Des ministres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine se rencontrent autour d’un projet de partenariat pour le développement des compétences en sciences appliquées

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 10 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — La capitale éthiopienne accueille à partir d’aujourd’hui et durant trois jours un séminaire de haut niveau consacré à un projet de partenariat pour le développement des compétences en sciences appliquées, ingénierie et technologies. Organisée par la Banque mondiale et le gouvernement éthiopien, cette manifestation a pour but de mettre en relation les ministres de l’éducation et de la formation professionnelle de neuf pays africains et un large éventail d’experts du Brésil, de la Chine, de la Corée et de l’Inde.

Pour les ministres des neuf pays concernés — Éthiopie, Guinée, Libéria, Mozambique, Nigéria, Rwanda, Sénégal, Soudan et Tanzanie — l’enjeu ici est de formaliser et systématiser une coopération qui leur permette de faire face à l’un des plus grands défis auxquels l’Afrique est confrontée : répondre à la demande croissante de compétences de pointe et adaptées aux besoins du marché dans plusieurs filières industrielles en expansion rapide.

« J’espère que ce séminaire débouchera sur des recommandations à la fois solides et pratiques pour renforcer la collaboration entre les pays partenaires et les pays d’Afrique et améliorer ainsi la contribution des institutions d’enseignement technique et d’éducation supérieure au développement économique de nos nations », a déclaré le vice-Premier ministre éthiopien Ato Demeke Mekonnen.

De son côté, Shobha Ghosh, directeur principal de la Fédération des Chambres de commerce indiennes, a indiqué que « le secteur indien de l’enseignement privé serait prêt à participer à ce partenariat à condition qu’un cadre réglementaire porteur soit mis en place et garantisse la viabilité financière des investissements dans l’éducation », en ajoutant que « l’Afrique peut tirer parti de l’expérience de l’Inde, notamment en ingénierie, sciences et technologies ».

La Banque mondiale a engagé des consultations intensives avec plusieurs pays d’Afrique au sujet de ce partenariat qui serait établi avec des pays émergents qui présentent la caractéristique d’investir déjà sur le continent et de contribuer ainsi directement à son développement. De nombreux pays africains se sont déclarés vivement intéressés par le projet de partenariat.

« L’Afrique se lève. Pour concrétiser ces perspectives nouvelles et prometteuses, le continent doit investir dans l’acquisition de compétences et l’enseignement supérieur, notamment dans les sciences et les technologies », a souligné pour sa part Ritva Reinikka, directrice en charge du développement humain au sein de la Région Afrique de la Banque mondiale. « L’enseignement supérieur doit faire beaucoup plus pour répondre aux besoins du secteur privé, et je pense qu’un partenariat avec des pays émergents constitue un pas dans la bonne direction. »

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Le Ministre Reynders rencontre les autorités burundaises

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a reçu ce mardi 9 juillet au Palais d’Egmont le 2ème Vice Président du Burundi Gervais Rufyikiri, accompagné par le Ministre des Relations Extérieures, Laurent Kavakure.

Le 2ème Vice-Président et le Ministre des Affaires étrangères ont tenu à venir expliquer devant les autorités et l’opinion publique belges le contexte et le fonctionnement de la loi sur les médias promulguée le 4 juin dernier. Le Ministre Reynders s’est réjoui de cette initiative de transparence, qui fait suite à l’entretien avec son homologue burundais à Addis Ababa, en marge du Sommet de l’Union africaine, le 26 mai dernier. Il a rappelé son inquiétude concernant les restrictions à la liberté de la presse que pourrait engendrer l’application de la nouvelle loi sur les médias.

Au cours de l’entretien, d’autres projets législatifs relatifs aux libertés civiles et politiques au Burundi en voie d’adoption ont également été soulevés.

Les problèmes de gouvernance économique au Burundi et de stabilité macro-économique ont également été soulevés. Le 2ème Vice-Président a dans ce contexte informé le Ministre Reynders des préparatifs de la première conférence sectorielle post-Genève qui aura lieu les 15 et 16 juillet à Bujumbura et a invité la Belgique à y participer. Le Ministre Reynders a encouragé les autorités burundaises à appliquer les réformes préconisées par le FMI pour assainir la situation budgétaire du pays et accélérer les réformes structurelles.

Suite à la réunion spéciale du Comité des Partenaires, le volet de la coopération au développement avec le Burundi a également été abordé, notamment concernant la mise en œuvre par les autorités burundaises de la « Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption ».

Enfin, la situation régionale a aussi été évoquée. Le Ministre Reynders a insisté sur l’importance du suivi de l’accord d’Addis-Abeba, de l’intégration régionale et du dialogue pour mettre fin aux crises récurrentes dans la région.

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Le Ministre Reynders rencontre les autorités burundaises

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Vice Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a reçu ce mardi 9 juillet au Palais d’Egmont le 2ème Vice Président du Burundi Gervais Rufyikiri, accompagné par le Ministre des Relations Extérieures, Laurent Kavakure.

Le 2ème Vice-Président et le Ministre des Affaires étrangères ont tenu à venir expliquer devant les autorités et l’opinion publique belges le contexte et le fonctionnement de la loi sur les médias promulguée le 4 juin dernier. Le Ministre Reynders s’est réjoui de cette initiative de transparence, qui fait suite à l’entretien avec son homologue burundais à Addis Ababa, en marge du Sommet de l’Union africaine, le 26 mai dernier. Il a rappelé son inquiétude concernant les restrictions à la liberté de la presse que pourrait engendrer l’application de la nouvelle loi sur les médias.

Au cours de l’entretien, d’autres projets législatifs relatifs aux libertés civiles et politiques au Burundi en voie d’adoption ont également été soulevés.

Les problèmes de gouvernance économique au Burundi et de stabilité macro-économique ont également été soulevés. Le 2ème Vice-Président a dans ce contexte informé le Ministre Reynders des préparatifs de la première conférence sectorielle post-Genève qui aura lieu les 15 et 16 juillet à Bujumbura et a invité la Belgique à y participer. Le Ministre Reynders a encouragé les autorités burundaises à appliquer les réformes préconisées par le FMI pour assainir la situation budgétaire du pays et accélérer les réformes structurelles.

Suite à la réunion spéciale du Comité des Partenaires, le volet de la coopération au développement avec le Burundi a également été abordé, notamment concernant la mise en œuvre par les autorités burundaises de la « Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption ».

Enfin, la situation régionale a aussi été évoquée. Le Ministre Reynders a insisté sur l’importance du suivi de l’accord d’Addis-Abeba, de l’intégration régionale et du dialogue pour mettre fin aux crises récurrentes dans la région.

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Obama l’Africapitaliste : créer un Modèle de développement du secteur privé que le Monde puisse suivre, par Tony O. Elumelu*

LAGOS, Nigeria, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Editorial de Tony O. Elumelu*, entrepreneur, philanthrope et président de Heirs Holdings Limited :

La semaine dernière, c’était la première fois, à mon souvenir, qu’un président des États-Unis venait en Afrique avec en tête de son ordre du jour l’investissement et comme priorité les rencontres avec les chefs d’entreprise du continent, qui sont les véritables moteurs du développement. Le président Obama devrait être félicité pour sa vision, et pour avoir donné la preuve la plus évidente que les règles d’investissement en Afrique sont réellement en train de changer.

Photo Tony Elumelu: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/tony-elumelu.jpg

L’ère de l’assistance se termine. Le type d’aide dont a le plus besoin l’Afrique, et qui devrait avoir la priorité, est l’aide à l’entreprise. Je suis convaincu que le secteur privé africain a le pouvoir de transformer le continent grâce à des investissements de capitaux sur le long terme, générant à la fois une prospérité économique et une richesse sociale. J’appelle ce développement « Africapitalisme », et sans aucun doute, il porte la plus grande promesse pour le développement durable de l’Afrique.

Il était donc encourageant de voir des entreprises africaines impliquées, finançant et investissant en tant que partenaires, et s’assurant que l’Afrique affirme son rôle dans cette opportunité.

Je peux déjà ressentir l’effet du nouveau dialogue d’Obama avec l’Afrique. Dans les entretiens auxquels j’ai répondus pour les médias qui couvraient ce voyage, l’aide et la corruption n’étaient, heureusement, pas le point central. Les journalistes traitaient des sujets avec des mots tels que « capital », « investissement » et « commerce ».

Les effets de ce changement seront immenses.

L’électricité est le plus grand obstacle au développement du continent, et c’est donc l’investissement le plus catalytique et le plus stratégique que l’on puisse faire en Afrique. C’est pourquoi l’axe choisi par le président Obama arrive au bon moment… et est si nécessaire. Si l’on double notre capacité de production d’électricité, cela doublera le PIB de l’Afrique, et nous conduira vers une croissance durable, menée localement. Étant donné son importance économique, le secteur de l’électricité présente aussi une opportunité d’investissement attractive pour les investisseurs à long terme : comme la concurrence est faible, les retours, quand ils arriveront, seront très élevés. Ce sera similaire aux retours qu’ont obtenus les premiers investisseurs dans les télécommunications africaines, avant que le secteur ne devienne saturé et extrêmement concurrentiel.

En tant qu’investisseur, je crois aux bonnes affaires et aux bonnes actions. Investir dans le secteur de l’électricité répond à ces deux critères. C’est pourquoi Heirs Holdings s’est engagée à investir 2,5 milliards USD pour étendre notre centrale électrique nigériane nouvellement acquise à Ughelli, ainsi que pour développer de nouveaux projets de réhabilitation et de construction dans toute l’Afrique.

Mais combler le déficit énergétique de l’Afrique nécessite des investissements sur le long terme et d’énormes dépenses : il en coûtera 1 milliard de dollars simplement pour acheter la centrale d’Ughelli et l’amener à sa capacité installée totale de 1 000 mégawatts. Étant donné les immenses besoins en capitaux de l’Afrique pour le secteur de l’électricité, une initiative telle que Power Africa est essentielle pour réunir les investisseurs internationaux et les institutions financières afin de soutenir le paradigme électrique en mutation du continent.

Le Nigeria était l’un des seule sept pays compris dans le programme ; des pays au premier plan de la réforme électrique en Afrique. Le processus de privatisation de classe internationale mené personnellement par le président Goodluck Jonathan démontre que le Nigeria mérite cette place. Et cela signifie que le secteur électrique du Nigeria aura accès à des conditions préférentielles et à une emphase sans précédent des bailleurs de fonds cherchant à réaliser leurs engagements publics dans le cadre de l’initiative Power Africa. Power Africa offre aussi un modèle aux 47 pays africains qui n’appartenaient pas à la liste pilote initiale. Le continent n’arrivera à combler son déficit énergétique que si davantage de dirigeants africains réforment rapidement leurs politiques et encouragent ce type d’investissements du secteur privé.

En tant qu’entrepreneur, je sais qu’attirer les capitaux n’est pas et n’a jamais été le problème. J’ai toujours pensé que si les politiques et l’environnement étaient adéquats, les investissements afflueraient en Afrique. Les investisseurs ont besoin de savoir que l’état de droit et la protection des droits de propriété sont assurés : c’est l’une des exigences les plus importantes pour les capitaux. C’est pourquoi j’invite les grands dirigeants du monde comme le président Obama à convaincre davantage de dirigeants africains que le développement par l’investissement nécessite des politiques plus favorables aux investisseurs. Je constate chez les dirigeants africains une volonté de saisir ces opportunités, mais ils ont besoin de soutien et dans certains cas de conseils. Si leur vision est claire, ils ne savent pas toujours comment y arriver.

Le président rwandais Paul Kagame est un autre modèle positif pour le continent ; un dirigeant africain progressiste qui fait preuve à la fois de vision et d’engagement. Le Rwanda se classe désormais plus haut que tout autre pays d’Afrique subsaharienne en matière de compétitivité mondiale, et se positionne au troisième rang pour l’Afrique en général. Le président Kagame et son équipe ont su créer un environnement propice dont les investisseurs ne peuvent que rêver ailleurs en Afrique. Pour cette raison, Heirs Holdings, Berggruen Holdings et 50 Ventures ont choisi le Rwanda pour y installer la Bourse de l’Afrique de l’Est (East Africa Commodity Exchange, EAX), qui ouvrira le 15 juillet.

L’EAX apportera des liquidités, de la transparence et donnera aux agriculteurs le pouvoir de fixer les prix, tout en réduisant les risques des prêts pour les banques. L’effet sera de créer une richesse sociale dans les communautés locales et de soutenir le développement dans la région. À l’instar des investissements dans le secteur de l’électricité, l’EAX montre l’Africapitalisme en action, en soulignant l’immense rôle de développement du secteur privé africain. Quand j’ai rencontré le président Kagame l’année dernière, il a immédiatement compris l’importance d’une bourse de matières premières pour la région de l’Afrique de l’Est, et il a fortement appuyé sa création. Le gouvernement rwandais a tenu toutes ses promesses, ce qui a permis à notre groupe d’investisseurs de tenir les siennes : la bonne équipe d’investissement, associée à un gouvernement favorable, améliorera la vie des fermiers dans toute la région.

En suivant ces modèles (Power Africa et l’EAX), nous pouvons transformer toute l’économie africaine, en commençant par le secteur de l’électricité. Un jour, les 70 % d’Africains qui n’ont actuellement pas accès à une électricité abordable, tiendront pour acquis qu’ils peuvent appuyer sur un interrupteur et transformer leurs maisons, leurs bureaux et leurs écoles. Et ils se souviendront de la visite d’Obama. Parce qu’avec une implication du secteur privée dorénavant garantie, ce jour sera bientôt une réalité.

En Tanzanie, j’ai serré la main d’un Africapitaliste, qui se trouve aussi être l’homme le plus puissant du monde. C’était un événement extrêmement important pour moi, qui ai investi toute ma vie en Afrique, et je suis convaincu que la visite d’Obama a été un événement tout aussi significatif pour l’Afrique. Elle va recentrer l’attention du monde sur l’investissement en Afrique. Elle change déjà les perceptions et mobilise les investisseurs internationaux. Elle changera même la vision de nombreux investisseurs africains, qui réaliseront que nous devons montrer le chemin. Parce que si nous nous affirmons et montrons de la confiance envers notre continent en dirigeant nos économies vers des investissements à long terme en Afrique, d’autres suivront. C’est l’un des piliers de l’Africapitalisme : les Africains pour l’Afrique.

La visite d’Obama était un jalon, attendu depuis longtemps, et dont l’effet durera. Elle confirme que l’ère de l’assistance se termine. Il est temps à présent que le secteur privé prenne la main.

*Tony Elumelu (http://tonyelumelu.com) est un entrepreneur, un philanthrope et le président de Heirs Holdings Limited (http://heirsholdings.com), une société d’investissements panafricaine. Il est l’ancien PDG du Groupe United Bank for Africa (http://www.ubagroup.com) et le président actuel de Transcorp (http://www.transcorpnigeria.com). Vous pouvez le suivre sur Twitter à @TonyOElumelu (https://twitter.com/tonyoelumelu).

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Heirs Holdings.

Pour plus de renseignements :

Moky Makura

Heirs Holdings

E-mail : moky.makura@heirsholdings.com

Tél. : +234-1-277-4641

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Obama l’Africapitaliste : créer un Modèle de développement du secteur privé que le Monde puisse suivre, par Tony O. Elumelu*

LAGOS, Nigeria, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Editorial de Tony O. Elumelu*, entrepreneur, philanthrope et président de Heirs Holdings Limited :

La semaine dernière, c’était la première fois, à mon souvenir, qu’un président des États-Unis venait en Afrique avec en tête de son ordre du jour l’investissement et comme priorité les rencontres avec les chefs d’entreprise du continent, qui sont les véritables moteurs du développement. Le président Obama devrait être félicité pour sa vision, et pour avoir donné la preuve la plus évidente que les règles d’investissement en Afrique sont réellement en train de changer.

Photo Tony Elumelu: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/tony-elumelu.jpg

L’ère de l’assistance se termine. Le type d’aide dont a le plus besoin l’Afrique, et qui devrait avoir la priorité, est l’aide à l’entreprise. Je suis convaincu que le secteur privé africain a le pouvoir de transformer le continent grâce à des investissements de capitaux sur le long terme, générant à la fois une prospérité économique et une richesse sociale. J’appelle ce développement « Africapitalisme », et sans aucun doute, il porte la plus grande promesse pour le développement durable de l’Afrique.

Il était donc encourageant de voir des entreprises africaines impliquées, finançant et investissant en tant que partenaires, et s’assurant que l’Afrique affirme son rôle dans cette opportunité.

Je peux déjà ressentir l’effet du nouveau dialogue d’Obama avec l’Afrique. Dans les entretiens auxquels j’ai répondus pour les médias qui couvraient ce voyage, l’aide et la corruption n’étaient, heureusement, pas le point central. Les journalistes traitaient des sujets avec des mots tels que « capital », « investissement » et « commerce ».

Les effets de ce changement seront immenses.

L’électricité est le plus grand obstacle au développement du continent, et c’est donc l’investissement le plus catalytique et le plus stratégique que l’on puisse faire en Afrique. C’est pourquoi l’axe choisi par le président Obama arrive au bon moment… et est si nécessaire. Si l’on double notre capacité de production d’électricité, cela doublera le PIB de l’Afrique, et nous conduira vers une croissance durable, menée localement. Étant donné son importance économique, le secteur de l’électricité présente aussi une opportunité d’investissement attractive pour les investisseurs à long terme : comme la concurrence est faible, les retours, quand ils arriveront, seront très élevés. Ce sera similaire aux retours qu’ont obtenus les premiers investisseurs dans les télécommunications africaines, avant que le secteur ne devienne saturé et extrêmement concurrentiel.

En tant qu’investisseur, je crois aux bonnes affaires et aux bonnes actions. Investir dans le secteur de l’électricité répond à ces deux critères. C’est pourquoi Heirs Holdings s’est engagée à investir 2,5 milliards USD pour étendre notre centrale électrique nigériane nouvellement acquise à Ughelli, ainsi que pour développer de nouveaux projets de réhabilitation et de construction dans toute l’Afrique.

Mais combler le déficit énergétique de l’Afrique nécessite des investissements sur le long terme et d’énormes dépenses : il en coûtera 1 milliard de dollars simplement pour acheter la centrale d’Ughelli et l’amener à sa capacité installée totale de 1 000 mégawatts. Étant donné les immenses besoins en capitaux de l’Afrique pour le secteur de l’électricité, une initiative telle que Power Africa est essentielle pour réunir les investisseurs internationaux et les institutions financières afin de soutenir le paradigme électrique en mutation du continent.

Le Nigeria était l’un des seule sept pays compris dans le programme ; des pays au premier plan de la réforme électrique en Afrique. Le processus de privatisation de classe internationale mené personnellement par le président Goodluck Jonathan démontre que le Nigeria mérite cette place. Et cela signifie que le secteur électrique du Nigeria aura accès à des conditions préférentielles et à une emphase sans précédent des bailleurs de fonds cherchant à réaliser leurs engagements publics dans le cadre de l’initiative Power Africa. Power Africa offre aussi un modèle aux 47 pays africains qui n’appartenaient pas à la liste pilote initiale. Le continent n’arrivera à combler son déficit énergétique que si davantage de dirigeants africains réforment rapidement leurs politiques et encouragent ce type d’investissements du secteur privé.

En tant qu’entrepreneur, je sais qu’attirer les capitaux n’est pas et n’a jamais été le problème. J’ai toujours pensé que si les politiques et l’environnement étaient adéquats, les investissements afflueraient en Afrique. Les investisseurs ont besoin de savoir que l’état de droit et la protection des droits de propriété sont assurés : c’est l’une des exigences les plus importantes pour les capitaux. C’est pourquoi j’invite les grands dirigeants du monde comme le président Obama à convaincre davantage de dirigeants africains que le développement par l’investissement nécessite des politiques plus favorables aux investisseurs. Je constate chez les dirigeants africains une volonté de saisir ces opportunités, mais ils ont besoin de soutien et dans certains cas de conseils. Si leur vision est claire, ils ne savent pas toujours comment y arriver.

Le président rwandais Paul Kagame est un autre modèle positif pour le continent ; un dirigeant africain progressiste qui fait preuve à la fois de vision et d’engagement. Le Rwanda se classe désormais plus haut que tout autre pays d’Afrique subsaharienne en matière de compétitivité mondiale, et se positionne au troisième rang pour l’Afrique en général. Le président Kagame et son équipe ont su créer un environnement propice dont les investisseurs ne peuvent que rêver ailleurs en Afrique. Pour cette raison, Heirs Holdings, Berggruen Holdings et 50 Ventures ont choisi le Rwanda pour y installer la Bourse de l’Afrique de l’Est (East Africa Commodity Exchange, EAX), qui ouvrira le 15 juillet.

L’EAX apportera des liquidités, de la transparence et donnera aux agriculteurs le pouvoir de fixer les prix, tout en réduisant les risques des prêts pour les banques. L’effet sera de créer une richesse sociale dans les communautés locales et de soutenir le développement dans la région. À l’instar des investissements dans le secteur de l’électricité, l’EAX montre l’Africapitalisme en action, en soulignant l’immense rôle de développement du secteur privé africain. Quand j’ai rencontré le président Kagame l’année dernière, il a immédiatement compris l’importance d’une bourse de matières premières pour la région de l’Afrique de l’Est, et il a fortement appuyé sa création. Le gouvernement rwandais a tenu toutes ses promesses, ce qui a permis à notre groupe d’investisseurs de tenir les siennes : la bonne équipe d’investissement, associée à un gouvernement favorable, améliorera la vie des fermiers dans toute la région.

En suivant ces modèles (Power Africa et l’EAX), nous pouvons transformer toute l’économie africaine, en commençant par le secteur de l’électricité. Un jour, les 70 % d’Africains qui n’ont actuellement pas accès à une électricité abordable, tiendront pour acquis qu’ils peuvent appuyer sur un interrupteur et transformer leurs maisons, leurs bureaux et leurs écoles. Et ils se souviendront de la visite d’Obama. Parce qu’avec une implication du secteur privée dorénavant garantie, ce jour sera bientôt une réalité.

En Tanzanie, j’ai serré la main d’un Africapitaliste, qui se trouve aussi être l’homme le plus puissant du monde. C’était un événement extrêmement important pour moi, qui ai investi toute ma vie en Afrique, et je suis convaincu que la visite d’Obama a été un événement tout aussi significatif pour l’Afrique. Elle va recentrer l’attention du monde sur l’investissement en Afrique. Elle change déjà les perceptions et mobilise les investisseurs internationaux. Elle changera même la vision de nombreux investisseurs africains, qui réaliseront que nous devons montrer le chemin. Parce que si nous nous affirmons et montrons de la confiance envers notre continent en dirigeant nos économies vers des investissements à long terme en Afrique, d’autres suivront. C’est l’un des piliers de l’Africapitalisme : les Africains pour l’Afrique.

La visite d’Obama était un jalon, attendu depuis longtemps, et dont l’effet durera. Elle confirme que l’ère de l’assistance se termine. Il est temps à présent que le secteur privé prenne la main.

*Tony Elumelu (http://tonyelumelu.com) est un entrepreneur, un philanthrope et le président de Heirs Holdings Limited (http://heirsholdings.com), une société d’investissements panafricaine. Il est l’ancien PDG du Groupe United Bank for Africa (http://www.ubagroup.com) et le président actuel de Transcorp (http://www.transcorpnigeria.com). Vous pouvez le suivre sur Twitter à @TonyOElumelu (https://twitter.com/tonyoelumelu).

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Heirs Holdings.

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LA COORDINATRICE DES SECOURS D’URGENCE, VALERIE AMOS SE REND EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

GENEVE, Suisse, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — LA COORDINATRICE DES SECOURS D’URGENCE, VALERIE AMOS SE REND EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

QUI: Valerie Amos, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordinatrice des secours d’urgence et Kristalina Georgieva, Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises

QUOI: Mission conjointe ECHO/OCHA en République centrafricaine

QUAND: 11 – 12 juillet 2013

OU: Bangui et visite de terrain

La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordinatrice des secours d’urgence, Valérie Amos, doit se rendre en République centrafricaine (RCA) du 11 au 12 juillet avec Kristalina Georgieva, Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises. Cette mission conjointe de deux jours vise à faire le bilan de la crise humanitaire et de la réponse en RCA.

Mme Amos discutera des possibilités de renforcement de l’appui à la réponse humanitaire et du soutien au relèvement axé sur la résilience avec les autorités centrafricaines et les autres partenaires humanitaires. Elle discutera aussi des questions liées à l’accès humanitaire et à la protection des civils.

Le 12 juillet, Mme Amos et Mme Georgieva se rendront à Kaga Bandoro dans la préfecture de la Nana Gribizi (centre-nord) pour voir l’impact humanitaire de la crise et les efforts d’assistance en cours.

Depuis le 10 décembre 2012, le conflit en RCA a entraîné le déplacement interne de 206 000 personnes et près de 55 000 personnes ont fui vers les pays voisins. L’insécurité et le mauvais état des infrastructures empêchent les organisations humanitaires d’atteindre les communautés touchées par la crise et de leur apporter une assistance.

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Communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 384ème réunion sur le phénomène des changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 384ème réunion, tenue le 5 juillet 2013, a adopté la décision qui suit sur le phénomène des changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique:

Le Conseil,

1. Reconnaît la nécessité de consacrer une de ses réunions aux leçons tirées de tous les cas de changements anticonstitutionnels de gouvernement y compris la définition et le statut des soulèvements populaires ou des révolutions;

2. Rappelle la décision Assembly/AU/Dec.220(XII) et Assembly/AU/Dec.253(XIII) adoptées respectivement en février et juillet 2009 par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, dans le cadre de la mise en œuvre des mesures préventives contre les changements anticonstitutionnels de gouvernement;

3. Décide de programmer une telle réunion au courant de l’année 2013;

4. Demande à la Commission de prendre les mesures nécessaires, y compris les documents de travail, pour ladite réunion;

5. Décide de rester activement saisi de la question.

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République centrafricaine: abandonnée à son sort ? / MSF appelle la communauté internationale à répondre à des besoins médicaux et humanitaires urgents

GENEVE, Suisse, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Trois mois après que la coalition de groupes armés de la “Seleka” aient pris le pouvoir en République centrafricaine (RCA), le pays est en proie à une crise humanitaire sous le regard indifférent de la communauté internationale, alerte aujourd’hui l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières/ Doctors Without Borders (MSF).

Depuis le coup d’Etat, la RCA est plongée dans le chaos et le pays demeure politiquement instable. Arguant le manque de sécurité, les agences des Nations Unies et de nombreuses organisations non gouvernementales se sont retirées de la capitale, laissant la majorité du pays sans aide. Selon un rapport publié aujourd’hui par MSF, la population centrafricaine a effectivement été abandonnée au moment où elle a le plus besoin d’aide.

Lors de l’offensive de la “Seleka”, les hôpitaux et centres de santé ont été pillés et le personnel médical s’est enfui. Sans médecins, médicaments ou matériel médical, la majorité des Centrafricains n’a plus accès aux soins de santé. Déjà avant même le coup d’État, le pays était en crise et les es taux de mortalité nettement supérieurs au seuil d’urgence dans plusieurs régions. La malnutrition et les maladies qu’il est pourtant possible de prévenir sont courantes et le paludisme est la principale cause de décès. Cette année, les équipes MSF constatent un nombre alarmant de cas de paludisme, 33% plus élevé qu’à la même période l’an dernier. « Nous sommes confrontés à l’une des pires années en termes d’impact de la maladie », déclare Ellen van der Velden, chef de mission MSF en RCA.

Le manque de sécurité est un problème pour ceux qui fournissent une aide médicale et humanitaire. Tout comme un certain nombre d’agences des Nations Unies et d’ONG, MSF a été victime de pillages et de braquages au cours de ces derniers mois. Malgré cela, notre organisation a continué à mener neuf programmes médicaux en RCA tout au long de la crise, tout en étendant son intervention dans d’autres zones du pays. Cependant, l’ampleur des besoins de la population est telle que davantage d’aide est requise de toute urgence.

Autre problématique : le financement. Sur la totalité des fonds demandés en Mars 2013 par les agences onusiennes et les ONG pour faire face à la crise actuelle en RCA, 31% seulement ont été alloués jusqu’à présent.

MSF appelle la communauté internationale – y compris les Nations Unies, l’Union Européenne et l’Union Africaine – à remettre la RCA à l’ordre du jour de leurs priorités et de soutenir ce pays fragile. MSF appelle également la communauté humanitaire à poursuivre son engagement en RCA – et ce en dépit de la situation politique et sécuritaire actuelle – et d’allouer des ressources suffisantes pour répondre à la crise humanitaire et médicale qui touche le pays.

Enfin, MSF appelle le gouvernement centrafricain de transition à s’engager à répondre aux besoins urgents de la population, et à garantir les conditions de sécurité qui permettront aux organisations humanitaires de fournir une assistance aux personnes dans tout le pays.

Le rapport MSF « République centrafricaine : abandonnée à son sort ? » est publié aujourd’hui.

MSF travaille en République centrafricaine depuis 1996 et mène actuellement des projets à Batangafo, Boguila, Bossangoa, Bria, Carnot, Kabo, Ndélé, Paoua et Zémio.

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République centrafricaine : L’urgence de se mobiliser ! / Cinq ONG françaises appellent les agences des Nations Unies et les bailleurs de fonds à s’investir dans un pays à l’abandon

PARIS, France, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — MSF, ACF, MDM, PU-AMI et S.I s’inquiètent de la situation d’abandon humanitaire et sanitaire dans laquelle périclite la RCA. Alors que le pays est plongé dans le chaos et l’instabilité politique et que les besoins des populations sont criants, cinq ONG françaises présentes en RCA dénoncent l’insuffisance de la présence des Nations Unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds. Au moment où se profilent une dégradation nutritionnelle et un important pic de paludisme, ce désintérêt aggrave encore une crise humanitaire particulièrement alarmante.

Confrontée depuis des décennies au chaos politico-militaire, la République Centrafricaine (RCA) est devenue un contexte d’urgence humanitaire et médicale chronique. Selon l’OMS, ce pays détient la deuxième espérance de vie la plus faible du monde – 48 ans – et des taux de mortalité trois fois plus élevés [1] que le « seuil d’urgence » qui définit une crise humanitaire.

Près de trois mois après le coup d’Etat et la prise de Bangui, la capitale centrafricaine, par la coalition rebelle de la Séléka, la situation humanitaire et sanitaire s’est encore gravement détériorée. Une crise aiguë s’est superposée à une urgence chronique. Au plus fort de l’offensive rebelle, les populations ont fui les affrontements et exactions pour se cacher en brousse. Certaines y vivent toujours sans accès aux soins, abri, eau ou nourriture. Nombre de structures de santé ont été pillées ou détruites et ont été désertées par le personnel médical. La vaccination de routine et l’approvisionnement en médicaments et matériel médical ont été interrompus. Les patients tuberculeux ou vivant avec le VIH-Sida n’ont plus accès à leurs médicaments, ce qui présente un risque majeur pour leur santé mais aussi un risque épidémique et d’émergence de résistances aux traitements. L’accès aux soins de base est sérieusement entravé.

Du fait de l’insécurité, les champs ont été abandonnés, les stocks de céréales ont été pillés et la prochaine récolte s’annonce déjà déficitaire. Ainsi, à Kabo, dans le nord du pays, S.I estime que les récoltes à venir ne couvriront qu’un mois des besoins de la population. Selon ACF, le risque de dégradation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle est réel. Ainsi, dans les centres appuyés par l’organisation à Bangui, le nombre d’enfants malnutris a doublé [2] en mai 2013 par rapport à la même période en 2012. Par ailleurs, une recrudescence du nombre de cas de paludisme est elle aussi signalée. Au cours du premier trimestre 2013, les structures de santé soutenues par MSF ont déjà pris en charge plus de 60 000 patients souffrant du paludisme (soit 38% de plus que sur la même période en 2012). Ces chiffres particulièrement alarmants laissent présager l’un des pires pics annuels de paludisme de ces dernières années.

Dans ce contexte, alors que les autorités sanitaires, très affaiblies par des années de crise chronique, sont dans l’incapacité de répondre à des besoins humanitaires et sanitaires de plus en plus importants et pressants, nous appelons les agences onusiennes, les bailleurs et toutes les organisations internationales à s’investir en RCA et auprès de sa population.

Avec les évènements, certaines organisations internationales ont réduit leurs équipes sur le terrain ou ont quitté le pays. Alors que la présence humanitaire en RCA atteint aujourd’hui son minimum historique, les organisations présentes ne parviennent pas, à elles seules, à répondre aux besoins. « Nous nous étonnons du manque de présence et d’action, ainsi que du silence, des agences onusiennes qui, arguant du manque de sécurité et de stabilité, n’ont actuellement aucune présence expatriée sur le terrain » dénonce le Dr Mego TERZIAN, président de MSF. Si la venue, à Bangui, de Valérie Amos (secrétaire générale adjointe des Nations Unies chargée des affaires humanitaires) apparaît comme un signe de réinvestissement du champ humanitaire en RCA, les acteurs humanitaires doivent cependant se mobiliser pour intervenir en RCA. Mais, alors que les ONG manquent de financements pour initier ou maintenir des activités, certains bailleurs conditionnent leurs financements à venir à une réinstauration de la sécurité dans le pays. Ce statut quo, confus et paradoxal, est aussi incompréhensible qu’inacceptable !

En cette période de transition, il faut aider la RCA à se relever et à sortir de la crise. C’est pourquoi, nous appelons les Nations Unies à respecter leurs engagements et à réinvestir rapidement l’espace humanitaire en RCA et les bailleurs de fonds à financer les activités en place et à venir des ONG, ce qui permettrait à d’autres organisations de venir renforcer les activités de secours et couvrir l’ensemble des besoins. Enfin, nous appelons la communauté internationale à se mobiliser pour ce pays resté à la marge des agendas politiques, français comme international.

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AFC et la Banque Ouest Africaine de Développement établissent un partenariat pour la promotion et l’investissement dans les infrastructures

LAGOS, Nigeria, 9 juillet 2013/African Press Organization (APO)/ — Africa Finance Corporation (AFC) (http://www.africafc.org) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) ont formalisé une collaboration stratégique visant à promouvoir le développement des infrastructures à travers l’Afrique occidentale en signant un Protocole d’entente (PE) au siège social de la BOAD à Lomé, dans la République togolaise. Le PE est destiné à fournir un cadre pour la coopération et la collaboration, et à faciliter à la fois l’investissement direct et le cofinancement de projets d’infrastructure, harmonisant davantage les efforts institutionnels qui visent à promouvoir le financement des opérations commerciales, le financement des projets et le développement économique à travers l’Afrique occidentale. Les parties collaboreront notamment pour la création et le cofinancement d’opérations essentielles liées à l’infrastructure économique au niveau régional, tirant parti de leurs ressources et capacités mutuelles dans les domaines du financement et de la structuration de projets, le financement des opérations commerciales, l’évaluation technique et la diligence raisonnable. Cette collaboration stratégique devrait permettre à AFC et à la BOAD de réaliser plusieurs co-investissements dans des États francophones et lusophones d’Afrique occidentale.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/afc.jpg

AFC, une institution financière multilatérale, a été créée en 2007 avec un capital initial d’1 milliard USD, avec pour mission de jouer le rôle de catalyseur pour un investissement dans l’infrastructure du secteur privé à travers l’Afrique. AFC a été établie pour combler un vide essentiel dans la fourniture d’une expertise en matière de structuration de projets et de capital-risque pour répondre aux besoins en développement des infrastructures d’Afrique. Elle est en passe de devenir une institution de référence pour les investissements dirigés par le secteur privé dans les domaines clés des infrastructures de l’énergie, des ressources naturelles, de l’industrie lourde, du transport et des télécommunications.

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), également appelée West African Development Bank, est une banque de développement internationale et multilatérale créée en 1973 pour servir les nations francophones et lusophones d’Afrique occidentale. La BOAD est organisée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest et ses huit gouvernements membres : le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Elle a pour mission de promouvoir le développement équilibré de ses États membres et de parvenir à une intégration économique en Afrique occidentale. La BOAD a pour mandat d’accorder un financement aux projets prioritaires dans les domaines du développement rural, de l’environnement, des infrastructures, des télécommunications, de l’énergie, de l’industrie, du transport, de l’agro-industrie, du tourisme et d’autres services.

Andrew Alli, président et PDG d’AFC, a déclaré à propos du partenariat : « Ce PE fournit un cadre solide à la BOAD et à AFC pour renforcer notre engagement envers le développement économique de l’Afrique occidentale, par le biais de la facilitation du commerce et la fourniture d’une infrastructure capitale. Je suis convaincu que ce partenariat représente une étape positive vers une plus grande coopération. Je souhaiterais remercier la BOAD pour son approche proactive visant à consolider ce partenariat, et je suis impatient de travailler étroitement avec son équipe pour fournir des solutions d’investissement dans les infrastructures du continent. »

Cristian Adovelande, président de la BOAD, a affirmé : « Les exigences de croissance de l’Afrique et ses immenses réserves de ressources naturelles, en particulier en Afrique occidentale, ne peuvent être exploitées sans une collaboration accrue pour le financement et le développement de projets entre les institutions des secteurs privé et public. Nous sommes convaincus qu’une collaboration pour des investissements stratégiques avec des organisations telles qu’AFC est essentielle à l’exercice de notre mandat visant à accroître le développement économique de nos États membres en Afrique occidentale. Notre relation avec AFC formalise notre processus d’engagement dans le financement conjoint de projets commerciaux et d’infrastructure. »

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Africa Finance Corporation (AFC).

À propos d’AFC – www.africafc.org

AFC (http://www.africafc.org) est une institution financière internationale menée par l’Afrique. Créée en 2007, elle a pour mission d’améliorer les économies africaines en développant et finançant de manière proactive les actifs d’infrastructure, industriels et financiers. AFC est impliquée en tant qu’investisseur, développeur et bailleur dans divers projets d’infrastructure, et est de plus en plus reconnue comme une institution de référence pour financer le développement de projets d’infrastructure en Afrique. Pour exécuter son mandat, AFC a établi des partenariats au niveau régional, avec d’autres institutions telles que la Banque africaine de développement, la Banque africaine d’import-export de la ZEP, la Banque islamique de développement, la Nigerian Sovereign Investment Authority (NSIA – Autorité souveraine d’investissement du Nigeria) ; et au niveau international avec le Fonds chinois pour l’Afrique, l’Infrastructure Development Finance Company of India (IDFC – Société de financement du développement des infrastructures d’Inde), la FMO et le gouvernement des États-Unis par le biais de l’USAID dans le cadre de la « Power Africa Initiative » du président des États-Unis.

AFC est le principal investisseur dans le projet primé Cabeolica, un projet emblématique de 90 millions USD, qui vise à fournir 26 MW d’énergie éolienne renouvelable au Cap-Vert. AFC agit en tant que conseiller technique auprès de la Banque centrale du Nigeria (BCN) pour le Power and Aviation Intervention Fund (PAIF – Fonds d’intervention dans l’énergie et l’aéronautique) de 2 milliards USD de la BCN. AFC est un partenaire de Vigeo Holdings Limited et Tata Power Delhi Distribution Limited pour l’acquisition d’actifs de distribution d’énergie dans le cadre du cycle de privatisation du secteur énergétique du gouvernement nigérian. Par ailleurs, AFC a réalisé des investissements au Nigeria pour soutenir les opérateurs de terrain marginaux des sociétés du secteur du gaz et du pétrole des niveaux intermédiaire et supérieur tels que Neconde, FHN et Seven Energy. AFC est aussi l’investisseur principal dans Cenpower Generation Company Limited (Cenpower), qui met actuellement en œuvre le projet Kpone IPP – une centrale électrique de 340 mégawatts à cycle combiné alimentée par turbines à gaz à Tema, au Ghana. AFC est le principal investisseur dans le projet de câble à fibre optique Main One, destiné à améliorer la connexion entre l’Afrique occidentale et l’Europe ainsi que le reste du monde par le biais d’une capacité de transmission à large bande plus rapide et plus technologiquement avancée. AFC a fourni un investissement de créances convertible de 50 millions USD dans ARM Cement Limited (ARM), le deuxième plus important producteur de ciment au Kenya, en vue de soutenir les initiatives d’expansion en Afrique de l’Est et du Sud, y compris ; le développement et la construction d’une usine de chaux en Tanzanie et l’agrandissement de la capacité de production de ciment d’ARM au Kenya. Cette transaction constituait le premier investissement bilatéral d’AFC au Kenya. L’AFC a accordé un financement pour l’expansion de la flotte d’Ethiopian Airlines avec l’acquisition du premier avion Boeing 777 d’Afrique. AFC a par ailleurs investi dans le projet d’autoroute à péage Bakwena en Afrique du Sud, et dans le pont à péage Konan Bedie d’une valeur de 270 millions EUR en Côte d’Ivoire, projet phare de PPP du transport en Afrique francophone, soulignant son intérêt à investir dans les PPP/PFI dans ses secteurs prioritaires à travers le continent africain. AFC a lancé un projet phare de 15 millions USD de développement d’installations avec la Banque néerlandaise de développement (FMO) en janvier 2013, dans le but de financer des investissements en actions de phase initiale dans des projets en cours de développement préalablement à leur clôture financière, dans le secteur de l’infrastructure à travers l’Afrique subsaharienne.

Pour tout complément d’information, veuillez contacter :

Dr Adesegun Akin-Olugbade

Directeur exécutif et avocat général

Africa Finance Corporation, 3a Osborne Road

Lagos, Nigeria

Tél. : + 234 1 279 9600

E-mail : adesegun.akin-olugbade@africafc.org

Lucy Savage

Vice-président, communications institutionnelles

Africa Finance Corporation, 3a Osborne Road

Lagos, Nigeria

Tél. : + 234 1 279 9600

E-mail : lucy.savage@africafc.org

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