Agence-Presse

Somalie- Situation de Denis Allex

PARIS, France, 17 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole adjoint

Q – Quelle est votre réaction à la déclaration ce matin de al Shabaab qui disent qu’ils ont exécuté Denis Allex hier, mercredi, à 17h30 heure français?

R – Le président de la République s’est exprimé hier. Nous n’avons aucun commentaire à ajouter.

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Algérie / Déclarations du porte-parole adjoint du Quai d’Orsay

PARIS, France, 17 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole adjoint

Q – Selon un communiqué publié par le site mauritanien Alakhbar, le groupe islamiste preneur d’otages en Algérie réclame « l’arrêt de l’agression au Mali ». Quelle est la réaction des autorités françaises à cette revendication?

Y-a-t-il des Français parmi les otages, et combien ? Craignez-vous un assaut des forces algériennes sur le site ?

R – Nous procédons à des vérifications. Nous ne pouvons pas confirmer la présence de Français parmi les otages. Les services du ministère des Affaires étrangères et notre ambassade à Alger sont totalement mobilisés.

Nous n’avons aucun commentaire à formuler à ce stade.

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La BAD approuve une participation de 24 millions de dollars pour renforcer le bilan de la Banque de développement de l’Afrique de l’Est

TUNIS, Tunisie, 17 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) a approuvé hier une participation de 24 millions de dollars à la Banque de développement de l’Afrique de l’Est (BDAE) pour renforcer son bilan et contribuer à améliorer sa cote de crédit internationale. Un montant de 10 millions de dollars sera notamment «soldé» sous forme de capital appelable. La transaction, qui mobilise d’importantes ressources financières dans la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), soutiendra le développement du marché des capitaux, la génération de recettes pour les gouvernements et les échanges avec l’étranger. Cela permettra également à terme de stimuler le développement économique et les possibilités d’emploi dans la région.

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Le projet contribuera à consolider les acquis du programme de restructuration réussie de la BDAE. Elle soutiendra la stratégie commerciale actuelle de la banque en renforçant ses fonds propres. Il s’agit d’un élément essentiel pour la mobilisation des ressources financières auprès des marchés de capitaux à des conditions plus abordables, et de répondre à la demande croissante pour les investissements au sein de la CAE. En plus de fournir de nouvelles ressources à la BDAE, le projet devrait contribuer à améliorer la qualité du capital exigible de la banque, qui est un facteur majeur de sa cote de crédit. Le programme d’assistance technique financé par le Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA), qui vise à renforcer les capacités institutionnelles de la BDAE, complétera la prise de participation proposée.

La participation de la BAD lui permettra de tirer parti des synergies issues de sources complémentaires ayant des avantages comparatifs. La BDAE, avec sa présence sur le terrain et la connaissance locale du marché de la CAE, offre un canal privilégié à la BAD pour atteindre ses clients finaux, y compris les PME, en s’appuyant efficacement au niveau sous-régional sur le soutien fourni par la BDAE. Dans cette perspective, le projet est conforme à la stratégie d’intégration de l’Afrique de l’Est de la BAD, qui met l’accent sur les institutions financières de développement sous-régionales. Le projet est également en adéquation avec les principaux piliers de la prochaine stratégie à long terme de la BAD dont le développement du secteur privé et l’intégration régionale.

Fondée en 1967 sous les termes du Traité de coopération de l’Afrique de l’Est, la BDAE est une institution de prêt sous-régionale multilatérale basée à Kampala, en Ouganda et qui couvre la CAE. Ses Etats membres sont le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie. Les interventions de la BDAE prennent principalement la forme de prêts, de baux et de participations.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

A propos du Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA)

Le Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA) est un fonds fiduciaire, thématique et multidonateurs, qui accorde des dons pour l’assistance technique et le renforcement des capacités visant à soutenir la mise en œuvre de la stratégie de développement du secteur privé de la Banque.

La Banque africaine de développement, la Banque autrichienne de développement, le Gouvernement de l’Autriche et le Gouvernement du Japon sont les contributeurs du Fonds, qui, à ce jour, a financé 42 projets à hauteur de 35 millions de dollars à travers le continent africain. Le portefeuille de FAPA comprend des projets régionaux et nationaux dans des secteurs tels que l’amélioration de l’environnement des affaires, le soutien aux institutions financières, aux infrastructures, au commerce et aux micros, petites et moyennes entreprises.

Pour plus d’informations sur FAPA envoyez vos demandes à l’adresse suivante : FAPA@afdb.org

Contact technique : Pietro Calice: Tel: +216 71 10 38 41 / p.calice@afdb.org

Contact média: Sabrina Hadjadj Aoul. Tel +216 71 10 26 21 / s.hadjadjaoul@afdb.org

Pour plus d’informations sur nos activités, veuillez consulter notre centre media: http://www.afdb.org/en/resources-for/media

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7ème Pré-Sommet de l’UA sur le genre

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 17 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — INVITATION AUX MEDIA

Quand: 17 -18 janvier 2013

Ou: Siége de l’Union africaine, Nouveau Centre de Conférence,

Addis Abeba, Ethiopie

Qui : La Direction femmes Genre et Développement

Heure: 10:00

Résultats attendus:

– Une discussion sur l’importante contribution des femmes et des jeunes au Panafricanisme et à la renaissance africaine ;

– Les mécanismes possibles pour la promotion des femmes et des jeunes en tant que partenaires dans Panafricanisme et la Renaissance africaine seront explorés ;

– Le dixième thème 10 de la Décennie de la femme africaine sera diffusé auprès des délégués et les participants ;

– Une meilleure compréhension du panafricanisme et de la renaissance africaine par les participants sera assurée ;

– La construction de réseaux, de coalitions et le partage d’expériences sur le panafricanisme et la Renaissance africaine seront encouragées.

Objectif:

– Le pré-sommet sur le genre examinera la place du genre dans la réflexion sur la Renaissance africaine ;

-Le pré Sommet formulera des recommandations sur la façon dont les femmes et les jeunes peuvent apporter une contribution importante à une renaissance africaine.

Participants:

Le pré Sommet rassemblera des organisations de la société civile (OSC), les représentants des jeunes, des représentants des Communautés économiques régionales (CER), des chercheurs, des universitaires et des partenaires au développement.

Ci-joint, le projet de programme de la réunion.

Les journalistes sont invités à couvrir le 7ème Pré-Sommet de l’UA sur le genre du 17 au 18 janvier 2013 à la Commission de l’UA .

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Le ministre Baird, hôte d’une discussion sur le Mali

OTTAWA, Canada, 17 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre des Affaires étrangères John Baird rencontre l’ambassadrice du Mali au Canada, Mme Traoré Ami Diallo, l’ambassadeur de France au Canada, M. Philippe Zeller, ainsi que l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Canada, M. N’Goran Kouamé, afin discuter avec eux de la situation au Mali. La Côte d’Ivoire préside actuellement la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest.

Cette rencontre suit une discussion que le ministre Baird a eue avec son homologue français, le ministre Laurent Fabius.

Le Canada est profondément préoccupé par les événements récents dans le nord du Mali. La mise en place d’un refuge pour les groupes terroristes dans le nord du Mali préoccupe vivement la communauté internationale. Le Canada n’envisage pas d’intervenir directement au Mali dans le cadre d’une mission militaire, mais il fournit un soutien logistique limité et clairement défini pour aider les forces armées qui interviennent dans ce pays, et ce, conformément à la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le Canada poursuivra son engagement diplomatique, comme il le fait depuis le coup d’État de mars 2012, tout en surveillant étroitement la situation sur le terrain afin de déterminer les besoins humanitaires.

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RAPPEL SECURITÉ À L’ATTENTION DES JOURNALISTES SUR LE TERRITOIRE MALIEN

PARIS, France, 17 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Mesdames et Messieurs les journalistes,

La situation sécuritaire au Mali impose à chacun la plus grande prudence.

Vous savez à quel point les autorités françaises sont attachées à votre sécurité. Aussi, si vous devez vous rendre au Mali, nous vous demandons de faire preuve de la plus extrême vigilance, de vous tenir informés de l’évolution de la situation et de respecter les consignes de sécurité données par le ministère des Affaires étrangères, l’ambassade de France à Bamako et nos forces sur place qui sont à même de vous indiquer les zones où vous ne devez pas vous rendre.

Le non respect de ces règles élémentaires de prudence mettrait en péril, non seulement votre sécurité, mais également la sécurité de ceux qui se porteraient à votre aide.

Les directions de la communication du ministère des Affaires étrangères et de la Défense restent à votre disposition pour toute précision ou information complémentaire.

Philippe Lalliot

Directeur de la Communication et de la presse du ministère des Affaires étrangères

Philippe Germain

Délégué à l’information et à la communication de la Défense

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La FIDH et l’AMDH saluent l’ouverture de l’enquête de la Cour pénale internationale au Mali

PARIS, France, 17 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — La FIDH et son organisation membre au Mali, l’AMDH, se réjouissent de l’annonce faite aujourd’hui par la Procureur de la CPI de l’ouverture d’une enquête sur les crimes graves commis au Mali depuis janvier 2012, qui a précisé : « d’après les renseignements disponibles à ce jour, le Bureau se concentrera sur les crimes commis dans les trois régions du nord du pays. ».

Le 18 juillet 2012, le gouvernement malien avait saisi la Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) pour enquêter sur les crimes internationaux commis au Mali depuis janvier 2012 et poursuivre les plus hauts responsables.

« L’ouverture de l’enquête de la CPI sur les crimes très graves perpétrés au Mali depuis janvier 2012 est un acte majeur pour en terminer avec l’impunité des auteurs de ces crimes et contribuer à ramener une paix durable dans le pays », a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.

En saisissant la Procureur de la CPI, le Mali, État partie à son statut, avait reconnu le manque de capacité de la justice nationale à poursuivre les principaux responsables de ces crimes.

« Nous avons la conviction que le gouvernement malien avait pris la bonne décision en ayant recours à la CPI », a déclaré Me Moctar Mariko, président de l’AMDH. « Les crimes sur lesquels notre organisation enquête depuis un an sont d’une telle gravité que la justice malienne, en l’état actuel de la situation, ne peut en effet pas s’en saisir. La CPI a été prévue pour ce type de situation et il est crucial qu’elle intervienne aujourd’hui et contribue à rétablir un Etat de droit bafoué », a-t-il ajouté.

Le 12 juillet 2012, la FIDH et l’AMDH avaient publié un rapport intitulé Crimes de guerre au Nord Mali, détaillant les crimes commis par les groupes armés dans le Nord depuis six mois et dans lequel elles appelaient à la saisine de la CPI, compte-tenu de la nature des crimes perpétrés et de l’impossibilité actuelle pour la justice malienne d’enquêter et de poursuivre leurs auteurs. Ce rapport, transmis à la CPI, avait contribué à son analyse qui l’a conduit aujourd’hui à ouvrir une enquête.

« Les informations recueillies font notamment état d’exécutions sommaires, de viols et autres crimes sexuels, recrutement d’enfants soldats, attaques de lieux de culte et de biens culturels protégés, prenant la population civile pour cible ». a indiqué Patrick Baudouin, président d’honneur et coordinateur du Groupe d’action judiciaire de la FIDH. « Si l’intervention de la Cour vient tard, plus de six mois après la saisine par le Mali, elle peut aujourd’hui jouer un rôle préventif certain. En effet, tous les crimes commis depuis un an, y compris ceux qui seraient perpétrés dans le cadre de l’opération militaire en cours, s’ils relevaient de la compétence de la Cour et n’étaient pas poursuivis au niveau national, pourront être jugés par la CPI ».

La FIDH et l’AMDH appellent la Cour à s’engager dans les meilleurs délais dans une stratégie d’information et sensibilisation au Mali, indispensable pour permettre aux communautés affectées et aux victimes de s’approprier ses procédures et d’y participer effectivement.

Nos organisations appellent en outre le gouvernement malien, tous les États parties, ainsi que la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) prévue par la Résolution 2085 du Conseil de sécurité, à coopérer effectivement à l’action de la Cour en lui communiquant notamment toutes les informations nécessaires, lui facilitant l’accès aux témoins et en lui transférant les personnes qui seront ensuite poursuivies.

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Mali : Le Procureur de la Cour pénale internationale ouvre une enquête concernant les crimes de guerre commis au Mali : « Les critères juridiques sont remplis. Nous allons enquêter. »

LA HAYE, Pays-Bas, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Aujourd’hui, le Procureur de la Cour pénale internationale (http://www.icc-cpi.int), Mme Fatou Bensouda, a officiellement ouvert une enquête sur les crimes présumés commis sur le territoire du Mali depuis janvier 2012. Cette décision découle de l’examen préliminaire de la situation au Mali que le Bureau a initié en juillet 2012.

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« Depuis le début du conflit armé qui a éclaté en janvier 2012, les habitants du nord du Mali sont soumis aux grands troubles qui agitent leur région », a-t-elle déclaré. « Divers groupes armés ont semé la terreur et infligé des souffrances à la population par tout un éventail d’actes d’une extrême violence à tous les stades du conflit. Je suis parvenue à la conclusion que certains de ces actes de brutalité et de destruction pourraient constituer des crimes de guerre au regard du Statut de Rome ».

Depuis le renvoi de la situation au Mali par l’État malien, le Bureau du Procureur est habilité à enquêter et à engager des poursuites concernant tout crime relevant de la compétence de la Cour, commis sur le territoire malien depuis le mois de janvier 2012. Il a identifié, au cours de son examen préliminaire, d’éventuelles affaires suffisamment graves pour qu’il y donne suite.

Mme Bensouda estime qu’il existe une base raisonnable pour croire que les crimes suivants ont été commis : i) le meurtre; ii) les mutilations, les traitements cruels et la torture ; iii) le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des biens protégés ; iv) les condamnations prononcées et les exécutions effectuées sans un jugement préalable rendu par un tribunal régulièrement constitué ; v) le pillage ; et vi) le viol.

« Mon Bureau mettra tout en œuvre pour mener une enquête approfondie et impartiale et rendra justice aux victimes maliennes en enquêtant sur les personnes portant la plus lourde part de responsabilité dans les crimes présumés ».

D’après les renseignements disponibles à ce jour, le Bureau se concentrera sur les crimes commis dans les trois régions du nord du pays.

« La confusion bat son plein au nord du Mali et les populations sont exposées à des risques accrus de violence et de souffrance », a indiqué le Procureur. « La justice peut jouer son rôle en soutenant les efforts communs de la CEDEAO, de l’Union africaine et de la communauté internationale dans son ensemble pour mettre un terme à la violence et rétablir la paix dans la région. Des organisations régionales et internationales clés ont reconnu l’importance de la justice dans la résolution de la crise qui secoue le Mali. Les crimes internationaux commis au Mali ont profondément heurté la conscience humaine ».

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Cour Pénale Internationale.

Context

Lien vers le Rapport établi au titre de l’Article 53(1) sur la Situation au Mali (http://www.icc-cpi.int/en_menus/icc/situations%20and%20cases/situations/icc0112/Documents/SASMaliRapportPublicArticle53_1FRA16Jan2013.pdf)

Questions et réponses : Ouverture d’une enquête de la CPI au Mali (http://www.icc-cpi.int/en_menus/icc/situations%20and%20cases/situations/icc0112/Documents/QandAMaliFra.pdf)

YouTube (pour visionnage) : http://www.youtube.com/watch?v=sdUZGmcbZLg

Vidéo (MPEG-4) pour téléchargement : http://www.fileserver.icc-cpi.info/video/130116_OTP_declaration_Mali_French.mp4

Audio (MPEG-3) pour téléchargement : http://www.fileserver.icc-cpi.info/audio/130116_OTP_declaration_Mali_French.mp3

Contact :

OTPNewsDesk@icc-cpi.int

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CORRIGENDUM – Congo RDC -Violences sexuelles omniprésentes dans et autour des camps de déplacés de Goma

PARIS, France, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — Quatre-vingt quinze cas de violences sexuelles ont été pris en charge par MSF durant le mois de décembre dans le camp de déplacés de Mugunga III. Face à ces actes de violence, MSF déplore le manque d’implication des entités de protection de la population civile et les conditions de sécurité défaillantes dans les camps de la ville de Goma.

Entre le 3 décembre et le 5 janvier 2013, un total de 95 cas de violence sexuelle ont été notifiés et pris en charge par l’équipe MSF présente dans le camp de Mugunga III, à quelques kilomètres à l’ouest de Goma. Fin décembre, les équipes MSF ont assisté à une augmentation d’admission pour des traumatismes directement liés à ces actes de violence, portant à six la moyenne de consultations par jour.

Malgré la vulnérabilité flagrante des populations et les conditions de vie précaires dans les camps, la sécurité des déplacés n’est toujours pas assurée de façon satisfaisante. « Le manque de sécurité dans les camps et les villages avoisinants est criant », commente Thierry Goffeau, chef de mission de MSF à Goma. « Les autorités compétentes en la matière et les leaders des différents groupes armés prétendent tous, sans exception, défendre les populations civiles. Ils doivent donc assumer leur responsabilité et se mobiliser davantage pour assurer la protection des plus vulnérables. »

La présence renforcée de militaires et de groupes armés à proximité des camps de déplacés a créée une insécurité chronique où les viols sont monnaie courante. « Il faut que toutes les parties au conflit soient sensibilisées à la problématique du viol. Cette pratique est banalisée par la fréquence des ces actes et l’impunité de ses auteurs, trop rarement sanctionnés. Alors que peu de victimes osent porter plainte par peur des représailles » renchérit Thierry Goffeau.

Le viol ou la mort

« J’étais partie chercher à manger dans les champs. Deux hommes armés en uniforme sont apparus et m’ont demandé de choisir entre la mort ou une relation sexuelle avec eux » rapporte une déplacée, victime de viol. Les témoignages se ressemblent, faisant allusion aux mêmes circonstances : agressée en proche périphérie des camps ou dans les villages voisins en allant chercher du bois ou de quoi se nourrir.

Dans un autre cas de figure, l’agression survient à l’intérieur même du camp. Les quelques bouts de bois et les bâches en plastique qui constituent un abri ne sont pas une protection suffisante pour dissuader l’agresseur. « La violence est omniprésente ; c’est une violence généralisée de pouvoir, une sorte de loi du plus fort, la loi de celui qui est armé » explique Marie Jacob, psychologue pour MSF.

Suite aux combats entre forces rebelles et gouvernementales de novembre dernier, plus de 100 000 personnes ont trouvé refuge dans les camps de déplacés autour de Goma. MSF est présente dans le camp de Mugunga III depuis fin novembre et offre des soins de santé primaire, organise le transfert des urgences médicales et assure la prise en charge des victimes de violence sexuelle. MSF travaille également dans les camps de Lac Vert, Mugunga I et Bulenga où les équipes prodiguent des soins médicaux, assurent le dépistage et le traitement de la malnutrition, effectuent des vaccinations de rougeole et construisent douches et latrines.

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Union européenne et le Sahel

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 16 janvier 2013/African Press Organization (APO)/ — L’UE a adopté une approche globale face à la crise dans la région du Sahel. En mars 2011, le Conseil s’est félicité de la présentation d’une stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement dans la région du Sahel, qui se fonde sur les hypothèses selon lesquelles développement et sécurité sont étroitement liés et peuvent se renforcer mutuellement et que la crise complexe qui frappe le Sahel passe par une réponse régionale. Le 23 juillet, le Conseil a adopté des conclusions visant à accélérer la mise en oeuvre de cette stratégie.

L’UE est préoccupée par la détérioration de la situation politique, sécuritaire, humanitaire et des droits de l’homme dans la région du Sahel depuis le début de l’année 2000. Cette situation, bien qu’antérieure à la crise libyenne, a été exacerbée par les conséquences de cette dernière. À cet égard, la stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement dans la région du Sahel, actuellement mise en oeuvre en Mauritanie, au Niger et au Mali, s’est avérée utile pour renforcer la cohérence de l’approche adoptée par l’UE face à la crise. L’UE a affecté plus de 660 millions d’euros à la région au titre du 10e Fonds européen de développement (2007-2013). Dans le cadre de sa stratégie pour le Sahel, l’UE a par ailleurs mobilisé des ressources financières supplémentaires en faveur de projets liés au développement et à la sécurité. Dotés d’un budget de 167 millions d’euros, ces projets s’articulent autour des quatre axes de la stratégie:

i) développement, bonne gouvernance et règlement des conflits internes;

ii) action politique et diplomatique;

iii) sécurité et État de droit; et

iv) lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation.

Depuis le déclenchement des combats au début de l’année 2012 dans le nord du Mali, des groupes de diverses mouvances – dont la plupart entretiennent des liens avérés avec Al-Qaida – étendent leur influence et créent des zones refuges pour des activités terroristes et criminelles. Les violences ont contraint 446 000 Maliens à fuir leur foyer et ont encore aggravé la crise alimentaire. La famine menace plus de 18 millions de personnes dans toute la région du Sahel. Dans ce contexte, la Commission européenne a engagé un montant de 172 millions d’euros au titre du budget qu’elle

consacre à l’aide humanitaire et a lancé un partenariat international pour la résilience au Sahel (Alliance globale pour l’initiative Résilience – AGIR).

En ce qui concerne la situation au Mali, le Conseil des affaires étrangères a indiqué dans ses dernières conclusions la détermination de l’UE de:

– reprendre graduellement sa coopération au développement suspendue de manière provisionnelle après le coup d’état du 21 mars 2012, et ce dès l’adoption d’une feuille de route crédible pour atteindre ces objectifs et en fonction des avancées concrètes réalisées;

– apporter un soutien financier à la mission internationale en soutien au Mali (MISMA) sous conduite africaine, à travers la Facilité de Paix pour l’Afrique;

– déployer une mission de formation militaire, EUTM Mali, qui aura pour tâches précises de contribuer à la formation des capacités des forces armées maliennes, ainsi que de fournir formations et conseil en ce qui concerne le commandement et le contrôle, la chaîne logistique et les ressources humaines ainsi que dans le domaine du droit humanitaire international, la protection des civils et des droits de l’homme. La mission ne participera pas à des opérations de combat.

L’UE est résolue à contribuer activement à un processus de transition pacifique et crédible au Mali et à la recherche de solutions durables à la crise sécuritaire dans le nord du Mali et dans la région du Sahel en général, en étroite coordination avec d’autres acteurs régionaux et internationaux.

Efforts diplomatiques déployés en collaboration avec des acteurs nationaux, régionaux et internationaux

L’UE poursuit les efforts diplomatiques déployés en collaboration avec des acteurs nationaux, régionaux et internationaux concernés par le règlement de la crise dans la région du Sahel et entretient un dialogue permanent, au plus haut niveau, avec les autorités chargées de la transition politique au Mali.

L’UE est favorable au renforcement de la coordination internationale et considère que l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies, M. Romano Prodi, devrait jouer un rôle important à cette fin.

L’UE est un membre essentiel du groupe international de soutien et de suivi de la situation au Mali, coprésidé par l’Union africaine et les Nations unies. Elle entretient également de solides relations de travail avec la CEDEAO ainsi qu’avec l’Algérie et la Mauritanie.

Mission civile « EUCAP Sahel -iger » s’inscrivant dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC)

En juillet 2012, l’UE a lancé au Niger, une mission PSDC civile baptisée « EUCAP Sahel », dont l’objectif est de lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée. Durant son mandat de deux ans, la mission visera à:

a) fournir conseils et assistance pour la mise en oeuvre du volet sécurité de la stratégie nigérienne

pour la sécurité et le développement au niveau national, en collaboration avec d’autres

intervenants;

b) soutenir la coordination régionale et internationale dans le domaine de la lutte contre le

terrorisme et la criminalité organisée;

c) renforcer l’État de droit grâce au développement des capacités en matière d’enquête criminelle

et à l’élaboration de programmes de formation adéquats;

améliorer la capacité des forces de sécurité nigériennes (gendarmerie, garde nationale et police

nationale) à s’inscrire dans la durée;

e) aider à recenser, à programmer et à mettre en oeuvre des projets dans le domaine de la sécurité.

Dotée d’un budget annuel de 8,7 millions d’euros, la mission s’appuiera, d’ici décembre 2012, sur cinquante experts internationaux, policiers et militaires, placés sous l’autorité du chef de la mission, le colonel Francisco Espinosa Navas. Un mécanisme de coordination entre la mission et les ministères compétents est déjà en place sous l’égide du premier ministre. Une attention particulière sera accordée aux synergies avec d’autres projets bilatéraux ou de l’UE financés par le Fonds européen de développement, l’Instrument de stabilité de la Commission ropéenne ou par des États membres de l’UE.

Des officiers de liaison ont d’ores et déjà été détachés à Bamako et à Nouakchott pour favoriser la coopération régionale entre les forces de sécurité nigériennes, maliennes et mauritaniennes dans leur lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, ainsi que pour étudier la possibilité de proposer de nouvelles actions à la demande des autorités nationales compétentes.

Réponse à la crise alimentaire et à l’insécurité alimentaire à long terme dans la région du Sahel

Le Sahel occidental souffre d’une insécurité alimentaire chronique, liée à la sous-production nationale, à la hausse des prix des denrées alimentaires sur les marchés internationaux ou à une surproduction agricole locale provoquant des fluctuations rapides des prix. Certaines zones souffrent en permanence d’insécurité alimentaire. Dans les pays du Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger), le taux de malnutrition aiguë globale est constamment au-dessus du seuil d’alerte reconnu au niveau international, à savoir 10 %. Selon les estimations, la malnutrition ou ses causes directes sont responsables de la mort de 226 000 enfants en moyenne par an, qu’il y ait ou non une crise.

Dans un grand nombre de pays du Sahel, y compris dans le nord de certains pays côtiers d’Afrique occidentale, la crise de 2012 a eu des conséquences plus lourdes que précédemment.

Les difficultés rencontrées pour garantir un approvisionnement alimentaire suffisant et des revenus décents dans la région du Sahel s’expliquent par les éléments suivants :

• Le changement climatique et la dégradation des écosystèmes rendent les précipitations d’autant plus imprévisibles.

• La croissance démographique est une des plus fortes au monde (en moyenne, la population du Sahel double tous les 25 ans), ce qui accentue la pression sur les ressources naturelles et l’approvisionnement alimentaire.

• La pauvreté chronique, les pays du Sahel se situant aux derniers rangs du classement selon l’indice de développement humain 2011 des Nations unies (sur les 187 pays inscrits sur la liste, le Niger figure au 186e rang, le Burkina Faso au 181e, le Tchad au 183e, le Mali au 175e et la Mauritanie au 159e).

• Les disparités économiques régionales (entre les pays du Sahel et les pays côtiers) et la faible résistance aux chocs écomiques exogènes (comme la crise des prix des denrées alimentaires en 2008) contribuent de manière significative à la fragilité du Sahel. Il s’ensuit que l’insécurité alimentaire au Sahel est avant tout un problème de revenus et non de production. Ainsi, le Sénégal, qui importe près de la moitié des denrées alimentaires nécessaires à sa consommation, souffre moins d’insécurité alimentaire que le Niger. Autre exemple, le manque généralisé d’accès aux soins de santé de base pour des raisons économiques est en grande partie responsable de la malnutrition dont souffrent les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes ou allaitantes.

La faiblesse des finances publiques et des institutions nationales dans certains pays empêche de trouver des solutions adéquates face aux crises de plus en plus fréquentes qui touchent la région. Toutefois, les montants considérables mobilisés par les bailleurs de fonds, notamment par la Commission européenne, ont contribué à améliorer quelque peu la situation ces dernières années.

L’urgence actuelle et le caractère récurrent de la crise qui frappe le Sahel appellent à la fois une réponse immédiate pour aider les populations dans le besoin et une stratégie à long terme pour réduire les risques chroniques d’insécurité alimentaire et améliorer la résilience des populations.

Aide humanitaire

La Commission a mobilisé une somme totale de 337 millions d’euros d’aide humanitaire en 2012 pour répondre à la crise qui sévit dans la région du Sahel.

Pour renforcer la capacité des pays de la région à faire face à la situation actuelle, l’UE a adopté une approche en trois phases fondée sur une coordination étroite entre les agences internationales d’aide humanitaire et d’aide au développement et les gouvernements nationaux. Ces trois grandes phases et leur calendrier, pour la crise de 2012, sont « l’atténuation et la préparation » (novembre 2011−février2012), « l’intervention d’urgence » (mars-septembre 2012) et « le redressement/le renforcement de la résilience » (après septembre 2012).

Action à long terme de l’UE en faveur du développement

Outre l’aide humanitaire, l’UE gère des programmes de développement, financés dans le cadre de son budget et du Fonds européen de développement. Des projets représentant un montant de plus de 200 millions d’euros sont en cours ou prévus au Burkina Faso, au Mali, au Niger, en Mauritanie et au Tchad.

En raison de l’aggravation de la crise alimentaire, la Commission européenne a décidé de mobiliser 164,5 millions d’euros de fonds supplémentaires, qui seront répartis entre six pays d’Afrique occidentale (Mauritanie (13 millions d’euros), Burkina Faso (17 millions d’euros), Mali (15 millions d’euros), Niger (42,5 millions d’euros), Tchad (35 millions d’euros) et Sénégal (5 millions d’euros) et d’autres initiatives en faveur de l’Afrique occidentale (38 millions d’euros).

L’UE poursuivra et intensifiera l’action qu’elle mène dans la région: renforcement de la résilience, lutte contre les causes profondes de la malnutrition, amélioration du fonctionnement des marchés régionaux et renforcement de la capacité, aux niveaux régional et national, à réduire les risques de catastrophes.

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