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Mali / France / Extrait du point de presse

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Q&R- Extrait du point de presse – 16 janvier 2013

Q – Etes-vous préoccupé par les risques de violations des droits de l’homme au Mali et plus précisément par les représailles éventuelles de l’armée malienne contre les populations touareg ou arabes du Nord, comme le craignent les ONG ?

Y a-t-il eu des arrestations et qui contrôle la situation des prisonniers ?

Une précision également : la réunion avec les ONG au Quai d’Orsay sur la situation humanitaire a-t-elle lieu ce jour comme annoncé lors du briefing hier, ou jeudi comme l’a corrigé le porte-parole adjoint en soirée et avez-vous une date à présent sur la réception des ONG à Bamako par l’ambassadeur Rouyer ?

R – La protection des droits de l’Homme, la protection des civils et la lutte contre l’impunité constituent des priorités de l’action extérieure de la France. Elle fera tout pour que les atteintes aux droits de l’Homme cessent dans l’ensemble du Mali et qu’aucun acte de représailles n’ait lieu.

Nous avons notamment œuvré au sein du Conseil de Sécurité et du Conseil des droits de l’Homme pour que la communauté internationale reste entièrement mobilisée. La France a veillé à une pleine prise en compte de cette question au sein de la résolution 2085 autorisant le déploiement d’une force internationale au Mali, en particulier en ce qui concerne le recrutement d’enfants soldats et les atteintes aux droits des femmes.

Cette résolution rappelle la responsabilité première des autorités maliennes, qui ont un devoir d’exemplarité en matière de protection des populations civiles. Elle prévoit en outre la mise en place d’un mécanisme de suivi du respect du droit international humanitaire et des droits de l’Homme, avec la remise de rapports périodiques. La France soutient également la saisine par le Mali de la Cour pénale internationale pour enquêter sur les crimes de guerres.

Sur votre deuxième question, nous vous invitons à consulter le ministère de la Défense.

La rencontre avec les ONG, consacrée à la situation humanitaire au Mali, se tiendra le 17 janvier au Centre de crise du ministère des Affaires étrangères. Notre Ambassadeur à Bamako, M. Christian Rouyer, doit recevoir aujourd’hui les ONG présentes au Mali, notamment pour leur transmettre des consignes de vigilance et de sécurité.

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Mali / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Sur la visite de Mme Williams, va-t-il être question de la situation au Mali, puisque les femmes en situation de conflit c’est typiquement le sujet ?

Plus généralement par rapport à l’intervention actuelle, va-t-il y avoir une réunion au centre de crise avec les ONG, la FIDH, toutes ces ONG qui s’occupent des droits de l’homme pour qu’il y ait un processus pour surveiller la violation des droits de l’homme ?

R – Sur l’entretien, je vous propose d’en faire un debriefing une fois qu’il aura eu lieu car je ne peux pas préjuger des sujets qui y seront abordés. L’entretien est prévu de longue date pour parler de ce que fait Mme Williams dans trois pays : le Libéria, la RDC et le Soudan mais il est possible que soit évoquée la situation au Mali puisqu’elle est d’actualité très immédiate.

Sur la situation de manière plus générale, pas seulement des femmes d’ailleurs, mais sur la situation humanitaire pour utiliser un terme générique, nous avons prévu de tenir une réunion avec les principales ONG, demain à Paris au centre de crise. D’autre part, notre ambassadeur, Christian Rouyer, sur place à Bamako, réunira également les principales ONG.

Q – Peux-t-on avoir des précisions sur la chronologie définie par Laurent Fabius dimanche ? Qui va prendre le relais des forces françaises, est-ce que ce sera en premier lieu les forces maliennes, les forces de MISMA, CEDEAO ou en fait un mélange des deux ?Est-ce qu’on parle toujours de quelques semaines ?

Laurent Fabius a dit aujourd’hui qu’une assistance pouvait être apportées par des Nations du Golfe, peux-ton avoir des précisions, car on parle d’assistance sur le plan militaire ou peut-être humanitaire plus tard, ou sous la forme d’une médiation politique dans un avenir plus lointain ?

R – Tout d’abord une remarque générale sur les objectifs de l’opération française, parce que cela a un lien très direct avec la première question que vous posez et sur celle du relais ensuite.

Les objectifs ont été rappelés par Laurent Fabius hier soir. Ils sont au nombre de quatre. Il y a un premier objectif immédiat qui est de stopper l’avancée des groupes terroristes, du nord vers le sud en direction de Bamako. Il y a un deuxième objectif qui est de sauver l’Etat Malien et lui permettre de recouvrer son intégrité territoriale et sa souveraineté. Il y a un troisième objectif qui est de préparer le déploiement des troupes africaines. Il y a un quatrième objectif enfin : assurer la sécurité des ressortissants français, il y en a à peu près 6000 installés au Mali.

La priorité pour nous, et notre représentant permanent auprès des nations Unies l’a rappelé hier soir à la sortie de la réunion que nous avions demandée du Conseil de Sécurité, – la priorité absolue pour nous, c’est de passer la main à la force africaine, la MISMA, le plus vite possible, conformément à la troisième des résolutions adoptées par le Conseil, la 2085 en date du 20 décembre. Dans cette perspective, dès hier, le général nigérian qui va commander la MISMA, était à Bamako avec son adjoint nigérien. Une réunion des chefs d’état major de la CEDEAO se tient aujourd’hui à Bamako et un sommet de la CEDEAO se tiendra le 19 janvier à Abidjan, ces deux réunions étant très clairement organisées pour permettre le déploiement de cette force dans les meilleurs et les plus brefs délais.

Vous aurez observé également que d’ores et déjà un certain nombre de pays africains ont annoncé de manière officielle, les contingents qu’ils étaient prêts à déployer : le Niger, le Burkina-Faso, le Togo et le Sénégal à hauteur d’une compagnie, c’est-à-dire 500 hommes chacun, le Bénin à hauteur de 300 hommes, le Nigéria à hauteur de 600 hommes. D’autres pays réfléchissent, ont manifesté une disposition de principe mais n’ont pas encore annoncé de chiffre. Hors CEDEAO, je pense par exemple au Tchad.

Notre objectif est bien d’accélérer la mise en œuvre de la résolution 2085 du Conseil de sécurité.

Q – Pouvez- vous donner un échéancier de l’arrivée des forces africaines ?

R – Le président de la République a dit une grosse semaine. Ils ne vont pas tous se déployer le même jour. On a notamment des questions de transport et de logistique à régler. L’idée est d’avoir très vite, sinon tous ces contingents, du moins le plus grand nombre d’entre eux, présents sur le terrain au Mali.

Il y aura également tout un volet autour des forces armées maliennes puisque cette opération africaine vient à l’appui des forces armées maliennes. Ces dernières bénéficieront, comme c’était prévu, mais certainement sur un calendrier lui aussi accéléré, du soutien, de la formation et du conseil de l’opération décidée par l’Union européenne. C’est un des objectifs de la réunion extraordinaire du conseil, convoqué jeudi à la demande de la France, non-seulement d’informer nos partenaires européens, qui soutiennent tous l’action française, mais aussi de voir comment on peut accélérer les choses pour ce qui concerne cette opération, dont la France est nation-cadre.

Concernant les pays du Golfe, au nombre des sujets qui vont être discutés par le Président de la République, accompagné par le ministre des Affaires étrangères, à Abou Dabi aujourd’hui et à Dubaï demain, il y aura notamment le Mali et ce que peuvent faire ces pays pour aider le Mali. Je ne veux pas préjuger des discutions qui sont en cours sur place, mais cette aide peut prendre différentes formes. Toute aide est bien évidemment la bienvenue.

Q – Avez-vous déjà capturé des Islamistes ou des rebelles ? Quel statut auront ces gens capturés ? Va-t-on les présenter à la justice, comme des terroristes ? Auront-t-ils des statuts de non-combattants avec les conséquences constatées aux Etats-Unis avec Guantanamo ? Les chiffres correspondent à peu près au chiffrage de la force qui devait être déployé dans quelques mois, l’a-t-on accéléré ?

R – De manière générale, pour tout ce qui concerne le déroulement au jour le jour des opérations, je vous renvoie à la Défense et notamment au porte-parole de l’état-major, le Colonel Burkhard. Le ministre de la Défense fait en outre des points réguliers. Il en fait un aujourd’hui en fin d’après-midi.

Concernant le statut des prisonniers, votre question reste très hypothétique pour l’instant. Il y a cependant des précédents, tel que le précédent somalien, sur lequel nous avions eu de très longues discussions.

S’agissant de votre troisième question, notre objectif est en effet très clairement d’accélérer le déploiement.

Q – Vous dites que jeudi a lieu, à la demande de la France, une réunion du Conseil affaires étrangères ? Une opération européenne EUTM va être mise en place ?

R – Nous cherchons à revenir le plus vite possible dans les cadres prévus avant l’intervention française, à la fois sur le volet décidé par le Conseil de sécurité et également sur le deuxième volet, européen celui-là, avec une décision du Conseil affaires étrangères à Bruxelles.

Q – A ce jour, on a trois opérations, MISMA, EUTM, Serval ?

R – Exact.

Q – Dans la mission EUTM, on n’est plus dans le training parce qu’on ne peut pas former des soldats maliens à une vitesse suffisante pour qu’ils soient opérationnels en une semaine. Vont-ils donc changer le nom ou l’idée, car on garde les chiffres de l’ancien EUTM mais on n’est plus dans du TM?

R – Il reste un besoin de formation des forces armées maliennes.

Q – Les Africains de MISMA ne sont donc pas là pour former, ils sont là pour se battre et ceux de l’Europe sont là pour former ?

R – Il y a des forces armées maliennes qui se battent en ce moment avec le soutien des Français. Ca ne signifie pas pour autant qu’il ne faille pas former l’armée malienne. Toutes les unités maliennes ne sont certainement pas en état de combattre.

Q – Vous disiez que la France est la Nation-cadre de quelle opération ?

R – EUTM.

Q – Donc Serval et nation-cadre EUTM c’est nous ?

R – Oui. C’était décidé ainsi avant le déclenchement de l’opération Serval.

Q – Est-il définitivement exclu qu’il y ait des éléments européens sur le terrain ? L’aide européenne s’inscrit-elle dans la logistique uniquement ou bien solliciterez-vous, lors de la réunion de jeudi, les Européens pour envoyer des forces sur le terrain ?

R – Pour l’instant, un certain nombre d’offres a d’ores et déjà été officiellement annoncé, par les Britanniques, les Danois, les Belges. Il s’agit pour l’instant d’aide logistique et de transport. Les Allemands n’ont pas encore précisé la nature de leur offre, logistique ou médicale. Hors Europe, il y a aussi les Américains et les Canadiens.

Q – Allez-vous solliciter vos partenaires pour une aide, une présence sur le terrain ?

R – Toute aide est la bienvenue. Ensuite, il revient à chaque pays souverainement de prendre sa décision. Ca peut aller du soutien politique, qui est important et unanime, jusqu’à un engagement sur le terrain. Je dis ce qui est annoncé, confirmé, précisé. On verra ensuite.

Q – Il y a eu un chamboulement de l’échéancier n’est-ce pas ?

R – Bien sûr. Notre objectif est l’accélération des calendriers tels qu’ils avaient été envisagés et décidés sur les deux volets, à la fois le volet Nations unies, 20 décembre, avec l’adoption de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité, et sur le volet Union européenne, via les conclusions prises aussi en décembre par le Conseil affaires étrangères.

Q –N’êtes-vous pas agacé, on vous appelle pour faire le sale boulot au Mali ? Vous engagez des moyens militaires.

R – On ne fait pas le sale boulot, on fait au contraire un boulot très noble. Lorsque le président de la République prend la décision d’intervenir, il la prend pour répondre à une demande du Président malien, qui est un véritable appel au secours. Si le Président avait décidé de ne pas réserver une suite favorable à cette demande, c’est tout le Mali qui devenait un Etat terroriste.

Pour reprendre les termes employés par le ministre des Affaires étrangères, « c’est l’honneur de la France que d’avoir répondu à cet appel au secours ».

Q – Inaudible

R – L’opération était urgente et nécessaire. Personne ne conteste, lorsqu’on regarde les discussions qui ont lieu au Conseil de sécurité hier, la légalité de l’intervention française. Nous agissons en conformité avec la Charte des Nations unies, en cohérence avec les résolutions du Conseil de sécurité, en réponse à une demande malienne.

Ce débat est un peu étrange. Que n’aurait-on dit si le président de la République avait refusé l’intervention alors que le président Traoré la lui demandait ? Nous aurions eu un Etat terroriste installé à quelques heures d’avion de Paris, menaçant toute la région, l’Europe et la France. Pour le dire encore autrement, on aurait eu la guerre de toute façon et le déshonneur en plus.

Q – Inaudible

R – Autre sujet, puisque vous y faites référence : le financement. Là aussi nous aurons des discussions avec nos partenaires européens, discussions que nous avions déjà commencées en décembre dernier. Il y aura, autre rendez-vous très important, une conférence des donateurs pour le Mali avec la mise en place d’un fonds fiduciaire qui gérera les contributions bilatérales. Nous souhaitons que cette conférence des donateurs pour le Mali se tienne rapidement, par exemple en marge des prochaines réunions de l’Union africaine fin janvier, avec une ministérielle les 24-25 et un sommet des chefs d’Etat les 27 et 28, à Addis Abeba.

Q – L’OTAN n’est pas du tout sollicitée. Si on a les USA et le Canada, il ne manque plus que la Turquie et tous les membres de l’OTAN sont dans le bain. Est-ce que l’OTAN est sollicitée ? Ou est-ce que c’est « strictement une opération française », je cite M. Le Drian ?

R – Non l’OTAN n’est pas sollicitée.

Q – Donc pas de scénario Libye.

R – Il faut toujours se méfier de ce genre de rapprochement. On est dans un cadre juridique très clair : c’est l’article 51 de la Charte, ce sont les résolutions du Conseil de sécurité et la demande malienne. Les dispositifs étaient en place dans les résolutions du Conseil de sécurité et les conclusions du Conseil Affaires étrangères. Ce qu’il faut maintenant, c’est accélérer la mise en œuvre de ces décisions. Le cadre est bien fixé.

Q – Une question au sujet des contingents des pays africains qui voyageraient vers le Mali. Vous aviez dit le plus vite possible. Qu’est-ce qu’on devrait attendre ? Est-ce une question de jours, de semaines, la semaine prochaine ? Quel est le nombre de troupes françaises qui sont au Mali et est-ce qu’on est en train d’en envoyer encore ? Au sujet des combats à Diabali, est-ce que l’armée française est en train d’agir dans cette zone ?

R – Pour répondre à votre première question, c’est une question de jours. Mais nous n’aurons pas tous les contingents au même moment déployés au Mali.

Q – On devrait commencer à les voir arriver la semaine prochaine ? A la fin de cette semaine ?

R – Le plus vite possible et on compte en jours. Le président a dit une grosse semaine il me semble. Pour ce qui concerne le nombre des troupes, de même que la situation à Diabali, interrogez mon homologue à la Défense.

Q – Sur l’aide européenne, vous avez dit que toute aide était la bienvenue jusqu’à un engagement sur le terrain. Cela veut dire un engagement des troupes combattantes sur le terrain ? Vous le souhaiteriez ? C’est pour préciser la question de mon collègue.

R –La France met les moyens qui sont nécessaires pour remplir la mission qui a été fixée par le président de la République à la demande du président malien. L’objectif ensuite est de basculer le plus vite possible vers les dispositifs qui étaient prévus. C’est à chaque pays souverainement de prendre sa décision. Si l’Allemagne décide qu’elle peut envoyer des moyens médicaux, elle les enverra. Si tel autre pays estime qu’il peut envoyer des avions, notamment de transport, très bien.

Q – Est-ce que la France n’a pas peur de se retrouver dans la même situation que les Américains en Afghanistan, sachant que cette armé malienne que vous prétendez former n’est pas très bien préparée, la former au moment d’un conflit avec des djihadistes, cela doit être très dur. Commet se présentera le scénario après ? L’image de la France comme un pays qui intervient en Afrique, surtout quand le président Hollande avait dit ne plus jamais le faire ?

R – Je rappelle concernant les délais que notre objectif est de passer le relais le plus vite possible aux dispositifs, aux forces dont le déploiement avait été décidé au mois de décembre. Nous resterons le temps nécessaire, mais pas plus que le temps nécessaire.

S’agissant de votre deuxième question, nous sommes intervenus à la demande d’un pays ami, demande faite par une autorité légitime, le président Traoré, en conformité avec la Charte des Nations unies et en cohérence avec les décisions prises unanimement par le Conseil de sécurité, premièrement. Deuxièmement, quand on parlait de « Françafrique », puisque c’est à cela que vous faites référence, cela visait des interventions motivées par d’autres raisons que l’intérêt général. La France n’a pas d’autre intérêt au Mali que de venir au secours d’un Etat menacé dans son existence-même. Il n’y a pas d’intérêt économique français au Mali. C’est tout l’inverse de la « Françafrique ».

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Libye / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – En Lybie, on voit de plus en plus de violences, des attentats régulièrement, y compris à Bengazi hier où il y a eu des attentats et aussi les déclarations hier du premier ministre qui a dit qu’il allait imposer par la force l’ordre en Lybie, je ne sais pas s’il en est capable. A –t-il demandé l’aide de la France, pas nécessairement matérielle mais stratégique ou politique pour faire cela ?

Il y a eu un jugement en cour d’appel ce matin, concernant la société Amesys, avez-vous un commentaire, sachant que 5 libyens ont porté plainte contre cette société ?

R – Il n’y a pas eu à ma connaissance de demande libyenne. De manière générale sur la situation de sécurité en Libye, vous savez que c’est un sujet qu’avait abordé Laurent Fabius lorsqu’il s’était rendu dans ce pays. Dans le processus de constitution d’un Etat de droit, la sécurité est un enjeu essentiel dans sa dimension intérieure mais aussi pour tout ce qui concerne la sécurité des frontières.

Nous discutons actuellement avec nos partenaires européens de ce que nous pourrions faire dans ce domaine pour aider les Libyens, étant entendu qu’après plus de quarante ans de dictature, on ne peut pas du jour au lendemain mettre sur pied un Etat qui à la fois garantisse parfaitement la sécurité des populations et de l’Etat vis-à-vis de l’extérieur, tout en respectant parfaitement les normes qui sont pour nous fondamentales, c’est-à-dire les droits de l’homme et les droits fondamentaux.

Nous réfléchissons à organiser une conférence qui réunirait nos principaux partenaires à Paris sur ces sujets afin d’aider les autorités libyennes. Pour être tout à fait clair, nous condamnons toute forme de violence et rappelons notre attachement au strict respect des principes que je viens de mentionner et nous sommes prêts à aider la Libye à les mettre en oeuvre.

Concernant la société Amesys, il y a une procédure judiciaire en cours et je n’ai pas de commentaire à faire.

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Herakles Farms Lance de Nouveaux Programmes pour Répondre aux Besoins Sociaux et de Santé des Communautés

YAOUNDE, Cameroun, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Pendant la période des vacances, Herakles Farms (http://www.heraklesfarms.com), une entreprise agricole basée à New York et qui opère au Ghana et au Cameroun (également connu sous le nom SG-SOC), a fait don de produits alimentaires à 1 700 familles dans 38 villages de la sous-division Nguti à Kupe-Muanenguba, Mundemba et Toko de Ndian. Au total, 11 tonnes de riz et 10 tonnes de poisson ont été distribuées à plus de 8 000 habitants des régions de Nguti, Mundemba et Toko.

Logo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/herakles-farms-1.jpg

Ce programme alimentaire était le premier du genre dans ces villages et n’est qu’un des programmes sociaux diversifiés qu’organise Herakles Farms pour soutenir les communautés dans les régions de développement de ses projets. « Les vacances sont une période de pression particulièrement intense sur la faune locale parce que la chasse s’intensifie pour nourrir les familles. Cette année, nous espérons que ces dons permettront de réduire cette pression », déclare Bruce Wrobel, Directeur général d’Herakles Farms. Au cours des prochaines années, Herakles Farms prévoit de développer une gamme plus étendue de programmes à plus long terme, incluant le développement des capacités dans les petites exploitations agricoles et les élevages, pour améliorer et élargir les possibilités de revenus et les sources de protéines. Ces programmes visent à améliorer les moyens de subsistance et à réduire le braconnage des espèces menacées.

« Nous connaissons les difficultés que rencontrent de nombreuses familles pour se nourrir » explique Dr. Blessed Okole, Vice-président senior d’Herakles Farms, responsable du planning stratégique et de l’exploitation, qui a organisé la campagne de distribution cette année. « Nous avons pensé qu’il était important que, dans les villages concernés par nos activités, chaque famille puisse profiter d’un bon repas pendant les vacances ».

Les villageois ont été nombreux à exprimer leur reconnaissance envers le programme et la présence d’Herakles Farms dans la communauté. « Nous sommes très heureux d’avoir reçu un tel cadeau », a déclaré Wangoe Philip, chef du village Fabe, dans la sous-division de Mundemba. « Nous sommes très reconnaissants. Toutes les familles remercient Herakles Farms ».

Outre le programme alimentaire, Herakles Farms a fourni chaque nuit de l’électricité à l’hôpital St. John of God de Nguti de 18 heures à 6h30. Grâce au soutien d’Herakles Farms, l’hôpital a pu améliorer ses services et sauver des vies en prenant en charge des urgences, des accouchements et d’autres services de nuit, qui nécessitent une alimentation électrique ininterrompue. L’hôpital a également pu réduire les coûts du générateur utilisé chaque nuit.

« Nous sommes extrêmement reconnaissants pour l’immense soutien qu’Herakles Farms apporte à notre hôpital, et les nombreux services reçus », a déclaré Rév. Br. Gregorio Matim, St. John of God Hospital Nguti. « Nous nous engageons à soutenir tous leurs projets et leur développement dans notre village et dans la région de Nguti ».

« Ces efforts font partie de notre engagement durable à développer des programmes sociaux et la collaboration avec les communautés locales », explique Bruce Wrobel, DG d’Herakles Farms.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Herakles Farms.

Contact :

Herakles Farms

publicrelations@heraklesfarms.com

À propos de Herakles Farms

Créée en 2009, Herakles Farms (http://www.heraklesfarms.com) est une entreprise agricole centrée sur l’identification et la mise en œuvre de solutions capables de résoudre les importantes questions de sécurité alimentaire en Afrique. L’historique de son équipe de direction démontre une longue expérience dans le développement de projets durables pour la société et l’environnement et qui ont soutenu des progrès économiques dans des pays les moins développés d’Afrique. Les réalisations de Herakles Farms ont été récompensées par de nombreux prix. Herakles Farms applique les principes Équateur et les normes Performance de l’International Finance Corporation (IFC). http://www.heraklesfarms.com

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FRUIT LOGISTICA 2013 vous invite à partager son succès !Du 6 au 8 février 2013 à Berlin en Allemagne

BERLIN, Gemany, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — FRUIT LOGISTICA (http://www.fruitlogistica.de/en) est le principal salon du négoce international de l’industrie des fruits et légumes frais. Les fruits et légumes frais non-traités, les produits prêts à consommer frais, les fruits secs, les noix, les herbes et épices, les produits biologiques, et les fleurs et plantes en pot en libre service sont tous exposés à FRUIT LOGISTICA. Ce salon commercial couvre chaque segment de la chaîne logistique internationale des fruits et légumes, de la production, la distribution et le marketing jusqu’au point de vente, y compris les acteurs internationaux et les petites et moyennes entreprises fournisseurs du monde entier.

Logo Fairpros: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/fairpros.jpg

Logo FRUIT LOGISTICA 2013: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/fruitlogistica.jpg

Chaque année, FRUIT LOGISTICA se déroule en février à Berlin en Allemagne. L’an dernier, 2 537 exposants venus de 84 pays, notamment 13(1) pays africains sub-sahariens, ont présenté leurs produits à quelques 56 000 visiteurs professionnels issus de 139 pays. Grâce à une croissance étonnante ces dernières années, FRUIT LOGISTICA est devenu le salon le plus important du secteur des fruits et légumes frais. Pour les visiteurs et les exposants, il représente une excellente plate-forme pour faire des affaires et connaître les dernières tendances de l’industrie des produits frais. Vous trouverez des informations supplémentaires sur ce salon commercial sur les sites Web de FRUITS LOGISTICA : http://www.fruitlogistica.de/en.

En 2007, FRUIT LOGISTICA a fait profiter le marché asiatique de son expérience avec ASIAN FRUIT LOGISTICA. En 6 ans, ce salon est devenu l’exposition majeure du secteur international des fruits et légumes frais en Asie. ASIA FRUIT LOGISTICA 2013 a lieu au Asia World-Expo de Hong-Kong du 4 au 6 septembre 2013. Vous trouverez des renseignements sur l’inscription des exposants et le salon commercial sur le site Web d’ASIA FRUIT LOGISTICA : www.asiafruitlogistica.com/en/.

Fairpros est le représentant officiel de Messe Berlin et FRUIT LOGISTICA dans votre pays et propose plusieurs services pour faciliter votre séjour. Pour connaître les offres actuelles ou poser des questions sur FRUIT LOGISTICA ou tout autre événement de Messe Berlin, veuillez contacter M. Hauke Plambeck, Directeur général de Fairpros à info@fairpros.com.

(1) Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Kenya, Madagascar, Mali, Maurice, Mozambique, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud et Soudan.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Fairpros.

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Perspectives Economiques Mondiales en Afrique sub-saharienne (Janvier 2013):

WASHINGTON, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Vue d’ensemble : La croissance du PIB en Afrique sub-saharienne est restée robuste à 4,6 pourcent en 2012, malgré le ralentissement de l’économie mondiale. Qui plus est, exception faite de l’économie la plus importante et la plus intégrée à l’international, l’Afrique du Sud, la croissance du PIB de la région a été forte à 5,8 pourcent en 2012, avec un tiers des pays de la région croissant à au moins 6%.

Une demande locale robuste, des prix de matières premières durablement élevés, des volumes d’exportation en croissance (du fait de flux d’investissement accrus dans le secteur des ressources naturelles ces dernières années), ont soutenu la croissance en 2012. Cependant, en plus du frein représenté par une économie mondiale affaiblie, des facteurs locaux, y compris un resserrement antérieur des politiques monétaires (Kenya et Ouganda), des conflits sociaux prolongés (Afrique du Sud) et des troubles politiques (Mali et Guinée Bissau) ont affaibli la croissance dans plusieurs pays de la région.

L’activité économique était similairement diversifiée dans la région Reflétant des prix de matières premières qui restent élevés et des perspectives de croissance relativement robustes pour la région, les flux nets de capitaux ont augmenté de 3,3 pourcent, atteignant un record de $54.5 milliards en 2012. Une bonne partie de l’accroissement des flux nets de capitaux est sous la forme de flux d’investissements étrangers directs vers la région, qui sont passés à $37,7 milliards en 2012, partant de $35,7 milliards en 2011, en dépit du déclin général de 6,6 pourcent des flux d’investissements directs étrangers vers l’ensemble des pays en développement en 2012. Les exportations ont crû rapidement au cours de la première moitié de l’année, cependant qu’une décélération abrupte des exportations de matières premières industrielles et de pétrole a eu lieu au troisième trimestre. Le tourisme, un moteur important de la croissance dans la région, est resté robuste avec des arrivées de touristes élevées dans de nombreuses destinations populaires, y compris en Afrique du Su, à Maurice, au Sierra Leone, à Madagascar et au Cap Vert.

Perspectives : Les perspectives de croissance à moyen terme restent bonnes et devraient être soutenues par une reprise de l’économie mondiale, des prix de matières premières qui restent élevés et un investissement accru. Depuis 2000, l’investissement dans la région a augmenté de manière continue depuis 15,9 pourcent du PIB à plus de 22 pourcent du PIB en 2012. Ceci devrait se poursuivre, surtout du fait qu’un nombre croissant des économies de la région sont capables de puiser dans les marchés internationaux de capitaux afin d’aider à réduire des contraintes infrastructurelles pénalisantes (en 2012 la Zambie a émis sa première obligation internationale, un emprunt de $750 millions en euros, qui a été sursouscrit 15 fois). De plus, la croissance continue des volumes d’exportation de plusieurs pays qui ont découvert des gisements de minerais ces dernières années (Ghana, Kenya, Mozambique, Niger, Sierra Leone, Tanzanie, et Ouganda) devrait gonfler les perspectives de croissance. Dans l’ensemble, la région est projetée en croissance à son niveau d’avant la crise de 5 pourcent en moyenne sur la période 2013-15 (4,9 pourcent en 2013, se renforçant progressivement à 5,2 pourcent en 2015). Hors Afrique du Sud, la croissance moyenne de la région sera de 6% sur la période 2013-15.

Risques et vulnérabilités: Les risques affectant les perspectives restent orientés vers le bas, avec une croissance plus faible en Chine et une consolidation budgétaire en cours dans la zone Euro et aux Etats Unis qui pourraient potentiellement faire dérailler les perspectives de croissance de la région. En outre plusieurs préoccupations locales pourraient freiner la croissance dans la région.

Crise de la dette de la zone Euro. Malgré que le pire semble être passé, si un resserrement brutal du crédit frappe certaines des plus grandes économies en difficulté de la zone Euro, la croissance du PIB dans la région pourrait baisser d’un point de pourcentage.

Faiblesse de l’économie des E-U. La paralysie de la politique budgétaire aux Etats-Unis pourrait restreindre la croissance dans la région d’au moins 0,9 points de pourcentage en 2013.

Investissement chinois. Avec une demande chinoise qui représente quelque 50 pourcent de nombreux minerais exportés d’Afrique, un recul désordonné des niveaux d’investissement chinois élevés pourrait mener à une détérioration des comptes courants et des équilibres budgétaires ainsi qu’à des coupes dans les perspectives de croissance de la région.

Facteurs locaux. Plusieurs préoccupations locales, comme l’instabilité politique, des conflits sociaux prolongés et de mauvaises conditions climatiques, pourraient miner la croissance dans quelques pays de la région.

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MALI : L’ACTION HUMANITAIRE ENTRAVEE, LE NORD FRAGILISE

PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Alors que le conflit au Mali entre dans une nouvelle phase, Action contre la Faim a dû suspendre temporairement ses programmes dans la région de Gao. ACF s’inquiète des conséquences des affrontements sur la population déjà fragilisée non seulement pour le centre du pays où les combats ont lieu, mais également dans le nord, qui se trouve encore plus isolé, et auprès des populations déplacées dans les pays voisins.

La nouvelle phase du conflit qui sévit aujourd’hui au Mali aggrave une situation déjà précaire dans le pays et entrave l’action humanitaire. Action contre la Faim, si elle poursuit ses interventions dans le centre du pays (Kayes, Koulikoro et Bamako) a dû interrompre temporairement, pour des raisons de sécurité, ses programmes dans la région de Gao, qu’elle entend reprendre aussi tôt que possible. Il s’agit notamment du traitement d’enfants sous-nutris dans l’hôpital de référence de Gao et les centres de santé des cercles d’Ansongo, Bourem et Gao.

ACF insiste sur l’importance de laisser l’action humanitaire se poursuivre afin de répondre aux besoins des plus vulnérables, tout en rappelant les principes de neutralité (politique, religieuse) qui sont au coeur de son mandat.

« Ne pas oublier le Nord »

Alors que l’intérêt de la communauté internationale se porte vers le centre du pays, où ont lieu les affrontements ouverts, Action contre la Faim alerte également sur les risques que la situation fait peser également sur le nord du pays. « C’est par le centre que transitent une partie des denrées alimentaires et les liquidités destinées aux régions du Nord du pays, explique Franck Vannetelle, directeur pays d’ACF au Mali. Depuis la fermeture de la frontière Algérienne et le blocage des voies de communication terrestres du centre du Mali, la región Nord est pratiquement enclavée ».

Depuis le début du conflit, les déplacements de population ont augmenté faisant craindre une détérioration de la situation pour les déplacés et les populations hôtes. « Pendant les semaines à venir, ACF sera très attentif aux flux de réfugiés et déplacés; nos équipes effectuent notamment un suivi des déplacements du nord-est du Mali vers la Mauritanie, » témoigne Vincent Stehli, directeur des opérations à Action contre la Faim.

Réfugiés

Selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies, le nombre de réfugiés chassés par le conflit au Mali avoisine les 150.000 personnes dans les pays voisins, et le nombre de déplacés dans le pays est proche de 230.000 selon le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Action contre la Faim étudie un plan de contingence régional pour répondre de manière plus globale aux conséquences du conflit.

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Mali : Oxfam appelle à assurer la protection des civils et à permettre la réponse aux besoins humanitaires alors que le conflit s’intensifie.

PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Oxfam est vivement préoccupée par les conséquences que pourraient avoir l’intensification des combats au Mali, et demande que des observateurs de l’ONU y soient déployés de toute urgence. Les affrontements pourraient en effet aggraver les restrictions qui affectent déjà l’accès humanitaire, mais aussi accroître considérablement les besoins humanitaires des populations dans le pays et dans les Etats voisins.

Oxfam appelle toutes les forces militaires présentes dans le pays, dont les armées malienne et française engagées dans des combats contre des groupes armés dans le nord du Mali, ainsi que les troupes régionales qui y seront déployées dans le futur, à respecter les droits de l’Homme et le droit international humanitaire. Cela nécessite de prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire les dommages infligés aux civils, comme souligné dans la résolution 2085 du Conseil de Sécurité adoptée en décembre 2012.

Selon Nicolas Vercken, d’Oxfam France, « toutes les forces militaires en présence doivent garantir la sécurité des populations civiles et assurer la capacité des acteurs humanitaires à fournir de l’aide, ainsi que la capacité des civils à recevoir cette assistance. »

« Nous demandons à toutes les forces, y compris l’armée française, de prendre toutes les précautions possibles pour assurer que les opérations n’infligent pas de maux supplémentaires à une population civile qui se trouve déjà en situation de détresse, en particulier les femmes et les enfants. »

« Les combats récents ont déjà causé le déplacement de 30 000 personnes, qui viennent s’ajouter aux 345 000 Maliens déjà déplacés au cours de l’année passée. De nouveaux combats provoqueront inévitablement une augmentation de ces chiffres, et la communauté internationale ne peut pas faire comme si de rien n’était. »

En adoptant la résolution 2085 en décembre, le Conseil de Sécurité de l’ONU a autorisé le déploiement d’une mission internationale de soutien au Mali dirigée par des pays africains, avec l’obligation pour toutes les parties de s’engager à respecter le droit international humanitaire et les droits de l’Homme, et à prendre les mesures appropriés pour réduire l’impact des actions militaires sur la population civile.

Oxfam demande que des observateurs de l’ONU soient déployés de toute urgence, et que les autorités maliennes ainsi que la France fassent régulièrement rapport au Conseil de Sécurité sur les victimes civiles et les violations des droits de l’Homme commises par toutes les parties au conflit, ainsi que sur les mesures prises pour lutter contre ces violations. Par ailleurs, il faut donner la priorité à la recherche d’une solution pacifique et durable, qui sera la clé d’une stabilité à long terme au Mali, comme l’a demandé le Conseil de Sécurité.

Bien que l’information sur les conséquences humanitaire reste limitée, les estimations portent à 30 000 le nombre de personnes déplacées du fait des combats. Durant les dernières 24 heures, près de 500 nouvelles arrivées ont été signalées dans le camp de transit de Fassala en Mauritanie, tandis que l’on signale des milliers de personnes en route pour ce camp. Le camp principal de Mauritanie, Mbera, héberge déjà 54 000 personnes.

Les réfugiés vivent au sein d’une population qui lutte elle-même pour faire face à un contexte de pauvreté, d’insécurité alimentaire et d’accès limité aux services sociaux. Des communautés appauvries, qui se remettent encore de la crise alimentaire régionale de l’année dernière, doivent désormais partager le peu d’eau et de nourriture dont elles disposent. Les pays donateurs doivent accroître leur soutien en matière d’aide humanitaire afin de répondre aux besoins urgents déjà identifiés, qui étaient estimés à hauteur de 214 millions de dollars fin décembre, avant la reprise des combats, et se préparer à fournir une aide supplémentaire selon l’évolution des besoins.

Oxfam apporte une aide humanitaire dans la région de Gao au nord du Mali. L’organisation intervient également auprès des réfugiés maliens au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie, et aide les populations dans le besoin à accéder à la nourriture, à de l’eau propre et à des services de santé publique. Les programmes d’Oxfam ont pour objectif d’atteindre 59 250 bénéficiaires à Gao et plus 150 000 au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso.

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République centrafricaine – Signature d’un accord de paix et de cessez-le-feu à Libreville (14 janvier 2013)

PARIS, France, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La France salue l’issue favorable des négociations de Libreville entre les parties centrafricaines, sous les auspices de la Communauté économique des États d’Afrique centrale. Les trois documents signés (cessez-le-feu, déclaration de principe, accord politique) constituent les premiers jalons d’un règlement de nature à stabiliser durablement la République centrafricaine.

La France salue la mobilisation déterminante de la Communauté économique des États d’Afrique centrale, ainsi que la contribution de l’Union africaine et des Nations unies. Cette action conjuguée a permis au dialogue de prévaloir. Elle a permis également de définir les conditions d’un cessez-le-feu et d’un règlement politique global associant la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les mouvements non combattants, la coalition Séléka et la société civile.

La France engage toutes les parties à mettre en œuvre sans délai et de bonne foi les accords conclus, en particulier l’accord politique, sous le contrôle du comité de suivi chargé d’en suivre l’application. Elle est prête à y apporter son soutien, avec les partenaires internationaux attachés à la stabilité et au développement de ce pays.

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«L’infrastructure routière subsaharienne mise à mal du fait d’un entretien insuffisant», selon l’auditeur externe de l’UE.

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — L’UE est l’un des principaux bailleurs de fonds du secteur routier en Afrique subsaharienne. Le transport routier est un secteur de concentration de la stratégie de coopération entre le FED et la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Financièrement, il est de loin le plus important domaine de coopération, avec des engagements du FED s’élevant à environ 7,4 milliards d’euros dans la région entre 1995 et 2011. Un entretien inapproprié et la surcharge des véhicules mettent en péril la viabilité de l’infrastructure routière subsaharienne.

Les routes sont essentielles pour l’intégration régionale, la croissance économique, le développement social, l’efficacité de l’administration publique et la sécurité. En Afrique subsaharienne, le transport des voyageurs et des marchandises s’effectue principalement par la route pour plus de 80 % de l’ensemble du trafic de biens et de services et les besoins en matière de transport connaissent une croissance rapide.

Les efforts des pays bénéficiaires de l’aide visités par la Cour sont insuffisants pour assurer la pérennité de l’infrastructure routière. Dans tous les pays partenaires où la Cour s’est rendue, les routes connaissent, à des degrés divers, une dégradation prématurée. La plupart d’entre eux ont adopté des réformes institutionnelles qui ont notamment entraîné la création de fonds routiers et d’agences routières, et ont accompli des progrès sensibles en matière d’entretien des routes. Il reste cependant plusieurs problèmes à résoudre pour qu’un entretien approprié soit assuré dans tous les pays concernés. Bien que les dépenses consacrées à l’entretien des routes aient augmenté avec le temps dans tous les pays partenaires visités par la Cour, elles restent insuffisantes pour répondre aux besoins dans ce domaine.

«En Europe, nous sommes habitués à avoir le choix entre plusieurs modes de transport. En Afrique subsaharienne, dès qu’il s’agit de transport, l’on pense à la route. À moins que la Commission européenne et ses partenaires en Afrique subsaharienne ne se préoccupent sérieusement de la pérennité de l’infrastructure routière, ceux-ci risquent de voir réduit à néant ce que nous avons construit ensemble», a déclaré le Membre de la Cour responsable du rapport, Szabolcs Fazakas, et d’ajouter: «Ils doivent veiller à faire respecter les limites de charge des véhicules et à assurer un entretien approprié des routes.»

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