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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME M. HAILE MENKERIOS, DE L’AFRIQUE DU SUD, REPRÉSENTANT SPÉCIAL AUPRÈS L’UNION AFRICAINE

NEW YORK, 20 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé aujourd’hui la nomination de M. Haile Menkerios, de l’Afrique du Sud, comme nouveau Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (BNUUA) et Représentant spécial auprès de l’Union africaine, avec rang de Secrétaire général adjoint. M. Menkerios continuera d’assumer ses fonctions d’Envoyé spécial du Secrétaire général au Soudan et au Soudan du Sud.

M. Menkerios remplace M. Zachary Muburi-Muita qui achèvera son mandat le 30 juin 2013. Le Secrétaire général exprime à ce dernier gratitude pour son dévouement au BNUUA depuis sa création en 2010 et pour avoir renforcé le partenariat stratégique entre l’Union africaine et les Nations Unies.

M. Menkerios apporte avec lui sa vaste expérience des questions africaines et des Nations Unies. Avant sa nomination comme Envoyé spécial au Soudan et au Soudan du Sud, en juillet 2011, il était Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies au Soudan, depuis le 1er mars 2010, et Sous-Secrétaire général aux affaires politiques de 2007 à 2010.

Auparavant, il fut Représentant spécial adjoint du Secrétaire général en République démocratique du Congo (RDC), de 2005 à 2007, Directeur de la Division Afrique I du Département des affaires politiques, de 2003 à 2005, et Conseiller principal de l’Envoyé spécial du Secrétaire général au Dialogue intercongolais, en 2002.

De 1991 à 2000, M. Menkerios a représenté le Gouvernement de l’Érythrée dans différentes fonctions, notamment comme Ambassadeur en Éthiopie et auprès de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), comme Envoyé spécial en Somalie et dans la région des Grands Lacs et comme Représentant permanent auprès de l’Organisation des Nations Unies.

Né en 1946, M. Menkerios est titulaire d’une maîtrise de l’Université de Harvard et d’une licence de l’Université de Brandeis.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME MME AÏCHATOU MINDAOUDOU SOULEYMANE, DU NIGER, REPRÉSENTANTE SPÉCIALE EN CÔTE D’IVOIRE

NEW YORK, 20 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé aujourd’hui la nomination de Mme Aïchatou Mindaoudou Souleymane, du Niger, comme sa Représentante spéciale pour la Côte d’Ivoire et Chef de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).

Mme Mindaoudou remplace M. Albert Gerard Koenders, des Pays-Bas, auquel le Secrétaire général exprime sa gratitude pour son dévouement et son excellent leadership à l’ONUCI.

Mme Mindaoudou était, depuis juin 2011, Représentante spéciale conjointe chargée des questions politiques à l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD). D’août 2012 à mars 2013, elle a été Représentante spéciale conjointe et Chef par intérim de la MINUAD, ainsi que Médiateur en chef conjoint par intérim.

Mme Mindaoudou apporte avec elle plus de 20 années d’expérience et une carrière remarquable dans le Gouvernement du Niger. Elle a été Ministre des affaires étrangères et de la coopération et Ministre du développement social, de la population et de la promotion des droits de la femme. Lorsque le Niger présidait la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), elle y a présidé le Conseil des ministres pour la médiation et la paix, et a dirigé l’engagement de la CEDEAO dans la promotion de la paix et de la réconciliation en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau et au Togo, entre 2005 et 2007.

Mme Mindaoudou est titulaire d’un doctorat en droit international de l’Université de Paris, la Sorbonne, en France. Elle a obtenu sa maîtrise et sa licence en droit international à l’Université d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Née au Niger en 1959, Mme Mindaoudou est mère de deux enfants.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME LE GÉNÉRAL CARLOS ALBERTO DOS SANTOS CRUZ, DU BRÉSIL, COMMANDANT DE LA FORCE DE LA MISSION DE L’ONU EN RDC

NEW YORK, 20 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé aujourd’hui la nomination du général Carlos Alberto Dos Santos Cruz, du Brésil, comme Commandant de la force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (MONUSCO).

Le général Dos Santos Cruz succède au général Chander Prakash Wadhwa, de l’Inde, qui a achevé sa mission le 31 mars 2013. Le Secrétaire général exprime à ce dernier sa reconnaissance pour son dévouement et son efficacité au service durant son mandat de deux ans à la MONUSCO.

Le général Dos Santos Cruz apporte avec lui une expérience militaire de plus de 40 années aux niveaux national et international, ainsi qu’une expérience dans les domaines du commandement et de la gestion du personnel. Avant cette nomination, il a été Conseiller spécial du Secrétariat des affaires stratégiques à la présidence du Brésil.

Auparavant, il était Commandant adjoint des opérations terrestres de l’armée brésilienne, d’avril 2011 à mars 2013, et Commandant de division, entre 2009 et 2011. Le général Dos Santos Cruz a également été Commandant de la force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) de janvier 2007 à avril 2009.

Le général Dos Santos Cruz est titulaire d’une licence en génie civil de l’Université catholique de Campinas, au Brésil, et diplômé de l’Académie militaire des Agulhas Negras à Resende, au Brésil.

Né au Brésil en 1952, le général Dos Santos Cruz est marié et père de trois enfants.

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Financement de l’accès aux soins des enfants du Sahel

PARIS, France, 14 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, a annoncé le lancement d’une initiative pour l’accès aux soins des enfants du Mali et des autres pays du Sahel qui sera financée à hauteur de 30 millions d’euros par une partie de la taxe française sur les transactions financières.

Cette initiative repose sur la création d’un fonds, géré par l’Agence française de développement. Les actions soutenues dans différents pays du Sahel auront pour objectif de permettre aux enfants des familles les plus pauvres, qui n’ont pas les moyens de payer les consultations médicales, d’être soignés. On estime que 2 millions d’enfants pourraient bénéficier de ce dispositif.

Au Sahel, un enfant sur cinq meurt avant l’âge de cinq ans, souvent de maladies que l’on sait soigner. Cette initiative permettra un meilleur accès aux soins pour la prévention, le dépistage et le traitement des grandes pandémies, comme le paludisme et le VIH/SIDA, mais aussi une meilleure prise en charge des pathologies plus courantes et de la malnutrition aiguë. Ce fonds contribuera à réduire la mortalité infantile et à accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement.

Aujourd’hui, dans le monde, près de 100 millions de personnes tombent chaque année sous le seuil de pauvreté du fait de dépenses de santé. Des centaines de millions d’autres renoncent à se soigner faute de ressources nécessaires. C’est bien souvent le cas dans les pays du Sahel où une part prépondérante du coût des soins est laissée à la charge des familles. La France fait, par ailleurs, partie des pays les plus engagés sur les questions de protection sociale. Elle appuie notamment l’objectif de couverture sanitaire universelle, selon les principes définis par une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies, en décembre 2012.

Ce projet témoigne de la volonté de la France de mobiliser des financements innovants pour le développement. Après la mise en place en juillet 2012 d’une taxe sur les transactions financières, la France est le premier pays à avoir affecté 10% du produit de cette taxe à la politique de développement, pour l’accès à la santé, mais aussi à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique subsaharienne. La France plaide aussi pour qu’une part significative de la taxe sur les transactions financières européennes, en cours de négociation, bénéficie également à la solidarité internationale.

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L’Union Africaine condamne fermement l’assassinat du dirigeant du MJE-Soudan et d’autres membres de son mouvement

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 14 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, a appris, avec une profonde tristesse, l’attaque perpétrée, le 12 mai 2013, à la frontière entre le Tchad et le Soudan, contre une délégation du Mouvement pour la Justice et l’Égalité – Soudan (MJE-S), qui se rendait au Darfour pour une mission de paix, et le meurtre du dirigeant du MJE-S, le Commandant Mohamed Bachar, de son adjoint, Suleiman Arko Dahiya, ainsi que celui de plusieurs autres membres de ce Mouvement. La Présidente de la Commission rappelle que Mohamed Bachar et son Mouvement avaient fait le choix de la paix, en signant un accord avec le Gouvernement du Soudan, le 6 avril 2013, à Doha, au Qatar.

La Présidente de la Commission condamne, dans les termes les plus énergiques, cet acte lâche, qui vise à dissuader les groupes rebelles au Darfour qui ne l’ont pas encore fait à se joindre au processus de paix. Elle demande le Gouvernement du Soudan, avec le soutien de l’Opération hybride Union africaine-Nations unies au Darfour (MINUAD), à traduire les auteurs de ce crime en justice. Dans l’intervalle, elle exhorte les partisans du dirigeant défunt du MJE-S à la retenue, afin de permettre à la loi suivre son cours. Elle exprime les sincères condoléances de l’UA aux familles des victimes.

La Présidente de la Commission exhorte, encore une fois, les mouvements rebelles au Darfour qui ne l’ont pas encore faità émuler leMJE-Set à se joindre au processus en cours, dans l’intérêt de la paix et de la stabilité au Darfour.

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France: Expulsion d’un ressortissant Marocain

PARIS, France, 17 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Aujourd’hui, un ressortissant Marocain de 24 ans résidant à La Rochelle a été interpellé et expulsé en raison de ses agissements répétés et des appels au meurtre qu’il a proféré sur un site internet djihadiste de langue française. Il postait régulièrement sous pseudonyme des messages soutenant et glorifiant la violence terroriste, à l’étranger ou en France.

Il a appelé à commettre des attentats en France et dans les pays européens et appelé au meurtre de personnes nommément désignées dont un journaliste français.

Au regard de ces éléments, cet individu représentait une menace pour la sûreté de l’Etat et la sécurité publique, justifiant une mesure d’expulsion, validée par la commission d’expulsion.

Manuel VALLS rappelle l’engagement de la France à lutter contre le terrorisme et ceux qui notamment sur internet, prônent le djihad armé et s’en prennent ainsi aux valeurs de la République.

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Situation au Soudan (17 mai 2013)

PARIS, France, 17 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — La France condamne l’attaque du 12 mai 2013 qui a provoqué la mort de Mohammed Bashar Ahmed, ainsi que de plusieurs autres membres du « Mouvement pour la Justice et l’Egalité – Soudan ». M. Bashar Ahmed avait signé le Document de Doha pour la paix au Darfour le 6 avril 2013, rejoignant ainsi le processus de paix pour le Darfour.

La France soutient le processus de paix de Doha et la mise en œuvre du Document de Doha pour la paix au Darfour. Cette attaque contre ceux qui avaient choisi la voie de la négociation et de la paix en déposant les armes est inacceptable.

La France appelle toutes les parties à cesser les hostilités, à privilégier la voie de la négociation et à rejoindre le processus de paix de Doha. C’est la seule voie pour restaurer immédiatement le calme et épargner des souffrances supplémentaires aux populations civiles.

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République Centrafricaine : Malgré la fin des violences, l’urgence se poursuit

PARIS, France, 17 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Serge ST-LOUIS revient de neuf mois en tant que chef de mission pour MSF en République Centrafricaine (RCA). Il était sur le terrain quand – fin 2012 – la Séléka (nouvelle coalition de groupes rebelles centrafricains) a pris le contrôle de plusieurs villes du pays avant de finalement rentrer – fin mars – dans Bangui, la capitale. Il fait le point sur la situation post-conflit, les enjeux et les perspectives pour le pays, son système de santé et pour MSF.

Au plus fort de la crise, les affrontements, tirs et exactions étaient quotidiens. Aujourd’hui, la tension et la violence retombant, nous rentrons dans la phase la plus délicate : un faux-semblant de calme, fragile et potentiellement explosif. Les deux principales mouvances de la Séléka vont devoir entamer des négociations pour le partage du pouvoir à venir. Il risque d’y avoir des frictions et des heurts au sein de cette jeune coalition.

De plus, le contexte centrafricain est devenu plus complexe. Il y a 4-5 mois, la Séléka a massivement recruté : des étrangers, des mercenaires et aussi, malheureusement, des enfants soldats. Le 24 mars, ce sont environ 3 000 hommes qui sont ainsi rentrés dans Bangui ; et ce recrutement se poursuit en RCA. On compte deux états-majors, l’officiel des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ; et le de facto celui de la Séléka. De nombreux acteurs extérieurs ont également été impliqués dans le conflit centrafricain : le Tchad, le Soudan du Nord, la Libye etc. ont fourni des hommes, des armes, des uniformes.

En tant qu’organisation médicale, nous sommes très préoccupés par besoins laissés sans réponse pour une population déjà très vulnérable avant l’offensive de la Séléka. Les déplacés se comptent par milliers et vivent désormais dans une grande précarité, sans soins, abri, eau ou nourriture. Dans plusieurs régions du pays, la situation sanitaire est critique : on déplore de graves pénuries de médicaments, de matériel et les structures de santé sont vides de personnel. Or, si on en croit les derniers chiffres de nos admissions, l’épidémie saisonnière de paludisme – endémique en RCA – semble avoir commencé et va flamber avec la saison des pluies. Les traitements vont arriver, mais en assurer leur distribution quand les axes routiers seront inondés et non praticables, dans des zones non sécurisées et désertées par le personnel de santé va représenter un véritable défi. Les réserves alimentaires ont elles aussi été pillées, les champs n’ont pas pu être entretenus et, même s’il est encore trop tôt pour se prononcer, le risque de dégradation nutritionnelle existe néanmoins.

MSF est présente sur l’ensemble de la RCA, et ce quelle que soit la partie au conflit contrôlant la région. A Carnot, au sud-ouest du pays, par exemple, la situation reste calme pour le moment. La Séléka ne connaît pas bien cette zone, elle n’y a pas d’appuis, pas d’intérêts économiques vu que les exploitations diamantifères sont actuellement à l’arrêt. Néanmoins, quelques hommes ont été recrutés localement afin de maintenir une présence minimale dans cette zone « grise », où on doit également tenir compte d’autres acteurs comme des membres de l’ancienne garde présidentielle, aujourd’hui désœuvrés ; des braconniers ; des coupeurs de route qui profitent du chaos ambiant ; des groupes armés en provenance du Cameroun voisin… Quand l’activité économique reprendra, le risque de vols et de pillages, y compris sur les ONG internationales, sera plus important. Le projet de vaccination contre la rougeole que MSF envisageait, avant la crise, d’initier sur Carnot serait possible mais uniquement sur la ville. Du fait du manque de sécurité aux alentours, il sera plus compliqué de mener une intervention en périphérie. Par ailleurs, nous avons décidé de maintenir la passation à différents partenaires d’une partie de nos activités de Paoua, mais si ce sera probablement possible avec les autorités locales, voire régionales, il sera plus compliqué de trouver des interlocuteurs au niveau central. Enfin, au 1er mai, à l’hôpital communautaire de Bangui (où depuis la fin mars nous soutenons les services des urgences et de chirurgie) nos équipes ont pris en charge 850 patients, dont la plupart présentaient des blessures par balles. Nous prévoyons de nous retirer d’ici quelques semaines. Un plan d’organisation et d’action sera mis en place afin de nous permettre d’y intervenir, à nouveau et immédiatement, en cas de nouveau pic de violence et de besoins.

Les ONG – dont MSF qui est devenue un acteur de santé majeur dans le pays – auront un rôle crucial à jouer, car l’urgence demeure. A nous de mesurer les risques et voir comment on pourra pallier les besoins au mieux.

Enfin, l’espérance de vie en RCA est l’une des plus faibles au monde (48 ans). Au moment où les populations ont le plus besoin d’assistance, et notamment médicale, les derniers pillages et dégradations des structures de santé entravent encore davantage l’accès aux soins de populations très éprouvées. MSF s’inquiète notamment pour les patients qui ont dû arrêter leur traitement contre le VIH-Sida et/ou la tuberculose.

Depuis 1996, MSF travaille en RCA. L’ensemble des équipes y mènent 7 projets dans 5 des 7 districts sanitaires du pays. MSF soutient 7 hôpitaux et environ 38 centres de santé. En 2012, au total, 600 000 consultations ont été dispensées et plus de 260 000 cas de paludisme ont été pris en charge. Plus de 1 600 personnes sont sous traitement antirétroviral.

Respecter la santé en RCA

Pendant la crise, MSF a plusieurs fois été la cible de groupes armés (pillages, vols, menaces…) A plusieurs reprises, nous avons appelé toutes les parties à respecter l’accès aux soins des patients, ainsi que le personnel médical et ses infrastructures.

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Soudan du Sud : Un hôpital de MSF pillé et délibérément saccagé

PARIS, France, 17 mai 2013/African Press Organization (APO)/ — Médecins Sans Frontières (MSF) condamne fermement les importants dégâts causés à son hôpital dans la ville de Pibor, au Soudan du Sud, des dégradations qui ont été délibérément menées afin d’empêcher MSF d’exercer ses activités médicales. Ces destructions ont pour conséquence de laisser sans soins les quelque 100.000 personnes qui se sont réfugiées en brousse pour fuir le conflit entre la SPLA (armée du Sud Soudan) et la milice armée David Yau Yau.

Au cours du week-end du 11 et 12 mai, des aliments thérapeutiques et des lits d’hôpitaux ont été volés dans l’hôpital MSF. Plus grave : des dégâts, perpétrés de manière systématique et délibérée, ont rendu l’hôpital inaccessible jusqu’à ce que d’importants travaux de réparation puissent être effectués. « Il semble qu’un effort particulier ait été fait pour détruire les stocks de médicaments qui ont été répandus par terre ; pour couper et déchirer les tentes servant à entreposer le matériel humanitaire, pour saccager les différents services hospitaliers, et même pour couper les câbles électriques et les arracher des murs », affirme Richard Veerman, coordinateur des opérations de MSF au Soudan du Sud.

L’hôpital MSF est le seul établissement hospitalier de tout le comté de Pibor, dans un rayon de 150 Km. Quelque 3000 patients ont été pris en charge dans cet hôpital au cours des trois premiers mois de l’année. Plus de 100 patients, y compris des soldats de la SPLA, ont reçu des soins chirurgicaux pour des blessures de guerre.

« La saison des pluies vient de commencer et nous savons par expérience que le paludisme et les maladies respiratoires, telles que la pneumonie, vont commencer à faire des victimes s’il n’y a pas de soins de santé disponibles », explique encore Richard Veerman. Dans un rapport publié en novembre dernier, intitulé « Au Soudan du Sud, une crise loin des regards », MSF a documenté les conséquences sanitaires dévastatrices lorsque les populations sont obligées de se réfugier en brousse sans aucune assistance médicale.

L’accès humanitaire et l’assistance médicale doivent à nouveau être assurés dans la région de Pibor. « Il est impensable que les quelque 100.000 personnes vulnérables, qui se cachent aujourd’hui dans la brousse, n’aient accès à auncuns soins de santé dans les six prochains mois », poursuit Richard Veerman. « Mais si nous ne pouvons pas reprendre nos activités médicales dans la région, avec la liberté de nous déplacer là où les populations ont besoin d’aide, ce scénario impensable risquerait de devenir une réalité ».

C’est la sixième fois en deux ans qu’une structure médicale MSF est pillée ou saccagée dans l’Etat de Jonglei. Le 19 avril dernier, MSF avait déjà suspendu ses activités à Pibor en raison de menaces et d’intimidations à l’encontre du personnel médical et des patients. Les récents pillages et destructions ont eu lieu alors que l’organisation attendait des garanties de respect du travail humanitaire et médical pour redémarrer ses activités à Pibor.

MSF exhorte le gouvernement du Soudan du Sud à s’acquitter de ses responsabilités pour que soient respectées les infrastructures et les activités médicales humanitaires. MSF exige des garanties de la part de toutes les parties au conflit dans l’Etat de Jonglei afin que ses équipes médicales puissent revenir sans entraves à Pibor et apporter une assistance de manière impartiale aux populations qui en ont besoin de part et d’autre de la ligne de front.

MSF travaille dans les régions d’Akobo, Nyirol, Pibor et Uror dans l’Etat de Jonglei. Les activités dans toutes les localités, y compris le centre médical MSF de Gumuruk dans la localité de Pibor, continuent de fonctionner. Seul l’hôpital de la ville de Pibor a suspendu ses activités ainsi que le centre de santé du village de Lekwongole dans la localité de Pibor qui avait été visé et endommagé en août dernier et où l’insécurité et les combats ont depuis rendu l’accès impossible pour MSF.

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