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DES EXPERTS SE PENCHENT SUR LE CRUCIAL PROBLEME DE L’ENERGIE DANS L’ESPACE CEDEAO

ABUJA, Nigeria, 23 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — La situation paradoxale de l’Afrique de l’Ouest, région dotée d’abondantes potentialités énergétiques mais confrontée à une situation lamentable en matière d’approvisionnement en électricité, a été soulignée une nouvelle fois ce mercredi 22 mai 2013 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, à l’ouverture d’une réunion d’experts consacrée à cette question cruciale.

Représentant notamment les départements en charge de l’Energie, les organes de régulation, les sociétés d’électricité ainsi que les partenaires au développement, ces experts sont chargés de préparer une réunion des ministres de l’Energie des Etats membres de la CEDEAO, prévue vendredi 24 mai, toujours dans la capitale ivoirienne.

Dans son allocution à la cérémonie d’ouverture de la rencontre, le commissaire aux Infrastructures de la CEDEAO, M. Ebrima Njie, qui a relevé «la situation lamentable de l’approvisionnement de la région en énergie», a insisté sur les réjouissantes perspectives qui s’offrent à une Afrique de l’Ouest dotée de ressources énergétiques en abondance.

«Notre objectif, dans un proche avenir, est de mettre à profit les ressources dans notre région afin que l’ensemble des citoyens de la CEDEAO aient accès à toutes sortes de services énergétiques, dont une électricité constante et bon marché, du gaz pour la cuisson à un prix abordable ainsi que du carburant pour le transport abondant et accessible», a indiqué M. Njie.

Il s’agira aussi, a-t-il ajouté, de développer un marché de l’énergie efficace avec un réseau interconnecté qui permettra à toute personne (ou entreprise) de n’importe quel pays d’avoir accès à l’électricité produite dans un autre pays. «A titre d’exemple, une société minière de Sierra Leone devrait être en mesure d’acheter de l’électricité en provenance du Nigeria ou de la Côte d’Ivoire à des coûts compétitifs pour le développement de notre région», a expliqué le commissaire.

Aujourd’hui nous sommes encore loin de cet objectif, a reconnu M. Njie, mais le programme d’infrastructures dans le secteur de l’électricité se met en place progressivement, et de grands projets d’interconnexion régionaux ont déjà été réalisés. Cependant, certains Etats membres comme le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Gambie n’ont pas encore intégrée le réseau.

L’isolement de ces pays par rapport au pool, conjugué à la flambée des prix du carburant, a contribué à y détériorer la situation de l’alimentation en énergie électrique, de sorte que ces Etats membres, ainsi que le Mali avec la situation qui y prévaut, ont demandé à la Commission de la CEDEAO de leur fournir une aide d’urgence, a encore dit le commissaire, invitant les experts à examiner ces demandes avec soin afin de faire aux ministres des propositions de solutions appropriées.

Les experts délibéreront aussi sur les projets de directives et règlements du marché régional de l’électricité. Comme activité clé dans l’organisation et le développement du marché régional de l’électricité de la CEDEAO, l’Autorité de régulation de l’électricité de la CEDEAO a entrepris un certain nombre d’études visant à établir un cadre juridique et réglementaire pour la mise en œuvre et le fonctionnement efficace dudit marché régional.

Le directeur de cabinet du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie de la Côte d’Ivoire, M. Noël Guetat, qui présidait la cérémonie d’ouverture de la réunion, a insisté sur les maux qui minent le secteur de l’énergie dans les pays de l’espace CEDEAO et auxquels les experts, dont il a salué la compétence, devront trouver des remèdes.

A cet égard, il a cité une récente étude de la Banque africaine de développement selon laquelle en 2009, environ 42% seulement avaient accès à l’électricité, contre 73% en moyenne dans les pays en développement, 78% dans les pays émergents d’Asie et 93% en Amérique latine. «Le taux d’accès à l’électricité est beaucoup plus faible d’ailleurs, soit 31%, lorsqu’il est rapporté à la seule Afrique subsaharienne (moins l’Afrique du Sud)», a ajouté M. Guetat citant une estimation de l’Agence internationale de l’énergie publiée en 2010.

Il a, à son tour, invité les experts, à l’issue de leurs deux jours de concertations, à soumettre aux ministres des propositions pertinentes sur les requêtes des Etats de la CEDEAO pour une assistance dans la mise en œuvre des programmes d’approvisionnement en énergie, les directives sur la régulation et l’avancement des projets et programmes régionaux du secteur de l’énergie.

Auparavant, M. François Kouamé Kouadio, conseiller municipal représentant le maire de la commune de Yamoussoukro, avait souhaité une cordiale bienvenue aux participants, en soulignant l’importance de la rencontre, dont l’ouverture s’est déroulée aussi en présence du préfet de Yamoussoukro et d’une délégation de chefs coutumiers en tenue traditionnelle.

A noter que la 42ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, tenue fin février 2013 à Yamoussoukro, avait donné instruction au président de la Commission de la CEDEAO de prendre les dispositions nécessaires pour accompagner les Etats membres dans la mise en œuvre des programmes urgents d’approvisionnement en énergie.

En particulier, elle l’avait instruit de «poursuivre les efforts d’extension et d’amélioration de l’efficacité des projets d’interconnexion à l’ensemble des pays de la région, y compris le projet du gazoduc (et aussi) de faciliter la coordination du processus d’élaboration de projets prioritaires» dans les Etats membres.

A cet effet, la Conférence avait demandé au président de la Commission de la CEDEAO de convoquer une réunion des ministres en charge de l’Energie pour se pencher sur les requêtes émanant des Etats membres en vue de faire des recommandations appropriées à cet égard.

La rencontre de Yamoussoukro, qui se tient en application de ces instructions, permettra aussi de prendre en compte les dossiers des agences du secteur de l’énergie, dont notamment des règlements et directives sur la régulation. Elle aura donc principalement deux objectifs : d’une part, analyser les requêtes émanant des Etats membres et faire des propositions et, d’autre part, valider les règlements et directives sur la régulation.

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ANGOLA: De la théorie à la pratique / Il est temps de garantir la capacité d’action des défenseurs des droits de l’Homme

PARIS, France, 23 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a mené une mission d’enquête en Angola, du 21 avril au 1er mai 2013, afin d’analyser le contexte dans lequel les défenseurs des droits de l’Homme opèrent dans ce pays. Les chargés de mission ont notamment pu rencontrer des membres d’organisations de défense des droits de l’Homme, des journalistes, des avocats, des artistes ainsi que des représentants des autorités nationales, des partis politiques et des missions diplomatiques. Les témoignages et analyses recueillis au cours de la mission ont révélé un environnement marqué par la persistance d’obstacles à la capacité des défenseurs des droits de l’Homme à mener leurs activités sans entraves, en dépit d’un engagement affiché des autorités angolaises à renforcer leur dialogue et coopération avec la société civile sur les questions de droits de l’Homme.

10 ans après la fin d’une guerre longue de 30 ans, qui a fait un million de morts et contraint un tiers de la population au déplacement forcé, alors que l’Angola jouit d’une fructueuse manne pétrolière et d’une influence politique grandissante sur les scènes régionales et internationales et en dépit de l’adoption récente de réformes législatives et institutionnelles visant à garantir le respect des droits et libertés fondamentales, de nombreux défis relatifs aux droits de l’Homme doivent encore être relevés pour mettre ce pays sur les rails de la démocratie et de l’État de droit. Dans un contexte socio-politique encore marqué par une pauvreté généralisée, une corruption endémique et par la marginalisation de l’opposition, les défenseurs des droits de l’Homme angolais font face à plusieurs types d’obstacles les empêchant de surveiller, documenter et dénoncer les violations des droits de l’Homme de façon adéquate.

La mission a permis de recueillir de nombreux témoignages de défenseurs, y compris de journalistes, systématiquement sujets à des actes de harcèlement judiciaire et administratif, aux menaces et à diverses formes de restrictions quant à leurs libertés d’association, d’expression et/ou de réunion, en particulier lorsqu’ils traitent de questions « sensibles » liées à la gouvernance, l’accès à la justice, la corruption, les expulsions forcées, l’exploitation des ressources naturelles ou encore la situation dans la province du Cabinda. Les chargés de mission ont également recueilli des informations concernant l’évolution et les difficultés rencontrées par le mouvement de jeunes qui a émergé début 2011, et qui appelle à la fin d’un système politique basé sur le clientélisme, les inégalités et le manque de transparence. Les entraves structurelles au travail des défenseurs des droits de l’Homme ont également été soulevées au cours de cette mission. Le processus d’enregistrement des ONG reste complexe, coûteux et opaque et le secteur des ONG est bloqué par un manque certain de ressources humaines et financières.

De plus, d’après les informations recueillies, l’institution judiciaire est perçue comme subordonnée à l’orientation, l’influence et la pression politique, et ne joue pas le rôle crucial qu’elle devrait pourtant jouer en faveur de la défense, la protection et la mise en œuvre des droits et libertés fondamentales, un contexte qui entrave sérieusement l’efficacité des actions menées par les défenseurs des droits de l’Homme.

« L’Angola fait face à d’immenses défis en matière de droits de l’Homme qui nécessitent l’implication de tous les acteurs concernés. Les militants des droits de l’Homme ont un rôle clé à jouer dans le processus de renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit. Malgré la volonté déclarée des autorités angolaises de respecter leurs engagements nationaux et internationaux en matière de droits de l’Homme, les informations recueillies lors de notre mission dépeignent un environnement marqué par une méfiance persistante à l’encontre des voix dissidentes, un contexte que nous considérons comme préjudiciable à la construction d’une société civile forte et durable » a déclaré le Juge Thomas Masuku, qui conduisait la mission.

L’Observatoire publiera prochainement un rapport de mission complet sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme en Angola contenant des recommandations spécifiques adressées aux autorités et visant à garantir les droits des défenseurs des droits de l’Homme dans ce pays.

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Les femmes seront à l’honneur pour leur contribution à la renaissance de l’Afrique

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 23 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Á l’occasion du cinquantième anniversaire de la quête de l’Afrique pour se renforcer dans un but commun, les femmes africaines, qui ont contribué à la renaissance de l’Afrique seront à l’honneur lors d’une réception prévue le 24 mai 2013.

Selon Jeanine Cooper, Présidente de l’Équipe de liaison des Nations Unies auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba, les femmes africaines au sein du gouvernement, des entreprises privées, de la société civile et des institutions inter-gouvernementales constituent le nouveau partenariat pour l’action.

« Les femmes africaines trouvent des solutions pour protéger leurfoyer, leur communauté, leur pays et leur région. Les femmes africaines privilégient la sécurité, la protection des actifs, la génération de revenus et l’amélioration de la qualité de vie », a-t-elle dit.

La célébration vise à honorer les femmes dirigeantes exceptionnelles qui ont eu un impact sur leur pays et leur communauté et qui continuent d’être un modèle pour les jeunes femmes qui aspirent à devenir des dirigeantes.

L’événement proposera également la projection de ‘Les femmes qui montent ; le leadership politique en Afrique’ par FEMNET et le PNUD.

La réception aura lieu sous le patronage des chefs de la CEA, du PNUD, d’ONU et d’OCHA (Addis-Abeba), de MM. Carlos Lopes, Zachary Muburi-Muita, Eugene Owusu et de Mme Jeanine Cooper.

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Les femmes seront à l’honneur pour leur contribution à la renaissance de l’Afrique

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 23 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Á l’occasion du cinquantième anniversaire de la quête de l’Afrique pour se renforcer dans un but commun, les femmes africaines, qui ont contribué à la renaissance de l’Afrique seront à l’honneur lors d’une réception prévue le 24 mai 2013.

Selon Jeanine Cooper, Présidente de l’Équipe de liaison des Nations Unies auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba, les femmes africaines au sein du gouvernement, des entreprises privées, de la société civile et des institutions inter-gouvernementales constituent le nouveau partenariat pour l’action.

« Les femmes africaines trouvent des solutions pour protéger leurfoyer, leur communauté, leur pays et leur région. Les femmes africaines privilégient la sécurité, la protection des actifs, la génération de revenus et l’amélioration de la qualité de vie », a-t-elle dit.

La célébration vise à honorer les femmes dirigeantes exceptionnelles qui ont eu un impact sur leur pays et leur communauté et qui continuent d’être un modèle pour les jeunes femmes qui aspirent à devenir des dirigeantes.

L’événement proposera également la projection de ‘Les femmes qui montent ; le leadership politique en Afrique’ par FEMNET et le PNUD.

La réception aura lieu sous le patronage des chefs de la CEA, du PNUD, d’ONU et d’OCHA (Addis-Abeba), de MM. Carlos Lopes, Zachary Muburi-Muita, Eugene Owusu et de Mme Jeanine Cooper.

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Reflets du XXIe siècle: Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) – Pratiques exemplaires et enseignements tirés

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Une étude récemment publiée par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) tente de répondre à des questions déterminantes sur la pertinence du Mécanisme africain d’évaluation les pairs (MAEP), en marge des célébrations qui se déroulent pour commémorer les 50 ans de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), aujourd’hui l’Union africaine. Le lancement du livre cette semaine coïncide également avec la projection d’un documentaire «Le MAEP: Travailler pour les peuples d’Afrique ».

Intitulé « Reflets du XXIe siècle: Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) – Pratiques exemplaires et enseignements tirés », la publication est le résultat d’un atelier de deux jours organisé en 2012 par des chercheurs et des universitaires se penchant sur les questions de gouvernance, de développement et de démocratisation en Afrique, des praticiens et des consultants s’occupant des différents aspects fonctionnels du NEPAD et du MAEP; et par ceux qui avaient étroitement collaboré aux étapes initiales de la conception, de la structuration et de la mise en œuvre du Mécanisme.

Le rapport souligne l’importance de replacer le MAEP dans le contexte historique du développement de l’Afrique depuis l’époque du colonialisme et des luttes pour la démocratie sur le continent. Il écorne au passage les présentations et les débats qui offrent des analyses comparatives sagaces du MAEP et les questions de politiquede développement et de gouvernance qui ont émergé des processus nationaux du MAEP.

Le rapport aborde les limites du MAEP et propose de se concentrer sur ce qu’il peut offrir. Il propose en outre un aperçu des débats complémentairessur la démocratie et le développement et sur la voie à suivre pour l’Afrique au milieu des enjeux de la mondialisation et de l’intégration continentale.

L’étude et le documentaire vidéo sont considérés comme importants car ils devraient permettre d’apporter des réponses à des questions sur la façon dont les pays doivent participer à ce long mais déterminantprocessus d’évaluation. Comme l’a rappelé cette semaine M.Carlos Lopes,Secrétaire exécutif de la CEA, à l’occasion du Colloque organisé pour le 10èmeanniversaire du MAEP, le Mécanisme a été acclamé pour sa contribution à la croissance et au développement durable surle continent. Le mécanisme de gouvernance ‘fait maison’ a renforcé l’appropriation par l’Afrique de son agenda de développement.

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Reflets du XXIe siècle: Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) – Pratiques exemplaires et enseignements tirés

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Une étude récemment publiée par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) tente de répondre à des questions déterminantes sur la pertinence du Mécanisme africain d’évaluation les pairs (MAEP), en marge des célébrations qui se déroulent pour commémorer les 50 ans de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), aujourd’hui l’Union africaine. Le lancement du livre cette semaine coïncide également avec la projection d’un documentaire «Le MAEP: Travailler pour les peuples d’Afrique ».

Intitulé « Reflets du XXIe siècle: Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) – Pratiques exemplaires et enseignements tirés », la publication est le résultat d’un atelier de deux jours organisé en 2012 par des chercheurs et des universitaires se penchant sur les questions de gouvernance, de développement et de démocratisation en Afrique, des praticiens et des consultants s’occupant des différents aspects fonctionnels du NEPAD et du MAEP; et par ceux qui avaient étroitement collaboré aux étapes initiales de la conception, de la structuration et de la mise en œuvre du Mécanisme.

Le rapport souligne l’importance de replacer le MAEP dans le contexte historique du développement de l’Afrique depuis l’époque du colonialisme et des luttes pour la démocratie sur le continent. Il écorne au passage les présentations et les débats qui offrent des analyses comparatives sagaces du MAEP et les questions de politiquede développement et de gouvernance qui ont émergé des processus nationaux du MAEP.

Le rapport aborde les limites du MAEP et propose de se concentrer sur ce qu’il peut offrir. Il propose en outre un aperçu des débats complémentairessur la démocratie et le développement et sur la voie à suivre pour l’Afrique au milieu des enjeux de la mondialisation et de l’intégration continentale.

L’étude et le documentaire vidéo sont considérés comme importants car ils devraient permettre d’apporter des réponses à des questions sur la façon dont les pays doivent participer à ce long mais déterminantprocessus d’évaluation. Comme l’a rappelé cette semaine M.Carlos Lopes,Secrétaire exécutif de la CEA, à l’occasion du Colloque organisé pour le 10èmeanniversaire du MAEP, le Mécanisme a été acclamé pour sa contribution à la croissance et au développement durable surle continent. Le mécanisme de gouvernance ‘fait maison’ a renforcé l’appropriation par l’Afrique de son agenda de développement.

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La Banque mondiale annonce un milliard de dollars de financement au bénéfice de la région des Grands Lacs en Afrique

KINSHASA, République démocratique du Congo (RDC), 22 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Au premier jour d’une mission conjointe historique des Nations Unies et du Groupe de la Banque mondiale dans la région des Grands Lacs, le Groupe de la Banque mondiale annonce unprojet de financement d’un montant d’un milliard de dollars destiné à aider les pays de la région à fournir de meilleurs services de santé et éducation, accroître les échanges transfrontaliers et financer des projets hydroélectriques, le tout afin d’appuyer l’accord de paix de la région des Grands Lacs signé par 11 pays en février dernier.

Le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim, qui effectue une visite de trois jours avec le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon en République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda et en Ouganda, a déclaré que la sécurisation et le développement de la région des Grands Lacs sont essentiels aux efforts déployés par l’Afrique pour réduire l’extrême pauvreté et créer des opportunités économiques pour des millions de personnes.

« Nous avons déployé des efforts extraordinaires pour mobiliser un milliard de dollars de financement supplémentaire parce que nous estimons que cela peut contribuer grandement à une paix durable dans la région des Grands Lacs, » déclare M.Kim. « Ce financement aidera à relancer le développement économique, créer des emplois et améliorer les conditions de vie des populations qui souffrent depuis bien trop longtemps. Les dirigeants de la région des Grands Lacs peuvent désormais, en vertu de la relance de l’activité économique et l’amélioration des conditions de vie dans les zones frontalières, rétablir la confiance, renforcer les économies et ouvrir de nouvelles perspectives à des millions de personnes.»

Selon M. Kim, le nouveau projet régional de financement, assorti d’un taux d’intérêt nul, et accordé par l’Association internationale de développement (IDA)* viendra appuyer deux grandes priorités de développement régional : le rétablissement des moyens de subsistance des populations vivant dans la région des Grands Lacs qui ont considérablement souffertpendant les périodes de conflit; et la relance et l’expansion de l’activité économique transfrontalière pour créer plus d’opportunités et susciter une intégration plus poussée dans les domaines de l’agriculture, l’énergie, le transport et le commerce régional.

Le financement supplémentaire que propose la Banque mondiale comprend environ 100 millions de dollars destinés à soutenir l’agriculture et améliorer les moyens de subsistance en milieu rural pour les populations déplacées à l’intérieur des pays et les réfugiés de la région ; 340 millions de dollars pour le financement du projet hydroélectrique RusumoFalls d’une puissance de 80 megawatts au profit du Burundi, du Rwanda et de la Tanzanie ; 150 millions de dollars pour la réhabilitation des projets hydroélectriques Ruzizi I et Ruzizi II et le financement de Ruzizi III qui alimentera en électricité le Rwanda, le Burundi et la RDC ; 165 millions de dollars pour la construction de routes en RDC, notamment dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Province Orientale ; 180 millions de dollars pour améliorer les infrastructures et la gestion des ressources frontalières le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC ; et des millions de dollars de financements supplémentaires destinés aux laboratoires de santé publique, au secteur de la pêche et aux programmes de facilitation des échanges, etc.

Si d’autres régions de l’Afrique subsaharienne connaissent des taux de croissance importants, les pays de la région des Grands Lacs ont enregistré des taux de pauvreté extrêmement élevés et des performances très faibles en ce qui concerne les services de base tels que l’accès à l’électricité. Le rendement agricole est aussi relativement faible. Un aspect fondamental de l’approche de développement adoptée par le Groupe de la Banque mondiale dans la région consiste à augmenter la production énergétique et accroître l’interconnectivité pour tirer parti de sources d’énergie hydroélectrique et géothermique renouvelables et à moindre coût. Exploiter le potentiel hydroélectrique de la RDC, en particulier, permettra au Burundi et au Rwanda d’avoir accès à une énergie à faible coût et de jouer le rôle qui leur revient au plan de la stabilité régionale. Il n’existe actuellement aucun réseau régional, et l’interconnectivité entre les pays de la région reste très limitée.

À Kinshasa, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon s’est félicité de ce nouveau soutien du Groupe de la Banque mondiale.

« De nombreux pays africains font des avancées considérables, et les populations de la région des Grands Lacs, en particulier celles de la RDC, méritent de bénéficier d’amples opportunités. Un accord de paix doit produire un dividende de la paix. C’est la raison pour laquelle M. Kim et moi effectuons cette visite. Nous entrevoyons un horizon d’espoir pour les populations des Grands Lacs et sommes déterminés à les aider à chaque étape, »affirme le secrétaire général des Nations Unies.

Les échanges transfrontaliers sont un facteur clé de la paix

En annonçant sa nouvelle promesse de financement, le Groupe de la Banque mondiale a indiqué qu’il est de l’intérêt de tous les pays de la région de promouvoir encore plus le commerce qui contribuera à améliorer l’efficacité des politiques de développement national.

Selon MakhtarDiop, le vice président de la Banque mondiale pour la région Afrique, qui accompagne le président Kim et le secrétaire général BanKi-moon au cours de cette mission d’information : « Avec une production plus abondante d’électricité pour la région des Grands Lacs, nous obtiendrons des retombées économiques considérables, notamment si, ensemble, nous parvenons à faciliter et accélérer les mouvements des biens et des personnesd’un pays à un autre.»

« L’Afrique devraexploiter le potentiel qui est le sien de subvenir aux besoins alimentaires de ses populations parce que les agriculteurs des régions comme les Grands Lacs sont confrontés à plus de barrières commerciales que nulle part ailleurs dans le monde lorsqu’ils s’efforcent d’acheminer leurs produits vers les marchés de la région,» ajoute M. Diop. « Trop souvent, les frontières font obstacle à l’acheminement de volumes abondants de produits alimentaires vers des familles et des communautés qui peinent à se nourrir avec le peu dont elles disposent.»

L’amélioration des routes sera bénéfique pour le commerce et les populations

Dans leur appel en faveur d’une solution régionale pour la paix et le développement dans la région des Grands Lacs, les autorités de la Banque mondiale ont indiqué que la nouvelle promesse de financement permettrait de remettre les routes en état afin de relier les centres commerciaux éloignés des marchés régionaux.

Le financement de la Banque se concentrera sur la reconstruction des principaux axes transfrontaliers, une approche qui sera complétée par la remise en état et l’ouverture des routes secondaires nécessaires pour acheminer les produits vers les marchés. Cette approche présente deux avantages : primo, l’intensification des échanges augmentera sensiblement les activités économiques, les conditions de vie et les emplois ; et secondo, la connectivité favorisera la libre circulation des personnes et des biens, et permettra de rétablir les fonctions de régulation de l’État.

En RDC, le projet du Groupe de la Banque mondiale en cours d’exécution (projet Pro-Routes d’un montant de 248 millions de dollars) a un impact important en vertu de sa contribution à la réouverture de 2 176 km de routes dans la Province Orientale, le Sud-Kivu et le Katanga. L’impact économique des tronçons remis en état est significatif car le coût du transport a été réduit de 80 % dans certains cas et le temps de déplacement de plus de 50 %. Les données sur le terrainsemblent indiquer que l’insécurité diminue dans les zones où les routes ont été remises en état.

Une nouvelle occasion de réaliser la paix dans la région des Grands Lacs

Mary Robinson, l’envoyée spéciale dans la région des Grands Lacs,qui participe également à la mission d’information avec MM.Ban Ki-moon et Jim Yong Kimsoutient le nouvel engagement du Groupe de la Banque mondiale en matière de développement à l’égard de la région des Grands Lacs et ses populations.

« Une opportunité toute nouvelle se présente. Il ne s’agit plus de se contenter de réagir aux conséquences des conflits,» déclareMme Robinson. « C’est le moment de s’attaquer à leurs causes sous-jacentes et d’y mettre définitivement fin. Il faut que le cynisme fasse place à l’optimisme et au courage pour que cette nouvelle tentative soit couronnée de succès là où d’autres ont échoué. Le gouvernement, les populations de cette région et la communauté internationale doivent, une fois de plus, croire en la possibilité de réaliser la paix et être déterminés à prendre les mesures nécessaires pour l’obtenir. »

*L’Association internationale de développement (IDA), une institution membre de la Banque mondiale créée en 1960 aide les pays les plus pauvres de la planète en accordant des prêts sans intérêts destinés à financer des projets et programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations démunies. L’IDA est l’une des principales sources d’aide pour les 81 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA apportent des changements positifs pour 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis sa création, l’IDA a financé des activités dans 108 pays. Le montant de ses engagements annuels a augmenté régulièrement et s’établit à une moyenne d’environ 15 milliards de dollars sur les trois dernières années, dont quelque 50 % pour l’Afrique.

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Célébrer le panafricanisme par l’expression artistique

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 22 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Dans le cadre de la série d’événements qui se déroulent actuellement pour célébrer les 50 ans de panafricanisme, l’Exposition sur l’esthétique africaine aura lieu, du 24 au 31mai, à l’Institut universitaire du Musée d’études éthiopiennes à Addis-Abeba. L’exposition a pu bénéficier d’un certain nombre de collaborateurs de poids, dont la Commission économique pour l’Afrique. Des reproductions des voûtes historiques de la CEA seront présentées.

Organisée par Mmes Desta Meghoo, Danijah Tafari et M.Hasan Said, l’Exposition sur l’esthétique africaine comprend l’art traditionnel et des objets d’art ainsi que des photos sur l’Afrique et la diaspora. Cette semaine, l’exposition présentera des contes, des films panafricains sur l’art et des exposés de spécialistes de l’art.

S’exprimant lors d’une conférence de presse ce mardi, Mme Meghoo a déclaré que l’exposition est organisée dans le cadre de la série d’activités culturelles prévues à Addis-Abeba, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la création de l’Organisation de l’unité africaine, devenue l’Union africaine. Les œuvres d’art évoquent l’année du panafricanisme et de la renaissance africaine.

Mme Meghoo a indiqué que, outre plusieurs œuvres de photographes de renom, plus de 75 œuvres d’art venant de différentspays africains, dont l’Éthiopie, le Ghana et le Nigeria ainsi que de notables Éthiopiens comme le lauréat Afework Tekle, Gebre-Kirstos Desta et EskindirBoghossian seront présentées .

Selon Mme Desta, l’Union africaine a choisi l’Exposition sur l’esthétique africaine car elle est très représentative « pour exprimer l’esprit du panafricanisme et la renaissance africaine à travers les œuvres d’art d’Africains d’ici et de l’étranger ».

L’esthétique africaine est un instantané philosophique et panafricain de la créativité des Africains sur le continent et dans les Amériques déterminés à raconter l’histoire de l’Afrique d’une perspective artistique unique.

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Greenpeace Afrique : Le Ministère camerounais de la forêt a ordonné la suspension des opérations d’Herakles Farms

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 22 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Après des années de controverse à propos des plantations d’huile de palme d’Herakles Farms, le Ministère camerounais des Forêts et de la Faune (MINFOF) a ordonné la suspension de toute activité d’exploitation forestière de la société.

« Greenpeace salue la décision du gouvernement camerounais de suspendre les opérations d’Heracles Farms, à cause des nombreuses infractions associées au projet, des conflits sociaux et des dégâts environnementaux qu’il a causés » a déclaré Michael O’Brien-Onyeka, directeur exécutif de Greenpeace Afrique.

Herakles Farms a confirmé la décision de suspension dans un communiqué de presse [1}, dans lequel elle prétendait que l’entreprise « a toujours opéré et opérera toujours en pleine conformité avec la réglementation gouvernementale en vigueur et en toute transparence. » Pourtant, la lettre de suspension du MINOF fait référence à une lettre du ministère de la Planification Economique et du Développement Régional, rapportant des violations de la loi forestière camerounaise par la compagnie.

Travaillant en étroite collaboration avec les ONG camerounaises, Greenpeace Afrique a toujours contesté la légalité du contrat d’Herakles et a montré les nombreux impacts sociaux et environnementaux négatifs du projet sur les communautés qui dépendent de la forêt pour leur subsistance.

Ces préoccupations ont été confirmées par un récent rapport du Programme de gestion durable des ressources naturelles dans la région Sud-Ouest du Cameroun (PSMNR – SWR), un programme du gouvernement camerounais co-financé par le gouvernement allemand. [3] Le rapport, publié en février 2013, précise que Herakles Farms « négociait activement le plus de terres possible avec les communautés qui n’étaient pas préparées et ne disposaient d’aucune information sur ce quoi elles s’engageaient», et que «la perte des possibilités offertes par les ressources forestières ne peut être compensée par une poignée d’emplois précaires dans la plantation ». Le rapport indique également que les impacts environnementaux de la plantation seraient énormes, étant donné qu’elle « est située dans une zone vitale écologiquement ».

«La plantation d’Herakles Farms est le mauvais projet au mauvais endroit. Greenpeace Afrique est confortée par la décision du gouvernement camerounais et espère qu’il s’engagera dans une véritable voie de développement alternatif, qui augmente les moyens de subsistance des communautés tout en protégeant les forêts dont elles dépendent », a conclu O’Brien-Onyeka.

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Situation à l’Est de la RDC et dans les Grands Lacs

PARIS, France, 22 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France condamne la reprise, depuis le 20 mai, des combats entre le M23, groupe armé sous sanctions des Nations unies, et les forces régulières congolaises, à proximité de Goma dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Elle renouvelle son soutien à la mission des Nations unies (MONUSCO), qui a pour mandat principal de défendre les populations civiles dans cette région troublée, et appelle au déploiement dans les meilleurs délais possibles de la nouvelle brigade d’intervention, conformément à la résolution 2098, votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité le 28 mars.

Nous rappelons la nécessité urgente d’une mise en oeuvre des engagements de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, pris le 24 février à Addis Abeba.

La France salue la mobilisation des Nations unies, que souligne notamment le déplacement imminent dans la région du Secrétaire général Ban Ki-moon, accompagné de M. Kim, président de la Banque mondiale, et de Mme Mary Robinson, Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs.

Nous nous félicitons également de l’organisation le 26 mai prochain à Addis Abeba, par l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies, de la première rencontre du mécanisme de suivi régional de l’accord-cadre pour la région des Grands Lacs.

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