République Centrafricaine / Le Représentant spécial appelle au calme après la démission du Président et du Premier ministre de la transition.

BANGUI, République Centrafricaine, 12 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — À la suite du Secrétaire général de l’ONU, le Représentant spécial et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine (BINUCA), le Général Babacar Gaye, prend acte de la démission du Président Michel Djotodia et du Premier ministre Nicolas Tiangaye. Il encourage les membres du Comité national de transition (CNT) à se mobiliser en vue d’élire un nouvel exécutif de transition, en conformité avec les dispositions convenues hier 10 janvier 2014, lors du sommet extraordinaire des Chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), à N’djamena au Tchad.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU appelle les populations et les autorités de transition à faire preuve de calme et de maturité au lendemain de la démission du Président et du Premier ministre de la transition.

Les progrès enregistrés dans la sécurisation de Bangui par la Mission internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et les forces françaises de l’opération Sangaris sont réels et doivent être préservés, mais de sérieuses menaces persistent.

Tous les acteurs du système des Nations Unies et les partenaires humanitaires sont mobilisés aux côtés de deux millions de personnes qui ont besoin d’assistance urgente à travers tout le pays.

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Agenda hebdomadaire prévisionnel de M. Pascal CANFIN Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

PARIS, France, 10 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Agenda du lundi 13 au vendredi 17 janvier 2014

Lundi 13 janvier

12h00 Entretien avec M. Bert KOENDERS, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali, Quai d’Orsay

Du jeudi 16 au vendredi 17 janvier

Déplacement à Abuja, Nigeria

A l’occasion de la séance plénière du groupe pilote du programme des Nations-Unies pour le développement sur les « Financements innovants »

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Communiqué de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères – République centrafricaine

PARIS, France, 10 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Communiqué de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères – République centrafricaine

A l’issue de la réunion de la communauté des Etats d’Afrique centrale, le président et le premier ministre de transition de la République de Centrafrique ont annoncé leur démission. La France prend acte de cette décision.

Il appartient maintenant au Conseil national de transition centrafricain de décider rapidement

d’une nouvelle équipe dirigeante.

Je confirme que la France se tient aux côtés des Centrafricains pour les aider à résoudre durablement la crise que connaît ce pays ami.

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Première victoire à l’horizon au Sénégal dans la lutte contre la mouche tsétsé / La perspective d’un secteur de l’élevage prospère grâce au projet FAO/AIEA

ROME, Italie, 10 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Une campagne contre la mouche tsétsé, parasite qui transmet une maladie dévastatrice du bétail, a drastiquement réduit la population des mouches dans la région des Niayes, près de Dakar, capitale du Sénégal, ouvrant la voie à une éradication complète.

« Depuis le démarrage du projet, la maladie est déjà moins diffuse. Il a réduit non seulement la population de mouches mais aussi celle de tiques, qui est à l’origine de nombreuses autres maladies. Nous avons constaté d’une façon générale la meilleure santé des troupeaux », a déclaré Baba Sall, responsable du projet et chef de la santé animale au Ministère sénégalais de l’élevage.

Un programme pluriannuel du Gouvernement du Sénégal, avec le concours financier des Etats-Unis et l’appui technique du Centre français de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), est en train d’éradiquer progressivement la mouche tsétsé à l’aide de la ‘Technique de l’insecte stérile’ (TIS). Le programme bénéficie du soutien de la FAO par le biais de sa division mixte avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne.

La région des Niayes jouit d’un micro-climat côtier adapté aux races exotiques de bétail qui donnent davantage de lait et de viande que les races indigènes. Le gouvernement a un plan ambitieux pour introduire des races bovines exotiques et créer un secteur carné et laitier moderne.

Malheureusement, la mouche tsé-tsé sévit dans la région en transmettant la trypanosomiase, une maladie souvent mortelle qui provoque une baisse de la fertilité et une perte de poids, et par conséquent, une production réduite de viande et de lait, tout en affaiblissant les animaux au point qu’ils ne peuvent plus servir ni aux labours, ni au transport.

D’après une étude du gouvernement, la mouche tsé-tsé coûterait aux agriculteurs des Niayes des pertes annuelles de 1,2 million d’euros (1,6 million de dollars).

La campagne d’éradication

La technique de l’insecte stérile est une méthode de lutte qui utilise les radiations pour stériliser les mouches mâles produites en grandes quantités dans des laboratoires spécialisés. Les mâles stériles sont ensuite lâchés par voie aérienne au-dessus des zones infestées où ils s’accouplent avec des femelles sauvages sans engendrer aucune descendance, ce qui permet, à l’issue d’opérations répétées, d’anéantir les populations.

Avant de pouvoir recourir à cette technique, il faut avoir réduit la population de mouches à de très bas niveaux à l’aide d’autres méthodes, telles que l’application de pesticides directement sur le bétail, l’utilisation de pièges à mouches et de filets insecticides autour des enclos à porcs.

Après trois ans d’études de faisabilité, de développement des capacités, de préparation et de tests, le lâcher de mouches stériles mâles a commencé en 2012 par voie terrestre, et en 2013 par voie aérienne.

Au bout de six mois, le taux d’élimination de la population des mouches était supérieur à 99 pour cent.

Un autre avantage est qu’après une phase initiale de suppression à base d’insecticides, la technique n’exige pas le recours aux pesticides et réduit la pollution environnementale.

« Nous comptons pouvoir annoncer l’éradication de la mouche tsétsé dans la première zone à la mi-2014. Nous n’avons capturé aucune mouche sauvage dans nos pièges depuis mars 2012, ce qui prouve qu’elles ont pratiquement disparu », a déclaré M. Sall.

« Ce après quoi nous nous attaquerons aux secteurs n° 2 et 3 où l’éradication devrait s’achever en 2015 ou début 2016. Deux autres zones viendront s’ajouter au programme pour poursuivre le travail d’éradication de la mouche tsétsé et de la trypanosomiase au Sénégal, » a-t-il précisé.

Des projets dans le monde entier

La Division mixte FAO/AIEA soutient quelque 35 projets de terrain appliquant la technique de l’insecte stérile dans le cadre du programme de coopération technique de l’AIEA, dans différentes parties d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine. Elle a déjà éradiqué avec succès la mouche tsétsé de l’île de Zanzibar, tandis que le Projet d’éradication de la mouche tsétsé au sud de l’Ethiopie (STEP) est parvenu à réduire les populations de 90 per cent.

Outre les différentes espèces de mouches tsétsé, le programme cible d’autres parasites tels que les mouches des fruits, les teignes, la lucilie bouchère et les moustiques.

Le chef du programme TIS, Jorge Hendrichs, explique que son équipe de lutte contre les insectes ravageurs aux Laboratoires FAO/AIEA d’agriculture et de biotechnologie de Seibersdorf (Autriche) offre des services complets de recherche appliquée, de formation, de validation et d’opérations sur le terrain et d’appui en laboratoire, avec des activités synergiques en « boucle de rétroaction ».

« Par exemple, pour l’opération au Sénégal, les mouches stériles sont produites en très grande quantité au Centre international de recherche-développement sur l’élevage en zone subhumide (CIRDES) du Burkina Faso avant d’être expédiées au Sénégal », précise-t-il. « Au départ, les mouches arrivaient en mauvais état. Nous avons dû améliorer le contrôle de qualité, l’expédition et la logistique, prévoir des colonies de mouches pour assurer la relève, etc. Une fois que nous y sommes parvenus, nous avons pu intégrer cette expérience dans notre programme global et, à notre tour, nous inspirer d’expériences menées ailleurs ».

Au total, quelque 37 pays africains sont concernés par la mouche tsétsé, et la trypanosomiase tue chaque année environ 3 millions de bovins. Le programme FAO/AIEA aide 14 nations africaines dans leurs efforts d’éradication de la mouche tsétsé.

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L’Initiative Santé en Afrique reprend ses activités au Mali

BAMAKO, Mali, 10 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — L’Initiative Santé en Afrique, un programme du Groupe de la Banque mondiale, a officiellement repris ce jour ses activités au Mali à travers un atelier de mise à jour des conclusions de l’évaluation de la santé privé et d’harmonisation du processus d’installation des médecins dans les Centres de Santé Communautaires (CESCOM).

« La reprise des activités au Mali était une priorité de notre programme. Nous espérons poursuivre notre collaboration dynamique avec les acteurs publics et privés du secteur de la Santé au Mali afin d’aider à améliorer l’accès et la qualité des soins offerts aux populations », a déclaré le Professeur Khama Rogo, Spécialiste en Santé du Groupe de la Banque mondiale et Responsable du programme l’Initiative santé en Afrique.

En 2007, la Société Financière Internationale (IFC), avec le soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates, a publié un rapport confirmant que le secteur privé pouvait jouer un rôle décisif pour améliorer l’offre de soins de santé aux populations lorsqu’il faisait partie de systèmes de soins de santé dirigés par le secteur public.

En réponse aux conclusions de ce rapport, le Groupe de la Banque mondiale a lancé l’Initiative Santé en Afrique (HiA) afin d’aider les gouvernements africains à exploiter le potentiel du secteur privé en vue de relever les défis sanitaires que connaît l’Afrique. La stratégie de HiA est basée sur trois piliers : i) La recherche et l’analyse, destinées à fournir au secteur privé comme au secteur public les informations nécessaires à la prise de décisions ; ii) l’assistance aux gouvernements en matière de politique et de règlementation afin de leur permettre d’entreprendre des réformes essentielles spécifiques à chaque pays et de créer un environnement propice à des partenariats publics-privés en santé; iii) l’amélioration de l’accès au crédit par le biais d’investissements directs, de fonds fiduciaires et de banques locales en faveur de prestataires de santé privés. HiA intervient au Burkina Faso, au Congo Brazzaville, au Ghana, au Kenya, au Mali, au Nigeria, en Ouganda, au Sud Soudan et bientôt au Sénégal.

Au Mali, HiA a entamé son intervention par l’Évaluation du Secteur Privé de la Santé an Mali. Ce rapport fait notamment ressortir entre autre la répartition inégale de la médecine privée sur le territoire, avec une forte concentration sur Bamako et la faible coordination des secteurs publics et privé de la Santé, qui empêche d’exploiter la complémentarité de structures sanitaires privées et publiques.

IFC/HiA a financé l’organisation de l’atelier du Mali du 9 au 11 janvier 2014, à Sélingué. La rencontre a permis notamment de mettre à jour les conclusions de l’évaluation du secteur privé de la santé au Mali -effectuée en 2010. L’atelier a également permis la reprise des travaux sur l’harmonisation de la médicalisation de la première ligne. Ce processus validé depuis 2009 par le Ministère de la Santé du Mali, consiste pour un médecin inscrit à l’Ordre des médecins et agréé à s’installer en milieu rural pour les activités préventives, curatives et promotionnelles en matière de santé.

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République centrafricaine : des milliers de déplacés continuent d’affluer à Bangui

GENEVE, Suisse, 9 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Au cours des dix derniers jours, des milliers d’habitants de Bangui ont trouvé refuge sur les sites de déplacés de la capitale. Ils sont venus s’ajouter aux centaines de milliers de déplacés qui vivent déjà sur place depuis le 5 décembre. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge centrafricaine ont renforcé leurs opérations pour faire face à l’urgence.

Près de 7000 personnes ayant trouvé refuge près de la communauté religieuse de Padre Pio et du Grand séminaire Saint-Marc, au sud de la capitale, ont reçu une aide alimentaire sous forme de maïs, haricots, sel et huile. « Ces personnes ont fui récemment les violences, laissant derrière elles pratiquement tout ce qu’elles avaient. Elles ont beaucoup de mal à subvenir à leurs besoins essentiels », explique Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine.

Le CICR distribue quotidiennement de l’eau à plus de 100 000 personnes sur le site de l’aéroport et à 30 000 déplacés vivant aux abords du monastère de Boy Rabe. « Cette aide améliore quelque peu leur quotidien, mais les conditions générales d’hygiène dans ces lieux demeurent très précaires », poursuit M. Georgantas.

« En dépit de conditions de sécurité difficiles, nous sommes présents depuis le début de la crise, le 5 décembre dernier, aux abords de l’aéroport, où se trouve la plus grosse concentration de déplacés. Nous nous efforçons de faire face à l’afflux de personnes déplacées qui arrivent chaque jour, explique M. Georgantas. La priorité consiste à trouver des solutions rapides et efficaces qui permettront d’augmenter la capacité de leur fournir de l’eau potable et d’améliorer les conditions d’assainissement sur le site. »

Vu le nombre important de blessés qui arrivent tous les jours à l’hôpital communautaire, une équipe chirurgicale a été envoyée en renfort. « Il s’agit de soigner des blessures causées par les violences et de réaliser des opérations d’urgence. Nous accueillons toutes les personnes ayant besoin d’une assistance médicale et les soignons avec pour seul critère de priorisation la gravité de leurs blessures », indique le chirurgien Essam El Sayed, qui a effectué avec son équipe une trentaine d’opérations depuis le 4 janvier 2014.

Le CICR a en outre remis en service l’unité de traumatologie afin d’augmenter la capacité d’accueil. « Les besoins sont énormes. Les 26 lits de cette unité sont déjà tous occupés et il est prévu d’en rajouter d’autres, notamment dans l’unité des soins intensifs. »

Parallèlement, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine continuent à dispenser des premiers secours. Ces derniers jours, ils ont aussi évacué une vingtaine de blessés et 18 malades (dont six femmes enceintes et neuf enfants) vers l’hôpital communautaire et la maternité Castor, les deux seules structures hospitalières fonctionnelles à Bangui.

Cette semaine, en soutien à la campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la poliomyélite, les équipes du CICR travaillent sur deux sites à Bangui regroupant plus de 23 000 déplacés. Au total, 8 500 enfants et mineurs seront vaccinés sur trois jours.

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Vatican / Côte d’Ivoire

VATICAN, Saint-Siège, 9 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Séverin Mathias Akeo, Ambassadeur de Côte d’Ivoire, pour la présentation de ses lettres de créance.

Le Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les laïcs.

Mgr.Carlos José Nañez, Archevêque de Córdoba (Argentine), accompagné de son Auxiliaire Mgr.Pedro Torres.

M.Nicola Zingaretti, Président de la Région Latium (Italie).

M.Ignazio Marino, Maire de Rome (Italie).

M.Riccardo Carpino, Commissaire extraordinaire de la Province de Rome (Italie).

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Awerial, Soudan du Sud – 75 000 personnes vivent dans des conditions précaires sur les rives du Nil

GENEVE, Suisse, 9 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Chaque jour, des bateaux arrivent à Awerial sur la rive occidentale du Nil dans l’Etat de Lakes. A leur bord se trouvent des personnes qui ont fui les violences à Bor, capitale de l’Etat voisin du Jonglei. Ce sont pour la plupart des femmes et des enfants. En deux semaines seulement, plus de 75 000 personnes sont arrivées dans la ville d’Awerial transportant avec eux les quelques affaires qu’elles ont pu sauver.

La ville, qui compte habituellement quelque 10 000 habitants, déborde à présent de familles déplacées. Alors que certains sont accueillis par des proches, la plupart vivent en plein air. Beaucoup de familles se sont installées sous les arbres qui leur offrent un peu d’ombre dans la journée. Leurs conditions de vie sont déplorables, mais avec la poursuite des combats à Bor, Awerial reste l’option la plus sûre.

Mary Aluer, 19 ans, faisait ses études au Kenya. Mais elle est retournée à Bor pour passer les fêtes de Noël avec sa famille quand celle-ci s’est trouvée prise au milieu des combats. «C’est arrivé vers minuit, raconte Mary. Tout le monde a fui dans toutes les directions. Nous avons pris les enfants et tout ce que nous pouvions emporter avant de fuir. Quand nous sommes arrivés à Awerial, la ville était déjà surpeuplée. Vous installez vos affaires là où il y a de l’ombre et vous ne bougez plus. Pendant la journée, ça peut aller, mais la nuit, il fait très froid. Beaucoup d’enfants sont malades, la plupart souffrent de diarrhée.»

Sur le marché local, les denrées sont rares et les prix des produits de base ont grimpé. Il y a une grave pénurie d’eau potable et pas de latrines, ce qui expose les populations d’Awerial à des risques d’épidémies.

“ L’accès à l’eau potable pose problème car les cinq puits de la ville sont à sec à partir de dix heures du matin, explique David Nash, chef de mission MSF au Soudan du Sud. Le Nil est la seule véritable source d’eau mais la qualité de l’eau est mauvaise. L’eau puisée pour boire est la même que celle utilisée pour se laver et faire la lessive. De plus, il n’y a pas de latrines. » Une équipe de MSF pompe l’eau du Nil et la traite pour approvisionner les populations en eau potable.

Le personnel médical de MSF fournit des soins médicaux essentiels aux populations déplacées dans deux cliniques de la ville d’Awerial. L’une est installée dans une école primaire, l’autre dans un hôpital du ministère de la Santé.

« Nous voyons environ 150 patients chaque jour, la plupart d’entre eux souffrent de diarrhées aqueuses aiguës, d’infections pulmonaires et de paludisme, indique le Dr Moussa Oussman, référent médical MSF. Aujourd’hui nous avons également mis en place un service d’hospitalisation pour les patients gravement malades et nous avons aménagé un espace réservé aux femmes enceintes afin qu’elles puissent accoucher dans les meilleurs conditions possibles. »

Il est urgent de porter assistance aux populations déplacées à Awerial vivant dehors, sans accès à de la nourriture ni à de l’eau potable. MSF réitère son appel aux autres organisations d’aide humanitaire à intervenir en urgence.

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Le commerce de bois illégal continue à peser sur les ressources naturelles de la RDC : Greenpeace France procède à une saisie symbolique de bois illégal au port de Caen

KINSHASA, République démocratique du Congo (RDC), 9 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Hier, 15 militants de Greenpeace France en combinaisons siglées « Brigade de Vérification du Bois » ont procédé à la saisie de bois illégal sur le port de Caen. Une grume longue d’environ 7,50 m a été placée sur la remorque d’un camion pour être présentée aux autorités françaises comme pièce à conviction. Le convoi a finalement été bloqué par les forces de l’ordre.

«Ce bois est illégal. Greenpeace a tous les éléments pour le prouver », explique Frédéric Amiel, chargé de campagne forêts pour Greenpeace France. « Le Projet de loi d’avenir sur l’agriculture, l’alimentation et la forêt, en discussion en ce moment au Parlement, doit donner les moyens à la France de lutter efficacement contre le trafic de bois illégal. Aujourd’hui le projet est trop faible : imprécis sur le régime de sanctions, sans moyens de contrôle supplémentaires. Greenpeace demande au ministère et aux députés d’améliorer ce texte. En attendant, nous nous substituons aux autorités en saisissant une grume comme pièce à conviction. »

Voir le déroulé de l’action : http://forets.greenpeace.fr/en-action-contre-le-bois-illegalhttp://forets.greenpeace.fr/en-action-contre-le-bois-illegal

Saisie symbolique d’une pièce à conviction

Le bois saisi est vendu par la compagnie Sicobois en République démocratique du Congo. Il a été importé par la société française Peltier Bois. Dans une note publiée aujourd’hui (http://act.gp/boisillegal) sur l’application en France du Règlement sur le Bois de l’Union européenne (RBUE), Greenpeace France révèle que le port de Caen est un point d’entrée important pour le bois illégal en provenance notamment de République Démocratique du Congo (RDC). Greenpeace et d’autres ONG ont déjà alerté le ministère de l’Agriculture sur la présence de bois illégal dans les ports français.

« Nous exhortons les autorités françaises à saisir ce bois illégal et à appliquer les dispositions du Règlement sur le bois de l’Union européenne (RBUE), afin de contribuer à la protection des forêts congolaises et à la lutte contre le commerce illégal du bois » appelle Raoul Monsembula, coordinateur national RDC pour Greenpeace Afrique.

Depuis mars 2013, le RBUE est entré en vigueur. Censé s’appliquer dans tous les pays de l’Union, il prévoit qu’un importateur de bois s’assure par tous les moyens de la légalité de son bois. Une immobilisation voire une saisie ou des sanctions pénales peuvent être prises. Les autorités allemandes, dans un premier cas d’application du RBUE en Europe, ont saisi deux cargaisons de bois illégal en provenance de la RDC l’année passée.

Le bois illégal, fléau dans les pays tropicaux, désastre climatique global

Selon Interpol, le bois illégal représente 15 à 30% du volume du bois commercialisé internationalement.

« Non-paiement des taxes, dépassement des quotas de coupe, coupe d’essences protégées, non-respect des communautés forestières, etc. Le bois illégal, dans des pays comme la RDC, rime avec déforestation et violents conflits sociaux. Il ne profite pas aux populations et impose une concurrence déloyale avec des filières légales en difficulté. C’est aussi un facteur majeur du dérèglement climatique au niveau mondial, qui a des répercussions dramatiques en Afrique » explique Raoul Monsembula.

Le bois en question a été abattu par l’entreprise Sicobois –une compagnie connue pour ses activités forestières illégales provoquant d’incessant conflits sociaux– dans la province de l’Equateur dans le territoire de Lisala. En décembre dernier, Greenpeace a effectué une mission avec des ONG locales dans le Groupement Mondunga où la communauté locale rapporte avoir été victime de violence. Ainsi, des documents officiels et des témoignages de la population font état d’atrocités qui auraient été commises par des employés de la Sicobois à l’encontre des populations locales. Par ailleurs, six personnes disent avoir été arbitrairement arrêtées par une intervention policière et militaire. La communauté locale a déposé une plainte contre les employés de Sicobois auprès du procureur de Lisala.

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M. JEFFREY FELTMAN MET EN GARDE CONTRE LES RISQUES D’UN CONFLIT RELIGIEUX EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE QUI POURRAIT S’ÉTENDRE AU-DELÀ DES FRONTIÈRES

NEW YORK, 8 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Présentant le dernier rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine (RCA), le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman, a déclaré, cet après-midi, devant les membres du Conseil de sécurité, que la situation dans le pays s’était considérablement détériorée. Au cours de cette séance d’information, qui a permis également d’entendre la Ministre centrafricaine des affaires étrangères, l’Observateur permanent de l’Union africaine et le représentant du Tchad, M. Feltman a dressé un bilan inquiétant de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays, en dépit des efforts encourageants entrepris par le Gouvernement de transition et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) dont le déploiement a été autorisé par la résolution 2127 (2013) du 5 décembre 2013. La communauté des donateurs, s’est-il félicité, accorde désormais une attention plus grande à la République centrafricaine.

Les attaques menées par les « anti-Balaka » à Bangui le 5 décembre ont déclenché de troubles graves dans la capitale et à l’intérieur du pays, a-t-il rappelé. À Bangui, 750 personnes ont été tuées, s’est-il alarmé. M. Feltman a également indiqué qu’environ 2,2 millions de personnes en RCA ont actuellement un besoin urgent d’aide humanitaire, soit près de la moitié de la population nationale. Un habitant sur deux à Bangui a dû fuir son foyer, a-t-il ajouté, soit environ 513 000 personnes, dont 100 000 ont trouvé refuge à l’aéroport.

Les tueries à Bangui et dans le reste du pays se poursuivent tous les jours, a expliqué M. Feltman, en soulignant que la population reste divisée en fonction de l’appartenance religieuse. Des localités telles que Bossangoa, Bouar, Bozoum et Paoua sont aussi le théâtre d’atrocités, où chrétiens et musulmans s’affrontent avec violence, précise-t-il. Plusieurs pays comme le Cameroun, le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont rapatrié des dizaines de milliers de leurs ressortissants, la majorité étant musulmans. C’est la première fois dans l’histoire de la RCA, a-t-il fait remarquer, que des personnes se sentent obligées de quitter le pays parce qu’elles craignent pour leur vie.

M. Feltman a salué la rapidité avec laquelle la MISCA et l’opération Sangaris ont atteint un niveau opérationnel. Il s’est félicité de l’envoi de troupes en RCA par des États d’Afrique et la France et a salué le rôle qu’a joué la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) pour contribuer à la stabilité de la RCA. « Nous travaillons avec l’Union africaine pour organiser, à la demande du Conseil de sécurité, la conférence des donateurs afin d’assurer le financement de la MISCA », a-t-il assuré.

« Les évènements du 5 décembre ont porté un coup aux autorités de transition », a souligné M. Feltman. Il a rappelé les circonstances dans lesquelles les groupes anti-Balaka d’autodéfense s’étaient transformés en une rébellion à part entière. Les abus de la Séléka contre la population chrétienne ont rapidement été perçus comme étant fondés sur des différences religieuses, a-t-il fait observer. Le Secrétaire général adjoint a placé un espoir dans la création de la future commission internationale d’enquête. La frustration des communautés musulmanes, a-t-il estimé, est le résultat d’une marginalisation par les gouvernements successifs depuis l’indépendance du pays. Il a cité, par exemple, qu’aucun jour férié musulman n’était célébré en République centrafricaine, alors que les musulmans représentent 20% de la population du pays. Il a ainsi salué les efforts de médiation entrepris par le Forum de dirigeants religieux.

Les chefs d’État de la CEEAC ont proposé d’organiser une conférence nationale inclusive qui serve de forum à tous les acteurs nationaux, a indiqué M. Feltman. Il est important de s’engager dans les préparatifs des élections, a-t-il souligné, en reconnaissant que des étapes avaient déjà été franchies, comme par exemple l’adoption d’un nouveau Code électoral et la prestation de serment des membres de l’Autorité électorale nationale. Le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) fournit un appui financier et technique en vue d’organiser ces élections, a-t-il assuré.

Rappelant que le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) de tous les groupes armés était une des plus grandes priorités, M. Feltman a mis l’accent sur la nécessité de garantir des conditions propices à ce processus, notamment sur le plan du financement.

Concernant la situation humanitaire, « qui s’est détériorée à un rythme alarmant », il a déploré les violences persistantes qui ont forcé un cinquième de la population à fuir leurs maisons pour trouver refuge dans 55 centres établis pour accueillir les personnes déplacées. Plus de 100 000 personnes ont cherché à se réfugier dans l’aéroport de la capitale. Les ONG et les institutions humanitaires de l’ONU sont restées sur le terrain pour fournir une assistance malgré le danger.

Le Secrétaire général adjoint a indiqué que, le 11 décembre 2013, l’ONU avait lancé une réponse d’urgence à l’échelle du système de niveau 3, envoyant ainsi sur le terrain un personnel très expérimenté. Outre des fonds et du matériel d’urgence, un coordonnateur humanitaire a été déployé sur le terrain pour renforcer l’intervention humanitaire en RCA. La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence, Mme Valerie Amos, a effectué un versement de 10 millions de dollars au Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) pour appuyer les efforts de secours dans le pays. Il a cependant regretté que les besoins humanitaires continuent à dépasser les moyens disponibles. L’aide fournie par le Programme alimentaire mondial (PAM), par exemple, sera épuisée à 90%, si elle n’est pas renforcée d’ici au mois de février, a-t-il prévenu.

Enfin, attirant l’attention sur le sort des femmes et des enfants dans ce conflit, le Secrétaire général adjoint a mentionné la mission que la Représentante du Secrétaire général des Nations-Unies pour les enfants et les conflits armés, Mme Leila Zerrougui; le Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide, M. Adama Dieng; ainsi qu’un représentant du Représentant spécial du Secrétaire général sur la violence sexuelle dans les conflits, ont effectuée sur le terrain en décembre dernier.

Intervenant à son tour, la Ministre des affaires étrangères de la République centrafricaine, Mme Léonie Banga-Bothy Mbazoa, a rappelé que le Premier Ministre centrafricain de la transition, lors de sa participation à la Réunion de haut niveau sur la situation du pays, au Siège de l’ONU, le 22 septembre 2013, avait tiré la sonnette d’alarme sur le chaos dans lequel la République centrafricaine risquait de sombrer. Elle a déploré que, le 5 décembre dernier, les ennemis du peuple centrafricain aient mis en œuvre un « projet diabolique et sanguinaire » en attaquant Bangui. Si la réaction internationale a permis d’arrêter la progression des assaillants, a fait remarquer la Ministre, la situation humanitaire dans la capitale s’est gravement détériorée, forçant ainsi 300 000 personnes à fuir leurs maisons. Dans de telles conditions, a-t-elle averti, les risques d’épidémies à grande échelle comme le choléra sont très grands. Elle a par ailleurs présenté les excuses officielles de la RCA aux États dont les ressortissants ont été victimes de violences.

Tandis que les institutions des Nations Unies apportent leur aide, la situation continue de se détériorer, a-t-elle regretté. Au plan sécuritaire, si des efforts ont été déployés à l’amorce des négociations avec les anti-Balaka, « malheureusement, ces forces non organisées et non identifiées n’ont manifesté aucune volonté de s’engager dans des pourparlers avec le Gouvernement centrafricain et continuent, au contraire, de commettre des exactions sur la population civile », a-t-elle déploré. La Ministre a salué les initiatives prises par les autorités religieuses chrétiennes et musulmanes en vue de rapprocher les communautés, tout en prévenant que « c’est un travail de longue haleine ».

Tous les organes prévus par la Charte constitutionnelle de transition ont été mis en place, a-t-elle cependant fait valoir. Les autorités de transition ont réaffirmé leur engagement de ne pas se présenter aux élections, a-t-elle dit, en insistant pour que celles-ci ne soient pas organisées dans la précipitation. Au plan sécuritaire, elle a indiqué que les milices anti-Balaka et quelques éléments des Séléka continuaient de semer la terreur dans des quartiers de Bangui. Elle a salué le travail remarquable mené sur le terrain par la force internationale avec le soutien de l’opération Sangaris, en déplorant cependant les pertes de soldats au sein des troupes françaises, congolaises et tchadiennes. Enfin, elle a sollicité la communauté internationale pour qu’elle augmente son soutien financier et s’est montrée favorable à l’augmentation des effectifs de la MISCA. Elle a aussi demandé le renforcement du BINUCA, en soulignant le rôle important qu’il joue en particulier dans les domaines de la DDR, des droits de l’homme et de la consolidation de la paix.

Pour l’Observateur permanent de l’Union africaine, M. Tete Antonio, la violence en RCA est d’autant plus déstabilisatrice et difficile à contenir qu’elle a pris un caractère communautaire et religieux. Il a indiqué que la MISCA travaille étroitement avec les différents responsables centrafricains, notamment dans l’optique d’accélérer le calendrier de la transition, ainsi que pour la mise en place d’un processus de réconciliation entre les différentes communautés nationales. La MISCA entend tirer profit de la relative accalmie actuelle pour accélérer la mise en œuvre des plans de sectorisation de Bangui et du reste du pays, ainsi que des programmes de DDR. Le représentant a en outre annoncé que la Commission de l’Union africaine s’apprêtait à déployer un premier groupe d’observateurs des droits de l’homme pour soutenir la MISCA dans ce domaine. Les autorités de la transition, a-t-il insisté, doivent accélérer la mise en route des structures de l’appareil judiciaire du pays. Dans ce contexte, M. Antonio a invité la communauté internationale à renforcer son appui à la MISCA, notamment à l’occasion de la Conférence de donateurs prévue à Addis-Abeba le 1er février 2014.

Le représentant du Tchad, M. Mahamat Zena Cherif, dont le pays siège depuis le 1er janvier au sein du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans, a exprimé sa profonde préoccupation quant à l’ampleur et les tournures de plus en plus dangereuses que la crise centrafricaine est en train de prendre, malgré « le mandat robuste » accordé à la MISCA et aux autres forces impliquées. L’insécurité généralisée a conduit au départ massif de ressortissants étrangers vers leur pays d’origine comme le Tchad, le Cameroun, le Sénégal, le Mali et bien d’autres, a-t-il souligné. Il a en outre déploré des dizaines de morts et de centaines de disparus parmi les ressortissants tchadiens qui continuent d’être rapatriés par voie aérienne et terrestre. Une telle haine contre toutes les communautés étrangères, à cause de leur appartenance religieuse, ne se justifie sous aucun prétexte et devrait être condamnée de la manière la plus ferme, a-t-il déclaré. Le Tchad, aux côtés des autres États d’Afrique centrale, reste et restera engagé, comme il l’a fait depuis 1994, pour appuyer l’effort collectif visant à rétablir la paix et la stabilité en RCA, a assuré son représentant. Il a ajouté que le Tchad accueillera à N’Djamena, le 9 janvier prochain, un Sommet extraordinaire de la CEEAC, auquel participeront tous les partenaires internationaux, pour se pencher de nouveau sur la crise en République centrafricaine.

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