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Protéger les investissements canadiens dans des marchés en expansion partout dans le monde crée des e

OTTAWA, Canada, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast, a annoncé aujourd’hui la conclusion des négociations portant sur des accords de promotion et de protection de l’investissement étranger (APIE) avec le Cameroun et la Zambie. Le ministre Fast en a fait l’annonce en compagnie de représentants du Cameroun et de la Zambie au Congrès international, au salon professionnel et au salon des investisseurs de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (ACPE), à Toronto.

« Notre gouvernement contribue à la création d’emplois, à la croissance et à la prospérité au bénéfice des familles de toutes les régions de notre pays en s’assurant que les investissements des entreprises canadiennes à l’étranger sont protégés », a affirmé le ministre Fast.

Un APIE est un traité qui vise à protéger et à promouvoir les investissements canadiens à l’étranger au moyen de dispositions juridiquement contraignantes ainsi qu’à promouvoir les investissements étrangers au Canada. En offrant une protection accrue contre les pratiques discriminatoires et arbitraires et en améliorant la prévisibilité du cadre politique des marchés, un APIE permet aux entreprises d’être plus confiantes au moment de réaliser des investissements. Le Canada a toujours appuyé des pratiques d’investissement solides fondées sur des règles, et ce, au moyen de négociations visant la conclusion d’APIE.

Le Canada pourrait accroître de façon importante ses investissements au Cameroun et en Zambie, en particulier dans les secteurs de l’exploitation minière, pétrolière et gazière, des infrastructures, de l’éducation et de la santé. D’ailleurs, les entreprises canadiennes investissent déjà massivement dans ces deux pays. En 2011, les actifs miniers canadiens au Cameroun s’élevaient à plus de 35 millions de dollars. En Zambie, ils se chiffraient à plus de 6 milliards de dollars, ce qui représente 20 p. 100 de l’ensemble des actifs miniers canadiens en Afrique.

« Ces deux accords sur l’investissement rendront le climat des affaires plus sécuritaire pour les entreprises canadiennes qui cherchent à saisir des débouchés au Cameroun et en Zambie, et prouvent une fois de plus que le plus ambitieux plan de promotion du commerce dans l’histoire de notre pays continue à donner des résultats pour nos entreprises et nos exportateurs », a déclaré le ministre Fast.

Le ministre Fast a fait cette annonce lors de l’événement Franco-Mine organisé par l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole, en marge du congrès de l’ACPE.

Dans le cadre de sa stratégie d’engagement à l’égard de l’Afrique, le Canada a conclu, en plus des APIE avec le Cameroun et la Zambie, des accords de même nature avec le Bénin, Madagascar, le Mali, le Sénégal et la Tanzanie. En outre, il a amorcé des négociations visant la conclusion d’APIE avec le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Tunisie. À l’heure actuelle, le Canada compte 24 APIE en vigueur à l’échelle internationale.

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La Commission européenne débloque une aide humanitaire d’urgence de plus de 585 millions d’ariary (200.000 euros) en faveur des victimes du cyclone Haruna

ANTANANARIVO, Madagascar, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Madagascar est particulièrement exposé aux cyclones. Cette année, le cyclone le plus fort jusqu’à présent, Haruna, a frappé la côte Sud et Sud-Ouest le 22 février faisant 24 morts et touchant plus de 30.000 personnes qui nécessitent une assistance humanitaire directe. Le cyclone a détruit ou endommagé 20% des bâtiments et au moins 10.000 personnes sont actuellement sans abri. Plusieurs parties de la région sont toujours inondées et seulement accessibles par bateau ou voie aérienne.

Afin de fournir une assistance rapide aux victimes de cette catastrophe naturelle, la Commission européenne a débloqué un montant de plus de 585 millions d’ariary (200.000 euros) issus de ses ressources pour l’aide humanitaire, et pourrait encore augmenter son aide. Cet appui répondra aux besoins vitaux pouvant assurer la survie des plus vulnérables, grâce à la fourniture de soins de santé, d’eau, et d’abris. L’aide de la Commission européenne parviendra aux populations les plus affectées par l’intermédiaire de ses partenaires humanitaires travaillant déjà sur le terrain.

En 2012, la Commission européenne a fourni à Madagascar une aide d’urgence d’un montant de 1 million d’euros en réponse aux dégâts causés par le cyclone Giovanna et la tempête tropicale Irina qui avaient causé plus de 100 morts et plus de 300.000 victimes. Madagascar bénéficie également du programme de la Commission européenne pour la prévention des catastrophes naturelles en Afrique australe , connu sous le nom DIPECHO. Depuis 2010, la Commission européenne a consacré 5 millions d’euros de ce programme visant à préparer les populations et les autorités nationales aux futures catastrophes et à l’élaboration d’un système adéquat destiné à réagir à ces dernières.

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Environnement: entrée en vigueur du nouveau règlement sur le bois

KINSHASA, République démocratique du Congo (RDC), 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La nouvelle législation qui entre en vigueur le 3 mars a été élaborée afin de lutter contre le commerce du bois récolté illégalement. Le nouveau règlement de l’Union européenne sur le bois s’appliquera à tous les opérateurs de l’industrie du bois. Il interdit la mise sur le marché de l’UE du bois récolté illégalement, pour essayer de faire face au problème de l’exploitation illégale des forêts à travers le monde. L’exploitation illégale a de graves incidences économiques, environnementales et sociales: elle va de pair avec la déforestation et le changement climatique; elle peut saper les efforts des opérateurs légitimes et mettre en péril leur subsistance; elle peut être également liée à des affrontements pour l’exploitation des terres et des ressources.

Cette nouvelle loi s’applique tant au bois et aux produits dérivés importés qu’à ceux produits au niveau national et concerne un grand éventail de produits, du papier et de la pulpe de bois jusqu’au bois de construction et de revêtement de sol. Elle vise à mettre en place des procédures permettant de limiter le plus possible le risque de commercialisation sur le marché de l’UE de bois récolté illégalement. Elle impose à toute personne qui met pour la première fois sur le marché de l’UE du bois ou des produits dérivés de faire preuve de «diligence raisonnée» pour s’assurer qu’il s’agit de produits d’origine licite. Les commerçants qui achètent ou vendent du bois déjà présent sur le marché doivent tenir un registre adéquat de façon à assurer facilement la traçabilité du bois dont ils font le commerce.

Les opérateurs ont désormais l’obligation de réaliser un exercice de gestion des risques afin de limiter le plus possible la commercialisation sur le marché de l’UE de bois récolté illégalement. Cet exercice comporte trois éléments essentiels:

l’information: l’opérateur doit avoir accès aux informations concernant le bois et les produits dérivés, le pays où le bois a été récolté, la quantité, les coordonnées du fournisseur, ainsi qu’aux informations sur le respect de la législation nationale;

l’évaluation des risques: l’opérateur est tenu d’évaluer les risques d’introduction de bois issu de l’exploitation illégale des forêts dans sa chaîne d’approvisionnement, en se fondant sur les informations précitées et en tenant compte des critères définis dans le règlement;

l’atténuation des risques: lorsque l’évaluation indique que du bois issu de l’exploitation illégale des forêts risque d’être introduit dans la chaîne d’approvisionnement, il est possible d’atténuer ce risque en demandant au fournisseur de communiquer des informations complémentaires et de procéder à des vérifications supplémentaires.

Contexte

L’exploitation clandestine des forêts consiste à récolter du bois en enfreignant les dispositions législatives ou réglementaires du pays dans lequel le bois est récolté. Elle représente une sérieuse menace pour les forêts dans la mesure où elle contribue à la déforestation et à la dégradation des forêts, qui sont responsables de près de 20 % des émissions mondiales de CO2. Ce type d’exploitation menace la biodiversité et nuit à la gestion et au développement durables des forêts, notamment à la viabilité commerciale des opérateurs qui exercent leurs activités conformément à la législation applicable. Elle contribue également à la désertification et à l’érosion des sols et peut accentuer l’impact des phénomènes climatiques extrêmes ainsi que des inondations. Elle a en outre des implications sociales, politiques et économiques qui nuisent souvent aux progrès vers une bonne gouvernance et mettent en péril la subsistance des communautés locales tributaires de la forêt, de même qu’elle peut être liée à des conflits armés. Le nouveau règlement contribuera également de manière économiquement avantageuse aux efforts de l’Union pour atténuer les effets du changement climatique.

Des textes législatifs ayant des objectifs analogues ont été adoptés aux États-Unis et en Australie. L’Union européenne conforte ainsi les efforts entrepris dans le monde pour éliminer l’exploitation clandestine du bois et le commerce associé.

Pour lutter contre l’exploitation clandestine du bois, l’UE articule sa stratégie autour de deux axes en influant à la fois sur la demande – en particulier au moyen du règlement de l’UE sur le bois – et sur l’offre, notamment par des accords bilatéraux conclus avec six pays, grands producteurs de bois — le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Ghana, le Liberia et l’Indonésie. Les accords bilatéraux font partie du plan d’action FLGT (Application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux) et s’articulent autour des accords de partenariat volontaire (APV) entre les pays producteurs de bois et l’UE. Les APV visent à assurer l’origine légale de l’ensemble du bois exporté vers l’UE et à améliorer la gouvernance des forêts dans les pays exportateurs. Ces accords de partenariat volontaire s’attaquent aux causes profondes de l’exploitation illégale du bois, parmi lesquelles figurent la corruption et le manque de clarté sur les droits fonciers. Ces accords reposent sur la législation nationale des pays producteurs de bois et sont négociés, dans le cadre d’un processus pleinement participatif, avec des ONG dans le domaine social et environnemental, des représentants des communautés locales, l’industrie du bois et le gouvernement.

Le bois et les produits dérivés accompagnés d’une autorisation FLEGT (Application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux) ou d’un permis CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) sont considérés comme conformes aux exigences du règlement.

Pour de plus amples informations:

Un nouveau site web multilingue a été créé pour expliquer le règlement et ses conséquences:

http://ec.europa.eu/environment/eutr2013/

Le texte intégral du règlement sur le bois adopté le 20 octobre 2010 par le Parlement européen et le Conseil peut être consulté sur la page web:

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32010R0995:FR:NOT

Pour de plus amples informations sur la législation européenne relative au bois, consulter:

http://ec.europa.eu/environment/forests/timber_regulation.htm

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Otages au Sahel / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Que répondez-vous aux familles de quatre otages au Sahel qui appellent à négocier avec Aqmi?

R – Nous restons pleinement mobilisés pour obtenir la libération de nos compatriotes.

Le président de la République et le ministre des affaires étrangères ont à plusieurs reprises rappelé notre détermination et la nécessité de travailler dans la discrétion, condition de l’efficacité.

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UE/Maroc – Négociations d’un accord de libre échange

PARIS, France, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Q&R- Extrait du point de presse – 4 mars 2013

Q : Le Maroc et l’Union européenne (UE) ont lancé vendredi les négociations pour un Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) à l’occasion de la visite à Rabat du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. La négociation d’un accord pour faciliter les procédures d’octroi des visas pour certaines catégories de personnes, en particulier les étudiants, les chercheurs et les hommes et femmes d’affaires a été également discuté. Comment la France accueille-t-elle le lancement de ces négociations ?

R : Sur votre première question, nous sommes satisfaits de l’annonce du lancement des négociations d’un accord de libre-échange complet et approfondi.

Le Maroc, dont les liens avec l’Union européenne sont solides et anciens, est le premier pays du Sud de la Méditerranée à s’engager dans de telles négociations. Au-delà de l’importance de ses échanges commerciaux avec l’Union européenne, supérieurs à 24 milliards d’euros en 2011, le lancement de ces négociations s’inscrit dans une relation de confiance qui a été confirmée ces dernières années (accord d’association de 1996, reconnaissance en 2008 d’un statut avancé).

La proposition faite par l’Union européenne en 2011 de lancer les négociations de tels accords de libre-échange avec plusieurs pays du voisinage Sud de la Méditerranée fait partie intégrante de la politique européenne de voisinage, en cohérence avec le Partenariat de Deauville. Ces accords constituent des instruments efficaces pour la sécurisation des investissements et le développement des échanges commerciaux. Ils permettront de stimuler la croissance économique et la compétitivité en Méditerranée.

S’agissant de votre deuxième question, la France soutient la mise en place d’un partenariat pour la mobilité avec le Maroc. Nous sommes en effet convaincus qu’il permettra à l’Union européenne et au Maroc de disposer d’un cadre opérationnel pour aborder les problématiques de mobilité et les questions migratoires. Notre objectif doit être de parvenir à un accord équilibré, intégrant à la fois des facilitations de visas pour certaines catégories de personnes et des procédures de réadmission efficaces.

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La BAD et la BIDC signent un accord de don d’assistance technique d’un montant de 950 000 dollars

LOME, Togo, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) et la Banque d’investissement et de développement de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (BIDC) a signé un accord de don de 950 000 dollars pour renforcer les capacités institutionnelles de la BIDC. La cérémonie de signature, qui s’est tenue lors de l’inauguration du bureau national de la BAD au Togo, a été présidé par M. Serge N’Guessan, Représentant résident de la BAD au Togo et par M..Bashir Ifo, Président de la BIDC.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/african-development-bank.jpg

Ce don, octroyé par Le Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA), soutenu par le Gouvernement du Japon, la Banque africaine de développement, la Banque autrichienne de développement et le gouvernement de l’Autriche, financera un programme d’appui institutionnel qui permettra à la BIDC de mettre en œuvre les procédures et la stratégie de ses opérations pour le secteur privé, de renforcer son capital humain et l’amélioration de sa mobilisation des ressources. Ce don est partie d’un programme d’assistance technique finance conjointement avec l’Agence Française de Développement (AFD) qui a octroyé un don de 500.000 EUR à la BIDC en 2011 pour améliorer son cadre de gestion financière et de gestion des risques.

Dans son intervention, M. Bashir Ifo s’est félicité de l’excellente qualité de la coopération entre la BAD et la BIDC et a affirmé que «l’accord de don qui vient d’être signé illustre la vitalité de cette coopération qui permettra à la BIDC de s’engager dans un programme d’activités de renforcement secteur privé dans la région » et il a ajouté « Ce don contribuera à optimiser les capacités de gestion de la BIDC, par lesquelles elle sera en mesure d’être placée à un niveau de performance favorable et durable. »

Dans son allocution, lors de la cérémonie de signature, M. N’Guessan a remercié les Gouvernements et les peuples japonais et autrichien pour leur contribution à stimuler le développement du secteur privé sur le continent. M. N’Guessan a déclaré: « Cette assistance permettra à la BIDC d’améliorer ses capacités institutionnelles afin de répondre efficacement aux défis de développement et de promouvoir le secteur privé dans la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest. Le succès du programme d’assistance technique permettra également d’ouvrir la voie à d’autres interventions en faveur de la BIDC, une institution qui représente pour la BAD un partenaire essentiel dans l’accomplissement de notre mission commune. »

A travers le fonds FAPA, la BAD a initié un vaste programme de renforcement des capacités institutionnelles des institutions financières de développement en appuyant plusieurs banques sous-régionales de développement telles que la Banque ouest africaine de développement (BOAD), La Banque de développement d’Afrique australe et orientale (PTA Bank), La Banque est-africaine de développement (BEAD), la Banque congolaise de l’habitat (BCH) et enfin Shelter Afrique (spécialisée dans le financement de l’habitation en Afrique).

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

A propos du Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA)

Le Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA) est un est un fonds fiduciaire, thématique et multidonateurs qui accorde des dons pour l’assistance technique et le renforcement des capacités pour soutenir la mise en œuvre de la stratégie de développement du secteur privé de la Banque. Le Gouvernement du Japon, la Banque africaine de développement, la Banque autrichienne de développement et le gouvernement de l’Autriche sont les contributeurs au fonds, qui à ce jour a fourni 35 millions de dollars à 42 projets à travers le continent africain. Le portefeuille de FAPA comprend des projets régionaux et nationaux dans des secteurs tels que l’amélioration de l’environnement des affaires, le soutien aux institutions financières, aux infrastructures, au commerce et aux micros, petites et moyennes entreprises. Pour plus d’informations sur FAPA veuillez contacter : FAPA@afdb.org

Contact technique : Aude Apetey Tel: +234 702 599 13 97/ a.apetey@afdb.org

Contact média: Sabrina Hadjadj Aoul Tel : +216 71 10 26 21 / s.hadjadjaoul@afdb.org

Pour plus d’informations sur nos activités, veuillez consulter notre centre media: http://www.afdb.org/en/resources-for/media

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Le «Chaos organisé» dans le secteur de l’exploitation forestière de la RD Congo: une menace aux moyens de subsistance, aux forêts et au commerce

PARIS, France, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le secteur de l’exploitation forestière en République démocratique du Congo (RDC) se trouve dans un état de «chaos organisé», selon un nouveau rapport de Greenpeace Afrique qui décrit en détail la manière dont le gouvernement de la RDC avec ce qu’il appelle sa «bataille contre l’exploitation forestière illégale» est en train de laisser tomber le peuple congolais et de nuire au commerce. Le rapport «Coupez! L’exploitation forestière illégale en République démocratique du Congo – un mauvais scénario » met à nu les effets dévastateurs que l’absence de gouvernance, de l’application des lois et de transparence, peut avoir sur la deuxième plus grande forêt tropicale du monde.

«Les compagnies forestières, y compris des multinationales, bafouent systématiquement la loi congolaise, en toute impunité», a déclaré Irène Wabiwa, Chargé de Campagne Forêts de Greenpeace Afrique. «Beaucoup sont impliqués dans le blanchiment du bois à grande échelle, ce qui prive le gouvernement de recettes fiscales. L’exploitation forestière illégale a un impact direct sur des millions de citoyens congolais qui dépendent des forêts pour leur subsistance».

Compilé sur la base de recherches et de visites de terrain dans la province du Bandundu, le rapport «Coupez!» expose comment, de multiples manières, les sociétés d’exploitation forestière bafouent la loi congolaise. Les compagnies forestières contournent le moratoire sur les nouveau permis d’exploitation industrielle par l’utilisation illégale des permis artisanaux, qui officiellement, ne doivent être utilisés que pour l’exploitation forestière à petite échelle.

Certaines entreprises ont continué leur exploitation après l’annulation de leurs permis, d’autres s’y mettent également sans aucun permis. Lors de la visite à Kinkole, un port près de Kinshasa, Greenpeace Afrique a pu constater que les extrémités des grumes étaient coupées et peintes avec de nouveaux marquages pour dissimuler des activités illégales afin de pouvoir les exporter.

L’absence de systèmes indépendants qui vérifient la légalité de l’exploitation forestière en RDC risque d’entrainer la rupture des échanges commerciaux avec l’Union européenne (UE), le plus grand marché mondial du bois. Hier, 3 Mars, le nouveau Règlement Bois de l’Union Européenne (EUTR) est entré en vigueur. Il interdit la récolte illégale du bois et des produits dérivés négociés sur le marché européen. Le chaos dans le secteur de l’exploitation forestière en RDC rend extrêmement difficile, voire impossible dans les circonstances actuelles, le respect de la nouvelle législation de la part des opérateurs établis dans l’UE qui travaillent avec le bois de la RDC.

«Appliqué de manière stricte par les gouvernements de l’UE, cette nouvelle loi peut favoriser des changements positifs en RDC et contribuer à l’arrêt de la destruction des forêts », a déclaré Danielle Van Oijen, chargé de Campagne Forêt de Greenpeace International.

Il est clair que la transformation du secteur forestier en RDC est nécessaire, pour assurer le développement durable. Cet élément est essentiel pour l’avenir du pays. Pour ce faire, Greenpeace Afrique lance un appel au gouvernement de la RDC pour qu’il renforce le moratoire actuel et annuler tous les permis illégaux actuels, intenter des poursuites contre les contrevenants, publier tous les contrats d’exploitation forestière, renforcer les mesures anti-corruption, et permettre aux communautés de gérer leurs forêts dans leur propre intérêt. Le gouvernement de la RDC doit accorder la priorité aux citoyens.

www.greenpeace.org/africa/Global/africa/publications/forests/Coupez.pdf

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL, PRÉOCCUPÉ PAR LES VIOLENTS AFFRONTEMENTS EN GUINÉE, LANCE UN APPEL AU CALME

NEW YORK, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général est préoccupé par les informations faisant état de violents affrontements en cours en Guinée, à Conakry jeudi. Le Secrétaire général en appel au calme et exhorte les Guinéens à s’abstenir de tout acte susceptible de porter atteinte au processus pacifique et démocratique en cours dans le pays. Il exhorte tous les acteurs politiques à poursuivre la voie du dialogue afin de régler les questions en suspens liées au processus électoral et à créer les conditions pour la tenue d’élections législatives pacifiques et démocratiques.

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Le ministre Baird condamne les atteintes constantes aux droits de la personne au Soudan

OTTAWA, Canada, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre des Affaires étrangères John Baird a fait aujourd’hui la déclaration suivante :

« Le Soudan, un pays dont le bilan au chapitre des droits de la personne est effroyable, vient d’atteindre de nouveaux sommets de cruauté après avoir infligé des amputations à une personne trouvée coupable d’un délit criminel.

« Le Canada estime que les sentences de ce genre, une manifestation barbare de la sharia, constituent des châtiments cruels et inhumains qui sont en contradiction absolue avec les normes internationales.

« Le Soudan a récemment forcé la fermeture de plusieurs organisations de la société civile, il continue d’emprisonner des opposants politiques et il cible en particulier les chrétiens du pays.

« Nous exhortons les autorités de Khartoum à respecter les droits de leur peuple, à cesser d’intimider la société civile et leurs opposants politiques, et à mettre fin aux bombardements à l’aveugle des civils, notamment dans les régions du Kordofan du Sud, du Nil Bleu et du Darfour. »

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France / Mali / Mort d’un soldat

PARIS, France, 4 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Président de la République a appris avec une grande tristesse la mort au combat hier soir dans le nord du Mali d’un soldat du 1° régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers.

Le chef de l’Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat.

Il adresse à sa famille et à ses proches ses condoléances attristées et s’associe pleinement à leur douleur.

Il salue avec émotion le courage et l’ardeur des forces françaises engagées dans le combat contre les groupes armés terroristes pour restaurer la pleine souveraineté du Mali, aux côtés des forces armées maliennes et des contingents africains.

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