Agence-Presse

Déplacement à Dakar de Mme Yamina Benguigui (22 avril 2013)

PARIS, France, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie et représentante personnelle du président de la République pour la Francophonie, se rend aujourd’hui à Dakar pour une visite de travail préparatoire au prochain sommet des chefs d’Etat francophones, qui aura lieu en 2014 au Sénégal.

Mme Yamina Benguigui s’entretiendra notamment avec le président de la République du Sénégal, M. Macky Sall, de l’organisation du sommet de la francophonie ainsi que des droits des femmes dans l’espace francophone. Elle rencontrera également les ministres des affaires étrangères et de la culture ainsi que les responsables sénégalais de l’organisation du sommet de la Francophonie.

La ministre déléguée clôturera cette journée par la visite du site du futur centre de conférences internationales de Diamniadio et du Grand Théâtre national. Un point de presse est prévu à l’issue de la visite à l’Hôtel King Fahd Palace.

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République démocratique du Congo : visite du président du CICR à Kinshasa et à Goma

GENEVE, Suisse, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, effectue une visite en République Démocratique du Congo (RDC) afin de se rendre compte et de témoigner de la situation humanitaire dans le pays.

Arrivé hier dans la capitale Kinshasa, M. Maurer se rendra ensuite à Goma, dans l’est du pays. Durant son séjour, programmé jusqu’au 25 avril, M. Maurer s’entretiendra avec les autorités de la RDC au plus haut niveau, ainsi qu’avec les responsables de la Croix-Rouge de la RDC. Parmi les questions prioritaires qui seront abordées lors des discussions figurent les conséquences humanitaires des conflits en RDC, ainsi que les opérations que mène le CICR pour répondre aux besoins les plus urgents des populations directement touchées par les hostilités.

« Dans les deux provinces des Kivu, des milliers de personnes sont touchées au quotidien par des déplacements à grande échelle et des violations graves du droit international humanitaire, dans une indifférence quasi générale, a déclaré M. Maurer. Il y a aussi une recrudescence de la violence au Katanga et en Province Orientale. Ma visite doit servir à attirer l’attention sur le sort de ces populations affaiblies par des années de conflits d’une intensité extrême. »

Le CICR poursuit son action dans le pays en faveur des blessés de guerre et notamment des personnes qui souffrent de traumatismes tant physiques que psychologiques par suite de violences sexuelles. Il travaille également en faveur des enfants séparés de leurs proches, des milliers de déplacés et des détenus. Depuis janvier, une cinquantaine de personnes blessées ont pu être évacuées par les équipes du CICR vers des structures médicales et plusieurs dizaines d’autres l’ont été par des volontaires de la Croix-Rouge locale. Durant cette même période, plus de 530 blessés de guerre ont été opérés par les équipes chirurgicales du CICR dans les deux provinces des Kivu. Le CICR continue aussi de soutenir l’approvisionnement en eau de plusieurs villes et le fonctionnement des centres de santé auxquels il fournit des médicaments et du matériel médical.

Le CICR a ouvert sa délégation en RDC il y a 35 ans. Actuellement, il mène ses activités à travers le pays à partir de ses bureaux à Kinshasa, Goma, Bukavu, Beni, Uvira, Dungu, Kisangani, Lubumbashi et Kananga, et de ses antennes à Kirumba, Masisi, Walikale, Fizi, Lulingu ou encore Minembwe.

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Le Chef de la MISMA en visite officielle à Kidal / Rend hommage aux quatre soldats tchadiens tués vendredi dans un attentat suicide à la bombe

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) et chef de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), l’ancien Président Pierre Buyoya, accompagné du Commandant de la Force de la Mission, le Général Abdul Kadir, a effectué, hier, une visite de travail à Kidal, où quatre soldats tchadiens ont été tués dans un attentat suicide à la bombe, le vendredi 12 avril 2013. Le Représentant spécial a visité le site de l’attaque, au centre de la ville, et a rendu hommage aux vaillants soldats tués.

Lors d’une réunion avec le commandant du contingent tchadien déployé à Kidal, le Général Omar Bikimo, le Représentant spécial a remercié les troupes pour leur travail acharné et salué le contingent tchadien pour son rôle crucial dans la libération et la sécurisation de Kidal. Il a exprimé les condoléances de l’UA et de l’ensemble du continent au Tchad et aux familles des quatre soldats tués, ainsi qu’aux familles des 26 autres soldats tchadiens qui ont perdu la vie sur le champ de bataille, depuis le déploiement du contingent tchadien au Mali en janvier 2013.

«Mon Général, je suis venu à Kidal avec un message de remerciement et de félicitations à vous et à vos troupes pour l’excellent travail que vous faites ici. L’Afrique et toute la communauté internationale vous soutiennent, et nous allons tout faire pour mettre à votre disposition les ressources dont vous avez besoin », a-t-il dit. Le Représentant spécial a, en outre, déclaré que la MISMA continuera à faire son travail et à renforcer ses capacités, en attendant que des décisions clés soient prises sur sa transformation en mission onusienne.

Le commandant de la Force de la MISMA s’est fait l’écho du message du chef de mission, et a promis que le quartier général de la Force fera tout son possible pour répondre aux besoins de toutes ses troupes.

Le commandant du contingent tchadien a exprimé sa joie, ainsi que celle de ses troupes, d’accueillir à Kidal le leadership de la mission. Dans son briefing sur la situation sécuritaire à Kidal, le Général Omar Bikimo a déclaré que, bien que les grandes opérations de combat soient terminées, les terroristes et autres criminels continuent de faire peser une menace.

Le Tchad a déployé plus de 2 000 soldats dans le cadre de la MISMA, qui compte actuellement plus de 6 300 personnels.

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Réunion à Bamako des Experts en Renseignements et Sécurité des Pays Sahelo-Sahariens

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — En application des conclusions de la réunion consultative sur le renforcement de la coopération sécuritaire et l’opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) dans la région sahélo-saharienne, qui s’est tenue à Nouakchott, en Mauritanie, le 17 mars 2013, une réunion des chefs des services de renseignements des pays de la région a eu lieu à Bamako, aujourd’hui.

Les représentants des pays suivants ont pris part à la réunion: Algérie, Burkina Faso, Tchad, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Sénégal. La réunion a également vu la participation des représentants du Centre africain d’Étude et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT) et du Comité des Services de Renseignements et de Sécurité africains (CISSA)

Organisée par la Commission de l’Union africaine (UA), la réunion a examiné la situation sécuritaire dans la région, évalué les besoins en termes de renforcement des capacités des structures nationales et régionales existantes, et identifié les modalités de renforcement de la coopération sécuritaire et du partage de renseignements, y compris en appui à la mise en œuvre du mandat de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA).

La séance d’ouverture de la réunion a été présidée par le Ministre malien de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation.

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DHL révèle les demandes de livraison les plus curieuses en Afrique

LE CAP, Afrique du Sud, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Dans le contexte concurrentiel mondial actuel, le recours à des sociétés de logistique, qui acheminent le courrier entre les différents pays dans des délais préétablis, devient de plus en plus nécessaire. Partout en Afrique, les capacités des sociétés de logistique ont également évolué de façon exponentielle au cours des 20 dernières années et il est aujourd’hui de plus en plus courant de transporter à travers le continent des « colis » comprenant des animaux vivants, des aliments spécialement cuisinés ou des médicaments d’importance vitale.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/dhl_logo2.jpg

Photos: http://www.photos.apo-opa.com/index.php?searchterms=Deutsche+Post+DHL&level=search

Revenant sur l’année écoulée, Sumesh Rahavendra, Directeur marketing pour DHL Express en Afrique subsaharienne (http://www.dhl.com), affirme que l’augmentation des demandes de transport de divers animaux menacés mérite d’être signalée, ainsi que certaines demandes personnelles de clients.

« Un moment marquant en 2012 a été le déplacement de trois rhinocéros noirs menacés du Royaume-Uni jusqu’au parc national du Kilimanjaro en Tanzanie. Le voyage de 10 heures de l’aéroport britannique de Manston jusqu’en Tanzanie, avec une escale de ravitaillement en Italie, s’est déroulé à bord d’un Boeing 757 spécialement aménagé. Les installations spéciales comprenaient des dispositifs de sauvetage ad hoc et des appareils de contrôle de la température de la cabine, et l’équipe de transfert incluait deux soignants de rhinocéros, deux ingénieurs aéronautiques et un vétérinaire spécialisé ». « Il est remarquable que nous utilisions nos capacités de logistique fondamentales pour soutenir des efforts de conservation aussi importants », affirme M. Rahavendra.

À l’échelle mondiale, DHL a aussi récemment livré deux tigres de Sumatra, l’un aux États-Unis et le deuxième en Australie, afin de participer à un programme international de reproduction. Avec moins de 300 tigres de Sumatra aujourd’hui en liberté, le zoo de Londres, ZSL London Zoo, espère élever les tigres dans le cadre d’un programme de soutien à la conservation plus vaste, et a eu recours à l’aide de DHL Express pour transporter ces animaux.

Outre les demandes susvisées, DHL a également reçu récemment plusieurs requêtes personnelles étonnantes.

Une demande personnelle particulièrement inhabituelle est venue du Nigeria, où un client a payé le prix d’un billet d’avion pour voyager avec un gâteau d’anniversaire d’Abuja à Lagos. Le montant du billet s’élevait à environ trois fois la valeur du gâteau. Le client a particulièrement mis l’accent sur le besoin de livrer le gâteau durant une période particulière de la journée, et était prêt à payer pour cela.

En 2012, un dîner entièrement préparé de cinq plats pour huit personnes pour une fonction au Zimbabwe a été transporté. Cela s’expliquait par le fait que certains aliments n’étaient pas disponibles dans ce dernier pays.

La société transporte également régulièrement divers types de matériel médical, en utilisant des produits et des processus spécialisés pour assurer leur viabilité.

« Nous assistons à un besoin de transport transfrontalier et continental accru pour des articles tels que des échantillons de tissus rares, des équipements médicaux d’urgence ou des organes », a expliqué M. Rahavendra. « Nous disposons d’une équipe dédiée qui gère ces types de cargaison (qu’il s’agisse de transporter un cœur de l’Europe jusqu’au Kenya pour une transplantation d’urgence, ou d’acheminer très rapidement une pièce pour un scanner médical important d’un bout à l’autre de la planète, pour réparer une machine ou, encore, comme je l’ai personnellement récemment vu, de transporter des échantillons de tissus d’ Afrique du Sud jusqu’aux États-Unis d’Amérique pour une opération destinée à sauver un petit garçon prénommé Juan souffrant d’une maladie dégénérative rare ».

Il explique que bien que la société ait répondu à beaucoup de demandes surprenantes et qu’elle transporte tout type de marchandises, allant des lions à des foies, il existe, toutefois, certaines restrictions régissant le transport express mondial. « Nous travaillons avec les douanes et les autorités dans plus de 220 pays dans le monde entier, et chacune d’entre elles applique des régulations différentes concernant les produits que vous pouvez importer et exporter, et des restrictions associées à certains articles », explique-t-il. « Cela signifie que nous ne pouvons transporter n’importe quoi à n’importe quel prix, et que nous sommes soumis à des restrictions sur des articles tels que les bijoux, les métaux précieux, les armes à feu, ainsi qu’à des embargos spécifiques sur des produits dans certains pays ».

De telles restrictions s’appliquent également en vigueur pour protéger le réseau de la société et les civils en général. « Nous acheminons des centaines de millions de colis chaque année et cela implique des mesures de sécurité extrêmement strictes. Bien que nous utilisions notre propre réseau dédié comptant 250 avions et plus de 30 000 véhicules pour acheminer des expéditions, nous avons aussi parfois recours à des avions commerciaux qui transportent des passagers. En plus d’assurer la sécurité de notre propre réseau opérationnel par le biais de scanners, contrôles physiques, caméras, personnel de sécurité et une foule d’autres mesures appliquées chaque jour, nous sommes également responsables du bien-être de nos clients et des consommateurs en général, et nous prenons notre responsabilité très au sérieux ».

Distribué par l’Organisation de la Presse Africain pour Deutsche Post DHL.

Contact auprès des médias :

Lee Nelson. Directeur de la publicité et des relations publiques, Afrique subsaharienne

DHL Express

Tél. : +27 21 409 3613 – Mobile : +27 72 361 0178

lee.nelson@dhl.com

DHL – The Logistics company for the world

DHL (http://www.dhl.com) est le leader mondial du marché dans l’industrie de la logistique et « The Logistics company for the world » (La société de logistique pour le monde entier). DHL engage son savoir-faire dans l’express international, le fret aérien et maritime, le transport routier et ferroviaire, la logistique contractuelle et les services de courrier international pour ses clients. Forte de 275 000 employés et d’un réseau mondial composé de plus de 220 pays et territoires, l’entreprise offre aux clients une qualité de service supérieure et des connaissances locales pour satisfaire leurs exigences en matière de chaîne d’approvisionnement. DHL accepte sa responsabilité sociale en soutenant la protection du climat, la gestion des catastrophes et l’éducation.

DHL fait partie du Groupe Deutsche Post DHL. Le Groupe a généré un chiffre d’affaires de plus de 55 milliards d’euros en 2012.

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Quatrième Réunion du Groupe de Soutien et de Suivi sur la Situation au Mali

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Quatrieme Reunion du Groupe de Soutien et de Suivi sur la Situation au Mali

CONCLUSIONS

1. Le Groupe de soutien et de suivi (GSS) sur la situation au Mali a tenu sa 4ème réunion à Bamako, le 19 avril 2013, sous la coprésidence du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA), Ramtane Lamamra, du Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman, et du Président de la Commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Kadré Désiré Ouédraogo.

2. La réunion, qui a été ouverte par S.E. Diouncounda Traoré, Président par intérim de la République du Mali, a vu la participation du Mali, dont la délégation était conduite par le Ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les Institutions, assurant l’intérim du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mamadou Namory Traoré, et comprenait le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moussa Sinko Coulibaly, et le Ministre de l’Action humanitaire, de la Solidarité et des Personnes âgées ; des Ministres des Affaires étrangères et autres hauts responsables de la région et d’autres États membres de l’UA, ainsi que de partenaires bilatéraux et multilatéraux. Le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, Représentant spécial et Chef de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), Pierre Buyoya, le Représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, l’Envoyé spécial des Nations unies pour le Sahel , Romano Prodi, et le Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, Michel Reveyrand, ont également assisté à la réunion.

3. La réunion a donné l’occasion aux participants d’examiner les derniers développements au Mali depuis la dernière rencontre du GSS, tenue à Bruxelles, le 5 février 2013, et d’interagir avec les autorités maliennes sur la marche à suivre. Elle a mis en relief l’existence d’une convergence de vues croissante en ce qui concerne les mesures à prendre pour promouvoir le dialogue et la réconciliation, parvenir à une solution s’agissant du problème qui se pose dans la ville de Kidal, organiser des élections crédibles et entreprendre des efforts renouvelés en matière de développement.

4. Les participants ont noté les progrès qui continuent d’être enregistrés en ce qui concerne la consolidation de l’autorité de l’Etat au Mali, avec l’expansion progressive du contrôle étatique dans les régions septentrionales du pays. Ils ont exprimé leur profonde gratitude à toutes les forces impliquées dans les efforts visant à sécuriser et à stabiliser les zones libérées, et rendu hommage aux forces maliennes, ainsi qu’à celles de la MISMA et de la France pour leur courage et les sacrifices consentis pour libérer les régions du nord de l’occupation des groupes armés, terroristes et criminels.

5. Les participants ont encouragé les autorités maliennes à accélérer le redéploiement de l’administration dans la partie nord du pays, en particulier la police, la gendarmerie et la justice, ainsi que la réhabilitation et le rétablissement des services de base, notamment les écoles et les centres de santé, afin de créer un environnement propice au retour à une vie normale, ainsi qu’à la réinstallation et au rapatriement libre et volontaire des populations déplacées et réfugiées.

6. Les participants ont attiré l’attention sur la situation humanitaire qui prévaut sur le terrain. Ils ont réitéré la nécessité urgente d’une assistance continue et renforcée en faveur des populations affectées, y compris les femmes et les enfants.

7. En ce qui concerne la situation qui prévaut dans la ville de Kidal, les participants se sont accordés sur la nécessité d’assurer le rétablissement rapide de l’autorité de l’Etat. Ils ont réitéré l’exigence, faite lors de leur réunion de Bruxelles, du désarmement du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), ainsi que de l’affirmation de son attachement inconditionnel au respect scrupuleux de l’unité et de l’intégrité territoriale du Mali, pour autant que ce groupe désire participer au processus politique. Ils ont demandé à l’UA, à la CEDEAO, aux Nations unies et à l’UE, sous la conduite de l’ancien Président Pierre Buyoya, de prendre les initiatives appropriées, dans le prolongement des efforts de médiation de la CEDEAO, en vue du règlement de ce problème. Les participants ont souligné la nécessité de la dissolution et du désarmement de toutes les milices pour faciliter le processus de restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, ainsi que pour renforcer la confiance, la sécurité et les perspectives de réconciliation nationale.

8. Les participants ont exprimé leur préoccupation face aux allégations de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, qui risquent de compromettre les efforts de réconciliation nationale au Mali. Ils ont pris note des assurances données par le Gouvernement malien et l’ont encouragé à ne ménager aucun effort pour assurer le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire, y compris en menant des enquêtes sur les violations alléguées et en traduisant leurs auteurs en justice. Ils ont exprimé leur appréciation à l’UA et à la CEDEAO pour le déploiement d’un premier groupe d’observateurs des droits de l’homme, et ont encouragé les deux organisations à parachever ce déploiement. Ils ont également noté avec satisfaction la décision des Nations unies de renforcer sa composante droits de l’homme au Mali. Ils se sont félicités de la coordination entre les observateurs de l’UA et de la CEDEAO, d’une part, et ceux des Nations unies, de l’autre, et les ont encouragées à renforcer davantage les efforts déployés à cette fin.

9. Les participants se sont réjouis des mesures prises en vue de la mise en œuvre de la Feuille de route de la transition. À cet égard, ils ont salué la mise en place de la Commission Dialogue et Réconciliation, avec la nomination de son Président et de ses deux vice-Présidents, ainsi que de celle de ses 30 Commissaires, qui sont assez représentatifs de la diversité de la population malienne. Ils ont appelé les autorités de transition à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour permettre à la Commission de commencer immédiatement ses travaux, et ont demandé à cette dernière de donner la priorité requise à la collaboration avec la société civile et d’autres acteurs locaux. Ils se sont engagés à apporter le soutien politique, technique et financier nécessaire à cette fin.

10. Les participants ont noté la volonté déclarée des autorités maliennes de tenir des élections en juillet 2013, et ont salué les efforts soutenus déployés pour se conformer à ce calendrier. Ils ont souligné l’impératif que revêt la création de conditions propices à la tenue d’élections libres, régulières, transparentes et inclusives, y compris en réglant les problèmes techniques et organisationnels qui se posent, afin d’éviter des conflits postélectoraux de nature à compromettre les progrès réalisés jusqu’ici. Ils ont noté avec satisfaction le soutien qu’apportent nombre de partenaires internationaux, et les ont exhortés à persévérer dans leur mobilisation pour assurer la mise à disposition des ressources nécessaires en vue du bon déroulement des élections. Ils ont souligné la nécessité d’établir un mécanisme approprié pour garantir la crédibilité du processus électoral et de ses résultats. Dans ce contexte, ils ont salué l’intention déclarée des organisations régionales et d’autres partenaires de déployer des observateurs électoraux.

11. Les participants ont exhorté toutes les parties prenantes maliennes à appuyer le processus en cours, ainsi que les autorités de la transition. Ils ont réitéré la détermination de la communauté internationale à prendre des mesures, y compris des sanctions, à l’encontre de tous ceux qui persistent à saper le processus de transition, l’autorité du pouvoir civil sur l’armée et la chaîne de commandement militaire. Ils ont demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d’envisager de prendre de telles mesures, si la situation le justifie.

12. Les participants ont souligné l’importance de la formation continue et de la réforme des Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM), ainsi que la restauration effective de la chaîne de commandement, sous contrôle civil. Ils ont salué le commencement de la formation militaire conduite par la Mission de formation de l’UE (EUTM), et ont appelé à la concrétisation rapide des engagements pris en faveur des FDSM lors de la conférence de donateurs tenue à Addis Abéba, le 29 janvier 2013, et demandé au Secrétariat des Nations unies d’accélérer l’utilisation des fonds déjà disponibles. Ils ont souligné la nécessité d’élargir le soutien international à d’autres secteurs, notamment les services de sécurité et les institutions judiciaires, dans le cadre des efforts visant à promouvoir l’Etat de droit.

13. Réaffirmant l’importance de la coopération entre les pays de la région à travers le partage de renseignements et la surveillance de leurs frontières, les participants ont félicité l’UA pour avoir pris l’initiative d’organiser, à Nouakchott, le 17 mars 2013, la réunion consultative ministérielle sur la coopération régionale et l’opérationnalisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité dans la région sahélo-saharienne, ainsi que la première rencontre des chefs des services de renseignements des pays de la région, à Bamako, le 18 avril 2013. Les participants ont encouragé les pays de la région à coopérer étroitement, y compris au sein de cadres de coopération tels que l’Unité de Fusion et de Liaison (UFL), pour renforcer l’efficacité de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée et faciliter la mise en œuvre du mandat de la MISMA.

14. Les participants ont été informés des discussions en cours au Conseil de sécurité des Nations unies sur la transformation de la MISMA en une mission de stabilisation des Nations unies, et ont réitéré leur soutien à ce processus. Ils ont insisté sur la nécessité pour le Conseil de sécurité de s’assurer que l’opération envisagée renforce l’appropriation malienne, consolide les progrès accomplis avec l’appui de la CEDEAO et de l’UA, et favorise un engagement africain et international renforcé et coordonné au profit de la paix et de la sécurité au Mali. Ils ont reconnu que l’implication politique continue et effective de l’UA, de la CEDEAO et des pays du champ est essentielle pour le succès des efforts en cours, et ont noté, à cet égard, les paramètres énoncés par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, dans son communiqué du 7 mars 2013, s’agissant de la transformation de la MISMA en une opération des Nations unies, et l’accent mis par l’UA et la CEDEAO sur la nécessité d’assurer une continuité, sur la base des efforts des deux organisations. Les participants ont souligné la nécessité, dans l’intervalle, de fournir à la MISMA le soutien nécessaire pour renforcer son efficacité et faciliter la transition vers une opération onusienne. Ils ont appelé tous les pays et organisations qui ont fait des annonces de contribution en faveur de la MISMA à honorer leurs engagements, et demandé au Secrétariat des Nations unies de prendre des mesures immédiates pour répondre aux besoins les plus urgents de la MISMA, tels que communiqués par l’UA, et ce en utilisant les ressources déjà disponibles dans le Fonds d’affectation spécial.

15. Les participants ont réaffirmé l’importance cruciale que revêt le développement socio-économique à long terme, afin de stabiliser le Mali et la région. Ils ont affirmé attendre avec intérêt la tenue à Bruxelles, le 15 mai 2013, d’une conférence de donateurs de haut niveau pour le développement du Mali sous les auspices du Président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, du Président français, François Hollande, et du Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Ils ont également encouragé l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahel, Romano Prodi, à poursuivre et intensifier ses efforts portant sur le développement d’une stratégie intégrée pour la région du Sahel, qui sera présentée au Conseil de sécurité en mai 2013, et sa proposition de création d’un outil approprié, appelé le Fonds d’action pour le Sahel, qui permettra aux donateurs d’apporter des contributions financières et en nature en vue du développement socio-économique à long terme de la région. Les participants ont encouragé une consultation étroite entre l’Envoyé spécial et les institutions africaines compétentes, tels que le NEPAD, la CEDEAO et la Banque africaine de développement (BAD), ainsi qu’avec d’autres acteurs. Ils se sont félicités de la perspective de l’organisation d’une conférence internationale sur la sécurité et le développement dans le Sahel.

16. Les participants sont convenus d’organiser la prochaine réunion du GSS à Bamako, au plus tard en juin 2013. Ils ont salué les efforts visant à assurer une interaction étroite entre les principaux membres du GSS à travers des réunions du Mécanisme conjoint de coordination présidé par le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya. Ils lui ont demandé de convoquer de telles réunions sur une base régulière pour assurer le suivi des présentes conclusions. Ils ont également demandé aux coprésidents de présenter un rapport sur la mise en œuvre des dispositions pertinentes des présentes conclusions lors de leur prochaine réunion.

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Agenda hebdomadaire prévisionnel de M. Pascal CANFIN Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

PARIS, France, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Agenda du lundi 22 au dimanche 28 avril 2013

Lundi 22 avril

17h00 Débat sur l’autorisation de prolongation de l’intervention des forces françaises au Mali,

Assemblée nationale

21h30 Débat sur l’autorisation de prolongation de l’intervention des forces armées au Mali, Sénat

Du vendredi 26 au samedi 27 avril

Déplacement à Bamako dans le cadre de la préparation à la Conférence internationale des donateurs pour le développement du Mali organisée par la France et l’Union européenne

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Les services du FMI s’entendent avec la Tunisie sur un accord de confirmation de deux ans portant sur 1,75 milliard de dollars

TUNIS, Tunisie, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Mme Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a aujourd’hui rendu publique la déclaration suivante sur la Tunisie :

«Je suis heureuse d’annoncer que pour soutenir le programme national de réforme économique du gouvernement, les autorités tunisiennes et les services du FMI se sont entendus sur un accord de confirmation de 24 mois portant sur 1,75 milliard de dollars EU (équivalent à environ 1,14 milliard de DTS, soit 400 % de la quote-part de la Tunisie au FMI). Cet accord sera soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI, qui devrait examiner la demande de la Tunisie le mois prochain.

«L’accord de confirmation, une fois approuvé par le Conseil d’administration, soutiendrait le programme économique des autorités, qui vise à préserver la stabilité budgétaire et extérieure, à promouvoir une croissance plus forte et mieux répartie, et à remédier aux graves vulnérabilités du secteur bancaire.

«La mise en œuvre d’un ensemble approprié de politiques aidera à préserver la stabilité macroéconomique et, conjuguée à une meilleure composition des dépenses publiques, aidera à rétablir la marge de manœuvre budgétaire nécessaire aux dépenses sociales et d’investissement prioritaires. Une politique monétaire prudente visera à contenir l’inflation tout en assurant la stabilité du secteur bancaire. Une plus grande flexibilité des taux de change — associée à des réformes structurelles visant à rehausser la compétitivité de l’économie — contribuera à améliorer la position extérieure de la Tunisie et à reconstituer ses volants de réserves de change.

«En outre, l’accord de confirmation soutiendra la mise en œuvre du programme de réformes des autorités tunisiennes visant à promouvoir l’investissement privé, à encourager durablement la création d’emplois, à réduire les disparités économiques et sociales entre régions, et à renforcer les politiques sociales destinées à protéger les populations les plus vulnérables.

«Ces réformes devraient aider la Tunisie à surmonter un grand nombre des défis économiques et sociaux que le pays doit affronter dans l’immédiat et contribuer à atténuer les risques pouvant découler d’une dégradation de la conjoncture économique internationale ou d’une incertitude politique persistante. Ces réformes méritent le soutien du FMI et de la communauté internationale, sous forme d’assistance financière, de conseils de politique économique et d’assistance technique.»

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Soudan : des soldats libérés au Darfour

GENEVE, Suisse, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Sept soldats des forces armées soudanaises libérés au Darfour par la section Minni Minnawi de l’Armée de libération du Soudan (ALS-MM) ont été remis aujourd’hui aux autorités soudanaises. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), agissant en sa qualité d’intermédiaire neutre, a facilité leur transfert.

Deux des soldats étaient blessés. « Notre équipe, qui comprenait du personnel médical, a évalué l’état de leurs blessures afin de vérifier s’ils pouvaient être transportés », a expliqué Jean-Christophe Sandoz, chef de la délégation du CICR au Soudan. Les sept soldats ont été transférés par hélicoptère à El Fasher, capitale du Darfour Nord, où ils ont été remis aux autorités soudanaises. Les délégués du CICR s’étaient auparavant aussi entretenus avec eux sans témoin pour s’assurer de leur volonté d’être transférés.

« Agir en qualité d’intermédiaire neutre entre les parties au conflit est un élément important de notre mandat. Le gouvernement soudanais et divers groupes d’opposition armés font confiance au CICR pour jouer ce rôle humanitaire », a déclaré M. Sandoz. L’institution est prête à apporter un soutien pour toute opération similaire à l’avenir.

Le CICR a participé à de nombreux transferts depuis le début de l’année, notamment au rapatriement de prisonniers de guerre sud-soudanais libérés par le gouvernement du Soudan et au transfert de soldats et de civils soudanais libérés par des groupes d’opposition armés au Darfour.

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BAN KI-MOON CONDAMNE FERMEMENT L’ATTAQUE QUI A CAUSÉ LA MORT D’UN CASQUE BLEU ET EN A BLESSÉ DEUX AUTRES DANS L’EST DU DARFOUR

NEW YORK, 22 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général est choqué et attristé par la mort du Casque bleu nigérian de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), qui a succombé aux tirs d’un assaillant armé non identifié, au cours d’une attaque perpétrée aujourd’hui contre une position militaire de la MINUAD à Muhajeria, dans l’est du Darfour. Deux Casques bleus ont également été blessés au cours de cet incident. Le Secrétaire général condamne dans les termes les plus fermes ceux qui sont responsables de ces attaques et appelle les autorités à lancer immédiatement des poursuites pénales contre leurs auteurs.

Le Secrétaire général exprime ses profondes condoléances au Gouvernement du Nigéria, ainsi qu’à la famille et aux collègues du Casque bleu décédé.

Le Secrétaire général est profondément préoccupé par les restrictions imposées à la MINUAD et au personnel humanitaire par les autorités soudanaises, qui empêchent la fourniture d’aide aux civils affectés par les récents incidents entre le Gouvernement et les forces de la faction Mini Minawi de l’Armée de libération du Soudan dans les villes de Muhajeria et Labado, situées dans l’est du Darfour. Il appelle les autorités à autoriser un accès immédiat à la MINUAD et au personnel humanitaire, afin de leur permettre d’atteindre sans entrave les civils qui ont besoin d’assistance.

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