Ouattara et Kaberuka discutent intégration régionale et Sahel

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 1er mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org), Donald Kaberuka, a été reçu en audience par le président ivoirien, Alassane Ouattara, le 28 février à Yamoussoukro. La rencontre s’est tenue en marge de la 42e session des Chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), au lendemain du Conseil d’administration de la BAD qui a eu lieu à Abidjan.

Photo de la rencontre : http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/kaberuka-ouattara.jpg

Logo BAD : http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/african-development-bank.jpg

Alassane Ouattara et son hôte ont discuté du développement socio-économique du continent et notamment d’intégration régionale. Les défis de développement dans la zone du Sahel ont été également abordés. Pour les deux hommes, l’intégration économique régionale, via les communautés économiques régionales – comme la CEDEAO – et la réalisation de grands projets qui profitent à plusieurs pays, sont plus à même d’assurer un développement durable sur le continent.

Kaberuka a indiqué au président ivoirien les efforts que déploie la BAD dans ce domaine, qui est l’un de ses axes principaux d’intervention, notamment au niveau du Fonds africain de développement (FAD) du Groupe de la BAD.

Au cours de l’audience, Donald Kaberuka a fait le point sur les discussions du Conseil d’administration de la BAD qui s’est tenu à Abidjan, une première depuis la relocalisation de la Banque à Tunis, en 2003. Un Conseil présenté par Kaberuka comme un premier pas vers le retour de l’institution à son siège. Concernant ce retour à Abidjan, le président de la BAD a par ailleurs salué les efforts consentis par les autorités ivoiriennes afin que cela se fasse dans les meilleures conditions.

A la suite de la visite de projets financés par la BAD et d’autres infrastructures socio-économiques, le président de la BAD a félicité le président ivoirien pour les progrès accomplis en matière de relance économique et de stabilité.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact media : comu@afdb.org

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Les téléphones portables révolutionnent la filière élevage au Kenya / Alertes précoces sur les maladies du bétail, accès à l’Internet via le cellulaire – des innovations sans fin qui amélior

ROME, Italie, 1er mars 2013/African Press Organization (APO)/ — En Afrique, agriculteurs et vétérinaires utilisent de plus en plus les téléphones portables pour lancer des alertes précoces sur d’éventuels foyers de maladies animales et suivre de près l’évolution des campagnes de vaccination à grande échelle.

Les applications de téléphonie mobile permettent de lancer des alertes précoces en l’espace de quelques secondes contre plusieurs semaines auparavant. Ainsi il est possible de déceler les foyers de maladies animales et d’administrer les soins vétérinaires essentiels avec rapidité et précision, grâce à la fonction «Global Positioning System» (GPS) désormais intégrée dans la plupart des cellulaires.

«La FAO et ses partenaires s’appuient sur les utilisations offertes par l’avantage technologique considérable de la téléphonie mobile pour signaler les foyers de maladies animales, assurer le suivi des campagnes de vaccination et administrer les soins vétérinaires, notamment le déparasitage des animaux», indique M. Robert Allport, adjoint au Représentant de la FAO au Kenya pour la mise en œuvre du Programme de l’Organisation.

EpiCollect fournit des informations sur l’histoire médicale des animaux

Au Kenya, où trois personnes sur quatre possèdent un téléphone portable, la FAO a établi un partenariat avec le Royal Veterinary College et l’ONG locale Vetaid, pour tester une application de téléphonie mobile développée par les chercheurs de la faculté de santé publique de l’Imperial College de Londres.

L’application, appelée EpiCollect, permet de suivre les campagnes de vaccination et les soins prodigués aux animaux. Cette application et son espace de stockage sont fournis gratuitement sur le site EpiCollect, qui assigne un emplacement unique à chaque projet. Cet emplacement n’est accessible qu’aux utilisateurs concernés par le projet (responsables des services vétérinaires nationaux et vétérinaires de terrain). De cette façon, les personnes indélicates à la recherche d’informations potentiellement sensibles ne peuvent accéder à la base de données EpiCollect.

«Les téléphones cellulaires éliminent les retards dans la réception des données de terrain, les informations étant relayées par le réseau de téléphonie mobile», précise M. Allport. En outre, les indications géographiques permettent de localiser avec précision et en temps réel les lieux d’où sont parties les informations.

Il y a seulement cinq ans, les vétérinaires devaient se rendre à des endroits éloignés, relever les données, puis retourner dans les bureaux au niveau du district pour traiter la paperasserie. Désormais, les informations peuvent être transmises en temps réel. A titre d’exemple, les données sur le nombre total d’animaux composant un troupeau et le nombre d’animaux vaccinés sont enregistrées puis transmises à l’emplacement du projet via un site internet spécifique au projet. Les mouvements des troupeaux se déplaçant à la recherche notamment de pâturages peuvent être régulièrement suivis et mis à jour.

Passage direct à Web 2.0

À l’heure actuelle, EpiCollect est utilisé uniquement par les vétérinaires sur le terrain qui utilisent les téléphones fournis par Google Kenya dans le cadre d’une phase test qui permet d’affiner les outils et d’éliminer les défauts en fonction des commentaires provenant des utilisateurs.

Au bout du compte, ces outils peuvent être mis à la disposition des anciens d’un village et de réseaux bien établis de travailleurs communautaires s’occupant de santé animale, car de plus en plus de Kenyans effectuent la transition vers les téléphones compatibles avec Internet à l’heure où les prix pour se doter de cette technologie s’orientent inévitablement vers le bas.

Bien que seulement un tiers des Kenyans aient aujourd’hui accès à l’Internet, 99 pour cent des abonnements à la toile servent à accéder au réseau mondial depuis un téléphone mobile.

La FAO a également mis au point un système d’information mondial sur les maladies animales, connu sous le nom d’EMPRES-i, qui permet de stocker et d’afficher des données sur les foyers de maladies recueillies sur le terrain une fois que les foyers sont confirmés.

La FAO a développé l’application EMPRES-i Event Mobile (EMA) qui alimente la base de données en signalements sur les foyers de maladies animales. Cette technologie, disponible pour les téléphones équipés de systèmes d’exploitation Blackberry et Android, doit être testée sur le terrain par les services vétérinaires ougandais durant la première moitié de l’année 2013 dans le cadre d’une phase pilote soutenue par le gouvernement irlandais. L’application EMA est également en cours de développement pour les iPhones.

Grâce aux alertes transmises rapidement par les appareils numériques, les maladies animales peuvent être détectées et isolées en un temps record. L’alerte précoce peut éviter la mort de dizaines de milliers d’animaux, sauvegardant ainsi les moyens d’existence et la sécurité alimentaire des populations et prévenant la propagation de maladies qui peuvent parfois être transmises aux humains.

Un bien public mondial

«Le système FAO EMPRES-i est véritablement un bien public mondial. Nos rapports et les temps de réponse s’améliorent constamment grâce à l’incroyable progrès technologique», affirme M. Juan Lubroth, chef vétérinaire à la FAO. «La prévention, la préparation et la réponse précoce sont des concepts puissants qui, une fois traduits dans les outils, peuvent être utilisées efficacement contre les maladies infectieuses, préservant ainsi les moyens de subsistance des populations et repoussant la faim et, dans certains cas, les maladies humaines», ajoute M. Lubroth.

Signalons en outre que le Bureau régional d’urgence de la FAO pour l’Afrique orientale et centrale, en partenariat avec Oxfam, utilise Nokia Data Gathering (NDG) pour le monitorage des points d’eau dans les zones pastorales comme indicateur d’alerte précoce à la sécheresse au Kenya et en Ethiopie.

Les communautés locales surveillent ainsi régulièrement les niveaux d’eau via des téléphones connectés à l’Internet. Dans la région de Karamoja en Ouganda, pays voisin, le même système NDG est utilisé par les chefs locaux pour surveiller les indicateurs de sécheresse et permettre une réponse rapide, en partenariat avec ACTED.

La FAO évalue également comment les technologies mobiles peuvent être utilisées pour mieux connecter les éleveurs avec les marchés et les commerçants de bétail.

«Les commerçants ne se rendent pas dans une région éloignée pour acheter du bétail à moins d’avoir la garantie qu’ils seront en mesure d’acheter un nombre minimal d’animaux. Autrement, les frais du voyage ne justifieraient pas le déplacement», rapporte M. Allport. «Mais si les vendeurs de bétail peuvent relayer à un point central l’information sur le nombre d’animaux qu’ils ont, sur leur emplacement géographique et sur les prix, le marché fonctionnera de manière plus efficace et la tarification sera plus transparente. Ils peuvent aussi négocier de meilleurs prix lorsqu’ils agissent collectivement.»

Stylos numériques pour écrire dans les champs

Dans un certain nombre de pays africains, notamment au Kenya, une version moderne de la plume et du papier confère un attrait supplémentaire à la collecte de données numériques dans les champs. Non seulement l’information est relayée en quelques secondes à un serveur central pour analyse, mais les stylos numériques permettent aussi aux vétérinaires d’écrire de la même manière qu’ils l’ont toujours fait, en bavardant avec les agriculteurs sans l’«interférence» que peuvent créer les technologies mobiles modernes.

«Un des aspects les plus importants du travail d’un vétérinaire est l’établissement d’une relation de confiance avec les agriculteurs et les populations», explique M. Phillip Fong, fonctionnaire FAO responsable des technologies de l’information basé à Nairobi, qui a déjà à son actif l’introduction des stylos numériques en Afrique australe, où ils ont remporté un succès.

Les agents de terrain et les vétérinaires ne peuvent pas perdre d’interminables minutes à pianoter sur les petites touches de l’écran tactile de leur téléphone pour transmettre les informations, d’autant plus que la forte lumière du soleil rend souvent cette tâche pratiquement impossible.

En revanche, grâce à sa caméra infrarouge miniature, un stylo numérique enregistre l’écriture au moment où la plume passe au-dessus du papier, et envoie les données utilisant la technologie Bluetooth vers un téléphone portable, puis celles-ci sont transmises à un serveur central pour analyse.

Les retombées concrètes de la technologie mobile sont aussi illimitées que l’imagination humaine.

EpiCollect est financé par Wellcome Trust, une fondation caritative basée au Royaume-Uni

Nokia Data Gathering est également disponible gratuitement dans le cadre du programme de responsabilité sociale de l’entreprise Nokia

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LE CLUB DE PARIS ACCORDE UNE ANNULATION DE DETTE A L’UNION DES COMORES DANS LE CADRE DE L’INITIATIVE RENFORCEE EN FAVEUR DES PAYS PAUVRES TRES ENDETTES

PARIS, France, 1er mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Les représentants des pays créanciers du Club de Paris et de l’Union des Comores se sont réunis le 28 février 2013 et ont convenu d’une annulation de dette suite à l’atteinte par l’Union des Comores du Point d’Achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (initiative PPTE renforcée) le 20 décembre 2012.

Afin de contribuer à restaurer la soutenabilité de la dette de l’Union des Comores, les créanciers du Club de Paris réaliseront une annulation totale de 8,06 millions de dollars, remplissant ainsi tous leurs engagements dans le cadre de l’initiative PPTE renforcée. Au total, l’effort réalisé par les créanciers du Club représente une annulation en valeur actuelle nette de 85,5% du stock de dette à la date d’entrée de l’Union des Comores dans l’initiative PPTE renforcée.

Les créanciers ont salué l’engagement des autorités de l’Union des Comores à poursuivre leurs obligations de paiement et à rechercher un traitement comparable de tous leurs autres créanciers extérieurs (notamment des pays créanciers non membres du Club de Paris et des créanciers commerciaux). Les créanciers du Club de Paris appellent les autres créanciers à fournir un effort comparable en faveur de l’Union des Comores.

Les créanciers du Club de Paris ont salué la détermination de l’Union des Comores à appliquer une stratégie globale de réduction de la pauvreté et à mettre en œuvre un programme économique ambitieux favorisant une croissance économique soutenue et durable, dans un contexte économique international difficile.

Notes de contexte

1. Le Club de Paris s’est réuni pour la première fois en 1956. Il s’agit d’un groupe informel de gouvernements créanciers des pays industrialisés. Il se réunit mensuellement à Paris avec des pays débiteurs afin de convenir avec eux d’une restructuration de leur dette.

2. Les membres du Club de Paris qui ont participé au traitement de la dette de l’Union des Comores étaient les représentants des gouvernements de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Italie, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

Les observateurs à cette réunion étaient les représentants des Gouvernements des Etats-Unis d’Amérique, de la Fédération de Russie et du Japon ainsi que du FMI, de l’AID, de la Banque Africaine de Développement (BAD), de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) et du Secrétariat de la CNUCED.

La délégation de l’Union des Comores était conduite par Monsieur Mohamed Ali Soilihi, Vice-Président en charge du Ministère des Finances, de l’Economie, du Budget, de l’Investissement et du Commerce Extérieur chargé des Privatisations. La réunion était présidée par Monsieur Arnaud Buissé, Vice-Président du Club de Paris.

Notes techniques

1. Le programme économique de l’Union des Comores est appuyé par un arrangement au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) approuvé en 2009.

2. La dette extérieure publique totale de l’Union des Comores était d’environ 274,9 millions de dollars en valeur nominale fin 2011 (source : rapports FMI et AID). A fin 2012, la dette extérieure publique de l’Union des Comores due aux créanciers du Club de Paris était d’environ 12,5 millions de dollars (source : Club de Paris).

3. Les prêts de l’Union européenne administrés par l’AID sont inclus dans ce traitement.

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Mali : un expert de l’ONU demande l’accélération des enquêtes sur les crimes graves commis dans le nord

GENEVE, Suisse, 28 février 2014/African Press Organization (APO)/ — L’expert indépendant, Suliman Baldo, a fait part vendredi de sa préoccupation face aux difficultés que rencontre la justice malienne dans la poursuite des crimes graves qui ont été commis dans le nord du pays.

« Malgré les efforts louables des autorités dans la lutte contre l’impunité pour les crimes imputés à l’ex-junte militaire dans le sud, la justice malienne éprouve d’énormes difficultés dans la poursuite des auteurs présumés des crimes graves commis par les groupes armés durant l’occupation du nord du pays et des exactions commises par certains éléments des FAMA pendant la libération de cette partie du territoire », a déclaré l’expert, au terme de sa deuxième visite au Mali du 17 au 26 février 2014.

« L’éloignement entre les juridictions en charge des dossiers du nord, qui sont basées à Bamako, et les victimes et les lieux où ont été commis les crimes représente un obstacle majeur pour la justice malienne », a affirmé l’expert indépendant.

« De nombreux crimes restent de ce fait impunis. Par ailleurs des membres ou collaborateurs présumés des groupes armés qui ont été arrêtés dans le nord du pays sont détenus pendant de longues périodes, au-delà du délai légal et sans jugement, à cause du manque de moyens pour l’organisation de missions d’enquête au nord », a noté Suliman Baldo.

L’expert indépendant a encouragé les autorités à formuler une stratégie visant à accélérer les enquêtes au nord du pays par la mise en place de cellules spéciales d’enquête et des centres mobiles d’écoute pour entendre les témoins et les victimes sur les lieux des crimes.

«Il revient au gouvernement de développer une vision afin de faire face à cette défaillance de la justice malienne et de mobiliser les partenaires techniques pour obtenir un appui logistique, sécuritaire et financier. Il est vital que les juges d’instruction et les officiers de police judiciaire puissent se déployer sur les lieux où les infractions ont été commises, mais dont l’accès reste difficile en raison de leur éloignement ou de la fragilité de la situation sécuritaire. »

L’expert a appelé la MINUSMA et la communauté internationale à accompagner le gouvernement dans le soutien aux magistrats et leurs équipes afin qu’ils puissent mener efficacement des enquêtes sur le terrain, en leur assurant les moyens matériels, logistiques et substantiels ainsi que la protection nécessaires pour se rendre dans les sites et localités où se sont produits de possibles infractions.

Un tel accompagnement a pour but de faciliter l’accès à la justice des victimes et d’assurer la protection des populations civiles ainsi que le droit des personnes détenues en relation avec le conflit à une justice équitable et indépendante.

« Lorsqu’un message est envoyé aux auteurs et victimes potentiels que les violations des droits de l’homme ne resteront pas impunies, et que les victimes et témoins seront protégés et traités avec respect, la confiance des citoyens à l’égard des institutions judiciaires et l’État a plus de chances d’être rétablie », a déclaré l’expert de l’ONU.

Au cours de sa visite de dix jours, M. Baldo a rencontré des représentants de haut rang, dont le Ministre de la justice, le Ministre de la réconciliation nationale et du développement des régions du nord, le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, le Ministre du travail et des affaires sociales et humanitaires, et le Ministre de l’éducation nationale.

L’expert indépendant a aussi rencontré le Procureur général, l’état-major général des armées du Mali, la Présidente de la Commission nationale des droits de l’homme, des représentants de la société civile, des leaders religieux, le corps diplomatique et les agences du système des Nations Unies.

Il a également visité des centres de détention à Bamako et a effectué une visite à Gao, dans le nord du pays, et en Mauritanie pour rencontrer des associations de victimes au nord et des réfugiés maliens.

L’expert indépendant présentera un rapport sur la situation des droits de l’homme au Mali le 26 mars 2014 au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

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Maroc / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 28 février 2014

PARIS, France, 28 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 28 février 2014

Q – Y a-t-il une évolution concernant le Maroc ?

R – Nous avons avec les autorités marocaines un dialogue étroit. Nous travaillons avec elles pour surmonter les difficultés récentes – qui ne sont pas de nature à remettre en cause la solidité et la force de notre relation et de notre coopération bilatérales.

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Didier Reynders fait savoir que l’avis de voyage concernant Sharm-el-Sheikh est modifié

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 28 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders fait savoir que l’avis de voyage concernant Sharm-el-Sheikh en Egypte est modifié.

Suite à une menace grave et après concertation avec les Pays-Bas et l’Allemagne, tous les voyages vers Sharm-el-Sheikh sont déconseillés. Les Affaires étrangères ont par le passé déconseillé les voyages seulement vers le golf d’Aqaba. Tous les voyages vers la région du Sinaï sont donc désormais déconseillés Le SPF suit la situation de près.

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Didier Reynders fait savoir que l’avis de voyage concernant Sharm-el-Sheikh est modifié

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 28 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Le Vice-Premier et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders fait savoir que l’avis de voyage concernant Sharm-el-Sheikh en Egypte est modifié.

Suite à une menace grave et après concertation avec les Pays-Bas et l’Allemagne, tous les voyages vers Sharm-el-Sheikh sont déconseillés. Les Affaires étrangères ont par le passé déconseillé les voyages seulement vers le golf d’Aqaba. Tous les voyages vers la région du Sinaï sont donc désormais déconseillés Le SPF suit la situation de près.

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Réfugiés centrafricains au Cameroun: Les conditions de vie sont déplorables

PARIS, France, 28 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Alors que les affrontements en République centrafricaine (RCA) perdurent, des milliers de réfugiés sont arrivés au Cameroun. Ils manquent d’eau potable, d’un abri décent et de nourriture, prévient l’organisation médicale Médecins Sans Frontières (MSF). MSF appelle tous les acteurs présents dans le pays à se mobiliser rapidement afin de venir en aide aux réfugiés.

On estime aujourd’hui que 22 000 Centrafricains se sont réfugiés au Cameroun. Ces populations civiles n’ont eu d’autre choix que de fuir pour échapper aux violences dans leur pays. Sur la petite localité de Garoua-Boulaï, à l’est du pays, des milliers de gens vivent sous les arbres et ne peuvent compter que sur la solidarité de la communauté locale pour s’alimenter et se vêtir. « Les réfugiés vivent dans des conditions inacceptables », relate Jon Irwin, chef de mission pour MSF au Cameroun.

A Garoua-Boulaï, une prise en charge médicale d’urgence à été installée sur le site de Pont-Bascule et MSF est également présente dans l’hôpital de district et fait 800 consultations médicales par semaine. Un enfant sur cinq souffre de malnutrition.

En plus d’offrir des soins médicaux, MSF construit des latrines et des douches, assure un accès à l’eau potable et effectue des distributions de couvertures et de savons pour 4000 réfugiés.

Un centre de soins a été installé dans le camp de transit de Mborguéné (à 45km de Garoua-Boulaï) pour répondre aux besoins médicaux de 10 000 réfugiés.

Plus au sud du pays, de nouveaux groupes de personnes traversent en provenance de la RCA. La zone dans laquelle ils se trouvent actuellement est éloignée de tout et ne sera bientôt plus accessible à cause de la saison des pluies.

« Depuis que nos équipes ont été informées de la présence de groupes de réfugiés éparpillés le long de la frontière avec la République centrafricaine, MSF a immédiatement mis en place une clinique mobile sur Mboy. Ces refugiés étaient totalement démunis et laissés à eux-mêmes », ajoute le chef de mission.

« Les personnes réfugiées aujourd’hui au Cameroun ont déjà énormément souffert et sont dans une situation précaire. Tant que la situation en République centrafricaine se dégrade, de plus en plus de gens arriveront au Cameroun. Il est urgent que tous les acteurs humanitaires se mobilisent rapidement. Les réfugiés ont besoin de protection, de nourriture, d’abris, d’un accès à l’eau potable et de soins médicaux de toute urgence », déclare Mariano Lugli, directeur adjoint des opérations, de retour du Cameroun.

MSF est présente au Cameroun depuis 1984. Depuis février 2014, l’organisation médicale et humanitaire a déployé ses équipes d’urgence dans l’Est du pays, afin d’offrir des soins médicaux primaires aux réfugiés et apporter un support au ministère de la Santé camerounais.

MSF vient également en aide aux réfugiés centrafricains présents au Tchad et en République Démocratique du Congo.

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Réfugiés centrafricains au Cameroun: Les conditions de vie sont déplorables

PARIS, France, 28 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Alors que les affrontements en République centrafricaine (RCA) perdurent, des milliers de réfugiés sont arrivés au Cameroun. Ils manquent d’eau potable, d’un abri décent et de nourriture, prévient l’organisation médicale Médecins Sans Frontières (MSF). MSF appelle tous les acteurs présents dans le pays à se mobiliser rapidement afin de venir en aide aux réfugiés.

On estime aujourd’hui que 22 000 Centrafricains se sont réfugiés au Cameroun. Ces populations civiles n’ont eu d’autre choix que de fuir pour échapper aux violences dans leur pays. Sur la petite localité de Garoua-Boulaï, à l’est du pays, des milliers de gens vivent sous les arbres et ne peuvent compter que sur la solidarité de la communauté locale pour s’alimenter et se vêtir. « Les réfugiés vivent dans des conditions inacceptables », relate Jon Irwin, chef de mission pour MSF au Cameroun.

A Garoua-Boulaï, une prise en charge médicale d’urgence à été installée sur le site de Pont-Bascule et MSF est également présente dans l’hôpital de district et fait 800 consultations médicales par semaine. Un enfant sur cinq souffre de malnutrition.

En plus d’offrir des soins médicaux, MSF construit des latrines et des douches, assure un accès à l’eau potable et effectue des distributions de couvertures et de savons pour 4000 réfugiés.

Un centre de soins a été installé dans le camp de transit de Mborguéné (à 45km de Garoua-Boulaï) pour répondre aux besoins médicaux de 10 000 réfugiés.

Plus au sud du pays, de nouveaux groupes de personnes traversent en provenance de la RCA. La zone dans laquelle ils se trouvent actuellement est éloignée de tout et ne sera bientôt plus accessible à cause de la saison des pluies.

« Depuis que nos équipes ont été informées de la présence de groupes de réfugiés éparpillés le long de la frontière avec la République centrafricaine, MSF a immédiatement mis en place une clinique mobile sur Mboy. Ces refugiés étaient totalement démunis et laissés à eux-mêmes », ajoute le chef de mission.

« Les personnes réfugiées aujourd’hui au Cameroun ont déjà énormément souffert et sont dans une situation précaire. Tant que la situation en République centrafricaine se dégrade, de plus en plus de gens arriveront au Cameroun. Il est urgent que tous les acteurs humanitaires se mobilisent rapidement. Les réfugiés ont besoin de protection, de nourriture, d’abris, d’un accès à l’eau potable et de soins médicaux de toute urgence », déclare Mariano Lugli, directeur adjoint des opérations, de retour du Cameroun.

MSF est présente au Cameroun depuis 1984. Depuis février 2014, l’organisation médicale et humanitaire a déployé ses équipes d’urgence dans l’Est du pays, afin d’offrir des soins médicaux primaires aux réfugiés et apporter un support au ministère de la Santé camerounais.

MSF vient également en aide aux réfugiés centrafricains présents au Tchad et en République Démocratique du Congo.

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L’urgence d’une aide alimentaire pour les réfugiés centrafricains dans le sud du Tchad

PARIS, France, 28 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Les milliers de personnes qui ont fui les violences en RCA et sont arrivées à Sido , dans le sud du Tchad, ont besoin d’une aide d’urgence. « Le Programme alimentaire mondial (PAM) et les autorités tchadiennes doivent intervenir de toute urgence pour distribuer de la nourriture à ces populations totalement démunies », déclare Sarah Chateau, chef de mission MSF au Tchad.

Après un périple épuisant à bord de convois dont la plupart ont été la cible d’attaques en RCA, les réfugiés trouvent à Sido, dans le sud du Tchad, des conditions d’hygiène et de vie plus que précaires. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a distribué une seule fois de la nourriture aux réfugiés à Sido. C’était le 20 janvier, il y a plus de cinq semaines. « Plus de 8 000 réfugiés sont arrivés depuis et n’ont rien reçu à manger, à part quelques biscuits protéinés pour certains d’entre eux, » observe Augustin Ngoyi, coordinateur du programme MSF à Sido.

La majorité des réfugiés de Sido vivent sous des abris de fortune ou sous des arbres pour les nouveaux arrivés, sans rien d’autre pour se protéger que leurs propres vêtements. Il n’y a que 20 latrines et quatre points d’eau pour les 13 200 réfugiés se trouvant aujourd’hui à Sido. Le paludisme représente près de 30% des pathologies observées au centre de santé MSF. En 16 jours, l’équipe MSF a donné 56 consultations à des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère.

Sur place, les autorités locales se démènent pour tenter de faire face à cette crise, mais elles manquent cruellement de moyens et de soutien. MSF est d’ailleurs la seule organisation internationale présente à Sido.

« A Sido, les réfugiés ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence mais aussi de moustiquaires, d’abris et de latrines. Les agences des Nations Unies, dont le PAM, et les autorités tchadiennes doivent se mobiliser d’urgence, déclare Augustin Ngoyi.»

Fin décembre 2013, le gouvernement tchadien a lancé une vaste opération d’évacuation de personnes exposées à la violence en RCA, par avion ou en convois escortés par son armée. Les autorités centrales ont déployé de gros moyens pour identifier les villes ou villages d’origine des personnes évacuées. Mais beaucoup n’ont que des papiers d’identité centrafricains et n’ont plus aucune attache avec le Tchad, ni de parents à qui demander de l’aide.

« L’opération d’évacuation menée par le gouvernement tchadien a permis de sauver de nombreuses vies. Tous ceux qui ont rejoint le Tchad, quel que soit le moyen de transport utilisé ou leur capacité à présenter un document d’identité, ont exercé leur droit fondamental à fuir les violences et les exactions en RCA, observe Sarah Chateau. Toutes ces personnes dont la majorité sont centrafricaines sont dans une situation de double vulnérabilité, elles doivent être secourues immédiatement sur le territoire tchadien. »

Au Cameroun où sont présentes des équipes MSF, les réfugiés centrafricains sont aussi une situation de détresse.

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