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L’UNION AFRICAINE SOULIGNE LA NÉCESSITÉ D’EFFORTS ACCRUS POUR LA MISE EN ŒUVRE DES ACCORDS DE LIBREVILLE SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini Zuma, continue de suivre de près l’évolution de la situation en République centrafricaine (RCA). Elle est, en particulier, préoccupée par par les dissensions persistantes au niveau des parties aux Accords politique et de cessez‐le‐feu de Libreville du 11 janvier 2013 et leur impact négatif sur la mise en œuvre desdits Accords.

La Présidente de la Commission souligne que tout blocage dans la mise en œuvre des Accords de Libreville pourrait conduire à une nouvelle dégradation de la situation politique et sécuritaire en RCA. Elle exhorte tous les acteurs concernés à faire preuve de l’engagement et de la volonté politique qu’appelle la situation, et, dans cette perspective, encourage le Gouvernement d’union nationale à travailler au cantonnement des différentes forces en présence, ainsi qu’à la mise en œuvre du processus de désarmement, de démobilisation et réintégration (DDR). Elle souligne que ceux qui entravent la mise en œuvre des Accords de Libreville seront tenus comptables de leurs actes.

La Présidente de la Commission encourage les dirigeants de la Communauté économique des

États de l’Afrique centrale (CEEAC) à continuer de s’impliquer activement dans les efforts en cours en RCA. Dans ce contexte, elle attend avec intérêt la mise en place du Comité de suivi des Accords de Libreville et le démarrage, dans les meilleurs possibles, des activités dudit Comité. En outre, la Présidente de la Commission lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle contribue, avec l’urgence qu’appelle la situation, aux efforts de paix en RCA, sous peine de voir les progrès accomplis remis en cause, avec les conséquences négatives qu’un tel état de fait induirait pour la paix et la stabilité régionales.

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L’Union africaine préoccupée par la violence en Guinée

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini‐Zuma, suit avec une grave préoccupation la situation en République de Guinée, notamment lesscènes de violence observées à Conakry lors et après les manifestations autorisées organisées parles partis politiques de l’opposition, les 27 et 28 février 2013, ainsi que la tension croissante qui en résulte.

La Présidente de la Commission note les désaccords qui existent entre le Gouvernement et les partis politiques de l’opposition sur le processus devant conduire à la tenue d’élections législatives libres, régulières et transparentes, qui permettront à la Guinée de conclure la transition entamée depuis 2008. Elle souligne que les progrès accomplis sur le plan de la gouvernance économique doivent pouvoir stimuler un dialogue constructif entre le Gouvernement et l’opposition, dialogue qui seul permettra de surmonter les divergences actuelles et de créer les conditions de la tenue d’un scrutin législatif dont les résultats seront acceptés par tous les acteurs concernés.

Dans ce contexte, la Présidente de la Commission rappelle aux dirigeants politiques guinéens, aussi bien de la mouvance présidentielle que de l’opposition, la responsabilité qui leur incombe de préserver la paix et la quiétude dans leur pays et d’oeuvrer à l’émergence du consensus nécessaire en vue de l’approfondissement du processus démocratique et du relèvement des défis socio‐économiques de l’heure.

La Présidente de la Commission réitère la disponibilité de l’UA à soutenir un dialogue sincère entre les parties guinéennes pour faciliter une sortie heureuse de la crise actuelle

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Madagascar : assassinat d’une religieuse française / Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères

PARIS, France, 2 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères :

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le meurtre de Mme Helesbeux, survenu le 1er mars à Madagascar.

Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à ses proches.

Soeur de la Communauté de la Providence, Mme Helesbeux était pleinement investie auprès de la population de Mandritsara, dans le Nord de Madagascar, où elle travaillait comme infirmière depuis de nombreuses années.

Les services de l’ambassade de France à Madagascar sont en relation avec les enquêteurs du commissariat de Mandritsara. Nous espérons que l’enquête ouverte sur place permettra rapidement de faire la lumière sur ce meurtre particulièrement odieux.

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France / Sénégal / Entretien Macky SALL

PARIS, France, 1er mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la République a reçu, pour un déjeuner de travail, Monsieur Macky SALL, président de la République du Sénégal.

Les deux présidents ont constaté leur unité de vue sur la situation au Mali. Les opérations des forces françaises aux côtés des forces maliennes et africaines sont maintenant concentrées sur deux zones, Gao et l’Adrar des Ifoghas, où se trouvent encore des éléments terroristes.

Le Sénégal a déployé des troupes au sein de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), qui devra d’ici quelques mois se convertir en opération de maintien de la paix des Nation-Unies.

Les deux présidents ont exprimé le souhait d’une mise en œuvre rapide de la feuille de route adoptée par les autorités maliennes, afin que le Mali organise des élections le plus rapidement possible.

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République démocratique du Congo : la population civile à nouveau prise en étau dans les combats

GENEVE, Suisse, 1er mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que les combats ont repris dans la province du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo), notamment à Kitchanga (territoire de Masisi) et dans le territoire de Nyiragongo (nord de Goma), les équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se mobilisent pour venir en aide aux civils et aux blessés.

« À Kitchanga, où les combats font rage depuis mercredi, des patients et des membres du personnel de l’hôpital Saint-Benoît ont été blessés par l’explosion d’un obus », explique Fréderic Boyer, chef de la sous-délégation du CICR à Goma. « Nous sommes profondément préoccupés par le sort des patients et du personnel de l’hôpital Saint-Benoît. Pour les habitants de Kitchanga et de la région, l’accès à des soins adéquats représente déjà un énorme défi, vu le manque d’équipement dans les structures médicales, la pénurie de personnel qualifié et le nombre limité de centres hospitaliers. »

Même si rien ne permet de penser que l’hôpital a été délibérément pris pour cible, le CICR rappelle que le personnel médical ainsi que les hôpitaux, les dispensaires et autres établissements à usage médical doivent être respectés en toutes circonstances.

Les équipes du CICR ont assuré la prise en charge chirurgicale de plus de 26 blessés de guerre civils et militaires provenant de Kitchanga. L’équipe chirurgicale du CICR travaille sans relâche à l’hôpital N’Dosho de Goma, où des tentes et des lits supplémentaires ont été mis en place pour accroître la capacité de prise en charge des blessés provenant des différentes zones de conflit du Nord-Kivu.

Le CICR est très inquiet du sort des milliers de civils qui fuient actuellement les zones de combat. Ces personnes doivent être respectées et protégées, ainsi que leurs biens. Les équipes du CICR suivent la situation de près afin de porter assistance aux personnes les plus vulnérables, qui ont été particulièrement touchées par les combats.

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Airtel Afrique signe un partenariat avec l’organisation ONU Femmes

NAIROBI, Kenya, 1er mars 2013/African Press Organization (APO)/ —

• Airtel Afrique signe un protocole d’entente avec ONU Femmes sur les initiatives visant à promouvoir l’autonomisation des femmes et des filles

• Airtel mettra en place un système qui fournira des informations en temps réel aux agricultrices

Les agricultrices de l’Est et de la Corne de l’Afrique sont sur le point de bénéficier d’un système d’informations qui sera disponible via les réseaux mobiles d’Airtel (http://www.airtel.com). Ceci fait suite à un protocole d’entente signé entre l’ONU Femmes (l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes) et Airtel Afrique.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/airtel.jpg

Les deux organisations ont signé un protocole d’accord détaillant les domaines de coopération. L’ONU Femmes identifiera les femmes prêtes à bénéficier de l’initiative, tandis qu’Airtel se chargera de livrer les solutions appropriées.

Commentant le partenariat, Andre Beyers, le directeur du marketing d’Airtel Afrique, a déclaré: «Les femmes sont essentielles au développement économique, en particulier dans les économies rurales et agricoles. Ce partenariat vise à contribuer au développement d’un secteur privé dynamique dans l’Est et la Corne de l’Afrique ».

Selon l’accord, Airtel Afrique sera chargé de mettre en place un système qui permettra aux agricultrices d’avoir accès en temps réel aux informations concernant la météorologie, les changements dans l’environnement politique (comme la fiscalité et la réglementation), les services de soutien disponibles, etc… En outre, Airtel offrira également des services de messagerie de protocole Internet et les groupes fermés d’utilisateurs.

La connectivité mobile donne aux communautés rurales accès à l’éducation, aux services bancaires, et aux possibilités d’accroître les échanges commerciaux. En reliant les communautés rurales à travers ses réseaux de téléphonie mobile, Airtel souhaite avoir un impact positif au sein de la communauté en favorisant une plus grande interaction sociale et en créant des possibilités de développement économique.

Christine Musisi, directrice Programme régional de l’ONU Femmes pour l’Est et la Corne de l’Afrique, a déclaré: « Ce nouveau partenariat va utiliser la puissance de la téléphonie mobile pour favoriser l’autonomisation des femmes dans les zones rurales et urbaines. Airtel permettra à l’ONU Femmes d’atteindre plus rapidement les femmes entrepreneurs à travers un moyen de communication qu’elles connaissent déjà: le téléphone portable. Les secteurs public et privé reconnaissent de plus en plus que l’autonomisation des femmes est un atout économique, et que les femmes doivent être au cœur du développement de l’Afrique. Nous allons travailler en étroite collaboration avec Airtel pour former les femmes afin qu’elles puissent profiter des avantages de cette opportunité qui sera bénéfique pour leur famille et pour la région dans son ensemble. « 

Le partenariat de deux ans entre Airtel et l’ONU FEMMES vise à renforcer les compétences, les capacités et les ressources des femmes entrepreneurs. Les femmes fournissent environ 70 pour cent de la main-d’œuvre agricole et produisent 90 pour cent de tous les aliments, mais ne partagent pas toujours équitablement les avantages économiques de l’industrie. Airtel et l’ ONU Femmes s’engagent à aider ces agricultrices en améliorant leur productivité et leur compétitivité sur le marché international.

Airtel estime que l’entreprenariat des femmes et le développement du secteur privé sont essentiels à la réalisation du développement économique et l’éradication de la pauvreté. En vertu de cet accord, Airtel de cofinancera également les initiatives et les projets de promotion de l’autonomisation des femmes et des filles.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Bharti Airtel Limited.

Notes à l’éditeur

ONU Femmes est la plus récente agence de l’ONU. Fondée en 2010, elle est dédiée à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes. Elle dispose de cinq domaines prioritaires: la violence contre les femmes; l’accroissement de l’autonomisation économique des femmes, l’accroissement du leadership des femmes; la participation croissante des femmes dans tous les aspects de la paix et de la sécurité, et la mise en place de l’égalité des sexes au cœur de la planification du développement national et de la budgétisation. Le mandat d’ONU Femmes pour l’Est et la Corne de l’Afrique le Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Tanzanie et l’Ouganda.

À propos de Bharti Airtel Limited

Bharti Airtel Limited (http://www.airtel.com) est l’une des plus grandes sociétés de télécommunications dans le monde avec des opérations dans 20 pays en Afrique et en Asie. Basée à New Delhi, en Inde, la société fait partie des quatre plus grands opérateurs de téléphonie mobile au monde en termes du nombre d’abonnés. En Inde, elle offre des services variés, notamment des services mobiles 2G et 3G, des offres lignes fixes et du haut débit ADSL, l’IPTV et le DTH, des solutions pour entreprises et services nationaux et internationaux de longue distance aux opérateurs de téléphonie. Sur les autres marchés, elle fournit des services mobiles 2G et 3G. Bharti Airtel comptait plus de 262 millions d’abonnés sur l’ensemble de ses marchés à la fin du mois de Janvier 2012. Pour en savoir plus, consultez le site: http://www.airtel.com

Pour plus de renseignements:

Michael Okwiri

Vice-président, Communications, Airtel Afrique

Email: Michael.Okwiri@africa.airtel.com

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Ouattara et Kaberuka discutent intégration régionale et Sahel

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 1er mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le président de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org), Donald Kaberuka, a été reçu en audience par le président ivoirien, Alassane Ouattara, le 28 février à Yamoussoukro. La rencontre s’est tenue en marge de la 42e session des Chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), au lendemain du Conseil d’administration de la BAD qui a eu lieu à Abidjan.

Photo de la rencontre : http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/kaberuka-ouattara.jpg

Logo BAD : http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/african-development-bank.jpg

Alassane Ouattara et son hôte ont discuté du développement socio-économique du continent et notamment d’intégration régionale. Les défis de développement dans la zone du Sahel ont été également abordés. Pour les deux hommes, l’intégration économique régionale, via les communautés économiques régionales – comme la CEDEAO – et la réalisation de grands projets qui profitent à plusieurs pays, sont plus à même d’assurer un développement durable sur le continent.

Kaberuka a indiqué au président ivoirien les efforts que déploie la BAD dans ce domaine, qui est l’un de ses axes principaux d’intervention, notamment au niveau du Fonds africain de développement (FAD) du Groupe de la BAD.

Au cours de l’audience, Donald Kaberuka a fait le point sur les discussions du Conseil d’administration de la BAD qui s’est tenu à Abidjan, une première depuis la relocalisation de la Banque à Tunis, en 2003. Un Conseil présenté par Kaberuka comme un premier pas vers le retour de l’institution à son siège. Concernant ce retour à Abidjan, le président de la BAD a par ailleurs salué les efforts consentis par les autorités ivoiriennes afin que cela se fasse dans les meilleures conditions.

A la suite de la visite de projets financés par la BAD et d’autres infrastructures socio-économiques, le président de la BAD a félicité le président ivoirien pour les progrès accomplis en matière de relance économique et de stabilité.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact media : comu@afdb.org

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Les téléphones portables révolutionnent la filière élevage au Kenya / Alertes précoces sur les maladies du bétail, accès à l’Internet via le cellulaire – des innovations sans fin qui amélior

ROME, Italie, 1er mars 2013/African Press Organization (APO)/ — En Afrique, agriculteurs et vétérinaires utilisent de plus en plus les téléphones portables pour lancer des alertes précoces sur d’éventuels foyers de maladies animales et suivre de près l’évolution des campagnes de vaccination à grande échelle.

Les applications de téléphonie mobile permettent de lancer des alertes précoces en l’espace de quelques secondes contre plusieurs semaines auparavant. Ainsi il est possible de déceler les foyers de maladies animales et d’administrer les soins vétérinaires essentiels avec rapidité et précision, grâce à la fonction «Global Positioning System» (GPS) désormais intégrée dans la plupart des cellulaires.

«La FAO et ses partenaires s’appuient sur les utilisations offertes par l’avantage technologique considérable de la téléphonie mobile pour signaler les foyers de maladies animales, assurer le suivi des campagnes de vaccination et administrer les soins vétérinaires, notamment le déparasitage des animaux», indique M. Robert Allport, adjoint au Représentant de la FAO au Kenya pour la mise en œuvre du Programme de l’Organisation.

EpiCollect fournit des informations sur l’histoire médicale des animaux

Au Kenya, où trois personnes sur quatre possèdent un téléphone portable, la FAO a établi un partenariat avec le Royal Veterinary College et l’ONG locale Vetaid, pour tester une application de téléphonie mobile développée par les chercheurs de la faculté de santé publique de l’Imperial College de Londres.

L’application, appelée EpiCollect, permet de suivre les campagnes de vaccination et les soins prodigués aux animaux. Cette application et son espace de stockage sont fournis gratuitement sur le site EpiCollect, qui assigne un emplacement unique à chaque projet. Cet emplacement n’est accessible qu’aux utilisateurs concernés par le projet (responsables des services vétérinaires nationaux et vétérinaires de terrain). De cette façon, les personnes indélicates à la recherche d’informations potentiellement sensibles ne peuvent accéder à la base de données EpiCollect.

«Les téléphones cellulaires éliminent les retards dans la réception des données de terrain, les informations étant relayées par le réseau de téléphonie mobile», précise M. Allport. En outre, les indications géographiques permettent de localiser avec précision et en temps réel les lieux d’où sont parties les informations.

Il y a seulement cinq ans, les vétérinaires devaient se rendre à des endroits éloignés, relever les données, puis retourner dans les bureaux au niveau du district pour traiter la paperasserie. Désormais, les informations peuvent être transmises en temps réel. A titre d’exemple, les données sur le nombre total d’animaux composant un troupeau et le nombre d’animaux vaccinés sont enregistrées puis transmises à l’emplacement du projet via un site internet spécifique au projet. Les mouvements des troupeaux se déplaçant à la recherche notamment de pâturages peuvent être régulièrement suivis et mis à jour.

Passage direct à Web 2.0

À l’heure actuelle, EpiCollect est utilisé uniquement par les vétérinaires sur le terrain qui utilisent les téléphones fournis par Google Kenya dans le cadre d’une phase test qui permet d’affiner les outils et d’éliminer les défauts en fonction des commentaires provenant des utilisateurs.

Au bout du compte, ces outils peuvent être mis à la disposition des anciens d’un village et de réseaux bien établis de travailleurs communautaires s’occupant de santé animale, car de plus en plus de Kenyans effectuent la transition vers les téléphones compatibles avec Internet à l’heure où les prix pour se doter de cette technologie s’orientent inévitablement vers le bas.

Bien que seulement un tiers des Kenyans aient aujourd’hui accès à l’Internet, 99 pour cent des abonnements à la toile servent à accéder au réseau mondial depuis un téléphone mobile.

La FAO a également mis au point un système d’information mondial sur les maladies animales, connu sous le nom d’EMPRES-i, qui permet de stocker et d’afficher des données sur les foyers de maladies recueillies sur le terrain une fois que les foyers sont confirmés.

La FAO a développé l’application EMPRES-i Event Mobile (EMA) qui alimente la base de données en signalements sur les foyers de maladies animales. Cette technologie, disponible pour les téléphones équipés de systèmes d’exploitation Blackberry et Android, doit être testée sur le terrain par les services vétérinaires ougandais durant la première moitié de l’année 2013 dans le cadre d’une phase pilote soutenue par le gouvernement irlandais. L’application EMA est également en cours de développement pour les iPhones.

Grâce aux alertes transmises rapidement par les appareils numériques, les maladies animales peuvent être détectées et isolées en un temps record. L’alerte précoce peut éviter la mort de dizaines de milliers d’animaux, sauvegardant ainsi les moyens d’existence et la sécurité alimentaire des populations et prévenant la propagation de maladies qui peuvent parfois être transmises aux humains.

Un bien public mondial

«Le système FAO EMPRES-i est véritablement un bien public mondial. Nos rapports et les temps de réponse s’améliorent constamment grâce à l’incroyable progrès technologique», affirme M. Juan Lubroth, chef vétérinaire à la FAO. «La prévention, la préparation et la réponse précoce sont des concepts puissants qui, une fois traduits dans les outils, peuvent être utilisées efficacement contre les maladies infectieuses, préservant ainsi les moyens de subsistance des populations et repoussant la faim et, dans certains cas, les maladies humaines», ajoute M. Lubroth.

Signalons en outre que le Bureau régional d’urgence de la FAO pour l’Afrique orientale et centrale, en partenariat avec Oxfam, utilise Nokia Data Gathering (NDG) pour le monitorage des points d’eau dans les zones pastorales comme indicateur d’alerte précoce à la sécheresse au Kenya et en Ethiopie.

Les communautés locales surveillent ainsi régulièrement les niveaux d’eau via des téléphones connectés à l’Internet. Dans la région de Karamoja en Ouganda, pays voisin, le même système NDG est utilisé par les chefs locaux pour surveiller les indicateurs de sécheresse et permettre une réponse rapide, en partenariat avec ACTED.

La FAO évalue également comment les technologies mobiles peuvent être utilisées pour mieux connecter les éleveurs avec les marchés et les commerçants de bétail.

«Les commerçants ne se rendent pas dans une région éloignée pour acheter du bétail à moins d’avoir la garantie qu’ils seront en mesure d’acheter un nombre minimal d’animaux. Autrement, les frais du voyage ne justifieraient pas le déplacement», rapporte M. Allport. «Mais si les vendeurs de bétail peuvent relayer à un point central l’information sur le nombre d’animaux qu’ils ont, sur leur emplacement géographique et sur les prix, le marché fonctionnera de manière plus efficace et la tarification sera plus transparente. Ils peuvent aussi négocier de meilleurs prix lorsqu’ils agissent collectivement.»

Stylos numériques pour écrire dans les champs

Dans un certain nombre de pays africains, notamment au Kenya, une version moderne de la plume et du papier confère un attrait supplémentaire à la collecte de données numériques dans les champs. Non seulement l’information est relayée en quelques secondes à un serveur central pour analyse, mais les stylos numériques permettent aussi aux vétérinaires d’écrire de la même manière qu’ils l’ont toujours fait, en bavardant avec les agriculteurs sans l’«interférence» que peuvent créer les technologies mobiles modernes.

«Un des aspects les plus importants du travail d’un vétérinaire est l’établissement d’une relation de confiance avec les agriculteurs et les populations», explique M. Phillip Fong, fonctionnaire FAO responsable des technologies de l’information basé à Nairobi, qui a déjà à son actif l’introduction des stylos numériques en Afrique australe, où ils ont remporté un succès.

Les agents de terrain et les vétérinaires ne peuvent pas perdre d’interminables minutes à pianoter sur les petites touches de l’écran tactile de leur téléphone pour transmettre les informations, d’autant plus que la forte lumière du soleil rend souvent cette tâche pratiquement impossible.

En revanche, grâce à sa caméra infrarouge miniature, un stylo numérique enregistre l’écriture au moment où la plume passe au-dessus du papier, et envoie les données utilisant la technologie Bluetooth vers un téléphone portable, puis celles-ci sont transmises à un serveur central pour analyse.

Les retombées concrètes de la technologie mobile sont aussi illimitées que l’imagination humaine.

EpiCollect est financé par Wellcome Trust, une fondation caritative basée au Royaume-Uni

Nokia Data Gathering est également disponible gratuitement dans le cadre du programme de responsabilité sociale de l’entreprise Nokia

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LE CLUB DE PARIS ACCORDE UNE ANNULATION DE DETTE A L’UNION DES COMORES DANS LE CADRE DE L’INITIATIVE RENFORCEE EN FAVEUR DES PAYS PAUVRES TRES ENDETTES

PARIS, France, 1er mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Les représentants des pays créanciers du Club de Paris et de l’Union des Comores se sont réunis le 28 février 2013 et ont convenu d’une annulation de dette suite à l’atteinte par l’Union des Comores du Point d’Achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (initiative PPTE renforcée) le 20 décembre 2012.

Afin de contribuer à restaurer la soutenabilité de la dette de l’Union des Comores, les créanciers du Club de Paris réaliseront une annulation totale de 8,06 millions de dollars, remplissant ainsi tous leurs engagements dans le cadre de l’initiative PPTE renforcée. Au total, l’effort réalisé par les créanciers du Club représente une annulation en valeur actuelle nette de 85,5% du stock de dette à la date d’entrée de l’Union des Comores dans l’initiative PPTE renforcée.

Les créanciers ont salué l’engagement des autorités de l’Union des Comores à poursuivre leurs obligations de paiement et à rechercher un traitement comparable de tous leurs autres créanciers extérieurs (notamment des pays créanciers non membres du Club de Paris et des créanciers commerciaux). Les créanciers du Club de Paris appellent les autres créanciers à fournir un effort comparable en faveur de l’Union des Comores.

Les créanciers du Club de Paris ont salué la détermination de l’Union des Comores à appliquer une stratégie globale de réduction de la pauvreté et à mettre en œuvre un programme économique ambitieux favorisant une croissance économique soutenue et durable, dans un contexte économique international difficile.

Notes de contexte

1. Le Club de Paris s’est réuni pour la première fois en 1956. Il s’agit d’un groupe informel de gouvernements créanciers des pays industrialisés. Il se réunit mensuellement à Paris avec des pays débiteurs afin de convenir avec eux d’une restructuration de leur dette.

2. Les membres du Club de Paris qui ont participé au traitement de la dette de l’Union des Comores étaient les représentants des gouvernements de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Italie, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

Les observateurs à cette réunion étaient les représentants des Gouvernements des Etats-Unis d’Amérique, de la Fédération de Russie et du Japon ainsi que du FMI, de l’AID, de la Banque Africaine de Développement (BAD), de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) et du Secrétariat de la CNUCED.

La délégation de l’Union des Comores était conduite par Monsieur Mohamed Ali Soilihi, Vice-Président en charge du Ministère des Finances, de l’Economie, du Budget, de l’Investissement et du Commerce Extérieur chargé des Privatisations. La réunion était présidée par Monsieur Arnaud Buissé, Vice-Président du Club de Paris.

Notes techniques

1. Le programme économique de l’Union des Comores est appuyé par un arrangement au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) approuvé en 2009.

2. La dette extérieure publique totale de l’Union des Comores était d’environ 274,9 millions de dollars en valeur nominale fin 2011 (source : rapports FMI et AID). A fin 2012, la dette extérieure publique de l’Union des Comores due aux créanciers du Club de Paris était d’environ 12,5 millions de dollars (source : Club de Paris).

3. Les prêts de l’Union européenne administrés par l’AID sont inclus dans ce traitement.

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Mali : un expert de l’ONU demande l’accélération des enquêtes sur les crimes graves commis dans le nord

GENEVE, Suisse, 28 février 2014/African Press Organization (APO)/ — L’expert indépendant, Suliman Baldo, a fait part vendredi de sa préoccupation face aux difficultés que rencontre la justice malienne dans la poursuite des crimes graves qui ont été commis dans le nord du pays.

« Malgré les efforts louables des autorités dans la lutte contre l’impunité pour les crimes imputés à l’ex-junte militaire dans le sud, la justice malienne éprouve d’énormes difficultés dans la poursuite des auteurs présumés des crimes graves commis par les groupes armés durant l’occupation du nord du pays et des exactions commises par certains éléments des FAMA pendant la libération de cette partie du territoire », a déclaré l’expert, au terme de sa deuxième visite au Mali du 17 au 26 février 2014.

« L’éloignement entre les juridictions en charge des dossiers du nord, qui sont basées à Bamako, et les victimes et les lieux où ont été commis les crimes représente un obstacle majeur pour la justice malienne », a affirmé l’expert indépendant.

« De nombreux crimes restent de ce fait impunis. Par ailleurs des membres ou collaborateurs présumés des groupes armés qui ont été arrêtés dans le nord du pays sont détenus pendant de longues périodes, au-delà du délai légal et sans jugement, à cause du manque de moyens pour l’organisation de missions d’enquête au nord », a noté Suliman Baldo.

L’expert indépendant a encouragé les autorités à formuler une stratégie visant à accélérer les enquêtes au nord du pays par la mise en place de cellules spéciales d’enquête et des centres mobiles d’écoute pour entendre les témoins et les victimes sur les lieux des crimes.

«Il revient au gouvernement de développer une vision afin de faire face à cette défaillance de la justice malienne et de mobiliser les partenaires techniques pour obtenir un appui logistique, sécuritaire et financier. Il est vital que les juges d’instruction et les officiers de police judiciaire puissent se déployer sur les lieux où les infractions ont été commises, mais dont l’accès reste difficile en raison de leur éloignement ou de la fragilité de la situation sécuritaire. »

L’expert a appelé la MINUSMA et la communauté internationale à accompagner le gouvernement dans le soutien aux magistrats et leurs équipes afin qu’ils puissent mener efficacement des enquêtes sur le terrain, en leur assurant les moyens matériels, logistiques et substantiels ainsi que la protection nécessaires pour se rendre dans les sites et localités où se sont produits de possibles infractions.

Un tel accompagnement a pour but de faciliter l’accès à la justice des victimes et d’assurer la protection des populations civiles ainsi que le droit des personnes détenues en relation avec le conflit à une justice équitable et indépendante.

« Lorsqu’un message est envoyé aux auteurs et victimes potentiels que les violations des droits de l’homme ne resteront pas impunies, et que les victimes et témoins seront protégés et traités avec respect, la confiance des citoyens à l’égard des institutions judiciaires et l’État a plus de chances d’être rétablie », a déclaré l’expert de l’ONU.

Au cours de sa visite de dix jours, M. Baldo a rencontré des représentants de haut rang, dont le Ministre de la justice, le Ministre de la réconciliation nationale et du développement des régions du nord, le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, le Ministre du travail et des affaires sociales et humanitaires, et le Ministre de l’éducation nationale.

L’expert indépendant a aussi rencontré le Procureur général, l’état-major général des armées du Mali, la Présidente de la Commission nationale des droits de l’homme, des représentants de la société civile, des leaders religieux, le corps diplomatique et les agences du système des Nations Unies.

Il a également visité des centres de détention à Bamako et a effectué une visite à Gao, dans le nord du pays, et en Mauritanie pour rencontrer des associations de victimes au nord et des réfugiés maliens.

L’expert indépendant présentera un rapport sur la situation des droits de l’homme au Mali le 26 mars 2014 au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

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