des toilettes sûres. »

Le Monde marche pour l’eau et l’assainissement appelle la population de toute l’Afrique à rejoindre les milliers de militants participant à une marche pour demander aux dirigeants politiques de tenir leurs promesses sur l’eau et l’assainissement à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau. Organisez votre propre marche ou rejoignez une marche près de chez vous.

Pour tout complément d’information et pour vous inscrire, rendez-vous à l’adresse http://www.worldwalksforwater.org.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour End Water Poverty.

Notes aux rédacteurs :

Veuillez cliquer sur le lien http://www.flickr.com/photos/worldwalksforwater/ pour obtenir des photographies.

Contacts :

Jennifer Williams, Coordinatrice des campagnes internationales, End Water Poverty

Ligne directe : +44 (0)20 7793 2231

E-mail : jenniferwilliams@endwaterpoverty.org

Natasha Horsfield, Directrice des campagnes, End Water Poverty

E-mail : natashahorsfield@endwaterpoverty.org

Entretiens disponibles sur demande.

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Le Ministre du Logement et du Développement urbain et rural Jiang Weixin assistera à la cérémonie d’investiture du Président du Sierra Leone

BEIJING, Chine, 22 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei annonce :

Sur l’invitation du gouvernement du Sierra Leone, le Ministre du Logement et du Développement urbain et rural Jiang Weixin assistera, en tant qu’Envoyé spécial du Président chinois Hu Jintao, à la cérémonie d’investiture du Président Ernest Bai Koroma prévue le 22 février à Freetown.

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Communiqué Final de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement de la CEN-SAD à N’Djamena (Tchad), le 16 février 2013

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 21 février 2013/African Press Organization (APO)/ — A l’invitation de Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Président en exercice de la CEN-SAD, la Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens CEN-SAD s’est tenue à N’Djamena le 16 février 2013.

2. Ont pris part à cette importante session, les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement des Etats ci-après :

Son Excellence Monsieur BONI YAYI, Président de la République du Bénin ;

Son Excellence Monsieur BLAISE COMPAORE, Président du Burkina Faso ;

Son Excellence Monsieur FRANCOIS BOZIZE YANGOUNVONDA, Président de la République Centrafricaine ;

Son Excellence Monsieur ALASSANE OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire ;

Son Excellence Monsieur ISMAEL OMAR GUELLEH, Président de la République de Djibouti ;

Son Excellence Monsieur DIONCOUNDA TRAORE, Président de la République du Mali ;

Son Excellence Monsieur MOHAMED ABDELAZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie ;

Son Excellence Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République du Niger ;

Son Excellence Monsieur MACKY SALL, Président de la République du Sénégal

Son Excellence Monsieur OMAR HASSAN EL-BESHIR,

Président de la République du Soudan, Chef de l’Etat ;

Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad ;

Son Excellence Monsieur NOUDINE BOURHANE, Vice-président de l’Union des Comores ;

Son Excellence Monsieur HESHAM KANDIL, Premier Ministre de la République Arabe d’Egypte ;

Son Excellence Monsieur ALI ZEIDAN, Premier Ministre de l’Etat de Libye ;

3. Ont également pris part, en qualités de représentants de leurs Chefs d’Etat, les personnalités ci-après :

• Son Excellence Monsieur ELLIOT OHIN, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères de la République Togolaise ;

• Son Excellence Monsieur OSMAN SALEH, Ministre des Affaires Etrangères de l’Etat d’Erythrée ;

• Son Excellence Monsieur SAAD EDDINE OTHMANI, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc ;

• Son Excellence l’Honorable NURUDEEN MUHAMMAD, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères de la République Fédérale du Nigeria ;

• Son Excellence Monsieur ABDALLAH TRIKI, Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, chargé des Affaires Arabes et Africaines de la République Tunisienne ;

• Son Excellence Monsieur KOJO HODARI-OKAE, Ambassadeur de la République du Ghana à Tripoli ;

• Son Excellence l’Ambassadeur SORY IBRAHIM TRAORE, Directeur du Département Afrique, Asie et Moyen Orient au Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Extérieur de la République de Guinée ;

• Son Excellence Monsieur ANTHONY MUCHIRI, Ambassadeur de la République du Kenya à Tripoli ;

• Son Excellence Monsieur ABUBAKAR JALLOW, Ambassadeur de Sierra Leone à Tripoli ;

• Son Excellence Monsieur ABDELGANI MOHAMED WEIS, Ambassadeur de Somalie à Tripoli;

4. La délégation du Secrétariat Général de la CEN-SAD a été conduite par Monsieur IBRAHIM SANI ABANI, Secrétaire Général par intérim.

5. Le Conseil Economique, Social et Culturel (CESC/CEN-SAD) a été représenté par son Président, Monsieur MOUSSA BALLA COULIBALY. La Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) a été représentée par son Président Directeur Général, Monsieur ALI OMAR ALMOKTAR.

6. Le Commissaire chargé de la Paix et de la Sécurité à l’Union Africaine, l’Ambassadeur RAMTANE LAMAMRA, le Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Monsieur Nassour GUELENGDOUKSIA OUAIDOU, le Vice-président de la Commission de la CEDEAO, Dr TOGA GAYEWEA MCINTOSH et le Directeur des Affaires Africaines de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), l’Ambassadeur YAHAYA LAWAL, ont également pris part aux travaux des présentes assises.

7. La Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement a été précédée de la Session extraordinaire du Conseil Exécutif de la CEN-SAD, tenue à N’Djamena, du 13 au 14 février 2013.

8. Elle a tenu ses travaux sous la conduite du Bureau de sa 12ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement ainsi composé :

Président : S.E.M. IDRISS DEBY ITNO, Président du Tchad Vice-président : S.E. Dr ALI MOHAMED ZEIDAN, Premier Ministre de l’Etat de Libye

Rapporteur : S.E.M. DIONCOUNDA TRAORE, Président du Mali

9. A l’occasion de la cérémonie d’ouverture, les représentants de la Commission de l’Union Africaine, de la CEDEAO, de la CEEAC et de l’OCI ont exprimé la disponibilité de leurs institutions respectives à renforcer et développer des relations de coopération et de partenariat avec la CEN-SAD au regard de la similitude des objectifs poursuivis dans les domaines de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits et également dans les domaines du développement socio-économique.

10. Les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement ont, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture, exprimé leurs remerciements au Président en Exercice de la Communauté, Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO pour son sens élevé de responsabilité et son leadership qui ont permis de maintenir la CEN-SAD et conduit à toutes les activités ayant concouru à la redynamisation de la Communauté.

11. Avant l’examen des points inscrits à son ordre du jour, la session extraordinaire de la Conférence a souhaité la bienvenue à ses nouveaux membres ci-après qui ont récemment accédé à la magistrature suprême de leurs pays :

• S.E.M. ALASSANE OUATTARA ;

• S.E.M. IKILILOU DHOININE ;

• S.E.M. MOHAMED MORSI ;

• S.E.M. JOHN DRAMANI MAHAMA ;

• S.E.M. ALPHA CONDE ;

• S.E.M. MANUEL SERIFO NHAMADJO ;

• S.E.M. MOHAMED AL-MEGARYEF ;

• S.E.M. DIONCOUNDA TRAORE ;

• S.E.M. ISSOUFOU MAHAMADOU ;

• S.E.M. MANUEL PINTO DA COSTA ;

• S.E.M. MACKY SALL ;

• S.E.M. HASSAN SHEIKH MOHAMUD ;

• S.E.M. MONCEF MARZOUKI.

13. La Conférence a exprimé ses condoléances et sa compassion à la famille, au peuple et au gouvernement ghanéen suite à la disparition du Président JOHN ATTA MILLS.

14. Les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement ont continué leurs discussions à huis clos pour examiner les points inscrits à l’ordre du Jour et d’autres points d’intérêt communautaire par rapport auxquels ils ont convenu de ce qui suit :

• Examen et adoption du rapport de la Session extraordinaire du Conseil exécutif tenue à Rabat (Maroc)

15. La Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement a examiné et adopté le rapport de la Session extraordinaire du Conseil exécutif tenue à Rabat (Maroc) présenté par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc, Son Excellence Monsieur SAAD EDDINE OTHMANI. En même temps que ce rapport, la Conférence a adopté le Traité révisé de la Communauté.

16. Dans le cadre du recentrage des missions de la Communauté et d’une plus grande efficience, la Conférence a décidé la création formelle d’un Conseil Permanent pour la Paix et la Sécurité et d’un Conseil

Permanent pour le Développement Durable. Elle a prescrit au Secrétariat Général de veiller à l’élaboration diligente des textes y relatifs en vue de leur adoption par les instances de la Communauté.

17. En attendant l’entrée en vigueur du Traité révisé, la Conférence a désigné, Monsieur IBRAHIM SANI ABANI pour assurer les fonctions de Secrétaire Général par intérim de la Communauté et lui demande de prendre les mesures nécessaires au bon fonctionnement du Secrétariat Général. A cet effet, la Conférence lui demande de procéder au redéploiement du personnel et à la régularisation de toutes les situations administratives qui le requièrent.

17. La Conférence demande aux Etats membres de payer leurs contributions au budget de la Communauté sur la base du barème décidé à l’occasion de sa 12ème Session ordinaire tenue en juillet 2010 à N’Djamena.

• Examen et adoption de la Session extraordinaire du Conseil exécutif tenue à N’Djamena (Tchad)

18. La Conférence a également suivi une communication du Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine de la République du Tchad, Son Excellence Monsieur MOUSSA FAKI MAHAMAT, qui a présenté les conclusions de la Session extraordinaire du Conseil Exécutif ayant précédé la présente Conférence.

19. En adoptant ce rapport, la Conférence a également adopté les textes ci-après y annexés :

• le Règlement intérieur de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement ;

• le Règlement intérieur du Conseil Exécutif ;

• le Règlement financier de la Communauté ;

• les Statuts et Règlement intérieur du Personnel de la Communauté.

20. La Conférence a pris note de l’offre de la Tunisie d’abriter un atelier sur la promotion des investissements et des mécanismes financiers et bancaires dans l’espace CEN-SAD et demande au Président Directeur Général de la BSIC de prendre les dispositions nécessaires avec la partie tunisienne pour la tenue effective de cet atelier.

• Au titre des questions politiques, de paix et de Sécurité

21. La Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de

Gouvernement a exprimé sa grande préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire d’ensemble notamment du fait de l’existence de groupes terroristes et de l’aggravation des phénomènes de criminalité transfrontalière organisée, de trafic à grande échelle d’armes et de drogues, etc.

22. A cet égard, la Conférence a adopté une Déclaration sur la Paix, la

Sécurité, la Stabilité et le Développement dans l’espace

Sahélo-Saharien.

23. La Conférence demande au Président en exercice et au Secrétaire Général par intérim de réactiver tous les cadres de concertations en matière de gestion des questions de sécurité et de stabilité notamment la Réunion des Ministres de la Sécurité, la Réunion des Ministres de la Défense et celle des Services de Sécurité Extérieure pour examiner et proposer aux instances des solutions à la mesure des différentes menaces.

24. A cet égard, la Conférence demande au Secrétaire Général par intérim de convenir avec les autorités égyptiennes, des modalités de l’organisation d’une réunion des Ministres chargés de la défense et les Chefs de service de renseignement afin de proposer aux instances les voies et moyens pour combattre le terrorisme et les différentes formes de criminalités transfrontalières. Elle lui demande également d’étudier avec la partie égyptienne les modalités de création, en Egypte, d’un Centre communautaire de lutte contre le terrorisme.

25. La Conférence a exprimé sa grande préoccupation sur la question du terrorisme, phénomène qui menace tout l’espace CEN-SAD et qui doit être éradiqué collectivement par tous les Etats, conformément aux pertinentes résolutions adoptées dans le cadre des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’OCI et des organisations régionales.

26. S’agissant des situations particulières, elle est parvenue aux conclusions suivantes :

• Sur la Somalie

27. La Conférence s’est félicitée des progrès accomplis sur la voie de la stabilisation de la situation politique et sociale en Somalie. Elle s’est en particulier félicitée de la mise en place d’institutions constitutionnelles.

28. La Conférence exprime sa reconnaissance à l’Union Africaine et aux Nations Unies dont les efforts ont permis le retour progressif de la sécurité à travers notamment l’action de l’AMISOM.

29. La Conférence exhorte les pays membres de la CEN-SAD, l’Union Africaine, les Nations Unies et les autres composantes de la Communauté internationale à continuer à apporter l’assistance et le soutien au peuple et aux autorités somaliennes pour un retour définitif de la sécurité et la stabilité sociale. Dans ce cadre, elle demande de poursuivre les efforts pour vaincre les groupes terroristes, favoriser le retour des réfugiés et personnes déplacées et relancer l’économie de ce pays.

• Sur le Soudan

31. La Conférence salue les progrès accomplis dans les discussions avec la rébellion du Darfour ayant abouti à la signature, à Doha, le 10 février 2013, d’un Accord entre le Gouvernement Soudanais et le Mouvement pour la Justice et l’Equité (MJE) ainsi que celle d’Addis-Abeba, le 27 septembre 2012 avec le Soudan du Sud.

32. Elle exprimé son soutien au Gouvernement soudanais dans sa volonté de consolider la paix et la sécurité et l’encourage à poursuivre le dialogue dans le cadre notamment du Panel de haut niveau en vue de parvenir à un Accord définitif avec le Soudan du Sud.

• Sur le Mali

33. La Conférence se félicite des efforts diplomatiques des pays membres de la CEN-SAD et de l’ensemble de la Communauté internationale qui ont permis l’adoption des résolutions 2071 et 2085 du Conseil de Sécurité des Nations Unies ayant jeté les bases d’une intervention internationale au Mali en vue d’aider à la résolution de la crise politique et sécuritaire dans ce pays.

34. La Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement salue l’intervention des forces armées françaises qui ont stoppé l’avancée des groupes terroristes vers le sud du Mali et créé les conditions d’une reconquête des territoires occupés. A cet à égard elle rend un vibrant hommage au Président François Hollande et au Gouvernement Français.

35. Elle condamne l’occupation du territoire malien par des groupes armés et exprime son rejet total de toutes actions visant à remettre en cause l’intégrité territoriale et l’unité nationale du Mali.

36. La Conférence exprime ses remerciements aux pays membres ci-après qui contribuent à la force d’intervention au Mali : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Libéria, Niger, Nigeria, Sénégal, Tchad, Togo. Elle exprime également ses remerciements aux Etats qui ont décidé de soutenir financièrement le Mali à l’occasion de la Conférence des Donateurs tenue le 29 janvier 2013 à Addis-Abeba.

37. La Conférence approuve l’allocation par le Secrétariat Général de la CEN-SAD d’un montant de 500 millions de FCFA à la MISMA.

37. La Conférence exhorte tous les Etats membres de la CEN-SAD à continuer leur appui actif et multiforme au processus politique, diplomatique et militaire en cours en vue de parvenir à une stabilisation définitive de la situation au Mali et à la lutte globale contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée dans tout l’espace sahélo-saharien. Elle a salué les efforts salvateurs de Son Excellence Monsieur ALASSANE OUATTARA, Président en exercice de la CEDEAO, Président de la Côte d’Ivoire et de ceux du Médiateur, Son Excellence Monsieur BLAISE COMPAORE, Président du Burkina Faso et du Médiateur associé, Son Excellence Monsieur GOODLUCK JONATHAN, Président de la République Fédérale du Nigeria.

38. La Président en exercice de la CEDEAO, Son Excellence Monsieur ALASSANE OUATTARA, a tenu à exprimer la haute appréciation de la CEDEAO à l’endroit de Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, qui a fait preuve de solidarité en déployant un contingent de plus de 2000 hommes à la MISMA.

39. La Conférence exprime sa haute appréciation à Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad pour la contribution déterminante en troupes à la MISMA.

40. La Conférence a pris bonne note du Plan de M. Romano PRODI pour la sécurité et le développement au Sahel et exhorte les institutions financières

à lui apporter l’appui nécessaire à sa mise en œuvre.

41. La Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de

Gouvernement a adopté une Déclaration Spéciale sur la situation au Mali et demande au Secrétaire Général par intérim de la transmettre à toutes les institutions africaines et internationales pertinentes. Elle instruit le Secrétaire

Général par intérim de suivre et d’appuyer les autres actions en cours. Elle approuve la transformation de la MISMA en mission des Nations Unies avec toutefois le même mandat basé sur le Chapitre VII des Nations Unies et des moyens conséquents.

• Sur la Libye

42. La Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement s’est félicitée du bon déroulement des élections législatives du 7 juillet 2012 ayant conduit à l’installation d’une Assemblée constituante et à la mise en place d’un Gouvernement.

43. Elle exprime son soutien aux autorités libyennes dans leurs efforts pour stabiliser davantage la situation socio-politique notamment en mettant fin au règne des milices et en procédant à la récupération des armes en circulation.

44. La Conférence demande aux autorités libyennes d’entreprendre les démarches nécessaires avec les pays voisins en vue d’une lutte coordonnée contre la circulation illicite des armes qui est porteuse de menace pour la sécurité des pays de la région.

45. Elle demande au Secrétaire Général par intérim, à l’Union Africaine et aux Nations Unies de prendre toutes mesures de soutien nécessaire pour appuyer la Libye dans cette voie.

46. La Conférence lance un appel aux composantes de la société libyenne pour apporter tout leur concours aux efforts des autorités libyennes en vue du retour définitif de la stabilité et de la sécurité sur l’ensemble du territoire.

47. La Conférence salue la tenue à Paris d’une Conférence ministérielle sur la promotion de la démocratie, de la stabilité et du développement en Libye et appelle à un soutien effectif aux conclusions de ses travaux.

• Sur la République Centrafricaine

48. La Conférence salue la signature, sous l’égide de la CEEAC, de l’Accord de cessez-le-feu et de l’Accord politique sur la résolution de la crise politico-sécuritaire, signés à Libreville le 11 janvier 2013 entre le Gouvernement Centrafricain et les mouvements armés et appelle les parties prenantes à mettre en œuvre toutes les dispositions dudit Accord.

49. La Conférence exprime son rejet de toute velléité de prise de pouvoir par les armes et exhorte les acteurs politiques centrafricains à inscrire leurs actions dans le cadre d’une solution politique négociée en vue de résoudre toutes revendications politiques ou catégorielles.

50. La Conférence se félicite de la prompte décision du Président en exercice de la CEEAC, Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, par l’envoi de forces d’interposition ayant permis de créer les conditions d’un dialogue.

51. La Conférence encourage les parties prenantes à mettre en œuvre les dispositions des accords de Libreville en vue du retour définitif de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans ce pays.

52. La Conférence invite les Etats membres et les partenaires multilatéraux et bilatéraux à apporter assistance et appui au Gouvernement d’Union Nationale pour le cantonnement des troupes rebelles, la préparation et la tenue effective des élections.

53. Elle exprime son soutien à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de Centrale (CEEAC) et demande au Secrétaire Général par intérim de la CEN-SAD d’appuyer la CEEAC dans le cadre du suivi de la mise en œuvre desdits accords.

54. La Conférence a relevé l’intime relation entre la sécurité et le développement et a appelé à la poursuite des efforts internationaux et régionaux pour prévenir, gérer, et régler les crises et conflits, développer la concorde, la fraternité et le bon voisinage constructifs.

55. La Conférence souligne, à cet égard, la nécessité que la Communauté

œuvre à élaborer et mettre en application des programmes de soutien aux pays membres notamment dans le domaine de la lutte contre l’insécurité alimentaire, la promotion des infrastructures de communication, la promotion du commerce intercommunautaire et la lutte contre la désertification.

56. A cet égard, la Conférence réitère sa demande aux organes dirigeants de la BSIC de prendre les décisions nécessaires pour permettre à la banque d’intervenir davantage dans le domaine de la promotion du développement

économique, social et culturel dans les Etats membres.

• Au titre des questions internationales

57. La Session extraordinaire de la Conférence a examiné des questions internationales notamment l’impact des changements climatiques, la crise financière internationale et les relations entre la Communauté et les autres entités notamment l’Union Africaine, les sept autres Communautés

Economiques Régionales et les partenaires stratégiques multilatéraux.

58. A cet égard, la Conférence appelle les Etats membres à renforcer leur coopération dans l’esprit et la lettre du Traité d’Abuja du 3 juin 1991 et à harmoniser leurs positions dans les grands foras internationaux pour faire prévaloir leurs intérêts en particulier et ceux de l’Afrique en général.

59. Elle a prescrit au Secrétariat Général de veiller à travailler en parfaite intelligence, dans un esprit de complémentarité et de subsidiarité, avec l’Union Africaine, les autres Communautés Economiques Régionales et organisations d’intégration.

60. La Conférence demande également au Secrétariat Général de la CEN-SAD de se concerter avec les instances de décision de l’Union du Maghreb

Arabe, de la CEDEAO et de la CEEAC aux fins d’identifier les actions pour rapprocher davantage les quatre Communautés Economiques Régionales qui travaillent dans la même aire géographique. A cet effet, elle demande à la Commission de l’Union Africaine et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique d’apporter tout l’appui technique et institutionnel à cette démarche.

61. La Conférence exprime son soutien à la candidature de Monsieur RACHAD FARAH, Ambassadeur de Djibouti en France au poste de Directeur Général de l’UNESCO et invite tous les Etats membres de la CEN-SAD à la soutenir activement en temps utile.

62. La Conférence a également exprimé son soutien à la candidature du Tchad pour siéger au Conseil de Sécurité des Nations Unies en qualité de membre non permanent cela au titre des régions Afrique Centrale – Afrique du Nord. Elle a également exprimé sa disponibilité à soutenir le candidat désigné par les instances de la CEDEAO.

• Au titre des questions administratives

63. La Conférence a pris note du rapport présenté par le Secrétaire Général par intérim et a salué les efforts fournis pour maintenir l’institution dans son rôle et ses missions de Communauté Economique Régionale.

64. La Conférence salue l’engagement du Gouvernement libyen et lui demande de continuer à assister le Secrétariat Général afin de lui permettre de retrouver la plénitude de ses moyens matériels et humains.

• Dates et Lieu de la 13ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement de la CEN-SAD

65. La Conférence a accueilli favorablement l’offre du Royaume du Maroc d’abriter sa 13ème Session ordinaire. Elle demande au Secrétariat Général d’en convenir des dates avec les autorités du Royaume du Maroc.

66. La Conférence a également examiné l’offre de la Tunisie d’abriter sa 14ème

Session ordinaire. Elle a pris bonne note de cette offre.

67. Avant la cérémonie de clôture les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement et les Chefs de délégation ont procédé à la signature du Traité révisé adopté à l’occasion de la présente session. La Conférence demande à tous les Etats membres de prendre les dispositions nécessaires pour la signature et la ratification dudit traité révisé dans les meilleurs délais.

68. Le Président en exercice de la CEN-SAD, Son Excellence Monsieur

IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad a prononcé une importante allocution de clôture dans laquelle, en substance, il a rassuré ses homologues de son engagement à veiller à la revitalisation de la Communauté et à une mise en œuvre scrupuleuse de tout ce qui a été retenu pendant la Session extraordinaire de N’Djamena.

69. Les Chefs d’Etat et/ou de Gouvernement ont, à cette occasion, et par la voix du Président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur BONY YAHI, adressé une motion de remerciements et de haute appréciation à Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO,

Président de la République Tchad, Chef de l’Etat, Président en exercice de la Conférence.

Fait à N’Djamena, le 16 février 2013

La Conférence

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L’Union européenne octroie plus de 6,2 milliards d’ariary (2.100.000 euros) pour accompagner le processus électoral à Madagascar

ANTANANARIVO, Madagascar, 21 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Dans le cadre de son engagement à accompagner le processus de sortie de crise à Madagascar, à travers l’organisation d’élections crédibles, transparentes et pacifiques, l’Union européenne a mobilisé plus de 6,2 milliards d’ariary (2.100.000 euros) du Fonds européen de Développement (FED) pour un Projet d’Appui à la Crédibilité et à la Transparence des Elections dénommé PACTE.

Ce projet s’inscrit dans la contribution de 15 millions d’euros du FED approuvée par l’Union européenne fin 2012 pour appuyer le processus électoral à Madagascar.

Le projet vise à soutenir des actions de renforcement des capacités des parties prenantes au processus électoral, dont les organisations de la société civile, les médias, les avocats, les partis politiques, les candidats aux élections et la Commission Electorale Nationale Indépendante de la Transition (CENIT). Ce renforcement contribuera à une observation plus professionnelle, méthodique et non partisane à toutes les phases du processus électoral.

Le projet favorisera une gestion du contentieux électoral efficace de manière à réduire le potentiel de conflit électoral. Enfin, il contribuera à soutenir la réforme du cadre électoral dans la période post-électorale.

Le projet PACTE appuie la participation inclusive et informée de la société civile dans la sensibilisation et l’éducation électorales.

Il a une durée de 18 mois et il sera mis en œuvre par le Centre européen d’appui électoral (ECES), en partenariat avec les ONG suivantes : Electoral Institute for Sustainable democracy in Africa (EISA); Electoral Reform International Services (ERIS); Académie RFI-F24-MC; Osservatorio di Pavia; et KMF-CNOE.

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Enlèvement de ressortissants français au Cameroun

PARIS, France, 21 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Q&R- Extrait du point de presse – 20 février 2013

Q : Des groupes du nord du Mali comme le Mujao ont menacé de frapper le coeur de la France. Diriez vous que l’enlèvement des sept Français dans le Nord du Cameroun n’a pas de lien avec l’intervention française au Mali ?

Pouvez-vous nous préciser les identités des sept otages ?

R : L’enlèvement de nos compatriotes, survenu le 19 février au Cameroun, constitue une nouvelle preuve de la réalité de la menace terroriste, qui préexistait à l’intervention française au Mali. Elle confirme à nouveau la nécessité de ne pas laisser le Sahel devenir un sanctuaire pour ces groupes.

Comme le ministre des Affaires étrangères l’a rappelé le 19 février, la lutte contre les terroristes reste une nécessité absolue pour la communauté internationale. Ces derniers représentent en effet une menace non seulement pour le Mali, mais pour l’ensemble de l’Afrique, comme en témoignent les nombreuses ramifications qui se sont établies entre les groupes implantés dans la région.

S’agissant de votre seconde question, le ministère des Affaires étrangères ne communique pas ce type d’informations, pour des raisons de confidentialité et par respect pour l’intimité des familles dans des circonstances particulièrement éprouvantes.

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Soudan du Sud : la violence fait des milliers de nouvelles victimes

GENEVE, Suisse, 21 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Ces trois derniers mois, la violence au Soudan du Sud a fait des morts et des blessés, et provoqué de nouveaux déplacements de civils. Le CICR a déployé une équipe chirurgicale dans les États du Jonglei et du Bahr el-Ghazal occidental. Ailleurs dans le pays, il a distribué des secours à des milliers de personnes et s’est efforcé de faciliter l’accès des déplacés à l’eau potable.

À la suite d’une attaque menée par des voleurs de bétail le 8 février dans une région reculée de l’État du Jonglei, de nombreux blessés, des civils pour la plupart, ont trouvé refuge à Walgak, un village du comté d’Akobo. Certains souffraient de graves blessures par arme à feu, ce qui excluait d’emblée leur transfert vers un hôpital. Aussi le CICR a-t-il envoyé sur place son équipe chirurgicale mobile, basée en temps normal à l’hôpital universitaire de Malakal.

« Quel que soit leur camp, les blessés ont le droit d’être soignés. Au Soudan du Sud, le CICR soutient les structures médicales qui prennent en charge des blessés, soit en leur fournissant du matériel médical soit en mettant une équipe chirurgicale à leur disposition », indique le docteur Cleto Chashi, responsable des programmes de santé du CICR dans le pays. « Arrivée à Walgak 24 heures après avoir été avisée, notre équipe a opéré 16 blessés en urgence. » Quatre des patients pris en charge ont ensuite été évacués vers l’hôpital chirurgical de Malakal pour y subir d’autres interventions et recevoir des soins postopératoires.

Le CICR étudie en outre d’autres moyens de renforcer son assistance humanitaire dans l’État du Jonglei, où les affrontements armés continuent de bouleverser la vie de la population civile. En novembre, il a organisé une formation au droit international humanitaire de deux jours. Axée sur la responsabilité de commandement en matière de planification et de conduite des opérations militaires, elle a réuni des officiers sud-soudanais de haut rang en poste dans la ville de Pibor. Par ailleurs, la Croix-Rouge du Soudan du Sud s’est dotée d’une équipe d’intervention d’urgence basée à Pibor. Constituée de volontaires de la Croix-Rouge formés par le CICR aux premiers secours, elle est désormais prête à faire face à toute situation d’urgence qui pourrait se présenter dans la région.

Assistance aux victimes des troubles à Wau

L’équipe chirurgicale du CICR s’est également rendue à Wau, dans l’État du Bahr el-Ghazal occidental, pour y opérer des personnes blessées au cours des graves troubles dont la ville a été le théâtre plusieurs jours durant à la mi-décembre. Parallèlement, la Croix-Rouge du Soudan du Sud a distribué une assistance sous forme d’ustensiles de cuisine, de bâches et de couvertures à plus de 1 500 personnes dont les habitations et les biens avaient été détruits lors des troubles, tandis que des volontaires de la Société nationale aidaient à récupérer les blessés nécessitant des soins. Enfin, le CICR a fourni des vivres et d’autres biens de première nécessité pour les familles les plus vulnérables.

Bâches, moustiquaires et eau potable pour les déplacés à Jaac

La violence armée qui s’est déchaînée pendant les mois de novembre et de décembre 2012 dans des régions situées le long de la frontière entre le Bahr el-Ghazal du Nord (Soudan du Sud) et le Darfour Sud (Soudan) a forcé des milliers de personnes à fuir leurs villages pour se réfugier dans les comtés sud-soudanais d’Aweil North et d’Aweil East. Beaucoup de familles ont trouvé des abris de fortune dans la ville de Jaac (comté d’Aweil North).

« Les combats dans la région ont amené des familles à s’enfuir vers Jaac lors de trois vagues successives, ces 12 derniers mois. Ces personnes connaissent souvent des conditions de vie extrêmement rudes. Nombre d’entre elles ont tout laissé derrière elles au moment de fuir leurs villages et ont eu beaucoup de peine à trouver un abri. Des nouveaux arrivés nous racontent qu’ils survivent en mangeant des feuilles et des fruits sauvages », explique Caroline Huinh, chef de la sous-délégation du CICR à Wau. L’afflux de personnes à Jaac met également à rude épreuve les communautés qui les accueillent, leurs ressources étant elles-mêmes limitées. Il y a notamment une sérieuse pénurie d’eau potable. »

Début janvier, le CICR a fourni des bâches, des moustiquaires et d’autres articles ménagers à 6 000 personnes à Jaac. Il a également distribué 110 kits de pêche pour aider les gens à avoir une source de revenus. En avril 2012, le CICR avait distribué dans cette même ville des secours à près de 18 000 personnes. En décembre dernier, des ingénieurs de l’institution y avaient aussi réparé trois pompes à main, afin de remédier en partie à la pénurie d’eau potable dont souffraient les personnes déplacées, mais aussi la communauté d’accueil.

En parallèle, les délégués du CICR continuent à superviser le respect du droit international humanitaire – un ensemble de règles qui visent à limiter les effets des conflits armés – et à rappeler à ceux qui prennent part aux combats l’obligation qui est la leur d’épargner les civils, les blessés et les prisonniers. « Lorsque ces règles ne sont pas observées, les délégués du CICR en réfèrent directement aux responsables de haut rang, qu’ils enjoignent de prendre des mesures pour y remédier », précise encore Mme Huinh Van.

Rétablissement des liens familiaux

Depuis novembre, en étroite coopération avec la Croix-Rouge locale, le CICR a aidé quelque 1 500 personnes dispersées par les heurts à rétablir le contact. Des habitants du royaume de Shilluk (Nil supérieur), qui avaient été déplacés en raison des combats en avril de l’année dernière, ont eu l’occasion d’envoyer des messages écrits à leurs proches, à l’instar de réfugiés congolais et centrafricains installés dans l’État d’Équatoria occidental. Par ailleurs, le CICR a permis à des réfugiés soudanais hébergés dans des camps dans les États de l’Unité et du Nil supérieur d’appeler les leurs au pays grâce à des téléphones satellitaires, contribuant ainsi dans une grande mesure à leur redonner courage.

Le CICR organise également des regroupements familiaux en faveur de personnes vulnérables, en particulier des enfants non accompagnés, séparées de leurs proches. Depuis novembre dernier, le CICR a ainsi permis à 10 enfants de retrouver leur famille au Soudan du Sud. Il a en outre rapatrié 10 autres enfants en République démocratique du Congo et en Ouganda pour qu’ils y soient réunis avec leur famille.

Soins vétérinaires d’urgence dans le comté de Maban

Début décembre, le CICR a vermifugé environ 5 000 têtes de bétail dans le comté de Maban (Nil supérieur), prodiguant aussi d’autres soins au cheptel, après que l’incidence des maladies du bétail et les taux élevés de mortalité ont commencé à avoir de graves effets sur les moyens de subsistance des petits éleveurs. Les animaux ainsi soignés appartenaient à quelque 4 000 propriétaires vivant dans le comté, réfugiés et locaux confondus.

En décembre toujours, le CICR a achevé des travaux de remise en état sur des réseaux de distribution d’eau dans les camps de réfugiés de Yusuf Batil et de Jaman, dans le comté de Maban. Au total, 70 000 personnes ont ainsi pu accéder plus facilement à l’eau potable. Enfin, près de 100 000 réfugiés – soit la population totale des quatre camps du comté – ont reçu des articles ménagers et de toilette afin d’améliorer leur hygiène et les protéger contre les éléments et les maladies.

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EXAMEN DU PROJET DE STRATEGIE MARITIME DE LA CEDEAO

ABUJA, Nigeria, 21 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Des experts indépendants en matière de sécurité maritime ont entamé ce mercredi 20 février 2013 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, un séminaire-atelier destiné à examiner puis valider la Stratégie maritime intégrée (SMI) de la CEDEAO avant son examen ultérieur par les experts intergouvernementaux.

L’ouverture de cette rencontre organisée par la Commission de la CEDEAO en collaboration avec le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA) a été présidée par le ministre délégué ivoirien chargé de la Défense, M. Paul Koffi Koffi, en présence notamment de l’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, M. Phillip Carter III.

Dans son allocution de bienvenue, M. Koffi a relevé, en évoquant les questions d’insécurité en mer, les «soubresauts parfois tragiques» auxquels sont confrontés les Etats d’Afrique de l’Ouest et qui les fragilisent dans leurs efforts pour assurer leur développement économique et leur intégration.

Il s’est félicité de cette initiative de la CEDEAO qui, comme dans leur volonté de règlement de la crise malienne, «amène les Etats de la sous-région à conjuguer leurs efforts pour faire face aux défis qui les interpellent», défis parmi lesquels la piraterie et les autres activités illicites commises en mer qui se développent de plus en plus et menacent gravement l’Afrique de l’Ouest et le golfe de Guinée.

Prenant à son tour la parole, l’ambassadeur américain a lui aussi insisté sur l’importance de cette rencontre pour les Etats membres de la CEDEAO, soulignant que «les océans d’Afrique sont une source cruciale pour la subsistance et la sécurité alimentaire, une plateforme pour le commerce, y compris pour les pays enclavés, mais peuvent également s’avérer être des théâtres de conflits et des zones où des réseaux du crime organisé peuvent opérer en toute impunité».

Pour M. Carter, il s’agira, au cours de cet atelier d’experts, d’apporter des réponses aux menaces de plus en plus croissantes en matière de sécurité maritime en Afrique de l’Ouest ainsi que le soutien des Etats-Unis aux efforts des pays africains pour les aider à faire face à ces défis.

«La tâche qui vous attend est ardue, mais vous ne serez pas seuls. En plus de la collaboration entre les 15 Etats membres de la CEDEAO, les Etats-Unis et nos partenaires continueront de soutenir vos efforts», a dit le diplomate, donnant comme preuve de cet engagement l’implication dans les travaux du Commandement militaire américain en Afrique (Africom) et du Centre (américain) d’études stratégiques de l’Afrique (CESA).

Auparavant, le lt-col. Abdourahmane Dieng, chef de la division Sécurité régionale de la Commission de la CEDEAO, avait, au nom du président de l’institution, M. Kadré Désiré Ouédraogo, situé les enjeux de cette rencontre destinée à examiner puis valider la Stratégie maritime intégrée de l’organisation sous-régionale.

Il a expliqué que les Etats membres de la CEDEAO sont confrontés à des défis de plus en plus importants et qui ont noms surexploitation des ressources halieutiques, dégradation de l’environnement marin, piraterie, vols à main armée, contrebande, migrations illégales et diverses formes de trafic, etc.

Un tel contexte, a ajouté le lt-col. Dieng, a fini par se traduire en véritable manque de sécurité et de sûreté de la navigation maritime dans les eaux de la CEDEAO. Le manque de sécurité en particulier a eu des «effets dévastateurs dans les économies nationales de certains Etats» tels que le Bénin du fait de la piraterie et des activités criminelles commises en mer, alors même que les institutions d’un Etat comme la Guinée-Bissau étaient progressivement détruites du fait de la drogue importée par voie maritime’

Cette situation à amené le président du Bénin à saisir les Nations unies pour que la Communauté internationale lui apporte son soutien afin de faire face aux multiples périls qui menaçaient la côte occidentale de l’Afrique, a-t-il rappelé. L’initiative aboutira à l’adoption, notamment en 2012, de la résolution 2039 qui marque un tournant dans le cadre de la coopération entre la CEDEAO et la CEEAC (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) en matière de lutte contre la piraterie et les activités illicites commises en mer.

C’est dans ce cadre que les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont donné mandat à la Commission d’élaborer une Stratégie maritime intégrée et de la soumettre à son approbation. En exécution de ce mandat, une étude a été commise pour le développement d’un projet de stratégie dont la première mouture, objet du présent examen à Abidjan, a été développée par l’Institut d’études de sécurité (IES).

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