L’Union africaine se felicite de la mission ministerielle de l’IGAD au Soudan du Sud

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 19 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, continue de suivre de près l’évolution de la situation au Soudan du Sud.

La Présidente de la Commission voudrait féliciter le Premier ministre Hailemariam Desalegn d’Ethiopie, en sa double qualité de Président de l’Autorité intergouvernementale pour le Développement (IGAD) et de Président de l’Union, pour son initiative opportune de dépêcher à Juba une délégation ministérielle, comprenant des ministres et autres hauts responsables d’Ethiopie, de Djibouti, du Kenya, de Somalie, du Soudan et d’Ouganda, ainsi que le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA.

Il convient de rappeler que, lors de sa 409ème réunion tenue, hier, 18 décembre 2013, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a encouragé les efforts régionaux et internationaux visant à contribuer à dissiper la tension actuelle et aider les parties sud-soudanaises à trouver une solution politique pacifique à la crise.

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Sud-Soudan / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 19 décembre 2013

PARIS, France, 19 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 19 décembre 2013

Q – Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont commencé à évacuer leurs ressortissants du Sud-Soudan. La France envisage-t-elle d’évacuer ses 160 ressortissants ?

Comment analysez-vous la situation dans ce pays ? craignez-vous que les affrontements dégénèrent en guerre civile ?

R – Nous sommes préoccupés par la poursuite des combats à Bor et dans l’Etat de Jonglei, à la suite des violents affrontements survenus à Djouba du 15 au 17 décembre. Selon un dernier bilan, ces affrontements auraient causé la mort de 500 personnes et fait près de 800 blessés à Djouba, dont de nombreux civils.

Nous appelons les parties à cesser immédiatement les hostilités et à engager au plus vite un dialogue afin de mettre un terme aux violences. La France soutient les efforts diplomatiques mis en oeuvre par l’Autorité intergouvernementale pour le développement, organisation régionale réunissant des pays de la Corne de l’Afrique.

S’agissant de nos compatriotes dans le pays (environ soixante actuellement), nous leur avons recommandé d’emprunter les vols disponibles pour quitter temporairement le Soudan du Sud. Plusieurs vols partiront de Djouba aujourd’hui et demain et devraient permettre à tous les Français qui le souhaitent de quitter la capitale. Notre ambassade est mobilisée et est en contact permanent avec nos compatriotes, qui sont informés en temps réel de l’évolution de la situation et des consignes de sécurité à respecter.

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RCA – Transfert à l’Union africaine de l’autorité sur la MISCA (19 décembre 2013)

PARIS, France, 19 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 19 décembre 2013

La France salue le transfert aujourd’hui à l’Union africaine de l’autorité sur la mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). Ce transfert intervient en application des décisions du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et du conseil de sécurité des Nations unies.

La France rend hommage à l’action déterminante de la Communauté économique des États d’Afrique centrale et de ses membres en faveur du rétablissement de la sécurité et de l’Etat de droit en RCA. Les forces françaises apportent un soutien pour permettre le plein déploiement de la MISCA.

Nous saluons la volonté de l’Union africaine de poursuivre le travail engagé et soutenons l’ensemble de ses efforts en faveur de la paix sur le continent.

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Le projet PASS de Western Union franchit la barre des 250 000 passes.

LONDRES, Royaume-Uni, 19 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — The Western Union Company ((http://http://www.westernunion.com/)) (NYSE :WU), un des leaders des services de paiements internationaux et Partenaire mondial de l’Europa League UEFA, a annoncé aujourd’hui que, alors que la phase de poules de la compétition s’achève pour cette saison, plus de 250 000 passes réussies ont été faites depuis le lancement de ce projet PASS il y a trois saisons, en septembre 2012.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/western-union.jpg

Avec le projet PASS, Western Union et la Western Union Foundation, en coopération avec l’UNICEF, transforment chaque passe réussie dans l’Europa League UEFA en des fonds pour un meilleur enseignement, en se servant du pouvoir du football pour aider les enfants vulnérables à travers le monde.

À la fin de la dernière saison, le fonds PASS cumulait 178 231 passes, un chiffre qui est à présent passé à 282 568 depuis la saison 2013/14 qui a commencé le 19 septembre 2013.

Les 5 meilleurs clubs/joueurs en matière de passes dans l’Europa League UEFA pour la saison 2013/14 sont à ce jour 1 :

Meilleures équipes pour les passes

1. Tottenham Hotspur FC (3 673)

2. Swansea City AFC (3 269)

3. AZ Alkmaar (2 663)

4. Valencia CF (2 651)

5. PSV Eindhoven (2 532)

Meilleurs joueurs pour les passes

1. Mousa Dembélé, Tottenham Hotspur FC (451)

2. Jeffrey Gouweleeuw, AZ Alkmaar (352)

3. Thanos Petsos, SK Rapid Wien (346)

4. Alexandros Tziolis, PAOK FC (340)

5. Jan Wuytens, AZ Alkmaar (337)

En septembre, Western Union a annoncé que la Jamaïque, le Nigeria et la Turquie étaient les premiers pays à recevoir les fonds levés par le projet PASS. En Jamaïque, PASS soutient les programmes de l’UNICEF visant à atteindre de hauts niveaux d’assiduité, de rétention, d’arithmétique et d’alphabétisation chez les élèves du secondaire, et plus particulièrement chez les garçons adolescents. Au Nigeria, Western Union aide à augmenter le nombre d’enseignantes qualifiées et par conséquent, les effectifs d’élèves filles, contribuant ainsi aux efforts de l’UNICEF pour répondre aux besoins du pays de 1,3 million de professeurs qualifiés supplémentaires2 dans le pays. En Turquie, les fonds levés par le projet PASS sont utilisés pour assurer que les enfants issus de milieux défavorisés et de minorités ethniques ont accès à un enseignement secondaire de qualité, en mettant l’accent sur les zones rurales et à faibles revenus, où seulement 30 % des enfants fréquentent un établissement d’enseignement secondaire.

Dans le cadre du partenariat de trois ans entre Western Union et l’UNICEF, le Brésil sera un futur bénéficiaire des fonds du projet PASS.

L’international brésilien et milieu de terrain de Tottenham Hotspur Sandro Raniere a déclaré : « Le programme PASS de Western Union signifie beaucoup pour moi parce que nous pouvons aider les enfants à aller à l’école, et les enfants du Brésil ont besoin de cette aide, car certains d’entre eux sont très pauvres. »

« Cela compte beaucoup pour moi, parce que je viens du Brésil et qu’ainsi je peux aider des enfants de mon pays et du monde entier. Je suis heureux d’être sur le terrain pour faire mon travail et aider des gens à travers le monde. Tottenham est la meilleure équipe en ce qui concerne les passes cette saison, et c’est incroyable : je me sens bien, j’aide des gens, c’est fabuleux. »

Patrick Gaston, président de la Western Union Foundation, commente : « Depuis le début du projet PASS en septembre 2012, nous avons bénéficié d’un incroyable niveau de soutien des joueurs, des supporters et des clients, qui a été décisif pour nous permettre non seulement d’utiliser le pouvoir et la portée du football pour sensibiliser le public aux difficultés de l’enseignement au niveau mondial, mais aussi de commencer à vraiment changer la vie des jeunes et de leurs communautés. PASS est un élément essentiel de la campagne Education for Better de Western Union pour l’enseignement secondaire et professionnel, et c’est fantastique de voir les effets positifs que les fonds levés par ce projet apportent dans les pays qui en ont le plus besoin. »

Statistiques des passes Europa League UEFA fournies par Opta

Déclaration du Secrétaire général de la Commission nationale nigériane pour les établissements d’enseignement, le Prof. Muhammed Junaid, rapportée par l’ Agence de presse du Nigeria, septembre 2012

Distribué par APO (African Press Organization) pour Western Union.

À propos de Western Union

The Western Union Company (NYSE : WU) est un leader des services de paiements internationaux. Avec ses services de paiement Vigo, Orlandi Valuta, Pago Facil et Western Union Business Solutions, Western Union fournit aux particuliers et aux entreprises des moyens rapides, fiables et pratiques d’envoyer et de recevoir de l’argent partout dans le monde, d’envoyer des paiements et d’acheter des mandats. Au 30 septembre 2013, les services Western Union, Vigo et Orlandi Valuta étaient proposés dans un réseau total d’environ 515 000 agences réparties dans 200 pays et territoires et environ 115 000 distributeurs automatiques de billets. En 2012, The Western Union Company a réalisé 231 millions de transactions de particulier à particulier à travers le monde, transférant 79 milliards de dollars entre particuliers, et 432 millions de paiements entre professionnels. Pour plus d’informations, consultez www.westernunion.com.

À propos de The Western Union Foundation

The Western Union Foundation a pour vocation de créer un monde meilleur, où la réalisation des rêves au travers d’opportunités économiques n’est pas simplement un privilège réservé à une élite mais un droit pour tous. À travers son programme phare, Education for Better, et avec le soutien de The Western Union Company, de ses employés, agents et partenaires commerciaux, The Western Union Foundation travaille pour concrétiser cette vision en soutenant les initiatives liées à l’éducation et l’aide en cas de catastrophe, en tant que voie vers un avenir meilleur. Nos différents efforts d’entrepreneuriat social améliorent la vie d’individus, de familles et de communautés à travers le monde. Depuis sa création, The Western Union Foundation a offert plus de 91,2 millions de dollars en bourses et autres, octroyées à plus de 2 682 ONG dans plus de 133 pays et territoires. The Western Union Foundation est une association caritative reconnue aux États-Unis au titre du §501(c)(3). Pour en savoir plus, consultez www.westernunionfoundation.org.

À propos du parrainage de l’Europa League UEFA par Western Union

En juillet 2012, Western Union a annoncé la signature d’un contrat de trois ans pour devenir le nouveau Partenaire mondial et Sponsor principal de l’Europa League UEFA. Ce parrainage de la plus grande compétition inter-clubs au monde, qui réunit 193 équipes de football professionnelles de 53 pays, offre à Western Union une visibilité exceptionnelle au niveau mondial, la compétition étant diffusée dans plus de 200 pays et territoires, et bénéficiant d’un taux d’audience en direct de 634 millions de téléspectateurs par saison. Cela permettra à Western Union, grâce à son vaste réseau d’environ 515 000 agences réparties dans plus de 200 pays et territoires, d’impliquer ses clients et ses agents dans l’enthousiasme provoqué par l’Europa League UEFA. Ce contrat permet également de fournir des contenus vidéos, numériques et de réseaux sociaux, et l’utilisation des atouts de la marque Europa League UEFA. Ce partenariat durera jusqu’à la finale de l’Europa League UEFA de 2015.

Contact Western Union pour les médias :

Simon Kleine

Vice-président, communications institutionnelles

Tél. : +44 (0)7725 206 640

E-mail : Simon.Kleine@westernunion.com

Claire Treacy

Senior Manager, communications institutionnelles

Tél. : +44 (0)7808 243 380

E-mail : Claire.Treacy@westernunion.com

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RCA – Déplacement à Bruxelles de M. Pascal Canfin (18 décembre 2013)

PARIS, France, 19 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 19 décembre 2013

M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, s’est rendu hier à Bruxelles à l’invitation de Mme Kristalina Georgieva, commissaire européenne à l’action humanitaire, pour une réunion sur la situation humanitaire en République centrafricaine. M. Canfin s’est notamment entretenu avec Mme Valérie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée de l’action humanitaire et de la coordination des secours d’urgence, Mme Etharin Cousin, directrice exécutive du Programme alimentaire mondial, et M. António Guterres, haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés.

A l’initiative de la France, l’Union européenne s’est mobilisée et a décidé de mettre en place une aide humanitaire d’un montant de 20 millions d’euros.

En 2013, la France a alloué à la RCA 3,6 millions d’euros d’aide humanitaire, notamment pour des programmes d’aide alimentaire et d’aide d’urgence (aide médicale, prise en charge des enfants en difficulté, eau, hygiène et assainissement, soutien aux déplacés internes et aux réfugiés). En 2014, la France poursuivra ses efforts. 10 millions d’euros sont prévus afin de financer des projets visant à relancer l’économie locale et à rétablir le fonctionnement des services aux populations. Le ministère des affaires étrangères soutiendra également des projets impliquant la société civile et favorisant la réconciliation nationale.

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Maroc*: Des efforts plus vigoureux nécessaires pour reléguer les risques de détention arbitraire au passe

GENEVE, Suisse, 19 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a demandé au Gouvernement du Maroc d’assurer la mise en œuvre des récents développements positifs et de procéder sans retard à l’examen de son cadre législatif pénal afin de le mettre en conformité avec les normes internationales des droits de l’homme.

« La Loi anti-terroriste, adoptée à la suite des attentats de Casablanca de 2003 qui est toujours on vigueur, est le cadre légal de nombreuses violations des droits de l’homme », a déclaré le President-rapporteur du Groupe de travail, M. Mads Andenas (de la Norvège)**, à la fin d’une visite officielle de dix jours. Il a ajouté que « cette loi doit être modifiée pour rendre les incriminations plus précises, réduire les délais de garde à vue et instituer une procédure qui garantit un procès équitable ».

Un autre sujet de préoccupation pour le Groupe de travail est l’importance considérable donnée aux aveux dans les procès-verbaux d’enquêtes préliminaires. « Le Groupe de travail a été informé à travers de ses entretiens avec des détenues que des aveux obtenus sous l’effet de la torture constituent dans la plupart des cas le fondement des condamnations », a indiqué M. El Hadji Malick Sow (du Sénégal), membre du Groupe.

En référence à la jurisprudence du Groupe de travail, il a réitéré que « les aveux faits sans la présence d’un avocat et en l’absence de toute garantie juridique ne peuvent pas être admissibles comme moyen de preuve dans une procédure pénale, surtout si les aveux ont été obtenus pendant la période de garde à vue ».

Autres sujets de préoccupation pour le Groupe de travail comprennent: l’accès limité à un avocat; le recours systématique à la détention provisoire; la détention des migrants et des demandeurs d’asile, des mineurs en conflit avec la loi; et les irrégularités dans les registres de garde à vue.

En ce qui concerne la justice militaire, M. Roberto Garretón (du Chili), a souligné la préoccupation du Groupe « par la compétence très large accordée au tribunal militaire permanent, lequel peut juger des civils dans certaines circonstances ». A cet égard, M. Garretón a déclaré que « la compétence du tribunal militaire devrait se limiter uniquement à juger des militaires et pour des délits exclusivement militaires ».

La délégation du Groupe a visité 12 centres de privation de liberté à Rabat, Casablanca, Salé, Tanger, et à Laâyoune. Lors de sa visite, le Groupe de travail a rencontré les autorités concernées des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Le Groupe a également rencontré des représentants de l’institution nationale des droits de l’homme, de la société civile et des agences des Nations Unies.

Le rapport final de la visite sera présenté au Conseil des droits de l’homme en septembre 2014.

(*) Le Groupe de travail s’est rendu à Laâyoune, Sahara occidental, les 15 et 16 décembre 2013. Il s’y est rendu en tant que titulaire de mandat indépendant et sa visite ne doit pas être interprétée comme l’expression d’une quelconque opinion politique concernant le statut actuel ou futur du territoire non autonome du Sahara occidental. Le droit à l’autodétermination s’applique au territoire en vertu des principes énoncés dans les résolutions 1514 (XV) et 1541 (XV) de l’Assemblée générale.

(**) Pour consulter la version complète du communiqué de fin de mission, veuillez cliquer sur: http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=14121&LangID=F

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409ème réunion du conseil de paix et de sécurité sur le thème « la promotion de la paix et la de la réconciliation en Afrique »

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 19 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 409ème réunion tenue, le 18 décembre 2013, consacrée à une séance publique sur le thème « la promotion de la paix et la de la réconciliation en Afrique», dans le cadre de la commémoration du 10ème anniversaire de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA), a pris la décision ci-après:

Le Conseil,

Prend note de la communication faite par la Commission sur la note de cadrage sur ??la promotion de la paix et de la réconciliation en Afrique, et a noté que, malgré les efforts considérables déployés dans le cadre de l’APSA en faveur de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits, l’Afrique continue encore de faire face au fléau des conflits violents;

Souligne la nécessité d’accélérer la pleine opérationnalisation de l’APSA, afin de créer les conditions nécessaires à une prévention efficace des conflits et à la promotion d’une paix durable et de la réconciliation sur le continent;

Rappelle la Déclaration de Tripoli sur l’élimination des conflits en Afrique et la promotion durable de la paix (SP/ASSEMBLY /PS/DECL.(I)), adoptée par la Session spéciale de la Conférence de l’Union, tenue à Tripoli, le 31 août 2009, ainsi que la Déclaration de Lomé sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement, la Charte africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance, la Déclaration solennelle de la Conférence (Assembly/AU/5/XXI), adoptée le 26 mai 2013, et le communiqué PSC/MIN/ COMM (CCCLXXXIII) de sa 383ème réunion, tenue, au niveau ministériel, à Alger, le 29 juin 2013, sur le thème « réconciliation nationale: facteur crucial pour la sécurité, la stabilité et le développement en Afrique »;

Appelle tous les États membres à ratifier, intégrer dans leur droit national et mettre en œuvre efficacement les dispositions de l’APSA et de l’Architecture africaine de gouvernance (AGA). À cet égard, le Conseil a reconnu la nécessité pour les États membres de consolider la gouvernance démocratique, afin de contribuer à renforcer la cohésion nationale, la paix sociale, l’ordre et le développement;

Appelle également à la finalisation rapide du Cadre de l’UA pour la Prévention des conflits, qui comprendra en outre une Stratégie pour la réconciliation nationale et son mécanisme de mise en œuvre;

Demande à la Commission et aux Communautés économiques régionales (CER)/ Mécanismes régionaux pour la prévention, la gestion et la résolution des conflits, ainsi qu’à tous les autres acteurs, y compris la société civile, de renforcer leurs capacités afin d’apporter une assistance technique efficace aux processus de réconciliation nationale;

Souligne la nécessité de veiller à ce que le processus devant conduire à la réconciliation nationale comprenne, entre autres:

(i) une forte volonté politique et la bonne foi des parties concernées, ainsi que l’inclusivité,

(ii) une vision d’une paix durable pour les générations présentes et futures et le traitement des facteurs à la source de conflits et qui ont causé d’indicibles souffrances,

(iii) l’adhésion aux principes du dialogue, de la tolérance mutuelle, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale,

(iv) l’usage, de façon appropriée, des mécanismes traditionnels existants de règlement de conflits et de promotion de la réconciliation, prenant compte les obligations et engagements des Etats membres aux termes des différents instruments africains et internationaux sur la démocratie, les droits de l’homme, la gouvernance et l’état de droit,

(v) un caractère global, grâce à la combinaison judicieuse de mesures de reconnaissance de la vérité, de repentance, de justice, d’apaisement, de pardon, de solidarité, de réparations, de réinsertion et de développement socio-économique, et

(vi) la création de mécanismes de mise en œuvre et de suivi fiables pour mener dans les meilleures conditions les différents volets de la réconciliation;

Souligne l’impératif d’identifier et de traiter efficacement les causes profondes des conflits, afin d’éviter la rechute dans la violence;

Recommande à la Conférence de l’Union d’envisager de déclarer les années 2014-2024, Décennie de la réconciliation en Afrique, en vue de consolider la paix et la stabilité et promouvoir le développement durable sur le continent;

Rend un hommage exceptionnel à feu le Président Nelson Mandela pour sa contribution vivante à la démocratie, à la réconciliation nationale et à la paix non seulement en Afrique du Sud, mais également en Afrique et dans le monde.

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La campagne antiacridienne porte ses fruits à Madagascar / Les opérations de lutte font reculer la menace de la faim

ROME, Italie, 19 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Les opérations de lutte se poursuivent à Madagascar contre une invasion du criquet migrateur malgache, un insecte vorace qui menace les cultures de riz et de maïs et, partant, la sécurité alimentaire et les moyens d’existence de millions de personnes.

Préparé conjointement par la FAO et le Gouvernement malgache, le Programme triennal de réponse à l’invasion acridienne est mis en œuvre et coordonné par la FAO en concertation étroite avec le Gouvernement. Il repose sur la réalisation de trois campagnes antiacridiennes successives, la dernière prenant fin en 2016.

«Nous utilisons des hélicoptères et des véhicules pour les opérations de prospection et de lutte», indiquait Said Lagnaoui, Coordonnateur de la campagne acridienne pour la FAO. «Nous utilisons différents pesticides choisis parmi ceux qui ont le moins d’impact négatif sur l’environnement».

Ces pesticides sont homologués à Madagascar pour la lutte antiacridienne et sont référencés dans le rapport du Groupe consultatif sur les pesticides de la FAO. On prévoit aussi d’utiliser un biopesticide formulé à partir d’un champignon entomopathogène spécifique des acridiens dans les zones sensibles.

Le 30 novembre, moins d’un mois après le début des opérations de lutte, bandes larvaires et groupes d’ailés avaient été tués sur près de 50 000 hectares.

«Les cultures de maïs et de riz démarrent tout juste et sont menacées. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour prévenir ou minimiser les dégâts», a déclaré M. Lagnaoui.

«Ce programme a pour objectif de garantir la sécurité alimentaire de ces communautés rurales, de ces paysans qui n’ont que ce qu’ils cultivent pour survivre», a-t-il ajouté.

Quatre millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire

L’invasion acridienne, qui a commencé en avril 2012, a provoqué des dégâts aux cultures et dissuadé les paysans des zones touchées de semer. Le sud déjà pauvre de ce pays insulaire de l’océan Indien en particulier a été durement touché.

D’après une mission FAO-PAM conduite en juin/juillet 2013, 4 millions de personnes vivant dans les zones rurales de Madagascar étaient en situation d’insécurité alimentaire après la faible récolte de la saison 2012/2013; il y avait en outre 9,6 millions de personnes à risque d’insécurité alimentaire.

Selon le rapport de cette mission, une telle situation était due à la mauvaise campagne agricole – un déficit de 240 000 tonnes de riz était anticipé pour la campagne de commercialisation de 2013/14 – imputable à une combinaison de facteurs: conditions météorologiques irrégulières l’an dernier, cyclones en début d’année, suivis d’une saison des pluies insuffisante, puis invasion acridienne.

À ce jour, un montant total de 26,3 millions d’USD a été reçu pour le programme antiacridien grâce aux contributions du Gouvernement malgache à travers un prêt de la Banque mondiale, l’Autriche, la Belgique, les États-Unis d’Amérique, le Fonds central d’intervention pour les urgences du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, la France, l’Italie, la Norvège et l’Union européenne.

M. Lagnaoui a indiqué que la première année de la campagne antiacridienne était intégralement financée mais qu’il manquait environ 17,7 millions d’USD pour les deux campagnes antiacridiennes suivantes.

Les fonds couvrent les activités suivantes:

• Les opérations aériennes de prospection et de lutte

• L’amélioration du suivi et des analyses des situations acridiennes

• le renforcement des capacités nationales de lutte antiacridienne

• Le suivi des opérations de lutte et l’atténuation de leur impact sur la santé humaine et l’environnement

• L’évaluation de l’efficacité de chaque campagne antiacridienne et de l’impact des acridiens sur les cultures et les pâturages.

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LA CEDEAO ET L’UA RENFORCENT LA PROTECTION SOCIALE DU SECTEUR INFORMEL ET DES AGRICULTEURS DE LA REGION

ABUJA, Nigeria, 19 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Des experts régionaux ont demandé à la CEDEAO de conduire la mise en œuvre du Plan de protection sociale des travailleurs du secteur informel et des zones rurales (SPIREWORK) par l’officialisation des cadres institutionnels en place et la mise sur pied d’une structure législative ou réglementaire basée sur la protection sociale de secteurs tels l’agriculture, le commerce et le genre.

L’appel a été lancé à l’issue d’un atelier de renforcement des capacités et de planification, organisé du 11 au 13 décembre 2013 à son siège à Abuja par la Commission de la CEDEAO en collaboration avec la Commission de l’Union africaine (CUA).

La commissaire de la CEDEAO chargée du Développement humain et du Genre, Dr Adrienne Diop, qui a présidé la cérémonie d’ouverture au nom du président de la Commission, Kadré Désiré Ouédraogo, a insisté sur l’importance du droit à la protection sociale pour tous les Etats membres qui, a-t-elle fait remarquer, doit être garanti par leurs gouvernements.

D’après un rapport publié en avril 2012 par la Banque mondiale, au moins 60% de la population des pays en développement et environ 80% des habitants des pays les plus pauvres du monde ne disposent pas d’une protection efficace, ce qui, a-t-elle dit, les expose aux effets pervers de la volatilité sur les marchés financiers internationaux et augmente les coûts des denrées alimentaires et du carburant.

La CEDEAO a donc pris une première mesure avec l’adoption, en juin 2013 par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, d’un acte additionnel relatif à la protection sociale entre les Etats membres.

Pour que l’organisation sous-régionale réalise sa Vision 2020 qui prône le passage d’une CEDEAO des Etats à une CEDEAO des peuples, il conviendrait, a fait remarquer Dr Diop, de garantir la participation pleine et entière des travailleurs de l’informel du secteur rural, puisqu’ils représentent 60 à 70% de la population active de la région.

De même, le ministre nigérian du Travail, représenté par le secrétaire permanent du département, Dr Clement Illo, a fait remarquer que l’économie informelle et les agriculteurs jouissent des mêmes droits à la sécurité sociale tels que contenus dans les divers cadres de sécurité sociale des Etats membres, mais la réalité sur le terrain semble plus exclusive qu’inclusive.

L’économie informelle et le secteur rural contribuant à hauteur de 42% du PIB et à 30-90% de la création d’emplois du continent, il conviendrait de mettre en œuvre SPIREWORK dans la région, a-t-il noté.

L’atelier a été marqué par des présentations sur le SPIREWORK de l’UA et les politiques et programmes de la CEDEAO liés au SPIREWORK, ainsi que par celles des Etats membres et de l’organisation ouest-africaine sur les feuilles de route proposées pour la mise en œuvre du SPIREWORK dans la région.

Le SPIREWORK est une initiative de l’UA qui définit les rôles et responsabilités des communautés économiques régionales, des Etats membres et de la Commission de l’Union africaine en matière d’amélioration de la sécurité sociale.

Durant la Conférence des ministres chargés de l’Emploi tenue en décembre 2012 à Dakar, il a été demandé à la CUA et à la CEDEAO de collaborer pour faciliter la protection sociale des travailleurs de l’informel et du secteur rural de la région par le SPIREWORK.

Etaient également présents à l’atelier MM. Oumar Diop, agent principal chargé des politiques, de l’emploi et de la protection sociale de la CUA, Diomandé Yaya, du ministère de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Formation professionnelle de Côte d’Ivoire, Dr Rose Aderolili, chef économiste/chargée de l’emploi et de la protection sociale de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), Dr Daniel Eklu, directeur des Affaires humanitaires et sociales de la CEDEAO ainsi que des représentants de l’Organisation internationale du travail, du BIT et des Etats membres.

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Communiqué de presse de la 409ème réunion du Conseil de paix et de sécurité sur la situation au Soudan du Sud

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 19 décembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 409ème réunion tenue le 18 décembre 2013, a suivi une communication du Commissaire à la paix et à la sécurité, ainsi que celle du Représentant permanent du Soudan du Sud auprès de l’UA sur la situation au Soudan du Sud.

Le Conseil a noté avec une profonde préoccupation les combats qui ont éclaté à Juba et dans d’autres parties du Soudan du Sud, suite à des désaccords au sein de la direction du Mouvement pour la libération du peuple soudanais (SPLM) au pouvoir. Le Conseil a également exprimé sa profonde préoccupation face aux graves conséquences humanitaires de cette évolution regrettable sur la population civile, soulignant que les combats ont fait des centaines de morts et provoqué le déplacement de milliers d’autres.

Le Conseil a souligné la nécessité d’une action immédiate et efficace, afin d’éviter que la situation actuelle n’entraine de graves conséquences pour la sécurité et la stabilité à long terme du Soudan du Sud et des pays voisins, au regard de la situation qui prévaut déjà en République centrafricaine (CAR) et des autres défis à la paix et à la sécurité dans la région.

Le Conseil a souligné, en conséquence, la nécessité pour tous les acteurs sud-soudanais concernés de placer l’intérêt du peuple du Soudan du Sud au-dessus de toute autre considération. Le Conseil a lancé un appel pressant aux dirigeants du Soudan du Sud et à toutes les autres parties prenantes pour qu’ils fassent preuve de la plus grande retenue, s’abstiennent de tout acte et déclaration susceptibles d’exacerber la situation et recherchent des solutions aux problèmes actuels par le dialogue et la réconciliation.

Le Conseil, rappelant les instruments pertinents de l’UA, a souligné le rejet par l’UA de l’usage de la force pour résoudre des différends politiques, ainsi que l’importance cruciale du respect des droits de l’homme, de l’Etat de droit et de la légalité constitutionnelle.

le Conseil a noté avec soulagement l’action de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS) et d’autres agences humanitaires dont les locaux ont servi de refuge, ainsi que d’autres formes d’assistance apportées aux civils pris dans les combats, tant à Juba que dans d’autres endroits du pays. Le Conseil s’est félicité de l’engagement de la MINUSS à poursuivre ses efforts visant à atténuer la situation, en particulier en ce qui concerne la protection des populations civiles, du personnel des organisations internationales et des membres de la communauté diplomatique affectés par les combats.

Le Conseil a fait sien le communiqué de presse publié par la Présidente de la Commission, le 17 décembre 2013, sur la situation au Soudan du Sud et de la volonté de l’UA à aider à trouver une solution pacifique aux défis à relever. Le Conseil a également pris note avec appréciation des mesures prises par le Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’UA, pour aider le Soudan du Sud à faire face à ses défis qu’il doit relever en matière de gouvernance et de démocratisation, dans le cadre de son mandat et des efforts visant à aider à construire un Etat viable, en paix avec lui-même et ses voisins. Le Conseil a encouragé le Groupe de haut niveau à poursuivre et à intensifier ces efforts.

Le Conseil a également reconnu les efforts déployés par un certain nombre de parties prenantes régionales et internationales, y compris le Président en exercice de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et de l’UA, le Premier ministre Hailemariam Desalegn d’Ethiopie, le Secrétaire général des Nations unies et les partenaires bilatéraux, en vue de contenir la situation et aider la recherche d’une solution. Le Conseil a appelé à la poursuite d’un engagement international soutenu et coordonné avec tous les acteurs sud-soudanais concernés, en tenant compte en particulier de la gravité de la situation lourde de conséquences.

Le Conseil s’est félicité de l’initiative prise par l’IGAD de dépêcher en urgence une délégation ministérielle à Juba pour contribuer à faire baisser la tension actuelle et aider les parties sud-soudanaises à trouver une solution politique pacifique à la crise. Le Conseil a encouragé le Groupe de mise en œuvre de haut niveau, en consultation avec le Président de l’IGAD, à prendre toutes les initiatives appropriées pour aider à désamorcer la tension actuelle et rechercher des solutions aux problèmes sous-jacents.

Le Conseil a demandé à la Présidente de la Commission de le tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation et des efforts du Groupe de mise en œuvre de haut niveau et du Président de l’IGAD.

Le Conseil reste saisi de la question et envisage d’examiner la situation en temps utile.

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