Suite à la crise alimentaire de 2012, Oxfam et Action contre la Faim appellent à une réforme radicale de la lutte contre la faim au Sahel

PARIS, France, 16 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Dans un nouveau rapport publié aujourd’hui, Oxfam et Action Contre la Faim affirment que l’ensemble des acteurs humanitaires et de développement doivent profondément changer leur façon de gérer les crises alimentaires dans la région et aider les communautés à mieux se préparer aux situations d’urgence récurrentes. L’intervention humanitaire face à la crise alimentaire de 2012 au Sahel a été plus importante et plus efficace que lors des crises précédentes. Il n’en demeure pas moins que des millions de personnes n’ont pas reçu l’assistance nécessaire et restent à ce jour vulnérables. Plus de 5 millions de personnes ont reçu une aide alimentaire du Programme alimentaire mondial, et les enfants soignés contre la malnutrition ont été plus nombreux que jamais : la moitié des enfants soignés pour malnutrition dans le monde l’an dernier étaient des enfants du Sahel. Cependant, 5,6 millions de personnes n’ont pas reçu les semences et les outils nécessaires pour effectuer les plantations en préparation de la prochaine récolte.

Le rapport intitulé « Sahel : quelles leçons tirées ? », qui évalue la qualité de l’intervention humanitaire en 2012, est publié alors que la menace de la faim plane encore sur dix millions de personnes dans la région et que cinq millions d’enfants continuent de souffrir de malnutrition. Les inondations qui ont endommagé les récoltes au Nigeria, pays exportateur de denrées alimentaires, ajoutent aux difficultés et les experts ont estimé, la semaine dernière, que la sécurité alimentaire dans le nord du Mali a désormais atteint le « niveau de crise ».

Pour Oxfam et Action Contre la Faim, la communauté internationale et les autorités nationales doivent mieux comprendre qui sont les plus vulnérables en cas de crise alimentaire et pourquoi, mais aussi décloisonner les interventions humanitaires et celles de développement, et investir davantage dans les administrations et les organisations locales et nationales, mieux à même de réagir aux crises.

« Nous pouvons dire avec raison que la réponse à la crise alimentaire a été plus importante et plus efficace qu’auparavant, mais nous aurions tort de penser qu’elle l’était assez, » affirme David Macdonald, directeur régional d’Oxfam. « L’autosatisfaction est très dangereuse. Nous devons commencer par reconnaître que la crise n’est pas encore terminée. Des millions de familles défavorisées peinent encore à acheter de quoi manger à leur faim face aux prix alimentaires qui restent élevés et aux violences armées qui continuent de perturber les marchés de la région. Nous devons changer radicalement la façon dont nous gérons ces crises récurrentes pour sauver des vies et permettre aux populations de mieux résister à ce cycle de la faim. »

La crise alimentaire de 2012 a menacé plus de 18 millions de personnes dans neuf pays. Elle a mis en danger leur vie et leurs moyens de subsistance, tandis que plus d’un million d’enfants étaient exposés à une malnutrition aiguë.

Selon Oxfam et Action Contre la Faim, des vies ont pu être sauvées grâce à plusieurs facteurs : les systèmes d’alerte précoce ont bien fonctionné ; les États de la région ont eu tôt fait de reconnaître la situation de crise et d’appeler à l’aide ; des donateurs – dont l’Office humanitaire de la Commission européenne (ECHO) – ont débloqué des fonds avec rapidité et générosité ; et les organisations humanitaires sont vite intervenues.

De graves lacunes ont cependant empêché des millions de personnes de recevoir l’aide dont elles avaient besoin. Dans un premier temps, un désaccord sur la gravité de la crise a considérablement retardé l’intervention et 50% des fonds manquaient encore au moment où la crise atteignait son paroxysme. Malgré un engagement plus énergique des États de la région, ils n’avaient toujours pas les moyens de piloter la réponse à la crise.

Selon le rapport, 2013 est une année décisive pour la mise en place d’un nouveau et meilleur modèle de lutte contre la faim par un renforcement de la résilience des populations de la région, leur permettant de résister ou même de s’épanouir en dépit des chocs extérieurs comme des sécheresses. Ces mesures sont essentielles dans une région sahélienne structurellement fragile. « Chaque année dans de nombreuses zones du Sahel, rappelle François Danel, Directeur Général d’Action contre la Faim, les taux de malnutrition aiguë sévère dépassent le seuil d’urgence fixé par l’OMS. Cette année encore, malgré les bonnes récoltes de 2012, l’insécurité alimentaire persiste dans la région, et plus de 10 millions de personnes demeurent dans l’insécurité alimentaire. »

Afin de s’attaquer aux causes profondes de ces vulnérabilités et de réduire l’impact de crises alimentaires et nutritionnelles aussi dramatiques que coûteuses, il est essentiel de travailler sur la résilience. Ce rapport ne se contente pas de tirer les leçons immédiates de la crise de 2012 ; il appelle aussi à accroître les investissements dans l’agriculture paysanne, les réserves alimentaires et les programmes de protection sociale, ainsi qu’à intensifier les efforts de prévention et de traitement de la malnutrition.

StarAfrica Sounds : et si la prochaine Star c’était vous ?

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 16 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Afin de promouvoir des jeunes talents de la scène musicale africaine, StarAfrica.com (http://www.StarAfrica.com) lance la deuxième édition du concours de musique StarAfrica Sounds, en partenariat avec Deezer et Zimbalam.

Ouvert à tous, ce concours a pour objectif de donner un maximum de visibilité à des artistes issus du continent africain, en leur permettant notamment de mettre en ligne leurs morceaux sur les principales plateformes de téléchargement et de streaming.

Logo StarAfrica.com: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/logos/logo_starafrica.png

Visual StarAfrica Sounds: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/visuel-starafrica-sounds.jpg

La première phase du concours se déroulera du 15 avril au 31 mai 2013 : les candidats (chanteurs, groupes, artistes, musiciens…) peuvent s’inscrire sur starafrica.com en proposant une chanson originale qui est révélatrice de leur univers musical. Ce morceau sera ensuite mis en ligne sur le site, accessible à toute l’audience de StarAfrica.com.

La seconde phase, du 31 mai au 1er juillet 2013, fera intervenir les internautes : ils pourront voter sur le site starafrica.com pour leurs candidats préférés. Les 5 candidats ayant recueilli le plus grand nombre de votes seront ainsi sélectionnés pour la finale.

Dans un troisième temps, un jury de professionnels de la musique désignera le grand gagnant du concours parmi ces cinq finalistes. Son nom sera dévoilé en exclusivité sur Starafrica.com le 8 juillet 2013.

Le concours StarAfrica Sounds permettra aux gagnants de voir leurs morceaux diffusés sur la plateforme Deezer Afrique et Afrique du Nord, et distribués sur les principales plateformes digitales grâce à Zimbalam. De plus, de nombreux lots sont à gagner :

– 1er prix : une mise en avant sur StarAfrica.com et sur Deezer Afrique et Afrique du Nord, une mise en relation avec le label musical africain prestigieux Musiki, un compte Deezer for Artists certifié, un an d’accès gratuit premium+ à Deezer et 3 comptes albums sur zimbalam.com

– 2ème au 5ème prix : un compte Deezer for Artists certifié, un an d’accès gratuit premium+ à Deezer et 3 comptes albums sur zimbalam.com

La précédente édition de StarAfrica Sounds avait vu la participation de plus de 60 artistes, provenant de 19 pays et la victoire finale de Kutchala Sutchi avec son titre « Gomanan ».

Deezer, le site d’écoute de musique à la demande, s’est récemment lancé en Afrique et offre au public plus de 20 millions de titres. Le partenariat de Deezer avec StarAfrica Sounds permettra aux nouveaux talents d’atteindre une audience mondiale.

Grâce au partenariat avec Zimbalam, les finalistes auront la possibilité de vendre leur musique sur les plateformes de téléchargement et de streaming du monde entier, en touchant 90% des royalties générées et ce, sans exclusivité, ni engagement de durée : ils restent indépendants, libres et propriétaires de leur musique.

Retrouvez tous les détails de l’édition 2013 sur http://fr.starafrica.com/musique/starafrica-sounds-2013

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour StarAfrica.com.

A propos de StarAfrica .com

StarAfrica.com (http://www.StarAfrica.com), le portail de divertissement d’Orange en Afrique agrège les contenus de l’ensemble des pays.

Avec plus de 1 million de visiteurs en janvier 2013** , disponible en français, anglais et arabe, StarAfrica.com est le portail de référence des jeunes en Afrique avec ses chaînes phares : football, musique et éducation. StarAfrica.com propose 7 chaînes : actualité , football, + de sport, musique, éducation, jobs et la boutique diaspora.

Retrouvez StarAfrica.com sur internet

http://www.StarAfrica.com

Facebook : starafrica (https://www.facebook.com/starafrica)

Twitter : star_africa (https://twitter.com/star_africa)

**source Nielsen Janvier 2013

A propos de Deezer

Deezer est un site international d’écoute de musique en ligne accessible sans aucun téléchargement. Avec 26 millions d’utilisateurs dans le monde, 20M de titres, 3 M d’abonnés au service Deezer Premium, Deezer est aujourd’hui leader sur son marché. En septembre dernier Deezer a lancé son déploiement à l’international avec l’annonce d’un partenariat d’exception avec Facebook pour l’intégration de son service au sein du premier réseau social mondial. A ce jour, Deezer est accessible dans 182 pays et sera présent d’ici la fin de l’année dans le monde entier.

http://www.deezer.com

A Propos de Zimbalam

Zimbalam, fondé par Believe Digital en 2009, est le premier distributeur digital européen de musique à destination des artistes indépendants et auto-produits. Ayant pour vocation de libérer les talents, rémunérer la création et promouvoir la diversité musicale, Zimbalam permet à tout artiste de rendre sa musique disponible sur les principales plateformes mondiales de téléchargement et de streaming, lui reverse ensuite 90% des royalties générées et ce, sans exclusivité, ni engagement de durée : l’artiste reste indépendant.

Disponible dans le monde entier depuis 2012, Zimbalam a déjà séduit plus de 80 000 artistes.

Contact presse : Juliette Charlot ([email protected])

http://www.zimbalam.com

LE PAM ŒUVRE POUR ACHEMINER DES VIVRES AU NORD DU MALI ALORS QUE LA SITUATION DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE SE DÉTÉRIORE

BAMAKO, Mali, 16 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) travaille avec ses partenaires, de toute urgence, pour atteindre les familles au nord du Mali dont l’accès à la nourriture a été entravé en raison du conflit actuel. Leur situation est susceptible d’empirer avec l’approche de la période de soudure qui s’étend d’avril à juin.

«La semaine dernière, j’ai pu visiter Tombouctou où j’ai pu constater à quel point la situation humanitaire est critique,» a indiqué Sally Haydock, Directrice du PAM au Mali. «Les zones aux alentours de Tombouctou n’ont aucune sécurité et restent difficiles d’accès, les marchés ne fonctionnent plus, les prix alimentaires et du carburant sont en hausse, et il y a une pénurie d’argent liquide, ce qui fait que les personnes ne peuvent pas acheter les vivres de base.»

• Selon une récente analyse de la communauté humanitaire, un ménage sur cinq se trouve confronté à des pénuries alimentaires sévères, avec une réduction importante de la consommation alimentaire observée au cours de ces dernières semaines, dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal situées au nord du pays.

• Le PAM renforce le transport des vivres par voie routière et à bord des bateaux et a récemment lancé une opération logistique pour acheminer de la nourriture depuis le Niger. Le transport routier vers Kidal a recommencé et 1 000 tonnes de vivres y ont été déjà acheminées, une quantité suffisante pour nourrir 34 000 personnes pour deux mois.

• Des programmes de repas scolaires d’urgence sont actuellement en cours dans 128 écoles à Gao afin de soutenir 28 100 écoliers. De plus, des programmes de repas scolaires ont été également lancés à Tombouctou ce mois-ci dans 76 écoles.

• De nouvelles vidéos tournées à Tombouctou avec des images des distributions alimentaires du PAM et son partenaire, ONG Secours Islamique sont disponibles ici: http://www.yousendit.com/download/UVJpak95OC85bEFzeHNUQw

• Voici un lien pour télécharger 11 photos de haute résolution prises au Mali avec les légendes et les accréditations : https://www.yousendit.com/download/UVJpak94ZEtveE1zeHNUQw

• En avril, le PAM prévoit de fournir une assistance alimentaire à 145 000 personnes à Tombouctou; 86 700 à Gao ; 34 500 à Kidal et 130 000 à Mopti. Ailleurs dans le pays, le PAM prévoit d’atteindre 37 000 personnes vulnérables à Ségou et 4 100 à Kayes.

• Dans le cadre de son opération d’urgence actuelle, le PAM prévoit de soutenir 564 000 au Mali par mois, dont 360 000 au nord du pays. Le PAM prévoit également de venir en aide à 163 000 réfugiés maliens par mois au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger.

• Les opérations du PAM au Mali et dans les pays voisins nécessitent un budget total de 312 millions de dollars. À ce jour, l’opération est financée à 51 pourcent et se trouve confrontée à un déficit budgétaire de 159 millions de dollars.

Le PAM est la plus grande agence humanitaire au monde. Chaque année, le PAM nourrit plus de 90 millions de personnes dans plus de 70 pays.

Suivez le PAM sur Twitter en français: @wfp_fr

Navi Pillay réclame la fin du désordre et des violations en République centrafricaine

GENEVE, Suisse, 16 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay a fait part mardi de son inquiétude face à des informations persistantes faisant état de violations généralisées des droits de l’homme en République Centrafricaine et a appelé au rétablissement urgent de l’état de droit dans le pays.

« La situation sur le terrain est extrêmement préoccupante. Plus de 20 personnes auraient été tuées dans la seule ville de Bangui au cours du week-end, parmi lesquelles quatre personnes qui assistaient à la messe du dimanche lorsqu’un obus a frappé leur église », a déclaré Navi Pillay.

« Bien que des conditions sécuritaires défavorables continuent de rendre difficile la conduite d’enquêtes pour confirmer ces informations, nous savons que, depuis le début de l’offensive lancée par les forces de la coalition SELEKA en décembre dernier, de nombreuses violations graves ont été commises, notamment des assassinats ciblés, des arrestations et détentions arbitraires, des cas de tortures, des recrutements forcés d’enfants, des viols, des disparitions et des enlèvements à Bangui et dans d’autres régions du pays », a déclaré la Haut-Commissaire, tout en notant que la Croix-Rouge locale a fait état d’au moins 119 morts depuis la chute de l’ancien gouvernement le 24 mars.

« Nous avons aussi reçu des informations concernant 19 cas de violences sexuelles à l’encontre de femmes et de filles dans la ville de Berbérati, ainsi que trois cas à Bangui », a-t-elle déclaré. « Il est très probable que ce chiffre se situe très en-dessous du nombre réel de victimes de violences sexuelles. Etant donné l’état d’insécurité généralisée, l’absence d’une force de police et d’un système judiciaire fiables et en état de fonctionner, et la peur du harcèlement et de la stigmatisation, on estime que de nombreuses victimes ne sont pas en mesure de signaler ces abus ou sont trop effrayées pour le faire. »

« Divers groupes sont aussi accusés d’extorsion et de pillage de biens privés et publics, dont des hôpitaux et des centres de soins de santé », a déclaré Madame Pillay. « Nous recevons également de nombreuses allégations concernant des actes de vandalisme, des vols à main armée, y compris des vols de voitures. »

« Le pillage massif de bureaux et d’entrepôts des agences d’aide humanitaire et la perturbation d’une aide humanitaire pourtant vitale sont totalement inacceptables et ont un impact dévastateur sur la vie de centaines de milliers de civils », a déclaré la Haut-Commissaire. « Pour ne citer que l’une de ces conséquences mortelles, jusqu’aux trois-quarts des femmes qui accouchent actuellement n’auraient accès à aucune assistance, et ce dans un pays qui détient déjà l’un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde – causant immanquablement des décès de mères et de bébés qui auraient pu être évités. »

Relevant qu’environ 37 000 personnes ont déjà fui la République centrafricaine pour échapper à la violence et que des dizaines de milliers d’autres sont déplacées à l’intérieur du pays, la Haut-Commissaire a déclaré que « l’on ne peut permettre que perdure la situation actuelle de désordre, qui frise l’anarchie. L’état de droit doit être rétabli et les auteurs des abus doivent rendre des comptes. Les personnes ayant commis des crimes graves, et tout spécialement leurs dirigeants, devraient garder à l’esprit que leur responsabilité pénale individuelle peut être engagée. »

« J’appelle toutes les parties impliquées dans la crise à garantir la mise en œuvre effective des Accords de paix de Libreville et de faire de sérieux efforts conjoints pour mettre un terme à l’insécurité et à la violence qui sévissent dans le pays. »

« J’exhorte également le Conseil national de transition nouvellement établi à agir rapidement pour rétablir l’autorité de l’Etat et à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que les civils soient protégés et puissent exercer leur droits, sans crainte pour leur intégrité physique, leurs biens et leurs moyens de subsistance », a déclaré Navi Pillay.

Déplacement de Laurent Fabius en Mauritanie (15 et 16 avril 2013)

PARIS, France, 16 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se rend à Nouakchott les 15 et 16 avril 2013.

La première journée est consacrée aux relations bilatérales. Elle est l’occasion pour le Ministre de s’entretenir avec le Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, ainsi qu’avec le ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération Hamadi Ould Baba Ould Hamadi, sur les sujets d’intérêts communs que sont la sécurité régionale, la crise malienne et le développement.

Au cours de cette visite, le document cadre de partenariat, couvrant la période 2013-2015, sera signé par le Ministre et son homologue mauritanien. Il est axé sur le soutien au développement durable, la gouvernance, le développement humain et la coopération scientifique et culturelle.

Quatre conventions de financements AFD (Agence française de développement) seront également signées par le Ministre et le ministre mauritanien de l’Economie et du Développement. Elles portent sur trois projets principaux d’appui à la décentralisation, de formation technique et professionnelle, et de construction d’une centrale hybride thermique-photovoltaïque.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, consacrera la journée du 16 avril à la 10ème réunion des ministres des Affaires étrangères du Dialogue en Méditerranée occidentale 5+5. Cette réunion, organisée chaque année, permet aux dix pays de cette enceinte informelle (pour le nord de la Méditerranée : l’Italie, l’Espagne, le Portugal et Malte, en plus de la France ; pour le sud : la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye) d’avoir des échanges sur les grandes questions politiques qui les concernent collectivement, telles que la sécurité au Sahel, la crise syrienne, le processus de paix au Proche-Orient.

A cette occasion et en coordination étroite avec la Commission européenne, l’Union du Maghreb arabe et l’Union pour la Méditerranée, représentés en tant qu’observateurs dans les différentes réunions du 5+5, les grands projets de coopération d’intérêt commun sont étudiés et encouragés.

Des réunions au niveau des ministères techniques travaillent ensuite à la mise en œuvre de ces projets dans différents domaines d’intérêt du groupe : défense, sécurité, éducation, enseignement supérieur et sécurité alimentaire.

Depuis le sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du 5+5, qui s’est tenu à Malte les 5 et 6 octobre 2012, le Dialogue 5+5 est apparu comme une instance de dialogue et de coopération indispensable pour d’ores et déjà mettre en œuvre en Méditerranée occidentale la « Méditerranée des projets », qui représente un axe primordial de notre diplomatie.

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL CONDAMNE FERMEMENT LES ATTENTATS PERPÉTRÉS LE 14 AVRIL À MOGADISCIO, EN SOMALIE

NEW YORK, 16 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général condamne fermement les attentats meurtriers perpétrés le 14 avril au Tribunal régional et près de l’aéroport international de Mogadiscio, qui ont tué et blessé des douzaines de personnes. Ce sont des actes impudents de terrorisme contre le Gouvernement, les institutions étatiques et le peuple de la Somalie.

Le Secrétaire général exprime ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Il rend hommage aux forces de sécurité de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) et aux forces somaliennes, dont le courage et la détermination ont contribué à reprendre le contrôle de la situation.

Le Secrétaire général est convaincu que ces actes épouvantables ne mettront pas en échec la détermination du peuple somalien à réaliser la paix et la sécurité dans son pays. Il réitère l’engagement des Nations Unies à appuyer le Gouvernement fédéral de Somalie, ses institutions et le peuple somalien.

Rencontre du Vice-Ministre des Affaires étrangères Zhai Jun avec le Secrétaire général du Ministère marocain des Affaires étrangères et de la coopération Nacer Bourita

BEIJING, Chine, 16 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Le 11 avril 2013, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Zhai Jun a rencontré le Secrétaire général du Ministère marocain des Affaires étrangères et de la coopération Nacer Bourita et échangé avec lui sur les relations sino-marocaines et les questions internationales et régionales d’intérêt commun.

REUNION D’EXPERTS A BANJUL SUR L’EDUCATION DES FILLES ET AUTRES ENFANTS VULNERABLES DANS L�ESPACE CEDEAO

BANJUL, Gambie, 15 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — La Commission de la CEDEAO organise du mardi 16 au vendredi 19 avril 2013 � Banjul, en Gambie, une importante r�union d�experts sur l��ducation des jeunes filles et autres enfants vuln�rables dans l�espace sous-r�gional ouest-africain.

La c�r�monie d�ouverture de la rencontre, qui sera pr�sid�e par le ministre de l�Education de Gambie, se d�roulera en pr�sence notamment du directeur de l�Education, de la Culture, des Sciences et de la Technologie de la Commission de la CEDEAO, ainsi que des repr�sentants des partenaires internationaux.

Outre une pr�sentation sur l��tat de mise en �uvre du programme de la CEDEAO sur l��ducation des filles, les participants auront droit � des communications en provenance de l�Unesco, de l�Unicef, du CIEFFA/UA (Centre international pour l��ducation des filles et des femmes en Afrique de l�Union africaine), du FAWE (Forum des �ducatrices africaines), et de l�ANCEFA (R�seau africain de campagne pour l��ducation pour tous).

En outre, chacun des Etats membres de la CEDEAO fera une pr�sentation sur ses propres r�alisations dans le cadre de la poursuite des Objectifs du mill�naire pour le d�veloppement (OMD), de la campagne en vue de l�Education pour tous (EPT) et de la mise en �uvre des programmes de l�Association pour le d�veloppement de l��ducation en Afrique (ADEA).

A noter que pour faire face � la d�tresse des jeunes filles, des femmes et d�autres groupes vuln�rables, la CEDEAO est en train de conduire des approches multisectorielles telles que la Politique sur l�enfant et la Politique sur le harc�lement sexuel de la Division du genre, ainsi que la Politique sur la protection de l�enfant de la Division de la gestion des catastrophes.

En outre, dans le cadre de l�autonomisation des femmes, le Centre de la CEDEAO pour le d�veloppement du genre (CCDG), bas� � Dakar, au S�n�gal, a institutionnalis� des bourses d�excellence pour les jeunes filles dans tous les Etats membres, du soutien aux femmes engag�es dans la transformation des produits agricoles et artisanaux ainsi que des programmes de renforcement des capacit�s des m�canismes nationaux du genre.

Pour la CEDEAO, il est �vident que la complexit� des probl�mes qui emp�chent les filles d�avoir acc�s � l��cole et de jouir pleinement des b�n�fices de l��ducation exige des partenariats et une collaboration entre les principaux acteurs.

L�existence de ces actions au niveau communautaire n�a cependant pas emp�ch� la conduite de programmes au niveau de chaque pays, mais avec des fortunes diverses. Ainsi, malgr� le renforcement des capacit�s des Etats membres, seuls sept parmi eux (Cap-Vert, C�te d�Ivoire, Gambie, Ghana, Guin�e, Mali et Nigeria) ont rapport� des TBS (taux bruts de scolarit�) plus �lev�s au coll�ge en 2009. Les cas extr�mes sont 85,4% au Cap-Vert et 20% au Burkina Faso et au Niger.

Beaucoup reste donc � faire. En 2009, l�espace CEDEAO comptait 16 millions d�enfants d�scolaris�s, soit une hausse de 9% depuis 2006. Le Nigeria en comptait 7 millions en 2006 et disposait de donn�es limit�es en 2009, alors que le Burkina Faso et le Niger en comptaient chacun 1,2 million (2009).

Dans cinq des huit pays, la majorit� des enfants d�scolaris�s sont des filles, tandis que l�enseignement demeure une profession � dominante masculine, 32% des membres du corps enseignant au primaire �tant des femmes, avec des �carts plus consid�rables au secondaire.

La r�union de Banjul d�coule ainsi du constat selon lequel il est manifestement impossible d�atteindre les objectifs de l�EPT, les OMD et de bons r�sultats dans les �tudes si ces groupes de personnes qui repr�sentent plus de la moiti� de la population des enfants scolarisables sont exclus de l��ducation formelle.

Elle devrait permettre de se faire une id�e pr�cise sur l��tat de mise en �uvre du Programme prioritaire de la CEDEAO en mati�re d��ducation des jeunes filles et autres enfants vuln�rables dans le cadre des OMD et des objectifs de l�EPT, ainsi que du Plan d�action de l�Union africaine pour la Deuxi�me d�cennie de l��ducation pour l�Afrique (2006-2015), qui serviront au plaidoyer, � la sensibilisation et � la mobilisation de ressources.

République centrafricaine / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

PARIS, France, 15 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

Q – Que pensez-vous de l’évolution sur le terrain en RCA ?

R – Nous sommes vivement préoccupés par la situation en République centrafricaine. La persistance des violences à l’encontre des populations civiles n’est pas acceptable. Il est urgent que les autorités qui contrôlent Bangui assurent l’ordre public et la sécurité. Quiconque se rendra coupable d’exactions devra rendre des comptes aux juridictions compétentes.

A l’initiative du Tchad, qui préside la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), le sommet extraordinaire prévu aujourd’hui à Ndjaména a été reporté au 18 avril. Nous apportons notre plein soutien à cette organisation pour qu’elle clarifie au plus tôt, avec l’appui de l’Union africaine, les conditions d’une sortie de crise et d’une transition consensuelle.

A nos yeux, toute solution politique en République centrafricaine doit repartir du cadre fixé par les accords de Libreville du 11 janvier 2013, défini sous l’égide de la CEEAC avec le soutien de l’Union africaine.

Somalie – Attaques terroristes à Mogadiscio (14 avril 2013)

PARIS, France, 15 avril 2013/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole

La France condamne avec la plus grande fermeté les attaques terroristes menées le 14 avril à Mogadiscio, notamment contre le palais de justice de la capitale somalienne.

Selon le dernier bilan, plus de quarante personnes auraient perdu la vie au cours de ces attaques, dont des femmes et des enfants, et plusieurs dizaines d’autres auraient été blessées.

Dans ces circonstances tragiques, la France exprime ses condoléances aux proches des victimes et réaffirme sa solidarité envers les autorités et le peuple somaliens.

Alors que les terroristes ont cherché à frapper l’un des symboles du retour à l’Etat de droit, la France continuera, avec la communauté internationale, à soutenir les efforts du gouvernement fédéral pour restaurer la paix et la sécurité au bénéfice du peuple somalien.