LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SE DÉCLARE PROFONDÉMENT PRÉOCCUPÉ PAR L’ADOPTION D’UNE LOI CONTRE LE MARIAGE HOMOSEXUEL AU NIGÉRIA

NEW YORK, 16 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général partage la profonde préoccupation qu’a exprimée hier la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Navi Pillay, après l’adoption de la loi interdisant le mariage homosexuel au Nigéria. La loi introduit un large éventail de délits, en violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales, dont une peine de 14 ans de prison pour les couples de même sexe qui vivent ensemble ou qui cherchent à officialiser leur union par une cérémonie.

Le Secrétaire général craint que la loi n’alimente les préjugés et la violence et est alarmé par les informations selon lesquelles, dans le nord du Nigéria, la police a arrêté des individus suspectés par les autorités d’être homosexuels, et les aurait même torturés. Comme l’ont indiqué hier dans une déclaration, ONUSIDA et le Fonds mondial, la loi risque aussi de compromettre toute réponse efficace au VIH/sida.

Le Secrétaire général réitère que chaque personne doit pouvoir jouir des mêmes droits fondamentaux et vivre une vie de valeur et de dignité sans discrimination. Ce principe fondamental est inscrit dans la Charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le Secrétaire général espère vivement que la constitutionnalité de la loi pourra être réexaminée. Les Nations Unies sont toujours prêtes à aider le Nigéria de quelque manière que ce soit à initier un dialogue constructif et les changements sur cette question.

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MSF traite plus de 100 blessés suite à de violents combats à Malakal, Soudan du Sud

JUBA, Sud Soudan, 15 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — De violents combats au Soudan du Sud, ont fait des milliers de déplacés et des centaines de blessés dans les Etats du Haut-Nil, d’Unité et du Jonglei, affirme l’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières. Durant les récents combats les équipes de MSF ont soigné 116 personnes blessées par balles dans les villes de Malakal et de Nasir, dans l’Etat du Haut-Nil.

« A cause des combats des derniers jours à Malakal nous avons beaucoup de mal à nous rendre dans les endroits où les personnes déplacées se sont réfugiées. Les combats empêchent également l’accès à l’aide médicale et humanitaire pour les personnes qui en ont désespérément besoin », explique Raphaël Gorgeu, le chef de mission MSF au Soudan du Sud.

« Bien que nous continuions tous les jours à traiter les blessés qui affluent dans nos hôpitaux, nous sommes inquiets concernant les conditions de vie des centaines de milliers de personnes déplacées à travers le pays qui, pour la plupart, ont dû tout abandonner lorsqu’ils ont fui leurs maisons et n’ont que très peu de nourriture, d’eau ou d’accès aux soins médicaux », poursuit Gorgeu.

Les structures de santé existantes peinent à répondre à la forte demande en soins médicaux des personnes déplacées, et certaines cliniques et hôpitaux sont d’ores et déjà totalement débordés. MSF est en train de renforcer ses équipes d’intervention d’urgence sur place afin de répondre aux besoins croissants en matière d’aide humanitaire et de santé.

Ces dernières semaines les équipes d’intervention d’urgence de MSF ont approfondi leur réponse d’aide aux personnes déplacées dans les Etats de Awerial et des Lacs ainsi que dans la capitale Djouba. Elles ont également commencé à apporter de l’aide aux déplacés fuyant Bentiu en direction de Leer, dans l’Etat d’Unité, à Nasir et Malakal dans l’Etat du Haut-Nil, à Lankien dans l’Etat du Jonglei ; ainsi qu’à Nimule dans l’Equatoria Oriental, sur la frontière Ougandaise. En dehors du pays les équipes de MSF appuient les ministères de la Santé kenyans et ougandais qui offrent des services médicaux et d’approvisionnement en eau potable aux réfugiés. Une équipe supplémentaire est en train d’évaluer les besoins en Ethiopie.

Parallèlement les équipes de MSF au Soudan du Sud continuent à gérer leurs 15 projets déjà en place avant la crise, situés dans 9 des dix Etats du pays. Au cours du mois dernier les équipes de MSF ont effectué 41 899 consultations, admis 1 628 patients dans leurs établissements médicaux, effectué 282 opérations chirurgicales, procédé à 852 accouchements et traité 655 blessés de guerre. Cinquante tonnes d’équipements médicaux et logistiques ont été distribués aux projets de MSF.

MSF appelle toutes les parties au conflit à respecter l’intégrité des infrastructures médicales afin de permettre aux organisations d’aide d’accéder aux communautés affectées, et de permettre aux patients de recevoir un traitement médical, quelle que soit leur origine ou leur appartenance ethnique.

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Navi Pillay réclame une coopération transfrontalière au sein de la région africaine des Grands Lacs pour que les fugitifs soient traduits en justice

GENEVE, Suisse, 15 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay a exhorté mercredi les chefs d’Etats participant à un important sommet dans la région africaine des Grands Lacs à s’assurer que les personnes suspectées d’avoir commis des crimes internationaux et de graves violations des droits de l’homme ne puissent continuer à fuir la justice en se rendant dans un autre pays.

La réunion de haut niveau sur la région des Grands Lacs qui se déroule actuellement à Luanda « constitue, pour les Etats membres, une opportunité sans précédent de faire avancer la lutte contre l’impunité dans cette région marquée par les violences », a indiqué Navi Pillay.

Les objectifs du 5ème Sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) – à savoir la promotion de la paix, la sécurité, la stabilité et le développement – « ne pourront être atteints que si les personnes responsables de violence et d’exploitation économique illégale rendent des comptes », a-t-elle précisé.

« Pour citer un exemple récent, le Rwanda et l’Ouganda hébergent actuellement des hauts gradés du groupe rebelle M23 qui figureraient parmi les pires auteurs de violations des droits de l’homme perpétrées en République démocratique du Congo, notamment des massacres, des violences et le recrutement et l’utilisation d’enfants. S’ils continuent à échapper à la justice dans des Etats voisins, ils constitueront une menace pour la sécurité, nuisant aux efforts en faveur d’une paix et d’un développement durables de la région », a ajouté la Haut-Commissaire.

En dépit des engagements formels pris en février 2013 par les signataires de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération de ne pas accueillir ou protéger les personnes accusées de crimes internationaux ou qui relèvent du régime de sanctions des Nations Unies, de nombreux anciens éléments du M23 sont encore en fuite au Rwanda et en Ouganda. Deux décennies après le génocide de 1994 au Rwanda, des personnes soupçonnées d’y avoir activement participé continuent également d’échapper à la justice en RDC. D’autres personnes soupçonnées de crimes très graves auraient également échappé à la justice en partant pour un pays tiers.

« J’exhorte les Etats à cesser de fermer les yeux sur la présence sur leur territoire de personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes très graves. Je leur demande de saisir l’opportunité que représente ce sommet pour aborder la question de la coopération judiciaire et garantir que des comptes soient rendus pour les crimes internationaux et les graves violations des droits de l’homme commis dans la région », a indiqué Navi Pillay.

Ces derniers mois, de hauts représentants du Haut-Commissariat ont fait des progrès avec les autorités congolaises sur les questions liées à l’impunité, notamment dans le suivi du « rapport de cartographie » des Nations Unies qui répertorie les violations manifestes des droits de l’homme en RDC entre 1993 et 2003.

« Je suis encouragée par les efforts récents déployés par les autorités congolaises pour que les hauts gradés responsables de violations graves des droits de l’homme, dont des violences sexuelles, rendent des comptes. Cette tendance doit se poursuivre et inclure la coopération transfrontalière. La lutte contre l’impunité exige un engagement actif et réel de tous les États de la sous-région », a déclaré Navi Pillay.

La Haut-Commissaire a aussi souligné que le Rapporteur spécial sur la justice transitionnelle* avait demandé à être invité par plusieurs pays membres de la CIRGL, y compris la RDC et le Rwanda. Accorder une invitation au Rapporteur spécial constituerait une avancée dans l’engagement pris pour lutter contre l’impunité, a-t-elle déclaré.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL APPELLE LES ÉGYPTIENS À EXPRIMER LEURS DIFFÉRENCES SANS VIOLENCE AU COURS DU PROCESSUS LIÉ AU RÉFÉRENDUM

NEW YORK, 15 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:

Le Secrétaire général suit de près le processus lié au référendum en Égypte. Il souligne l’importance de respecter la liberté de réunion et d’expression ainsi que l’engagement en faveur de la non-violence. Le Secrétaire général encourage tous les Égyptiens à faire en sorte que la prochaine étape de transition se déroule de manière inclusive, pacifique et transparente.

Le Secrétaire général appelle tous les Égyptiens à exprimer leurs différences sans violence. Il continue de faire part de l’appui des Nations Unies à un processus de transition mené par les Égyptiens eux-mêmes qui adhère aux principes démocratiques et qui respecte les droits de tous les Égyptiens.

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Une équipe des Nations Unies recueille des informations sur de graves violations des droits de l’homme en République centrafricaine

GENEVE, Suisse, 14 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — La situation des droits de l’homme demeure extrêmement instable en République centrafricaine (RCA), a indiqué mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à l’occasion de la publication de ses conclusions sur une précédente vague de violations des droits de l’homme survenues au moins de décembre.

Bien que le nombre de heurts semble avoir légèrement diminué au cours des derniers jours, environ 40 personnes ont été tuées depuis vendredi à Bangui et plusieurs cas d’enlèvements, de mutilations et de pillages à grande échelle ont aussi eu lieu ce week-end.

Des violences, des meurtres et des pillages ont aussi été rapportés dans d’autres parties du pays ces derniers jours, a déclaré le Haut-Commissariat. Le 11 janvier, dans la ville de Bozum, des anti-Balaka auraient attaqué un convoi de civils musulmans, faisant plusieurs morts et blessés, pour se venger d’attaques précédentes, y compris du meurtre de dix personnes et de l’incendie de centaines de maisons par des ex-Séléka. Le 8 janvier, des anti-Balaka auraient aussi attaqué le village de Boyali, faisant au moins dix morts parmi les civils musulmans. Des ex-Séléka auraient, par représailles, brûlé des centaines de maisons appartenant à des Chrétiens dans ce même village.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a publié mardi les conclusions préliminaires* formulées par une équipe de quatre personnes déployée en République centrafricaine du 12 au 24 décembre. Celles-ci mettent en lumière un cycle de violations généralisées des droits de l’homme et de représailles, parmi lesquelles des exécutions extrajudiciaires, des violences sexuelles, des mutilations, des disparitions forcées, des mauvais traitements, des viols et des attaques délibérées contre des civils en raison de leur religion.

La Haut-Commissaire Navi Pillay a averti qu’ « en dépit d’importants efforts pour la réconciliation à Bangui, la situation demeure extrêmement instable et dangereuse. Sans une intervention sérieuse, d’autres attaques, y compris des atrocités à grande échelle telles que celles qui se sont déroulées le 5 décembre, pourraient bien se reproduire. » Toutefois, elle a dissuadé les nouvelles autorités de recourir à une politique de « tirer pour tuer », en précisant qu’ « il est essentiel que la réponse du gouvernement ne viole pas le droit international relatif aux droits de l’homme. »

L’équipe onusienne des droits de l’homme a documenté de nombreux meurtres extra-judiciaires perpétrés à Bangui les 5 et 6 décembre, suite au lancement d’une attaque coordonnée par les forces anti-Balaka. Lors de ces heurts, les forces anti-Balaka ont tué des membres des forces ex-Séléka et délibérément pris pour cible des civils musulmans, dont des femmes et des enfants.

Lors des représailles qui ont suivi, de nombreuses exécutions extra-judiciaires ont aussi été commises par des forces ex-Séléka. Des ex-Séléka auraient détenu des civils de sexe masculin, dont des garçons, et les auraient exécutés au camp Kassai. Ils auraient aussi recherché et exécuté des hommes et des garçons dans des hôpitaux, dont des patients sévèrement blessés.

Selon des témoins oculaires, des membres de la population musulmane locale ont participé à des meurtres et à des pillages de biens, par exemple dans les quartiers PK12 et PK23, où un groupe d’hommes en uniforme militaire, ainsi que des civils musulmans peuls, ont été vus en train d’entrer dans des résidences de civils, supposément pour séparer les femmes des hommes et tuer ces derniers.

L’équipe a aussi documenté des attaques contre des lieux de cultes impliquant des anti-Balaka attaquant des lieux de culte musulmans, notamment dans le district de Fouh, où 200 anti-Balaka ont attaqué et incendié une mosquée. Ils auraient aussi tué et mutilé plusieurs personnes.

Depuis la fin de la première phase de combats intenses des 5 et 6 décembre derniers, des accrochages sporadiques ont continué à avoir lieu, aboutissant à de multiples meurtres par représailles de civils musulmans et chrétiens. Ces incidents ont tout particulièrement frappé la capitale Bangui mais ont aussi affecté d’autres parties du pays, et notamment les préfectures d’Ouham et de Nana-Mambéré.

L’équipe onusienne des droits de l’homme a, notamment, établi que, le 7 décembre 2013, deux personnes déplacées internes de l’église Saint Paul à Bangui auraient été tuées par les forces ex-Séléka, à dominante musulmane. Le 13 décembre, huit civils chrétiens et musulmans ont aussi été tués dans différents quartiers de Bangui. Le 20 décembre, des ex-Séléka auraient ouvert le feu sur le monastère Saint Jacques à Bangui, où quelques 20 000 déplacés internes ont trouvé refuge, faisant au moins 27 morts.

Des témoignages recueillis au sein de la communauté musulmane des quartiers Combattant et Gabongo et d’autres zones de Bangui ont aussi décrit des attaques et meurtres de civils musulmans, dont des familles entières, par des forces chrétiennes anti-Balaka.

A Bouar, dans la préfecture de Nana-Mambéré, des violations des droits de l’homme commises par des anti-Balaka, des ex-Séléka et des civils ont aussi été rapportées tout au long du mois de décembre, dont des meurtres et l’incendie de nombreuses maisons appartenant à des civils. Le 11 décembre, dans le village de Loh, des représailles faisant suite à l’arrestation et à l’exécution d’un homme par des ex-Séléka ont fait au moins 25 morts parmi les ex-Séléka et les civils musulmans, et 33 blessés. Suite à ces meurtres, des ex-Séléka et des civils musulmans auraient attaqué la population chrétienne à Loh et dans les villages avoisinants.

Le 16 décembre, dans une zone proche de Bossangoa, dans la préfecture d’Ouham, dix femmes auraient été tuées par des civils musulmans Peul armés (Mbororos).

Les conclusions préliminaires suggèrent que le déploiement des troupes françaises et le renforcement des forces africaines de maintien de la paix, ainsi que le cantonnement consécutif de combattants ex-Séléka ont, dans une certaine mesure, empêché d’autres attaques à grande échelle par des ex-Séléka contre des anti-Balaka et des civils chrétiens. Toutefois, la mission a reçu de nombreux rapports indiquant que le désarmement des ex-Séléka mené par les forces françaises aurait laissé certaines communautés musulmanes vulnérables aux représailles des anti-Balaka. Divers incidents se sont déroulés à Bangui, incidents au cours desquels des anti-Balaka ou des foules hostiles ont pris pour cible et tué des ex-Séléla désarmés et leurs familles.

L’équipe du Haut-Commissariat a aussi rapporté avoir reçu de nombreux témoignages identifiant certains ex-Séléka auteurs de violences comme étant des Tchadiens. Des témoins ont, de manière systématique, rapporté que des ex-Séléka portant des brassards de membres Tchadiens des forces de maintien de la paix FOMAC, sont allés de maison en maison à la recherche d’anti-Balaka et ont tués des civils par balles. L’équipe a aussi recueilli des témoignages crédibles de collusions entre des éléments tchadiens de la FOMAC et des forces ex-Séléka.

« L’état généralisé de non-droit et les violations flagrantes des droits de l’homme mis en exergue dans ces conclusions préliminaires confirment la nécessité d’une action urgente et de rendre des comptes », a indiqué Navi Pillay.

La Haut-Commissaire donnera un compte-rendu complet des conclusions de son équipe, ainsi qu’une mise à jour de la situation des droits de l’homme lors de la session spéciale organisée par le Conseil des droits de l’homme qui se déroulera à Genève le 20 janvier.

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RCA / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mardi 14 janvier 2014

PARIS, France, 14 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mardi 14 janvier 2014

Q – M. Fabius vient de rencontrer M. Ladsous. Y-a-t-il des choses en préparation à l’ONU ?

R – La situation en RCA, le rôle de la force africaine et le soutien que lui apporte la France pour la stabilisation et la sécurisation du pays ont bien entendu été évoqués lors de l’entretien du ministre des Affaires étrangères avec M. Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix.

La MISCA, composée de contingents africains, joue un rôle fondamental. La France est favorable à ce qu’une opération de maintien de la paix permette d’appuyer et d’amplifier ces efforts.

Q – Y-a-t-il un projet de résolution en cours d’élaboration ?

R – Il y a un débat en cours au sein du conseil de sécurité. Nous attendons le rapport du secrétaire général des Nations unies, qui devra établir les besoins et les perspectives pour la stabilisation en République centrafricaine.

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Nigeria – Promulgation d’une loi contre l’homosexualité

PARIS, France, 14 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mardi 14 janvier 2014

La France exprime sa forte préoccupation concernant la promulgation au Nigeria d’une loi renforçant la pénalisation de l’homosexualité dans ce pays.

Cette loi, en violation des engagements internationaux que le Nigeria a librement souscrits, restreint la liberté d’association, de rassemblement et d’expression et porte atteinte aux droits fondamentaux des personnes LGBT.

Les droits de l’Homme tels que reconnus dans les textes internationaux sont universels. Tous les individus doivent pouvoir bénéficier de la même protection de ces droits, quelles que soient leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. La France rappelle que les lois pénalisant l’homosexualité ont également pour effet d’exposer les personnes LGBT et les défenseurs de leurs droits à la violence et ont un effet désastreux sur la santé publique.

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Le Forum Build Africa annonce la participation comme intervenants du President Vicente Fox, du Gouverneur Sanusi Lamido Sanusi et du Professeur Avier Sala-I- Martin

BRAZZAVILLE, République du Congo, 14 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Le forum BUILD Africa (http://www.buildafricaforum.com) est heureux d’annoncer la participation de plusieurs personnalités internationales qui interviendront pendant les deux jours du forum sur les infrastructures en Afrique. Le forum BUILD Africa se tiendra sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Denis Sassou N’Guesso, Président de la République du Congo, du 5 au 7 février 2014, à Brazzaville, en République du Congo.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/build.png

500 leaders politiques et décideurs économiques mondiaux participeront au forum BUILD Africa. Les participations attendues comprennent, entre autres, celles de Robert Gumede, fondateur et propriétaire de Guma Group (Afrique du Sud) ; Otavio Azvedo, président de Andrade Gutierrez (Brésil) ; Mario Pezzini, Directeur du Centre de Développement de l’OCDE (France) ; Tas Anvaripour, directrice du fonds Africa50 de la Banque Africaine de Développement (Tunisie) ; Tewolde Gebremariam, CEO de Ethiopian Airlines (Ethiopie) ; ou Ceare Trevisani, CEO de Trevi (Italie).

BUILD Africa est également honoré d’annoncer la participation d’intervenants prestigieux, qui viendront partager leur expérience sur le rôle des infrastructures comme moteur de développement et de croissance économique.

Monsieur Vicente Fox, ancien président du Mexique, 2000-2006.

• Leader visionnaire, ayant acquis une expertise rare des défis économiques et sociaux auxquels font face les économies émergentes, notamment en Amérique latine en tant qu’ancien président du Mexique, Vicente Fox est désormais une figure incontournable dans le paysage géopolitique contemporain et le monde en développement.

• Vicente Fox interviendra pour partager son expérience afin de soutenir la croissance économique du Mexique et pour analyser les défis et opportunités auxquels sont confrontées les économies émergentes.

Monsieur le Gouverneur Sanusi Lamido Sanusi, Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria.

• Monsieur Sanusi a été nommé gouverneur de la banque centrale, le 3 Juin 2009. Moins de 2 mois après sa nomination M. Sanusi a permis à la banque centrale nigériane de sauvegarder les banques Afribank, Intercontinental Bank, Union Bank, Oceanic Bank et Finbank. Il s’est vu remettre le prix international des gouverneurs de banques centrales, ainsi que celui de gouverneur de l’année en Afrique. Le magazine TIME a également classé le gouverneur Sanusi comme l’une des 100 personnes les plus influentes en 2011.

• Le gouverneur Sanusi partagera ses réflexions sur le risque d’une « bulle des infrastructures » sur le continent africain, pour comprendre s’il s’agit d’un risque réel ou une inquiétude sans fondement.

Dr Xavier Sala-i-Martin, Professeur d’Economie à l’Université Columbia, New York, Etats-Unis et conseiller économique du Centre pour la compétitivité mondiale et la performance au Forum économique mondial de Davos, Suisse.

• Le Professeur Sala-i-Martin a passé sa carrière entre enseignement, recherche économique, et conseil auprès des gouvernements et des institutions financières internationales. Outre ses activités en tant que professeur dans les plus prestigieuses institutions académiques du monde (Columbia University, Yale University, Harvard University,…), il conseille régulièrement la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.

• Dans le cadre de son intervention au forum BUILD Africa, le Professeur Sala-i-Martin décryptera l’environnement économique et le climat d’investissement du continent, offrant ainsi aux décideurs présents et qui souhaitent y faire des affaires, une meilleure compréhension des enjeux pour renforcer leur compétitivité et leur capacité d’innovation en Afrique.

Le forum BUILD Africa est organisé en partenariat avec le fonds Africa50 de la Banque Africaine de Développement et la Banque Mondiale. Plus d’informations sur le programme et la liste complète des experts mondiaux qui interviendront pendant le forum sur : http://www.buildafricaforum.com

Distribué par APO (African Press Organization) pour BUILD Africa Forum.

A propos du forum BUILD Africa

Organisé à Brazzaville, en République du Congo, du 5 au 7 Février 2014, sous le Haut Patronage de Son Excellence le Président Denis Sassou N’Guesso, le forum BUILD Africa (http://www.buildafricaforum.com) rassemblera plus de 500 entreprises et des dirigeants politiques mondiaux, qui s’efforceront de trouver des solutions novatrices à de nombreux défis et des ambitions des infrastructure en Afrique.

Pour plus d’informations sur le forum BUILD Africa :

Julie Voiriot

Tel : +33 6 61 87 29 76

Email : julie.voiriot@theexperiencecorp.com

Parfait Iloki

Tél : + 242 066888930

Email : Ilokiparfait@yahoo.fr

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Tunisie – Troisième anniversaire de la révolution / Déclaration de Monsieur Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères

PARIS, France, 14 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — Déclaration de Monsieur Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères

En ce jour du troisième anniversaire de la révolution tunisienne, j’adresse mes vœux chaleureux de réussite à M. Mehdi Jomaa, qui a été chargé de former un nouveau gouvernement afin de conduire le pays vers des élections libres et transparentes et d’achever ainsi la transition.

Des avancées majeures ont été enregistrées au cours des dernières semaines pour progresser vers l’adoption d’une nouvelle Constitution, démocratique et garante des libertés fondamentales. Je me réjouis de ces avancées, qui illustrent l’esprit de responsabilité et de compromis qui doit prévaloir.

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Une équipe des Nations Unies recueille des informations sur de graves violations des droits de l’homme en République centrafricaine

GENEVE, Suisse, 14 janvier 2014/African Press Organization (APO)/ — La situation des droits de l’homme demeure extrêmement instable en République centrafricaine (RCA), a indiqué mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à l’occasion de la publication de ses conclusions sur une précédente vague de violations des droits de l’homme survenues au moins de décembre.

Bien que le nombre de heurts semble avoir légèrement diminué au cours des derniers jours, environ 40 personnes ont été tuées depuis vendredi à Bangui et plusieurs cas d’enlèvements, de mutilations et de pillages à grande échelle ont aussi eu lieu ce week-end.

Des violences, des meurtres et des pillages ont aussi été rapportés dans d’autres parties du pays ces derniers jours, a déclaré le Haut-Commissariat. Le 11 janvier, dans la ville de Bozum, des anti-Balaka auraient attaqué un convoi de civils musulmans, faisant plusieurs morts et blessés, pour se venger d’attaques précédentes, y compris du meurtre de dix personnes et de l’incendie de centaines de maisons par des ex-Séléka. Le 8 janvier, des anti-Balaka auraient aussi attaqué le village de Boyali, faisant au moins dix morts parmi les civils musulmans. Des ex-Séléka auraient, par représailles, brûlé des centaines de maisons appartenant à des Chrétiens dans ce même village.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a publié mardi les conclusions préliminaires* formulées par une équipe de quatre personnes déployée en République centrafricaine du 12 au 24 décembre. Celles-ci mettent en lumière un cycle de violations généralisées des droits de l’homme et de représailles, parmi lesquelles des exécutions extrajudiciaires, des violences sexuelles, des mutilations, des disparitions forcées, des mauvais traitements, des viols et des attaques délibérées contre des civils en raison de leur religion.

La Haut-Commissaire Navi Pillay a averti qu’ « en dépit d’importants efforts pour la réconciliation à Bangui, la situation demeure extrêmement instable et dangereuse. Sans une intervention sérieuse, d’autres attaques, y compris des atrocités à grande échelle telles que celles qui se sont déroulées le 5 décembre, pourraient bien se reproduire. » Toutefois, elle a dissuadé les nouvelles autorités de recourir à une politique de « tirer pour tuer », en précisant qu’ « il est essentiel que la réponse du gouvernement ne viole pas le droit international relatif aux droits de l’homme. »

L’équipe onusienne des droits de l’homme a documenté de nombreux meurtres extra-judiciaires perpétrés à Bangui les 5 et 6 décembre, suite au lancement d’une attaque coordonnée par les forces anti-Balaka. Lors de ces heurts, les forces anti-Balaka ont tué des membres des forces ex-Séléka et délibérément pris pour cible des civils musulmans, dont des femmes et des enfants.

Lors des représailles qui ont suivi, de nombreuses exécutions extra-judiciaires ont aussi été commises par des forces ex-Séléka. Des ex-Séléka auraient détenu des civils de sexe masculin, dont des garçons, et les auraient exécutés au camp Kassai. Ils auraient aussi recherché et exécuté des hommes et des garçons dans des hôpitaux, dont des patients sévèrement blessés.

Selon des témoins oculaires, des membres de la population musulmane locale ont participé à des meurtres et à des pillages de biens, par exemple dans les quartiers PK12 et PK23, où un groupe d’hommes en uniforme militaire, ainsi que des civils musulmans peuls, ont été vus en train d’entrer dans des résidences de civils, supposément pour séparer les femmes des hommes et tuer ces derniers.

L’équipe a aussi documenté des attaques contre des lieux de cultes impliquant des anti-Balaka attaquant des lieux de culte musulmans, notamment dans le district de Fouh, où 200 anti-Balaka ont attaqué et incendié une mosquée. Ils auraient aussi tué et mutilé plusieurs personnes.

Depuis la fin de la première phase de combats intenses des 5 et 6 décembre derniers, des accrochages sporadiques ont continué à avoir lieu, aboutissant à de multiples meurtres par représailles de civils musulmans et chrétiens. Ces incidents ont tout particulièrement frappé la capitale Bangui mais ont aussi affecté d’autres parties du pays, et notamment les préfectures d’Ouham et de Nana-Mambéré.

L’équipe onusienne des droits de l’homme a, notamment, établi que, le 7 décembre 2013, deux personnes déplacées internes de l’église Saint Paul à Bangui auraient été tuées par les forces ex-Séléka, à dominante musulmane. Le 13 décembre, huit civils chrétiens et musulmans ont aussi été tués dans différents quartiers de Bangui. Le 20 décembre, des ex-Séléka auraient ouvert le feu sur le monastère Saint Jacques à Bangui, où quelques 20 000 déplacés internes ont trouvé refuge, faisant au moins 27 morts.

Des témoignages recueillis au sein de la communauté musulmane des quartiers Combattant et Gabongo et d’autres zones de Bangui ont aussi décrit des attaques et meurtres de civils musulmans, dont des familles entières, par des forces chrétiennes anti-Balaka.

A Bouar, dans la préfecture de Nana-Mambéré, des violations des droits de l’homme commises par des anti-Balaka, des ex-Séléka et des civils ont aussi été rapportées tout au long du mois de décembre, dont des meurtres et l’incendie de nombreuses maisons appartenant à des civils. Le 11 décembre, dans le village de Loh, des représailles faisant suite à l’arrestation et à l’exécution d’un homme par des ex-Séléka ont fait au moins 25 morts parmi les ex-Séléka et les civils musulmans, et 33 blessés. Suite à ces meurtres, des ex-Séléka et des civils musulmans auraient attaqué la population chrétienne à Loh et dans les villages avoisinants.

Le 16 décembre, dans une zone proche de Bossangoa, dans la préfecture d’Ouham, dix femmes auraient été tuées par des civils musulmans Peul armés (Mbororos).

Les conclusions préliminaires suggèrent que le déploiement des troupes françaises et le renforcement des forces africaines de maintien de la paix, ainsi que le cantonnement consécutif de combattants ex-Séléka ont, dans une certaine mesure, empêché d’autres attaques à grande échelle par des ex-Séléka contre des anti-Balaka et des civils chrétiens. Toutefois, la mission a reçu de nombreux rapports indiquant que le désarmement des ex-Séléka mené par les forces françaises aurait laissé certaines communautés musulmanes vulnérables aux représailles des anti-Balaka. Divers incidents se sont déroulés à Bangui, incidents au cours desquels des anti-Balaka ou des foules hostiles ont pris pour cible et tué des ex-Séléla désarmés et leurs familles.

L’équipe du Haut-Commissariat a aussi rapporté avoir reçu de nombreux témoignages identifiant certains ex-Séléka auteurs de violences comme étant des Tchadiens. Des témoins ont, de manière systématique, rapporté que des ex-Séléka portant des brassards de membres Tchadiens des forces de maintien de la paix FOMAC, sont allés de maison en maison à la recherche d’anti-Balaka et ont tués des civils par balles. L’équipe a aussi recueilli des témoignages crédibles de collusions entre des éléments tchadiens de la FOMAC et des forces ex-Séléka.

« L’état généralisé de non-droit et les violations flagrantes des droits de l’homme mis en exergue dans ces conclusions préliminaires confirment la nécessité d’une action urgente et de rendre des comptes », a indiqué Navi Pillay.

La Haut-Commissaire donnera un compte-rendu complet des conclusions de son équipe, ainsi qu’une mise à jour de la situation des droits de l’homme lors de la session spéciale organisée par le Conseil des droits de l’homme qui se déroulera à Genève le 20 janvier.

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