DHL investit dans les infrastructures en Afrique de l’Ouest

LE CAP, Afrique du Sud, 11 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — DHL (http://www.dhl.com), la plus grande société de logistique au monde, a annoncé des investissements dans des locaux et dans des infrastructures aériennes en Afrique de l’Ouest, pour répondre à la demande en services express et de fret dans la région. Ces récents investissements comprennent l’ouverture de nouveaux locaux aériens à Dakar, au Sénégal, et l’ajout de trois appareils, un Boeing 757 et deux ATR72.

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Photo 1: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/photo-1.jpg (Les deux ATR 72, d’une capacité de 7 tonnes chacun, assureront les liaisons entre des pays comme le Sénégal, la Guinée, le Sierra Leone, le Liberia, la Côte d’Ivoire, le Mali et la Mauritanie)

Photo 2: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/photo-2.jpg (Ces récents investissements comprennent l’ouverture de nouveaux locaux aériens à Dakar, au Sénégal, et l’ajout de trois appareils, un Boeing 757 et deux ATR72)

« Au cours des dernières années, nous avons vu l’importance croissante d’adapter nos locaux dans les différentes régions du continent », commente Oliver Facey, vice-président en charge des Opérations pour DHL Express Afrique subsaharienne. « À l’heure où les multinationales se tournent vers l’Afrique, et alors que les entreprises africaines plus petites cherchent à commercialiser leurs produits hors de leurs frontières nationales, des régions comme l’Afrique de l’Ouest ont besoin de davantage d’infrastructures et de capacités pour gérer la demande croissante de transports de marchandises entre ces marchés. »

L’opérateur express, qui occupe déjà une vaste plateforme à Lagos, au Nigeria, a ouvert ces locaux début novembre, pour traiter les volumes en transit. Ils permettront le traitement des matériaux destinés au Sénégal et le transit des matériaux via Dakar, afin d’améliorer la qualité des services fournis à un marché en activité toujours croissante, constamment soumis à des contraintes de temps.

« Nous avons étendu nos opérations à Dakar, un lieu qui permet naturellement de nourrir le trafic vers l’Afrique de l’Ouest », explique M. Facey. « Les locaux de Dakar reçoivent un nouveau vol retour de Bruxelles et seront desservis une fois par semaine par un Boeing 757 200 SF d’une capacité de plus de 25 tonnes. »

Les deux ATR 72, d’une capacité de 7 tonnes chacun, assureront les liaisons entre des pays comme le Sénégal, la Guinée, le Sierra Leone, le Liberia, la Côte d’Ivoire, le Mali et la Mauritanie. Ces avions sont idéaux car ils possèdent de larges portes pour le chargement et offrent une capacité de chargement entièrement en palettes, ce qui rend la manutention plus facile.

Il ajoute : « Ces investissements nous permettent d’offrir une plus grande capacité dédiée en Afrique de l’Ouest, et de moins dépendre en général des chargements limités sur des vols commerciaux le long de la côte ouest de l’Afrique. Cette capacité accrue est utile aussi bien pour les produits de fret qu’express de DHL, et particulièrement les biens périssables, qui ont toujours été un des moyens les plus simples pour les entreprises africaines d’accéder aux marchés européens, et DHL peut à présent mieux soutenir les acteurs de ce marché. »

Distribué par APO (African Press Organization) pour Deutsche Post DHL.

Contact pour les médias :

Lee Nelson. Responsable senior du marketing et des communications, Afrique subsaharienne

DHL Express

Tél. : +27 21 409 3613 – Mobile : +27 72 361 0178

lee.nelson@dhl.com

DHL – La société de logistique du monde (The Logistics company for the world)

DHL (http://www.dhl.com) est le leader mondial du marché de la logistique et « La société de logistique du monde (The Logistics company for the world) ». DHL met son expertise dans le domaine des services express internationaux, du fret aérien et maritime, du transport routier ou ferroviaire, de la logistique contractuelle et du courrier international, au service de ses clients. Un réseau mondial composé de plus de 220 pays et territoires, et d’environ 285 000 salariés dans le monde entier, offre à ses clients un service de qualité de haut niveau et une connaissance du terrain, permettant de satisfaire aux exigences dictées par leurs chaînes d’approvisionnement. DHL assume sa responsabilité sociale en soutenant la lutte contre le changement climatique, la gestion des catastrophes naturelles et l’éducation.

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Première femme et première Africaine élue à la présidence du Comité central du COE

GENEVE, Suisse, 11 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Le nouveau Comité central du Conseil œcuménique des Églises tout récemment élu, fort de 150 membres, a pris une décision historique vendredi en élisant à sa présidence Mme Agnes Abuom, de Nairobi, membre de l’Église anglicane du Kenya, qui accède ainsi à la tête de l’organe directeur suprême du COE.

Mme Abuom, qui a été élue à l’unanimité, est la première femme et la première personne d’origine africaine à assumer cette fonction dans les 65 ans d’histoire du COE.

Un vice-président et une vice-présidente ont été élus, à savoir l’évêque Mary Ann Swenson, de l’Église méthodiste unie, États-Unis, et le professeur Gennadios de Sassima, du Patriarcat œcuménique de Constantinople.

«Je prie avec ferveur pour que nous progressions ensemble ces prochaines années, en dépit de la diversité de nos horizons qui pourrait nous diviser», a dit Mme Abuom peu après son élection, «… et je souhaite que le COE demeure un instrument capable d’offrir un espace sûr à tous ceux et celles qui veulent venir partager avec nous leurs espoirs, leurs aspirations et leurs visions, ainsi que leur voix prophétique.»

Pour Mme Abuom, la voix prophétique est vitale pour «l’œcuménisme au 21e siècle et l’Église dans notre monde aujourd’hui.»

En tant que première femme présidente du Comité central de l’organisation mondiale, Agnes Abuom est d’avis que le modèle du discernement par consensus «est en parfaite harmonie avec les processus de décision des femmes», au sens où il privilégie la consultation, l’écoute attentive et l’effort pour comprendre la perspective de l’autre.

Mme Abuom a été membre du Comité exécutif du COE, où elle représentait l’Église anglicane du Kenya. Elle exerce également des activités de consultante pour le développement auprès d’organisations tant kenyanes qu’internationales qui coordonnent des programmes d’action sociale pour la société religieuse et civile en Afrique.

Mme Abuom a été présidente du COE pour l’Afrique de1999 à 2006. Elle est associée aux travaux de la Conférence des Églises de toute l’Afrique (CETA) et d’Églises membres du COE en Afrique. Elle est coprésidente de la Conférence mondiale des religions pour la paix (Religions for Peace) et du Conseil national des Églises du Kenya.

Ses domaines de travail couvrent la justice économique, la paix et la réconciliation.

Le métropolite Gennadios, qui assumera son deuxième mandat de vice-président du Comité central du COE, est professeur de théologie. Il a été vice-président de la Commission de Foi et constitution du COE de 1998 à 2006, et membre du personnel du secrétariat de Foi et constitution du COE à Genève de 1983 à 1993. Il est engagé dans plusieurs dialogues bilatéraux impliquant les Églises orthodoxes, l’Église catholique romaine et les Églises luthériennes notamment.

En plus de sa fonction de vice-président du Comité central du COE, le professeur Gennadios a été membre du Présidium et du Comité central de la Conférence des Églises européennes (KEK).

L’évêque Mary Ann Swenson, également élue à la vice-présidence du Comité central du COE, a été ordonnée au ministère par la Conférence annuelle du Pacifique Nord-Ouest de l’Église méthodiste unie (UMC) en 1973. Elle a été pasteure responsable de la Première Église méthodiste unie, Wenatchee, Washington, de 1989 à 1992. Alors qu’elle était pasteure à Wenatchee, elle a été aussi présidente des Conseils de direction du Centre de lutte contre le viol et la violence domestique (Rape Crisis and Domestic Violence Center) et de la Coalition contre le sida du Washington Centre-Nord (North Central Washington AIDS Coalition) de 1989 to 1992.

Mary Ann Swenson a été élevée à la fonction épiscopale de l’Église méthodiste unie par la Conférence juridictionnelle Ouest en 1992. Elle est actuellement présidente de la Commission générale sur l’unité chrétienne et les questions interreligieuses (GCCUIC) de cette Église.

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Rwanda : combattants blessés soignés à l’hôpital de Gisenyi

GENEVE, Suisse, 8 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — À la suite des derniers affrontements qui se sont produits en République démocratique du Congo (RDC) dans la province du Nord-Kivu entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et le groupe armé M23, 76 combattants blessés ayant franchi la frontière ont été admis à l’hôpital de Gisenyi au Rwanda.

Une équipe chirurgicale du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dépêchée en urgence soutient depuis le 8 novembre les équipes médicales rwandaises de l’établissement hospitalier. « Nos équipes médicales procèdent maintenant au tri des blessés », explique Georges Paclisanu, chef de la délégation du CICR au Rwanda.

Des blessés de guerre ont été transférés les 5 et 6 novembre de Kinigi vers l’hôpital de Gisenyi avec la collaboration de volontaires de la Croix-Rouge rwandaise. Dix-neuf blessés de guerre avaient été déjà été admis à l’hôpital la semaine dernière. « Nous prenons aussi en charge les besoins alimentaires de ces blessés », précise M. Paclisanu. Des médicaments et des équipements médicaux ont été distribués à l’hôpital de Gisenyi.

En RDC et en Ouganda, les personnes touchées par ces récents combats continuent de recevoir de l’aide du CICR. À Goma, en RDC, une équipe chirurgicale traite les blessés de guerre à l’hôpital de Ndosho. En Ouganda, plus de 100 enfants ayant fui les hostilités et séparés de leurs familles ont été enregistrés. Avec le soutien des volontaires de la Croix-Rouge de l’Ouganda présents sur les sites de réfugiés, le CICR offre la possibilité aux familles de reprendre contact avec leurs proches.

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RCA / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 8 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Avance-t-on sur le dossier de la RCA ?

R – Nous attendons le rapport du secrétaire général des Nations Unies. La position de la France, c’est à la fois de soutenir la force africaine qui est déployée pour rétablir la sécurité dans le pays, de permettre l’accès humanitaire aux populations et de mettre en œuvre la feuille de route, avec pour objectif des élections au début 2015. C’est ce que le ministre des Affaires étrangères avait dit lors de son déplacement à Bangui. Nous continuons à y travailler.

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Mali / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 8 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Nous avons de nouvelles informations sur l’identité des meurtriers de nos confrères. Que pouvez-vous dire là-dessus ?

R – Une enquête a été ouverte en France. Elle est en cours. Nous n’avons pas accès à son contenu, conformément au principe de la séparation des pouvoirs. Elle est conduite en territoire malien par les autorités maliennes, avec lesquelles nous coopérons bien entendu. Le principe que le président de la République et M. Laurent Fabius ont fixé, c’est de tout mettre en œuvre pour retrouver les responsables de ces crimes et les traduire devant la justice.

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Madagascar / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 8 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Certaines informations laissent entendre que le Quai d’Orsay a ralenti la procédure de rapatriement du corps de Sébastien Judalet, tué à Nossy Bé…

R – Contrairement aux informations véhiculées par certains médias, le Quai d’Orsay n’a nullement ralenti la procédure de rapatriement du corps de Sébastien Judalet. Depuis l’assassinat de notre compatriote, notre ambassade sur place a été en contact étroit avec les autorités judiciaires malgaches afin que l’autorisation de rapatriement soit délivrée dans les meilleurs délais, conformément au vœu légitime de la famille. Le corps de Sébastien Judalet sera rapatrié à Paris le 13 novembre dans l’après-midi. La famille en a été prévenue par le centre de crise. Une procédure judiciaire a été ouverte par le procureur de Bobigny pour homicide.

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République Centrafricaine: plus d’un million de personnes risquent de souffrir de la faim en raison du conflit

BANGUI, République Centrafricaine, 8 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Une étude récente vient de révéler que 1,1 million de personnes en République Centrafricaine (RCA) risquent de souffrir de la faim, une situation qui pourrait s’aggraver en raison de mauvaises récoltes ainsi que d’un ralentissement drastique de l’activité économique, consécutif à des mois de violence.

Une évaluation de la sécurité alimentaire en situation d’urgence, menée conjointement par les Nations Unies, les organisations non gouvernementales et le gouvernement de RCA, montre que 1,1 million de personnes – environ 30 pour cent de la population vivant en dehors de la capitale Bangui – n’est pas en mesure de satisfaire ses besoins alimentaires journaliers ou a besoin d’une aide alimentaire pour survivre.

Au moins près de la moitié des 395 000 personnes déplacées en RCA n’ont pas accès à une nourriture suffisante, adéquate et nutritive.

Depuis le début du conflit en décembre 2012, de nombreux agriculteurs ont fui leurs fermes, laissant leurs cultures en friche. La majorité des ménages a déclaré avoir été victime de vol de bétail. Certaines familles ont vendu leur bétail et leurs semences pour survivre, tandis que d’autres ont vendu leurs troupeaux par crainte des pillages ou par peur d’avoir à fuir.

Les résultats de cette étude confirment les données recueillies en début d’année dans le cadre d’enquêtes rapides sur la capacité des personnes à nourrir leurs familles dans un contexte de violence accrue.

« Des mesures immédiates doivent être prises pour mettre fin à la violence dans le pays afin de permettre à des centaines de milliers de personnes déplacées de retourner dans leurs maisons et leurs fermes », a déclaré Housainou Taal, représentant du PAM en RCA.

« Nous appelons les différents groupes armés à respecter les droits des civils et à permettre un accès humanitaire de notre personnel aux plus démunis », a-t-il ajouté.

Les zones les plus touchées et où il est le plus difficile de se procurer de la nourriture sont notamment Ouham, Ouham-Pendé et Nana Gribizi dans le nord, et Vakaga et Bamingui-Bangoran dans le nord-ouest. Cependant, on trouve des poches d’insécurité alimentaire dans tout le pays.

Le PAM est préoccupé, car la prochaine période de soudure— le moment où les réserves de la dernière récolte s’épuisent— qui commence généralement en Mai, pourrait bien commencer dès le début de l’année prochaine. Deux tiers des familles de fermiers interrogées lors de l’évaluation, ont indiqué que leurs récoltes seraient plus maigres que l’an dernier. L’enquête souligne qu’il n’y aura pas assez de nourriture dans le pays pour couvrir les besoins des populations entre Janvier et Février 2014.

Des perturbations sur le marché du coton, des pénuries de main d’œuvre et une diminution de la récolte d’arachides – principales sources de revenu des familles rurales – ont fait baisser le pouvoir d’achat et l’activité économique, augmentant ainsi le risque d’une crise nutritionnelle exacerbée par l’accès limité aux services de santé.

Le PAM a fourni une aide alimentaire vitale à environ 250.000 personnes en RCA depuis Janvier de cette année. Pour continuer à aider les plus vulnérables de la planète, le PAM a besoin de 20 millions de dollars US supplémentaires d’ici Avril 2014.

« Grâce au soutien continu de nos généreux donateurs, nous cherchons à élargir nos activités pour répondre rapidement aux besoins de plus de 600.000 personnes vulnérables, notamment les enfants souffrant de malnutrition, les femmes enceintes, les mères allaitantes et les enfants à l’école primaire », a déclaré Taal.

Le PAM et l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture (FAO), avec d’autres partenaires des Nations Unies, continueront à soutenir le gouvernement de la RCA à travers un suivi étroit de la situation de sécurité alimentaire au cours des prochains mois.

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Bénin: De trop nombreux enfants victimes d’abus, de violence et d’exploitation

COTONOU, Benin, 8 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — La Rapporteuse spéciale des Nations Unies Najat Maalla M’jid a exhorté ce matin les autorités béninoises à inscrire la protection des enfants parmi les priorités politiques en vue de protéger tous les enfants, sans discrimination, contre toute forme de violences, d’abus et d’exploitation, et de sanctionner lourdement les coupables. Elle a par ailleurs exprimé sa grande préoccupation face à la relative tolérance sociale envers la violence et l’exploitation des enfants et face à l’impunité dont jouissent les auteurs de ces crimes.

« Il est inadmissible que sous le prétexte de la tradition, des coutumes ou encore de la pauvreté, des enfants béninois soient violentés, abusés ou exploités », a souligné Mme Maalla M’jid à l’issue de sa visite au Bénin. « Le phénomène des enfants vidomégons, par exemple, qui était traditionnellement une pratique de confiage solidaire au sein de la famille a complètement été détourné à des fins de profits. De nombreux enfants sont aujourd’hui victimes de vente ou de traite, d’exploitation économique et/ou sexuelle, principalement sur les marchés, dans les carrières ou les champs. »

Pendant sa mission au Bénin du 28 octobre au 8 novembre 2013, la Rapporteuse spéciale a rencontré de nombreux représentants de l’Etat, des autorités locales, du système des Nations Unies, de la communauté diplomatique et des associations. Elle a visité des programmes dédiés à la protection d’enfants à Cotonou, Abomey-Calavi, Porto Novo, Parakou, Comè, Lokossa et Applahoué. Elle s’est entretenue avec des enfants victimes et des organisations de jeunes.

La Rapporteuse spéciale s’est alarmée du nombre important d’enfants victimes de multiples formes de violences et abus: les infanticides des enfants considérés « sorciers », les mutilations génitales féminines, les enlèvements à des fins de placement dans les couvents vaudous, les mariages forcés, les châtiments corporels et les viols.

« Bien que l’ampleur réelle de ces phénomènes reste difficile à déterminer du fait de la faiblesse des signalements et du recours au règlement à l’amiable, tous les acteurs rencontrés déplorent le nombre alarmant de violences et d’exploitation économique et/ou sexuelle dont sont particulièrement victimes les filles », a souligné Mme Maalla M’jid.

La Rapporteuse spéciale a manifesté sa grande préoccupation quant aux violences sexuelles subies par les filles au sein des écoles et au nombre croissant de grossesses précoces. « Il est impensable que dans l’école, censée être un environnement éducatif et protecteur, des filles soient abusées impunément », s’est indignée la Rapporteuse spéciale.

Si le Bénin dispose de nombreuses lois relatives à la protection de l’enfance, leur mise en œuvre souffre d’un manque d’effectivité. Cela résulte notamment des difficultés qu’ont les enfants à accéder à des mécanismes de recours garantissant leur protection et leur sécurité mais aussi de la corruption et de l’impunité. Les arrangements à l’amiable qui ont souvent lieu au niveau communautaire se font au détriment de l’intérêt de l’enfant, dont la voix reste très peu prise en compte.

De très nombreux mécanismes et actions de protection de l’enfance ont été mis en place aux niveaux central et local, mais la plupart sont dysfonctionnels ou insuffisants, notamment en raison du manque de ressources. Malgré l’engagement de certains acteurs, les actions entreprises dans le domaine de la protection de l’enfance restent éparses, non coordonnées et non pérennes car tributaires des partenaires.

La Rapporteuse spéciale a souligné la nécessité de passer d’une logique de projet à une réelle stratégie intégrée de protection de l’enfance, déclinée en dispositifs locaux de protection aisément accessibles à tous les enfants, et dotée de ressources humaines et financières appropriées.

Elle a encouragé la communauté internationale à appuyer la mise en place de cette stratégie afin de combattre efficacement et durablement toute forme de violence, d’abus et d’exploitation des enfants.

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La Banque mondiale appuie aux réformes de la protection sociale en Tunisie

WASHINGTON, 8 novembre 2013/African Press Organization (APO)/ — Un nouveau projet – axé sur un renforcement et une amélioration du ciblage des programmes de protection sociale – va soutenir la croissance inclusive et la lutte contre la pauvreté en Tunisie. Le financement d’Appui aux réformes de la protection sociale en Tunisie de 4,7 milliards de dollars a été signé aujourd’hui par la Banque mondiale et le gouvernement de Tunisie.

« Bien que la Tunisie ait enregistré de grands progrès au niveau de la réduction de la pauvreté au cours des dernières décennies, il est évident que des inégalités régionales et la marginalisation économique persistent» a déclaré Simon Gray, directeur des opérations de la Banque mondiale au Maghreb. « Ce projet aidera à soutenir la volonté de la Tunisie d’améliorer la soutenabilité de son système de protection sociale et d’orienter les ressources publiques vers ceux qui en ont le plus besoin ».

Bien que la Tunisie ait alloué près de 60 % de son budget public aux dépenses sociales en 2013, les transferts sociaux sont mal ciblés et son système de sécurité sociale n’est pas viable – situation qui s’est aggravée depuis la révolution de 2011. Les transferts sociaux sont principalement consacrés aux subventions des produits de base et énergétiques, ce qui profite essentiellement aux ménages les plus aisés. En outre, les programmes axés sur les transferts monétaires, l’emploi et le logement sont fragmentés et ciblent mal les ménages les plus nécessiteuses. Le gouvernement intérimaire s’est engagé à améliorer ces programmes.

Le projet, financé par le Fonds de transition du Partenariat de Deauville et administré par le Groupe de la Banque mondiale, a pour objectif d’aider le gouvernement tunisien à créer un système national de protection sociale qui soit financièrement viable et mieux ciblé aux plus vulnérables.

En particulier, le projet soutiendra un processus participatif qui permettra au gouvernement et à la société civile d’analyser les systèmes de subvention et de sécurité sociale de la Tunisie, et d’élaborer une stratégie globale des réformes. Il soutiendra en outre la création d’une base de données nationale unifiée et d’un système de ciblage pour renforcer et mieux orienter les programmes de protection sociale actuellement administrés par différentes agences gouvernementales.

Le projet sera géré par un comité interministériel comprenant le Premier ministère, le ministère des Finances, le ministère des Affaires sociales, le ministère du Commerce et le ministère de l’Industrie, le ministère du Développement et de la coopération internationale, avec la participation de la société civile et en coordination avec le processus de dialogue social instauré en Tunisie.

Le Fonds de transition MENA, qui a été mis en place en 2012, fait partie du Partenariat de Deauville, engagement conjoint des membres du G8, de la Turquie et des partenaires du Golfe et régionaux pour soutenir les pays de la région MENA qui doivent faire face aux défis multiples de gouvernance plus redevable, de croissance durable et d’opportunités d’emploi plus importantes.

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