La MISCA se félicite de l’arrestation de Patrice-Édouard Ngaissona, « coordonnateur politique » autoproclamé des anti-balaka

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 26 février 2014/African Press Organization (APO)/ — La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) se félicite de l’arrestation, ce jour, par les autorités congolaises de Patrice-Édouard Ngaissona, coordonnateur autoproclamé des anti-balaka, avec deux de ses collaborateurs, dans la région frontalière de la Likouala, dans la partie nord de le République du Congo. Les trois personnes appréhendées ont été transférées à Brazzaville.

Il convient de rappeler que, le 15 février 2014, des unités de la MISCA, avec le soutien d’éléments de Sangaris, avaient lancé une opération de désarmement dans le quartier de Boy Rabe, situé dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui, afin de neutraliser des éléments du groupe armé illégal dit des anti-balaka. Cette opération avait permis d’appréhender des dirigeants du groupe, dont les noms figurent sur une liste transmise par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Bangui au Représentant spécial de la Présidente de la Commission et chef de la MISCA, le Général Jean-Marie Michel Mokoko. Plusieurs armes de guerre, ainsi qu’une grande quantité de munitions, d’artifices et autres équipements militaires de diverse nature, avaient été saisis au cours de cette opération.

M. Ngaissona, dont le nom figure sur cette liste, s’est, à plusieurs reprises, ouvertement exprimé dans divers organes de presse pour réaffirmer son rôle de «coordonnateur politique» du groupe dit des anti-balaka, dont les éléments continuent de terroriser des populations civiles en RCA et de commettre nombre d’actes criminels, posant ainsi une grave menace à la paix et à la cohabitation paisible entre communautés. C’est dans ce contexte que le chef de la MISCA a maintenu des consultations étroites avec les pays de la région pour faciliter une action coordonnée dans la la lutte contre ce groupe, qui a permis d’appréhender M. Ngaissona.

La MISCA remercie vivement les autorités congolaises pour leur soutien et leur réitère son appréciation pour leur contribution inestimable à la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA.

L’arrestation de M. Ngaissona marque une nouvelle étape dans les efforts visant à isoler et à affaiblir les éléments les plus radicaux des groupes armés centrafricains et, partant, à créer des conditions propices à la poursuite du processus actuel de stabilisation de la situation sécuritaire et de promotion de la réconciliation nationale.

La MISCA saisit cette occasion pour se réjouir, encore une fois, de l’amélioration significative de la situation sécuritaire tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, ainsi que du retour progressif à une vie normale. La MISCA est déterminée, en coopération avec les autorités centrafricaines et avec l’appui de l’opération Sangaris, à poursuivre la mise en œuvre robuste du mandat qui lui a été donné par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA dans son communiqué du 19 juillet 2013 et par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2127 du 5 décembre 2014.

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République centrafricaine : la Fédération internationale lance un appel d’urgence pour venir en aide à 50 000 personnes touchées par les violences

GENEVE, Suisse, 26 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Pour faire face à la situation en République centrafricaine, qui ne cesse de se dégrader, et à la menace qui pèse sur la vie de milliers de personnes, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge lance aujourd’hui un appel d’urgence afin de venir en aide aux populations touchées par les violences.

« On estime à 714 000 le nombre de personnes qui ont été forcées de quitter leur maison », précise Antoine Mbao Bogo, Président de la Croix-Rouge centrafricaine. « Plus d’un tiers d’entre elles ont trouvé refuge dans les douzaines de camps installés dans la capitale. Le plus important, qui est situé près de l’aéroport, accueille plus de 70 000 personnes ». Les réfugiés vivent dans des conditions très précaires et ont un accès limité à la nourriture, à l’eau potable ou à des installations sanitaires. Avec la saison des pluies qui s’annonce, il est impératif d’agir maintenant pour éviter les épidémies de diarrhée aiguë et de maladies hydriques telles que le choléra. »

L’appel d’urgence vise à collecter 1 136 640 francs suisses destinés à améliorer les conditions de vie de 50 000 personnes durant l’année qui vient (appel d’urgence suite aux violences en République centrafricaine – en anglais). Ce montant permettra notamment de financer la construction de 500 latrines dans les camps et les écoles, des campagnes de promotion de l’hygiène et une campagne de sensibilisation en faveur de la paix entre les communautés.

Les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine continueront de dispenser un soutien psychosocial aux personnes qui ont été victimes, directement ou indirectement, de la violence et d’organiser notamment des activités ludiques pour les enfants. Les volontaires eux-mêmes ont été témoins d’atrocités dans l’exercice quotidien de leurs activités et ont payé un lourd tribut. Lorsque les violences ont éclaté au mois de décembre, la Croix-Rouge locale disposait de 600 volontaires actifs à Bangui. Ce chiffre a été divisé par deux, de nombreux volontaires ne pouvant supporter le stress lié à la collecte des dépouilles, dont le nombre s’élève à près de 1000 selon les derniers décomptes. La Fédération internationale a déployé un délégué chargé du soutien psychosocial pour aider les équipes de volontaires sur place.

« Les problèmes de sécurité font qu’il est extrêmement difficile pour les volontaires et le personnel de la Croix-Rouge de répondre pleinement aux besoins de la population. Il est simplement trop dangereux pour eux de s’aventurer trop loin de leur base », indique Antoine Mbao Bogo. Nous devons, par conséquent, adapter nos interventions pour faire en sorte de venir en aide au plus grand nombre de personnes et être le plus efficace possible tout en veillant à la sécurité de notre personnel. »

« Des centaines de milliers de personnes innocentes, des pères, des mères, des grands-parents et des enfants sont pris dans la spirale des violences », déplore Jean-Pierre Taschereau, responsable des opérations d’urgence de la Fédération internationale en République centrafricaine. « Ils ont faim et ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence. L’insécurité qui règne dans le pays pourrait empêcher la plantation des récoltes dans les mois qui viennent, ce qui ne fera qu’aggraver l’insécurité alimentaire qui touche actuellement 25 pour cent de la population. Nous ne pouvons pas nous permettre de leur tourner le dos ».

La poursuite des violences et le manque de signes d’apaisement poussent des milliers de personnes à traverser la frontière pour trouver refuge dans les pays voisins. La Fédération internationale a mobilisé 140 756 francs suisses du Fonds d’urgence pour les secours lors de catastrophes pour aider la Croix-Rouge tchadienne (DREF – Croix-Rouge du Tchad – Mouvement de population – en anglais) à venir en aide à 10 555 ressortissants tchadiens qui ont entrepris de rentrer dans leur pays. Par ailleurs, des plans sont en cours pour aider 21 600 centrafricains ayant trouvé refuge au Cameroun, ainsi que les personnes qui ont fui vers la République démocratique du Congo.

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« Trop, c’est trop » : les femmes de la RDC exigent la fin des violences sexuelles et des conflits

Bukavu (Sud-Kivu), RDC, 25 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Une mission de recherche en République démocratique du Congo menée par la Libérienne Leymah Gbowee, prix Nobel de la paix, et organisée par la Campagne internationale pour mettre fin aux viols et à la violence fondée sur le genre en situation de conflit, a lancé aujourd’hui un appel au gouvernement de la RDC et à la communauté internationale pour mettre les femmes au centre des efforts déployés pour la paix et pour mettre un terme à une violence sexuelle endémique.

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« On dit que la RDC est la capitale mondiale du viol », a déclaré Leymah Gbowee. « Je vois surtout que c’est la capitale des femmes fortes et de la solidarité entre femmes. Nous sommes ici pour soutenir les femmes courageuses qui ont survécu au viol ou à d’autres formes de violence sexuelle et qui aident à leur tour des survivantes. Ces femmes sont des pacificatrices, et elles ont besoin de soutien pour instaurer une paix durable dans ce pays. Elles nous ont dit : « Trop, c’est trop ». La guerre menée contre le corps des femmes doit cesser. »

Ce groupe, également composé de journalistes, de philanthropes et d’expertes des droits des femmes américaines, s’est rendu à Kigali (Rwanda), à Bunia dans la province orientale de la RDC et à Bukavu dans le Sud-Kivu de la RDC. À chaque étape, le groupe a rencontré des organisations de femmes, des groupes de base défendant la justice, des responsables du gouvernement des provinces et des responsables de l’ONU et d’autres organisations internationales. Il a également observé des initiatives menées par des femmes pour soutenir les survivantes de violences sexuelles. La délégation s’est rendue en RDC sur l’invitation d’organisations de femmes de la RDC qui font partie de la Campagne internationale pour mettre fin aux viols et à la violence fondée sur le genre en situation de conflit.

« Nous collaborons avec des organisations du monde entier qui se soucient profondément du sort des femmes en RDC », a déclaré Julienne Lusenge, présidente de Solidarité féminine pour la paix et le développement intégral (SOFEPADI). « De concert avec nos partenaires de la Campagne internationale pour mettre fin aux viols et à la violence fondée sur le genre en situation de conflit, nous invitons les gouvernements de cette région à se joindre à nous pour offrir un accès adéquat aux soins pour les victimes de violences sexuelles de la RDC toute entière, et pour mettre fin à l’impunité qui existe encore aujourd’hui pour les auteurs de viols et d’autres atrocités perpétrées à l’encontre des femmes.

La mission de recherche a rencontré plus de 350 femmes en RDC. Ces femmes ont donné à la délégation des recommandations clés à destination du gouvernement de la RDC, de la région et de la communauté internationale. Ces recommandations incluent une meilleure protection des défenseurs des droits de l’homme, une application stricte de la justice transitoire en RDC, des réparations pour les survivants, un accès à toute une gamme de services pour les survivants (médicaux, psychologiques, légaux et socio-économiques, planification familiale) dans l’ensemble de la RDC, une réforme de la police, de l’armée et d’autres mécanismes judiciaires et la mise en œuvre complète du Plan d’action national sur la violence sexuelle et fondée sur le genre.

Une des préoccupations principales concerne le manque de fonds alloués aux organisations de femmes basiques.

« Des groupes comme SOFEPADI font tant avec si peu de moyens », a déclaré Elizabeth Bernstein, directrice exécutive de Nobel Women’s Initiative (http://www.nobelwomensinitiative.org), organisation créée par six femmes lauréates du prix Nobel de la paix. « Ces petites organisations possèdent les connaissances et les compétences nécessaires pour offrir une gamme complète de services aux femmes congolaises. Nous appelons à davantage de soutien direct envers ces organisations de base. »

La délégation conclura sa mission à Kigali, où elle rencontrera des responsables locaux, des membres de la communauté diplomatique et des représentants d’agences internationales.

Distribué par APO (African Press Organization) pour la Nobel Women’s Initiative.

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La Nobel Women’s Initiative (http://www.nobelwomensinitiative.org), créée en 2006, est dirigée par les prix Nobel de la paix Jody Williams, Shirin Ebadi, Rigoberta Menchú Tum, Leymah Gbowee, Tawakkol Karman et Mairead Maguire. La Nobel Women’s Initiative fait usage du prestige du Prix Nobel de la paix et de lauréates courageuses pour magnifier le pouvoir et la visibilité des femmes qui se consacrent à la paix, à la justice et à l’égalité dans le monde entier.

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RCA / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 25 février 2014

PARIS, France, 25 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 25 février 2014

Q – Une liste dressée notamment par la France est en circulation au conseil de sécurité en P3 – avec huit noms de personnes susceptibles d’être visées par des sanctions. Pouvez-vous confirmer que le nom de Bozizé ainsi que de ses fils y figurent ? Quels sont les autres noms ? Des Seleka, des Anti-balaka ?

R – Je ne suis pas en mesure de confirmer de noms. Comme vous le savez, la résolution 2134, adoptée le 28 janvier à l’unanimité par le conseil de sécurité, ouvre la voie à la mise en place d’un régime de sanctions individuelles à l’encontre des individus qui feraient obstacle au processus de transition et aux efforts de la communauté internationale pour rétablir la stabilité en RCA.

Q – M. Fabius, lorsqu’il s’était entretenu avec Mme Samba-Panza il y a une dizaine de jours, avait soumis une liste à la présidente centrafricaine qui n’avait pas émis d’objection. Vous confirmez qu’une liste est bien en circulation et en discussion à l’ONU ?

R – Non. Je vous confirme notre attachement à ce que les auteurs de crimes et d’exactions en RCA répondent de leurs actes devant la justice.

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Maroc / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 25 février 2014

PARIS, France, 25 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 25 février 2014

Q – Pour revenir sur l’affaire de l’ambassadeur de France à Washington, le Quai d’Orsay a démenti les propos qui lui sont prêtés, mais pas la rencontre. Est-ce qu’il y a eu rencontre entre l’ambassadeur et Javier Bardem ?

R – Non. J’ai déjà indiqué qu’il n’avait pas rencontré M. Bardem et n’avait, par conséquent, pas pu tenir les propos qui lui étaient prêtés.

Q – M. Bardem parle d’une rencontre en 2011.

R – Il n’y a pas eu de rencontre entre l’ambassadeur Delattre et M. Bardem – ce qui signifie que les propos qui sont prêtés à M. Delattre n’ont pas été tenus.

Q – Peut-on avoir un état des lieux des relations entre la France et le Maroc ?

R – Un entretien entre le chef de l’Etat et le roi du Maroc a eu lieu hier soir. A cette occasion, la Présidence de la République a rappelé que le partenariat entre le Maroc et la France est un partenariat d’exception. Le ministre des Affaires étrangères doit s’entretenir dans les prochaines minutes avec son homologue marocain. Nos relations sont fortes et étroites dans tous les domaines et ne cessent de se densifier.

Q – Est-ce que la coopération entre services en matière de renseignement va se poursuivre ?

R – La coopération entre nos deux pays en matière de lutte antiterroriste est essentielle. C’est l’un des socles de notre coopération bilatérale. Elle va naturellement se poursuivre et s’amplifier dans les prochains mois.

Q – Vous avez parlé d’un « incident regrettable » s’agissant de la volonté de la justice d’interpeller le directeur de la DST marocaine. Vous avez aussi souhaité que la lumière soit faite concernant cet incident. Est-ce qu’une enquête a été ouverte ? Et quelles en sont les conclusions ?

R – Nous respectons scrupuleusement la séparation des pouvoirs et il n’y a pas d’ingérence dans la procédure judiciaire. Cela étant, nous avons indiqué dès samedi qu’il s’agissait d’un incident regrettable et que nous apporterions toutes les clarifications nécessaires aux autorités marocaines. C’est ce que nous sommes en train de faire.

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Ouganda – Loi criminalisant l’homosexualité / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 25 février 2014

PARIS, France, 25 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Loi criminalisant l’homosexualité / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 25 février 2014

La France est préoccupée par la promulgation d’une loi renforçant la criminalisation de l’homosexualité en Ouganda. Comme l’a rappelé la haut-commissaire aux droits de l’Homme des Nations unies dans son rapport publié cette année « Nés libres et égaux », les principes fondamentaux d’égalité et non-discrimination s’appliquent à tous en vertu du droit international des droits de l’Homme. Les dispositions pénalisant l’homosexualité sont contraires aux traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme librement ratifiés par l’Ouganda.

La France rappelle son engagement en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité et contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Elle soutient les initiatives de la société civile visant à lutter contre ces discriminations.

Dans ce contexte, la France appelle les autorités ougandaises à respecter leurs engagements internationaux en matière de protection des droits de l’Homme.

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Entretien de M. Laurent Fabius avec son homologue tunisien (Paris, 26 février 2014)

PARIS, France, 25 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – 25 février 2014

M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, recevra demain à Paris son homologue tunisien, M. Mongi Hamdi, pour sa première visite en France depuis sa prise de fonctions.

Cette visite intervient un mois après l’entrée en fonctions du gouvernement dirigé par M. Mehdi Jomaa, à la suite de l’adoption de la constitution de la deuxième République tunisienne. Le président de la République avait effectué à cette occasion, le 7 février dernier, sa deuxième visite en Tunisie à sept mois d’intervalle. La France a ainsi marqué sa détermination à se tenir aux côtés du peuple tunisien.

La France souhaite accompagner la Tunisie démocratique dans les défis majeurs qu’elle doit relever pour mener à bien sa transition. L’entretien du ministre des Affaires étrangères avec M. Hamdi portera sur le renforcement de la coopération franco-tunisienne dans tous les domaines : politique, économique, lutte anti-terroriste, mais également en appui à la société civile tunisienne, qui joue un rôle déterminant dans la transition. Par ailleurs, les ministres s’entretiendront des principaux sujets de politique étrangère lors d’un déjeuner de travail.

La France, qui est le premier partenaire de la Tunisie dans tous les domaines, est déterminée à soutenir ce pays ami dans la dernière phase de sa transition, qu’elle espère voir aboutir d’ici la fin de l’année par l’organisation d’élections présidentielles et législatives démocratiques et transparentes.

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LE PAM S’INQUIETE D’UNE CRISE REGIONALE DUE A L’EXODE CAUSE PAR LA VIOLENCE EN CENTRAFRIQUE

ROME, Italie, 25 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Alors que des milliers de personnes continuent de fuir la violence en République Centrafricaine, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) s’inquiète des conséquences de cet exode vers les pays voisins, où plus de 150.000 personnes ont un besoin urgent d’assistance humanitaire.

« Nous faisons face à une crise régionale qui va bien au-delà des frontières de la Centrafrique. Ces personnes, qui ont souvent tout perdu, ont été victimes ou témoins d’indicibles violences et n’ont eu d’autre choix que de partir », indique Denise Brown, directrice régionale du PAM pour l’Afrique de l’Ouest.

« Il y a un besoin d’assistance en particulier alimentaire et nutritionnelle à la fois en Centrafrique et dans les pays voisins. Ces personnes en ont besoin maintenant et ne devraient pas avoir à attendre », ajoute-elle.

Plus de 70.000 personnes ont fui la Centrafrique pour le Tchad, 62.000 sont en République Démocratique du Congo (RDC), 28.000 sont arrivées au Cameroun dans les dernières semaines, et 12.000 en République du Congo.

Depuis décembre 2013, le mouvement de population depuis la Centrafrique s’est intensifié en direction de régions fragiles et en insécurité alimentaire. L’arrivée de milliers de personnes ajoute aux difficultés auxquelles sont confrontées les populations locales. Parmi ces déplacés figurent un grand nombre de Tchadiens, dont la plupart ne sont jamais allés dans leur pays d’origine ou depuis si longtemps qu’ils ne bénéficient plus de réseaux d’entraide.

Le PAM s’inquiète de ne pas pouvoir répondre aux besoins de ces populations extrêmement vulnérables faute de fonds suffisants. Plusieurs pays limitrophes accueillent déjà un grand nombre de réfugiés de différents pays et les ressources disponibles deviennent limitées. En RDC les stocks de céréales destinées aux réfugiés centrafricains sont quasiment épuisées et de nouvelles contributions sont nécessaires rapidement.

Les besoins de financements :

Au Tchad, 39.000 personnes dans le Sud du pays, ont déjà reçu une assistance alimentaire. Dans les six prochains mois, le PAM prévoit d’assister 150.000 personnes, 50.000 en vivres et 100.000 sous forme de bons d’achats pour un montant total de 16,3 millions de dollars.

Au Cameroun, le PAM apporte une assistance alimentaire à 27.000 nouveaux réfugiés et estime que ce chiffre pourrait passer à 43.000. L’opération d’urgence nécessite 1,5 millions de dollars pour une première période de trois mois.

En RDC, le PAM apporte déjà une assistance aux réfugiés de Centrafrique ainsi qu’à des centaines de milliers de déplacés internes. Une grave pénurie de fonds a conduit le PAM à revoir son programme pour n’assister que les personnes les plus vulnérables. Pour répondre aux besoins des réfugiés centrafricains, le PAM a besoin de 6 millions de dollars pour poursuivre son assistance dans les six prochains mois.

En République du Congo, 1,7 millions de dollars sont nécessaires pour assister 12.000 réfugiés pendant six mois.

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Quai d’Orsay – Entretien de M. Laurent Fabius avec son homologue tunisien, M. Mongid Hamdi (26 février)

PARIS, France, 25 février 2014/African Press Organization (APO)/ — COMMUNIQUÉ TECHNIQUE

M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, recevra M. Mongid Hamdi, ministre des Affaires étrangères de Tunisie, pour un entretien suivi d’un déjeuner de travail le mercredi 26 février 2014 à 12h au Quai d’Orsay.

Un point de presse conjoint est prévu à l’issue à 14h15. Les journalistes, photographes et cameramen intéressés sont priés de s’accréditer à l’adresse suivante :

accreditations.presse@diplomatie.gouv.fr.

Ils sont invités à se présenter, munis de leur carte de presse, à partir de 13h45, à l’entrée située au 1 rue Robert Esnault-Pelterie, Paris 7e (face à l’aérogare des Invalides).

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La Conférence régionale affronte les pertes et gaspillages alimentaires au Proche-Orient et en Afrique du Nord / La Région perd jusqu’à un tiers des aliments produits et importés

ROME, Italie, 25 février 2014/African Press Organization (APO)/ — La réduction des pertes et gaspillages alimentaires sera déterminante pour améliorer les disponibilités alimentaires, atteindre la sécurité alimentaire et diminuer la pression exercée sur les ressources naturelles dans la région à forte croissance du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, affirme la FAO.

La région dépend des importations pour satisfaire plus de 50 pour cent de ses besoins alimentaires. Or, elle perd jusqu’à un tiers de la nourriture qu’elle produit et importe – entre 14 et 19 percent des céréales, 26 pour cent du poisson et des produits de la mer, 13 pour cent de la viande et 45 pour cent des fruits et légumes.

La FAO a proposé un Cadre stratégique régional visant à réduire les pertes et gaspillages alimentaires qui a été examiné par les participants de la Conférence régionale pour le Proche-Orient qui se tient à Rome du 24 au 28 février.

Les Gouvernements de la région ont pris l’engagement de réduire ces pertes et gaspillages de 50 pour cent en l’espace de dix ans. Toutes les ressources et le travail ayant servi à produire les aliments perdus ou gaspillés se traduisent par une baisse des recettes économiques du secteur agroalimentaire et des agriculteurs et une hausse des factures d’importations vivrières.

Onze pour cent de la population de la région souffre de faim chronique, dont une grande partie de familles rurales vulnérables qui dépendent de l’agriculture pour vivre. Les recherches indiquent que la réduction des pertes et gaspillages alimentaires tout au long de la chaîne de valeur pourrait permettre d’améliorer leurs moyens d’existence.

Une collaboration à grande échelle

L’étude de la FAO souligne le manque d’informations précises à l’échelle régionale sur les modalités et les causes des pertes et gaspillages, raison pour laquelle le Cadre stratégique identifie la collecte de données comme un des domaines prioritaires d’action. Les informations disponibles sur la région Proche-Orient–Afrique du Nord indiquent qu’environ 44 pour cent de ces pertes et gaspillages alimentaires se produisent aux stades de la manipulation, de la transformation et de la distribution des aliments, tandis que le gaspillage au niveau du consommateur est estimé à 34 pour cent, pour l’essentiel dans les zones urbaines.

Le Cadre stratégique régional préconise la pleine participation et coopération d’une vaste gamme d’institutions et de parties prenantes pour réduire les pertes et gaspillages alimentaires à tous les stades de la filière dans les 19 Etats membres régionaux de la FAO, ainsi que le lancement d’une campagne de sensibilisation visant à freiner le gaspillage alimentaire des consommateurs.

Le Cadre stratégique appelle également l’attention sur les expériences et réalisations récentes de la région, notamment des consultations à l’échelon national et régional; l’adoption d’initiatives nationales de réduction des pertes et gaspillages alimentaires en Egypte et en Arabie saoudite; et des mesures importantes prises dans certains pays de la région comme l’Iraq, l’Iran, les Emirats arabes unis (EAU) et la Tunisie.

Information, formation, infrastructures

Bien avant que les produits alimentaires ne parviennent jusqu’au consommateur, des pertes – aussi bien en termes de quantité que de qualité – surviennent à différents stades de la filière. Celles-ci sont imputables à des techniques agricoles peu performantes, à un manque d’entrepôts frigorifiques et de moyens de transport, à une forte exposition à la chaleur et à la lumière sur les marchés en plein air; à des politiques inexistantes ou inadéquates; et à des règlements et des lacunes dans les institutions et la coordination.

Les participants de la Conférence régionale ont approuvé le Cadre stratégique et recommandé les principaux domaines d’action suivants:

• améliorer la collecte des données, l’analyse et l’information;

• renforcer la sensibilisation et la promotion de bonnes pratiques chez les agriculteurs, les consommateurs et tous les opérateurs du secteur alimentaire à tous les stades de la filière;

• élaborer des politiques et des réglementations et renforcer la collaboration et la coordination entre les peuples, les institutions et les pays;

• promouvoir les investissements et mobiliser le secteur privé.

La proposition s’inscrivait dans l’esprit de l’Initiative mondiale de la FAO de réduction des pertes et gaspillages alimentaires (SAVE FOOD), en s’adaptant au contexte socio-économique et aux caractéristiques de la région Proche-Orient–Afrique du Nord.

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