Le Canada conclut un accord sur l’investissement avec la Côte d’Ivoire

OTTAWA, Canada, 27 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre du Développement international et ministre de la Francophonie, l’honorable Christian Paradis, s’exprimant au nom du ministre du Commerce international, l’honorable Ed Fast, auquel s’est joint aujourd’hui le premier ministre de la Côte d’Ivoire, M. Daniel Kablan Duncan, et son ministre de l’Industrie et des Mines, M. Jean-Claude Brou, ont annoncé la conclusion des négociations d’un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) entre le Canada et la Côte d’Ivoire. Le ministre Paradis a fait cette annonce à Montréal, à l’occasion du Forum Africa 2013, une conférence de trois jours organisée par le magazine Afrique Expansion et le Groupe de la Banque africaine de développement.

« Notre gouvernement est résolu à mettre en place les conditions qui permettront aux entreprises canadiennes d’être concurrentielles et de réussir à l’échelle internationale, ce qui crée des emplois et stimule la croissance économique ici au pays, a déclaré le ministre Paradis. L’accord sur l’investissement annoncé aujourd’hui fournira une protection accrue aux entreprises canadiennes menant des activités en Côte d’Ivoire et resserrera davantage les liens économiques entre nos deux pays. »

Un APIE est un traité qui vise à promouvoir et à protéger les investissements canadiens à l’étranger au moyen de dispositions juridiquement contraignantes, ainsi qu’à promouvoir les investissements étrangers au Canada. En assurant une protection accrue contre les pratiques discriminatoires et arbitraires et en améliorant la prévisibilité du cadre stratégique d’un marché, un APIE accroît la confiance des entreprises au moment d’investir. Une fois qu’il aura été mis en œuvre, l’accord conclu avec la Côte d’Ivoire facilitera les flux d’investissements bilatéraux.

La Côte d’Ivoire recèle un potentiel considérable d’expansion des investissements canadiens, investissements qu’elle accueille déjà favorablement, particulièrement dans les secteurs de l’exploitation minière, de l’infrastructure, des transports et de l’éducation. En 2011, les intérêts miniers canadiens en Côte d’Ivoire étaient évalués à 15 millions de dollars.

« L’annonce faite aujourd’hui est un nouvel exemple des résultats concrets qui découlent du plus ambitieux plan d’expansion du commerce et de l’investissement de l’histoire du Canada, a affirmé le ministre Fast. Notre gouvernement est résolu à mettre en place les politiques adéquates et à offrir les services appropriés afin de faciliter l’expansion et la réussite des entreprises à l’étranger, ce qui, nous le savons, favorise la création d’emplois et la prospérité ici même au pays. »

La Côte d’Ivoire est la troisième économie en importance de l’Afrique occidentale, derrière le Nigéria et le Ghana. Elle est aussi une partenaire de longue date du Canada sur la scène internationale, les deux pays ayant de nombreux intérêts en commun, notamment au sein d’associations comme la Francophonie.

Outre la Côte d’Ivoire, le Canada a conclu des APIE avec le Bénin, le Cameroun, Madagascar, le Mali, le Nigéria, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie dans le cadre de son programme pour protéger les investissements canadiens en Afrique. En outre, il a amorcé des négociations visant à conclure des APIE avec le Burkina Faso, le Ghana, la Guinée et la Tunisie. Le Canada compte actuellement 24 APIE en vigueur à l’échelle internationale.

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Élections législatives en Guinée : les ONG appellent à la tenue d’un scrutin apaisé, transparent et régulier

PARIS, France, 27 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Samedi 28 septembre, pour la première fois depuis 2002, les électeurs guinéens sont appelés aux urnes pour élire leurs représentants au parlement. Nos organisations, préoccupées par les tensions survenues récemment, appellent tous les acteurs au calme et à la retenue, pour garantir le bon déroulement d’un scrutin longuement attendu.

Plusieurs fois reporté et au centre de la vie politique depuis l’élection présidentielle de 2010 qui a vu Alpha Condé accéder à la présidence de la République, le scrutin législatif doit permettre l’élection des 114 députés de l’Assemblée nationale. Il doit ainsi clore une transition démocratique engagée depuis trois ans.

Les conditions de tenue de ce processus électoral s’appuient sur un accord politique, signé par l’ensemble des acteurs le 3 juillet dernier et d’une nouvelle concertation, les 20 et 21 septembre, qui a abouti au report du scrutin au 28 septembre. Le 5 juillet dernier, les responsables politiques engagés dans le processus ont également signé un code de bonne conduite.

« C’est un moment très important de la vie politique nationale: après la première élection présidentielle libre de 2010, cinq millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire leurs représentants et disposer enfin d’une représentation nationale légitime, dernière étape de la transition démocratique à l’œuvre en Guinée » a déclaré Drissa Traore, vice-président de la FIDH.

Pourtant, certains quartiers de Conakry, notamment Hamdallaye et Taouyah, ont été le théâtre d’ affrontements violents entre le 21 et 24 septembre, où l’appartenance communautaire a parfois semblé prendre le pas sur l’appartenance politique. Selon un bilan officiel, un gendarme a été tué et plusieurs dizaines de personnes ont été blessées, parfois grièvement. Au moins trois maisons ont également été pillées et incendiées. Le calme semble néanmoins être revenu depuis mercredi.

Nos organisations, préoccupées par ces incidents, appellent l’ensemble des acteurs, politiques et sécuritaires, au calme et à la retenue afin de garantir le bon déroulement du scrutin.

« Nous devons franchir cette nouvelle étape dans le calme, pour garantir à chacun le droit de voter dans de bonnes conditions et rompre avec cette culture de violence qui a longtemps prévalu en Guinée. Nos organisations, aux côtés des missions d’observation électorale, veilleront à ce que le scrutin se déroule conformément aux critères internationaux » a déclaré Thierno Maadjou SOW, président de l’OGDH.

Nos organisations rappellent que le 28 septembre, anniversaire de l’indépendance nationale, sera également le quatrième anniversaire des massacres commis au stade de Conakry en 2009. Les associations de victimes reporteront les commémorations prévues ce jour-là, en attendant les résultats définitifs de l’élection.

« La Guinée a trop souffert des violences politiques, depuis cinq décennies. Samedi, pour beaucoup d’entre nous, victimes ou parents de victimes du 28 septembre 2009, sera un jour de recueillement. Mais rien ne doit entraver la bonne marche du scrutin, surtout pas de nouvelles violences. Au contraire, nous avons espoir que l’élection d’un parlement, où chacun pourra être représenté, apaise la vie politique et permette à la justice de faire toute la lumière sur les violences passées » a déclaré Asmaou DIALLO, président de l’AVIPA.

Nos organisations rappellent que la Guinée a fait des avancées importantes ces dernières années en matière de lutte contre l’impunité et qu’au moins 10 responsables militaires sont à ce jour inculpés par la justice guinéenne pour leur participation et leur responsabilité présumées dans le massacre du 28 septembre 2009 et dans des actes de tortures commis en 2010. En cette veille d’élection, ceux qui se rendraient responsables d’encourager ou d’attiser la violence politique doivent savoir qu’ils seront appelés à répondre de leurs actes devant la justice nationale et, le cas échéant, devant la justice internationale.

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Bénin / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole adjoint – 26 septembre 2013

PARIS, France, 26 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole adjoint – 26 septembre 2013

Q – Pouvez-vous nous dire où en est la demande du Bénin concernant l’extradition de M. Talon, le dossier a semblé avancer ces derniers jours ?

R – Dans le cadre de cette demande d’extradition, le Bénin, pays proche et avec lequel nous avons des relations de confiance, a appliqué l’accord judiciaire franco-béninois et a fourni les pièces nécessaires. A ce stade, c’est au juge judiciaire de se prononcer sur la demande et la pertinence de l’extradition.

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Une réunion de haut niveau appelle à une action humanitaire urgente et à une réponse internationale à la crise en République centrafricaine

NEW YORK, 26 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La Commissaire de l’Union européenne Kristalina Georgieva, la Secrétaire générale adjointe Valerie Amos et le Ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius ont appelé à une action urgente pour pallier aux besoins humanitaires en République centrafricaine (CAR) à une réunion de haut niveau à New York aujourd’hui.

Les participants ont convenu que la situation est catastrophique, avec la totalité de la population, soit 4,6 million de personnes touchées par la crise. Ces dernières semaines, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a presque doublé, passant à 400 000. Ils ont conclu qu’il était essentiel de voir une augmentation considérable du financement et qu’une amélioration rapide de la situation sécuritaire était une précondition afin de pouvoir fournir d’urgence une aide à ceux qui en ont le plus besoin.

« Le conflit en République centrafricaine a créé une crise humanitaire désespérée dans un pays où les gens doivent déjà lutter quotidiennement pour se nourrir, » a dit la Commissaire Georgieva. « Cela entraîne des conséquences pour toute la région. La RCA est au centre d’une région extrêmement fragile de l’Afrique. Les pays voisins sont tous concernés par ce qu’il se passe en RCA. »

« Cette année, la commission européenne a donné 20 millions d’euros d’aide humanitaire pour la RCA – une augmentation de 150 pourcent par rapport à l’année dernière pour pallier à la détérioration de la situation en raison des combats. Cette crise a été la crise la plus oubliée du monde. Je suis confiante que le monde va finalement se réveiller et voir cette crise qui a été ignorée depuis bien trop longtemps. »

« Il y a une vraie opportunité pour la communauté internationale de faire une différence en RCA, » a dit la Secrétaire générale adjointe, Valerie Amos. « C’est maintenant que nous devons investir dans la stabilité et dans le relèvement. L’inaction prolongera et aggravera les conditions effroyables dans lesquelles vit la population and amènera des menaces supplémentaires à la paix et à la sécurité dans cette région déjà très fragile. »

« Si une solution à la crise n’est pas trouvée rapidement, la situation en RCA peut menacer la paix et la sécurité de l’ensemble de l’Afrique centrale. Je souhaite tirer la sonnette d’alarme. Nous devons agir et agir maintenant » a déclaré le Ministre des Affaires étrangères français, M. Fabius.

« Seule une mobilisation immédiate et décisive de la communauté internationale permettra de sortir la RCA de la situation grave dans laquelle elle se trouve actuellement. La priorité première est le rétablissement de la sécurité en RCA. Ce rétablissement passe par le déploiement d’une force africaine (MISCA), composée à ce stade essentiellement de soldats provenant de pays de la région. Ce déploiement, qui est en cours, a besoin d’un soutien. Le Conseil de sécurité doit agir en ce sens. » a indiqué M. Fabius. Il a souligné que la France s’employait à obtenir un soutien politique, financier et logistique pour cette force à New York et à Bruxelles.

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Greenpeace Afrique dénonce les tentatives de réduire au silence les opposants à Herakles Farms, Cameroun

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 26 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Greenpeace Afrique condamne avec fermeté la décision des autorités camerounaises d’interdire à l’ONG Nature Cameroun d’informer les populations locales sur les menaces que fait peser sur leur mode de vie et leur environnement le projet de plantation de palmier à huile Herakles Farms dans la Région Sud-Ouest du pays.

Le sous-préfet de Nguti a donné cet ordre, sous prétexte de maintenir “la paix, la loi et l’ordre” dans la zone. Or, les activités de Nature Cameroun ont toujours été conduites de manières officielles et pacifiques.

“Cet ordre de suspension est une nouvelle tentative de faire taire la société civile camerounaise dans sa tentative d’informer les gens sur les risques de ce projet de palmiers à huile” a déclaré Fiona Musana, Directeur de Communication à Greenpeace Afrique.

“Herakles a failli à ses obligations de consulter et d’informer les habitants sur les conséquences de ses projets. Nature Cameroun n’a fait que remplir ce rôle de manière honnête et pacifique. S’il y a une menace pour la paix dans la région, elle ne vient pas des ONG, mais de la compagnie elle-même.”

Greenpeace Afrique demande aux autorités camerounaises de revenir sur cet ordre de suspension et de respecter le droit de la société civile Camerounaise à remettre en cause, et à exprimer leur opposition à des projets aussi aberrants que le projet Herakles Farms.

Le rapport complet sur le projet Herakles Farms au Cameroun:

http://www.greenpeace.org/international/Global/international/briefings/forests/2013/Herakles_ExposedFinal.pdf

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Troisième tour de consultations politiques entre les ministres des affaires étrangères chinois et africains

NEW YORK, 26 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Conformément au mécanisme de dialogue politique régulier entre les Ministres des Affaires étrangères chinois et africains mis en place au Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) en 2006, les Ministres des Affaires étrangères de Chine et de 40 pays africains, ou leurs représentants, ainsi que le représentant de la Commission de l’Union Africaine (UA) ont tenu à New York leur troisième tour de consultations politiques le 23 septembre 2013.

La réunion a été présidée conjointement par Mme Maite Nkoana-Mashabane et M. Wang Yi, Ministres des Affaires étrangères de la République sud-africaine et de la République populaire de Chine, pays coprésidents du FCSA. Les participants ont condamné vivement l’attentat terroriste qui a eu lieu le 21 septembre à Nairobi, capitale du Kenya, et exprimé leur profonde sympathie et ferme solidarité au gouvernement et au peuple kényens . Ils ont appelé la communauté internationale à lutter ensemble contre toute forme de terrorisme et à soutenir les efforts des pays africains pour préserver la paix et la sécurité.

Autour du thème « Mettre en œuvre les acquis de la 5e Conférence ministérielle du FCSA pour promouvoir le développement commun de la Chine et de l’Afrique », les parties chinoise et africaine ont procédé à un échange de vues approfondi sur le renforcement de la coordination et de la collaboration dans les affaires internationales et régionales, le renforcement de la coopération sino-africaine dans le domaine de la paix et de la sécurité en Afrique et la recherche d’une coopération gagnant-gagnant entre la Chine et l’Afrique. À cet égard, les consensus suivants ont été trouvés :

1. Les deux parties ont hautement apprécié la contribution importante du FCSA à la consolidation de l’amitié traditionnelle sino-africaine, à l’approfondissement de leur confiance mutuelle stratégique et à la promotion de leur coopération pragmatique dans divers domaines. Elles sont convenues que le développement sur tous les plans et en profondeur des relations sino-africaines correspond aux intérêts fondamentaux et stratégiques des deux parties, permet d’élever la place et l’influence internationales de l’une comme de l’autre et se conforme au courant de l’époque que constituent la paix, le développement et la coopération. Elles ont réaffirmé leur volonté de continuer à renforcer le rôle stratégique du FCSA dans l’orientation des relations sino-africaines, l’enrichissement de la coopération et l’ouverture de nouvelles perspectives au partenariat stratégique sino-africain de type nouveau.

2. La partie africaine a saisi cette opportunité pour féliciter la nouvelle équipe dirigeante chinoise élue en mars 2013 et saluer hautement son soutien continu au renforcement des relations et de la coopération Chine-Afrique. La partie africaine a aussi exprimé ses meilleurs vœux à la nouvelle équipe dirigeante dans ses efforts pour accomplir la transformation socio-économique du pays et poursuivre la construction d’une société de prospérité moyenne dans un environnement régional de paix et de sécurité.

3. Les deux parties estiment que le choix de l’Afrique par le Président chinois Xi Jinping comme la destination de son premier déplacement à l’étranger en mars 2013 démontre encore une fois la haute importance que la Chine attache au développement de ses relations avec l’Afrique. Cette visite a permis de consolider davantage l’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique, d’étendre et d’approfondir la coopération pragmatique inhérente à leur partenariat et d’élever davantage leurs relations.

4. La partie chinoise a exprimé ses vives félicitations pour le succès du Sommet extraordinaire de l’UA célébrant le cinquantenaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), et salué les acquis obtenus dans le processus de l’intégration africaine et le rôle important joué par l’UA et les organisations sous-régionales africaines à cet égard. La partie africaine a salué le ferme soutien de la Chine à l’Afrique dans ses efforts pour accroître sa puissance dans l’unité et réaliser le développement durable, le progrès et le redressement. Elle a exprimé ses remerciements à la partie chinoise pour l’importance accordée aux célébrations du cinquantenaire de l’OUA, comme en témoignait la présence de sa délégation de haut niveau. Cela illustre le caractère privilégié des relations sino-africaines ainsi que l’amitié et le soutien constants de la Chine envers l’Afrique. Les deux parties accueillent favorablement le rôle joué par la Commission de l’UA en tant que nouveau membre du FCSA.

5. La partie africaine a apprécié les nouvelles mesures de coopération annoncées par le gouvernement chinois lors de la 5e Conférence ministérielle du FCSA dans les domaines prioritaires comme l’investissement et le financement, l’assistance, l’intégration africaine, les échanges populaires ainsi que la paix et la sécurité en Afrique. Elle estime que ces mesures répondent aux besoins de l’Afrique en matière de paix et de développement, permettent de promouvoir le développement des infrastructures et des capacités industrielle et manufacturière de l’Afrique ainsi que le transfert de technologies à l’Afrique, contribuent à la réalisation des objectifs du maintien de la stabilité, de la promotion du développement socio-économique et de la croissance durable prévus par le plan d’action du NEPAD, et jouent un rôle important de pilotage pour la coopération Chine-Afrique dans tous les domaines.

6. Les deux parties ont salué les progrès qui sont en train de se réaliser dans la mise en œuvre de la Déclaration de Beijing de la 5e Conférence ministérielle du FCSA et du Plan d’action de Beijing (2013-2015) de la 5e Conférence ministérielle du FCSA, et réaffirmé leur engagement de travailler la main dans la main et en étroite collaboration pour une mise en œuvre intégrale et efficace de tous les acquis au bénéfice des peuples chinois et africains.

7. Les deux parties ont noté qu’à l’heure actuelle, la situation internationale continuait à connaître des changements profonds et complexes, que l’évolution vers un monde multipolaire gagnait en profondeur et que le processus de la réforme des mécanismes de la gouvernance mondiale se poursuivait. Dans le nouveau contexte, les différents pays doivent travailler pour l’instauration d’un nouveau modèle de partenariat mondial pour un développement équitable et équilibré. Il est donc d’une grande importance stratégique pour la Chine, le plus grand pays en développement, et l’Afrique, le plus grand groupe de pays en développement, de renforcer leur coopération mutuellement bénéfique. À cet égard, la Chine et l’Afrique doivent prendre davantage en considération les préoccupations et les revendications de part et d’autre et renforcer leurs concertations et leur coordination sur les grandes questions internationales telles que la sécurité alimentaire, le changement climatique et les négociations du Cycle de Doha pour le développement de l’OMC.

8. Les deux parties sont d’avis qu’il faut faire valoir l’esprit d’égalité, de confiance mutuelle, d’inclusion, d’inspiration réciproque et de coopération gagnant-gagnant dans les relations internationales. Elles ont réaffirmé leur soutien aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, préconisé le règlement pacifique des conflits et des points chauds internationaux, et se sont opposées à l’usage arbitraire de la force et à la menace par la force, ainsi qu’à la subversion contre les gouvernements légitimes d’autres pays.

9. Les deux parties ont exprimé leur soutien à une réforme nécessaire des Nations Unies. La partie chinoise soutient fermement les revendications légitimes de l’Afrique pour réparer l’injustice historique et prendre part sur un pied d’égalité aux affaires internationales, et estime que la priorité doit être donnée à l’augmentation de la représentation et du droit à la parole des pays africains au Conseil de Sécurité et dans d’autres institutions des Nations Unies.

10. Les deux parties ont noté que la reprise de l’économie mondiale restait lente et difficile. Elles ont réitéré leur opposition au protectionnisme commercial et au recours abusif aux mesures de sauvegarde commerciale, et appelé à l’amélioration du système mondial de régulation et de supervision financières. Elles ont exhorté les économies développées à tenir compte des préoccupations des autres pays dans la poursuite de leurs propres intérêts, à élaborer des politiques budgétaires et monétaires responsables, à renforcer effectivement la surveillance des pays émetteurs de monnaie de réserve et à mieux préserver la stabilité de l’économie mondiale et des marchés financiers.

11. Les progrès réalisés par les deux parties dans la promotion des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ont été salués. Il a été cependant noté que l’Afrique faisait encore face à des défis énormes pour réaliser les OMD dans le délai prévu. La Chine et l’Afrique ont appelé la communauté internationale à rester engagée en faveur des OMD, et les pays développés à honorer leurs engagements en matière d’aides financières, de transfert de technologies et de renforcement des capacités, ainsi qu’à redoubler d’efforts pour soutenir les pays africains de sorte qu’ils puissent se développer, éradiquer la pauvreté et réaliser les OMD.

12. Les deux parties ont appelé à un avancement prudent de l’agenda du développement post-2015 sur la base d’une évaluation globale des progrès réalisés dans les OMD et d’une pleine considération des réalités nationales des différents pays, et convenu de renforcer la coordination et la coopération sur l’agenda du développement post-2015.

13. Les deux parties ont noté les progrès remarquables réalisés dans la situation en Afrique et les succès exceptionnels que l’Afrique avait remportés dans son développement économique et social depuis le début du nouveau siècle. Mais dans le même temps, l’Afrique est confrontée à des défis plus graves en matière de paix et de sécurité, avec des tensions récurrentes, ce qui affecte la stabilité dans certaines régions du Continent. La partie africaine a appelé à accorder une attention sérieuse aux mécanismes de consolidation de la paix et à la reconstruction post-conflit, y compris l’emploi des jeunes et le gender mainstreaming.

14. Les deux parties estiment que des efforts doivent être faits pour trouver un équilibre entre la paix, la sécurité, la stabilité et le développement afin de traiter les sources des conflits. Il est important d’adopter une approche globale pour s’attaquer à la fois aux symptômes et aux racines des points chauds et de persévérer dans le dialogue et les négociations pour régler les conflits régionaux. L’Afrique appartient aux peuples africains. La communauté internationale doit respecter le rôle leader des pays africains, de l’UA et des organisations sous-régionales africaines dans le règlement des problèmes africains, fournir une aide constructive au règlement des points chauds en Afrique et s’opposer à l’intervention des forces extérieures dans les affaires intérieures de l’Afrique pour leurs propres intérêts.

15. La partie chinoise a hautement apprécié les efforts des pays africains, de l’UA et des organisations sous-régionales africaines pour régler en toute indépendance les conflits régionaux et maintenir la paix et la stabilité dans la région, salué les politiques de l’UA visant à promouvoir une culture de paix en Afrique, et exprimé son soutien aux efforts de l’UA pour accélérer le renforcement des capacités en matière de réaction rapide en cas de crise.

16. La partie chinoise continuera à approfondir sa coopération avec les pays africains, l’UA et les organisations sous-régionales africaines dans la préservation de la paix et de la sécurité en Afrique. Elle travaillera avec la partie africaine pour mettre en œuvre l’« Initiative du partenariat de coopération Chine-Afrique pour la paix et la sécurité » lancée lors de la 5e Conférence ministérielle du FCSA, restera engagée dans la médiation et le règlement des points chauds africains, prêtera soutien et assistance à l’Afrique dans le renforcement de ses capacités de maintien de la paix et de la sécurité et œuvrera pour promouvoir la construction de l’« Architecture africaine de paix et de sécurité ». La partie chinoise continuera à envoyer des agents de maintien de la paix en Afrique dans le cadre des Nations Unies, y compris à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali. Ces engagements ont été salués et appréciés par la partie africaine.

17. La Chine et l’Afrique considèrent le développement de part et d’autre comme une opportunité pour leur développement respectif et elles renforceront leur coopération pour promouvoir le développement et la prospérité communs.

18. La coopération économique et commerciale Chine-Afrique a contribué au développement économique et social des deux parties et l’assistance et l’investissement de la Chine à l’Afrique continuent à renforcer significativement le développement de l’Afrique. La Chine et l’Afrique élargiront davantage leur coopération économique et commerciale et optimiseront la structure de leur commerce afin de promouvoir l’équilibre commercial et d’augmenter l’exportation des produits à haute valeur ajoutée de l’Afrique. La partie chinoise continuera à accroître son assistance et ses investissements en Afrique pour soutenir le développement et la diversification industriels, l’intégration régionale, le développement durable et la croissance de cette dernière en vue d’obtenir, d’une manière innovante, des résultats gagnant-gagnant.

19. La partie chinoise a noté le souhait ardent de la partie africaine de transformer ses avantages en matière de ressources en atouts de développement et d’accélérer son développement agricole et son processus d’industrialisation. La partie chinoise poursuivra la mise en œuvre de son engagement relatif à la ligne de crédit de 20 milliards de dollars américains, destiné à l’Afrique, accroîtra ses investissements dans l’agriculture, la transformation de produits agricoles et l’industrie manufacturière de l’Afrique, et aidera l’Afrique à assurer la sécurité alimentaire, à augmenter la valeur ajoutée de ses exportations, à promouvoir l’emploi et à réaliser un développement durable et inclusif.

20. La Chine et l’Afrique renforceront le partage d’expériences en matière de gouvernance, notamment dans le domaine du développement, et élargiront leur coopération dans le développement des ressources humaines. La partie chinoise honorera son engagement de mettre en œuvre le programme « Talents africains » consistant à former 30 000 personnes qualifiées de différents secteurs pour l’Afrique, intensifiera le transfert et l’adaptation locale des technologies avancées et applicables en faveur des pays africains, et aidera les pays africains à renforcer leur capacité de développement indépendant.

21. La partie chinoise continuera à approfondir sa coopération avec les pays africains, l’UA, les organisations sous-régionales africaines, et l’Agence du NEPAD pour promouvoir l’interconnexion et l’intégration en Afrique, et en mettant pleinement à profit la plate-forme du « Partenariat de coopération Chine-Afrique sur la construction des infrastructures transnationales et transrégionales en Afrique », elle renforcera les concertations et la coordination entre les groupes de travail conjoints, pour mener un travail plus efficace et aider l’Afrique à libérer son potentiel de développement. La partie africaine salue les efforts d’investissement continus de la Chine dans le développement d’infrastructures, et elle a noté les bénéfices supplémentaires que ces investissements apporteraient au développement économique en Afrique, à la création d’emplois et à l’amélioration du niveau de gestion.

22. Les deux parties ont réaffirmé qu’elles continueraient à renforcer les consultations et à coordonner leurs positions sur les relations Chine-Afrique et les grandes questions internationales et régionales d’intérêt commun, dans le cadre bilatéral et à travers des mécanismes multilatéraux, y compris les consultations politiques entre les Ministres des Affaires étrangères chinois et africains, en marge des sessions de l’Assemblée générale des Nations Unies.

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Appel de la société civile pour une sortie de crise en République centrafricaine

PARIS, France, 25 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — A l’occasion de la réunion de haut niveau sur la Centrafrique qui se tient en marge de l’Assemblée générale des Nations unies ce mercredi 25 septembre, une délégation de la société civile centrafricaine présente à New York a lancé un appel à l’ensemble des chefs d’Etats et en particulier aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi qu’au secrétaire général des Nations unies (voir l’appel ci-dessous).

Au cours de sa mission de plaidoyer à New York (23 -26 septembre 2013), la délégation a pu rencontrer les missions diplomatiques des Etats-Unis, de France, du Rwanda, d’Australie, entre autres, des représentants de l’Union européenne, des agences de l’ONU ainsi que des ONG. La délégation est soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, le Secours Catholique-Caritas France et ACORD. La délégation est accompagnée par Zobel Behalal, chargé de plaidoyer paix et conflits au CCFD-Terre Solidaire et Joseph Donnelly, chef de la délégation de Caritas Internationalis auprès des Nations unies.

Voici le texte de l’appel :

Appel pour la sortie de crise en République Centrafricaine

La crise que connaît la République centrafricaine (RCA) reçoit fort heureusement une attention grandissante de la part de la communauté internationale. Aux nombreux défis sécuritaires s’ajoutent aujourd’hui des défis humanitaires qui doivent être réglés au plus vite afin de préserver le pays et toute la région de l’implosion. Nous, acteurs de la société civile et représentants des communautés religieuses, appelons les Etats réunis cette semaine à New York à adopter les recommandations ci-dessous :

1. Sur le volet sécuritaire

Le dispositif actuel pour restaurer la sécurité a montré ses limites. Pour diverses raisons, les forces de l’Afrique centrale n’arrivent pas à assurer la protection des populations civiles des exactions commises par les Séléka. Il faut donc :

• Renforcer le mandat de la MISCA en lui permettant de passer sous le chapitre VII de la charte des Nations unies ;

• Apporter un appui logistique et financier pour le déploiement de la MISCA sur tout le territoire ;

• Travailler à l’élargissement de la MISCA à des forces armées des autres pays de l’Afrique ;

• Développer une politique concertée de DDR pour rapatrier les mercenaires étrangers présents sur le territoire de la RCA et réinsérer les nationaux dans le tissu socioéconomique ;

• Mettre en place une stratégie pour une réforme du secteur de la sécurité.

2. Sur les droits de l’homme et la lutte contre l’impunité

Au cours de ces 10 dernières années, la situation des droits de l’homme n’a cessé de se détériorer. Les exactions et abus dont seraient auteurs les différents protagonistes de la crise ne peuvent pas rester impunis si l’on veut ramener la paix. Nous appelons donc :

• A la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale pour établir les responsabilités dans les violations des Droits de l’homme de 2003 à 2013 ;

• Au renforcement de la commission mixte d’enquête en lui donnant des moyens logistiques et une assistance technique ;

• Au renforcement de l’Etat de droit.

3. Sur le volet humanitaire

L’amplification de la crise ces derniers mois a aggravé la situation humanitaire. Le nombre de déplacés ne cesse d’augmenter. Craignant pour leur vie, les humanitaires ont déserté le pays. Nous voulons :

• Une sécurisation des couloirs et du personnel humanitaires ;

• Une aide au retour des personnes déplacées et des réfugiés ;

• Une attention particulière à la reconstitution des outils de production des populations notamment dans le domaine agro pastoral.

4. Sur la dimension économique du conflit

Les rebelles de la Seleka contrôlent les sites d’exploitation du diamant et d’autres ressources naturelles. Ils ont utilisé les revenus du commerce de ces ressources pour financer le récent coup d’Etat. Il faut aller plus loin que la simple suspension de la RCA du processus de Kimberley en :

• Favorisant une cartographie détaillée de la présence des groupes rebelles sur les sites d’exploitation des ressources naturelles (diamant, or…) ;

• Donnant le mandat à la MISCA de sécuriser les sites d’exploitation des ressources naturelles ;

• Permettant une coopération sous régionale afin d’empêcher que les ressources naturelles qui financent les violences aient des débouchés internationaux.

5. Sur l’implication de la société civile

Depuis quelques mois, nous constatons des signes inquiétants qui font craindre une confrontation entre communautés chrétiennes et musulmanes. La société civile et les confessions religieuses sont particulièrement actives sur la préservation du vivre ensemble de plus en plus menacé en RCA. Aussi demandons-nous :

• Qu’elles soient reconnues et renforcées dans leurs capacités d’action.

• Qu’elles soient associées au processus de réconciliation et de reconstruction

Pour nous, le retour à une paix durable en RCA ne se fera pas sans la participation de la société civile. A toutes les étapes du processus, il serait dangereux de ne consulter que les forces politiques ou militaires.

Fait à New York, le 24 septembre 2013

Mme Béatrice Emilie EPAYE – présidente de La Voix du Cœur

Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA – évêque de Bossangoa

Rev. Nicolas GUEREKOYAME-GBANGOU – président du Comité exécutif de l’Alliance des Évangéliques en Centrafrique

Me Mathias Barthélemy MOROUBA – président de l’Observatoire centrafricain des droits de l’Homme (OCDH)

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République centrafricaine : les combats obligent la population à fuir et rendent l’accès aux soins plus difficile

GENEVE, Suisse, 25 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Les populations des villes de Bossangoa (70 000 habitants), de Bouca (20 000 habitants) et des environs, dans la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la capitale Bangui, ont été durement touchées par les affrontements armés qui se poursuivent dans la région. La Société de la Croix-Rouge centrafricaine et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) travaillent ensemble pour leur porter secours.

« Des milliers de personnes ont vu leurs villages incendiés et ont dû fuir pour se réfugier dans la brousse ou dans des endroits plus sûrs, comme les écoles ou les lieux de culte », explique Christian Mehl, coordonnateur des activités de protection du CICR.

Les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine et le CICR s’emploient à évacuer les blessés et à leur prodiguer les premiers soins. Le 12 septembre dernier, 13 blessés graves qui ne pouvaient être soignés sur place ont ainsi été transférés par avion et pris en charge par le CICR à l’hôpital de référence de Bangui.

Plus de 50 corps ont en outre été inhumés après identification ou après avoir pris les précautions nécessaires pour faciliter une identification ultérieure. Du matériel médical permettant de soigner 50 personnes a par ailleurs été fourni à l’hôpital préfectoral de Bossangoa, qui est géré par une autre organisation humanitaire.

Aider les personnes déplacées à faire face à l’urgence

À Bouca, où la Croix-Rouge est l’une des rares organisations humanitaires encore présentes, 4 000 personnes, dont les habitations ont été brûlées ou pillées et qui ont tout perdu, ont reçu, les 22 et 23 septembre, une assistance d’urgence en vivres et biens de première nécessité (ustensiles de cuisine, matelas, moustiquaires, bâches, couvertures, etc.).

Par ailleurs, depuis le mois de juin :

• plus de 9 000 personnes qui avaient dû fuir les violences commises par des hommes armés dans les régions de Nana-Gribizi et de l’Ouham ont reçu une assistance alimentaire ;

• plus de 1 700 personnes démunies de tout après que leurs villages ont été incendiés entre Bouca et Batangafo, ainsi qu’à Dékoa, ont bénéficié d’un soutien pour la construction d’abris provisoires ;

• près de 3 000 personnes touchées par les violences dans la région de Ndélé, dans le nord du pays, ont reçu des vivres ainsi que des semences et des outils agricoles.

Les défis quotidiens pour accéder aux soins de santé

Dans les situations de violence armée, l’accès aux soins de santé est une priorité. Pour la population, c’est souvent une question de vie ou de mort.

En République centrafricaine, le système de santé, déjà fragile avant les violences du début de l’année, est à présent totalement exsangue. « La grande majorité des centres de santé en dehors de Bangui sont fermés. Les équipements médicaux et les ambulances ont été endommagés ou volés et n’ont pas été remplacés. Le personnel médical qualifié s’est replié sur Bangui. Les sept chirurgiens que compte ce pays de plus de quatre millions d’habitants sont tous à Bangui », note Bonaventure Bazirutwabo, coordonnateur santé du CICR.

Face à cette situation catastrophique et en l’absence d’autres acteurs humanitaires dans la région de Nana-Gribizi, où vivent plus de 130 000 personnes, le CICR a mis sur pied des équipes médicales mobiles. Composées d’un médecin, de deux infirmières, de deux sages-femmes et de six secouristes, elles parcourent chaque semaine trois des principaux axes de la préfecture pour offrir des soins aux habitants des endroits les plus reculés.

« Vingt-quatre mille personnes ont déjà reçu des soins, trois mois à peine après le lancement du programme. Parmi elles, plus de 2 700 femmes enceintes et de nombreux enfants en bas âge, explique Bonaventure Bazirutwabo. Ces cliniques mobiles représentent pour les habitants des villages visités l’unique chance de recevoir des soins de santé. »

Les cas plus graves sont évacués vers l’hôpital de Kaga-Bandoro, où les équipes du CICR ont récemment entamé de gros travaux de rénovation. Les patients ayant besoin de soins plus poussés doivent être transférés par avion ou par la route vers l’hôpital de référence de Bangui. Vingt-cinq patients y ont été emmenés ces trois derniers mois. Le CICR s’est engagé à soutenir le service chirurgical de cet hôpital, où l’absence d’un service de radiologie opérationnel est symptomatique des difficultés auxquelles l’établissement est confronté.

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De futurs leaders se réunissent en Afrique du Sud

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 25 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quatorze jeunes employés de Maersk (http://www.maersk.com) participeront au 4e sommet annuel One Young World, qui aura lieu la semaine prochaine à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/maersk.jpeg

Photo: http://www.photos.apo-opa.com/index.php?level=picture&id=637 (Deniz Kirdar, Diversity and Inclusion Manager (Photo Peter Elmholt)

Organisé par l’association caritative One Young World, cet événement réunit à la fois des leaders politiques tels que Kofi Annan et Sir Bob Geldof et des personnes aspirant à faire partie de la prochaine génération de leaders mondiaux.

Une chance unique

L’un des participants africains de Maersk est Sow Thierno Madjou, âgé de 29 ans et originaire de Guinée, en Afrique occidentale :

« Ce rendez-vous est une chance unique de rencontrer et nouer des relations avec de jeunes leaders du futur venus du monde entier. Je me réjouis particulièrement de parler d’aspects socio-politiques et économiques avec des participants de différents pays, et j’espère me servir plus tard de cette inspiration pour apporter des changements positifs dans mon propre pays », a déclaré M. Madjou, qui occupe actuellement le poste de contrôleur financier chez Maersk Line.

De même, Junaid Kathrada, âgé de 29 ans, considère cette conférence comme une excellente opportunité d’apprendre auprès de leaders influents des quatre coins du globe :

« J’espère pourvoir tirer parti des expériences et connaissances des délégués, ambassadeurs et invités, et aussi établir des réseaux qui me permettront, ainsi qu’aux autres participants, de faire une différence visible au sein de nos propres sociétés », a ajouté M. Kathrada, qui travaille au sein du service à la clientèle de Safmarine à Durban.

Attirer des talents du vivier le plus large possible

Cet événement donne à Maersk une précieuse opportunité de développer et inspirer des personnes aspirant à devenir des leaders, en particulier sur les marchés à forte croissance où la concurrence pour les affaires, et les personnes talentueuses nécessaires pour les mener, est forte. Rien qu’en Afrique, le Groupe emploie plus de 10 000 personnes, et souhaiterait en attirer encore plus :

« Le Groupe Maersk est présent en Afrique depuis plus d’un siècle, et possède des bureaux dans presque tous les pays du continent. Nous visons à refléter les communautés dans lesquelles nous menons nos activités et à attirer des talents du vivier le plus large possible. Nous souhaitons renforcer encore davantage notre diversité », a commenté Deniz Kirdar True, responsable de la division Diversité et Inclusion du Groupe Maersk.

Maersk encourage les futurs leaders à faire preuve de curiosité

Le Groupe Maersk voit également la valeur de faire participer ses talents au sommet One Young World comme une façon d’élargir davantage leur horizon :

« Nous encourageons nos futurs leaders à être faire preuve de curiosité concernant les différentes façons de faire dans d’autres sociétés, dans d’autres secteurs et sur d’autres marchés. En tant que groupe, nous avons intérêt à chercher d’autres perspectives et à être prêts à remettre en question les approches traditionnelles, et je pense que le sommet One Young World offre une occasion de le faire », a conclu M. True.

Originaire de Lima, au Pérou, Patricia Pretell interviendra pendant la session plénière de One Young World sur le commerce international (prévue le 5 octobre à 8h30). Mme Pretell travaille depuis l’Amérique latine chez Damco, la branche logistique du Groupe Maersk. Les treize autres participants de Maersk représentent plusieurs activités et marchés différents du groupe, notamment l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, la Guinée, le Maroc, les Philippines, la Chine, le Pakistan, la Jordanie et le Nigeria.

La conférence, qui se tiendra du 2 au 5 octobre 2013, abordera plusieurs thèmes parmi lesquels l’éducation, le chômage des jeunes, les droits de l’homme, le commerce international, le leadership et les gouvernements, ainsi que le développement durable. Pour en savoir plus sur la conférence, rendez-vous sur le site http://www.oneyoungworld.com

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Maersk Group.

Contacts :

Pour tout complément d’information, veuillez contacter Lebo Madiba, attachée de presse lebo@prpowerhouse.co.za, +27823925339 (portable), ou Christine Drud von Haffner, partenaire de communications sénior du Groupe Maersk Christine.haffner@maersk.com, +4533631945.

A propos du Groupe Maersk

Le Groupe Maersk (http://www.maersk.com) est un conglomérat mondial opérant dans les secteurs du transport ainsi que du pétrole et du gaz. Nous sommes présents dans 130 pays, et employons environ 121 000 personnes. Quatre de nos sociétés – Maersk Line, APM Terminals, Maersk Oil et Maersk Drilling – constituent l’essentiel de nos investissements en croissance stratégique.

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CONSEIL DE PAIX ET DE SÉCURITÉ 397ÈME RÉUNION AU NIVEAU DES CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT NEW YORK, 23 SEPTEMBRE 2013 COMMUNIQUÉ

NEW YORK, 25 septembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 397ème réunion, tenue le 23 septembre 2013, a adopté la décision qui suit sur la situation entre la République du Soudan et la République du Soudan du Sud et d’autres questions connexes:

Le Conseil,

1. Prend note du rapport du Groupe de mise en oeuvre de haut niveau de l’Union africaine sur le Soudan et le Soudan du Sud et sur d’autres questions connexes, ainsi que de l’allocution de la Présidente de la Commission et de la communication faite par le Président du Groupe de mise en oeuvre de haut niveau. Le Conseil prend également note des communications faites par les représentants de la République du Soudan du Sud et de la République du Soudan, l’Éthiopie, en sa qualité de Président de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), et les Nations unies;

2. Rappelle ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation entre le Soudan et le Soudan du Sud;

3. Félicite le Groupe de mise en oeuvre de haut niveau et ses membres, les anciens Présidents Thabo Mbeki, Abdulsalami Abubakar et Pierre Buyoya, ainsi que l’équipe de soutien, pour leurs efforts continus visant à aider les Parties à établir des relations de coopération entre les deux pays, en vue de parvenir à réaliser l’objectif de deux États viables, vivant en paix l’un avec l’autre. Le Conseil félicite également le Président de l’IGAD, le Premier ministre Hailé Mariam Desalegn de l’Éthiopie, pour son soutien continu aux efforts du Groupe de mise en oeuvre et aux deux Parties. Le Conseil exprime sa gratitude aux Nations unies, en particulier l’Envoyé spécial du Secrétaire général, Haile Menkerios, et à la Force intérimaire de sécurité des Nations unies à Abyei (FISNUA), ainsi qu’aux autres partenaires bilatéraux et multilatéraux, pour leur soutien continu aux efforts conduits par l’UA;

4. Se félicite des résultats de la réunion au sommet entre le Président Omar Hassan al Bashir de la République du Soudan et le Président Salva Kiir Mayardiit de la République du Soudan du Sud, tenue à Khartoum, le 3 septembre 2013;

5. Prend note avec satisfaction des progrès accomplis dans la mise en oeuvre des propositions contenues dans la lettre adressée par le Président du Groupe de mise en oeuvre de haut niveau aux Présidents du Soudan et du Soudan du Sud, le 9 juin à 2013. À cet égard, le Conseil apprécie la coopération apportée par les deux Gouvernements au Mécanisme d’enquête ad hoc sur les allégations d’hébergement et de soutien à des groupes rebelles armés agissant contre l’autre État, qui vient de finaliser son rapport, ainsi que les mesures prises dans le cadre de la mise en oeuvre du Protocole d’accord de non-agression et de coopération de février 2012, et les encourage à poursuivre leurs efforts, notamment à travers le renforcement des structures bilatérales existantes, tel que le Mécanisme conjoint politique et de sécurité;

6. Note également avec satisfaction la coopération que le Soudan et le Soudan du Sud ont apportée à l’Équipe technique du Programme frontière de l’UA (ET-PFUA), chargée de déterminer sur le terrain, de façon définitive, la ligne médiane de la Zone frontalière démilitarisée sécurisée (SDBZ). Le Conseil note également l’accord convenu par les deux Présidents de s’assurer que les populations locales dans le voisinage de la SDBZ sont correctement sensibilisées sur la nature et l’objectif de la SDBZ. À cet égard, le Conseil souligne que la SDBZ et sa ligne médiane ne représentent que l’emplacement de la ligne de démarcation entre les forces armées des deux États, et ne saurait avoir d’incidence sur le tracé final et définitif de la frontière;

7. Note en outre avec satisfaction la coopération apportée par le Soudan et le Soudan du Sud au Comité conjoint d’investigation/enquête pour le territoire de l’Abyei (AAJIC), qui a terminé ses travaux et devrait soumettre son rapport prochainement;

8. Se félicite de l’organisation envisagée d’une conférence pour promouvoir une frontière souple, sous les auspices de l’UA et des partenaires internationaux, et sous la présidence des deux Vice-Présidents et en présence des Gouverneurs des États du Soudan et du Soudan du Sud jouxtant la frontière commune, afin d’accélérer la coopération;

9. Se félicite également de l’engagement pris par les deux Présidents, après leur réunion au sommet, du 3 septembre 2013, de procéder rapidement à la mise en oeuvre de l’Accord sur les arrangements temporaires pour l’administration et la sécurité du territoire de l’Abyei, signé le 20 juin 2011. Le Conseil exhorte les deux Gouvernements à faciliter le retour rapide et en toute sécurité des réfugiés et des personnes déplacées, à aider à la réhabilitation et au développement des communautés vivant à Abyei et dans ses environs, et à créer les conditions d’une migration pacifique des éleveurs nomades au cours de la prochaine saison sèche. Le Conseil appelle à la tenue d’une conférence spéciale des partenaires, afin d’apporter une assistance à Abyei, et à la mise en oeuvre de l’engagement à affecter 2% des revenus pétroliers provenant d’Abyei au développement de ce territoire;

10. Réitère sa confiance et son soutien à la FISNUA. Le Conseil réaffirme également le principe de la démilitarisation intégrale d’Abyei, à l’exception de la FISNUA, ce qui implique le retrait des forces de police stationnées à Diffra, qui seront remplacées par le Service de police du territoire de l’Abyei;

11. Réitère son acceptation de la proposition faite, le 21 septembre 2012, par le Groupe de mise en oeuvre de haut niveau sur le statut final d’Abyei. Le Conseil exhorte les deux Présidents

à reprendre leurs discussions sur le statut final d’Abyei sur la base de cette proposition, en gardant à l’esprit la nécessité de veiller à ce qu’Abyei serve de passerelle entre le Soudan et le Soudan du Sud, comme prévu dans le Protocole sur le territoire de l’Abyei de l’Accord de paix global (CPA). Le Conseil en appelle aux deux Gouvernements pour qu’ils mettent en place la Commission du référendum pour Abyei, examinent et adoptent une loi révisée sur le référendum conformément à la proposition du Groupe de mise en oeuvre de haut niveau, et demande aux deux Gouvernements de soumettre la liste de leurs représentants au Groupe de mise en oeuvre. Le Conseil exhorte les deux pays à ne pas entreprendre d’actions unilatérales concernant Abyei, de nature entraver la mise en oeuvre de ces engagements;

12. Réaffirme sa conviction qu’il ne peut y avoir de solution militaire au conflit dans les Deux Zones, et qu’il n’y a pas d’autre alternative pour les Parties que de s’engager dans des négociations directes en vue de parvenir à un règlement politique. Le Conseil forme le voeu que les mesures récentes en vue de la normalisation des relations entre le Soudan et le Soudan du Sud vont créer un environnement de coopération favorable à la reprise des négociations sur la base de l’Accord-cadre du 28 juin 2011 et du projet d’accord soumis aux Parties par le Groupe de mise en oeuvre de haut niveau, le 17 septembre 2012;

13. Rappelle le mandat que le Conseil a confié au Groupe de mise en oeuvre de haut niveau, à travers le communiqué PSC/AHG/COMM.1(CCVII) adopté lors de sa 207ème réunion tenue le 29 octobre 2009, en vue d’aider les Parties soudanaises dans la mise en oeuvre du CPA et dans d’autres processus connexes, dans le cadre de la transformation démocratique du Soudan. À cet égard, le Conseil se félicite des mesures prises par le Groupe pour aider les Parties, par des conseils et par la facilitation, et réaffirme les principes directeurs de l’inclusion démocratique et de l’unité dans la diversité, qui doivent orienter les objectifs et les processus de dialogue national et d’élaboration de constitutions pour les deux États souverains du Soudan et du Soudan du Sud;

14. Affirme que le règlement pacifique des conflits internes est un préalable essentiel à tout processus démocratique, inclusif et légitime de consultation nationale et de développement constitutionnel. À cet égard, le Conseil exhorte le Gouvernement de la République du Soudan à redoubler d’efforts en vue de trouver une solution pacifique aux conflits dans les Deux Zones et au Darfour. De même, le Conseil exhorte le Gouvernement de la République du Soudan du Sud à rechercher une solution pacifique aux conflits armés internes au Soudan du Sud, en particulier celui en cours dans l’État de Jonglei;

15. Affirme que, pour parvenir à l’objectif convenu de deux États viables vivant en paix l’un avec l’autre et avec la région dans son ensemble, les deux nations du Soudan et du Soudan du Sud devront ensemble s’engager dans un effort de développement durable, de réduction de la pauvreté, de fourniture de services de base aux populations et d’intégration économique. Le Conseil affirme également que, pour atteindre ces objectifs, la coopération des partenaires internationaux est requise, en particulier pour l’allégement de la dette, la levée des sanctions économiques et la mobilisation de l’aide au développement et la coopération. Par conséquent, le Conseil soutient les efforts du Soudan du Sud et du Soudan visant à engager une approche commune des partenaires internationaux, en vue d’atteindre ces objectifs interdépendants;

16. Rappelle les décisions de la Conférence de l’Union sur la nécessité de promouvoir une approche régionale et globale des défis à la paix, à la sécurité, à la stabilité et au développement dans la Corne de l’Afrique, en appui aux efforts de l’IGAD. À cet égard, le Conseil demande au Groupe de mise en oeuvre de haut niveau, en étroite consultation avec le Président en exercice et le Secrétariat de l’IGAD, de contribuer à la promotion d’une telle approche, qui comprendra la tenue d’une conférence sur la paix, la sécurité, la stabilité, la coopération et le développement dans la Corne de l’Afrique. Le Conseil demande au Groupe de mise en oeuvre de haut niveau d’entreprendre les consultations nécessaires avec l’IGAD et son Président en exercice;

17. Décide de proroger le mandat du Groupe de mise en oeuvre de haut niveau de l’UA jusqu’en décembre 2014, et demande à la Présidente de la Commission de prendre les mesures nécessaires pour renforcer les capacités du Groupe;

18. Décide de rester activement saisi de la question.

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